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 Moyen, André

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michel
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MessageSujet: Moyen, André   Sam 5 Jan 2008 - 13:26

André Moyen , dit Capitaine Freddy, était un contre-espion de l'armée belge. Numéro 2 de S.D.R.A. service de renseignement militaire belge. André Moyen est né à Resteigne le 29 septembre 1914.

École Normale St-Joseph à Carlsbourg. Effectue son service militaire en 1934 aux Chasseurs Ardennais à Arlon et à Bastogne. Fut professeur pendant 7 ans au Collège Cardinal-Mercier à Braine l’Alleud (de 1935 à 1942). Trente ans au Service secret militaire (2e Section EMGA) de 1935 à 1965.

De 1965 à 1980 : Directeur de la Sécurité et de la Formation à la société suédoise SECURITAS GROUP 4, à Erps-Kwerps. Propriétaire de l’Agence d’informations Économiques à son nom, à Daverdisse.

André Moyen aussi "surnommé" Capitaine Freddy, Le Crocodile, Cincinnatus, André de St-Michel...


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Moyen

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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undercover



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Sam 5 Jan 2008 - 13:27

Un contre espion qui balance...c'est assez rare ?
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B.R.



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MessageSujet: Disparition d'une légende   Jeu 14 Fév 2008 - 14:59

Décédé la semaine dernière à l'âge de 93 ans, André Moyen, alias "capitaine Freddy", a formé des centaines d'agents en Belgique mais également en Afrique et en Asie, où il fut le conseiller "renseignement" de plusieurs gouvernements. Né dans les Ardennes en 1914, cet étudiant germaniste a entamé à 20 ans une carrière d’agent secret dans l’Allemagne nazie sous l’égide du colonel René Mampuys, le chef du Service de renseignement de l’armée (SRA) belge. Résistant sous le nom de "Freddy Bastogne", il a créé le Service 8 qui devait liquider les agents de la Gestapo, avant de codiriger le réseau Athos, lié à l’Office of Strategic Services, précurseur de la CIA. Ses couvertures successives - journaliste, professeur, médecin - étaient autant de métiers réels qu’il exerçait de pair avec son rôle secret. Nommé après la guerre directeur adjoint du Service général de renseignement/Service de documentation, de recherche et d’action (SGR/SDRA), il organise les réseaux clandestins anticommunistes "Gladio" avec la CIA, le SDECE français et le renseignement allemand. Avec l’accord de Mampuys et des banques belges, Moyen a fondé le Bureau Milpol qui effectue des missions de renseignement financier avec une extension au Congo belge sous le nom de "réseau crocodile". Dans les années 60, le colonel Boyard, nouveau chef du SGR/SDRA, a envoyé Moyen au Maroc où il a aidé Hassan II à mettre en place la gendarmerie du royaume, et à Taïwan où il a conseillé le chef nationaliste des services secrets, le général Fang Chih. Ces quarante dernières années, André Moyen a alterné missions officielles et activités dans le civil, créant notamment la branche belge de l’agence Securitas, ainsi qu'une école de détectives. A l’âge de 86 ans, enquêteur impénitent, il continuait à travailler sur les grandes affaires politiques qui ont ébranlé son pays, comme l’affaire dite "des tueurs du Brabant" ou la destitution du chef de la sûreté, Albert Raes, dans les années 90.

Source: Intelligence Online
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michel
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 14 Fév 2008 - 16:33


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undercover



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 20 Fév 2008 - 15:05

Encore une connaissance qui nous quitte , BR ???
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 20 Fév 2008 - 20:38

B.R. a écrit:
Décédé la semaine dernière à l'âge de 93 ans, André Moyen, alias "capitaine Freddy", a formé des centaines d'agents en Belgique mais également en Afrique et en Asie, où il fut le conseiller "renseignement" de plusieurs gouvernements. Né dans les Ardennes en 1914, cet étudiant germaniste a entamé à 20 ans une carrière d’agent secret dans l’Allemagne nazie sous l’égide du colonel René Mampuys, le chef du Service de renseignement de l’armée (SRA) belge. Résistant sous le nom de "Freddy Bastogne", il a créé le Service 8 qui devait liquider les agents de la Gestapo, avant de codiriger le réseau Athos, lié à l’Office of Strategic Services, précurseur de la CIA. Ses couvertures successives - journaliste, professeur, médecin - étaient autant de métiers réels qu’il exerçait de pair avec son rôle secret. Nommé après la guerre directeur adjoint du Service général de renseignement/Service de documentation, de recherche et d’action (SGR/SDRA), il organise les réseaux clandestins anticommunistes "Gladio" avec la CIA, le SDECE français et le renseignement allemand. Avec l’accord de Mampuys et des banques belges, Moyen a fondé le Bureau Milpol qui effectue des missions de renseignement financier avec une extension au Congo belge sous le nom de "réseau crocodile". Dans les années 60, le colonel Boyard, nouveau chef du SGR/SDRA, a envoyé Moyen au Maroc où il a aidé Hassan II à mettre en place la gendarmerie du royaume, et à Taïwan où il a conseillé le chef nationaliste des services secrets, le général Fang Chih. Ces quarante dernières années, André Moyen a alterné missions officielles et activités dans le civil, créant notamment la branche belge de l’agence Securitas, ainsi qu'une école de détectives. A l’âge de 86 ans, enquêteur impénitent, il continuait à travailler sur les grandes affaires politiques qui ont ébranlé son pays, comme l’affaire dite "des tueurs du Brabant" ou la destitution du chef de la sûreté, Albert Raes, dans les années 90.

