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 Opus Dei...

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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Lun 11 Nov 2013 - 3:16

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Dernière édition par Et In Arcadia Ego le Sam 16 Aoû 2014 - 5:15, édité 1 fois
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Et In Arcadia Ego



Nombre de messages : 1141
Date d'inscription : 30/03/2012

MessageSujet: Re: Opus Dei...   Lun 11 Nov 2013 - 4:21

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pami75



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Lun 7 Avr 2014 - 21:39

K a écrit:
j'amais trouvé

il me semble avoir lu que certains recherches étaient éteintes vu qu'il y avait un pendu aussi ?

le resto de Romeyer était là aussi près des lacs , je pense, du america- laan qui donne sur ce centre important de Opus Dei dans  le acacialaan

tout près est aussi un pont pour passer le chemin de fer vers le clinique de derscheid a argentieul où fut trouvés qqs temps après les dechets + carte banqaire de Dek& clients

Concernant l'Opus Dei, je viens de découvrir dans un document d'archive que l'organisation disposait d'une série de points de chute en région via une de ses organisations satellites. Parmi ces points
Namur, rue Jean Materne, 12.
Le document date de 1979. Il est donc sans doute encore actif début des années 80...
La Golf rouge de chez Van Camp est aperçue notamment dans cette rue assez étroite et pas très longue...
Un hasard de plus.
Je joins un document scanné avec tous les points de chute de cette organisation. ET je précise qu'il ne s'agit en rien d'une quelconque accusation! Un fait objectif. Une adresse ou plutôt des adresses publiques qui figurent dans un tract distribué à l'époque aux étudiants de Louvain-la-Neuve...


https://i57.servimg.com/u/f57/18/61/69/58/captur10.jpg
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HERVE



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Lun 7 Avr 2014 - 22:21


Dans les années 1980, l'Opus Dei essayait de recruter les meilleurs étudiants à Louvain-la-Neuve (et ailleurs aussi sans doute), les invitant même à un week-end de présentation dans un château des bords de Meuse appartenant à la famille Carton de Wiart. Les lectures proposées étaient relatives au concile de Trente, ce qui ne nous rajeunit pas, et le prêtre présent était en soutane traditionnelle.

Plus récemment, Jean de Codt a été nommé premier président de la Cour de cassation, ce qui fait de lui le premier ou le second magistrat du pays. Il semble bien être lié à l'Opus Dei.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140402_00457517

http://www.fr.opusdei.be/fr-be/article/lautorite-dans-une-culture-du-dialogue/

Au mariage (récent) de son fils, Jean de Codt s'est félicité que les jeunes mariés n'avaient pas "consommé" avant la célébration et a terminé son discours par "Vive le Roi".

Il n'y a rien de répréhensible dans tout cela ...

Je vois mal des gens de l'Opus Dei se lancer dans des meurtres.

Il faut cependant remarquer que certains dominicains, comme le père Morlion, ont élaboré des théories assez douteuses selon lesquelles la lutte armée contre le communisme était une bonne chose. Je ne voudrais donc rien exclure car, pour certains hommes d'Eglise, l'anti-communisme pouvait tout justifier.

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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mar 8 Avr 2014 - 5:19

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luanda



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Date d'inscription : 05/12/2013

MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 3:49

elle est vraiment bizarre cette histoire de voiture bruler avec des trous et un mort?

et le major dussard qui a fait surveiller le coin si je comprend bien?

et le juge averti ces copain qui occupe les lieus?

et puis une voiture d un allemand dans l affaire haemers tous pres de la?

j ai comprit?
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pami75



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 8:38

luanda a écrit:
elle est vraiment bizarre cette histoire de voiture bruler avec des trous et un mort?

et le major dussard qui a fait surveiller le coin si je comprend bien?

et le juge averti ces copain qui occupe les lieus?

et puis une voiture d un allemand dans l affaire haemers tous pres de la?

j ai comprit?

Dussart n'était qu'un modeste gendarme de terrain (en civil = BSR/Wavre) et a été informé par "un noble" qui faisait partir de l'Opus D
qu'ils étaient mouillés dans les tueries. Mais Dussart n'a pas révélé l'identité de sa "source". Dommage car on aurait pu crédibiliser cette piste
qui s'est perdue dans le marais des pistes périphériques.
Je me suis toujours demandé quel était l'orientation religieuse de l'Ordre du Rouvre. Van Wijck et ses "chevaliers"...Si quelqu'un en sait plus?
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HERVE



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Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 8:46


Ce qui suit pourrait vous éclairer :

http://fr.scribd.com/doc/149674978/Ordre-Du-Rouvre-Celsius-1988

Il y a aussi un "cahier du Rouvre" sur

http://fr.scribd.com/doc/146862060/Paul-Vankerkhoven-Cahier-Du-Rouvre

Il a été écrit par Paul Vankerkhoven.

Un document qui pourrait être intéressant :





Si quelqu'un le trouve, ce serait instructif...

En outre, une conférence de Paul Vankerkhoven (qui fut une cheville ouvrière de "Damoclès") :

http://fr.scribd.com/doc/146862400/Paul-Vankerkhoven-Conference

Les "chevaliers du Rouvre" n'étaient assurément pas des adeptes de la théologie de la libération ...

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alain



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Date d'inscription : 10/08/2010

MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 11:31

pami75 a écrit:
luanda a écrit:
elle est vraiment bizarre cette histoire de voiture bruler avec des trous et un mort?

et le major dussard qui a fait surveiller le coin si je comprend bien?

et le juge averti ces copain qui occupe les lieus?

et puis une voiture d un allemand dans l affaire haemers tous pres de la?

j ai comprit?

Dussart n'était qu'un modeste gendarme de terrain (en civil = BSR/Wavre) et a été informé par "un noble" qui faisait partir de l'Opus D
qu'ils étaient mouillés dans les tueries. Mais Dussart n'a pas révélé l'identité de sa "source". Dommage car on aurait pu crédibiliser cette piste
qui s'est perdue dans le marais des pistes périphériques.
Je me suis toujours demandé quel était l'orientation religieuse de l'Ordre du Rouvre. Van Wijck et ses "chevaliers"...Si quelqu'un en sait plus?[/qu.


