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 le Westland New Post (WNP)

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Et In Arcadia Ego

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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Mer 15 Avr 2015 - 20:40

Un chevalier qui plaisait beaucoup à Adolphe!  jocolor

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HERVE



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Mer 15 Avr 2015 - 21:00



Adolf Hitler: A Psychological Interpretation of His Views on Architecture ...
Par Sherree Owens Zalampas





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Et In Arcadia Ego

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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Mer 15 Avr 2015 - 21:31

Winifred Wagner, qui a épousé Sigfried (le fils de Richard), était proche de Adolf Von Thadden, ancien membre du parti nazi NSDAP et président du NDP (Nationaldemokratische Partei Deutschlands).

In the 1950s he was befriended by Winifred Wagner, whose grandson Gottfried Wagner later recalled that

My aunt Friedelind was outraged when my grandmother again slowly blossomed as the first lady of right-wing groups and received political friends such as Edda Goering, Ilse Hess, the former NPD chairman (sic) Adolf von Thadden, Gerdy Troost, the wife of the Nazi architect* and friend of Hitler Paul Ludwig Troost, the British fascist leader Oswald Mosley, the Nazi film director Karl Ritter and the racist author and former Senator of the Reich Hans Severus Ziegler."

Source (En)

Le publiciste* Hans Severus Ziegler est celui qui a inventé le terme 'Hitlerjugend'. Il était aussi proche de Wilhelm Frick et Baldur von Schirach.
On est là dans le 'premier cercle' autour de Hitler, les visiteurs du 'Berghof'...

*A souligner car il faudrait s'intéresser aussi au monde des publicistes et architectes d'une époque pas si lointaine...
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HERVE



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Jeu 20 Aoû 2015 - 14:48



Des extraits du premier numéro de "Thingvellir", une revue éditée par Frédéric Saucez et Michel Libert, sont disponibles sur

https://www.scribd.com/doc/275312414/Thingvellir-n-1-1983


_ _ _


Pour rappel :





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HERVE



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Dim 1 Jan 2017 - 13:29


Monde diplomatique

Novembre 1954, page 4

De Saint-Jean d’Acre à la Singerstrasse de Vienne

L’ordre teutonique a huit cents ans

par A. de Dorlaval

À côté des deux grands ordres de chevaleries nés des croisades, l’ordre du Saint-Sépulcre et l’ordre de Malte, survit encore de nos jours, en Autriche, la confrérie religieuse de l’Ordre teutonique dont les origines remontent également à huit siècles.

Institué par des citoyens de Brême et de Lubeck comme « hôpital sous la voile » à Jérusalem d’abord, puis aux portes de Saint-Jean-d’Acre assiégé, en 1190, l’Ordre teutonique appelé aussi « Fratres hospitalis S. Mariae Teutonicorum in Jérusalem » vit s’accorder la protection du Saint-Siège en 1191 déjà et fut élevé, sept ans plus tard, à la dignité d’un ordre de chevalerie comportant l’obligation du combat pour la foi. Comme tel il .fut consacré par le pape en 1199.

Ses règles et statuts, il les prit des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean. Par conséquent, ses membres se divisèrent en chevaliers, prêtres, frères servants d’armes, demi-frères et religieuses externes. Comme combattants pour la foi, les chevaliers portaient le manteau blanc orné de la croix noire, les autres frères le manteau gris ou noir.

A l’instar des autres ordres de chevalerie, l’Ordre teutonique adopta pour son organisation territoriale le système des « provinces » réunissant en « baillages (Provinzen) plusieurs « maisons (Kommenden) et plusieurs baillages en « pays (Laender) régis, respectivement, par le « commandeur » (Komtur), le commandeur provincial » (Landkomtur) et les « maîtres provinciaux » (Landmeister). A la tête de l’ordre se trouvaient le grand-chapitre représentant le pouvoir exécutif, le grand-maître assisté de ses grands-officiers : le grand-commandeur, remplaçant du grand-maître, le grand-maréchal dirigeant les affaires militaires, le grand-hospitalier responsable des hôpitaux, le grand-trésorier responsable de la gestion financière et le grand-drapier responsable de l’habillement.