Source: Intelligence Online

Avec le succès que l'on connait...en ce qui concerne les TBW Very Happy
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 6 Déc 2010 - 13:52

La phrase suivante est tirée d'internet et j'aurais voulu avoir l'avis de spécialistes à son sujet :

"André Moyen est un militant d’extrême-droite, anticommuniste actif. Il est lié aux milieux royalistes qui ont assassiné Julien Lahaut."

Y a-t-il des indications dans ce sens ?
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 6 Déc 2010 - 14:37

Pour information :


CIA Organized Secret Army in Western Europe ; Paramilitary Force Created To Resist Soviet Occupation

The Washington Post - Washington, D.C.

Author: Clare Pedrick
Date: Nov 14, 1990
Start Page: a.19
Section: A SECTION
Text Word Count: 1072


A secret army created by the Central Intelligence Agency during the 1950s to organize resistance in the event of a Soviet invasion of Western Europe has finally come in from the cold, and the disclosures of its past actions are producing a political flap that stretches across the continent.


The existence of a clandestine paramilitary network code-named "Operation Gladio" was disclosed last Thursday by Italian Prime Minister Giulio Andreotti in a speech to his nation's Senate. Since then, European officials have described similar operations in most of the other NATO countries.


The CIA-backed paramilitary network included units in Belgium, France, Greece, West Germany and the Netherlands, according to European newspaper and news-service reports.


"The operation was expanded to all of Western Europe by 1959," including neutral Sweden and Switzerland, according to a story scheduled to appear Wednesday in the German newspaper Die Welt.


European officials familiar with the paramilitary network have come forward in the past several days and described stockpiles of weapons and explosives hidden in Western European countries since the start of Cold War, news services have reported. The arms were to be used by hundreds of resistance fighters trained to counter a Soviet invasion, the officials said.


A Belgian former army intelligence official quoted by the Associated Press today said at least six arms caches were spread over the countryside in his nation until two months ago. In addition, the wire service quoted a Dutch ex-defense minister who said large weapons dumps also existed there and that some were discovered over the past decade.


Andreotti told the Italian Parliament that at the height of Cold War tensions in the late 1950s and early 1960s, the Italian unit had hidden caches of arms at depots throughout the country. The operation has now been scaled down, Andreotti said, but more than 600 people remain on the payroll.


Andreotti said he believes the operation should now be dismantled, given the new "climate which has freed us from the nightmare of wars and divisions."


In Washington, a U.S. government official familiar with Operation Gladio - Italian for "sword" - said the continued existence of the force in Italy was "solely an Italian operation. We have no control over it whatsoever." The official would not comment on allegations that Gladio was part of a broad resistance network throughout Western Europe.


Andreotti disclosed the covert operation after a Venetian magistrate, Felice Casson, stumbled on its existence during an investigation into a neo-fascist terrorist attack that took place 18 years ago.


The investigation revealed that the explosives used in a 1972 car-bombing came from one of the 139 secret weapons depots kept for the use of Gladio forces. The bomb, which killed three policemen near the town of Gorizia in northeast Italy, was placed by neo-fascist activist Vincenzo Vinciguerra, who was sentenced to life imprisonment.


Andreotti said the 139 arsenals were broken up in 1973, but that weapons from 12 of them were never recovered.


Casson and fellow magistrate Carlo Mastelloni are now investigating possible links between Operation Gladio and extreme right-wing terrorists who are thought to have been responsible for a string of unsolved bombings in Italy during the 1970s and early 1980s.


In Washington, the U.S. government official familiar with Gladio said, "If there are allegations that the CIA was involved in terrorist activities in Italy, they are absolute nonsense."


Andreotti said the United States first approached Italy as early as 1951, when the CIA broached the idea of mounting what it called a "stay behind" organization, one of several in post-war Europe.


The American and Italian intelligence agencies worked together, he said, to establish a network of crack military troops, most of them concentrated in the northeast near the Yugoslav border, where the threat of a Communist invasion seemed most credible. In 1959, Operation Gladio came under the umbrella of NATO, he added.


In Paris, the newspaper Liberation said the French arm of the secret network was dissolved only after disclosures of the Italian operation created a controversy. French Defense Minister Jean-Pierre Chevenement on Monday confirmed France's involvement in the project.


The network was dissolved on presidential orders, Chevenement said, declining to specify when the order was issued. For most of its existence, the group had been "dormant," Chevenement said.


