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 GLADIO

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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 15:11

Catena fut créée avant l'OAS et fut internationale, regroupant dans ses rangs des allemands, italiens, français, espagnols et autres. Ils appuyèrent les activistes de l'OAS en Allemagne, France, Hollande, Belgique (et oui..). Les agents du SISMI et les néo-fascistes italiens en fuite dès le début des investigations sur les attentats en Italie furent aussi évacués grâce à cette organisation vers l'Espagne puis le Paraguay quand les choses sentirent le brûlé en Europe.
Le noyautage du Stay-behind fut général dans toute l'Europe et organisé par Catena et d'autres groupuscules qui n'était en fait que des excroissances de celle-ci, mais fut particulièrement intense en Italie.

Dans la simplification abusive n'est jamais la réalité.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 15:23

Catena d'ailleurs copia son modèle sur l'"organisation Martin Bormann" qui s'occupait principalement de l'évacuation et appui aux nazis en cavale. Elle collabora beaucoup aussi avec cette organisation qui continuait ses activités en Europe alors qu'il n'y avait plus grand monde à évacuer. L'une profita de l'autre, et c'est la raison pour laquelle on les retrouve tous méli-mélo en Amérique du Sud. Pour ces gens là, Spaggiari était un clown. Il est d'ailleurs plus que probable qu'il s'est fait nettoyer par eux, le pécule qu'il a pu emporter là-bas.
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michel
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 15:33

"Organisation Martin Bormann"? Mal nommée alors. Bormann est mort en 1945 à Berlin. Mais il est vrai que l'on a cru longtemps qu'il avait pris la fuite en Amérique du Sud.

Pour info ce petit texte (de ma plume, dans une ancienne vie) :




LA RECHERCHE DE MARTIN BORMANN

La Vérité, l'âpre Vérité
Danton



Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitule. Le troisième Reich qui devait durer 1000 ans n'aura tenu que douze années. Dans l'euphorie de la victoire, les alliés (France, Angleterre, Russie et Etats-Unis) décident de juger les principaux dirigeants nazis qui seront poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'Humanité.
Leur procès s'ouvrira à Nüremberg en novembre 1945, ville dont le symbolisme n'échappera à personne. Les hauts dignitaires du régime national-socialiste seront condamnés à des peines à la mesure des crimes très graves qui leur sont imputés.
L'amiral Dönitz et le baron Konstantin Von Neurath seront condamnés respectivement à 10 et 15 ans de prison.
Baldur Von Schirach (celui qui a popularisé l'expression "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver") et Albert Speer seront condamnés quant à eux à 20 années de prison.
Rudolph Hess (l'homme qui avait tenté de convaincre les Anglais de s'allier aux nazis contre les bolchéviques), Walter Funk et l'amiral Erich Reader écoperont de la réclusion perpétuelle.
Hermann Göring, Joachim Von Ribbentrop, Ernst Kaltenbrunner, Alfred Rosenberg, Hans Frank, Wilhem Frick, Arthur Seyss-Inquart, Julius Streicher, Fritz Sauckel, Wilhem Keitel, Alfred Jodl et Martin Bormann (par contumace) seront condamnés à mort.
Les condamnés à mort seront tous exécutés par pendaison le 16 octobre 1946 à la notable exception d'Hermann Göring qui parviendra à se suicider peu avant son exécution au plus grand désespoir a-t-on dit de son gardien de prison.
Un seul des condamnés à la peine suprême prononcée par le tribunal de Nüremberg ne sera pas pendu : Martin Bormann, le secrétaire particulier d'Adolph Hitler. Pourquoi? Tout simplement parce que Martin Bormann a...disparu. Il n'était d'ailleurs déjà pas présent lors de son procès et fut jugé par contumace.
DANS L'OMBRE DU FURHER
Bormann est un nom peu connu du grand public et même de certains historiens. Il n'atteindra jamais la triste notoriété de certains autres responsables militaires et politiques nazis tels Himmler, Goebbels ou encore Göring. Pourtant, Martin Bormann fut l'un des hommes les plus importants du troisième Reich. Porteur du grade de général SS, responsable de la Chancellerie, Bormann était à la fois le confident, le conseiller particulier et le secrétaire d'Adolph Hitler. On peut même considérer qu'il était virtuellement le numéro 2 du régime. Discret, il vivait dans l'ombre du fürher, il était l'ombre du fürher. Celui-ci ne prenait aucune décision avant d'en parler à Bormann qui, lui, ne ratait jamais une occasion d'influencer Hitler. Martin Bormann était un antisémite pur et dur, fanatiquement opposé à la religion chrétienne et au communisme. Bormann ordonnera personnellement de nombreux massacres et sera à l'origine du programme massif d'euthanasie des malades et autres indésirables aux yeux des hommes de la race supérieur.
BERLIN, AVRIL 1945
Fin avril 1945, Berlin est sur le point de tomber aux mains de l'armée rouge. Seuls quelques vieillards et des adolescents, presque des enfants, seront inutilement sacrifiés afin de défendre la capitale historique du Reich.

Au fond de son bunker, Adolph Hitler sait que tout est perdu. Entouré de quelques-uns de ses fidèles, il se donne la mort tout comme sa maîtresse Eva Braun. Peu de temps après, Goebbels fera de même après avoir fait empoisonné ses propres enfants.
Martin Bormann qui avait décidé de rester avec Hitler jusqu'au bout ne veut pas lui se suicider. En compagnie d'autres proches du fürher, Bormann décide de quitter la ville prise par les Soviétiques. Mission pourtant apparemment impossible et fort risquée. Les soldats russes sont partout et contrôlent tous les points stratégiques de la ville. Bormann décide cependant le tout pour le tout. Avec le docteur Stumpfegger, le très étrange praticien d'Adolf Hitler, il tente de forcer les lignes soviétiques. C'est à partir de cet instant que l'on perd la trace de Martin Bormann. Plusieurs témoins dont le chef des jeunesses hitlériennes Arthur Axmann affirmeront avoir retrouvé les cadavres des deux hommes dans les ruines de Berlin. Le carnet secret de Bormann fut même retrouvé sur le cadavre (ou à côté selon les versions) qui fut inhumé sur place.

