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 Sarr, Maud

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michel
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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Jeu 12 Mai 2011 - 12:32

LE SCANDALE-BIDON DES BALLETS ROSES:PAPIERS PERDUS ET FAUX TEMOIGNAGE DERAPAGES NON CONTROLES
GUILLAUME,ALAIN; STROOBANTS,JEAN-PIERRE
Page 6
Jeudi 15 février 1990
Le scandale-bidon des ballets roses:
papiers perdus et... faux témoignage
Evidemment, la rumeur des ballets roses n'est pas retournée, en 24 heures, dans l'oubli d'où elle n'aurait jamais dû sortir. La nouvelle version du «conte de fées», livrée par M. Coveliers et VTM, laisse encore des doutes chez bien des gens. Et par exemple sur la «qualité» de l'accusatrice principale, dont personne n'a encore dit qu'elle a été condamnée en 1977 pour faux témoignage!
La nouvelle version du conte, on le sait, mêle deux vieilles rumeurs. Celle des parties fines évoquées dans l'«affaire Pinon» où des adultes «haut placés» étaient censés avoir abusé de mineurs. Et celle du réseau de call-girls utilisées dans l'«affaire Eurosystem» (un dossier de pots-de-vin dans une affaire de construction en en Arabie Saoudite).
Ces deux dossiers sont aujourd'hui classés. Mise à part l'existence possible de «parties fines», entre adultes, dans le Brabant wallon, aucun enquêteur ayant travaillé sur l'«affaire Pinon» n'a pu établir autre chose. Hormis l'existence d'un réseau de prostitution de luxe - utilisé dans le cadre du contrat Eurosystem? - personne n'a prouvé, jusqu'ici, que des enfants aient été mêlés à ces pratiques.
M. Coveliers trouve cependant scandaleux que des procès-verbaux, qu'il a donnés à certains de nos confrères, et évoquant le «réseau de call-girls Brusilia», n'aient pas reçu meilleur accueil au Parquet.
En fait, en 1979, on parla beaucoup de ce réseau, devant la 21e chambre correctionnelle et où se déroulait le procès de l'ex-Blue Bell Girl Lydia Montaricourt, qui avait repris «l'affaire» à sa précédente patronne, Fortunata Israel. Le président Grondel déclara alors qu'il avait la liste des habitués du bordel et que «cela pourrait faire bien des remous». Mais les «haut placés» faisant partie de la clientèle de Fortunata, puis de Lydia, ne furent pas inquiétés... tout simplement parce que le Code pénal ne prévoit pas de peine pour les messieurs qui achètent les faveurs des dames.
Ce qui est plus gênant, c'est qu'on semble avoir «perdu» l'agenda de Lydia qui avait été saisi par la Justice. On a encore «perdu» les papiers saisis sur Fortunata au moment de son arrestation. Des papiers avec les noms des «filles» et des clients...
Gênant, encore, le fait que les copies du PV d'interrogatoire de Maud Sarr, alias Katia, alias Mitsouko, ne semblent pas correspondre à l'original! Maud Sarr est la prostituée qui prétend avoir appartenu au réseau Brusilia et accuse aujourd'hui à la télé. Ce sont les PV de ses interrogatoires qui sont «arrivés» ces derniers jours, par l'entremise de M. Coveliers, chez tellement de journalistes, puis imprimés, hier, par La Dernière Heure et De Morgen.
Tout cela fait bien des questions pour le juge d'instruction Bulthé, chargé (par un substitut qui n'en a pas référé à sa hiérarchie) depuis huit jours d'instruire, «à charge d'inconnu, pour atteinte aux bonnes moeurs». Une action déclenchée par la publication par la Gazet van Antwerpen, il y a une semaine, d'une interview du député Coveliers, encore lui.
Ces «disparitions» sont inquiétantes; et on peut regretter aujourd'hui que d'autres personnes que des juges (ce n'était pas leur «affaire») ne se soient inquiétés de connaître l'indentité des messieurs importants qui couraient le risque de fréquenter des dames de petite vertu. Mais une question essentielle reste posée: quand Maud Sarr «dénonce» MM. Vanden Boeynants, Deprêtre, Jaspar et François, est-elle crédible? On est tenté de dire non quand on constate qu'entre 1979 et 90, ses versions de «l'affaire» se sont «enrichies» de noms à trois reprises. Quand on sait que cette prostituée a «des comptes à régler» avec ses victimes. Quand on sait qu'en 1977 elle a été condamnée à Bruxelles (18 mois de prison dont 12 avec sursis) pour subornation de témoin et faux témoignage. Elle avait donné un faux alibi à un truand accusé d'avoir commis un hold-up à Grand-Bigard!
Enquêtant sur tout cela, le juge Bulthé a procédé hier à une «visite de courtoisie» dans les bureaux de La Dernière Heure. Il y a saisi une copie du procès-verbal publié qui n'avait pas été mise «en sécurité». Il a aussi interrogé longuement l'auteur du PV, policier à la PJ de Bruxelles. Il interrogera bientôt Maud Sarr. Mais il n'a pas fait de perquisition à la télé ou au Morgen.
«Une putain»
Au-delà de ces développements, de nombreuses réactions, et entre autres celles des «accusés», ont été enregistrées hier. Ainsi, Jean Deprêtre, le procureur du Roi de Nivelles, très courroucé, cherche ses mots. «C'est grossier, lamentable, stupide, scandaleux. Quelle folie furieuse! C'est tellement grotesque que je me demande si je vais m'abaisser à le relever. Je verrai bientôt mon procureur général et j'en parlerai avec lui. Je ne connais pas cette prostituée et je ne sais quels sont ses mobiles. Mais quand j'étais au Parquet de Bruxel-les, j'en ai fermé des maisons de passe...»