In Belgium, a Belgian former army intelligence official, Andre Moyen, told the leftist newspaper Le Drapeau Rouge he knew of "at least six arms caches" that existed in Belgium as recently as two months ago.

Henk Vredeling, the Dutch defense minister 1973-77, told the Associated Press he had been briefed about the existence of weapons caches on Dutch soil destined for behind-the-lines sabotage.


Belgian ex-defense minister Francois-Xavier de Donnea said paramilitary "exercises were scrapped, perhaps as long as one or two years ago." During his 1985-1988 tenure, he said he was briefed on network operations.


In Greece, where the anti-Communist network was known as Sheepskin, caches of arms, ammunition, flashlights and other equipment were dug up between 1985 and 1988, when the network was dismantled, the AP said.


In a television interview on Italy's Channel 4, former CIA director William Colby confirmed the U.S. role in Italy's secret army and described how he was sent to Stockholm in 1951 to set up a similar network in Scandinavia.


Colby, who headed the CIA from 1973 to 1976, also revealed that U.S. intelligence agencies channeled large sums to Italy's right-of-center Christian Democrats and other "anti-Communist" political parties during the Cold War era - a connection that has long been alleged by Italy's left-wing parties. The money, said Colby, was used to ensure that Italy did not "fall into Communist hands."


Meanwhile, details have emerged of the role played by civilians in the secret operation. One of them, Verona businessman Roberto Cavallaro, told the Italian newsmagazine L'Espresso that he was recruited after taking part in anti-Soviet demonstrations. In the event of a Communist takeover, his task would have been to cause as much civil unrest as possible, Cavallaro said.


Cavallaro described how he was paid 700,000 lire (now worth $635) each month, which was handed to him in a yellow envelope by one of the two intelligence officials who had recruited him. He left the organization in 1973, he said, after he heard of a plot to murder two former Communists, one male and one female. The plan was later abandoned.




Staff writer George Lardner in Washington contributed to this report.





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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 6 Déc 2010 - 15:31


Extrait de

Les grands dossiers criminels en Belgique, Volume 1 Par Haquin-stephany


Le nom d’André Moyen revient, dans l’histoire de la Belgique contemporaine, dès qu’elle aborde les coulisses, le confidentiel et l’arrière-plan des affaires dont le grand public n’a pas à être informé. ( … ) Ce nom, dans l’affaire Lahaut, est cité de nombreuses fois.

Dès avant 1940, André Moyen était agent du Deuxième bureau du ministère de la Défense nationale, chargé de la récolte des renseignements, et désigné sous le pseudonyme de Freddy Bastogne. Il effectua des missions en Allemagne, sous couvert d’études de médecine à l’université de Bonn, et participa à l’enquête sur l’entreprise Au roi du caoutchouc, à qui toute la Belgique d’avant-guerre acheta des imperméables sans savoir qu’elle camouflait la célèbre organisation d’espionnage soviétique Orchestre rouge. Blessé pendant la campagne des 18 jours, il réussit à s’évader et, entré dans la Résistance, mena nombre de missions périlleuses.

Il retrouva, après la guerre, les services secrets, pour lesquels il allait travailler pendant trente ans. Il fut, notamment, à la base du service Milpol, spécialisé dans le recherche des menées subversives, étant entendu que l’on réservait une attention particulière à la subversion qui venait de Moscou. Il signait capitaine Freddy des articles que publiait l’hebdomadaire d’extrême-droite Europe Magazine. Il contrôlait des agents infiltrés là où il fallait ; une guerre Est-Ouest lui paraissait probable. Son expérience lui servit également dans le privé : il termina sa carrière comme chef des transporteurs de fonds de la firme Securitas.

Il apparaît abondamment dans le livre de Verhoyen et Van Doorslaer. Durant l’enquête Lahaut, on perquisitionna chez lui à six reprises. Selon Delcourt, il fut mêlé à la préparation de l’assassinat. (…)
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 6 Déc 2010 - 17:56

http://archives.lesoir.be/histoire-funerailles-a-ciney-d-andre-moyen-_t-20080212-00EWRA.html?query=Beijer%2C+gladio&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Beijer%2C+gladio&pos=7&all=422&nav=1


Freddy, résistant et barbouze


METDEPENNINGEN,MARC

Mardi 12 février 2008

Histoire Funérailles à Ciney d’André Moyen, décédé à l’âge de 93 ans

Les funérailles, célébrées lundi à Ciney, d’André Moyen, décédé mardi dernier à l’âge de 93 ans, ont permis à l’assistance de se souvenir d’une figure de proue de la résistance belge et du renseignement militaire.

Né en Resteigne en 1914, il s’engage très tôt dans la Résistance, pour compte de laquelle il mène, au sein du groupe « Athos », de périlleuses missions d’infiltration. Sous les noms de guerre de « capitaine Freddy », « Le Crocodile », « Cincinnatus » ou « André de Saint-Michel », il réussit notamment l’attaque d’un centre de télécommunications allemand à Menuchenet. Avec Fernand Canoot, il créa une fausse force de police, la « speziale polizei » qui mena, au nez et à la barbe des occupants, plusieurs opérations de renseignements ou dirigées contre des collaborateurs.