Les témoignages recueillis sur la mort de Bormann à Berlin resteront contradictoires et donc contestables. Mais quelle crédibilité peut-on apporter à ces témoignages? Les témoins n'ont-ils pas tenté de couvrir la fuite de Bormann? Le doute est donc bien présent. A un point tel que personne, à commencer par les juges du tribunal de Nüremberg, n'imagine un seul instant que Martin Bormann, un militaire rusé et intelligent, ait pu trouver la mort. On pense communément à l'époque que le secrétaire d'Hitler est parvenu à prendre le chemin de la liberté sans laisser de traces.
CHASSE A L'HOMME
En 1960, le Mossad, les services secrets israéliens, les meilleurs du monde dit-on, va mener la plus incroyable opération d'enlèvement d'un haut dignitaire nazi en fuite. Après de longs mois d'observations, un commando israélien sous les ordres de Hisser "le Préposé" Harel parvient à captuer Adolf Eichmann qui s'était réfugié en Argentine. Eichmann sera emmené dans le plus grand secret en Israël afin d'y être jugé. Interrogé par les enquêteurs de l'Etat hébreu sur Martin Bormann, Eichmann affirme que celui-ci est encore en vie mais dit aussi ignorer l'endroit où il se trouve.
Celui qui sera le plus intrigué par la disparition d'Eichmann sera le célèbre chasseur de nazis Simon Wiesenthal. Wiesenthal va s'efforcer de récolter un maximum de témoignages sur les derniers moments de l'ancien Reichleiter. Il sera rapidement convaincu, comme le seront les fils de Bormann, que celui-ci est parvenu à fuir Berlin en mai 1945. Bormann aurait bénéficié à ce moment de l'aide du réseau Odessa, une organisation secrète qui venait en aide aux nazis en fuite en les cachant dans un premier temps puis en les aidant à rejoindre des contrées où on leur témoignait au minimum d'une certaine sympathie (Amérique du Sud, Proche-Orient). Martin Bormann serait parvenu à se cacher au Brésil via l'Italie. Plusieurs témoins viendront corroborer cette thèse dont notamment cette ressortissante allemande qui déclara à Wiesenthal avoir croisé Bormann en 1956 dans un autobus à Sao Paulo.
Lorsque en 1967 Simon Wiesenthal publia son remarquable ouvrage Les Assassins sont parmi nous où il conte dans le détail sa longue traque pour traduire les criminels de guerre nazis en Justice, il était absolument persuadé que Martin Bormann se cachait quelque part en Amérique du Sud.
Simon Wiesenthal qui était un homme sage et prudent, une double qualité devenue trop rare de nos jours, se trompait...
Wiesenthal ne sera pas le seul à porter de l'intérêt au Reichleiter Bormann. Le parquet de Francfort qui avait hérité du dossier pénal du tribunal de Nüremberg offrait une somme de 100 000 marks (25 000 dollars) à quiconque donnerait une information permettant sa localisation et sa capture.
Les Israéliens, eux aussi, rêveront pendant longtemps de mettre la main sur Bormann. Les agents israéliens suivront plusieurs centaines de pistes menant à lui. Martin Bormann aurait été vu en Australie, en URSS, en Italie, en Allemagne, au Chili, au Brésil ou encore au Paraguay. Martin Bormann était partout et il était nulle part. Martin Bormann restait insaissisable.
La presse allemande va aussi se passionner pour le dossier Bormann devenu célèbre en Allemagne. Tout ou presque a été écrit et dit sur le sujet. Les rumeurs les plus folles ont circulé sur Martin Bormann comme ce fut le cas avec également Mengele, Eichmann ou Barbie. Ne fut-il pas dit qu'Adolf Hitler lui-même avait survécu au siège de Berlin? Pour une certaine presse, le sensationnalisme de bas étage prime et tant pis pour la vérité et la déontologie. Heureusement qu'il existe des journalistes qui ont conservé une forte dose de bon sens et qui font honneur à leur profession. En 1965, l'un d'eux du nom de Jochen von Lang, reporter au célèbre magazine Stern va retrouver un homme qui affirme avoir enterré Bormann et Stumpfegger de ses propres mains en mai Berlin. Il faudra encore attendre plus de sept ans pour que des fouilles soient effectuées à l'endroit indiqué 1945 par le témoin . A la surprise générale, on retrouvera deux squelettes qui seront immédiatement expédié à l'Institut médico-légal pour expertises. Les spécialistes de la médecine légale feront une première découverte fort intéressante : des débris de verre entre les dents. Or, on sait que certains nazis ne voyageaient jamais sans se munir de capsules de cyanures destinées à se donner la mort si nécessaire. Par les suite, les médecins légistes vont comparer les deux corps retrouvés avec les dossiers médicaux de Stumpfegger et de Bormann conservés dans les archives de la République fédérale d'Allemagne : Martin Bormann s'est suicidé en 1945 à Berlin. Convaincu par le bien-fondé des expertises., le parquet de Francfort classa définitivement le dossier.
On crut donc que le mystère Bormann était terminé. Ce ne fut pas le cas. Certains refusèrent encore d'accepter les conclusions pourtants rigoureuses des experts. Et on continua malgré tout à signaler Bormann ici et là à travers le globe.
MARTIN BORMANN (1900-1945)
C'est en 1993 que le nom de Martin Bormann va tel le monstre du Loch Ness refaire son apparition à la une de l'actualité. Cette année-là un journaliste du Stern, qui était déjà l'inventeur (si l'on peut dire) des faux carnets d'Hitler, écrivait qu'il s'entretenait régulièrement par téléphone avec Martin Bormann réfugié au Paragay. Un an plus tard, un ex-agent du KGB affirma que Bormann s'est réfugié après la guerre en URSS où il serait mort après avoir longtemps collaboré avec les services secrets soviétiques. Une information qui rejoignait celles en possession depuis fort longtemps des services secrets ouest-allemands. Ces nouvelles rumeurs eurent le mérite d'excéder au plus haut point les fils de Martin Bormann surtout que deux femmes affirmèrent avoir eu des enfants avec lui après la seconde guerre mondiale. Ils demandèrent donc que soit effectué une analyse ADN mitochondrial. Cette technique fut déjà employée pour identifier les restes du docteur Mengele, un autre nazi en fuite. Les résultats de l'analyse furent rendus public assez vite : le corps enterré en 1945 à Berlin était bien celui de Martin Bormann.
C'était cette fois de manière définitive la fin du mystère.
DESINFORMATION, MANIPULATION, INTOXICATION
Comment dès lors peut-on expliquer que la rumeur de la survie de Bormann ait pu ainsi perdurer pendant plus d'un demi-siècle?
Les historiens sont formels sur un point : un grand nombre d'histoires colportées sur le Reichleiter le furent à l'initiative du KGB. C'est une opinion qui fut finalement d'ailleurs partagée par Wiesenthal. Les motivations des Soviétiques restent cependant encore assez floues. Au départ, il existait probablement une volonté délibérée d'intoxiquer l'Occident en propageant des fausses informations qui gênaient particulièrement les services de renseignements israéliens et la Justice allemande. C'était une façon comme une autre de destabiliser l'Occident. Une telle manipulation permettait également de démontrer que des nazis comme Bormann bénéficiaient de la protection de certains régimes de droite amis des démocraties libérales. Les communistes pouvant espérer ainsi se présenter comme l'ultime rempart contre un éventuel retour du nazisme au pouvoir en Europe de l'Ouest. La propagande du parti pouvait ainsi rassurer les camarades : aux portes du monde libre, l'armée rouge veillait... Intoxication, manipulation, propagande, désinformation : des tecchniques parfaitement appliquées par les maîtres du Kremlin.
On peut également imaginer que certaines pistes furent fabriquées de toutes pièces par certains nazis en fuite, des seconds couteaux qui pouvaient compter sur l'aide de nostalgiques et de néo-nazis. Pendant que les chasseurs des criminels de guerre perdaient une énergie et un temps considérable à poursuivre un fantôme les autres fuyards pouvaient espérer échapper aux poursuites.
Enfin, il y a les témoins dont la bonne foi n'est pas discutable. Ceux-là ont cru voir ou reconnaître celui qui fut le principal conseiller d'Hitler. Mais après la guerre, certaines rencontres ou certaines coïncidences pouvaient réveiller des souvenirs douloureux et fortement chargés d'émotion d'où le besoin absolu de témoigner. Tous furent dans l'erreur mais peut-on leur en vouloir quand on connaît la souffrance qu'ils ont enduré et leur soif de justice?
En choissisant de rejoindre son maître, Martin Bormann a préféré la mort au déshonneur. Il respecta ainsi jusqu'au bout le devise des SS "Ma fidélité est mon honneur". Le suicide fut l'ultime acte de cet homme pour qui la vie humaine et à plus forte raison celle d'un Juif n'avait aucune valeur.

SOURCES
Pesnot, Patrick : Les Détectives de l'impossible, Denoël, Paris, 1999
Picaper, Jean-Paul : Sur la Trace des trésors nazis, Tallandier, Paris, 1998
Wiesenthal, Simon : Les Assassins sont parmi nous, Opéra Mundi, Paris, 1967

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"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 16:41

Ils ont surement appelé leur organisation du nom d'un de leurs symboles du mystère entourant le devenir de certains d'entre eux, je suppose. Mais l'organisation Martin Bormann est connue et ses activités plus ou moins répertoriées. Notez que l'on parle de l'immédiate après guerre dans leur cas, et du milieu des années 50 pour l'apparition de Catena.

De toutes manières les noms changent et les organisations restent les mêmes, ou les noms prennent une signification différente selon l'origine de qui l'utilise. Mêmes les services secrets font ça. Dès qu'il y a une réforme, on change d'abord le nom, pour bien marquer le changement au vu de la population. Ça permet de ne pas charger tout le temps, tout le passé sur le dos.
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michel-j



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 19:16

Merci pour ce précision pour l'organisation CATENA... que je savais, en effet, antérieure aux "filiales" du SDECE... notamment au travers de certains trafics d'armes en méditérannée... mais l'ampleur du phénomène m'avait échappé.

Peut-on en connaitre les sources... ou, pour le moins, le degré d'implication des nervis du milieu "marseillais" dans la structure vers les années 58 ?
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 19:33

Le problème est que ces gens fuient comme de la peste tout ce qui ressemble à milieu ou mafia. Mais entendons-nous bien. Ils les contactent volontiers quand il n'y pas d'autres moyens, mais ils y a chez eux un idéalisme incompatible avec ce qu'ils appelleraient un manque de vision politique et un opportunisme classique des mafieux. Des gens comme le prince Borghese, Delle Chiaie ou Gelli se sentaient beaucoup plus à l'aise en Espagne que fréquentant la pègre, surement aussi parce qu'ils sont au moins aussi dangereux qu'eux, sinon beaucoup plus.
Un symptôme de cette sainte horreur est très visible dans la chronologie de la guerre sale contre ETA en Espagne, ou jusqu'en 1976 étaient employés des purs et durs de l'OAS genre Jean-Pierre Chérid. Ce n'est que plus tard que l'Espagne recrutera dans la pègre.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 19:38

D'ailleurs les graves problèmes de la loge P2 ont commencé sur deux versants. Les américains qui ont fait parler à Sindona et la mafia qui a voulu contrôler le tout, comme ils l'ont toujours fait.
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m verdeyen



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mar 5 Jan 2010 - 22:49

A lire tout ça, plus que jamais : Force et Honneur sont devenus : Dommage et Tristesse ! Pauvre pays.
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michel-j



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 9:39

Concernant l'usage des "bras" de la pègre en matière de basse politique (ou de politique tout court dans de nombreux cas), même avec des hauts-le -coeur pour certains organisateurs, cela reste un grand classique. Les "frontières" entre truanderie et politique, police et truanderie, service de renseignements et truanderie sont particulièrement poreuses. Ces déficiences constantes font d'ailleurs les choux gras de la presse d'investigation.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 10:19

Oui mais regardez ce qu'ont fait les "novios de la muerte" (fiancés de la mort) en Bolivie, dirigés par Barbie, avec Delle Chiaie, Pagliai, Fiebelkorn, Leclerc... C'était du travail de gros bras et pas un truand là-dedans. Pourtant ils n'auraient pas eu beaucoup de mal à recruter là-bas surtout à cette époque. Je crois plutôt que quand ils peuvent se passer de la pègre, ils ne s'en portent que mieux. Par contre, pour le même genre de travail en Europe, là oui, c'est trop chaud, ils préfèrent ne pas se mouiller car il n'y a pas ou moins de couverture politique.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 10:39

Tenez pour illustrer le style de l'amusement bolivien de ces gens:
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HERVE



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 11:04

Le document suivant pourrait vous intéresser :
[size=25]
Le réseau Gladio et la démocratie confisquée
[/size]
http://www.amnistia.net/news/enquetes/gladio/gladio0.htm

[size=29]G[/size][size=16]ladio/stay behind est l’épicentre d’un réseau clandestin
implanté dans les principaux pays d’Europe occidentale et sous contrôle de l’OTAN. Il comprend dans sa structure des responsables politiques anticommunistes, des hauts fonctionnaires d’Etat, des représentants de la hiérarchie militaire ainsi que des membres
appartenant à des organisations clandestines liées à l’extrême
droite. L’origine de cette organisation parallèle, dont les leviers de commandement se trouvent à Washington, se situe à la fin de la deuxième guerre mondiale.