Jean-Pierre Jaspar, l'avocat général émérite, affiche, lui, une extrême sérénité: «Non, je ne veux pas prendre attitude. Finalement, cette histoire, personnellement, je m'en fous. A ceci près qu'il s'agit avant tout, à mon avis, d'une attaque directe contre la Justice et la magistrature, d'une entreprise de déstabilisation orchestrée par des gens qui n'aiment pas les juristes francophones. Vous me suivez? Non, je ne veux pas polémiquer avec des putains, au pluriel, et au sens propre comme au figuré. Cette Sarr Maud, je la connais! Elle travaillait dans un bar, à Bruxelles. Je crois même me souvenir qu'elle a été poursuivie pour tenue de maison de débauche et recel de malfaiteurs. Et je crois aussi qu'elle a même été condamnée à l'audience sur mes réquisitions. Manipulation? Revanche?»
Si MM. Jaspar et Deprêtre ne semblent pas près de «relever le gant», le commandant François, de la gendarmerie, pourrait bien demander justice. VDB, lui, a déjà chargé son avocat d'attaquer en justice celle qui l'accuse. Le vieux crocodile se réjouissait des «bêtises» qui allaient sans doute être commises et se préparait à «bien s'amuser». Au-delà, il refuse pour l'instant de se confier à la presse, promettant que sa déposition, la semaine prochaine, devant la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme, mettra les choses au point.
Sidérant, enfin, le silence du ministre de la Justice. Un de ses conseillers en communication s'étonnait même, hier, que nous attendions une réaction de la part du patron des hauts magistrats si gravement mis en cause. «Que pourrait ajouter le ministre?» Une question qui ne sera probablement pas bien comprise par les magistrats outragés.
ALAIN GUILLAUME.
Dérapages non contrôlés
La chaîne privée VTM et certains de nos confrères ont enclenché un processus malheureusement habituel: en reprenant les «révélations» d'un prétendu témoin de parties fines auxquelles se seraient livrés quelques-uns des plus hauts responsables de l'Etat, ils ont créé, à partir d'affirmations qui ne sont étayées par aucune preuve, un événement que tous, et Le Soir en l'occurrence, sont aujourd'hui tenus de commenter, de décortiquer. Quitte à conclure que, décidément, il n'y a, dans tout ce fatras, qu'un... non-événement. Situation de plus en plus fréquente et parfaitement dommageable pour la presse dans son ensemble.
Cette fois, cependant, étant donné le caractère du témoignage livré par VTM, mardi soir, et par d'autres, mercredi matin; étant donné, aussi, ce que l'on sait des différents acteurs de cette saga, on peut se demander si les glissements progressifs de la déontologie ne se sont pas transformés en dérapages incontrôlés.On nage, ici, dans des eaux nauséabondes et certains paraissent y avoir plongé sans la prudence qui s'imposait. Non parce que le témoin retrouvé par la chaîne a cité les noms d'un homme politique, d'un ex-gendarme, de deux magistrats: si ceux-là, et d'autres, se sont rendus coupables de ce qu'a évoqué «Katia», il serait temps que la justice se hâte d'agir et on se réjouira qu'elle aboutisse. Mais il y a, dans ce dossier, trop d'inconnues, de rumeurs, de contradictions, de personnages aux intentions et au comportement étranges, pour que l'on puisse, sans autre précaution, ameuter - à moins qu'il ne se soit agi d'appâter - l'opinion publique à coups d'images et de titres racoleurs. Les trop nombreux scandales des dernières années, les terribles dossiers liés aux tueurs, doivent être traités autrement que par ces pratiques qu'on dira sensationnalistes si l'on est indulgent, bassement commerciales si l'on est méchant - la course à l'audience peut parfois entraîner les pires excès. Qu'en tout cas, on ne hurle pas au loup si un juge d'instruction décide de descendre à la rédaction d'un journal pour y saisir un P.-V. d'audition de «Katia» que ce même journal a décidé de publier mot pour mot...
A propos de VTM, il faut considérer que les explications fournies par la direction de la chaîne après la diffusion de son scoop ne convainquent guère. On y explique qu'en réalité les propos du témoin-choc n'apportaient guère d'élément neuf, étant connus d'une bonne partie du monde et de la presse judiciaires et ayant notamment été repris dans un livre. D'où l'étonnement de VTM devant les «réactions hypocrites» de certains quotidiens, mercredi. Il est exact que ces informations étaient connues. Si des rédactions les ont tues, c'est qu'elles les estimaient au moins non fondées et qu'elles constataient l'absence de tout élément de preuve pouvant les étayer. VTM, dont il faut tout de même noter qu'elle a placé en tête de deux de ses JT ce qu'elle appelle, si on la comprend, des «non-révélations», n'a, selon ses propres dires, pas trouvé ses preuves, se contentant, semble-t-il, des commentaires d'un député, M. Hugo Coveliers, qui paraît depuis longtemps vouloir transformer la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme en une machine de guerre et... de publicité à bon compte.
Le climat pourri dans lequel baigne la Belgique en raison, notamment, de la non-élucidation de trop d'«affaires» aurait, au moins, dû inciter «la chaîne qui plaît aux téléspectateurs» à davantage de circonspection. On ne joue pas impunément avec les pseudo-révélations dans une démocratie à la recherche de ceux qui ont, à coup de meurtres et de tueries, tenté de la déstabiliser. Sauf à tomber dans un chaos à l'italienne. Mais l'Italie des années 70, elle, a trouvé suffisamment de ressources pour surmonter ses drames. La Belgique des années 90 en est-elle capable? Le rôle de la presse n'est, quoi qu'il en soit, pas d'ajouter au brouillard. Mais d'aider à le lever. Par un travail sérieux.
JEAN-PIERRE STROOBANTS.