À l’issue de la guerre, Moyen intègre le contre-espionnage belge, dont il devient le numéro deux. Il effectue des missions au Congo, au Maroc, en Egypte, à Taïwan, à Saigon et en Corée. Il fut impliqué dans la création, en Belgique, des réseaux « Gladio », ces cellules dormantes d’agents secrets. L’anticommunisme était l’un des chevaux de bataille de Moyen, réputé être proche des milieux conservateurs et royalistes. Il fut accusé, sans preuve, d’avoir été l’instigateur du meurtre de Julien Lahaut, le député communiste qui cria « vive la république » lors de l’intronisation du roi Baudouin.

André Moyen créa en 1962 la branche belge de Group 4 Securitas. Sur le tard de sa vie, il se lança à nouveau dans le renseignement, multipliant les sorties matamoresques dans de nombreux dossiers judiciaires, dont les tueries du Brabant. Il voyait des communistes partout. Et il n’hésitait pas à faire mener des enquêtes sur des gendarmes, à accuser des journalistes d’être payés par la Sûreté.

Il était proche du baron de Bonvoisin, dont le procès pour les « faux KGB », auxquels Moyen participa, a – ironie des dates – débuté le jour même de ses funérailles (lire ci-dessus).

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 9 Déc 2010 - 14:54

Au sujet d'André Moyen et du meurtre de Julien Lahaut, voici quelques extraits. André Moyen est-il convaincant ?

De Morgen 22 december 2007

door Douglas De Coninck

Een lekker ouderwets echt complot: de moord op Julien Lahaut

( ... )

In 1985 al onthulden historici Rudi Van Doorslaer en Erwin Verhoeyen de schuilnaam van Goossens. Ze kregen het niet vaak genoeg herhaald: niet de namen van de daders zijn van belang, wel die van hun eventuele opdrachtgevers.

De twee historici hebben sterke vermoedens dat Goossens niet op eigen initiatief naar Seraing reed. Ze konden de hand leggen op oude onkostenstaten die de in 1979 overleden Goossens naliet. Die lieten zien dat hij na de oorlog opereerde als spion en man voor het vuile werk voor zowel André Moyen als een onbekende organisatie die hij in zijn notities de codenaam VN/H gaf. André Moyen werkte in die tijd voor de militaire veiligheidsdienst SDRA. Hij lag mee aan de basis van het Gladionetwerk, een geheime gewapende groep, paraat om in actie te komen van zodra 'de Rus' in aantocht was.

Anders dan de zoon van Goossens in 2003 in een uniek interview met De Morgen beweerde, bleef Moyen altijd ten stelligste betwisten dat de opdracht van hem kon zijn gekomen. "Ik kende Goossens goed, dat klopt", aldus Moyen (93), enkele jaren terug. "Hij heeft mij het verhaal over de moord in geuren en kleuren verteld. Ik heb dat geheim meer dan vijftig jaar helpen bewaren, dat klopt allemaal. Maar wie mij kent, weet dat ik het in 1950 al een stommiteit heb genoemd. Lahaut, die betekende niks. Hij was partijvoorzitter ja, maar bij de communisten was dat een symbolische functie. Lahaut, dat was een volksmenner, een man van het volk. Dat was niet l'homme de Moscou. Het omleggen van Lahaut was een risico voor onze organisatie. Een onderzoek zou volgen en zou bij ons kunnen uitmonden. Terwijl wij er nu juist alles aan moesten doen om onzichtbaar te blijven."

( ... )

Paul Calmeyn, voorzitter van de stichting en onderpastoor in de Onze-Lieve-Vrouwkerk op de Brusselse Zavel zou enkele dagen voor de aanslag met onder meer André Moyen hebben vergaderd in Café de l'Horloge. Daar zou het hele moordplan zijn ontvouwd. Moyen ontkent niet dat dat soort vergaderingen er in die tijd was, maar blijft erbij dat hij er enkel naartoe ging met pleidooien om Lahaut vooral níét om te leggen.

Pastoor Calmeyn werd nooit ondervraagd. Of liever: kon nooit worden ondervraagd. Hij verdween in de psychiatrie, kreeg wat injecties en bracht tot zijn laatste dag alleen nog wartaal uit. En Delcourt zelf? Die begon manifest foute sporen aan te wijzen, bekloeg zich in de gevangenis over dreigementen aan het adres van zijn kinderen en trok uiteindelijk al zijn verklaringen in.

( ... )

"Het is simpel", zegt Moyen. "Goossens pleegde een impulsieve daad. Hij was verbitterd omdat Leopold III troonsafstand deed. Die kreet in het parlement, dat was er te veel aan. Maar Goossens en zijn mannen werkten wel ondergronds voor zowel mijn groep als voor de geheime dienst van het Vaticaan. Die code, VN/H, verwijst naar het Vaticaan. We zaten volop in de Koude Oorlog. Er diende na de moord een afweging te worden gemaakt: Goossens voor de rechter laten brengen of onze anticommunistische netwerken vrijwaren."