Pendant les premières décades de son existence, l’Ordre teutonique prit rapidement un essor puissant. Au début de 1300 il compte déjà 300 maisons formant 21 baillages qui s’étendent de la Syrie, la Grèce, la Sicile et l’Apulie jusqu’à la Baltique et presque jusqu’à l’Atlantique. Tout particulièrement par la création, en Prusse-Livonie, d’un État modèle formant rempart oriental de l’Occident chrétien, mais aussi par son extension sur presque toute l’Europe et par sa liaison avec le Proche-Orient, l’Ordre teutonique représenta l’image même de cet universalisme qui caractérise les débuts et l’apogée du moyen âge par sa tendance vers l’instauration d’un Imperium Christianum.

Les croisades, unissant dans l’ardeur commune de la foi chrétienne pèlerins et chevaliers latins, germaniques, hongrois et slaves, furent le moyen principal de réaliser cette idée. Ainsi, André II, roi de Hongrie, et Léopold VI, duc d’Autriche, accomplirent la croisade de 1217 avec des chevaliers et des évêques bavarois et autrichiens. Ainsi, les Français et les Allemands du Nord, conduits par Jean de Brienne et par Guillaume, comte des Pays-Bas, entreprirent la croisade de 1218-1219.

Un grand propriétaire foncier

Ce fut lors de cette cinquième croisade, aux portes de Damiette, que se produisit ce beau témoignage de l’esprit de solidarité dont s’inspiraient alors les peuples chrétiens dans leur grande lutte commune contre le monde païen : des chevaliers français – Milan III, comte de Bar-sur-Seine, Evrard, seigneur de Chasseney, et d’autres -firent don, à l’Ordre teutonique, de biens, de rentes et de revenus – comme, par exemple, de la foire de Troyes – qu’ils possédaient en France.

Bientôt ces donations furent suivies d’autres comme, dans le diocèse de Toul, le patronage sur la paroisse de Vaudeville, accordé par Hugo Chauderon en 1222 et 1228 ; dans le diocèse de Troyes, des propriétés remises par Gautier, comte de Brienne, en 1224 ; au diocèse de Chartres, une propriété à Neury-en-Beauce donnée par Simon, Seigneur de Rochefort, en 1225, et le monastère Saint-Michel-de-l’Hermitage, fondé par Milan III, tous les deux se trouvant dans l’actuel département d’Eure-et-Loir, et enfin encore une donation dans le diocèse de Nevers. Les commandeurs de l’Ordre teutonique siégeaient alors à Beauvoir, diocèse de Troyes, à Orbec, diocèse de Nevers, à Vaudeville, diocèse de Toul, et à Saint-Michel-de-l’Hermitage, diocèse de Chartres.

En France méridionale l’ordre possédait des propriétés datant de la même époque qui, au point de vue politique, revêtirent une importance peut-être plus grande encore. En 1228, la ville de Montpellier remit à Hermann von Salza, grand-maître de l’ordre, son hôpital y compris toutes les propriétés et les droits inhérents. A la même époque se situe aussi la création de l’établissement à Trinquetaille, dont est issue l’importante « maison » d’Arles.

En France le bailliage de l’Ordre teutonique n’eut de propre commandeur provincial qu’aux XIIIe et XIVe siècles. Plus tard les « maisons » de l’ordre en France n’apparaissent plus que comme dépendances du bailliage lorrain.

Vers la fin du XVe siècle l’ensemble de ces biens commençait à s’effriter. En partie les propriétés furent données à ferme, comme c’était le cas à la paroisse de Vaudeville, des prêtres séculiers remplacèrent successivement les prêtres, dont le nombre allait diminuant, de l’Ordre teutonique qui, en 1501, vendit au monastère de Clairvaux tous ses biens à l’intérieur de la France. En revanche les bailliages de la frontière – la Lorraine et l’Alsace-Bourgogne – avec les « maisons de Strasbourg, d’Andlau, de Kaisersberg, de Guebwiller et de Mulhouse subsistèrent encore jusqu’au temps de Napoléon Ier, et cela bien que les territoires sur la rive gauche du Rhin eussent été cédés à la France déjà, en 1648 et 1766 respectivement.