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( Dr. Robert RENDU)
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alain



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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Ven 13 Mai 2011 - 10:09

SARR MAUD ,voila l exemple meme a lancer aux chiens pour faire capoter les autres enquêtes sur les 2/3autres réseaux SEX du HIGH-LIFE Basketball
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michel
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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Mer 18 Mai 2011 - 10:39

BALLETS ROSES:DU SCANDALE BIDON A D'AUTRES AFFAIRES PHILIPPE MOUREAUX SE SOUVIENT D'UNE AFFAIRE,EN 1981 HUGO COVELIERS
HAQUIN,RENE; GUILLAUME,ALAIN; VAN SOLINGE,JACQUES
Page 1;8
Vendredi 16 février 1990
«Ballets roses»:
du scandale bidon
à d'autres affaires
Le scandale bidon des «ballets roses» se dégonfle au palais de Justice avec des demi-rétractations de la prostituée vedette de VTM, mais, au Parlement, la commission «banditisme» veut toutefois en savoir plus, de même que sur un dossier de partouzes datant de 1981.
A ce propos, le vice-Premier ministre Philippe Moureaux se souvient, en effet, de l'ouverture d'une enquête judiciaire sur une affaire de ballets roses semblable à celle dont on reparle depuis trois jours. Mais c'était un dossier datant de 1981, époque où Moureaux était ministre de la Justice, et non l'affaire du Brusilia, jugée en 1979, dont parlait la prostituée, mardi soir, à VTM.
C'est la raison pour laquelle la commission «banditisme», réunie hier à huis clos, a décidé de demander des précisions à Philippe Moureaux et d'écrire à son successeur, Melchior Wathelet.
A l'issue d'une réunion à huis clos principalement consacrée, hier après midi, aux «révélations» de la prostituée sur les «ballets roses» de 1977 (le procès datant de 1979) et aux informations du député VU Hugo Coveliers, la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme a chargé son président de demander à Wathelet de faire examiner cette affaire et d'éventuels liens entre ce dossier et ceux des tueries du Brabant.
RENÉ HAQUIN.
Suite en en huitième page.
Philippe Moureaux se souvient bien
d'une affaire à scandale, en 1981
Voir début en première page.
Neuf députés ont pris part à la réunion qui s'est déroulée hors la présence des trois magistrats experts. Hugo Coveliers a été entendu par ses pairs. Il ne possède personnellement pas d'élément de preuve quant à la participation de personnalités à des «ballets roses» et des «drogue-parties» mais estime avoir assez d'indices pour demander une enquête approfondie, ce que la commission a donc accepté. Hugo Coveliers a remis à la commission les documents qu'il possédait sur cette affaire, notamment sept procès-verbaux. Le député CVP Van Parijs, scandalisé par les «révélations» sur les «ballets roses» et par l'attitude de Hugo Coveliers, a menacé de quitter la séance mercredi prochain si la commission aborde ce chapitre avec VDB. Les députés ont donc conclu qu'ils ne disposent pas d'assez d'éléments pour interroger, mercredi prochain, Paul Vanden Boeynants sur ces «ballets roses». Il n'en sera donc pas question lors de son audition, à moins que VDB ne prenne l'initiative d'aborder ce sujet.
Des questions seront, en revanche, posées sur d'autres affaires à VDB, et notamment sur le fait de savoir s'il avait bien «placé» Paul Latinus (le chef du groupe néo-nazi WNP, qu'on a retrouvé pendu dans sa cave en 1984) dans certains cabinets ministériels et pour quelle raison.
Le député PSC Philippe Laurent a mis en garde la commission contre de possibles manipulations, s'étonnant que les «révélations» sur les «ballets roses» tombent précisément une semaine avant l'audition de VDB. Il a appelé ses pairs à la prudence, à se méfier de ne pas aller là où on pourrait les conduire par la production de semblables informations.
Ceci d'autant plus que Hugo Coveliers a également dit savoir qu'une autre affaire pourrait sortir ces jours-ci dans la presse, toujours à propos de VDB: le député VU a parlé d'un trafic de drogue (du brown sugar, du nom de l'héroïne brune) dans de la viande congelée.
Le climat de tension qui régnait au début de la réunion s'est ensuite apaisé, nous a-t-on dit. La commission demandera aussi à Wathelet de revenir devant elle pour faire le point sur ces dossiers.
Une lettre au ministre Moureaux lui demandera ce qu'il sait du dossier de 1981.
Il s'agit probablement de ce dossier qu'on a appelé «l'affaire Pinon», que l'hebdomadaire Pour avait révélée peu avant l'incendie qui le détruisit, en 1981. L'article de Pour se basait sur l'enregistrement de la déclaration d'une jeune femme, amie de l'ex-épouse du médecin, qui disait avoir participé avec diverses personnalités, à des parties fines auxquelles on faisait venir de jeunes enfants.
Cette femme a par la suite rétracté ses déclarations, expliquant que ce soir-là elle avait reçu à dîner le Dr Pinon, accompagné d'un «cousin», qu'ils avaient bu, qu'après ses déclarations le «cousin» lui avait révélé sa véritable identité (Jean-Claude Garot, de Pour) puis montré le magnétophone qui enregistrait sous la table. C'est cet enregistrement que Jean-Claude Garot a fait entendre au juge d'instruction de Biseau d'Hauteville, se demandant si l'incendie de l'hebdomadaire avait été organisé pour détruire cet enregistrement. Ce que l'on a appelé dans la presse la piste rose...
