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 Les avions renifleurs

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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 9:02



Daniel Boyer est aussi lié à C.E.R.


Un homme à abattre: Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin
Par Benoît Collombat





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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 9:22


https://biblio.ugent.be/input/download?func=downloadFile&recordOId=4175616&fileOId=4175676











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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 9:30



Les explications de M. Boyer homme d'affaires de l'" inventeur " belge

LE MONDE | 21.01.1984 à 00h00 • Mis à jour le 21.01.1984 à 00h00 | BERNARD GUETTA


Washington. - Homme de confiance du comte Alain de Villegas de 1978 jusqu'à maintenant, protagoniste essentiel à ce titre de l'affaire des " avions renifleurs ", M. Daniel Boyer surprend. Ce petit homme fatigué, qui frappe à la porte du bureau américain du Monde, n'a ni la prestance de son employeur, ni l'autorité naturelle de MM. Albin Chalandon ou Pierre Guillaumat, ni la loufoquerie de M. Aldo Bonassoli, l'" inventeur " italien, ni surtout l'assurance de Me Jean Violet, l'avocat d'affaires international qui l'avait précédé comme conseil de M. de Villegas.

Lui, il a de grands yeux d'enfants dans un visage lourd, des vêtements lustrés d'employé modeste, et en a par-dessus la tête d'être dépeint comme un homme de l'ombre, agent de la CIA ou de mystérieux réseaux politico-vaticanesques. Sa vie - il le concède avec accablement - est pleine de hasards étranges, mais en fait tout est, à l'entendre (neuf heures durant), si simple que quelques phrases pourraient tout résumer.

L'argent, d'abord. Les 200 premiers millions de francs suisses, soit 555 millions de francs, qui ont été versés par ELF-Aquitaine de 1976 à 1978 (avant qu'il n'entre en scène), il ignore à quoi ils ont été employés. Mais le mystère ne devrait plus longtemps persister.

Le 7 janvier dernier, il a en effet rencontré M. de Villegas à New-York et il croit pouvoir dire, avec une quasi-certitude, que le comte belge chargera bientôt un grand avocat parisien de présenter des comptes détaillés. Et cela, souligne M. Daniel Boyer, bien que le comte eût reçu quitus d'ELF-Aquitaine en bonne et due forme pour l'exécution du premier contrat.

Quant aux 250 millions de francs suisses versés à la suite de l'accord conclu le 24 juin 1978, tout ce qui n'a pas déjà été remboursé (soit 43 millions de francs suisses - environ 164 millions de francs) le sera, comme cela avait toujours été convenu avec ELF, dans les mois à venir - dès qu'aura été terminée la liquidation des actifs des sociétés créées par M. de Villegas.

Pour ce qui est de l'" invention ", ce n'est pas lui, M. Daniel Boyer, qui aurait pu se douter de quoi que ce soit quand des " polytechniciens " d'ELF y croyaient dur comme fer. Aujourd'hui encore, il n'a pas d'opinion et s'interroge sans comprendre. Enfin, son rôle dans l'affaire serait limpide. Conseiller en investissements, il a d'abord cru participer à une gigantesque entreprise industrielle dont il pouvait espérer la fortune, et s'emploie, depuis l'écroulement du rêve, à ce que chacun rentre dans ses droits.

Reprenons dans le détail. M. Daniel Boyer, ressortissant américain (" depuis la fin des années 50 "), est né Daniel Javanovitch, en 1925, à Belgrade, dans une famille d'avocats et de professeurs. Enfant, il a vécu entre Paris et la Yougoslavie, élevé par les Pères, bien qu'il fût orthodoxe.

Janvier 1944, l'aventure commence " sinistrement ". Il est arrêté par la Gestapo. Il est, dit-il, torturé au point d'avoir aujourd'hui un visage " en plastique " (" pas la peau, en dessous ") et d'en avoir gardé une inaptitude à se souvenir des détails quand il n'a pas le secours d'un agenda.

Le voilà d'abord, dans une mine désaffectée en Allemagne. Il s'en échappe en creusant un tunnel, gagne la France et, aidé par des paysans, se joint à la Résistance aux environs de Verdun.