Dernière édition par alain le Jeu 24 Juil 2014 - 11:34, édité 2 fois
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K



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 12:17

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Dernière édition par K le Mar 1 Juil 2014 - 21:40, édité 1 fois
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dim



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Mer 9 Avr 2014 - 13:07

guerre sainte pour une nouvelle Empire de Charlemagne, avec - bien evidemment - un von Habsburg sur le throne... en commençant par une Europe Federale...
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HERVE



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Jeu 24 Juil 2014 - 9:46


http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/09/23/2597204_l-opus-dei-une-nouvelle-fois-sur-la-sellette.html

http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/6667

GARDE BLANCHE DU VATICAN

La troublante ascension de l’Opus Dei

Si l’intégrisme musulman fait la « une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s’effectuent souvent dans l’ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l’Opus Dei. Milice religieuse au comportement de secte, héritière d’un anticommunisme militant, puissance à la fois économique et politique, l’Oeuvre exerce une influence multiforme sur l’Église, mais aussi sur les pouvoirs temporels, qu’elle cherche à infiltrer. On retrouve ses proches jusque dans le gouvernement de M. Alain Juppé. Mais cette garde blanche du Vatican, très liée au pape Jean Paul II dont elle a permis l’élection, suscite aussi des résistances. Au nom de leur foi, bien des chrétiens rejettent la «dictature spirituelle» de l’Oeuvre et craignent que cette « arme du pape » ne soit à double tranchant et ne se retourne un jour contre lui.

par François Normand, septembre 1995


PAR une politique de nominations épiscopales qui ne tient guère compte des souhaits exprimés par les Eglises locales, Jean Paul II mène son entreprise de restauration, utilisant tous les moyens à sa disposition : doctrinal, disciplinaire et surtout autoritaire, avec l’aide d’un certain nombre de mouvements « musclés » traditionalistes, souvent sectaires et politiquement à droite, tout à sa dévotion.

Ils font partie du « renouveau charismatique » ou ont pour noms : Comunione e Liberazione, organisation italienne née dans les années 70 ; les Focolari, mouvement lancé en 1943 à Trente ; le Néocatéchuménat, fondé à Madrid en 1964 ; les Légionnaires du Christ, groupe ultra-secret constitué au Mexique dans les années 40, et surtout l’Opus Dei (l’"Oeuvre de Dieu"). Ce dernier mouvement fut créé en 1928 par le Père Escriva de Balaguer.

L’Opus Dei, qui jouit de l’appui inconditionnel de l’évêque de Rome, s’infiltre dans tous les échelons de la hiérarchie catholique. Est-il l’arme secrète du pape dans la reconquista catholique ou Jean Paul II est-il le prisonnier inconscient de cette « mafia blanche » dans sa propre conquête du pouvoir ?

Le président Jacques Chirac a-t-il nommé des membres de l’Opus Dei au gouvernement de M. Alain Juppé ? La question peut paraître saugrenue, sachant le peu d’attrait du fondateur du RPR pour la «chose cléricale», mais la composition du gouvernement devait satisfaire les nombreuses composantes de la droite française qui avaient soutenu la candidature du maire de Paris, dont le puissant lobby catholique conservateur. Si on a souligné la proportion relativement élevée de femmes dans ce cabinet - douze ministres ou secrétaires d’État sur quarante-deux membres -, on a moins relevé la coloration bien-pensante de ces ministres.

Mme Colette Codaccioni, ministre de la solidarité entre les générations, mère de cinq enfants et ancienne sage-femme, se définit comme « chrétienne et pour l’éducation à la vie » ; Mme Elisabeth Dufourcq, secrétaire d’État à la recherche, est l’auteur d’une thèse sur les congrégations religieuses féminines, dont elle a tiré un livre intitulé Les Aventurières de Dieu ; Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État aux transports, est la fille de l’un des pères fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP), parti catholique, et militante elle-même de leur héritier : le Centre des démocrates sociaux (CDS) ; et Mme Françoise de Veyrinas (CDS), secrétaire d’État aux quartiers en difficulté, est issue d’une famille toulousaine catholique militante.

On peut s’interroger sur l’entrée au gouvernement et dans les cabinets de deux personnes «proches» sinon membres de l’Opus Dei : M. Hervé Gaymard, secrétaire d’État aux finances, et son épouse, Mme Clara Lejeune-Gaymard, directeur de cabinet de Mme Colette Codaccioni, fille du professeur Jérôme Lejeune (décédé en 1994), fondateur du mouvement antiavortement Laissez-les vivre, nommé par Jean Paul II au Conseil pontifical pour la famille et membre de l’Opus Dei. Un autre gendre du professeur Lejeune, le philosophe Jean-Marie Meyer, ne cache pas son appartenance à l’Oeuvre. Il est également membre du Conseil pontifical de la famille. Selon la revue catholique Golias (1), « la fille et le gendre du professeur Lejeune sont à l’Opus Dei », et l’affirmation est reprise par la revue Maintenant : « Jacques Chirac a placé l’opusien Hervé Gaymard [député de la Savoie] dans son équipe de campagne présidentielle. »

Qu’il soit impossible de vérifier n’est guère surprenant : le mouvement cultive le secret depuis ses origines. Dans les constitutions (secrètes) rédigées en 1950, l’article 191 précise : « Que les membres numéraires et surnuméraires sachent bien qu’ils devront toujours observer un silence prudent quant aux noms des autres associés ; et qu’ils ne devront jamais révéler à quiconque qu’ils appartiennent eux-mêmes à l’Opus Dei. » Lorsque les constitutions furent connues (2), devant les critiques répétées, de nouveaux statuts furent rédigés en 1982 où on peut lire (article 89) : « [Les fidèles de la Prélature] ne participeront pas collectivement aux manifestations publiques de culte comme les processions, sans pour autant cacher qu’ils appartiennent à la Prélature. »

Prête-noms et sociétés écrans

MALGRÉ cette apparente concession à la transparence, l’Opus continue de pratiquer le secret, d’utiliser prête-noms et sociétés écrans, sous prétexte d’ « humilité collective » et d’ « efficacité apostolique » ! « Parce qu’il se refuse à toute transparence, l’Opus Dei excite la curiosité et l’hostilité, suscitant même quelquefois des fantasmes de complot. (3) »

Nombreux sont ceux qui sont donnés comme membres ou sympathisants. M. Raymond Barre a témoigné au procès de béatification d’Escriva de Balaguer, attestant les « signes de sainteté » du fondateur de l’oeuvre. Dans l’entourage de M. Philippe de Villiers, on désigne Mme Christine Boutin, secrétaire national du CDS et député des Yvelines, le prince Michel Poniatowski, ancien ministre de l’intérieur, et Mme Françoise Seillier, coordinatrice des très réactionnaires associations familiales européennes.