R. Hq.
Hugo Coveliers
ou l'art d'enquiquiner
Il n'aura fallu qu'un peu plus de quatre ans de présence à la Chambre pour permettre à Hugo Coveliers (43 ans dans moins d'une semaine) de se tailler une solide réputation de trublion, certains n'hésitant pas à le dépeindre comme un personnage bougrement enquiquinant.
Elu député en décembre 1985, il prend la présidence du groupe VU de la Chambre quelques mois plus tard. Cet avocat barbu, grand fumeur de pipe et buveur de café, paraît promis à une belle destinée. Mais le président du parti, Jaak Gabriëls, n'apprécie guère le franc-parler et les déclarations à l'emporte-pièce de son fractieleider. Les choses se gâtent lorsque, à l'approche des élections de décembre 1987, Hugo Coveliers se met en tête de ravir la première place à Hugo Schiltz. Tout y passe: l'actuel vice-Premier ministre est trop âgé, trop mou, trop riche, etc. C'est l'échec: Schiltz reste le numéro un à Anvers, et Coveliers perd sa présidence dans la bataille.
Cette déconvenue ne le calme pas. La création de la commission d'enquête sur le terrorisme et le grand banditisme va lui permettre de faire flèche de tout bois et de se mettre en valeur. Il multiplie les déclarations véhémentes et les affirmations péremptoires. Il harcèle les témoins de questions, certaines fort pertinentes, d'autres franchement obsessionnelles.
Bref, ce travailleur infatigable semble animé par un irrépressible besoin de faire parler de lui, sans trop lésiner sur les moyens.
J. v. S.
(Photo: Isopress.)
Une «histoire de fous» au départ
d'un réseau trop mal connu
Mardi soir, VTM, la télé flamande privée, diffusait les accusations chocs d'une prostituée bruxelloise, Maud Sarr, qui prétendait avoir assisté à des «parties fines» où l'on consommait de la drogue et où l'on abusait de mineurs. Elle accusait dans la même interview VDB, le Procureur du Roi de Nivelles Deprêtre, l'avocat général Jaspar, le commandant de gendarmerie François d'y avoir participé.
Depuis, nous avons révélé que les déclarations de Maud Sarr n'ont cessé de varier au cours des années; qu'en 1977 cette jeune femme a été condamnée pour faux témoignage; que c'est M. Jaspar qui avait obtenu, par ses réquisitions, ses condamnations; qu'elle n'a jamais fait partie du «réseau Brusilia» auquel ceux qu'elle dénonce étaient censés faire appel...
Hier, nous avons appris que Maud Sarr a été payée pour son interview ou, comme on le dit à VTM, «dédommagée à sa demande» pour «le temps» qu'elle a consacré à la chaîne de télé: 20.000 F. Nous avons découvert, surtout, qu'interrogée par le juge d'instruction, elle a, une nouvelle fois, modifié considérablement ses déclarations. Au juge elle a expliqué: Je n'ai rien vu, mais j'ai entendu dire que...
Jour après jour, le «scandale des ballets roses» dénoncé par Mitsouko reprend sa vraie dimension: celle d'un coup de bluff organisé par un député en mal de pub avec la complicité de certains médias. Par contre, dans le même temps, il se confirme qu'à la fin des années 70 un réseau de call-girls de luxe a fonctionné à Bruxelles en comptant de nombreux VIP parmis ses clients. Que des gendarmes, des policiers, des magistrats, l'ont appris; l'ont «couvert».
Dans l'institution judiciaire, un abcès est né. Il a pourri et abouti, ces derniers mois à des manoeuvres douteuses, des actions hésitantes dont on devra reparler.
Mais reprenons l'histoire du «réseau Brusilia»...
A la fin des années 70, deux femmes sont arrêtées, à Bruxelles. La première, Lydia Montaricourt, a alors une trentaine d'années. Danseuse à Paris, aux «Folies-Bergères», dans la troupe des «Blue Bell Girls», au Lido, elle entre bientôt dans «la troupe»... de Mme Claude, la célèbre mère-maquerelle du bordel le plus huppé de la Ville Lumière.
Elle y reste quelques années puis s'installe à Bruxelles où elle rachète le «fonds de commerce» d'un autre réseau de call-girls, le «réseau Tuna» jusque-là dirigé par une certaine Fortunato Israel. Mais Fortunato Israel était aussi une femme d'affaires: elle avait eu auparavant la fonction d'«attachée de relations publiques» du Consortium Eurosystem, une association de grandes sociétés belges chargées d'un contrat de 28 milliards portant sur la construction de deux complexes hospitaliers en Arabie Saoudite.
Chez l'une puis chez l'autre, les enquêteurs avaient découvert des listes de noms. Une liste de clients (d'«importants» clients) que Lydia Montaricourt tenta de faire disparaître dans une cuvette de WC quand les enquêteurs surgirent chez elle. Un agenda sur Fortunato Israel, dans lequel il y avait de «grands» noms... mais puisqu'elle travaillait pour Eurosystem, ce n'était peut-être pas «scandaleux».
En mai 1979, Lydia Montaricourt comparaît devant la 21e Chambre correctionnelle, présidée par M. Grondel, prévenue de tenue de maison de débauche. Le journaliste qui suit le procès pour Le Soir écrit à l'époque: «Une trentaine de prostituées, professionnelles ou semi-professionnelles, étaient à son service dans cette maison close de luxe que fréquentaient cadres, diplomates et hommes d'affaires. Et d'après M. Grondel, la liste des habitués belges de l'avenue Louis Bertrand pourrait faire bien des remous si elle était divulguée.»
