les tueries du Brabant

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 Beaurir, Fernand

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michel
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MessageSujet: Beaurir, Fernand   Lun 8 Oct 2007 - 12:13

Général de gendarmerie commandant ce corps.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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undercover



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 8 Oct 2007 - 14:03

Un grand démocrate, défenseur de la Veuve et de l'orphelin...
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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Mar 2 Juil 2013 - 8:46

Lettre écrite par Paul Vanden Boeynants au Président de la Commission d'enquête parlementaire le 26 février 1990.





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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Dim 4 Oct 2015 - 16:00



L'enquête criminelle sur les tueurs du Brabant









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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Dim 4 Oct 2015 - 16:15



http://devoirdememoire-nezblanc.blogspot.be/2009/08/les-affaires-continuent-le-soir.html


(...)







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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Dim 4 Oct 2015 - 17:03



http://www.senate.be/lexdocs/S0611/S06110269.pdf








Extraits :









(...)


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Dim 4 Oct 2015 - 20:13



http://www.voltairenet.org/article170210.html

Les armées secrètes de l’OTAN (X)
La guerre secrète en Belgique


par Daniele Ganser

L’étude des réseaux « stay behind » en Belgique est éclairante à plus d’un titre sur l’organisation internationale du Gladio. L’OTAN s’est crue tout permis dans un Royaume qui abrite son siège. Elle a commandité des attentats meurtriers qui ont suscité deux commissions d’enquête parlementaires. Bien que les autorités militaires belges aient préféré obéir à une autorité étrangère que de collaborer avec les représentants de leur peuple, plusieurs gladiateurs se sont confessés livrant des informations capitales.


(...) En 1978, Latinus rejoignit le Front de la Jeunesse au sein duquel il créa un département des opérations spéciales, le WNP. Jouissant d’un excellent réseau de contacts, il poursuivit dans le même temps une carrière au gouvernement où il fut l’assistant du conseiller du ministre du Travail et siégea dans plusieurs commissions. Lorsqu’en janvier 1991, le magazine de gauche Pour révéla le parcours de militant d’extrême droite de Latinus, celui-ci dut se démettre de ses fonctions officielles et rejoignit le Chili de Pinochet. Mais au bout de deux mois d’exil à peine, il fit jouer ses relations et revint en Belgique au moment précis où débutaient les tueries du Brabant. Il reprit le commandement du WNP et, entre autres activités, collabora avec la Sûreté de l’État dans la lutte anticommuniste en fournissant au ministère de la Justice des informations sur des personnalités de la gauche belge. [95]

« Latinus avait rejoint le Front de la Jeunesse avec une mission précise », rappelle Jean-Claude Garot, rédacteur en chef du magazine Pour : « enseigner aux membres de l’organisation à mener des attaques violentes, des attaques contre des cafés tenus par des immigrants arabes, à organiser des camps d’entraînement militaires et à effectuer des missions de surveillance ». [96] En enquêtant sur l’extrême droite belge, Garot avait suivi la trace de Latinus jusqu’aux camps d’entraînement aux opérations spéciales du WNP. « Parmi les membres des groupes paramilitaires qu’ils formaient et entraînaient pour leurs interventions figuraient des éléments de l’extrême droite, d’anciens commandos parachutistes, d’anciens militaires (gendarmes), et des militants de droite », c’est ce que découvrit le journaliste bien avant que ne soit révélée l’existence des armées secrète en 1990. « Ce genre d’exercices incluait l’utilisation d’armes à feu et de grenades. Cela fait du bruit et attire l’attention. Nous savions qu’un tel camp existait. Nous avions des informations à ce sujet et nous avons donc embarqué le matériel nécessaire afin de photographier une partie de ces activités. » [97] Le camp était situé dans les Ardennes et les instructeurs de différents services secrets étaient présents lors des séances d’entraînement. « Ces hommes formaient au recrutement, à la surveillance et au maniement des armes. “Robert” enseignait l’utilisation des explosifs, des armes, le tir et comment tuer un homme sans laisser de traces. » [98]

Quand Garot publia ses découvertes, certains services s’alarmèrent et tentèrent d’étouffer l’affaire. « Avec quelques amis de la radio et de la télévision, nous avons interrogé le général Beaurir. Il était alors à la tête de la gendarmerie », se souvient Garot. « Au cours de l’entretien, il a dit : “Tout cela ne s’est jamais produit.” Le même jour, le juge d’instruction est intervenu. Mais où ? Ici même [dans le bureau du journaliste]. Ils ont perquisitionné les locaux et ont déclaré : “Jean-Claude Garot a menti. Il a falsifié les uniformes, les photos et les armes, tout cela n’est qu’une mascarade”. » [99] Par la suite, il fut avéré que Garot avait découvert la branche d’extrême droite du réseau stay-behind belge, le SDRA 8 qui comptait dans ses rangs des activistes du WNP. Paul Latinus assurait le commandement du groupe d’intervention terroriste. Au cours d’une interview qu’il accorda à Haquin, il confirma avoir fait partie d’un réseau anticommuniste clandestin. « Latinus avait été chargé de constituer un groupe, une armée sur le modèle de la SS », expliqua le journaliste. « Ils disposaient d’un service secret, un service de sécurité au sein du groupe. Chaque membre avait un deuxième nom, un nom de code, généralement en allemand. Les membres ne se connaissaient pas entre eux. » « J’ai recontacté Paul Latinus. Nous nous sommes rencontrés dans un restaurant à la campagne et avons discuté pendant toute la nuit. Certaines autorités, il n’a d’abord pas voulu préciser lesquelles, lui avaient confié la tâche de créer en Belgique un groupe de résistance secret. C’était dans le but de combattre une percée soviétique et d’empêcher certaines autorités belges de collaborer avec les Soviets. » [100]