Dans le monde des affaires, on cite les noms de ceux qui ont donné des conférences au Centre Garnelles de l’Opus, à Paris : M. Claude Bébéar, le patron du groupe des assurances AXA, M. Michel Albert, patron des assurances AGF, M. Didier Pineau-Valencienne, PDG du groupe Schneider et M. Louis Schweitzer, patron de Renault. Plusieurs familles royales d’Europe auraient montré de la sympathie pour l’Opus : Otto de Habsbourg en fit la propagande, alors que l’archiduc Lorenz d’Autriche en serait membre. Le roi Juan Carlos de Bourbon fut élevé par des prêtres de l’oeuvre tandis que le secrétaire de sa femme Sofia appartenait au mouvement. Le président du Comité international olympique, M. Juan Antonio Samaranch-Torello, ancien ministre de Franco, en fait également partie.

La discrétion, qui sert d’une part à faire du prosélytisme auprès des jeunes à l’insu de leurs familles (voir encadré page 23 ) et d’autre part à tisser une toile invisible dans tous les secteurs de la société, s’explique d’abord par le contexte où est né l’Opus Dei, dans l’Espagne franquiste.

Fondée à Madrid en 1928 par un jeune prêtre, Josemaria Escriva de Balaguer, cette « Oeuvre de Dieu » ressemble quant à son but - sanctifier le travail de tous les jours - aux mouvements d’Action catholique qui voient le jour en France et en Belgique à la même époque. Née dans les années précédant la guerre civile espagnole, l’Opus Dei reste fortement marquée par ce contexte, ce qui explique son attachement inconditionnel à l’appareil ecclésiastique préconciliaire, sa haine obsessionnelle du communisme et son goût immodéré pour la clandestinité.

Bien qu’Escriva de Balaguer ait prétendu avoir « découvert » le principe de la sanctification de la vie quotidienne, l’idée est aussi vieille que l’Évangile. Beaucoup de saints l’ont enseigné, comme la carmélite Thérèse de Lisieux. Très vite, l’inspiration première de l’Opus a été pervertie par la personnalité de son fondateur : petit-bourgeois, ambitieux, coléreux et vaniteux (4). Le secret de son succès ? Une fougue et un charisme personnel qui subjuguaient ses proches.

La première perversion fut la « cléricalisation » de l’Oeuvre. Elle se prétend toujours « laïque » mais ce sont les prêtres qui détiennent le vrai pouvoir et occupent tous les postes de commandement. Et les non-clercs, qui représentent 98 % des membres, sont présentés comme « des gens ordinaires, qui vivent dans le monde » mais ressemblent plus à des religieux, par leurs « voeux » (rebaptisés «liens contractuels» ) de pauvreté, chasteté et obéissance, qu’à des laïcs (5). Beaucoup plus préoccupés de droit canon que de théologie, Escriva et ses disciples ont constamment manoeuvré pour faire reconnaître à l’Opus le statut juridique qui lui convient le mieux.

D’abord défini comme « pieuse union » réunissant des laïcs, l’Opus Dei est devenu, en 1947, le premier « institut séculier » de l’Eglise (6), avant d’arracher à Jean Paul II - bien plus favorable à l’Oeuvre que ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI - le titre convoité de « prélature personnelle » (7). Ce statut enviable, taillé sur mesure pour l’Opus, lui accorde les attributs d’un véritable diocèse sans la limitation territoriale. L’actuel prélat de l’Opus, Mgr Javier Echevarria Rodriguez, évêque titulaire de Cilibia, relève directement du pape, soustrait à l’autorité des évêques diocésains, malgré la fiction qui veut que les membres laïcs de l’Opus dépendent toujours juridiquement de leur évêque.

La deuxième perversion fut politique. Le jeune Escriva de Balaguer vécut la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes, en qui il voyait l’incarnation du mal. Sa vision du monde en fut déformée et, tout comme Pie XII, il minimisa l’horreur du nazisme, et même la gravité de l’holocauste, y voyant un rempart « providentiel » contre le communisme. Vladimir Felzmann, ancien membre de l’Opus, rapporte une conversation avec Escriva qui en dit long. Après avoir maintenu que le christianisme avait été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l’appui du chancelier Hitler, il ajouta : « Hitler contre les juifs, Hitler contre les slaves, c’était Hitler contre le communisme. »

Cette indulgence pour le fascisme mène à l’engagement de l’Opus dans le franquisme. En fait, les sentiments de Franco envers Escriva, qu’il avait connu jeune curé, étaient ambigus. Dans sa biographie romancée de Franco (Cool, Manuel Vasquez Montalban fait dire au Caudillo : « Ayant fréquenté pendant près de vingt ans des membres de cette institution, j’ai pu constater la diversité de leurs choix concrets ; mais, à l’évidence, ils étaient tous marqués du sceau d’une secte élue pour sauver le monde depuis le haut de l’échelle. »

Pour sortir de la crise économique apparue en 1956, Franco s’entoure progressivement de ministres appartenant à l’Opus. Lorsqu’il songe à rétablir la monarchie, en la personne de Don Juan de Bourbon, pour lui succéder, l’Opus Dei mise sur son fils, Juan Carlos, qui est entre les mains d’un précepteur de l’Oeuvre, Anael Lopez Amo. En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la Couronne. Quelques mois plus tard, le triomphe de l’Opus est complet : sur 19 ministres du neuvième gouvernement du général Franco, 12 sont membres de l’Opus Dei. Le tournant politique de l’Oeuvre est engagé.

La troisième perversion fut théologique. D’abord, l’accent exclusif mis sur « la sanctification par le travail »  (9) favorise le culte de la réussite matérielle et le règne du capitalisme libéral. Ensuite, l’Opus est tombé dans le piège de l’intégrisme. Le théologien Urs von Balthasar (un des maîtres à penser de Jean Paul II qui ne saurait être soupçonné de progressisme) a décrit l’Opus Dei comme "la plus forte concentration intégriste dans l’Église (10)". « L’intégrisme, écrit-il, s’efforce pour commencer d’assurer le pouvoir politique et social de l’Église, en recourant à tous les moyens visibles et cachés, publics et secrets. »

Outre un manque de transparence, l’intégrisme se caractérise par la prétention de détenir la vérité. Or l’Opus est décrit dans la revue interne du mouvement, Cronica, comme « le reste saint, immaculé, de la véritable Église », fondé pour « sauver l’Eglise et la papauté ». Quatre ans après la fin du Concile, le Père Escriva déplorait un temps d’erreur dans l’Église : « Le mal vient du dedans et d’en haut. Il y a une réelle pourriture, et actuellement il semble que le Corps mystique du Christ soit un cadavre en décomposition, qui pue. »

Mgr Escriva de Balaguer aurait sans doute mieux fait de s’occuper de ses brebis galeuses. Une série de scandales financiers (11) touchant des membres de l’Opus a révélé au grand public les activités de « la sainte mafia » ou « la franc-maçonnerie blanche », comme l’appelleraient désormais ses détracteurs. Car derrière la fiction d’une association purement spirituelle, « famille pauvre, riche seulement de ses enfants », gravite une nébuleuse de sociétés, de banques et de fondations, dirigées anonymement par des membres de l’Opus.

