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 Van Esbroeck, Léopold

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HERVE



Nombre de messages : 11296
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Mer 25 Juil 2012 - 15:07



Il est intéressant de relire ce que Bultot a écrit sur Van Esbroek ...

http://mozsnake.skyrock.com/4.html

Extraits :

décembre 1984

Au Réveillon de Noël, j'aurai la surprise d'être invité au restaurant le MACON par FREDDY GODEFROID. Il est heureux et libre. Nous devisons joyeusement pendant le réveillon et je me ramasse même une joyeuse cuite. En face de moi, son ami de longue date, toujours souriant et affable : LEOPOLD VAN ESBROEK.

(...)

Au début de cette année qui s'annonce prometteuse, Axel van RYSEL, le mari Claudine, vient me demander un bien étrange service. (...)

Néanmoins, je décide de l'aider après qu'il m'eut promis qu'une partie des bénéfices iraient à Claudine. Je le mets aussi directement en garde : mon rôle consistera uniquement à le mettre en contact avec un receleur, le reste est SON affaire.

Je pense donc tout naturellement à VAN ESBROEK et par l'intermédiaire d'une assistante sociale qui détient son adresse, je reprends contact avec lui. A notre premier entretien, il se montre directement d'accord et semble même n'avoir aucun problème en ce qui concerne quantité, modèle, marque, etc. Je réunirai donc chez moi VAN RYSEL et VAN ESBROEK afin qu'ils puissent se rencontrer. Ils discuteront sans que j'intervienne et aboutiront à un accord. Tout le monde se quitte, mon intervention est donc terminée ! Cependant, un soir vers minuit, VAN ESBROEK me téléphone pour m demander l'adresse de VAN RYSEL car il doit lui fournir la marchandise le soir même. Ne connaissant pas moi-même le nom de la rue mais comme je connais le chemin, je me propose de lui indiquer la voie. Rendez-vous est pris devant un établissement bien connu de tous : le cimetière d'Evere. J'y arrive le premier. Un cimetière, la nuit, en hiver, c'est vraiment sinistre ! Je m'en veux de m'être laissé embarqué dans cette galère. L'hiver, la nuit et le cimetière ont sérieusement décoloré mon visage. En arrivant à minuit accompagné de son complice DOMINIQUE SALESSE, VAN ESBROEK m'achève par ce mensonge :
« Je viens tout juste d'aller voler ces vidéos !! »
En fait, l'enquête prouvera qu'il a bien volé ces vidéos mais comme le vol a eu lieu à cinq heures du matin, il ne pouvait donc s'agir de la même nuit. Me rendant compte du pétrin dans lequel je me suis bêtement jeté, je débarque livide au domicile de VAN RYSEL. En dix minutes, les deux comparses vont décharger leur camionnette, encaisser l'argent de VAN RYSEL et disparaître. Axel est content, et moi aussi, que cette affaire soit terminée et je rentre chez moi.

(...)

Antoine DELSAUT me demande cependant de lui rendre visite. Antoine est un militaire belge retraité. Avec son épouse, il partage son temps entre le tir (il fut membre de mon club) et la collecte de menus renseignements pour la Sûreté de l'Etat. (...)

Arrivé à son domicile, je suis surpris d'entendre formuler par Antoine une demande pour des vidéos VHS ! En fait, surpris et pas surpris... Les autres amis n'ayant absolument pas réfuté l'offre pour des raisons morales mais bien pratiques ! Il m'explique qu'il souhaite ces vidéos pour ses fils et lui-même et que de toutes façons, il compte les installer dans ses appartements en Espagne. Antoine en désire trois exemplaires. Renseignements pris auprès de VAN ESBROEK, il lui en reste encore 'de stock' !!!

Rendez-vous spécial pris devant le domicile de DELSAUT, où VAN ESBROEK laisser son véhicule devant l'immeuble. Antoine descendra, déchargera les appareils et laissera une enveloppe avec l'argent dans la boîte à gants. VAN ESBROEK surveillera la scène à distance et récupérera ainsi son véhicule. Je n'ai touché aucun centime dans cette affaire et les protagonistes de cet épisode « video-recorder » vont tous me nuire dans les mois à venir.