Il n'a pas vingt ans à la fin de la guerre. Daniel Boyer entre à l'Institut d'études diplomatiques que dirige René Cassin, premier civil à avoir rejoint de Gaulle à Londres, prix Nobel de la paix en 1968, et dont deux fondateurs sont maître Violet, aujourd'hui célèbre, et le Père Dubois, mort il y a quelques années, et qui était " je crois une sorte d'éminence grise de l'Église ". L'étudiant Boyer, lui, milite aux jeunesses socialistes. Vers 1951, il part aux États-Unis, enseigne et suit des cours aux universités de Yale et de Columbia. Il se lance dans les affaires, travaille pour l'Encyclopaedia Britannica, fonde avec deux associés une société de " machines à enseigner " pour le tiers-monde, tourne pour la chaîne de télévision NBC un reportage sur l'indépendance algérienne, représente en France deux gros éditeurs américains.

Me Violet : un homme très secret

" Par des hasards que j'ai oubliés ", on lui propose " aux environs de 1971-72 ", de devenir doyen de la section française du collège Schiller, une université américaine fondée en Allemagne à la fin de la guerre. Parallèlement, il devient conseil de sociétés américaines voulant s'installer en France, ou françaises voulant s'installer aux États-Unis.

Et Me Violet, perdu de vue ? Dans un premier temps, oui, puis des rencontres espacées quand il venait à New-York avec le Père Dubois " pour assister la mission du Vatican à l'ONU dont il était, je crois, conseiller ".

" C'était un ami ?

- Vous savez, c'est un homme très secret qui circule. Un homme important avec lequel on ne discute pas. Il était toujours très gentil, mais nous ne discutons jamais politique car moi je suis un démocrate, plutôt de l'aile gauche du parti, et pour lui les démocrates, ce sont des espèces de cocos ". Il a la voix lente d'un homme cherchant ses phrases, presque éteinte à force de concentration.

Comment a-t-il rencontré l'inventeur belge ?

Alain de Villegas a un frère, Fernand, qui voulait envoyer son fils étudier en Amérique. Fernand vint s'adresser à Daniel Boyer. Le rendez-vous, auquel il se trouve que Me Violet assistait, a lieu " dans les salons du George-V ou d'un autre grand hôtel parisien, je ne sais plus ", en juin 1978, le mois même de la signature du second contrat avec ELF. Le comte, qui assure vouloir trouver des sources dans les déserts, explique que " l'argent n'a pas d'importance " et demande qu'on lui trouve " une immense propriété " pour le laboratoire, qu'on recrute du monde et " éventuellement qu'on achète une université ". " Pour moi, c'était un client comme un autre qui avait une obsession, le danger des invasions communistes, et voulait traverser l'Atlantique. "

La rencontre est brève, une autre suit " un mois après environ ". Quand le comte demande une seconde étude sur les perspectives de l'aquaculture " en octobre ou en septembre, Villegas, très nerveux, me demande de l'accompagner avec sa fille Anita dans la propriété de Me Violet, près de Saint-Raphaël ".

Ils y vont. Me Violet et M. de Villegas s'absentent pendant deux heures. Le comte revient " extrêmement agité ", refuse une invitation à dîner de l'avocat et tous trois regagnent leur hôtel. Deux heures plus tard, Mlle de Villegas, " affolée ", frappe à la chambre de Daniel Boyer et le prie de venir voir d'urgence son père. " Il était dans tous ses états, pleurant hystériquement dans son lit. Je ne savais que faire. Je l'ai supplié de s'habiller et de venir faire une promenade sur la plage. Là, il se calme. Mais en réponse à toutes mes questions, il répond : " Je ne peux pas vous le dire... "

L'un rentre à Bruxelles, l'autre à Paris. M. Boyer téléphone à Me Violet, téléphone à Villegas, mais personne ne lui dit rien jusqu'au jour où le comte lui demande : " Êtes-vous prêt à m'aider si je faisais appel à vous ?

- Certainement, mais en quoi ? "

Le comte ne répond pas, puis " annonce qu'il ne veut plus travailler avec Me Violet, me demande de le représenter désormais et envoie une lettre le 8 ou le 9 décembre à ce sujet à la société commune créée par ELF et OMNIUM, oh, je ne sais plus exactement ; c'est dans le rapport de la Cour des comptes, OMNIUM industriel et minier, je crois ".

" À ce moment, poursuit M. Boyer, je ne savais toujours rien. Me Violet vint à Paris et m'expliqua : " Il y a un problème extrêmement sérieux, je ne peux plus travailler avec de Villegas, vous devez nous aider. " Et il m'annonce qu'on va faire une enquête de sécurité sur moi. "

" Deux ou trois jours plus tard, il me fait venir dans un bureau rue La Boétie, sans aucun contact. Il y avait une vingtaine de personnes, toutes s'appelaient par leurs prénoms. On ne me présente pas et on me fait signer un papier par lequel je reconnais avoir pris connaissance de l'article je ne sais plus combien du code pénal, punissant de cinq ans de prison la trahison de secrets industriels et militaires.