Dans les années 70, alors qu’Escriva vitupérait l’Église en décomposition, ses amis mettaient en place le réseau financier qui allait permettre à l’Oeuvre de jongler avec des millions de dollars. La plus importante de ces institutions est la fondation Limmat, créée à Zurich en 1972, liée à des banques ou fondations en Espagne (la Fundacion General Mediterranea), en Allemagne (la Fondation Rhin-Danube ou encore l’Institut Lidenthal) et en Amérique latine (la Fundacion General Latinoamericana au Venezuela).

Aujourd’hui, l’Opus est tout-puissant à Rome. Son ascension a été couronnée par la béatification de Mgr Escriva de Balaguer par Jean Paul II - un ami de longue date de l’Oeuvre - en 1992, dix-sept ans seulement après sa mort, à l’issue d’un procès expéditif, où seuls les témoignages positifs ont été retenus. Déjà évêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla venait à Rome à l’invitation de l’Opus, qui l’hébergeait au 73, viale Bruno-Bozzi, dans une belle résidence de la banlieue cossue de Rome. L’Opus a continué à se montrer généreux envers le pape polonais, par exemple en participant au financement de Solidarnosc.

Le cardinal Wojtyla était le candidat de l’Opus à la papauté. C’est le cardinal König, archevêque de Vienne et proche de l’Oeuvre, qui a joué un rôle déterminant dans son élection. Outre le changement de statut et la béatification d’Escriva - deux décisions qui ont soulevé une vague de critiques à travers le monde -, le pape s’est entouré de membres de l’Opus. Parmi ses proches collaborateurs, on peut citer ses quatre chapelains, Joachim Pacheco, Klaus Becker, Fernando Ocariz et Felipe Rodriguez, son porte-parole laïque, numéraire de l’Opus, M. Joaquin Navarro Valls, et le cardinal Martinez Somalo, ancien substitut proche de l’Opus. M. Alberto Michelini, député national de l’ex-Démocratie chrétienne et membre de l’Opus, est conseiller du Vatican pour les questions de télévision et M. Gianmario Rovero, lui aussi membre, est conseiller financier.

Les congrégations romaines ont également de nombreux membres « opusiens », et celle chargée de la cause des saints, qui a statué sur la béatification d’Escriva, en a trois, dont Rafaello Cortesini, chef de bureau. Le cardinal Palazzini, ami de l’Oeuvre, en était le préfet lorsque la cause d’Escriva fut introduite en 1981, et Mgr Javier Echevarria Rodriguez, l’actuel prélat de l’Opus et successeur d’Escriva, était consultant !

Mieux, le pape a nommé de nombreux membres de l’Opus évêques en Amérique latine (sept au Pérou, quatre au Chili, deux en Equateur, un en Colombie, un au Venezuela, un en Argentine et un au Brésil). Le Pérou a été choisi comme tête de pont de l’offensive de l’Opus en Amérique latine à cause du rayonnement du théologien péruvien Gustavo Guttierez, « père » de la théologie de la libération, honnie par Escriva et ses disciples. Le président Alberto Fujimori, proche de l’Opus, est un ami de Mgr Luis Cipriani, archevêque d’Ayacucho, qui dirige l’Opus au Pérou.

En Europe, le cas le plus contesté fut l’imposition de l’opusien Klaus Küng à Feldkirch, en Autriche. Mais la récente nomination de Mgr Fernando Saenz Lacalle comme archevêque de San Salvador a choqué encore davantage, puisque c’est l’ancien siège du martyr Mgr Oscar Romero, assassiné par l’extrême droite, alors que le nouvel évêque - un Espagnol de surcroît ! - appartient non seulement à l’Opus, mais était l’évêque des armées...

A part l’Italie, l’Espagne et l’Amérique latine (y compris le Mexique) sont les régions où l’Opus Dei rencontre le plus grand succès. En Espagne, si l’Oeuvre a dû rester dans l’ombre sur le plan politique depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, elle attend son heure. Avec le retour prochain plus que probable de la droite du Parti popular de José Maria Aznar, un ami de l’Opus, celui-ci aura quatre ou cinq ministres, dont les députés Juan Trillo, Loyola de Palacio et Isabel Tocino. En outre, l’armée est commandée par plusieurs numéraires.

Bien que l’Opus ait trouvé plus de résistance dans les pays non latins, surtout anglo-saxons, il s’implante progressivement aux États-Unis où l’on compte plus de 3 000 membres répartis dans soixante-quatre centres, la plupart situés près des campus universitaires. Plusieurs aumôniers universitaires se sont plaints des « méthodes clandestines » utilisées par le mouvement, ainsi que de son « comportement sectaire » (12).

En Grande-Bretagne, l’Opus maintient un profil bas depuis les révélations, en 1981, de M. John Roche, ancien directeur du mouvement, aujourd’hui professeur à Oxford qui publia dans The Times un sévère réquisitoire contre l’Opus, documents secrets à l’appui. Qualifiant l’Oeuvre d’ «Église dans l’Église», et « psychologiquement dangereuse pour ses propres membres », il cite des articles de Cronica proclamant que « l’Église catholique s’est écartée de son chemin originel, et que le devoir de l’Opus Dei est de s’étendre dans le monde par tous les moyens. Il n’existe pas d’autre voie de salut ».

En France, le succès de l’Opus est plus mitigé. Malgré les sympathies de plusieurs hommes politiques, l’Oeuvre n’a jamais réussi à trouver un parti à sa dévotion, même s’il existe de nombreux centres et associations qui lui sont liés (13).