(...)

La personne envoyée par GODEFROID n'est autre que ... VAN ESBROEK. Il me remercie d'avoir pensé à lui pour VAN RYSEL et DELSAUT. Cette opération lui rapporte la jolie somme de 250 000frs. Il se dit prêt à m'aider afin de me renvoyer l'ascenseur !!!

J'ai besoin d'argent, 17.000 FB, plus de 9.000 FB de location d'emplacement au port.
J'explique à VAN ESBROEK que pour m'en sortir et rentabiliser le bateau au maximum, je dois disposer d'au moins 200.000 FB. Pour lui, cette somme ne pose aucun problème mais je dois l'aider à la réaliser.
Il m'explique alors les raisons de sa collaboration avec Freddy GODEFROID (Freddo) du temps où ce dernier était commissaire.
VAN ESBROEK était un indicateur officiel, c'est-à-dire que le milieu criminel le reconnaissait comme tel.
La combine se démonte comme suit : un voleur disposant d'un butin déjà considérable prend contact avec VAN ESBROEK et lui donne les caractéristiques de l'objet volé (voiture de luxe, fourrures, bijoux, etc.). VAN ESBROEK alerte son ami Freddo qui recherche la désignation du crime dans le B.C.S. (Bulletin Central du Signalement). Muni des informations nécessaires, Freddo téléphone à l'assurance du bien volé et l'informe qu'un indicateur est prêt à lui rapporter le bien contre une récompense. Celle-ci est, comme par hasard, de plus ou moins 10%, soit la valeur accordée aux receleurs.

La compagnie paie, et le partage s'ensuit entre le voleur, l'indic et parfois le flic.
Moralité (sic !)de l'affaire : le voleur est content, il ne prend pas de risque en cherchant un receleur trop bavard ; l'indic est content, il donne un coup de fil et il touche de l'argent ; le flic est content, son efficacité est louée par tous (ses supérieurs, l'assurance, la victime et les truands) et il touche de l'argent ; la victime du vol est contente car elle récupère son bien ; l'assurance est contente car ignorante de sa qualité de victime, elle ne paie que 10% de la valeur du bien volé.
Bref, l'arnaque parfaite !!!
VAN ESBROEK m'explique qu'il a trouvé un nouveau partenaire depuis Freddo et qu'il gagne ainsi énormément d'argent. De plus, il m'invitera dans un somptueux restaurant de la Grande Place à Bruxelles tenu par un de ses amis.
J'y apprends que les courses truquées fleurissent aussi au palmarès de VAN ESBROEK.
Si je n'avais entendu cette conversation de mes propres oreilles, je n'aurais jamais cru que ces magouilles existaient bel et bien en Belgique.
Il existe cependant une lacune grave dans les explications que me donne VAN ESBROEK : j'apprendrai en 1986, soit bien après mon départ au PARAGUAY, qu'il était aussi un expert en hold-up.
Il sera condamné en 1987, à vingt ans de prison, pour plusieurs hold-up et escroqueries.
Il me cachera soigneusement cette « activité ».
Pour l'instant, il me propose de revendre certains titres lui appartenant. Mais comme, me dit-il, il se méfie de la gendarmerie qui traque les indics de la police judiciaire, il me déclare qu'il ne souhaite pas attirer l'attention sur lui en se présentant en personne au guichet d'une banque.

(...)

Me voilà donc rassuré et c'est le cœur léger que je reprends contact avec VAN ESBROEK.
Il m'invite à son domicile, rue des Deux Gares à Anderlecht.
Une surprise spéciale m'y attend !
VAN ESBROEK y habite avec son amie et sa fille un appartement des plus minables.
Tout y est vieillot et usé.
Devant mon étonnement, VAN ESBROEK se met à rire ! Personne ne peut ainsi imaginer qu'il a de l'argent bien caché. Il m'avoue même qu'il perçoit une allocation du C.P.A.S. (service social) de la commune d'Anderlecht.
Assis dans un fauteuil branlant, je regarde VAN ESBROEK préparer une place sur la table.
Le gros chat de la maison vient me renifler d'un air méfiant.
Safari, son amie, et sa fille s'éclipsent dans la cuisine.