- À quelle date a eu lieu cette réunion ?

- Oh, vous savez, je ne sais plus, c'était il y a cinq ans... à deux jours près... début janvier 1979... ? Oui, c'est ça... "

À cette date, Daniel Boyer apprend qu'une " découverte spectaculaire a été faite en matière de recherches pétrolières " et qu'ELF est partie prenante. " Il me précise qu'il ne faut pas même faire allusion au secret du secret, que les personnes présentes sont des experts d'ELF et me dit que Villegas est impossible, qu'il a confiance en moi parce que je suis américain, mais qu'ils savent aussi que je suis un ami de la France et qu'il faut que je les aide à réaliser cette affaire capitale pour le monde occidental et à empêcher que le comte - c'était son nom de code - ne foute le camp ailleurs. Il me montre le contrat qui porte sur 250 millions de francs suisses déjà versés et une tranche équivalente à venir plus tard. "

M. Boyer part à Bruxelles et accompagne le comte, lui faisant valoir les difficultés juridiques énormes à rompre avec ELF. " Il s'accrochait à moi. Comme Américain, j'étais le seul à pouvoir le sauver de cet engrenage, communiste, révolutionnaire... Vous savez, il avait vécu seul avec Bornassoli pendant de longues années sans un seul ami, plongé dans ses recherches. C'est un visionnaire qui croit en l'humanité. Le problème, en fait, c'était tout ce conflit de personnes et de compétences.

" Je suis allé expliquer la situation à M. Chalandon président d'ELF-Aquitaine, qui était un peu sceptique mais néanmoins enthousiaste. Vous savez, on emmerdera tous les Arabes... Il voulait développer ELF, il m'a demandé de calmer Villegas (...). Début 1979, j'ai passé mon temps à essayer d'éviter la brouille - c'était un cauchemar. "

Les essais succèdent aux essais. Après celui de Pau, M. Chalandon demande que l'équipement soit laissé sur place en France. Fureur de M. Bonassoli, que M. Boyer prend à part avec M. Tanguy de Villegas, le fils, " un jeune homme un peu agité ". Il obtient son accord. M. de Villegas veut désormais que tout se déroule à Bruxelles. ELF veut que tout se passe en France.

M. Horowitz, le scientifique auquel ELF a fait appel, découvre une supercherie. M. Aldo Bonassoli s'obstine. M. Chalandon finit par demander à M. Boyer de faire cesser tout cela. Les accusations fusent. Mlle de Villegas (" une femme solide ") empoigne M. Bonassoli (" Il est petit ") et veut le frapper. M. Boyer le sauve. M. Bonassoli explose, " dit qu'il en a marre, que son procédé est valable mais qu'on l'a tant poussé à produire des résultats immédiats qu'il a fait des fautes pour qu'on lui foute la paix ". M. Daniel Boyer : " Si Villegas avait été un escroc, rien ne l'aurait empêché de partir bien avant avec les fonds ". Or il disait : " Si Bonassoli a fait une connerie, remboursez tout à ELF. " Tentons une synthèse. M. Boyer obtient du comte d'autoriser M. Philippe de Weck, alors président de l'Union de banques suisses, à bloquer, au profit d'ELF, ce qui se trouve encore en banque : 207 millions de francs suisses. Pour rembourser le reste, explique M. Boyer, il fallait liquider des actifs. M. Chalandon tenait à préserver la réputation d'ELF, et dut admettre qu'une brutale mise en liquidation des sociétés alarmerait les syndicats et qu'il fallait donc revendre mais en douceur.

M. Boyer sort de son attaché-case la photocopie de deux feuilles et demie sur papier libre, signature illisible, et datés à la main, si l'on lit bien, du 23 juillet 1979. C'est le contrat organisant la rupture. Il annule l'affaire, avant de détailler les différents versements du remboursement de 207 millions de francs suisses. Le solde, soit 43 millions de francs suisses, " fera l'objet d'un engagement séparé, signé conjointement par la FISALMA et MM. de Villegas et Bonassoli, de payer en cas de retour de meilleure fortune ".

M. Boyer est donc en train de veiller au règlement désormais proche du solde, avec l'accord de M. de Villegas. A liquider : le Centre européen de recherches et le Centre de recherche fondamentale dont les trois actionnaires sont Alain de Villegas, son fils et sa fille. M. Boyer, administrateur de la CER puis son président, a participé, en mars 1979, en tant que prête-nom pour 260 millions de francs belges à une augmentation du capital.