Mais la nouvelle stratégie de l’Oeuvre est d’infiltrer les organisations internationales, comme les Nations unies, l’Unesco ou l’OCDE. Le Parlement européen à Strasbourg et la Commission à Bruxelles sont ses lieux de prédilection, et le nouveau président de la Commission, M. Jacques Santer, un ami. Des parlementaires européens, comme M. Ignacio Salafranca du Parti populaire espagnol, sont membres de l’Opus, tout comme le Portugais Fernando Perreau de Pininck, membre du cabinet du très libéral Britannique Leon Brittan. A Bruxelles, l’Opus agit clandestinement, comme à son habitude. Exemple : le bulletin hebdomadaire Europe Today, en espagnol, français et anglais, envoyé depuis Bruxelles dans le tiers-monde, et notamment en Amérique latine, où il est distribué gratuitement. Se présentant comme « une agence de presse internationale, spécialisée dans la santé, les problèmes de société et l’éducation », il défend les positions les plus réactionnaires de la droite catholique. Le numéro 124, du 2 août 1994, par exemple, titre à la une : « Les méthodes naturelles du contrôle des naissances sont efficaces à 99 % » tandis que les méthodes « artificielles » ne sont sûres qu’à 50 %. Le label Opus Dei n’apparaît nulle part sur cette publication, qui reçoit une subvention de la Commission de Bruxelles. Or le rédacteur en chef appartient à l’Opus tout comme d’autres journalistes accrédités à la Commission.

Autres points stratégiques en Belgique que l’Opus a tenté d’investir : l’Institut Robert-Schuman et l’Université catholique de Louvain. Le premier est une école de journalisme fondée par l’homme d’affaires néerlandais Piet Derksen, proche de l’extrême droite catholique, pour fournir des «journalistes catholiques sûrs» à l’Europe de l’Est et au tiers-monde. Parmi les professeurs on retrouve l’opusien Andres Garrigo, directeur de Europe Today...

A Louvain, en revanche, la bataille menée par l’Opus fut perdue grâce à la ténacité du vice-recteur, le Père Gabriel Ringlet. Il a refusé de renouveler le bail de deux résidences pour étudiants ouvertes sur le campus par l’Opus, en interdisant à celui-ci de distribuer sa littérature aux étudiants aussi longtemps qu’il triche sur son identité. Cette décision a été prise à l’unanimité par le conseil d’administration de l’université. « L’Opus ne vise que l’élite de la société, explique le Père Ringlet, ce qui est inacceptable pour notre université. Je ne peux pas voir ma foi là-dedans. La quête de la perfection a quelque chose de très orgueilleux et de malsain. Je ne peux accepter une religion qui lave plus blanc que blanc... la couleur des sépulcres ! Car, au bout du chemin, on trouve toujours l’exclusion, le racisme. En ces temps de montée de l’extrême droite, on ne se prémunit peut-être pas assez contre les dictatures spirituelles. »

C’est bien d’une dictature qu’il s’agit, qui risque de prendre la papauté en otage. Cette « arme du Pape » est à double tranchant et pourrait se retourner contre lui.


François Normand

Journaliste

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(1) Golias, n° 30, été 1992, « Le monde secret de l’Opus Dei ». BP 4034, 69615 Villeurbanne Cedex. Lire aussi le livre de Gordon Urquhart, The Pope’s Armada, Bantam Press, New York, 1995, qui décrit l’essor des mouvements sectaires à l’intérieur de l’Eglise catholique.


(2) Après des fuites venues des ex-membres de l’Opus, les éditions espagnoles Tiempo S. A. publièrent les constitutions de 1950 dans leur intégralité (en latin et en espagnol), en juillet 1986.


(3) Alain Vircondelet, Jean Paul II, Julliard, Paris, 1994.


(4) La médiocrité de la pensée d’Escriva de Balaguer ressort de son recueil de maximes, El Camino (le Chemin), où la bêtise le dispute au manichéisme. Sa vanité ? A la fin des années 60, il acheta un titre de noblesse : marquis de Peralta.


(5) L’Opus Dei comprend quatre catégories de membres : les numéraires (clercs ou laïcs célibataires, qui s’engagent à la pauvreté, la chasteté, l’obéissance et la vie commune), les agrégés (mêmes engagements, sauf la vie commune), les surnuméraires (laïcs qui vivent « dans le monde » mais contribuent financièrement), les coopérateurs (sympathisants, chrétiens ou non). Selon l’Annuaire pontifical de 1994, l’Opus Dei compte quelque 80 000 membres (1 500 en France) appartenant à 90 nationalités.


(6) Créé en 1947 par Pie XII, l’institut séculier est « une association de clercs ou de laïcs dont les membres, en vue d’atteindre la perfection chrétienne et d’exercer pleinement l’apostolat, pratiquent dans le siècle les conseils évangéliques ».


(7) La prélature « nullius » (d’aucun lieu), ou personnelle, est l’équivalent d’un diocèse extraterritorial.


(Cool Manuel Vazquez Montalban, Moi, Franco, Le Seuil, Paris, 1994.


(9) La phrase citée constamment par Escriva : « Dieu a créé l’homme pour travailler » est une interprétation erronée du verset de la Genèse, qui dit en réalité : « Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver » (et non pour « travailler »).


(10) Hans Urs von Balthasar, l’article « Integralismus » in Wort und Wahrheit, 1963.


(11) En 1969, dans l’affaire Matesa, plusieurs centaines de millions de francs ont été détournés vers une société luxembourgeoise, la Sodetex, présidée par le prince Jean de Broglie, trésorier des Républicains indépendants de M. Valéry Giscard d’Estaing et proche de l’Opus. Il fut assassiné peu après, dans des circonstances jamais élucidées.En 1982, un des hommes les plus riches d’Espagne, José Maria Ruiz Mateos, à la tête du consortium multinational Rumasa, est inculpé de fraude fiscale et d’infraction à la réglementation des changes. L’enquête révèle qu’il finançait les activités de l’Opus Dei. Il avoue leur avoir versé 300 millions de pesetas.Le plus grand actionnaire minoritaire de la Banco Ambrosiano, qui connut une banqueroute retentissante en 1982 et dont le directeur Roberto Calvi fut trouvé pendu sous un pont de la Tamise, à Londres était la banque du Vatican, l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), dirigée par l’archevêque Paul Marcinkus, garde du corps du pape. Déclarée « coresponsable » du krach par le contrôle italien des banques, l’IOR accepta de rembourser les créanciers de l’Ambrosiano à hauteur de 260 millions de dollars qui auraient été versés par les banquiers de l’Opus, avant d’obtenir de Jean Paul II la prélature personnelle, en novembre de la même année.