Il règne une légère odeur d'urine de chat assez désagréable.
La mallette de VAN ESBROEK s'ouvre : un paquet d'obligations d'une valeur d'un million et demi de francs s'offre à mes yeux. J'oublie le sinistre appartement, son décor passé, ses chaises bancales et ce chat nauséabond, une pensée m'envahit : je vais sortir du pétrin !!

(...)

Je lui redemande les titres et vais tout remettre à VAN ESBROEK.
Il n'a pas l'air du tout affolé et me rassure. Il ira voir Louis S. plus tard pour régler ce problème mais qu'à cela ne tienne, il me passe le jour-même un autre paquet d'obligations.
Au début, je refuse, mais comme j'ai le contrôle de la Banque, je ne vois pas ce que je risque !
C'est ce qui fera ma perte, plus tard. On me reprochera d'avoir contrôlé, donc d'avoir des doutes, donc d'être complice.
Le piège tendu est vraiment diabolique.
En remettant le nouveau paquet d'obligations, je demande à Louis de bien vouloir procéder à plusieurs vérifications et ce en présence de VAN ESBROEK qui m'accompagne jusqu'à Assubel.
Les contrôles prendront une semaine et Louis m'assure que les trois contrôles sont négatifs, pas une seul titre douteux.
Je lui demande donc de les mettre en vente mais voilà, une semaine plus tard, ils n'étaient toujours pas vendus.
VAN ESBROEK se fait menaçant : il m'a confié un million et demi en titres et sans reçu, il accepte les contrôles, je lui annonce que tout est OK et il ne voit pas venir son argent.
J'en parle à un visiteur de prison, ancien directeur général d'une très grosse entreprise, actuellement en retraite. Je lui demande de m'expliquer la raison du retard de cette vente.
Il me regarde étonné, téléphone à sa banque et me conseille d'y aller de sa part.
Je redemande les titres au banquier d'Assubel et me rends avec VAN ESBROEK à la banque BBL de Forest, place Saint–Denis.

Le responsable prend les titres, paie les coupons et nous dit qu'il me téléphonera dès qu'il aura des nouvelles.
VAN ESBROEK, agacé par ces retards successifs met cependant les titres à son nom. Je comprendrai plus tard que rassuré par les contrôles, il n'a plus rien à craindre.
Je laisse néanmoins mon nom et mon adresse car VAN ESBROEK n'a pas le téléphone.
Deux jours plus tard, alors qu'entre-temps j'avais vu Freddy GODDEFROID qui m'avait aussi rassuré sur VAN ESBROEK, ce dernier désire me voir le soir.

(...)

En fait, VAN ESBROEK avait réussi son coup d'une manière magistrale !
Donc, je n'ai plus qu'à me retirer et à le laisser encaisser l'argent. Tous les contrôles sont négatifs, je vais me débrouiller autrement pour trouver de l'argent.
Je dois dire cependant que l'affaire des 200 millions me tarabustait.
Mais qui peut dire honnêtement qu'il ne serait pas tenté ? Oui, je sais, ceux qui les possèdent déjà, et encore...
Je termine sur cette conclusion qui me rassure :
Ma conscience avait résisté au tiers des 200 millions.
Le matin du 12 mars, je me lève avec une décision bien ferme : je ne dis rien et VAN ESBROEK empoche tout. Point final.

Comme par hasard, le lendemain, de bonne heure, la banque me téléphone par l'intermédiaire d'une ravissante voix féminine. Elle me déclare que l'argent attend à la banque. Je demande, en masquant mon inquiétude si tout est sans problème : réponse affirmative.
Sachant que VAN ESBROEK téléphone tous les jours à 11 heures, je lui dis que sûrement il sera là vers 15 heures.
Effectivement, VAN ESBROEK me téléphone, je lui dis que son argent l'attend à la banque et qu'il peut aller le chercher sans problème.