Autrement dit, il est maintenant le propriétaire en titre. En 1981-1982, après le départ de l'administrateur délégué, M. Philippe Halleux, qui avait déjà procédé à des ventes, il fait entrer comme administrateur chargé de la liquidation un de ses amis, M. Sidney Schore, " ancien attaché de presse de l'ONU à Genève, aujourd'hui à la retraite ". Un avocat, Me Van Cutsem suivrait aussi le bon déroulement juridique des choses. " Le hangar de l'aéroport de Bruxelles a été vendu récemment pour 800 000 dollars (environ 6 millions de francs) à une société allemande, ou bien anglaise, je ne sais plus. " La vente des avions devrait rapporter " 6 ou 10 millions de dollars ".

Au bout du compte, avec la vente des actifs (château, terrains et appartements), on devrait s'y retrouver, selon M. Boyer, qui affirme être toujours resté en contact avec ELF, dont il a vu des dirigeants, " il y a trois ou quatre mois à Paris, chez eux ".

M. Boyer connaissait-il M. Pesenti, industriel italien, premier financier du comte belge ? Très peu. " Il y a dix ans ", Me Viollet avait recommandé à ce financier de s'adresser à Daniel Boyer. Il voulait développer aux États-Unis une société d'assurances. " Laquelle ?

- Je ne sais plus.

- Ital Mobiliaire ?

- Oui, je crois que c'est ça. Pesenti, je l'ai rencontré deux fois.

- Et vos liens avec le Vatican ? C'est vrai ?

- C'est faux. "

Si M. Boyer possède une société d'édition, la Prelate Corporation, éditant en français des livres d'art sur les collections du Vatican, c'est tout simplement qu'il y a deux ans des " amis " lui ont proposé l'affaire et qu'il a passé contrat avec la maison Belser Verlag, " qui a, elle, le contrat avec le Vatican ".

Le SDECE ? " Je connais pas. " La CIA ? Il n'en a jamais, ô jamais, été membre. Il est en revanche vrai qu'il a rencontré à Paris " en 1976, je crois, par un ami journaliste et écrivain, Dominique de Roux, M. Savimbi, leader de l'UNITA antimarxiste en Angola. C'était au George-V, Savimbi m'a dit qu'il était en contact avec des Américains. J'ai compris que c'était la CIA et lui ai dit que ça ne valait rien, que c'était le Congrès qui comptait. "

Un signe de vie du comte

M. Boyer contacte donc un très influent sénateur pour lui recommander que l'Amérique appuie M. Savimbi en Angola. Son intervention, dit-il, échouera totalement, et voilà tout. Il n'est un agent d'aucun service mais " il a des gens comme moi qui, vivant à l'étranger, se sentent un peu responsables et veulent être utiles, en renseignant non pas la CIA mais des sénateurs ou des amis politiques ". Toutes ces rumeurs colportées dans la presse sont donc des calomnies qui lui portent un tort considérable vis-à-vis de ses clients, et surtout du Parti démocrate où l'on vient demander des renseignements sur lui.

Il a été président des démocrates résidant en France de 1978 à 1982. " J'étais très proche de Mme Roosevelt ; à Paris, tout le monde passait chez moi, les sénateurs, Mme Carter, Mondale, etc. " Dans ces conditions, si les explications qu'il donne aujourd'hui au Monde ne suffisent pas à arrêter cette vague, alors il s'expliquera devant la presse américaine, dira tout et surtout que les sociétés nationales françaises " n'obéissent pas aux réalités économiques et commerciales normales, mais sont sujette, comme ELF ou Renault, à des pressions politiques ".

Ce week-end, M. Boyer attendait que M. de Villegas lui donne à nouveau signe de vie. " Quand il m'a quitté à New-York, il partait pour Los Angeles assister à une conférence. Tout ce qu'il savait, c'était qu'on parlait de lui dans les journaux. Nous avons passé la journée ensemble. Je lui ai tout raconté. Il m'a dit que cela ne le regardait pas, que les gens étaient méchants, que c'était un complot communiste et qu'Aldo démontrerait qu'il n'y avait pas de faux. "

Finalement, ce qui navre M. Boyer, c'est le discrédit d'ELF dans cette affaire. Et puis sa femme est très malade. Il a beaucoup de soucis. Pas une seule seconde, il n'est possible de savoir s'il croit ce qu'il dit ou à quel moment il n'y croit pas. Il nous retéléphonera " parce que le Monde est un journal sérieux ".