Où est cette liste? On n'en sait plus rien. Elle n'était ni dans le dossier d'instruction, ni dans le dossier d'audience, ni au greffe. Aujourd'hui, c'est presque incroyable, on ne la trouve nulle part!
Qui l'a montrée au Président Grondel? Hélas, le juge ne pourra plus le dire; il est mort voici peu. Un enquêteur peut-être? Il aurait commis une grave faute en gardant copie de cette liste par devers lui et sans la joindre au dossier. Le procureur qui a requis au procès et qui aurait pu en prendre connaisance dans un «dossier parallèle»? C'est possible.
Parquet indivisible
Mais il y a d'autres choses incroyables dans cette affaire. Et entre autres la façon dont s'est déclenchée l'enquête aujourd'hui confiée au juge Bruno Bulthé. C'est en fait le substitut Edwig Steppé qui a saisi M. Bulthé, la semaine dernière, d'une instruction à charge d'inconnu pour outrage aux moeurs. M. Steppé avait lu, dans la Gazet van Antwerpen, une interview du député Coveliers évoquant à demi-mots ce que Maud Sarr allait dire quelques jours plus tard, ce qu'elle avait dit des mois auparavant à un inspecteur de PJ de Bruxelles.
Cette initiative, le substitut Steppé... n'en avait parlé à personne. Même son chef de corps, le Procureur du Roi Benoît Dejemeppe, n'en savait rien. Si M. Steppé avait émis, devant le Procureur du Roi, l'idée d'ouvrir une telle instruction, il y a gros à parier que M. Dejemeppe l'en ait empêché. M. Dejemeppe, en effet, savait que les accusations de Maud Sarr étaient vides de sens. Il savait qu'à la demande du commissaire Pelos, l'inspecteur Etienne avait secrètement entendu «sur PV» la prostituée Maud Sarr. Il savait... tout ce que le juge d'instruction ne savait pas et a découvert avec stupéfaction, des semaines plus tard, en lisant ses journaux.
Avec la qualification des faits hâtivement retenue par M. Steppé on risque d'être bientôt fort embarrassé. Car X a recu quatre noms (dont ceux de personnes disposant d'immunités ou de privilèfges de juridiction) et car les «outrages aux moeurs» sont devenus une affaire de diffamation et de violation du secret professionnel.
Un «pré-PV»?
On en arrive avec tout ceci au troisième fait incroyable de cette affaire: l'histoire du PV, du «faux PV» ou du «non-PV»...
Depuis deux ou trois ans, d'épouvantables luttes intestines minent la PJ de Bruxelles. Les enquêteurs, méfiants entre eux en sont venus à se suspecter. L'un de ces enquêteurs, psychologiquement à la dérive, fit mener pendant des mois, secrètement, quantité d'enquêtes grotesques. Il fit «filer» le commissaire en chef de la PJ de Bruxelles. Il fit surveiller par la Guardia civile un de ses collègues en vacances en Espagne. Il fit enquêter - parallèlement aux cellules officiellement investies de ce travail - sur quantité d'affaires «chaudes» (Mendez, Tueurs, Pinon...) et dénonça même parfois certains de ses collègues comme membres présumés de la bande des tueurs!
Conversant, l'année dernière, avec le premier substitut Michel Peytier, ce commissaire lâcha «quelques mots de trop». Le magistrat crut deviner que le policier menait des «enquêtes parallèles». Il exigea de recevoir copie des pièces rassemblées dans ce contexte. Tout ce dossier fut transmis au Procureur du Roi Dejemeppe évidemment amené à en conclure qu'il n'y avait dans tout cela que du vent, des ragots, du délire. Il donna l'ordre au commissaire de cesser ses «investigations» et classa dans un tiroir le produit de sa démence. Dans ce tiroir, parmi ce fatras d'hallucinations rédigées sur du papier officiel: entre autres, le «PV d'audition» de Maud Sarr qu'un policier judiciaire avait donné en copie au député Coveliers et que M. Coveliers a transmis à certains médias.
Aujourd'hui, il paraît scandaleux que ce PV n'ait reçu aucune «cote officielle», aucune forme «d'enregistrement» avant, bien entendu, d'être légitimement classé sans suite. Mais, «à l'époque - explique-t-on au Parquet - on évoluait dans un climat particulier qui explique cette erreur. Il n'y avait nul machiavélisme dans le fait de ranger ces papiers dans un tiroir sans les enregistrer pour les classer, ou sans les joindre par exemple à un dossier déjà ouvert». Alors, la vraie question qui se pose est de savoir pourquoi l'homme qui a produit tout cela est encore en service à la PJ... alors que son «cas» a même été examiné au Parquet général.
Les «diffamés»
Dans cette «histoire de fous», le juge Bulthé avance pourtant. Il a interrogé, mercredi, Maud Sarr qui s'est rétractée (par rapport à ses déclarations à VTM). Il a fait saisir à VTM, par le Comité supérieur de contrôle, la cassette vidéo du reportage diffusé mardi soir. Le juge a aussi ordonné une perquisition à la BRT et y a fait saisir une interview de Jean-Claude Garrot (l'ex-patron de l'hebdomadaire Pour).
MM. Jaspar et Deprêtre doivent rencontrer aujourd'hui les procureurs généraux. Ils leur demanderont de diffuser au public un communiqué répondant avec vigueur aux attaques dont ils ont fait l'objet. Si ce texte ne les satisfait pas, les deux «outragés» entameront sans doute une action en Justice. M. Jaspar se dit prêt à se constituer partie civile pour diffamation contre Maud Sarr et tous ceux qui auront contribué à reprendre ses attaques. «J'entends par là cette télévision - comment dites vous? - ah oui: VTM. Mais aussi ce M. Coveliers qui ne me semble pas étranger à ce raffut...»
ALAIN GUILLAUM
E.