Depuis son exil en Floride, l’ex-membre du WNP et ancien gendarme Martial Lekeu confirma à Francovich que l’armée secrète belge avait participé aux tueries du Brabant dans le but de discréditer la gauche. « L’origine des armes qu’ils utilisaient était lointaine et c’est exactement ce que nous avions prévu : organisez des bandes et groupes de ce genre et laissez-les agir par eux-mêmes tout en assurant leur survie et leur approvisionnement et vous aurez de quoi créer un climat de terreur dans le pays », expliquait Lekeu. « Ils avaient deux plans. Le premier était de constituer des bandes qui montent des hold-ups avec prises d’otages, vous savez : les tueries ; le deuxième consistait à organiser un faux “mouvement de gauche” qui se livrerait à des exactions uniquement pour faire croire à la population, que ces actes terroristes étaient l’œuvre de la gauche. » [101]

JPEG - 20 ko
L’ingénieur nucléaire Paul Latinus (à droite) avait été recruté dès l’âge de 17 ans par les services secrets du Pentagone. Il milita dans les milieux néo-nazis et fonda le Westland New Post (WNP). Il participa à l’opération Condor au Chili.

Ce terrorisme était-il soutenu et encouragé par l’administration du Président des États-Unis Ronald Reagan qui au même moment réprimait dans la violence les Sandinistes au Nicaragua, demanda Francovich au membre du WNP. Michel Libert, qui avait été chargé de rassembler des informations sur le fonctionnement des supermarchés sur les ordres du chef du WNP Paul Latinus confirma à regrets que son supérieur avait collaboré très étroitement avec les États-Unis : « Il [Latinus] rencontrait des gens de l’Ambassade [états-unienne] mais je ne les ai jamais vus comme je vous vois », c’est-à-dire face à face. « Ce n’était pas dans mon domaine de compétences. Le sien c’était, disons, la diplomatie, c’est-à-dire les relations avec les autorités étrangères. Nous, nous ne nous occupions que d’actions », rappela le terroriste Libert (...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 8:40



http://archives.lesoir.be/tueries-les-causes-de-l-echec-des-enquetes-dans-les_t-19971017-Z0ECMZ.html?queryand=Beaurir&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2015&endMonth=10&endDay=04&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=1&all=19&nav=1


TUERIES : LES CAUSES DE L'ECHEC DES ENQUETES DANS LES AFFABULATIONS,LA LETTRE ET LA PHOTO D'UN GENERAL NU

HAQUIN,RENE

Vendredi 17 octobre 1997

Dans les affabulations, la lettre et la photo d'un général nu

Sur les faits et les constatations, les analyses des trois experts de la commission sont percutantes : chaque constat renvoie à une pièce du dossier, une déclaration, un courrier. Tous reconnaissent la masse et la qualité du travail. Ce qui n'empêche pas certains de craindre que des choix de citations justifiant les conclusions aient pu être faits en fonction de préjugés, sans examen plus profond des causes lointaines.

Il n'y a pas que la police judiciaire qui encaisse des coups. Les juges d'instruction les plus médiatisés (Troch, Lacroix) en prennent quelques-uns aussi tandis que d'autres, plus effacés (Hennuy), se sortent bien mieux de cet examen.

Une première lecture des rapports des experts met aussi, définitivement on l'espère, à mal quelques affabulations qui ressurgissaient périodiquement.

Deux parmi celles-ci ont cruellement blessé un général de gendarmerie aujourd'hui décédé.

L'affirmation martelée par des gendarmes wavriens selon lesquels le juge Schlicker avait eu sur son bureau une photo d'un général de gendarmerie nu, a été formellement démentie par le juge. Quant à l'existence d'une lettre du même, le général Beaurir, ancien patron de la gendarmerie, qui aurait félicité le leader du Front de la jeunesse pour ses idéaux, elle est tout aussi catégoriquement démentie par les experts de la commission.

Mieux. Dans l'annexe VII, ils précisent que parmi les documents saisis lors d'une perquisition, on n'a trouvé aucune lettre dans laquelle l'ancien général Beaurir félicitait le Front de la jeunesse, mais il est vrai qu'un général a échangé une correspondance avec le Front, mais ce n'était ni le général Beaurir ni un autre général de la gendarmerie. Et dans l'annexe 7 bis, ils ajoutent qu'il s'agit d'un certain général C.

C comme Robert Close, disent les mauvaises langues de la commission...