Après Yalta, les deux blocs, américain et soviétique s’affrontent dans une guerre souterraine faite de réseaux, de services, de corruption, de contrats économiques, ainsi que de l’exhibition de la puissance militaire.

C’est la guerre froide. Sur le vieux continent, chaque pays est traité par les libérateurs américains selon sa spécificité politique. La France gaulliste est étudiée avec attention et méfiance. Elle est en effet le seul
pays libéré stratégiquement important, qui a néanmoins réussi à refuser le protectorat américain auquel elle était destinée après une guerre qui l’avait vue capituler devant l’armée du Reich et s’humilier dans la collaboration du régime de Vichy.
[/size]
[size=16]
L
[/size][size=16]a guerre de l’ombre dans l’Hexagone se joue donc sur plusieurs plans. De Gaulle, pour préserver sa pleine souveraineté, n’hésite pas à recycler les anciens fonctionnaires de Vichy dans l’appareil d’Etat. Dès le débarquement allié en Normandie, il assure la continuité de l’administration française. A l’instar de Papon, de nombreux préfets passent directement de la francisque à la croix de Lorraine sans autre forme de procès. De Gaulle doit, en effet, faire face d’une part à la présence de l’armée américaine, qui veut placer le pays sous administration militaire (AMGOT), et de l’autre, au parti communiste qui s’est imposé comme la principale force patriotique dans la lutte de résistance. Les FTP en armes contrôlent alors des portions entières de territoire, comme la république rouge du Limousin. Face à cette situation, le Général ne s’embarrasse pas de raisonnements éthiques, il fonce en recrutant des fonctionnaires pétainistes dans la structure de la nouvelle administration. Ceux-ci se retrouvent blanchis et poursuivent un même combat : ni américains, ni rouges ! Le PCF qui s’affirme
dès 1947 comme la grande force d’opposition à De Gaulle, milite contre la présence américaine allant même jusqu’à saboter des convois d’aide du plan Marshall comme à Marseille. L’armée américaine s’emploie, elle, à recruter des taupes tous azimuts, piochant dans les réseaux collaborationnistes et dans tout ce qui est viscéralement anticommuniste.
[/size]
[size=16]« Depuis la Libération en France, les Américains tentent, par tous les moyens, de contrebalancer l’influence
marxiste en Europe de l’Ouest et voient d’un oeil bienveillant la
constitution d’un pôle qui freine l’influence communiste dans la jeunesse »
[/size][size=16]… nous explique clairement Olivier Spithakis, responsable socialiste, surtout connu comme l’homme qui dirigea la MNEF pendant 15 ans. Il précise : [/size][size=16]« Plus surprenant, mais tout autant marqué par le sceau du réalisme, nous recevons l’aide du puissant syndicat américain AFL-CIO, allié traditionnel de FO. » [/size][size=16](…) [/size][size=16]«Paradoxalement, cette proximité avec les Américains [size=16][size=16][size=16]ne m’étonne pas. Marseille a souvent servi de théâtre aux rivalités implacables entre les “yankees” et les “rouges”.[/size][/size][/size][/size]
[size=16][size=16][size=16][size=16]
Dès le début de la guerre froide, la CGT utilise tous les moyens pour s’opposer au débarquement des ravitaillements prévus dans le plan Marshall. Aussitôt, des coopératives ouvrières “spontanées” brisent le blocus communiste, les armes à la main parfois. L’efficacité des
Américains n’est plus à démontrer »
[/size][size=16](O. Spithakis, [/size][size=16]Tout sur
la MNEF
[/size]
[size=16], Editions 1, 2000, page 61).
[/size]
[size=16]
Q
[/size][size=16]ui organise et arme ces « coopératives ouvrières spontanées » ? Une ébauche de réponse nous est donnée en 1994, lorsqu’un policier, Huy Decloedt, est découvert en possession d’un arsenal militaire comprenant du plastic, des détonateurs, des mèches, des grenades, des armes de poing, de la poudre et des milliers de munitions… Pour sa défense le fonctionnaire en question explique que [/size][size=16]« cet arsenal provient de la saisie du Parti nationaliste français et européen (PFNE). Il aurait été détourné et conservé sur instruction de la DGSE, probablement dans le cadre des services secrets » [/size][size=16](Note d’information du Réseau Voltaire, 01.10.1999). Or, si on se réfère au témoignage de Pierre Marion, l’homme qui dirigea les services secrets militaires français (de juin 1981 à novembre 1982) et qui transforma le SDECE en DGSE, nous apprenons qu’il existait un réseau [/size][size=16]« manipulé par la division Action [/size][size=16](au sein
du SDECE)
[/size]
[size=16]s’appuyant sur une structure clandestine constituée d’éléments extérieurs au Service, souvent des anciens de l’Action ; ils ne sont connus que du commandement de la division, et répartis dans des lieux clefs de l’Hexagone. Ce réseau m’est présenté comme pouvant effectuer l’exfiltration de personnalités en cas d’invasion du territoire national. Le dispositif aurait été créé au début des années cinquante ; il aurait son pendant dans d’autres pays européens, notamment en Italie et en Belgique. L’ensemble serait coordonné par un organe spécifique de l’OTAN. (…) Je décide donc de dissoudre ce réseau dont l’équivalent italien aura quelques années plus tard les honneurs de la presse sous le nom de Gladio.

Lorsque je parle de l’affaire à François Mitterrand, j’ai l’impression qu’il en connaissait déjà l’existence »
[/size]
[size=16].[/size]
[size=16]
(P. Marion,
[/size]
[size=16]La Mission impossible[/size][size=16], Calmann Lévy, 1991, pages 126 - 127).[/size]

[size=16]N
[/size][size=16]ous savons aujourd’hui que ce réseau n’a en réalité jamais été dissous dans le cadre de l’OTAN et qu’en France il aurait d’abord infiltré le SAC (Service d’action civique gaulliste) ensuite, il aurait
utilisé le DPS (Département protection sécurité), la milice du Front
National. Ce qui amène certains observateurs à se demander si Jean-Marie Le Pen faisait partie du réseau Gladio.
[/size]
[size=16]
R
[/size][size=16]egardons de très près ce qui se passa en Italie. Contrairement à la France ce pays était, officiellement, un perdant de la guerre. Ala Libération il avait derrière lui vingt ans de fascisme, et le parti communiste avait été l’épine dorsale de la Résistance. Mais au contraire de l’Hexagone, il n’existait pas dans la péninsule italienne de possibilité de revendiquer une souveraineté à part entière, si ce n’est en poursuivant la résistance contre celui qui était devenu
le nouveau maître des lieux, l’armée de l’Oncle Sam. Le premier gouvernement De Gasperi, l’un des gouvernements provisoires d’unité nationale qui se suivirent avant la proclamation de la République, s’empressa en juin 1946, sous la pression américaine, de décréter une loi d’amnistie qui eut comme [size=16][size=16][size=16]conséquence de libérer tous les fascistes qui avaient échappé à la Résistance en trouvant provisoirement refuge dans les prisons du futur Etat démocrate-chrétien.
[/size]
[size=16]
En effet, ce nouveau parti-régime a gouverné le pays pendant 50 ans… (Il est intéressant de remarquer, que même sous le gouvernement piloté par la gauche post-communiste, avant la victoire de l’ex-membre de la loge P2 Berlusconi, les réseaux atlantiques et démocrate-chrétiens contrôlaient directement le ministère de la Défense.

Sans compter qu’ils étaient arrivés à placer certains de leurs alliés notoires – provenant des succursales « laïques » et anticommunistes, du parti libéral et républicain – à la direction du ministère des Affaires Etrangères et de l’Intérieur). La Démocratie chrétienne italienne a pu aussi, avec l’encouragement des services américains, recycler impunément dans ses rangs des armées entières d’anciens
fascistes et cela pour servir la nouvelle République… « née de la Résistance ».

[/size]
[size=16]L
[/size][size=16]e ministre de l’Intérieur de ce même gouvernement De Gasperi, Giuseppe Romita, explique dans ses mémoires comment il a structuré la police de la nouvelle République : « La police italienne est un peu ma créature.[/size]
[size=16]
Je peux dire d’avoir donné vie à l’organisation de ce qui est devenu notre police. En décembre 1945 j’ai dû me mettre au travail dans des conditions dramatiques…» Avec quelles forces ? « J’ai réintégré dans les services tous les fonctionnaires »… qui venaient de l’ancien régime mussolinien !