( ... )
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Sam 11 Déc 2010 - 22:19


http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/400469/breves.html

Contre-espionnage

Décès d'André Moyen

André Moyen, anciennement actif dans le service de renseignement militaire belge, est décédé mardi à l'âge de 93 ans à Ciney, a-t-on appris mercredi auprès d'un proche du défunt. "Né à Resteigne (province de Luxembourg) le 29 septembre 1914, André Moyen s'engage très jeune dans la lutte armée lors de l'invasion de la Belgique en 1940. Il est l'instigateur du groupe de résistance "Athos" dans les Ardennes belges, puis rejoint l'armée de libération", précise notre source. Durant des années, il est le numéro deux du contre-espionnage belge sur le sol national, puis au Congo. Il crée la cellule anti-communiste au service de renseignement militaire belge (SDRA) dans les années 50. Il devient aussi professeur à l'Athénée Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud. En 1962, il prend la direction de la société suédoise Securitas pour la Belgique et le Maroc, société qui deviendra Group 4 Securitas, puis G4S. Il crée également la première école en Belgique d'inspecteurs "Retail" et de détectives privés. (Belga)


http://www.referenceforbusiness.com/history2/30/Securitas-AB.html

( ... )

Sorensen was aided by his sons Jörgen and Sven. During the 1950s and 1960s, Securitas's expansion helped place it among the leading European security services companies. The company's first international move came with the launch of a subsidiary in the United Kingdom in 1950; at that time, the company combined all of its operations under a single name, Securitas International. Jörgen Philip-Sorensen played an active role in the company's expansion outside of Scandinavia, which targeted especially the United Kingdom and Belgium during this period, while Sven concentrated especially on its Swedish operations, leading a series of acquisitions, including that of Svensk Nattvakt.

In 1963, Securitas formed two new subsidiaries in the United Kingdom, Store Detectives Ltd. and Securitas Alarms Ltd. While Erik Philip-Sorensen remained at the head of the company, son Jörgen was appointed to lead the company's growing U.K. operations in 1965. Three years later, the company restructured its four U.K. businesses under a new subsidiary and brand name, Group 4 (Total Security).

Jorgen and Sven Philip-Sorensen took over the company's leadership only upon Erik Philip-Sorensen's retirement in 1974. In that year, the Philip-Sorensen family bought control of Securitas from the ISS Group. The brothers maintained joint-ownership of the company until 1981, when Securitas was divided equally between them. Sven Philip-Sorensen took over the company's Swedish operations, keeping the Securitas name. Jörgen Philip-Sorensen remained at the head of the company's international activities, now renamed Group 4 Securitas. Group 4 Securitas was later acquired by Falck, of Denmark, creating the world's second largest security services group, Group 4 Falck A/S.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 23 Fév 2011 - 12:58


On pourrait reparler d'André Moyen à cette occasion !


mardi 22 février 2011 à 15h54

Nollet débloque 150.000 euros pour investiguer sur l’assassinat de Julien Lahaut

Jean-Marc Nollet compte débloquer 150.000 euros pour lancer la première phase d’une recherche scientifique sur l’assassinat de Julien Lahaut.

© Belga

Jean-Marc Nollet a expliqué au Soir Magazine (parution de ce mercredi) qu’il comptait débloquer 150.000 euros pour que le CEGES (Centre d'étude et de documentation guerre et société contemporaine) puisse lancer la première phase d'une recherche sur l'assassinat de Julien Lahaut.

Abattu le 18 août 1950, Julien Lahaut était le président du Parti Communiste. C’est à lui qu’on avait attribué l’expression "Vive la république" lancée une semaine plus tôt lors de la prestation de serment de Baudouin alors prince royal.

Le déroulement des faits a depuis longtemps intrigué le Sénat qui avait déjà adopté en 2008 une résolution demandant au gouvernement fédéral de financer une telle recherche. Depuis 2008 et jusqu’à ce jour, aucune disposition n’avait été prise pour lancer la recherche.

Le CEGES a évalué un budget de plus ou moins 470.000 euros pour l’ensemble de sa recherche sur le sujet.

La première phase pourra démarrer grâce à une souscription publique lancée par Véronique De Keyser (PS) qui a permis de recueillir 50.000 euros, somme à laquelle le ministre wallon de la recherche Jean-Marc Nollet a ajouté 150.000 euros.

Grâce à l’aide de la Région wallonne, la première phase de la recherche, portant sur le déroulement exact des évènements, pourra démarrer dès le mois d’avril.

Celle-ci ne nécessite en aucun l’accès aux archives de la Sûreté de l’Etat, contrairement à la deuxième phase qui portera elle sur les auteurs présumés et les commanditaires.