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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 8:45



http://archives.lesoir.be/deux-patrons-su-service-general-de-renseignements-de_t-19970705-Z0DY27.html?queryand=Beaurir&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2015&endMonth=10&endDay=04&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=2&all=19&nav=1


DEUX PATRONS DU SERVICE GENERAL DE RENSEIGNEMENTS DE L'ARMEE DEVANT LA COMMISSION,    TUERIES: LES POUBELLES DU JUDICIAIRE

HAQUIN,RENE

Samedi 5 juillet 1997

(...)  Le SGR avait-il un dossier sur les tueries ? Sur les CCC, oui, à cause des objectifs militaires. Sur les tueries, non. Bien qu'il fut question de techniques militaires et d'implications éventuelles de gendarmes. Le chef de la cellule «tueries» de Jumet, le commandant de gendarmerie Schot, a pu consulter les dossiers du SGR le 23 mars 1989. Il y a trouvé, dans des rapports datés de 1986 à 1989, des informations sur le général Beaurir, sur le WNP et ses membres, sur le double meurtre de la rue de la Pastorale, sur l'infiltration d'un commissaire de la Sûreté, sur le major Bougerol, le PIO, la société PDG... etc.

Aucun de ces rapports n'a à l'époque fait l'objet d'un suivi au SGR. Pas même l'information sortie du rapport d'un inspecteur qui avait appris par son informateur que le vendredi 11 septembre 1987, la gendarmerie avait prévu un coup d'état...

Le général Simons répond : Nous avons des dossiers individuels. Mais rien spécifiquement sur les tueries, qui apparaissaient comme du banditisme. Moi, je n'étais pas au SGR de 1985 à 1989. Il faut interroger mes prédécesseurs.

Les commissaires restent perplexes. Le service secret a toujours dit qu'il n'avait pas été concerné par les tueries du Brabant. Les experts de la commission iront au SGR voir les synthèses. S'ils les trouvent.

La Sûreté de l'État dit qu'elle n'était pas concernée par l'implication éventuelle d'anciens gendarmes dans les tueries. Que cela concernait le SGR. Et vous, vous nous répondez que non, note Tony Van Parijs.   (...)


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 8:50



http://archives.lesoir.be/en-repinse-a-vernaillen..._t-19970624-Z0DWEZ.html?queryand=Beaurir&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2015&endMonth=10&endDay=04&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=3&all=19&nav=1


EN REPONSE A VERNAILLEN...

HAQUIN,RENE

Mardi 24 juin 1997


Mis en cause vendredi lors de l'audition de l'ex-colonel Vernaillen pour avoir obtenu de feu le général Beaurir, par relation, qu'il s'oppose aux contrôles de la prostitution au quartier Nord (nos éditions de samedi), François de Cugnac qualifie ce témoignage de mensonger et insultant.

Je n'étais nullement une «relation» du général Beaurir. Le siège de notre société (de matériel électrique) se trouvait dans le quartier chaud du Nord, rue Mattheus, et notre annexe, à 50 mètres, rue de la Bienfaisance. Dans les navettes incessantes, notre personnel était cons-tamment contrôlé par les patrouilles. Certains membres, ayant oublié leurs cartes d'identité étaient retenus pendant 15 à 20 minutes. J'ai écrit à l'état-major. Le général Beaurir a répondu qu'il donnait des instructions pour que notre société ne soit plus pénalisée par d'indispensables vérifications dans ce quartier.

François de Cugnac attribue à cette lettre et aux luttes internes au corps le fait que les contrôles prirent alors une tournure inadmissible : les gendarmes allaient jusqu'à faire descendre des échelles les étudiants et peintres qui ornaient les murs du quartier.

C'est alors que j'ai exhibé la lettre du général, ce qui m'a valu d'être emmené à la gendarmerie, retenu un très long moment et finalement relâché, sans même être reconduit à mon lieu de travail.

François de Cugnac précise avoir donné copie de la lettre à tous les employés qui devaient faire la navette entre le magasin et le dépôt.

La lettre du général existait donc bien. Mais Herman Vernaillen lui donnait vendredi une tout autre signification, à l'appui de son argumentation de défense face à une autre accusation portée contre lui par son second de l'époque, le major Marchoul.


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 8:56



http://archives.lesoir.be/tueries-du-brabant-revelations_t-19970621-Z0DW40.html?queryand=Beaurir&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2015&endMonth=10&endDay=04&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=4&all=19&nav=1


TUERIES DU BRABANT:REVELATIONS

HAQUIN,RENE

Samedi 21 juin 1997

Tueries du Brabant : révélations

Des trois témoins convoqués hier par la commission parlementaire «bis» sur les tueries du Brabant, c'est sans doute celui qu'on attendait le plus, l'ancien juge d'instruction bruxellois Guido Bellemans, qu'on surnomma «le shérif» dans les années 80 en raison de ses méthodes d'investigation (affecté actuellement aux divorces), qui avait le moins à dire. En charge d'enquêtes sensibles touchant à la gendarmerie (un attentat à la bombe dans une voiture de la BSR de Bruxelles, la fusillade chez le major Vernaillen puis le vol des armes du groupe antiterrorisme Diane au Nouvel An 81-82), Bellemans concède que ce fut bien la hiérarchie de la gendarmerie qui orienta ses investigations. La gendarmerie s'est imposée, dit-il. Mais ça n'aurait eu aucun résultat si j'avais confié ces enquêtes à la PJ. C'eût été une déclaration de guerre.