(...)

Les membres de la P.J. ne me disent rien pendant le trajet qui me conduit de Uccle jusqu'au Palais de justice.
Malgré mon émoi, je m'efforce à réfléchir le plus intensément possible.
Les titres ont été vérifiés, je me suis présenté sous ma véritable identité, VAN ESBROEK n'a pas intérêt à me vendre, sinon il ne touche rien (ou alors, il y a peut-être un immense piège pour lequel il a d'autres avantages ?).

(...)

Persuadé que je vais être arrêté, j'omets volontairement de parler du banquier d'ASSUBEL, Louis S., afin de ne pas le mettre, comme moi, dans un pétrin impossible. Je ne parle pas non plus de la déclaration de la veille de VAN ESBROEK, me déclarant la provenance des titres.
BORSU a l'air de beaucoup s'amuser de ma déclaration. Que cache-t-il donc ?
Lorsque ma déclaration est terminée, il déclare faussement être navré pour moi mais :
« Vos déclarations ne concordent absolument pas avec celles de VAN ESBROEK ! »

En effet, il me déclare que VAN ESBROEK m'accuse de connaître depuis le début, l'origine délictueuse des titres et que je travaille dans des tas de « magouilles » avec des tas de truands.
Il ajoute même que je suis un véritable expert en conseil de banditisme mais ne cite aucun truand pour lequel je ... travaillerais.
Pour le coup, je suis solidement estomaqué !
BORSU se montre paternaliste :
« Avouez et vous serez soulagé ! »
Et ce, avec un tel accent de sincérité qu'il aurait converti une tribu de cannibales au végétarisme !
Cette hypocrisie, loin de m'ébranler, me renforce davantage. Je demande à être confronté et ma proposition lui va justement à ravir.
En me voyant arriver, VAN ESBROEK me jette un coup d'œil furieux. Il ne manque vraiment pas de culot après les déclarations qu'il a faites contre moi, alors que moi je n'ai rien dit qui soit de nature à lui nuire !
Il me faut peu de temps pour comprendre que la P.J. lui a fait croire que je l'avais dénoncé. D'où ses déclarations complètement absurdes de méchanceté.
Devant BORSU, je lui déclare :
« Mais enfin Pol, pourquoi t'acharnes-tu contre moi qui suis arrêté comme toi ? »
D'abord incrédule, il s'aperçoit ensuite qu'on s'est joué de lui.
Brusquement, il déclare à BORSU qu'il faut acter immédiatement qu'il retire ce qu'il vient de dire contre moi.
Je jubile tandis que BORSU fulmine. Il arrête de taper à la machine et malgré mes protestations, il interrompt notre confrontation.

(...)

_ _ _


Dès que l'on parle de Dominique Salesse, on pense au récent portrait-robot qui lui ressemble tant ...


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Henry



Nombre de messages : 1996
Date d'inscription : 08/04/2007

MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Mer 25 Juil 2012 - 18:13

HERVE a écrit:



Dès que l'on parle de Dominique Salesse, on pense au récent portrait-robot qui lui ressemble tant ...



En effet et alors là, il est intéressant de lire le bouquin de LVE "Lettre ouverte aux tueurs du Brabant"
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HERVE



Nombre de messages : 11296
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Ven 31 Mai 2013 - 8:45


Voici un extrait :




















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totor



Nombre de messages : 1060
Date d'inscription : 11/11/2012

MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Ven 31 Mai 2013 - 14:34

tiens alain vincx.....je ne savais pas qu'il avait fait de la prison
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dim



Nombre de messages : 1619
Date d'inscription : 28/10/2008

MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Ven 31 Mai 2013 - 14:37

voir aussi l'ex gendarme Lu. c B ou. ch a t , pour en savoir plus sur ses escroqueries...?
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MessageSujet: Re: Van Esbroeck, Léopold   Aujourd'hui à 9:13

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