(12) Mme Dianne DiNicola, dont la fille Tammy est une « rescapée » de l’Opus, a créé une association Opus Dei Awareness Network (ODAN, réseau pour connaître l’Opus Dei), afin de conseiller les parents désemparés.


(13) Une trentaine, à Paris, Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Toulouse, Grenoble et Strasbourg, une école technique hôtelière, ainsi qu’un centre international de rencontres au Château de Couvrelles, une maison d’édition (Editions du Laurier) et un dédale de sociétés anonymes qui servent d’écrans aux activités de l’Oeuvre (Saidec, Socofina, Acut, Sofico, Trifep...)
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luanda



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Jeu 24 Juil 2014 - 15:36

les déssacord au cepic et dans le reste des "eglises"

opus dei, jesuites ,dominicain


Mieux, le pape a nommé de nombreux membres de l’Opus évêques en Amérique latine (sept au Pérou, quatre au Chili, deux en Equateur, un en Colombie, un au Venezuela, un en Argentine et un au Brésil). Le Pérou a été choisi comme tête de pont de l’offensive de l’Opus en Amérique latine à cause du rayonnement du théologien péruvien Mieux, le pape a nommé de nombreux membres de l’Opus évêques en Amérique latine (sept au Pérou, quatre au Chili, deux en Equateur, un en Colombie, un au Venezuela, un en Argentine et un au Brésil). Le Pérou a été choisi comme tête de pont de l’offensive de l’Opus en Amérique latine à cause du rayonnement du théologien péruvien Gustavo Guttierez, père » de la théologie de la libération, [u]honnie par Escriva et ses disciples[/u].

Mais la récente nomination de Mgr Fernando Saenz Lacalle comme archevêque de San Salvador a choqué encore davantage, puisque c’est l’ancien siège du martyr Mgr Oscar Romero, assassiné par l’extrême droite, alors que le nouvel évêque - un Espagnol de surcroît ! - appartient non seulement à l’Opus, mais était l’évêque des armées...

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Jean Paul II intervient beaucoup contre la théologie de la libération en Amérique latine. C’est à ce titre qu’il fait monter un certain Bergoglio, le pape actuel François premier, dans la hiérarchie de l’Eglise en Argentine sous la dictature.
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Gustavo Guttierez

Né en 1928 à Lima, il abandonne ses études de médecine pour étudier la philosophie et la psychologie à Louvain, en Belgique, puis la théologie à l'université catholique de Lyon, en France. En 1959, il est ordonné prêtre.

il est considéré comme l'un des fondateurs de la Théologie de la libération,

Elle dénonce dans le capitalisme la cause de l'aliénation à la pauvreté de millions d'individus.

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Pour illustrer cette attitude critique, l'évêque brésilien Hélder Camara disait "Quand j'aide les pauvres, on dit que je suis un saint. Lorsque je demande pourquoi ils sont pauvres, on me traite de communiste

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Autres points stratégiques en Belgique que l’Opus a tenté d’investir : l’Institut Robert-Schuman et l’Université catholique de Louvain. Le premier est une école de journalisme fondée par l’homme d’affaires néerlandais Piet Derksen, proche de l’extrême droite catholique, pour fournir des « journalistes catholiques sûrs »

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Gustavo Gutiérrez, Sagundo Galilea, Juan Luis Segundo, Lucio Gera, etc., s’entretenaient avec des protestants comme Emilio Castro, Julio de Santa Ana, Rubem Alves, José Miguez Bonino,

Le premier congrès catholique consacré à la théologie de la libération eut lieu à Bogota en mars 1970 et juillet 1971. Les Protestants firent de même à Buenos Aires

un Congrès des Chrétiens pour le Socialisme, rassemblant catholiques et protestants, se tint à Santiago du Chili (avril 1972), une rencontre avec Salvador Allende étant organisée. Sur les 400 délégués, 70 % étaient des prêtres (beaucoup de prêtres ouvriers) et le reste des laïcs, le seul évêque présent étant cependant le Mexicain Sergio Méndez Arceo, tandis que la hiérarchie ecclésiastique chilienne accusait le Congrès de favoriser la lutte des classes

Des Européens aidèrent aussi activement le mouvement, comme François Houtart, prêtre et sociologue belge, militant de la cause du tiers-monde, fondateur du centre tricontinental (CETRI) et de la revue Alternatives Sud.

François Houtart (Bruxelles, 1925) est un prêtre et sociologue belge, professeur à l'université de Louvain (Belgique) jusqu'à sa retraite en 1990. Militant de la cause du Tiers-Monde il est le fondateur du Centre tricontinental (CETRI) et de la revue Alternatives Sud. En 1962, il a participé comme expert au Concile Vatican II. Compromis dans une affaire de mœurs vieille de 40 ans

Le chanoine Houtart, surnommé le « chanoine rouge » ou le « pape de l'altermondialisme »

François Houtart suit ensuite une formation en philosophie et en théologie au Grand séminaire de Malines. Il travaille également avec l'abbé Joseph Cardijn à la JOC. Il est ordonné prêtre en 1949.

. Il est docteur en sociologie de l'Université catholique de Louvain et diplômé de l'Institut supérieur international d'urbanisme appliqué de Bruxelles.

Début janvier 2011, une information est ouverte contre François Houtart par le Parquet de Liège

.La théologie de la libération bénéficie de la mondialisation, avec notamment l'essor des étudiants latino-américains à l'Université catholique de Louvain, qui permet de diffuser cette approche en Europe.

En France, ce courant théologique a été représenté par les mouvements ouvriers d'Action catholique, en particulier la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Il influence aussi le protestantisme, notamment Georges Casalis9, président de la Commission générale d'évangélisation (CGE) de 1974 à 198310, et qui mourut au Nicaragua.