Il dit, sans convaincre, que ses enquêteurs ont bien travaillé, mais il admet s'être plié aux instructions et ne se souvient même pas du colonel Lhost, pourtant chargé à la gendarmerie d'une enquête interne sur le vol des armes du groupe Diane.

Quant à l'ancien colonel Vernaillen, rappelé hier par la commission, il apporte à chaque comparution de nouvelles révélations. Il a voulu démontrer qu'en 1979, il n'avait pas pu, comme l'a affirmé son ancien second, Paul Marchoul, déchirer une page d'un agenda saisi chez une ancienne prostituée (Fortunato Israël) à la demande de feu le général Beaurir. Pour appuyer sa démonstration, Herman Vernaillen rappelle n'avoir pas craint de s'opposer au général quand les patrouilles qu'il envoyait pour surveiller la prostitution dans le quartier Nord se heurtèrent à une lettre à en-tête de l'état-major, signée par le général et envoyée à une de ses connaissances, un certain De Cugnac (de la firme Sirtaine) pour faire cesser les contrôles dans le quartier.

Vernaillen, qui mena aussi l'enquête sur le BND (le bureau national des drogues du commandant François), dit avoir eu d'autres problèmes avec le même général et un ancien ministre (sans citer Vanden Boeynants) quand il se mit à enquêter sur un trafic de drogue dans de la viande congelée.

Le président Van Parijs a pris acte de tout ceci. Vernaillen et Marchoul seront confrontés. La commission fera rechercher dans les archives de l'état-major la lettre évoquée par Vernaillen.

Quel lien entre tout ceci et les tueries du Brabant ? On n'en sait rien. Sinon que le troisième témoin entendu hier, le colonel de gendarmerie Sack, a développé l'hypothèse selon laquelle une organisation de l'ombre aurait utilisé en Belgique - comme cela s'était produit en Italie - des éléments d'extrême droite et du milieu pour semer une terreur noire et faire pièce au péril rouge. Hypothèse certes séduisante, mais dont le colonel (de la cellule Delta de Termonde) n'explique pas comment elle s'enracine dans le dossier.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 9:06



http://archives.lesoir.be/quelqu-un-a-la-gendarmerie-soutenait-il-le-groupe-g-_t-19970517-Z0DQDK.html?query=Beaurir&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Beaurir&pos=6&all=19&nav=1


QUELQU'UN A LA GENDARMERIE SOUTENAIT-IL LE GROUPE G?, TUERIES: COMMENT GAND A DESSAISI TERMONDE

HAQUIN,RENE

Samedi 17 mai 1997

Depuis le milieu des années septante, le groupe G (qui regroupait des gendarmes proches du Front de la jeunesse) a-t-il bénéficié d'un soutien occulte à la gendarmerie ? La commission d'enquête «bis» sur les tueries a posé la question hier au colonel Willy Bruggeman.

Alors qu'il commandait le BCR (le bureau central de recherches),Willy Bruggeman eut à interroger, le 9 décembre 1976, deux de ses hommes (Mievis et Maquet) soupçonnés, sur base d'une enquête interne de la BSR, d'avoir transmis les copies de fiches de suspects provenant du BCR au chef du Front de la jeunesse, Francis Dossogne. Le sous-officier Mievis finit par avouer et précisa que Maquet et trois autres (Lekeu, Galetta et Ponchelet) étaient aussi du groupe G.

Le lendemain, les cinq gendarmes cités firent mutation. Ce fut la seule mesure prise à leur égard. Aujourd'hui, la commission s'en étonne.

- Moi aussi, je suis d'avis qu'il fallait être plus dur, dit Willy Bruggeman. C'était au commandant d'unité à sanctionner.

En 1986, Mievis fut affecté pendant quelques jours à la cellule d'enquête « tueries» à Nivelles. Le colonel Michaux, coordinateur des enquêtes « tueries» à la gendarmerie, le fit écarter. Mievis fut alors mis sur écoute et sous surveillance. En 1989, un officier de gendarmerie déclara que, selon lui, le groupe G n'avait pas disparu.

Pour le président Van Parijs, ce fut peut-être la conséquence de l'absence de sanction en 1976, puisqu'aucune mention de l'appartenance de Mievis au groupe G n'apparaissait. D'où la question sur un soutien occulte en haut lieu au groupe G. Je n'ai jamais eu aucun indice concret sur un tel soutien venant de la hiérarchie, dit M. Bruggeman.

Rappelons ici que, selon des gendarmes de Wavre, entendus il y a quelque temps, une lettre de félicitations du général de la gendarmerie au chef du Front, Francis Dossogne, aurait été saisie lors d'une perquisition, puis aurait disparu. La commission a interrogé sur ce point le procureur général André Van Oudenhove qui, dans sa réponse du 6 mai dernier, signale qu'« un premier examen des documents n'a révélé aucun courrier du général Beaurir au Front de la jeunesse ou à un de ses dirigeants».

Pour Willy Bruggeman, Mievis était un bon enquêteur. Il ne fut dans la mouvance de l'extrême droite qu'une petite crevette en comparaison avec d'autres noms qui reviennent, tels ceux de Lekeu et de Bouhouche.