BERNARD GUETTA
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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 9:50


Daniel Boyer soutenait Savimbi ... Connaissait-il aussi d'autres "Freedom Fighters" ?

A History of the Hmong: From Ancient Times to the Modern Diaspora
Par Thomas S. Vang





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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 10:10


Il y a de nombreuses pages de la thèse suivante qui sont consacrées à Daniel Boyer (en néerlandais) :

https://biblio.ugent.be/input/download?func=downloadFile&recordOId=4175616&fileOId=4175676

(à partir de la page 382)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 11:09


Voir aussi Sidney Shore :





C'est un extrait de "VDB en de wapenfreaks" (Halt, jaargang 4, n° 2), un article de Jan Willems.

Pour mieux comprendre la partie suivante du schéma de Paul Latinus





il faut relire










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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 11:52


Vu que Daniel Boyer soutenait Savimbi, il a peut-être entendu parler de la réunion de Jamba en juin 1985. Outre Savimbi, il y avait Pa Kao Her (ELOL), un grand ami de Guillaume Vogeleer...





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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 12:03


L'argent des avions renifleurs semble bien avoir servi au financement occulte d'une certaine droite très anti-communiste.

Plus étonnant encore : Elf n'a pas porté plainte... car elle semble avoir été dédommagée par "Air Science" dont il a été question plus haut (Daniel Boyer, etc).

Il faut aussi noter (voir plus haut) :

AMI > Action Presse > support financier Villegas, VDB, Gol > Edimat...

et

AMI > Tavernier > (Bob Louvigny) > Mobutu > Cahen, Tempelsman, Devlin, Davignon

en se souvenant que Tempelsman était quasiment le représentant des USA en Angola (où il y avait beaucoup de diamants).

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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 19:08



Daniel Boyer était l'ami de Dominique de Roux


V...: Enquête sur l'affaire des «avions renifleurs»

Par Pierre Péan





Il est question de Dominique de Roux dans "Enquêtes sur la droite extrêmes" (R.Monzat, 1992).

Voir également "L'orchestre noir" (1978).

D'après ces deux ouvrages et des journaux portugais, Stefano Della Chiaie aurait succédé à De Roux comme conseiller militaire de Savimbi.

On parle aussi de Dominique de Roux dans un livre sur le BOSS (1981), une autobiographie du transfuge sud-africain Gordon Winter, ex-agent des services sud-africains (1963-1979 ?), réfugié en Irlande.

http://fr.scribd.com/doc/153226064/INSIDE-South-African-Apartheid-Secret-Police-Gordon-Winter

Dans les archives de la DNSA, il y a une conversation entre Kissinger et Deng Xiaoping à Pékin en 1975. Ils parlent de leur efforts communs pour soutenir l'UNITA et le FNLA, et mentionnent le rôle de la France (Kissinger: "We are working with France. They will send some equipment and training").







(...)





Parmi les chefs mercenaires liés au SDECE qu'on trouvait dans l'entourage de Savimbi il y avait Bob Denard (voir le site web orbspatrianostra).

Pour finir, il faut rappeler que pendant la guerre d'indépendance angolaise, Savimbi avait passé un pacte avec le régime salazariste et avait promis aux Portugais de combattre contre le MPLA. Source de cette information: les archives de la PIDE.

http://www.monde-diplomatique.fr/1986/12/CONCHIGLIA/39670

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luanda



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 20:09



herver dans le texte si dessut poster par vous
il est question du reverand pere dubois en compagnie de jean violet

fait t il partie du mouvement ouvrier chretien ?

y a t il un fils consacrer au moc et joc (mouvement ouvrier chretien ,et jeunesse ouvrier chretien)
ainsi que leurs pendant français et nerlandophone??
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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 20:21


Non... Le révérend père Dubois est un dominicain français qui a été chargé des missions spéciales pour le compte du Vatican. Je crois qu'il était aussi à la "Militia Sanctae Mariae Europe".

http://observatoiredesconspirations.over-blog.com/pages/les-avions-renifleurs-5261392.htm

(...) En 1955, Antoine Pinay alors ministre des affaires étrangères fait entrer Jean Violet à la délégation française de l'ONU à New York où il rencontrera le révérend père Dubois, dominicain français chargé des missions spéciales pour le compte du Vatican, un homme qui sera l'acteur des moments clefs l'affaire des avions renifleurs. Le responsable des dominicains en France, Jean René Bouchet, affirmera que ce père Dubois, mort en 1979, était mêlé à des affaires pour le moins troubles : financements clandestins, lutte contre la subversion en Amérique latine, soutien de l'église derrière le rideau de fer...