Pendant la même période, le père dominicain Georges-Henri Lévesque prêchait une « émancipation des Canadiens français ». Il avait appuyé la grève de l'amiante en 1949. Cette forme de populisme clérical a été l'une des causes de la Révolution tranquille

La Révolution tranquille désigne une période de l'histoire contemporaine du Québec regroupant essentiellement les années de la décennie 1960.

la mise en place d'une véritable séparation de l'Église catholique et de l'État, et la construction d'une nouvelle identité nationale québécoise,

---

La théologie de la libération influença aussi la Black theology (« Théologie noire ») qui prônait, notamment aux États-Unis et en Afrique du Sud, l'émancipation des Noirs

Sous l'apartheid, la théologie de la libération et la Black theology ont été des sources influentes du Black Consciousness Movement (Mouvement de Conscience noire). Ainsi, Desmond Tutu, le futur Prix Nobel de la paix, qui prêcha lors des funérailles de Steve Biko en 1977, figure historique du Black Consciousness Movement, était et demeure proche de ces théologies

Aux États-Unis, la théologie de la libération se posait notamment en adversaire de l'aile conservatrice de l'église protestante la plus influente dans le Sud, la Southern Baptist Convention (SBC), qui justifiait l'esclavage à l'aide de la Bible. B

-----

Jean-Bertrand Aristide, né le 15 juillet 1953 à Port-Salut
En 1979, il obtient une licence de psychologie à l'Université d'État d'Haïti. Il est ordonné prêtre le 3 juillet 1982.

inscrivant sa démarche dans la théologie de la libération qui met l'accent sur la justice sociale

Le 11 septembre 1988, il réchappe du massacre de l'église Saint-Jean-Bosco dont il a la charge, causé probablement par d'anciens macoutes, au terme duquel on décompte au moins 13 morts et environ 80 blessés

Le 16 décembre 1990, il remporte l'élection présidentielle,

Aristide est victime d'un coup d'État le 30 septembre 1991, marquant le rejet du nouveau président par l'armée et par les élites économiques traditionnelles

---

Carlos Mugica (né à Buenos Aires le 7 octobre 1930 - mort à Quilmes le 11 mai 1974) était un curé argentin, jésuite proche du Mouvement des prêtres pour le Tiers-monde, assassiné le 11 mai 1974 par la Triple A, un escadron de la mort dirigé en sous-main par le ministre d'Isabel Perón,

il était conseiller spirituel de la Jeunesse étudiante catholique (JEC)

Toutefois, en raison de son orientation proche de la théologie de la libération, il fut sujet à un intense feu de critiques et de menaces de mort, lesquelles se concrétisèrent le 11 mai 1974 lors d'une embuscade

Certaines version affirment qu'un homme à moustaches, peut-être Rodolfo Eduardo Almirón, l'un des leaders de la Triple A, s'approcha alors, lui tirant dessus avec une mitraillette Ingram M-10.

---

Frei Betto

(né le 25 août 1944 à Belo Horizonte, Minas Gerais, au Brésil) est moine dominicain brésilien, théologien de la libération

Membre de la Jeunesse étudiante catholique (JEC)

En 1969, il fut arrêté et emprisonné durant quatre ans en raison de son opposition à la dictature militaire

En 1973, après avoir retrouvé la liberté, avec d'autres moines dominicains, créa un groupe de soutien aux hommes politiques poursuivis.

En 1979, Betto s'est installé dans une favela de São Paulo. C’est là qu’il fit la connaissance du dirigeant ouvrier Lula, le président brésilien actuel

Dans les années 1980, il entreprit de conseiller certains pays socialistes (Cuba, Tchécoslovaquie, Chine, Union soviétique, Nicaragua et Pologne) sur les relations Église-État. Il demeure lié au couvent dominicain de São Paulo

---

Jon Sobrino, né à Bilbao, Pays basque, Espagne, le 27 décembre 1938, est un prêtre jésuite et théologien salvadorien d'origine espagnole.

Étant à l'étranger en novembre 1989 il échappe à un assassinat commandité par le gouvernement salvadorien de l'époque qui coûte la vie à six de ses compagnons jésuites (16 novembre 1989)
Leur cuisinière Elba Ramos et sa fille Celina Ramos, sont tout aussi sauvagement assassinées. Un groupe para-militaire d'extrême droite en est l'auteur

Après près de trente années de tracasseries de la part des autorités vaticanes

l inquisition
(Congrégation pour la Doctrine de la Foi, que préside le cardinal américain William Levada à la suite de Joseph Ratzinger, )
condamne en 2007 deux ouvrages théologiques majeurs et largement diffusés de Jon Sobrino : « Jésus-Christ libérateur. Lecture historico-théologique de Jésus de Nazareth

---


---

1979. Le pape Jean-Paul II, lors de sa visite au Nicaragua en 1983, apporta son soutien aux évêques « conservateurs » et exigea que les prêtres ministres se démettent de leurs fonctions. Ce qu’ils refusèrent. Ils furent suspendus.

---

Autre « condamné » spectaculaire : Leonardo Boff, qui a été invité par Mgr Ratzinger en 1985 à « faire silence » pour son livre Eglise : Charisme et Pouvoir.

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/le-pape-francois-est-il-un-theologien-de-la-liberation-26-03-2013-38378_16.php

Aux jésuites, aux dominicains l’évangélisation des favelas; à l’Opus Dei la christianisation des fumeurs de gros cigares.

---

Le 25 mai 1987 deux personnes en moto tirent sur le Père Bernardo Lopez
Arroyave
et le tuent. Le curé de Sincé (département de Sucre) avait échappé
depuis plusieurs années à de nombreuses tentatives d'assassinat. Les auteurs
du meurtre appartenaient au tristement célèbre MAS

---
21 janvier 1977, un groupe terroriste d’extrême droite, l’Union des guerriers blancs, avait déjà menacé d’exécuter les quarante-sept prêtres jésuites oeuvrant dans le pays s’ils ne quittaient pas le Salvador

Rutilio Grande, né le 5 juillet 1928 à El Paisnal (Salvador), et mort (assassiné) le 12 mars 1977 à Aguilares (Salvador), était un prêtre jésuite salvadorien, curé de Aguilares où il développait une action pastorale basée inspirée de la théologie de la libération. Il fut tué par balles, ainsi que ses deux collaborateurs, alors qu’il rentrait d’une visite pastorale.

Autre figure populaire, le salvadorien Oscar Romero, né en 1917, assassiné en pleine messe le 24 mars 1980 pour avoir dénoncé la répression de l’armée et l’oligarchie au pouvoir.