[/size]
[size=16]Un pays à souveraineté limitée
[/size]
[size=29]A
[/size][size=16]u début de 1947 le patron de la Démocratie chrétienne, De Gasperi se rend à Washington pour négocier les aides économiques. Le discours des Américains est simple. L’argent du plan Marshall en échange de l’éviction du parti communiste et du parti socialiste du gouvernement de « la République née de la Résistance…» En rentrant en Italie De Gasperi provoque donc une crise de gouvernement. Juste avant les nouvelles échéances électorales du 18 avril 1948, le président de la Démocratie chrétienne rappelle ainsi
sa conception de la nouvelle démocratie italienne :
[/size]
[size=16]« Les électeurs ne sont pas tout… car les leviers du commandement dans un moment économique si grave, ne se trouvent ni dans les mains des électeurs, ni dans celles du gouvernement… Ce ne sont pas nos millions d’électeurs qui peuvent fournir à l’Etat les milliards et la puissance économique nécessaires pour dominer la situation. Au-delà de nos partis, il y a en Italie un “quatrième parti”, qui peut ne pas avoir beaucoup d’électeurs, mais qui est capable de paralyser et anéantir
tout effort… L’expérience m’a convaincu que personne ne peut gouverner en Italie sans admettre dans la composition gouvernementale les représentants de ce “quatrième parti”, le parti de ceux qui disposent de l’argent et de la force économique
[/size]
[size=16](témoignage de Sereni, dans [/size][size=16]Le Mezzogiorno et l’opposition[/size][size=16]).[/size]

[size=16]C’
[/size][size=16]est ainsi qu’était clairement définie par « son nouveau père » la situation politique de l’Italie de l’après-guerre qui devenait de facto un pays à souveraineté limitée. Dès sa naissance la « République née de la Résistance » devait cohabiter avec la menace de ces forces mystérieuses qui n’étaient pas forcément représentées électoralement, mais qui contrôlaient le destin du pays. Vue l’importance stratégique de la Péninsule dans la Méditerranée, les Américains avaient déjà mis en place un dispositif pour empêcher coûte que coûte qu’un gouvernement de gauche puisse jamais voir le jour. Et cela en utilisant n’importe quel [/size][size=16][size=16][size=16][size=16]moyen d’action. Pour maintenir le « statu quo », l’Oncle Sam avait organisé dès la fin de la guerre une organisation secrète quoique légalisée par son appartenance à la structure des services de renseignement militaires, et rattachée directement à l’OTAN. Pour cela, ils avaient recruté parmi les
« nouveaux fonctionnaires de la nouvelles police démocratique…» ainsi qu’à l’intérieur des forces armées qui devaient devenir une solide base logistique en plein milieu de la Méditerranée ; bien entendu, ils n’avaient pas négligé l’extrême-droite fasciste, qui depuis 1948 était en pleine réorganisation.

Les fascistes avaient accepté de ne pas participer directement au pouvoir visible. Leurs forces étaient appelées par l’Oncle Sam à investir les nouvelles structures parallèles du pouvoir invisible, et cela non seulement dans une stratégie anticommuniste, mais, bien au-delà, dans un but antidémocratique évident.

[/size][size=16]A
[/size][size=16]partir du 4 avril 1949, avec la création de l’OTAN, cette organisation secrète et parallèle se structure et se développe considérablement. En effet le Northen Atlantic Military Comitee Standing Group, organisme de direction à l’intérieur de l’Alliance atlantique, suggère en 1951 la création d’une structure européenne qui sera chargée des activités de guerre non conventionnelle. En Italie, où la présence du parti communiste le plus puissant d’Europe occidentale préoccupe énormément Washington, ce réseau parallèle est arrivé, en terrorisant le pays, à confisquer la démocratie, en niant la moindre possibilité d’alternative ou d’alternance politique. Même formelle. [/size]

[size=16]C’est ainsi que le régime de la Démocratie chrétienne gouverna le pays, sans interruption, pendant 50 ans. L’Italie vit donc dans une démocratie « sous contrôle », qui est le fruit d’une menace permanente par des forces occultes qui imposent au pays, comme dernière limite de son libre arbitre, une étrange forme d’équilibre exceptionnel : le consociativisme, c’est à dire « l’association du parti communiste aux instances du pouvoir comme compensation à l’impossibilité d’une alternance ». Voici la condition “sine qua non”, car au-delà, la solution est déjà prête : C’est le coup d’Etat.
[/size]
[size=16]
L
[/size][size=16]a première tentative de coup d’Etat de matrice « atlantique » en Italie a eu lieu en 1964. C’est le général De Lorenzo qui, avec le feu vert du président de la République Antonio Segni et sous couvert du président du Conseil de l’époque, Aldo Moro, en supervise la préparation. Il ne s’agit pas encore de passer à l’action.[/size]
[size=16]
Selon les plans atlantiques, il s’agit simplement de garantir à l’establishment démocrate-chrétien qu’il peut compter sur l’armée pour éviter au gouvernement de centre-gauche une politique qui puisse être interprétée comme « de gauche » par le patronat… (avec la présence, même très minoritaire, du parti socialiste).

C’est une sorte de coup d’Etat virtuel, les militaires montrent les muscles et déclarent leurs intentions afin de favoriser un déplacement à droite de l’axe politique national… C’est une simple menace, sans plus, et ça marche ! La Démocratie chrétienne obtient immédiatement ce qu’elle souhaitait. Aldo Moro ne considéra donc pas nécessaire de passer à la phase successive : Le Putsch. Mais, dix ans plus tard la situation est très différente. L’Italie n’a pas été simplement secouée par le mouvement des étudiants de 1968; des luttes ouvrières se sont développées de manière autonome dans le pays au cours des années 1969/1972. Fiat, Pirelli, Montedison, l’industrie chimique, les ports, tous les secteurs de l’industrie ont été touchés par un vaste mouvement de contestation. Le 11 septembre 1969, par exemple, 1 million d’ouvriers des secteurs de la métallurgie se mettent en grève, cent mille bloquent l’entrée de Fiat… Au même moment, le parti communiste, critiqué à sa gauche par les comités de base ouvriers, affirme de plus en plus son influence à l’intérieur de vastes secteurs sociaux représentant la moyenne bourgeoisie. D’autre part, un mouvement d’opposition contre les structures hiérarchiques de l’Eglise voit enfin le jour pour déboucher, en 1974, sur un référendum: pour
ou contre le divorce. C’est dans ce climat social qu’on assiste à une véritable contre-offensive réactionnaire.


Elle se manifeste à travers le terrorisme.
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[size=16]L[/size][size=16]e 8 et le 9 août 1969 dix bombes de faible puissance explosent à l’intérieur de huit trains dans différentes localités italiennes. Le 12 décembre 1969 à Milan, piazza Fontana, une bombe explose à l’intérieur de la Banque de l’Agriculture. Le bilan est très lourd, 16 morts et une centaine de blessés. D’autres bombes explosent à Rome, comme au siège de la Banque Nationale du Travail où il y a 16 blessés.[/size]
[size=16]
L’opinion publique est sous le choc. Qui veut terroriser le pays ? Que ces attentats criminels soient l’oeuvre de milices fascistes ne fait aucun doute. A cette époque, aucune organisation de l’extrême gauche n’a encore sauté le pas en choisissant la pratique de la lutte armée.

Pourtant, la police et la magistrature décident d’ignorer complètement la piste de l’extrême-droite pour focaliser leurs enquêtes sur les
mouvements de gauche, en mettant en oeuvre une répression capillaire. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agissait bien d’une série d’attentats d’Etat, ou plus précisément d’une action terroriste de grande ampleur commanditée par les décideurs de l’Alliance atlantique (voir note 1). Un capitaine de la CIA entretenait des rapports directs avec les milices fascistes de Ordine Nuovo (voir note 2) ainsi qu’avec le noyau des fascistes de la région de Padoue. Il avait été informé que des attentats se préparaient.

[/size]
[size=16]N[/size][size=16]ous savons que, depuis 1965, les composantes de l’extrême-droite italienne marchaient d’un même pas avec le parti néo-fasciste d’Almirante (le MSI, Movimento Sociale Italiano) et qu’elles avaient noué des rapports structurels avec l’état-major de l’armée et de la Défense nationale. L’un des hommes du contact se nomme Guido Giannettini, cadre et journaliste du MSI. C’est surtout un agent du « bureau Z » (celui des agents anonymes des services secrets italiens, le SID). Guido Giannettini est sûrement un des traits d’union entre les concepteurs de la stratégie terroriste et les exécutants. Il est en contact depuis 1964 avec le groupe de fascistes de Padoue dirigé par Freda et Ventura. Un autre de ces contacts est Pino Rauti, fondateur de Ordine Nuovo, et actuellement député du parti MSI-Fiamma Tricolore au Parlement italien. Rauti participa le 16 avril 1968 à un étrange voyage « d’études » en Grèce, du temps des colonels. Ce voyage, organisé par les services secrets italiens du SID en collaboration avec les services secrets grecs Kyr, bénéficiait de la tutelle de l’OTAN. La délégation était composée de 52 fascistes italiens représentant les organisations de Ordine Nuovo, Avanguardia Nazionale et Europa Civiltà. Parmi eux on retrouve Mario Merlino, Pino Rauti, Stefano Delle Chiaie… Tous ces personnages se retrouveront par la suite accusés dans les enquêtes concernant le terrorisme « atlantique ».
[/size]
[size=16]
Le terrorisme « atlantique »
[/size]
[size=29]D
[/size][size=16]eux ans plus tard, dans la nuit du 7 décembre 1970, à Rome, un véritable coup d’Etat est mis en oeuvre.[/size]
[size=16]
Plusieurs centaines d’hommes sous le commandement de Junio Valerio Borghese, s’etaient structurés dans une organisation dénommée « Fronte Nazionale ». Cette organisation a vu le jour le 13 septembre 1968 et regroupait toutes les tendances des mouvements fascistes italiens depuis le MSI, parti dont Borghese fut président, jusqu’à Ordine Nuovo et Avanguardia Nazionale. Depuis 1969 le « Fronte Nazionale » avait donné naissance à des commandos clandestins en étroit rapport avec des secteurs de l’armée italienne. Junio Valerio Borghese avait aussi des contacts directs avec des agents liés à l’administration américaine dans le cadre de l’OTAN. Notamment avec Otto Skorzeny (cet officier SS avait organisé
l’évasion de Mussolini en 1943), qui était en contact direct avec le sous-secrétaire de l’Aviation US.