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alain



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 23 Fév 2011 - 13:43

Comme toujours ,ça va pas VOLER très haut !
Si ,ils abordent qui était du commando ....parlera t on du mec dont le fils a termine sa carriere professionnelle comme general aviateur ,épée du roi et attache a la maison militaire du BON ROI des BELGES (ancien )
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 23 Fév 2011 - 13:53

Vous pouvez toujours contacter le CEGES à ce sujet :

http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php

En plus, ils recrutent actuellement !
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jc1243401



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 23 Fév 2011 - 13:55

Basketball
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alain



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 23 Fév 2011 - 14:00

HERVE a écrit:
Vous pouvez toujours contacter le CEGES à ce sujet :

http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php

En plus, ils recrutent actuellement !
MERCI beaucoup ,mais le diable en ri encore Laughing Laughing Laughing
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michel
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 24 Fév 2011 - 17:21

Quelques infos sur André Moyen :

http://www.servicedulivre.be/fiches/m/moyen.htm

Il aurait écrit un livre sur l’assassinat d'Alexandre Galopin (grand-père du baron noir) mais il n'a pas été publié à ma connaissance.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 24 Fév 2011 - 18:48

Je vois qu'il a été un collaborateur régulier d’ Europe-Amérique

Le NEM est «l’enfant» du magazine «Europe-Amérique».

Voir : http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1188-nem-club

( ... )

Nous sommes dans les années 60 et EA, tout en étant marqué à droite se veut l’écho d’une certaine américanophilie. Il regroupe au sein de sa rédaction des auteurs ou journalistes qui pour la plupart ne sont pas extrémistes mais qui ont en commun une certaine vision de l’Europe et des USA. Il n’était pas rare de trouver des exemplaires d’EA dans la salle d’attente de dentistes ou de médecins à l’époque.

Lorsque le NEM va naître on retrouve en partie cette équipe (par exemple Jo Gérard).
Il y aura une espèce de macération des idées à partir du début des années 70.
On peut parler de tournant vers 1973/74 (radicalisation). C’est à ce moment là que le NEM va réellement se positionner, ouvertement, comme media « nationaliste ».

A la fin des années 70, le NEM qui vend régulièrement 15 à 20 000 exemplaires va commencer à tutoyer l’histoire de la deuxième guerre mondiale en apportant un éclairage parfois surprenant : ils racontaient des anecdotes impossibles à vérifier qui les protégeaient d’éventuelles accusations de révisionnisme : difficile de taxer quelqu’un de révisionniste quand on a aucune preuve de ce qui s’est réellement passé pour tel ou tel «micro» événement.

Le pas sera franchi avec l’intégration de certaines personnalités, par exemple Julius qui dessinera la bd «les rats du dessert» qui paraîtra régulièrement dans le NEM à partir de 79/80.

( ... )
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 10 Aoû 2011 - 22:12



http://www.lachambre.be/kvvcr/pdf_sections/comm/lmb/312_6_volume1.pdf


page 513 et suivantes


b. Le Réseau Crocodile et André Moyen


Quand on évoque l’affaire Lumumba, on a coutume d’y associer les activités d’agents secrets antilumumbistes, constitués en réseaux et travaillant en étroite relation avec le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir occulte de l’État. C’est ainsi que le réseau Crocodile inscrit ses mystères dans l’historiographie consacrée au sujet qui nous occupe. Il ferait partie de ces instruments qui ont contribué peu ou prou à la guerre de harcèlement contre Lumumba, et moins l’on trouve de sources sur ce réseau, et plus c’est la preuve de son efficacité discrète.

Mais l’on peut penser autrement, et, en s’étonnant de la faiblesse documentaire sur ce réseau en 1960, se demander si sa réalité n’était pas à l’image de cette absence de sources.

Oui, le réseau Crocodile a existé, mais avant les événements qui nous occupent, et il doit
son effacement aux conflits avec la Sûreté qu’il a fini par susciter.

Pour trouver sa trace, il faut consulter l’imposant dossier individuel d’André Moyen (6) aux Archives de la Sûreté de l’État (SE 59.428) qui contient des documents intéressants, dont un Court historique du réseau Crocodile, non signé, non daté mais postérieur au 1er janvier
1950 et vraisemblablement pas beaucoup plus vieux, que nous livrons en totalité en annexe (X — Annexes).

À la lecture de ce document, on constate que ce réseau a été constitué le 1er janvier 1948 avec comme objectif la lutte antisoviétique et antisubversive. Le Réseau Crocodile fut la section congolaise d’un réseau plus étendu, le Réseau Milpol qui avait les mêmes objectifs
en Belgique.

On peut voir dans cet historique comment le réseau s’est implanté au Congo, et comment les relations se sont dégradées assez rapidement entre les animateurs du réseau, dont Moyen, le Gouvernement Général (Congo) et la Sûreté de l’État (7).

Ceci dit, le Réseau Crocodile s’efforce de survivre aux attaques dont il est l’objet, et Moyen essaya vainement de se rendre indispensable auprès de l’Union Minière, lors d’une douteuse opération de « séduction », une tentative de provoquer un besoin sécuritaire au sein de l’entreprise privée.