La question est de savoir s'il y eut un lien entre des faits individuels (les activités du groupe G, les attentats contre l'adjudant Goffinon et le major Vernaillen, en 1981, ainsi que le vol des armes du groupe Diane) et les tueries du Brabant.


(...)


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 9:11



http://archives.lesoir.be/l-enquete-sur-les-dossiers-roses-tueries-disparition-de_t-19970416-Z0DKZY.html?query=Beaurir&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Beaurir&pos=7&all=19&nav=1


L'ENQUETE SUR LES DOSSIERS ROSES TUERIES:DISPARITION DE PHOTOS,DE LISTINGS ET D'UN PLAN DE TABLE

HAQUIN,RENE

Mercredi 16 avril 1997


(...)


Après les perquisitions, les gendarmes furent priés de faire rapport au major (devenu colonel) Lefèvre, que la commission entendra prochainement. A l'époque, de retour de vacances, un enquêteur, le gendarme Lainé, constata que sa farde de travail avait été enlevée de son armoire. A la demande du major Vernaillen, lui avait dit le gendarme Pattijn. Des photos de filles et des listes de noms saisies chez Montaricourt avaient disparu. Ainsi qu'un «plan de table» avec les noms des invités, remis aux gendarmes par Israël. Les enquêteurs du Comité supérieur de contrôle en récupérèrent une copie au début des années 90 chez un journaliste.

Les noms des invités ?, demande le président Van Parijs. Réponse du commissaire Dorpe : Le général de gendarmerie Beaurir. Un certain Roger (Boas). Des prénoms, dont un certain Charles, un mineur qu'avait décrit Maud Sarr, mais que les enquêteurs n'ont pas identifié.

Mme Sokolowski a l'impression que l'enquête des gendarmes fut bâclée. Qu'ils en savaient davantage. On n'a pas saisi le contenu des coffres que possédait Montaricourt en France et en Allemagne. On n'a pas cherché à identifier les mineurs. Outre le prénom de Charles, il fut aussi question de Saïd et de ses deux frères, qui n'ont pas pu être identifiés dix ans après.

Quant au classement sans suite dont bénéficia Israël, l'impression de Mme Sokolowski est que Fortunato Israël était vraisemblablement protégée.


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 9:13



http://archives.lesoir.be/deces-du-lt-general-fernand-beaurir_t-19961113-Z0CXT2.html?query=Beaurir&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Beaurir&pos=9&all=19&nav=1


DECES DU LT GENERAL FERNAND BEAURIR

Mercredi 13 novembre 1996

Personnage controversé, le lieutenant général en retraite Fernand Beaurir, ancien commandant de la gendarmerie, vient de s'éteindre ce dimanche à Uccle, à l'âge de 75 ans. Réputé proche de Paul Vanden Boeynants, son nom était réapparu à diverses reprises au cours des grandes affaires qui ont marqué les années quatre-vingt.


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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 9:19



http://archives.lesoir.be/histoire-d-un-attentat-au-megaproces-vernaillen-mes_t-19941124-Z08TJ4.html?query=Beaurir&queryor=Beaurir&firstHit=10&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=11&all=19&nav=1


HISTOIRE D'UN ATTENTAT AU MEGAPROCES, VERNAILLEN, MES ENFANTS SONT ENCORE ARMES

VAN DAMME,GUIDO

Jeudi 24 novembre 1994
 
Toujours aussi bel homme, imposant, un peu de neige dans les cheveux marquant la seule différence, voici donc à la barre le fameux major Herman Vernaillen, agressé par des tireurs en son domicile d'Hekelgem dans la nuit du 25 au 26 octobre 1981. Il avait été le maître d'oeuvre de l'enquête sur les activités du feu Bureau national de la répression des drogues (BND) de la gendarmerie. - On m'appelait l'inquisiteur, dit-il. Un mal-aimé, en somme. J'étais entre l'enclume et le marteau. Au beau milieu de l'enquête, le colonel Devos me fit parvenir un «confidentiel officier» du général Beaurir m'ordonnant de m'occuper davantage de mon district que de l'enquête sur le BND.

Après le procès François, l'attentat. Vernaillen se dit persuadé, encore aujourd'hui, qu'on voulait le tuer.

- D'ailleurs, ce jour-là, pour faire plaisir à mon chauffeur, je suis rentré chez moi à bord d'une petite voiture, une petite Renault, je crois. Tous feux éteints, une voiture stationnait dans un chemin creux à 500 mètres de mon domicile. Je crois que c'était un guet-appens, et si j'étais revenu avec mon véhicule personnel, je ne serais probablement pas ici.

Personne n'a relevé, et il n'y eut pas de questions. Voilà des jours qu'on casse les oreilles avec une mystérieuse R4 qu'on aurait vue à proximité, et dont certains rêvaient de la faire conduire par Goffinon lui-même. Eh bien, là voilà: c'était peut-être celle du major lui-même!

Aujourd'hui, le major blessé, invalide à vingt pour cent, sa femme à quarante pour cent, est assez amer dans ses propos.

- Mes enfants ont eu des gardes du corps pendant six mois, mais aucune assistance psychologique. Aujourd'hui encore, chacun de mes enfants a une arme dans sa chambre. Je n'ai eu aucune aide. Seulement de la haine. J'avais demandé un prêt de 300.000 F au chef de corps pour réparer les dégâts. Refus du général Beaurir. J'ai même dû rembourser le prix de l'ambulance du seul fait que ma femme y avait pris place également. Quand je fus muté vers un autre service, un colonel me dit: Tiens! Vous êtes bien là, entre les huiles et les graisses?