Dans le bailliage de Lorraine l’institution des « maisons » de l’ordre remonte pour la plupart aux débuts mêmes de l’Ordre teutonique : à Sarrebourg la « maison » de l’ordre fut instituée en 1222 à la suite de la donation de l’hôpital par les citoyens de la ville et dotée par Henri, duc de Lorraine, deux ans plus tard ; à Sarrebruck la « maison » fut créée par donation de Simon, comte de Sarrebruck, en 1227. À Metz la « maison » de l’ordre se trouve mentionnée, pour la première fois, dans des documents datant de 1224, et à Trèves la « maison » fondée au XIIIe siècle servit en même temps de siège au commandeur provincial. À ces institutions vinrent s’ajouter, au XIIIe siècle, la « maison » d’Einsiedeln et, au XIVe siècle, la « maison » de Beckingen, siège du commandeur provincial à partir de 1575.

La cession à la France de la rive gauche du Rhin, en 1795, et la dissolution de l’Ordre teutonique décidée par Napoléon Ier pour le territoire de la Confédération rhénane en 1809 achevèrent la disparition des bailliages de Lorraine et d’Alsace-Bourgogne.

La défection d’Albrecht de Brandebourg

Dans l’État modèle de Prusse-Livonie les frères de l’ordre créèrent cent soixante villes et plusieurs milliers de villages pourvus d’églises bien dotées. Leur activité s’étendit sur plus de mille églises pastorales avec écoles élémentaires et supérieures ainsi que sur cent cinquante hôpitaux. Pour la formation spirituelle de la confrérie, des frères de l’ordre – comme Dusburg, Jeroschin, Alnpeke – écrivirent d’importants ouvrages historiques mais surtout des éditions de l’Ecriture sainte ou des traités sur la vie des saints dont le « Passional », l’ « Apocalypse » ; le « Livre des anciens » et une collection de légendes furent les plus connus. L’évêque Anselm von Ermland, les poètes Heinrich von Hesler et Tilo von Kulm jouirent alors d’une grande réputation.

Cependant la poussée vers la Baltique des grandes puissances, la Lituanie et la Russie, provoqua le démembrement progressif de l’État prusso-livonien. En 1467 l’Ordre teutonique perdit la moitié occidentale de la Prusse qui passait à la Pologne. En 1525 la défection du grand-maître Albrecht de Brandebourg occasionna la perte de la moitié orientale de la Prusse et, en 1561, la Livonie fut perdue à son tour. Quant aux balliages en Allemagne du Nord, ils disparurent dans les tribulations des guerres de religion et les bailliages de la Grèce, de l’Italie et de la France au cours des guerres du XVe et du XVIe siècle.

En 1526 la résidence de l’ordre fut transférée à Mergentheim, et le « maître provincial » de l’Allemagne (Deutschmeister) fut chargé d’assumer aussi les fonctions de « grand maître » (Hochmeister), fusion qui est à l’origine du titre couramment employé à présent « Hoch und Deutschmeister ».

Au temps de l’invasion turque en Europe centrale, pendant les deux siècles de 1500 à 1700, l’Ordre teutonique engagea, fidèle à sa tradition séculaire, toutes ses forces dans la lutte contre l’ennemi de la foi. À cette époque se situe aussi la création de séminaires catholiques à Cologne et à Mergentheim.

Trois « provinces » modernes

Après la disparition de ses bailliages sur le sol de France à la suite de la révolution française en 1795 et des ordonnances de Napoléon Ier, en 1809, l’Ordre teutonique ne survécut qu’en Autriche où l’empereur François lui permit la continuation clandestine de son existence et de son œuvre. Ce ne fut qu’en 1839, au cours d’une cérémonie solennelle, que l’ordre fut reconnu de nouveau. À la suite l’archiduc Maximilien (1835-1863), grand maître de l’ordre, lui insuffla une vitalité nouvelle en obligeant ses prêtres à une vie rigoureuse et communautaire dans des couvents où furent installés des séminaires pour jeunes gens. Ce fut aussi lui qui créa des écoles, des asiles et des hôpitaux dans tous les territoires de l’ordre et qui réveilla à une vie nouvelle l’ancien établissement des sœurs religieuses appelé à présent la maison des « Sœurs miséricordieuses de l’Ordre teutonique ». Entre 1864 et 1893 son successeur, le grand maître archiduc Wilhelm réalisa une vaste organisation destinée à résoudre les problèmes de santé aux armées.