Un document émanant des hautes sphères de la Sûreté de l’État nous résume l’affaire; il s’agit d’une lettre personnelle adressée à l’Administrateur adjoint de la Sûreté de l’État par l’Administrateur en chef de la Sûreté congolaise, datée du 15 février 1956, réf. n° 05/
20427 (ASE, Moyen, 3117) :



En décembre 1951, BAMPS Victor, dessinateur à l’UMHK fut convaincu d’avoir volé et transmis à MOYEN, sur les instigations de ce dernier, la copie de deux plans des installations de SHINKOLOBWE.

Dès leur réception, MOYEN avait remis à un Administrateur de la Société une photographie des plans en signalant qu’un membre de son réseau, travaillant comme laborant chez un photographe de BUKAVU, avait été amené à développer un film apporté par un « client de passage » et que, trouvant l’affaire insolite, il avait effectué un tiré à part à l’intention de son chef de réseau.

Ce scénario devait, dans l’esprit de MOYEN, avoir une double conséquence :

1) démontrer l’habilité de son réseau à détecter les fuites et la carence de la Sûreté à découvrir les coupables;

2) Vaincre les dernières résistances de certains administrateurs de l’UMHK quant à la nécessité de créer, au sein de cette société, un véritable service de sécurité dont il (MOYEN) aurait assuré la direction en Belgique
.
La volumineuse correspondance saisie au domicile de BAMPS permit de reconstituer le réseau MOYEN, connu sous le nom de « réseau Crocodile ». Il était organisé de la façon suivante :

1) Un groupe d’une douzaine d’agents dirigés par BAMPS Victor, alias « Bernard », assisté du Commissaire de district assistant GALAND, alias « Kitoko ». BAMPS était en rapport avec MOYEN depuis 1948;

2) PINGRAY Jacques, alias Bruno, alias Michel;

3) D’HEUR Alphonse, alias Dick.

Ces trois « lignes » travaillaient séparément, mais BAMPS Victor était autorisé, en cas d’urgence, à contacter D’HEUR. Il disposait d’un « pass » à cet effet.

D’HEUR et PINGRAY transmettaient directement à MOYEN les renseignements recueillis soit d’office, soit à sa demande, concernant les personnes suspectes d’activités subversives ou plutôt prétendues telles.

En fait, en raison de la rapidité de notre intervention, D’HEUR n’eut guère le temps de transmettre à MOYEN les quelques informations relatives à des personnes au sujet desquelles il avait été chargé d’indaguer par notre service>.


Entre-temps, Moyen fut expulsé du Congo. Il était donc « brûlé » en 1960-61, sans pour autant cesser de développer ses activités dans plusieurs directions, en persévérant
dans le domaine du renseignement privé en Belgique, notamment par la création de la société INFOR en 1954. Ses relations avec la Sûreté de l’État seront à l’image du personnage : chaotiques.

Une série de rapports de la Sûreté existent sur le personnage, provenant du « dossier papier » SE 59.428 de l’intéressé, et sans numéro d’ordre (classement chronologique).

Nous en livrons ici quelques extraits, en prenant soin de n’évoquer, comme nous l’avons déjà dit, que la période de la vie de Moyen qui touche à notre objet d’étude, pour définitivement fermer ce dossier, qui, tel le monstre du Loch Ness, surgit périodiquement quand
on parle de Lumumba victime d’un complot belge.

Extraits choisis pour conclure :

a) Extrait d’un rapport de la Sûreté de l’État du 15 mars 1960, non signé, qui évoque l’époque où Moyen était au Congo :

<(…). Moyen qui dispose au Congo de quelques informateurs, effectue ce périple [visite de différentes régions du Congo] afin de prendre contact avec ses agents et d’étoffer son réseau « Crocodile » qui fonctionne dans le Katanga.

Après son voyage [juillet-septembre 1949] il rédige un long rapport sur la situation au Congo Belge et les influences néfastes des colonies voisines sur ce pays.

Ses informations relèvent très souvent de la plus haute fantaisie.

Il vend ce rapport à un correspondant de l’United Press à Bruxelles et ses renseignements sont publiés par de nombreux périodiques étrangers qui les présentent comme étant le résultat d’une enquête effectuée au Congo Belge par un « officier de la Sûreté d’Etat Belge ».

Ces publications ont provoqué des demandes de précisions adressées au Gouvernement Général par plusieurs consulats étrangers et des protestations de la part du Gouvernement de l’Afrique équatoriale française
.
Entretemps (sic) Moyen poursuit avec le réseau « Crocodile » sa « mission d’information » au Congo Belge.

Son but final est de prouver à la Société Générale, en prônant le danger communiste, la nécessité de créer au sein de l’Union Minière un service de sécurité dont il assurerait la direction.

Pour arriver à ses fins, il ne recule devant aucun procédé et finit, en 1951, par organiser avec l’aide de certains agents de son réseau, un vol de minerais stratégiques et de plans des installations de Shinkolobwe afin de convaincre l’Union Minière des dangers qui menacent les régions industrielles du Katanga et de la carence des services officiels.