Dans la nuit du 7 au 8 décembre, un groupe de putschistes, avec à leur tête Stefano Delle Chiaie, fondateur de l’organisation fasciste Avanguardia Nazionale, pénètrent dans le ministère de l’Intérieur. Plus pré[size=16][size=16][size=16]cisément, des fonctionnaires du ministère avaient reçu l’ordre de
leur ouvrir grand les portes. Les putschistes pouvaient donc tranquillement prendre possession des armes qui se trouvaient dans
ce palais de la République. Pendant ce temps un autre groupe de
conjurés s’etait réuni dans un gymnase de la rue Eleniana. Ils
étaient sous les ordres du lieutenant des parachutistes Sandro
Saccucci et du général Ricci. Parmi ces miliciens en armes, figuraient
aussi des officiers de carabiniers. Un autre commando putschiste
commandé par le général Casero et le colonel Lo Vecchio, qui se prévalaient de l’appui du chef d’état-major de l’aviation, le général Fanali, était chargé d’investir le ministère de la Défense. Quant au major Berti, déjà condamné pour apologie du collaborationnisme, il avait la mission de prendre le contrôle des bureaux de la télévision d’Etat. Pendant ce temps Licio Gelli (le grand maître de la tout-puissante loge P2)
[/size][size=16](voir la liste des membres) [/size][size=16]aurait eu la tâche d’arrêter le président de la République. Tout le dispositif était déjà en place, quand, soudainement, Junio Valerio Borghese ordonna de tout arrêter. Sans autres explications. Qui lui avait donné le contrordre ? Ses contacts avec les services secrets italiens, notamment le général
Miceli (le chef du service secret militaire), ou directement la structure de l’OTAN… à travers Licio Gelli ?
[/size]
[size=16]
Q
[/size][size=16]uatre ans plus tard, le 28 mai 1974, à Brescia, une bombe explose au milieu d’une manifestation syndicale. Il y a huit mort et 94 blessés. Jusqu’à aujourd’hui, aucun coupable n’a jamais été retrouvé.[/size]
[size=16]
Et pour cause… Immédiatement après l’explosion, Aniello Diamare, le sous-préfet en place, ordonna aux sapeurs-pompiers de nettoyer les lieux… afin d’effacer tout indice ? Pourtant, la piste des assassins
nous ramène toujours vers le même « noyau pour la défense de l’Etat » organisé, dans la région de Padoue, par les fascistes Freda et Ventura avec la couverture de l’état-major de la Défense, ainsi que
vers le Movimento Azione Rivoluzionaria dont le chef, Carlo Fumagalli, dépendait directement du commandement de la division des carabiniers « Pastrengo », sous les ordres du général Palumbo
(membre de la loge P2). Ces groupes armés étaient partie intégrante du dispositif « atlantique Gladio ».

En effet, il existaient d’autres organisations, encore plus secrètes qui étaient couvertes par des appareils de l’Etat italien dont des responsables appartenaient à leur tour aux réseaux de Gladio ainsi qu’à
la déviance maçonnique de la loge P2.

[/size]
[size=16]E
[/size][size=16]n cette année 1974, les services américains avaient mis au point un nouveau coup d’Etat. C’est à Edgardo Sogno, ancien chef d’une formation de résistants anticommunistes à qui revient, cette fois, le
rôle d’organiser la conjuration. Edgardo Sogno, malgré sa médaille d’or de résistant obtenue à la Libération, est un anticommuniste viscéral et, un démocrate… bien douteux. En effet, ce « frère » de la loge P2 avait créé une étrange association dénommée "Pace e Libertà" (Paix et Liberté), qui selon un rapport en possession de l’administration italienne aurait été financée directement avec des fonds « atlantiques ». Cette association, dont le but était la lutte anticommuniste, entretenait des rapports structurels avec le service
secret militaire italien, le SIFAR (Service d’information des forces armées). Ces rapports passaient par le « bureau des relations économiques et industrielles ». Ce bureau spécialisé dans le contre-espionnage était dirigé par le major Rocca, et cela bien que ce dernier ait toujours refusé de prêter serment à la « République née de la Résistance »… En août 1974, Edgardo Sogno préparait un coup d’Etat afin « que le pays puisse renouer avec une vision proche du Risorgimento : une alliance entre les laïcs occidentaux comme Pacciardi, les catholiques libéraux comme Cossiga et les socialistes anticommunistes comme Craxi », explique-t-il. Pour cela, il avait imaginé avec son ami Pacciardi qui, en tant que ministre de la
Défense dans plusieurs gouvernements De Gasperi de 1948 à 1953, avait été en 1949 « le père » des services secrets du SIFAR, de « suspendre » la démocratie, même bien limitée, qui existait dans le pays.

[size=16][size=16][size=16]L
[/size][size=16]es témoignages d’Edgardo Sogno qui viennent d’être recueillis dans un livre donnent l’ampleur de la conjuration. Faisaient partie des putschistes : le commandant de la région militaire du Sud, général Ugo Ricci, le commandant adjoint de la région militaire centrale, général Salatiello, le chef d’état-major de la région centrale, général Brabasetti, le commandant adjoint des carabiniers, général Picchiotti, appartenant à la loge P2, le commandant de la division des carabiniers
« Pastrengo », le général et membre de la P2 Palumbo, le commandant de la division des carabiniers de Rome, le commandant de la division Folgore (les parachutistes), le général Santovito (qui eut ensuite le privilège d’être nommé chef des services secrets militaires) lui aussi membre de la loge P2, le chef d’état-major de la marine, l’amiral Rosselli Lorenzini, ainsi que l’amiral Gino De Giorgi qui lui succéda comme chef de la marine « républicaine », le chef de l’état-major de l’aviation, général Lucentini, le commandant de la
« Guardia di Finanza » (la police militaire des finances et des frontières), général Borsi, le commandant de l’école de guerre, général Zavattaro Ardizzi, sans oublier l’ancien chef d’état-major de la défense, le général Liuzzi et le procureur général de la Cour de Cassation, Giovanni Colli.

[/size]
[size=16]P
[/size][size=16]ourquoi le coup d’Etat n’a donc pas eu lieu ?[/size]
[size=16]
Selon le témoignage d’Edgardo Sogno, soudainement, le général Palumbo, le commandant de la division des carabiniers « Pastrengo », « trahit » et dévoile le complot. (Il est intéressant de souligner le verbe « trahir » : un général de l’armée italienne qui faisait partie d’une bande de putschistes, selon la logique de Sogno « trahit » quand il révèle aux responsables de « la République » le complot qui est en train de se tramer… comme le fait remarquer le quotidien italien
[/size]
[size=16]La Repubblica
[/size][size=16]). La révélation de la préparation du putsch est donc transmise à la magistrature, Sogno est arrêté, pour être ensuite relâché
« car le fait n’a pas eu lieu ». Et c’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Taviani (voir note 3), avec Giulio Andreotti (voir note 4),
ministre de la Défense, qui empêchent les militaires de passer à l’action. Etrange comportement de ces deux personnalités qui sont au coeur même du dispositif Gladio ? Pas vraiment, si l’on se souvient, qu’au même moment, eut lieu l’épisode de « l’impeachment » de Nixon. L’administration américaine ne souhaitait pas être directement confrontée à la responsabilité d’un coup d’Etat en Europe alors que l’Amérique était déjà assez déstabilisée par le scandale du Watergate (voir note 5).

[size=16][size=16][size=16]D’
[/size][size=16]autre part, les stratèges de l’Otan avaient compris que le seul fait de savoir qu’ils pouvaient activer un coup d’Etat, à tout moment, constituait déjà une dissuasion suffisante. Cette seule menace empêchait les forces politiques de gauche d’assumer avec courage l’idée même d’envisager une alternance possible.