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alain



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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Mer 18 Mai 2011 - 12:07

Longue série cul cul a la belge ......avec 1 fin a la belge
N oublions pas+/- 100 ans de gouvernement avec le CVP au pouvoir !
SI ,DSK avait aime la sucette a BXL (au sofitel ou ailleurs )Y aurait il eu 1 tel vacarme a faire secouer le cocotier médiatique? j en doute .
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aurore



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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Mer 18 Mai 2011 - 12:55

Citation :
L'un de ces enquêteurs, psychologiquement à la dérive, fit mener pendant des mois, secrètement, quantité d'enquêtes grotesques. Il fit «filer» le commissaire en chef de la PJ de Bruxelles. Il fit surveiller par la Guardia civile un de ses collègues en vacances en Espagne. Il fit enquêter - parallèlement aux cellules officiellement investies de ce travail - sur quantité d'affaires «chaudes» (Mendez, Tueurs, Pinon...) et dénonça même parfois certains de ses collègues comme membres présumés de la bande des tueurs!
Quel enquêteur?
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Sam 21 Mai 2011 - 22:39

aurore a écrit:
Citation :
L'un de ces enquêteurs, psychologiquement à la dérive, fit mener pendant des mois, secrètement, quantité d'enquêtes grotesques. Il fit «filer» le commissaire en chef de la PJ de Bruxelles. Il fit surveiller par la Guardia civile un de ses collègues en vacances en Espagne. Il fit enquêter - parallèlement aux cellules officiellement investies de ce travail - sur quantité d'affaires «chaudes» (Mendez, Tueurs, Pinon...) et dénonça même parfois certains de ses collègues comme membres présumés de la bande des tueurs!
Quel enquêteur?

Peelos me souvins-je...
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michel
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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Ven 27 Mai 2011 - 10:45

"BALLETS ROSES": UNE TAUPE DE LA PJ ?
GUILLAUME,ALAIN
Page 8
Jeudi 22 février 1990
«Ballets roses»:
une taupe de la PJ?
Lentement, le juge d'instruction Bruno Bulthé progresse dans son enquête, ouverte voici quinze jours sur base des déclarations du député Coveliers (VU) à la Gazet van Antwerpen et se fondant sur des accusations de la prostituée Maud Sarr. Une enquête fondée sur une présomption «d'outrage aux moeurs»... mais aussi sur de probables violations du secret professionnel par des policiers judiciaires.
Entretemps, les «révélations» se multiplient dans la presse. La dernière en date: celle de la BRT, mardi soir, qui prétendait avoir découvert une «taupe» de la police judiciaire infiltrée au sein de la commission d'enquête parlementaire.
Le journal de la BRT a ainsi révélé qu'un détective privé - classé à l'extrême droite et au casier judiciaire chargé - n'aurait pas seulement servi d'informateur et «d'homme à tout faire» à la police judiciaire de Bruxelles et à son commissaire en chef.
Le détective aurait également servi de «conseiller technique» au député Laurent (membre de la commission d'enquête); il aurait aussi organisé un rendez-vous, dans une auberge de Gembloux, en juin de l'année dernière, entre deux commissaires de la PJ (que certains suspectent d'être à l'origine de fuites et qui auraient participé au dernier interrogatoire de Maud Sarr), le Dr Pinon, et le député Laurent. A ce rendez-vous, le détective aurait été présenté au médecin comme étant le «chef de cabinet» ou le «secrétaire particulier» du député.
Le rendez-vous a bien eu lieu. Y étaient présentes toutes les personnes citées par la BRT. Mais le député Laurent, manifestement dans un certain embarras quand la BRT l'a interviewé «à froid», se défend d'avoir usé du détective comme «conseiller technique» et de lui avoir donné accès à des informations confidentielles aux mains de la commission.
Une «taupe de la PJ»? On n'en sait rien, et l'on n'a plus qu'à espérer que le député ne s'en soit, en effet, pas servi comme d'un «conseiller», même si les anciens braconniers font les meilleurs gardes-chasse. Peut-être le député - dont c'est bien le droit - a-t-il seulement rencontré à cette table des gens concernés par les affaires dont traite la commission. Des gens qu'il avait intérêt à rencontrer dans l'exercice de son mandat de membre de la commission d'enquête.
Cela dit, deux remarques s'imposent. D'abord le fait que «l'affaire» soit révélée sur le ton du scandale et peut-être portée à la connaissance de notre confrère par l'un des participants au dîner. Le député social-chrétien pourrait bien, dès lors, être tombé dans une sorte de piège. Ensuite, il faut remarquer que nos députés sont investis, dans cette commission, des pouvoirs d'un juge d'instruction. Dans les allées des palais de Justice, magistrats et policiers ne cessent de dire qu'un juge d'instruction ou un procureur court grand risque à «aller au contact» avec des informateurs, à «travailler sur le terrain». C'est le travail des policiers habitués aux «jeux d'adultes» que pratiquent truands et barbouzes diverss. Cette règle élémentaire, le «juge-parlementaire» Laurent vient peut-être de l'apprendre à ses dépens.
Al. G
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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Ven 27 Mai 2011 - 16:42