En 1929, l’Ordre teutonique a été transformé en un ordre aux principes rigoureusement religieux dont les membres ne devaient plus être que des prêtres et des frères servants. Grâce à un indult spécial du Vatican le grand maître put conserver en ses mains aussi la direction des sœurs de l’ordre. Des catholiques promoteurs actifs des œuvres de l’ordre peuvent y adhérer, à la manière des familiaires, comme «Marianiens de l’Ordre teutonique».

Au cours des années 1938-39 l’ordre a été dissous dans les territoires au pouvoir de Hitler. Cette décision a bien été annulée en 1945, mais en revanche les gouvernements tchécoslovaque et yougoslave supprimaient l’ordre dans leurs pays respectifs et en expulsaient, vers l’Allemagne et l’Autriche, les frères et les sœurs de langue allemande.

Aujourd’hui l’Ordre teutonique est subdivisé en trois « provinces » : l’Autriche, l’Italie et l’Allemagne. La résidence du grand maître et les archives de haute valeur historique se – trouvent à Vienne I., Singerstrasse 7, au « Deutsches Haus» (Maison allemande). En Allemagne le siège central des frères de l’ordre est à Darmstadt et celui des sœurs à Passau. En Italie le siège central des frères et des sœurs de l’Ordre teutonique est à Lana.

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HERVE



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Lun 24 Avr 2017 - 14:01


Selon Hugo Gijsels (p. 138 ...) :

(...) ce n'est pas un hasard si les dirigeants du WNP qui ont révélé toute l'affaire à la presse, donnèrent de nombreux détails sur leurs activités relatives à la sécurité militaire et sur l'implication de la Sûreté de l'Etat dans leur mouvement, tout en taisant la présence de plusieurs gendarmes au sein du WNP (certaines sources de police parlent de 12), parmi lesquels Lucien Marbaix et Madani Bouhouche.

Il est en outre intéressant de noter que l'on a laissé agir librement Lucien Marbaix pendant 17 mois bien que la direction de la gendarmerie fût au courant de ses activités, et de celles de ses enfants, au sein du WNP depuis avril 1984. Marbaix ne fit l'objet de sanctions disciplinaires qu'après que ses supérieurs aient lu les articles publiés à son sujet dans les quotidiens "De Morgen" et "Le Soir".

Par ailleurs, la gendarmerie a joué un rôle important dans l'enquête sur le WNP. C'est ainsi qu'à la fin 1985, Jan Cappelle révéla dans le périodique "HALT" que, dans le cadre de l'enquête judiciaire sur le "suicide" de Paul Latinus, la gendarmerie possédait des documents exclusifs et des photos dont le juge d'instruction de Nivelles ne put jamais disposer. Il s'agit des documents trouvés par la gendarmerie à côté du corps de Latinus et des photos de ses contacts parmi lesquels figurent peut-être ses commanditaires. Ce matériel est resté jusqu'à la fin 1985 en possession de l'officier de gendarmerie, Dirk Reviers, fils du général à la retraite Pol Reviers. Reviers-junior fit sa propre enquête sur la mort de Latinus sans prévenir le juge d'instruction de Nivelles.

(...) Le WNP disposait ainsi de plusieurs maisons à Bruxelles où les militants logeaient de temps en temps et où étaient entreposées des archives confidentielles (par exemple, un flat rue du Mont-Blanc prêté par Bernard Mercier, administrateur du CEPIC. Ce dernier étant d'ailleurs une des pierres angulaires du WNP avec les titres de "Landesvertreter" et d' "inspecteur général"). Il y avait aussi la seconde résidence de Latinus, avenue des Pagodes, les locaux de la rue de Rome et de la rue de la Forge (...)

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L'état-major de la rue de Rome, un appartement qui a servi pour d'autres cellules, a été le domicile de Bernard Mercier pendant quelques mois ...

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lrsn



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Jeu 5 Oct 2017 - 1:12

Westland New Post: Interrogations et désarroi

L’abcès du WNP, cette milice néonazie secrète, n’a jamais vraiment été crevé. Pour quelles raisons?