Puis un nouveau tour de piste pour les enquêteurs. Ceux de la police judiciaire, Christian Binz et Patrick Renwart, déçus, mais pour d'autres raisons sans doute. Ils ne comprennent pas que l'enquête ayant bien démarré, on les ait soudain dessaisis au profit d'un juge d'instruction de Nivelles qui prétendait avoir des preuves balistiques suffisantes. Déçus sans doute, parce qu'au moment où tout leur travail d'enquête s'effondre, l'avocat général Morlet ne leur a pas posé une seule question, alors qu'ils auraient probablement pu dire tant de choses sur les manipulations des pièces à conviction. C'est qu'il leur faut expliquer tout cela à leurs jeunes troupes, demain, et animer les courages pour combattre un banditisme trop souvent triomphant. Même déception chez l'adjoint de Guy Goffinon, le fidèle Van Dijck. Ces experts nous tenaient un autre langage au moment de l'enquête. Comprends plus!

Dès lundi, on tournera la page, pour aborder le dossier Zwarts.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 9:25



http://archives.lesoir.be/coup-de-fil-de-vdb-a-beaurir-il-n-y-a-pas-de-quoi_t-19900226-Z02EC1.html?query=Beaurir&queryor=Beaurir&firstHit=10&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=12&all=19&nav=1


COUP DE FIL DE VDB A BEAURIR: IL N'Y A PAS DE QUOI FREMIR

HAQUIN,RENE

Lundi 26 février 1990
 
La réaudition d'une ancienne interview donnée, à TF 1, par le général Fernand Beaurir, commandant de la gendarmerie à l'époque où VDB était ministre de la Défense, fait frémir quelques confrères. Le général déclarait avoir reçu un coup de téléphone de VDB au sujet d'une affaire de drogue dans de la viande congelée, alors que, mercredi dernier, VDB avait affirmé, sous serment, n'avoir jamais eu d'entretien, en tant que ministre de la Défense, avec le commandant de la gendarmerie au sujet de l'enquête en cours sur l'affaire du Bureau national des drogues du commandant François.

Nous aurions pu le relever dès la semaine dernière. Dans une interview publiée dans Le Soir du 16 mai 1989, (article dont VDB a remis copie, avec d'autres, à la commission parlementaire d'enquête, mercredi), il nous déclarait, en effet, textuellement:

«Quant aux informations dont a parlé le colonel Vernaillen sur un trafic de drogue auquel j'aurais été mêlé avec des gendarmes, je me souviens avoir entendu ou lu quelque chose à ce sujet il y a huit ans. J'avais téléphoné au général Beaurir pour savoir ce dont il s'agissait. On m'a cité le nom d'une firme. J'ai vérifié: jamais nous n'avions traité avec cette firme que je ne connaissais pas. Je me souviens aussi avoir demandé si de la drogue cachée dans de la viande congelée était encore utilisable après.

«Quand le colonel Vernaillen a quitté la gendarmerie, je l'ai reçu (...), lui-même m'a parlé de cette ridicule histoire de drogue dans la viande. Nous en avons ri ensemble.»

Le coup de téléphone de VDB au général date de l'automne 1981, lorsque, effectivement, des rumeurs circulaient sur un trafic de drogue auquel il aurait été mêlé. Ces rumeurs se fondaient sur une information obtenue par un commissaire du Comité supérieur de contrôle et transmise au juge de Biseau d'Hauteville, qui, à l'époque, clôturait son instruction sur l'affaire François, en vue du renvoi en correctionnelle.

Ce que certains de nos confrères de la RTBF semblent avoir mal compris, c'est que, mercredi dernier, VDB a déclaré n'avoir pas parlé au général Beaurir de l'affaire François lorsqu'il était ministre de la Défense, jusqu'à ce qu'il en soit question dans les journaux, au début de 1980, alors qu'il n'était plus ministre. Il a ajouté à propos du général Beaurir:

«Quant au commandant de la gendarmerie, le général Beaurir, il ne m'en a jamais parlé.»

La phrase de VDB, nous semblait-il, se référait bien à l'époque où il était ministre et où pareille conversation aurait violé le principe de la séparation des pouvoirs. Mais VDB aurait pu ajouter, la semaine dernière, devant la commission, qu'il avait téléphoné au général Beaurir à la fin de 1981 pour l'affaire de drogue dans la viande congelée. Mensonge? Oubli volontaire? Difficile à le penser, puisqu'à l'issue de sa déposition, mercredi, VDB a remis au président Bourgeois copie de plusieurs articles parmi lesquels sa propre interview du 15 mai 1989 au Soir, avec tous les détails sur cette conversation téléphonique. Les mêmes que ceux dont parlait le général à TF 1...

Pas de quoi frémir, vraiment...

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arthur29923



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 14:56

HERVE a écrit:


http://archives.lesoir.be/en-repinse-a-vernaillen..._t-19970624-Z0DWEZ.html?queryand=Beaurir&firstHit=0&by=10&when=-1&begYear=1989&begMonth=01&begDay=01&endYear=2015&endMonth=10&endDay=04&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=3&all=19&nav=1


EN REPONSE A VERNAILLEN...