Enrico Berlinguer, le leader du parti communiste italien, s’empressa de faire savoir à l’Oncle Sam qu’il avait compris le message. C’est ainsi que l’idée du compromis historique s’afficha comme un dogme
indépassable dans le programme du PC italien. Désormais, même si la gauche gagnait les élections, sa principale composante s’engageait à ne pas former un gouvernement… de gauche ! Dans la meilleure des
hypothèses le PCI n’aurait gouverné le pays qu’avec la Démocratie chrétienne. C’est ainsi que les électeurs de la gauche italienne ont été condamnés à n’espérer qu’une alternative sans alternance…
[/size]



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 12:03

Quelle salade! Et je ne le dis pas pour les étiquettes de format du texte, sinon pour la structure du "document".
Ça commence par "une organisation clandestine est crée" puis la France est étudiée avec méfiance par on ne sait pas trop quoi, quand la personnalité de De Gaulle et la puissance du PCF était les vrais obstacles. Ensuite le PCF sabote le Plan Marshall et non l'appui américain au corps expéditionnaire français en Indochine. Et ainsi de suite jusqu'à Berlinguer qui comprend le message des américains et la ferme bien que les américains ne seraient non seulement engagés dans la lutte anti-communiste (on se demande ce que feraient les européens sans eux, cultiver des choux en paix?) sinon dans celle visant à rétablir le fascisme en Italie. Il ne manque plus que Santiago Carillo remerciant les USA pour ne pas rétablir le franquisme.

amnistia.net et voltairenet.org même combat et mêmes armes: anti-américanisme primaire et désinformation par l'amalgame. Qu'ils changent de nom d'ailleurs, les uns n'amnistieront jamais personne, les autres n'arrêtent pas de faire que Voltaire se cogne la tête contre le couvercle de son cercueil.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 12:14

Ah j'oubliais! Le lien vers l'article n'aurait-il pas suffit au lieu de balancer tout le pavé dans la marre?
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HERVE



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 12:39

Le lien ne donne pas accès à la totalité de l'article, qui est payant.

Peut-être quelqu'un peut-il supprimer les formats qui alourdissent en effet la lecture.

A ma connaissance, personne ne nie l'existence de Gladio et de la loge P2.
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 12:51

Mais ne pas nier l'existence de dieu n'est pas non plus croire à la vierge et tout le reste.
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HERVE



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 15:29

L'article suivant pourrait vous intéresser ...

Le Guardian n'est pas "viscéralement anti-américain" :

http://www.guardian.co.uk/world/2001/mar/26/terrorism

Terrorists 'helped by CIA' to stop rise of left in Italy



The Guardian,
Monday 26 March 2001 02.15 BST
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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 16:26

Non le Guardian est juste sensationnaliste à la manière anglaise, donc à fond. Tout comme la BBC quand elle se met à faire des documentaires.

Justement de Maletti on en parlait un peu avant. C'est quand il s'est retrouvé devant les juges qui lui demandaient pourquoi il était à la tête d'un service parallèle illégalement constitué, qu'il s'est mis à incriminer la CIA et à leur mettre la stratégie de la tension, que lui et ses amis ont orchestré, sur le dos.

Que le Guardian utilise ses dires sans même mettre en doute la parole de quelqu'un qui a tout l'intérêt du monde à se décharger tout en lui conservant son auréole de crédibilité comme général chef des services italiens, dit beaucoup de son éthique journalistique.
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HERVE



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 18:00

Là où je vous rejoins, c'est pour constater que les vérités et les mensonges sont difficiles à départager dans tout ceci. Peut-être parce qu'il y a beaucoup de spécialistes en désinformation derrière.

On mélange un peu de vérité avec beaucoup de mensonges et quelques invraisemblances ... et le lecteur échaudé rejette le tout en bloc.

Si des personnes comme Jean-François Buslik et Elio Ciolini disaient toute la vérité et rien que la vérité, on avancerait beaucoup plus vite ... mais il ne faut pas rêver ...
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michel-j



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MessageSujet: Re: GLADIO   Mer 6 Jan 2010 - 18:13

HERVE a écrit:

Si des personnes comme Jean-François Buslik et Elio Ciolini disaient toute la vérité et rien que la vérité, on avancerait beaucoup plus vite ... mais il ne faut pas rêver ...

Jusqu'à quel point en ont-il eux-mêmes connaissance ?... S'ils se trouvaient "à la source", comptaient parmis les stratèges, leur nom nous seraient totalement inconnus... tout au moins jusqu'à l'heure de la publication de leurs "mémoires"... très fragmentaires et forcément dans la ligne directe de leur passé... s'ils n'ont pas eu à le regretter.

Sur ce type de réflexion, l'appréciation de la part de vérité, je me suis situé un "équilibre" en prenant pour base l'estimation des personnes dans un défilé.... Flics et organisateurs usent de coéficients "diviseurs" ou "multiplicateurs" souvent très proches... Le risque d'erreur moindre est encore de retenir la moyenne des deux. Rien ne prouve que nous serons dans le vrai. Mais c'est encore le moyen le plus sur de s'éloigner le moins possible de la "vérité"... de deux parties.
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michel
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MessageSujet: Re: GLADIO   Lun 11 Jan 2010 - 12:20

L'AFFAIRE GLADIO AU PARLEMENT



GUILLAUME,ALAIN

Jeudi 29 novembre 1990
L'affaire Gladio au Parlement
Retour exigé des listes des
agents hors-cadre, consignées
à Washington et à Londres
Le ministre de la Défense nationale, M. Guy Coëme et le ministre de la Justice, M. Melchior Wathelet, ont annoncé, jeudi matin à la commission de la Défense de la Chambre, qu'il ont donné ordre de récupérer les renseignements relatifs à la trentaine de civils, agents auxiliaires d'un réseau de la Sûreté de l'Etat. Les listes de ces cadres du secteur privés et hauts fonctionnaires sont consignées sous scellés à Washington et à Londres.
En procédant à son enquête administrative, M.Wathelet avait entendu plusieurs anciens responsables de la Sûreté, dont M.Albert Raes. Il s'est particulièrement intéressé à ces collaborateurs civils des sept agents dirigeant chacun une cellule de «Stay behind»
Des instructions ont également été données pour que rien ne soit détruit afin de ne rien soustraire à une éventuelle enquête, a souligné M. Coëme avant de répéter que rien ne permet, à l'heure actuelle, d'établir un lien quelconque entre les activités de ces groupes et des affaires non élucidées en Belgique. A propos des caches d'armes, le ministre concède seulement qu'elles ont été envisagées par le Service général de renseignement de l'armée tandis que son collègue de la Justice reconnaît que deux caches des agents civils ont été retrouvées accidentellement.
Enfin, le ministre a annoncé une réforme du secret militaire. Nécessaire, a-t-il dit, mais qui ne peut exclure le ministre de la Défense nationale de la connaissance des activités des services de renseignements.
PLUSIEURS DEBATS
SUR CE MEME THEME
La Chambre avait aussi à débattre de la proposition de constitution d'enquête parlementaire déposée par un député de la VU, et le Sénat d'une proposition similaire de Roger Lallemand (SP). Les débats qui auront aussi lieu à ce propos en séance plénière de la Chambre, au Sénat, au sein de la Conférence des présidents seront intéressants à plus d'un titre: ils permettront entre autre de se faire une idée plus précise sur l'opinion des mandataires PSC, CVP, et PVV - très réservés jusqu'ici - à propos des réseaux Stay behind.
QUI A MIS LE MINISTRE
COEME HORS-JEU?
Au SGR, on ne semble pas inquiet de la constitution probable d'une commission d'enquête parlementaire. De sources officieuses proches du SGR on nous fait valoir que si le pouvoir législatif doute de ses services secrets, il est normal qu'il enquête à leur propos... et l'on ajoute que cela permettra de vérifier, preuves écrites à l'appui, que les responsables militaires (l'Etat-major général) et les responsables gouvernementaux étaient et devaient être au courant, depuis toujours et sans discontinuer, des activités de la Sûre-té et du SGR dans le cadre de Stay behind. On nous fait remarquer que dans l'histoire, le SGR a tantôt dépendu directement de l'Etat-major, tantôt du ministre de la Défense... et que Guy Coëme, revenant à cette première formule, s'est de lui-même «écarté» du SGR. Si le ministre affirme maintenant qu'on ne l'avait pas mis au courant, c'est, selon les mêmes sources, non du fait d'un «blocage» intervenu à la tête du SGR, mais bien par l'extrême discrétion dont auraient fait preuve le chef d'Etat-major général et un membre du cabinet de M. Coëme à l'égard du ministre.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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MessageSujet: Re: GLADIO   Ven 5 Mar 2010 - 11:36

GLADIO:DEBAT-DEBALLAGE EN COMMISSION DE LA CHAMBRE STAY BEHIND:DE LA GUERRE FROIDE A LA STRATEGIE COEME RECUPERE FICHIER AGENTS

GUILLAUME,ALAIN
Vendredi 30 novembre 1990
Wathelet et Coëme face aux députés: toujours autant de questions

Le Parlement est prêt à enquêter sur Gladio

C'est la «salle européenne» qui a ouvert ses portes, hier, aux députés membres de la commission de la Défense, où Melchior Wathelet et Guy Coëme étaient venus raconter le «Gladio belge». Même décor que pour la commission d'enquête parlementaire sur le terrorisme et le grand banditisme. Un indice de quoi demain sera fait? Sans doute, car, hier, personne ne s'est opposé à la constitution d'une semblable commission sur le réseau «Stay behind», même si l'arc-en-ciel politique a montré des nuances.