michel a écrit:
"BALLETS ROSES": UNE TAUPE DE LA PJ ?
GUILLAUME,ALAIN
Page 8
Jeudi 22 février 1990
«Ballets roses»:
une taupe de la PJ?
Lentement, le juge d'instruction Bruno Bulthé progresse dans son enquête, ouverte voici quinze jours sur base des déclarations du député Coveliers (VU) à la Gazet van Antwerpen et se fondant sur des accusations de la prostituée Maud Sarr. Une enquête fondée sur une présomption «d'outrage aux moeurs»... mais aussi sur de probables violations du secret professionnel par des policiers judiciaires.
Entretemps, les «révélations» se multiplient dans la presse. La dernière en date: celle de la BRT, mardi soir, qui prétendait avoir découvert une «taupe» de la police judiciaire infiltrée au sein de la commission d'enquête parlementaire.
Le journal de la BRT a ainsi révélé qu'un détective privé - classé à l'extrême droite et au casier judiciaire chargé - n'aurait pas seulement servi d'informateur et «d'homme à tout faire» à la police judiciaire de Bruxelles et à son commissaire en chef.
Le détective aurait également servi de «conseiller technique» au député Laurent (membre de la commission d'enquête); il aurait aussi organisé un rendez-vous, dans une auberge de Gembloux, en juin de l'année dernière, entre deux commissaires de la PJ (que certains suspectent d'être à l'origine de fuites et qui auraient participé au dernier interrogatoire de Maud Sarr), le Dr Pinon, et le député Laurent. A ce rendez-vous, le détective aurait été présenté au médecin comme étant le «chef de cabinet» ou le «secrétaire particulier» du député.
Le rendez-vous a bien eu lieu. Y étaient présentes toutes les personnes citées par la BRT. Mais le député Laurent, manifestement dans un certain embarras quand la BRT l'a interviewé «à froid», se défend d'avoir usé du détective comme «conseiller technique» et de lui avoir donné accès à des informations confidentielles aux mains de la commission.
Une «taupe de la PJ»? On n'en sait rien, et l'on n'a plus qu'à espérer que le député ne s'en soit, en effet, pas servi comme d'un «conseiller», même si les anciens braconniers font les meilleurs gardes-chasse. Peut-être le député - dont c'est bien le droit - a-t-il seulement rencontré à cette table des gens concernés par les affaires dont traite la commission. Des gens qu'il avait intérêt à rencontrer dans l'exercice de son mandat de membre de la commission d'enquête.
Cela dit, deux remarques s'imposent. D'abord le fait que «l'affaire» soit révélée sur le ton du scandale et peut-être portée à la connaissance de notre confrère par l'un des participants au dîner. Le député social-chrétien pourrait bien, dès lors, être tombé dans une sorte de piège. Ensuite, il faut remarquer que nos députés sont investis, dans cette commission, des pouvoirs d'un juge d'instruction. Dans les allées des palais de Justice, magistrats et policiers ne cessent de dire qu'un juge d'instruction ou un procureur court grand risque à «aller au contact» avec des informateurs, à «travailler sur le terrain». C'est le travail des policiers habitués aux «jeux d'adultes» que pratiquent truands et barbouzes diverss. Cette règle élémentaire, le «juge-parlementaire» Laurent vient peut-être de l'apprendre à ses dépens.
Al. G
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C'est de l'ex patron du Front que l'on parle? Francis Dossogne? détective privé + ext. droite + lien avec Reyniers... cela doit être lui.
Intéressant de voir qu'il oriente bien le député vers la piste PINON...
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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Mer 1 Juin 2011 - 9:19