Les funérailles de Monseigneur Romero sont accompagnées par 350 000 personnes à San Salvador. Trois cents prêtres et trente évêques du monde entier y assistent.
une bombe éclate et des coups de feu provoquent un début de panique parmi la foule. Une cinquantaine de personnes (dont de nombreux enfants) meurent piétinés

les médias et gouvernements américain et salvadorien accusent une attaque de groupuscules d'extrême gauche,

un texte ronéotypé daté du 30 mars, signé par vingt-deux hauts représentants du clergé présents aux funérailles, affirmait que la panique avait été déclenchée par l'explosion d'une bombe jetée du palais présidentiel, suivie de tirs de mitrailleuse et d'armes automatiques provenant du second étage

16 novembre 1989, couchés dans l’herbe, face contre terre, psalmodiant dans la nuit une dernière prière, six d’entre eux, dont Ignacio Ellacuria, l’un des plus prestigieux intellectuels du Salvador, payent de leur vie

---


André Joachim Jarlan est un prêtre catholique français né à Rignac le 25 mai 1941 tué par la police dans le quartier populaire de la Victoria de Santiago du Chili lors d'une manifestation contre la dictature d'Augusto Pinochet le 4 septembre 1984.

Il sert comme conseiller auprès de la Jeunesse Ouvrière Catholique et à l’Action Catholique Ouvrière de la région. En 1982, il étudie l'espagnol à l'Université catholique de Louvain en Belgique. En février de l'année suivante il arrive à la paroisse de la Victoria à Santiago du Chili,

-----


Le 18 février 1993, Jean-Paul II adresse ainsi au général Pinochet un message de félicitations à l’occasion de ses noces d’or, accompagné de sa bénédiction apostolique.

On peut dire que Jean-Paul II a été un ferme soutien des dictatures militaires sud-américaines et un combattant très ferme contre le courant de la « théologie de la libération »

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luanda



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MessageSujet: Re: Opus Dei...   Dim 27 Juil 2014 - 16:23

, le rapport présenté par le père Marc Dubois O. P.
témoigne des inquiétudes des milieux laïcs vis-à-vis de l’emprise des mouve¬
ments protestants et socialistes sur les organisations des loisirs, et envisage
leur coordination au niveau international afin de gagner de l’influence sur le
terrain national

Il faut avoir à l’esprit la longue tradition de méfiance de l’Eglise catholique à
l’égard des loisirs profanes et de la sociabilité ludique
, pour mesurer l’accep¬
tation des activités des loisirs, qui sont conçues à l’intérieur d’une référence
religieuse

C’est en 1927
que l’Union catholique d’études internationales U. C. E. I)6 prend l’initia¬
tive de réunir à Fribourg les responsables des diverses associations interna¬
tionales catholiques, donnant ainsi naissance à une Conférence des présidents
qui allait continuer à siéger régulièrement jusqu’à la veille du second conflit
mondial.

Il s’agit d’un organisme qui regroupe les associations catholiques
gravitant dans l’orbite de la S. d. N.; il vise à assurer les liens entre ces
«Internationales» et leur permettre de se concerter en vue de défendre les
principes et les intérêts catholiques face aux organisations neutres. Dix asso¬
ciations  s’occupant de l’apostolat et de la formation dans le domaine social
en particulier dans le cadre de la jeunesse

(...)

ces rencontres se
déroulent de 1927 jusqu’à leur interruption en 1939) de manière privée et
confidentielle, voire secrète
,
(...)

, le Saint-Siège considère le travail
mené à Genève comme le produit des agissements des milieux franc-maçon¬
niques, protestants, de gauche, opinion qui s’étend fatalement à tout organisme
catholique collaborant avec la S. d. N.

(...)

Le père
Marc Dubois O. P. est désigné en tant que représentant de Pax Romana pour
rédiger le rapport, dont nous reproduisons ci-après un extrait.


b) étend progressivement le nombre des catégories de salariés bénéficiaires
de ces congés.
Notre attention doit se porter sur les répercussions morales et spirituelles de
ces faits juridiques, notamment sur tout ce qui à ce propos, pourrait directement
ou de biais entraver l’influence du catholicisme en favorisant l’influence des
autres familles spirituelles, ou au contraire devenir un instrument d’expansion
de nos oeuvre

Le nombre des organisations de loisirs est en progression quasi géométrique.
L’activité des oeuvres catholiques, notamment en Argentine, en Belgique, en
France, se manifeste ici par une éclosion digne d’éloges. Cependant, on doit
reconnaître que l’action du protestantisme et du socialisme a été considérable;
ce qui doit d’autant plus nous rendre attentifs que nombre de baptisés adhèrent
à des formations syndicales socialistes et sont en conséquence exposés à vivre
leur congé payé dans un climat anti-chrétien

Il semble nécessaire que dans chaque pays l’on possède le tableau complet de
ces institutions de loisirs et la notation de leur ambiance spirituelle, afin d’être
en mesure d’en détourner les gens en connaissance de cause ou, au contraire,
d’y orienter ceux-ci.


Yves-Marc Dubois 1897–1979) a fait
ses études philosophiques et théologiques au Saulchoir


Comme il l’écrit dans le livre, les loisirs ont «une potentialité d’éléva¬
tion culturelle pour le moral du monde ouvrier» qu’il faut savoir canaliser: «La
rationalisation apparaît alors comme l’occurrence, ingénieusement provoquée

, Marc Dubois ne propose pas de solutions définitives: il
indique en premier lieu la création d’un bureau international, apte à livrer une
information orientée sur les transports, les lieux de séjour, les équipements, les
logements, le tourisme en général, etc. Car, c’est bien en intervenant par la
propagande des loisirs qu’on peut établir d’importants canaux d’influence morale
et idéologique.


file:///C:/Users/pc/Downloads/tra-001_1998_5_3_a_012_d.pdf

----
les services secrets français neutralisent l'ONU

Pour de Gaulle, la diplomatie officielle ne suffit plus. Le gé,néral Paul Grossin, le chef du SDECE (surnommé la «Piscine »), est mis à contribu­tion. L'ancien résistant, franc-maçon et socialisant, renforce le poste SDECE de New York du colonel]acques Hervé avec l'aide de deux« honorables correspondants» hors pair: l'avocat d'affaires]ean Violet et le père domini­cain Yves-Marc Dubois.
(...)
recommandé naguère Me Violet au SDECE, au début de la guerre d'Algérie. Son système d'influence est très élaboré. Grâce aux réseaux du cardinal Eugène Tisserant [~ p. 603], chef français de la diplomatie papale et parrain de l'Église d'Orient, Violet a obtenu en 1956 du président libanais que son pays ne rompe pas ses relations diplomatiques avec la France au lendemain de l'offensive franco-britannique sur Suez.

http://books.google.be/books?id=izW2w4Hn8usC&pg=PT219&lpg=PT219&dq=le+p%C3%A8re+domini%C2%ADcain+Yves-Marc+Dubois&source=bl&ots=CLt_2n_nAx&sig=x78SZB80s
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