La surprise ne vint pas des libéraux qui ont violemment dénoncé la «démagogie» du ministre Coëme. Ni des socialistes qui ont plaidé pour la transparence. Ni des «Verts» qui réclament le contrôle démocratique. Ni d'Hugo Coveliers (VU) qui a cherché le scandale. Non, la surprise - la première - est venue de Melchior Wathelet, qui a révélé que la Sûreté de l'État avait bien installé des caches d'armes dans le pays, dans les années 50, que par accident deux d'entre elles avaient été découvertes et que, bien vite, on avait démantelé les autres. Melchior Wathelet a encore révélé qu'à la même époque Anglais et Américains ont mis à la disposition du patron de la Sûreté de l'État et de ses agents... un véritable trésor en pièces d'or. Il devait servir à monnayer l'évasion de personnalités belges en cas d'invasion de la Belgique. Actuellement, explique le ministre de la Justice, il y a à la Sûreté une réserve d'environ 2,5 ou 3 millions de francs, sans que l'origine exacte de ces pièces d'or puisse être déterminée.

L'autre surprise est venue de Guy Coëme, qui a révélé avoir donné tout récemment les ordres nécessaires pour qu'on parte à Londres et à Washington récupérer... quelques dossiers. C'est en effet dans ces deux capitales que se trouvent, «depuis toujours», dans des coffres, les noms des agents belges du réseau «Stay behind», les compétences qui leur sont attribuées, les moyens qu'il faut employer pour les contacter ou les «mobiliser». Logique de guerre: la Grande-Bretagne et les États-Unis seraient toujours libres, pensait-on, le jour où les «Rouges» auraient envahi la Belgique. Deux pays qui furent les tout premiers, avec la Belgique, à fonder des réseaux clandestins qui allaient essaimer plus tard dans de nombreuses autres nations.

Depuis hier, le voile est donc largement levé sur l'organisation de ce réseau en Belgique. Il reste que des doutes subsistent et qu'on ne s'en défera sans doute qu'au prix d'une commission d'enquête parlementaire. Il reste que la notion de «secrets» et les problèmes liés à leur gestion doivent être redéfinis. Il reste enfin que les ministres viennent eux-mêmes de démontrer leur incapacité à contrôler des services dont ils ont la responsabilité. Le gouvernement et le Parlement devront régler ces problèmes sans tarder.

ALAIN GUILLAUME

Articles page 17

Gladio: débat-déballage en commission de la Chambre

Les députés tous d'accord pour une commission d'enquête sur Gladio. Avec des «nuances».

Débat politicien, comme on s'y attendait, hier, en commission de la Défense de la Chambre, où les ministres Wathelet et Coëme sont venus expliquer Gladio aux députés.

Xavier Winkel (Écolo) «ouvre le feu»: Le Premier ministre et le ministre de la Défense ne savaient pas. C'est tellement incroyable, ahurissant, que je crois qu'il n'y a que deux solutions: ou ils ne disent pas la vérité, ou ils sont incompétents. Et si l'État-major vous a menti, par omission, on attend des sanctions. Les agents civils de SDRA-8? Il faudra prendre connaissance de leurs noms. C'est le moyen d'évacuer les doutes. Je comprends qu'on se refuse à mettre leurs noms sur la place publique. Il faudra une solution de compromis.

Armand De Decker (PRL) «tire à boulets bleus»: Cette histoire, c'est une crèpe norvégienne, gonflée, avec, par-dessus, une meringue qui s'effondre quand on y touche. Quelle différence entre l'exposé modéré du ministre Wathelet et le comportement du ministre Coëme, qui, pour quelques minutes de télé, a cherché le sensationnalisme et jeté la suspicion sur un service dont il a la responsabilité! Vous étiez au courant de l'existence de SDRA-8, mais étiez-vous intéressé?

Jean Gol (PRL) lâche des missiles: Personne, ici, n'apporte le quart de la moitié d'un début d'indice établissant un lien entre Stay Behind et des faits criminels. Que faites-vous de la présomption d'innocence? On fabrique un système incroyable où il suffit de «se poser des questions» sur n'importe quel citoyen ou parlementaire pour ouvrir une enquête, semer la méfiance. On va inverser la charge de la preuve, exiger de ces gens qu'ils démontrent leur innocence! Pourquoi des magistrats pensionnés pour enquêter? Faut-il maintenant que les magistrats soient pensionnés pour être au-dessus des soupçons?

Dirk Van Der Maelen (SP) cherche le cessez-le-feu: Quoi qu'on y fasse, il y a maintenant des doutes, des questions. Il faut y répondre, il faut la clarté. Il faut une enquête et sa conclusion, qui sera, je l'espère, qu'il n'y a pas eu d'erreur dans les services secrets. Nous devons exercer notre responsabilité de représentants de la nation, responsables du contrôle et de la défense des institutions.

Claude Eerdekens (PS) se prépare à signer l'armistice: Ce qui est désolant, c'est que l'on ne sait plus si l'on peut avoir confiance dans certains corps, certains services. La suspicion, c'est malsain. Mais comment savoir sans vérifier?

Hugo Coveliers (VU), comme d'habitude, rallume les hostilités: Entre 1970 et 1989, certains délits n'ont pas été élucidés, car il semble qu'il existait des pouvoirs capables d'empêcher que certaines enquêtes se déroulent.

Invectives, quolibets, sous-entendus politiques: c'était hier, en attendant que, lundi très probablement, la Chambre, ou plutôt le Sénat, décide de créer une commission d'enquête parlementaire sur Stay Behind en Belgique...

Al. G.

«Stay behind»: de la guerre froide à la stratégie de la pension

C'est le 9 novembre que le ministre de la Justice a eu connaissance de «l'affaire» et a immédiatement demandé au responsable de la SE (Sûreté de l'État), M. Schewebach, une enquête administrative complète. M. Wathelet a aussi fait interroger les deux anciens administrateurs généraux de la SE, MM. Caeymax et Raes, l'actuel administrateur général adjoint, M. Schewebach, et le commissaire en chef Delvoye.

C'est en Belgique, semble-t-il, que l'idée des réseaux «Stay behind» est née. Des responsables de la SE ont estimé, à la fin de la dernière guerre, qu'il serait bon de se préparer à un nouveau conflit, d'organiser déjà des réseaux de résistance et une coopération alliée.

DES TAUPES RECRUTÉES

POUR LA «BONNE CAUSE»

La Sûreté belge prit des contacts avec les services de sécurité anglais et américain pour organiser une collaboration entre services secrets alliés, de manière à permettre au gouvernement belge, en cas d'occupation du territoire, d'émigrer vers un endroit sûr, puis d'y bénéficier des informations et actions d'une résistance organisée, restée au pays. Cela s'appelait «TMB, Tripartite Meeting Belgium/Brussels».

Il apparut de plus en plus évident aux membres de TMB qu'une politique européenne commune en cas d'agression s'imposait. D'autres pays s'associèrent en quelque sorte au projet et un Comité clandestin de l'union occidentale (CCUO) vit ainsi le jour, rassemblant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et la Grande-Bretagne. Les États-Unis ne s'y ajoutèrent qu'en 1958. Divers documents démontrent que le gouvernement belge de l'époque donna des directives (en vue de préparatifs pour des «opérations action», par exemple) aux responsables de nos services secrets.

Par «opérations action», explique M. Wathelet, il faut comprendre les sabotages économiques et militaires qui furent attribués, par décision ministérielle, au ministère de la Défense nationale.

En 1951, les activités du CCUO furent reprises par le Coordination and Plannig Committee (CPC), établi à Paris et lié, lui, à l'Otan. Ce CPC établit deux groupes de travail chargés des problèmes de communication et des réseaux clandestins. Ils sont toujours d'actualité.-

En 1958 cependant, le CPC céda la place à l'Allied Cooperation Committee (ACC), initialement composé de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis, auxquels se joignirent, dans les années suivantes, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark et la Norvège.

«Bible» de cet ACC, un texte déclarant : L'ACC est un comité régional rassemblant six puissances fournissant une consultation mutuelle et développant des lignes de conduite sur des questions d'intérêt commun à propos des matières «stay behind». Bien qu'agissant en consultant leurs partenaires, les six membres ne réduisent pas leur autonomie et leur contrôle sur leurs ressources nationales.

La SE fut plus particulièrement chargée du renseignement, de l'évacuation des personnalités vers un lieu sûr et de la tactique de guerre psychologique.

Dans les années 50 à 68 - une première période dite «Organisation 1» -, des personnes étrangères à la Sûreté furent recrutées. Leur mission : rechercher, recruter et former de futurs «agents d'information», spécialistes des radiocommunications ou responsables d'évacuation.

Dès le 2 octobre 1968, la SE, estimant que ses propres agents étaient capables d'accomplir ces tâches, constitua en son sein une «Section spéciale» placée sous l'autorité directe de l'administrateur-directeur général.

Dès cette période, les recruteurs-instructeurs furent des membres de la Sûreté. Les «recrutés» extérieurs étaient bénévoles, seuls leurs frais (de déplacement ou de fonctionnement) étant remboursés.

DES PIÈCES D'OR

POUR MONNAYER LES ÉVASIONS

Cette «section spéciale» - également dénommée STC/Mob, pour Section Training et Communication/Mobilisation - a compté jusqu'à huit membres. Chacun «gérant» une cellule de maximum dix civils. Le huitième membre de STC/Mob venant de partir à la pension, ses «adjoints civils» ont été «démobilisés», «pensionnés» avec lui, et la section ne compte plus que 42 agents.