René Haquin: J’observe qu’au moment où on le découvre, en 1983, il y a une série d’autorités, comme le procureur du roi de Nivelles Jean Deprêtre, qui font barrage aux investigations que veulent mener un juge d’instruction et des enquêteurs. Lorsque la juge d’instruction Mme Lyna, chargée du dossier WNP, commence à interroger des agents de la Sûreté de l’Etat (SE), elle se rend compte que cette dernière a obtenu de placer un observateur - un agent de la Sûreté … - pendant les interrogatoires! Mme Lyna fera un esclandre auprès du procureur du roi de Bruxelles. Feu Jean Gol, ministre de la Justice, pour sa part, multiplie les déclarations apaisantes. Il prétend avoir tout vérifié point par point. Dès le début, il y a une attitude qui me désarçonne.

Pourriez-vous vous expliquer?

René Haquin: Au début, dans mes articles sur le WNP, je ne parle que des vols de télex de l’OTAN à l’état-major des forces de l’armée belges que l’on a retrouvés chez Michel Libert, le numéro deux du groupe. Je sais que bientôt je vais parler d’autres choses. Je téléphone à Albert Raes, administrateur de la SE. Je souhaite le rencontrer. Lors de l’entretien qu’il m’accorde, Raes me dit que je ne dois pas fantasmer sur le rôle de Christian Smets (agent de la SE) à l’intérieur du WNP. J’ai globalement l’impression qu’Albert Raes ne connaît pas un certain nombre de choses que je lui demande de m’expliquer. Du coup, il les banalise.

Dans les jours qui suivent, j’écris un article que je titre: "La Sûreté instruisait des extrémistes". Le jour même, Jean Gol, fâché, me téléphone. Pour lui, la Sûreté est un ‘outil impeccable’. Je lui signale que je n’ai pas tout dit. Il baisse alors le ton et m’assure qu’il va m’obtenir dans la journée un entretien avec Albert Raes. A ce moment-là, je me dis que Gol ne sait rien et n’a rien vérifié puisqu’il ne sait pas que j’ai déjà vu le patron de la Sûreté.

J’ai eu, dès le début, le sentiment qu’il y avait des blocages judiciaire et que le ministre de la Justice faisait écran sans savoir. Jean Gol complice, alors? J’ai toujours pensé que c’était un réflexe de ‘tutelisme’: ministre de tutelle de la Sûreté, la première chose à faire pour un homme d’Etat c’était de protéger le service.

Était-on en présence d’un dysfonctionnement comme on dit depuis l’affaire Dutroux?

René Haquin: En ce qui concerne le dossier WNP, on rencontre ce qui ressemble à des blocages opérés par des autorités en place. Il faut se souvenir de cette déclaration assez ahurissante du tribunal correctionnel de Bruxelles qui dira que l’on s’est trompé dans la qualification. Il aurait fallu dire en 1983 que le dossier WNP constituait une atteinte à la sûreté de l’Etat et donc qu’il relevait des Assises. On ne l’a pas fait, on s’est trompé. Or, cette même année, les deux juges d’instruction qui effectuent les interrogatoires partent sur l’idée que c’est effectivement une atteinte à la sûreté de l’Etat. Au niveau du parquet et du parquet général de Bruxelles, il y a eu une volonté de laisser traîner ce dossier WNP pour ne pas venir à l’audience. C’est d’autant plus surprenant que certains membres du WNP, comme Michel Libert, avaient envie d’en découdre. Ils voulaient venir dire qu’ils avaient été abusés. Ils semblaient croire tous qu’on les avait imbriqués dans une [illisible] et que tous d’un coup on les [illisible]. Ils savaient tous que Christian Smets était un agent de la SE.

Avancées, mai 1999

https://fr.scribd.com/document/237393403/Avancees-Mai-1999-Dossier-Tueurs-Du-Brabant
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Hoho



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Jeu 5 Oct 2017 - 1:34

probablement : "embarqués dans une mission critique et que tout d'un coup on les lâchait"
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michel-j



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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   Jeu 5 Oct 2017 - 10:31

Des maillons faibles destinés à "sauter" en cas de coup dur et, ainsi, de briser la chaîne qui permettrait de remonter au(x) manipulateur(s).

Concernant les intervention de Jean Gol, j'ai de tous temps eu l'impression qu'il intervenait beaucoup et parfois maladroitement pour sauvegarder le... Crocodile... alors que d'aucuns le soupçonnaient de vouloir sa peau.
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MessageSujet: Re: le Westland New Post (WNP)   

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