Sur la grand théâtre de la manipulation, on trouve un autre religieux, l'abbé Marnier, correspondant de l'abbé Dubois à Fribourg en territoire helvétique qui sera lui aussi présent à la signature des différents contrats liés à cette affaire, somme toute comparable à celle de la Matesa en Espagne (...)

Depuis 1948, le père Dubois, aujourd'hui décédé, a appartenu à différents groupes de défense des valeurs occidentales". Il fut ensuite aumonier principal du corps expéditionnaire en Indochine.

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luanda



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Sam 19 Juil 2014 - 21:25

Parallèlement, des sections nationales de la JOC sont créées en Italie entre 1943 et 1945, autour du père Esterino Bosco (it) et d'un groupe de l'Action catholique, autour du dominicain; en Espagne franquiste (Congrès de Valladolid de 1956), etc. Le premier congrès mondial a lieu à Rome en 1957.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeunesse_ouvri%C3%A8re_chr%C3%A9tienne

??
----------
si il est deceder en 79 ça n est pas celui ci

Pierre Dubois naît en 1931 à Plombières, près de Dijon. Il arrive au Chili en 1963 en tant que conseiller du Mouvement ouvrier de l’Action catholique et de la JOC (jeunesse ouvrière catholique). En 1983 il est nommé curé de la paroisse Notre Dame dans la poblacion La Victoria, un quartier renommé pour son militantisme et son opposition farouche à la dictature.

En septembre 1986, suite à l’échec de la tentative d’exécution de Pinochet par le Front Patriotique Manuel Rodriguez, la répression est féroce. Plusieurs opposants civils sont assassinés par les services secrets en quelques heures. Le père Dubois est violemment arrêté, battu et expulsé du Chili,

expulsé avec deux autres prêtres français le 12 septembre 1986 par décision gouvernementale. Peu avant, il avait reçu le Prix Oscar Romero
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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Dim 20 Juil 2014 - 13:08



Dominique de Roux: Le provocateur (1935-1977)
Par Jean-Luc Barré





http://tomblands-fr.blogspot.be/2012_12_01_archive.html




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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Dim 20 Juil 2014 - 13:33


http://unite.jean-jaures.org/unite/pdf/U562_000319401.pdf




(...)




La "Cagoule" est un groupe d'extrême droite actif dans les années 1930 en France.

Sur le C.N.I.P. :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_national_des_ind%C3%A9pendants_et_paysans

Antoine Pinay en a fait partie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Pinay





(...)



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HERVE



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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Dim 20 Juil 2014 - 13:59


Sur Florimond Damman :

https://biblio.ugent.be/input/download?func=downloadFile&recordOId=4175616&fileOId=4175676


notamment :






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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 8:35



http://www.ina.fr/video/CAB8100630901








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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 8:45


http://www.dailymotion.com/video/xfd63x_antoine-pinay_news




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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 8:56



Sur Valéry Giscard d'Estaing et Antoine Pinay ...


Valéry Giscard d'Estaing: Les ambitions déçues
Par Mathias Bernard




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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 9:10


LES SAVANTS ET LE POLITIQUE












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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 9:17


Valéry Giscard D'Estaing et l'Allemagne: Le double rêve inachevé
Par Michèle Weinachter





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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 9:26



La dérive de l'économie française 1958-1981
Par Georges Dumas






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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Lun 21 Juil 2014 - 9:41

Their Kingdom Come
Par Robert Hutchison


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Mar 22 Juil 2014 - 8:16



Les grands dossiers criminels en Belgique, Volume 1








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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Mar 22 Juil 2014 - 8:42


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MessageSujet: Re: Les avions renifleurs   Mar 22 Juil 2014 - 9:18


Au sujet du "Cercle" et de l'affaire Langemann, voir la page 3 de

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1939p30-le-cercle-pinay

(articles du Spiegel traduits par David Teacher)

Il en est aussi question dans

V...: Enquête sur l'affaire des «avions renifleurs»

Par Pierre Péan

notamment





_ _

A noter aussi : Alain de Villegas et Florimond Damman ont un lien familial...

Le schéma de Paul Latinus, qui cite Violet et de Villegas, est donc proche de l'entourage de Florimond Damman ...

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