HAQUIN,RENE

Mardi 24 juin 1997


Mis en cause vendredi lors de l'audition de l'ex-colonel Vernaillen pour avoir obtenu de feu le général Beaurir, par relation, qu'il s'oppose aux contrôles de la prostitution au quartier Nord (nos éditions de samedi), François de Cugnac qualifie ce témoignage de mensonger et insultant.

Je n'étais nullement une «relation» du général Beaurir. Le siège de notre société (de matériel électrique) se trouvait dans le quartier chaud du Nord, rue Mattheus, et notre annexe, à 50 mètres, rue de la Bienfaisance. Dans les navettes incessantes, notre personnel était cons-tamment contrôlé par les patrouilles. Certains membres, ayant oublié leurs cartes d'identité étaient retenus pendant 15 à 20 minutes. J'ai écrit à l'état-major. Le général Beaurir a répondu qu'il donnait des instructions pour que notre société ne soit plus pénalisée par d'indispensables vérifications dans ce quartier.

François de Cugnac attribue à cette lettre et aux luttes internes au corps le fait que les contrôles prirent alors une tournure inadmissible : les gendarmes allaient jusqu'à faire descendre des échelles les étudiants et peintres qui ornaient les murs du quartier.

C'est alors que j'ai exhibé la lettre du général, ce qui m'a valu d'être emmené à la gendarmerie, retenu un très long moment et finalement relâché, sans même être reconduit à mon lieu de travail.

François de Cugnac précise avoir donné copie de la lettre à tous les employés qui devaient faire la navette entre le magasin et le dépôt.

La lettre du général existait donc bien. Mais Herman Vernaillen lui donnait vendredi une tout autre signification, à l'appui de son argumentation de défense face à une autre accusation portée contre lui par son second de l'époque, le major Marchoul.



http://www.civa.be/doc/01/pdf/pressejacmain.pdf

Sous forme d’une succession de 71 planches (dessins,textes,photographies), l’ouvr(dessins,textes,photographies),  
est le fruit d’une collaboration entre André Jacqmain, Nicole Beeckmans et Fabien de Cugnac.  


Jacqmain livre en 1958 son premier grand bâtiment, le Foncolin.
En 1967, avec certains collaborateurs de son atelier de l’avenue Général de Gaulle, il fonde l’Atelier d’Architecture de Genval, en coïncidence avec l’achèvement du siège social de Glaverbel.
A partir de 1972, plusieurs réalisations mettent l’Atelier en évidence pour sa maîtrise de l’esthétique urbaine en relation avec l’intégration des ouvrages dans une ville en profonde mutation. En un peu plus devingt-cinq ans, l’Atelier aura travaillé, à Bruxelles, principalement dans trois quartiers : l’un voué au commerce de luxe (Stéphanie), un autre aux affaires (Nord), un autre encore étant le Quartier Européen où, en 1987, l’Atelier de Genval devient partenaire fondateur de l’ael – Atelier de l’Espace  Léopold – en charge de l’important travail de réalisation du Parlement
Européen à Bruxelles.


------
NOVALIS

Surfaces : 13.400 m² comprenant 126 appartements et 8 commerces

   Situation : Rues du Progrès, de la Bienfaisance, Matheus et du Marché, Bruxelles (B)
   Surface : 13400m2
   Parkings intérieurs : 113
   Architecte(s) : ASSAR
   Livré : 1999
   Investisseur(s) : Acquéreurs privés
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HERVE



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Lun 5 Oct 2015 - 15:38



L'enquête - 20 années de déstabilisation en Belgique
Par Hugo Gijsels (1989)
















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arthur29923



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MessageSujet: Re: Beaurir, Fernand   Mar 6 Oct 2015 - 17:55

CENT VINGT-SIX NOUVEAUX LOGEMENTS EN CONSTRUCTION DANS LE QUARTIER NORD SUR SAINT JOSSE, DES HABITANTS PLUTOT QUE DES BARS A...

ROBERT,FRANCOIS

Page 17

Vendredi 3 janvier 1997

Cent vingt-six nouveaux logements en construction dans le quartier Nord, sur Saint-Josse

Des habitants plutôt que des bars à néons

La métamorphose de l'ex-quartier chaud se poursuit. Les «compensations» aux bureaux du boulevard Jacq-main financent sa reconstruction.

Il y a dix ans, c'était un quartier infréquentable, du moins pour les « honnêtes» gens. Rues du Marché, Matheus et de la Bienfaisance, les bars à néons et les filles sur les trottoirs attiraient certes le client. Mais ils chassaient tous les autres. C'est alors que la commune de Saint-Josse lança un vaste plan de réaménagement de son quartier chaud. On mit en révision le vieux PPA de 1967 et l'on divisa la zone : bureaux le long du boulevard Jacqmain et logement côté rue du Progrès. Un pari sur l'avenir.

Aujourd'hui, il s'avère que le pari a été tenu. Avec les 130 millions versés par Patrick De Pauw en compensation à l'érection des premières tours du boulevard Jacqmain, Saint-Josse a racheté et démoli un à un les bars. Dans quelques jours, on abattra un ancien peep-show et les derniers cafés de la rue du Progrès. Une page peu glorieuse du quartier sera définitivement tournée.