Le profil de ces agents - qui ne devaient devenir opérationnels qu'après l'invasion du territoire - devait être: casier judiciaire vierge, discrétion, vie stable et sociale, accès à l'information dans son milieu naturel, patriotisme, absence d'engagement politique. On leur garantissait l'anonymat, pour leur sécurité et celle de leurs proches, la discrétion lors de l'engagement et de l'instruction... dont ils pouvaient se défaire à tout moment. La formation? Principes généraux de sécurité, liaisons clandestines, codage, manipulations radio. Depuis 1968, aucun agent n'a reçu de formation en matière d'armes ou de principes militaires ou de toute autre technique ne relevant pas du renseignement.

L'identité de ces agents se trouve dans des caisses scellées, à Londres et à Washington. La moitié d'entre eux sont des cadres moyens du secteur privé (ports, énergie, finance,... ), 10 % travaillent dans des parastataux, 10 % sont indépendants, 10 % appartiennent au secteur judiciaire ou médical, 20 % sont fonctionnaires. Ils ne sont jamais intégrés, précise le ministre, aux autres activités de la SE; ils sont totalement étrangers au fonctionnement de la Sûreté en temps de paix.

Jusqu'au début des années 80, les communications du réseau «Stay behind» étaient prévues, organisées, à l'aide d'un système en morse (haute vitesse) devenu carrément ringard. Il fut décidé de développer un nouveau standard, le projet «Haproon», réalisé par la firme allemande AEG-Telefunken. Pour acheter ce système, la Sûreté disposa en 1984, sur décision du Premier ministre Martens et du ministre de la Justice Gol, d'un budget d'environ 50 millions (en cinq tranches annuelles de 10 millions). Il s'agissait d'acheter une vingtaine de postes de radio dont les derniers furent livrés l'année dernière (et se trouvent à la «Section spéciale»).

Des «moyens spéciaux» furent encore accordés à la «Section spéciale». Au début des années 50, plusieurs agents de la Sûreté reçurent ainsi des autorités anglaises ou américaines une «dotation en or» (des pièces d'or!) qui devaient servir à monnayer l'évasion de personnalités. La Sûreté elle-même dispose encore d'une réserve de pièces d'or pour 2,5 ou 3 millions de francs dont l'origine exacte ne peut être déterminée!

À la demande de Jean Gol, un inventaire de ces pièces a été établi par un magistrat et une analyse a été réalisée par l'Administration de la trésorerie. Toutes ces pièces sont dans le coffre-fort de l'administrateur-directeur général ff de la Sûreté... car la Banque nationale n'a pas été en mesure d'assurer que la Sûreté pourrait en reprendre possession simplement et rapidement «en cas de nécessité».

Un dépôt de carburant clandestin a été installé pour permettre à des personnalités fugitives de faire le plein pendant leur fuite en automobile vers un pays allié non-occupé. Le dépôt a été démantelé il y a plusieurs années et ses réserves transférées au garage de la SE.

Des caches d'armes furent bien constituées en Belgique, par la Sûreté, dans les années cinquante. En 1957 et 1959, deux caches furent découvertes, l'une à cause d'un glissement de terrain, l'autre par des enfants. Les autres furent prestement liquidées, les armes étant placées par la Sûreté dans un dépôt militaire, puis détruites à la fin des années soixante.-

Jusqu'au 30 septembre 1990, la Section spéciale disposa (pour les cours aux agents, pour loger des correspondants et pour des tests radio) d'un studio, à Bruxelles, loué à un membre de cette section. Entre 1980 et 1990, à trois reprises, un appartement a été loué pour une durée d'un mois maximum, à Duinbergen, à Westende et au Coq.

Enfin, des exercices multinationaux ou nationaux furent organisés à plusieurs reprises. De 1980 à 1990, pour la Sûreté, dix exercices internationaux se sont dé-roulés..

Al. G.

Coëme récupère le fichier des «agents»

Il y a déjà une semaine, le ministre de la Défense nationale, Guy Coëme, a largement rendu public le résultat de l'enquête administrative qu'il avait demandée sur le «Gladio belge». Peu d'informations neuves sont donc sorties des réponses qu'il a fournies hier aux députés de la commission de la Défense qui l'interrogeaient. Guy Coëme réaffirme qu'il ne savait rien de tout cela. Qu'il faudra revoir la conception et la gestion des secrets. Que l'enquête administrative faite, il reste des interrogations qu'une commission d'enquête parlementaire pourra lever, dans l'intérêt de tous.

Cependant, Guy Coëme a révélé qu'il avait donné instruction pour que l'on récupère, à Londres et à Washington, les dossiers constitués sur les agents civils de Stay Behind, «traités» par le Service général de renseignement (SGR) ou par la Sûreté de l'État (SE). Dans la foulée, des instructions ont également été données par le ministre pour que rien ne soit détruit, de manière à ce qu'une éventuelle commission d'enquête parlementaire puisse disposer de tous les éléments nécessaires à l'accomplissement de son travail. Prendra-t-on connaissance de la liste des agents? Qui le fera? Les noms des militaires et ex-militaires sont déjà «disponibles» (sous enveloppe scellée); pour eux et pour les «civils», on verra plus tard.

Qui composait le SDRA-8? Avant sa dissolution, explique Guy Coëme, on y trouvait des militaires d'active et à la retraite (dits «officiers traitants»), et une quarantaine d'agents clandestins qui devaient être des citoyens irréprochables, indépendants de toute organisation, âgés de la quarantaine, discrets et sûrs d'eux.

Quels étaient les moyens de SDRA-8? Jamais ils ne sont venus de l'étranger, assure-t-on au ministre. C'étaient ceux du budget du service, à l'exception des radios Harpoon (59 postes pour le SDRA-8, un budget de 105 millions de 1987 à 1990).

Des cours aux «agents» sur quoi? Rien d'inattendu: la sécurité des opérations clandestines, les méthodes de contact, la récolte de renseignements.

Des caches d'armes? On y a pensé dans les années 50, mais les hommes du SGR ne les ont, disent-ils, jamais constituées.

Des entraînements au sabotage? Depuis 1954, c'était de la compétence des militaires qui s'y étaient entraînés jusqu'en 1960, avant d'abandonner totalement cette activité, en 1972.

Al. G.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: Re: GLADIO   Sam 8 Mai 2010 - 17:48

Nato's Secret Armies

Un Doc pour ceux qui sont intéressés par le phénomène Gladio - Stay Behind.

produit par MIR Cinema ( Milan )
diffusion en langue italienne en oct 2009
en langue allemande en nov 2009
en langue anglaise en mars 2010
sur HISTORY CHANEL
en F sans doute en 2010.

1. Rechercher sur GOOGLE en frappant:
" Nato's Secret Armies " - MIR Cinema "

2. Sélectionner l'option:
" New releaseres. electri skynet contest - electric skyarea...
A MIR Cinematografica production for The History Chanel AETN
more on Nato's Secret Armies arrow "

3. Electric sky
allez presque au bout à la production 27
NATO'S Secret Armies.

Le Documentaire est là, présenté en langue anglaise.
Pour les amateurs.

Cordialement
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HERVE



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MessageSujet: Re: GLADIO   Lun 10 Mai 2010 - 19:56

.

Un grand merci pour cette information.

Via Google, j'y suis arrivé en allant sur :

http://www.electricsky.com/catalogue_detail.aspx?program=2756

Throughout the late 60s, 70s
and 80s a wave of brutal terror attacks swept through Western Europe
killing hundreds of innocent civilians in cities across the continent.
At the time the attacks were thought to be the work of radical
extremists but now, thirty years on, a different, far more disturbing
story is starting to come out.

(...)

Nato’s Secret Armies examines
three major terror attacks: The Brabant massacre in Belgium, the
Oktoberfest bombing in Germany and the Piazza Fontana killings in Italy.
Through the testimony of former terrorists, Gladio, ex CIA agents,
diplomats, prosecutors and police investigators; the film pieces
together the disturbing trail of influence behind each of the attacks
and considers whether hundreds may have died at the hands of state
sponsored terrorism. More chillingly, it asks whether the strategy of
tension might still be in use today.

.
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HERVE



Nombre de messages : 11296
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: GLADIO   Lun 10 Mai 2010 - 20:30

http://sandiego.indymedia.org/media/2006/10/119640.pdf


10 The secret war in Belgium 125

( ... )

Lekeu served as a Belgian Gendarme from 1972 to 1984. Thereafter he fled to[/size]
Florida in the United States. In the Gladio documentary he testified in poor
English
that elements of the Belgian military secret service and the security apparatus were linked to the Brabant massacres: 'My name is Martial Lekeu, I used to be with the Belgian Gendarmerie. I left Belgium in August 1984 after precise death threats against my kids', Lekeu testified.

'In the beginning of December 1983
I did go personally to the BSR [Brigade Speciale des Recherches, branch of Gendarmerie] of Wavre who were doing the investigation about the [Brabant] killing.'

Lekeu had discovered that the massacres were linked to groups within
the security apparatus. 'I was surprised that no arrests had been made and I know that I did report myself what was going on - we were respecting killing like that - random killing or going into supermarket and killing people, even kids. I believe they kill about thirty people. So I told a gentleman I met : "Do you realise members of the Gendarmerie of the army are involved in that?" His answer was "Shut up! You know, we know. Take care of your own business. Get out of here!" What they were saying was that democracy was going away the leftists were in power the socialists and all this and they wanted more power.'

( ... )
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