Cette mésaventure fera perdre à Moyen beaucoup de son crédit auprès des sphères de la Société Générale>.

b) Extrait d’un rapport de la Sûreté de l’État du 23 mars 1962, non signé. Concernant les activités de renseignements de Moyen : enquêtes dans tous les domaines, mais les résultats vont dans un sens anti-communiste
:
.

c) Extrait d’un rapport de la Sûreté de l’État du 27 octobre 1986 :

<(…). En 1948, on retrouve MOYEN André au Congo belge, où en tant que détective privé, il organisa un réseau de renseignements dit « réseau Crocodile », plus spécialement au Katanga parce qu’il était financé en partie par l’Union Minière du Haut Katanga (UMHK) à Bruxelles. Ce réseau ne reculait devant aucun moyen pour obtenir des renseignements et s’assurer des subsides. Sur instigation de MOYEN, les membres dudit réseau n’hésitèrent pas à violer le domicile ainsi que le secret des lettres et à voler des documents. Un dessinateur de l’UMHK que MOYEN avait sous ses ordres centralisait les informations et «complétait», le cas échéant, celles qui étaient trop vagues … c’est ainsi par exemple qu’un simple suspect devenait un dangereux communiste. MOYEN transmettait alors intégralement ces renseignements à l’UMHK dont certains agents subirent de la sorte des préjudices importants (…).

En outre, il lui arrivait de fournir à nos services des renseignements qu’il croyait ignorés de la SE et à inonder cette administration de rapports qu’il intitulait « travail personnel » et qu’il rédigeait sur les sujets les plus divers mais dans un sens anti-communiste. Après vérifications, beaucoup de ces informations se sont révélées être mensongères>.


(6) André Moyen est né le 29 septembre 1914 à Resteigne. L’intéressé étant toujours vivant à la date de rédaction de ce texte, nous limiterons la divulgation d’informations le concernant au strict nécessaire, uniquement celles en relation avec notre étude.

(7) Court historique …, p. 4 : « Au cours de 1950, il s’avéra de façon indubitable que la Sûreté avait pris pour principal objectif, sur directives formelles et précises de Mr Humblet, la destruction totale du Réseau. ».
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K



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 11 Aoû 2011 - 11:31

.


Dernière édition par K le Mer 1 Oct 2014 - 11:52, édité 1 fois
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alain



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 11 Aoû 2011 - 11:49

Petite question :qui a fait désosser les 3 voitures (blindées et armées )qui étaient a la disposition de Moyen ,et ceci au centre de BXL ?
Voitures réservées pour aller taquiner les Cocos BXL
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 11 Aoû 2011 - 20:58

Une question pour "K" : peut-il détailler ce qu'il sait au sujet de Securitas ?

Je crois aussi que certaines personnes de Securitas ont été au minimum complices des braqueurs de fourgons et ce, pour des financements illicites.

Selon le rapport de la Commission Lumumba, il semble bien qu'il n'avait pas peur de faire des faux et d'organiser la désinformation.

Il devait plus que probablement être proche de Mario Spandre et ce dernier était impliqué dans des marchés d'armement (et des trafics ... comme l'Angolagate). Mario Spandre était très proche du Baron Benoît de Bonvoisin (aussi impliqué dans les contrats d'armement ... avec des antécédents familiaux à la tête de la FN à Herstal).


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K



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 11 Aoû 2011 - 21:29

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1793-un-artricle-du-guardian-2001?highlight=FLOUR

jr l'ai trouve d'abord ds un magazine HALT de Hugo Ghijsels

Citation :
Een tweede opmerking sommige overvallen op de geldtransporten bleken achteraf opge­zet door Securitas-mensen zelf! Ook hier moeten wij opmerken dat Securitas di t probleem wil oplossen : zij gaat haar personeelsleden aan een grondiger kontrole onderwerpen. Een citaat van Jan Flour als laatste opmerking "voor een gedeelte is extreem-rechts gefinancierd met de opbrengst van de Securi tas-overvallen. " (6) Deze be­wering is belangrijk, want Jan Flour is gewezen afgevaardigde bestuurder van Group 4 Securitas. Wordt vervolgd.


après je l'ai vu ds un des doc du parlement aussi mais où ?
essaie FLOUR ici sur le site , recherche avancée
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Jean Marchenoir



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Ven 12 Aoû 2011 - 2:09

alain a écrit:
Petite question :qui a fait désosser les 3 voitures (blindées et armées )qui étaient a la disposition de Moyen ,et ceci au centre de BXL ?
Voitures réservées pour aller taquiner les Cocos BXL

Quels sont leurs influences, à ces gars qui montent des réseaux contre ceux de l'Etat ? D'où parlent-ils, agissent-ils ? Seulement leur intérêts particuliers ? Et si non, lesquels ? Y-a-til des influences qu'on ne verrait pas a priori ?
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Aujourd'hui à 11:45

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Moyen, André
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