Sur l'îlot 3 (rues Matheus, Bienfaisance, Progrès et du Marché) vient de débuter un énorme projet de construction de 126 appartements. Il s'agit de compensations aux tours Phoenix actuellement en construction pour le compte de la Communauté flamande, boulevard Jacqmain. Le terrain, acquis par CDP (De Pauw) et Codic fait 6.500 m2. Les deux sociétés construisent un immeuble carré de 4 et 5 niveaux. Il sera composé de dix unités et aura une superficie totale de 13.400 m2 (plus 4.200 en sous-sol). A l'intérieur de l'îlot, il y aura un vaste jardin semi-privatif. Les appartements auront de 1 à 3 chambres. Le rez-de-chaussée sera dévolu au commerce. La fin des travaux est programmée pour l'automne 1998. Le prix de vente des appartements s'élèvera à 37.802 F le mètre carré hors sol. L'investissement total tourne autour du milliard.

Les Bruxellois accepteront-ils de s'installer dans un quartier qui fut naguère voué à la prostitution ? L'échevin de l'urbanisme Jean Demannez en est persuadé :

- Ce quartier s'est totalement métamorphosé et il est remarquablement situé. Je crois en son renouveau. La commercialisation des appartements va être lancée très prochainement par le maître d'ouvrage.

REB ATIR LES ILOTS 2 ET 4

Pour rebâtir complètement le quartier, il faudra alors s'attaquer aux îlots 2 (entre le Manhattan et la rue Matheus) et 4 (au coin des rues du Progrès et des Charbonniers). La SDRB (Société de développement régional de Bruxelles), la commune et CDP ont acquis en vente publique les trois quarts des lots. On y prévoit des bureaux (4.000 m2) le long de la rue du Marché et du logement ailleurs (20.000 m2). Des négociations sont en cours pour les bureaux, qui pourraient être finalisées à la fin janvier. Ensuite, SDRB et CDP s'intéresseront au logement.

Reste l'îlot 4. Là, le groupe Residentia-Lotimo pouvait théoriquement construire une tour géante de bureaux de 100.000 m2, selon les termes du vieux PPAS de 1967. Mais la commune vient de modifier d'autorité les règles du jeu. Jean Demannez a mis le plan en révision pour empêcher de construire un monstre qui fasse de l'ombre aux logements en construction de l'îlot 2 ou qui gâche la perspective du quartier. Il a confié aux architectes et urbanistes Clerbaut et Pinon la réalisation d'un nouveau plan qui respecte l'alignement des rues actuelles et qui divise par deux le volume de l'immeuble.

Pour le 15 janvier, l'avant-projet sera prêt. Mais Residentia ne se laisse pas faire. Le groupe a assigné la commune en justice.

Quoi qu'il arrive, il est certain que le quartier Nord de l'an 2000, du moins sur sa partie tennoodoise, n'aura plus rien à voir avec sa physionomie des années 80. Pour tirer un trait définitif sur le passé, la commune envisage même de changer le nom des rues où naguère la prostitution était florissante. On baptiserait ces artères de noms de musiciens de jazz belges décédés...

FRANÇOIS ROBERT
En réponse à Vernaillen...

Mis en cause vendredi lors de l'audition de l'ex-colonel Vernaillen pour avoir obtenu de feu le général Beaurir, par relation, qu'il s'oppose aux contrôles de la prostitution au quartier Nord (nos éditions de samedi), François de Cugnac qualifie ce témoignage de mensonger et insultant.

Je n'étais nullement une «relation» du général Beaurir. Le siège de notre société (de matériel électrique) se trouvait dans le quartier chaud du Nord, rue Mattheus, et notre annexe, à 50 mètres, rue de la Bienfaisance. Dans les navettes incessantes, notre personnel était cons-tamment contrôlé par les patrouilles. Certains membres, ayant oublié leurs cartes d'identité étaient retenus pendant 15 à 20 minutes. J'ai écrit à l'état-major. Le général Beaurir a répondu qu'il donnait des instructions pour que notre société ne soit plus pénalisée par d'indispensables vérifications dans ce quartier.

François de Cugnac attribue à cette lettre et aux luttes internes au corps le fait que les contrôles prirent alors une tournure inadmissible : les gendarmes allaient jusqu'à faire descendre des échelles les étudiants et peintres qui ornaient les murs du quartier.

C'est alors que j'ai exhibé la lettre du général, ce qui m'a valu d'être emmené à la gendarmerie, retenu un très long moment et finalement relâché, sans même être reconduit à mon lieu de travail.

François de Cugnac précise avoir donné copie de la lettre à tous les employés qui devaient faire la navette entre le magasin et le dépôt.

La lettre du général existait donc bien. Mais Herman Vernaillen lui donnait vendredi une tout autre signification, à l'appui de son argumentation de défense face à une autre accusation portée contre lui par son second de l'époque,

http://archives.lesoir.be/en-repinse-a-vernaillen-_t-19970624-Z0DWEZ.html

http://archives.lesoir.be/cent-vingt-six-nouveaux-logements-en-construction-dans-_t-19970103-Z0D4NF.html
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