BANDITISME:UN DEPUTE CVP SE FACHE
HAQUIN,RENE
Page 7
Lundi 5 mars 1990
Banditisme:
un député CVP
se fâche
Les récentes déclarations télévisées des députés Coveliers (VU), Laurent (PSC) et Mahieu (PVV) ont mis en colère le député Tony Van Parijs (CVP) qui, dans une lettre ouverte au président Bourgeois, se plaint de cette tempête de déclarations et d'indiscrétions et menace de ne plus s'associer aux travaux de la commission parlementaire.
Dans cette lettre ouverte à laquelle De Standaard a fait écho à la fin de la semaine dernière, Tony Van Parijs, un des rapporteurs de la commission d'enquête sur le terrorisme et le grand banditisme, écrit qu'il ne souhaite plus «être associé plus longtemps à de telles déclarations intempestives».
Il vise évidemment Hugo Coveliers, qui avait notamment commenté les accusations (rétractées ensuite) lancées par la prostituée Maud Sarr sur les antennes de VTM, ainsi que Philippe Laurent, notamment pour les explications données à la BRT sur son rendez-vous à Gembloux avec le Dr Pinon, le commissaire de la PJ Pelos et un informateur. Mais Tony Van Parijs s'en prend aussi à Marc Mahieu qui, lors de l'émission Konfrontatie du 25 février à la BRT, avait parlé de corruption dans la magistrature et avait fait état d'éléments extraits du rapport confidentiel d'un des magistrats experts.
Il cite, dans sa lettre ouverte, quelques affirmations sans nuances qu'il juge incorrectes et tendancieuses, comme certains extraits d'interviews télévisées. Tony Van Parijs souhaite que la commission prenne attitude face à ces questions. La commission n'est pas arrivée aux résultats attendus dans la mesure où elle a refusé de suivre les envies sensationnalistes de certains commissaires, estime-t-il, en rappelant que le but de l'enquête parlementaire était d'examiner la manière dont est organisée la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, d'en dégager les erreurs et les lacunes.
Tony Van Parijs avait déjà menacé de sortir si l'un ou l'autre membre de la commission voulait aborder le scandale-bidon des «ballets roses» lors de l'audition de l'ancien Premier ministre Paul Vanden Boeynants. Ce dernier se chargea lui-même de faire un sort à ces rumeurs dont il s'est indigné avant de les tourner en dérision. Au lendemain de cette audition-choc dans laquelle VDB avait accusé l'administrateur de la Sûreté de lui avoir menti deux fois quand il était Premier ministre en 1979, la commission avait décidé de clôturer son enquête et de préparer son rapport, attendu pour le mois d'avril.
Aucune réunion de la commission n'est prévue cette semaine. Il ne lui reste que peu de temps avant les vacances de Pâques pour avancer...
Notons enfin qu'une partie de la presse flamande est revenue, samedi, sur de nouvelles déclarations faites à un journaliste hollandais par l'ancien colonel de gendarmerie Vernaillen, qui se souvient maintenant avoir vu des photos d'adultes et de jeunes enfants, au début des années 1980, dans le bureau d'un magistrat du parquet de Bruxelles. Vernaillen a aussi reparlé de la drogue et de l'attentat dont il a été victime, déclarant qu'il n'attaquait personne. Mais ses précédentes déclarations lui avaient valu déjà deux plaintes émanant de l'adjudant de gendarmerie Goffinon, de la BSR de Bruxelles, et de l'ancien adjudant Cam
merman, qui appartint au bureau national des drogues.
R. Hq

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MessageSujet: Re: Sarr, Maud   Ven 18 Oct 2013 - 5:31


http://www.sudinfo.be/836424/article/regions/luxembourg/actualite/2013-10-16/maud-sarr-la-prostituee-des-ballets-roses-a-sequestre-un-ex-client-durant

Publié le Jeudi 17 Octobre 2013 à 08h27

Maud Sarr, la prostituée des «ballets roses», a séquestré un ex-client durant 2 ans

Aujourd’hui âgée de 65 ans, la prostituée Maud Sarr s’était fait connaître en pleine psychose autour des tueurs du Brabant. Dans une interview pour la VTM, elle affirmait avoir participé à des « ballets roses » en compagnie de politiciens et de mineurs. Elle est aujourd’hui jugée à Marche-en-Famenne pour une affaire particulièrement sordide.

Maud Sarr avait défrayé la chronique au début des années 90 avec ses révélations sur les « ballets roses ».

D.R.

« On croit avoir tout vu. Et pourtant, quand on examine ce que des humains sont capables d’infliger à leurs semblables, on est toujours stupéfaits. » Les propos de l’avocat de la partie civile résument bien toute l’horreur du calvaire enduré par George. Pendant deux ans, ce septuagénaire a été retenu prisonnier dans une habitation de Marche. C’est une perquisition menée en 2012 dans le cadre d’une enquête relative à des petites annonces à caractère proxénète qui a révélé l’enfer auquel le vieillard était voué.

Dans ses excréments

Ce jour-là, les policiers retrouvent le malheureux, grelottant et à peine vêtu, condamné à vivre entouré de ses propres excréments, dans une cuisine glacée. La description que les enquêteurs font de l’endroit donne froid dans le dos. Une place à l’odeur nauséabonde, des seaux d’excréments et un lit de plastique placé à 30cm d’une chaise percée, remplie à ras-bord. Un clapier fétide dont le pauvre vieux ne pouvait s’échapper. D’un côté, une porte dont on avait enlevé la poignée intérieure. De l’autre, un chenil gardé par un chien féroce. Au moment de sa libération, George se trouve dans un état pitoyable. L’œil crevé, recouvert d’eczéma, et atteint d’hyperglycémie, il est transporté en ambulance. C’est là qu’il éclate en sanglots. « Merci de m’avoir tiré de cet enfer, » déclare-t-il aux enquêteurs.

La prostituée des « ballets roses »

La principale responsable de cette odieuse détention n’est autre que Maud Sarr, une prostituée qui avait défrayé la chronique dans les années 90 en révélant l’existence de prétendus ballets roses entre des politiques et des mineurs. Elle est aujourd’hui poursuivie devant le tribunal correctionnel de Marche pour séquestration et privation de soin. Le parquet réclame jusqu’à 2 ans ferme pour elle et son fils, qui auraient perçu la pension de la victime pendant sa séquestration.

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