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 Moyen, André

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 9:00

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http://archives.lesoir.be/gladio-etait-un-reseau-dormant-mais-catena-pour-moi-gla_t-19901114-Z039UP.html

(...)  Mon patron me dit qu'on avait également tenté de le recruter, et qu'il avait refusé. Il me conseilla cependant de garder le contact. Quelques mois plus tard, en 1948-1949, le ministre De Vleeschauwer me suggéra de contacter Mario Scelba, le ministre de l'Intérieur italien, l'un de ses amis. Je fus reçu à Rome comme un prince par Scelba et le général Galli. Ils me présentèrent «Gladio». Une formidable organisation de plusieurs milliers d'hommes répartis dans toute l'Italie, chargée, disaient-ils, de la «lutte antisubversion». Dans le Sud extrêmement pauvre, le chef de «Gladio» était un professeur d'université, Gaetano Napolitano. Je me souviens également d'un journaliste free-lance, Franco Fedelli, qui exerçait une grande influence, jusqu'au Vatican.  (...)


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-gladio-la-guerre-secrete-des-etats-unis-pour-subvertir-la-democratie-italienne-50475893.html

(...)  L’agence de renseignement nouvellement constituée, le SIFAR [Servizio Informazioni Forze Armate], lança ses premières opérations en septembre 1949, sous la direction d’un agent secret américain, Carmel Offie, surnommé «le parrain» par les Italiens. Le ministre de l’Intérieur, Mario Scelba, était à la tête de cette opération. À la même époque, Scelba dirigeait une répression brutale, assassinant des centaines d’ouvriers et de paysans qui avaient cherché à améliorer leur condition après la guerre.  (...)
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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 9:14

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 9:16

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http://www.gettyimages.it/pictures/italys-premier-mario-scelba-emerges-from-italys-latest-baby-news-photo-515257040



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 9:23

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http://adst.org/oral-history/fascinating-figures/clare-boothe-luce-a-woman-for-all-time/

Clare Boothe Luce, A Woman for All TIME

(...) 

I got back to Washington, and the day before I was going to see the president there was a big dinner given at the Pan American Union, a ball of some sort, a big diplomatic dinner, enormous. And the man I sat next to was an old friend, Bob Murphy. And Bob said to me, “How is the Trieste affair going?”

And I said, “Bob, it’s hung up because we have a little problem that I can’t solve. I can take care of the Italian end, but I can’t take care of the Yugoslavian, because our Ambassador there has gotten us painted into a corner, because he insists that there is no possible way of changing Tito’s mind.” That was also part of my information.

And I said, and I remember using that phrase, because it always stuck in my mind, “What we need is someone who knows Tito well enough to twist his arm.” And he said, “You’re talking to the man….”
It always reminds me of Churchill, when we were talking about what makes a great man, and he said, “I’ve told you all these things and you’ve forgotten the most important thing.”
I said, “What’s that?”
He said, “Luck.”

Well, anyway, there I was, lucky enough to sit next to Bob Murphy, who had been in the OSS [Office of Strategic Services] during the war and who had had OSS contacts with the partisans in Vis. He was on a first-name basis with Tito. This I can say now because Tito’s dead and all of that doesn’t matter. We were then giving wheat to Tito under our Marshall aid….One of the unbreakable rules in the State Department was…you were not permitted linkage…. Kissinger got all over that by coming outright and saying, “We’re going to proceed on a quid pro quo basis.” But in my day you weren’t supposed to link things. (...)

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 9:31

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Carmel Offie

https://en.wikipedia.org/wiki/Carmel_Offie

(...) 

Offie served in Europe during the final years of World War II, beginning first in March 1944 as an aide to Robert Murphy, the State Department's civilian representative to Allied military commanders in Italy and later following Murphy to an assignment in Germany.[23] 

(...)

Based on recommendations from Chip Bohlen,[26] he returned to government service in September 1948 as deputy to Frank Wisner, head of the Office of Policy Coordination (OPC), a CIA-funded unit within the State Department[28]

(...)

_ _ _

https://wikispooks.com/wiki/Carmel_Offie

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(...)
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Lun 1 Aoû 2016 - 10:30

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 14:37


André Moyen était un contact du docteur Henri Martin ("Cagoule" et OAS).

Un lecteur attentif me fait remarquer que la fille de ce dernier a épousé Pierre de Villemarest (1922-2008) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Villemarest

A son sujet :

http://eyeswideopen.over-blog.com/article-33052508.html

https://www.youtube.com/watch?v=CuGAENIPxOI

_ _ _

Pour information, voir aussi :

Les mystères de la synarchie

LE MONDE | 14.01.1980 à 00h00 • Mis à jour le 14.01.1980 à 00h00 | JEAN-NOËL JEANNENEY

LA synarchie : le mot est chargé, dans notre mémoire collective, d'une sulfureuse sélection. De toutes les puissantes émotions qui sont nées de la dernière guerre, voici l'une des plus étranges : cette rumeur durable et multiforme qui a attribué à une société secrète de gigantesques pouvoirs occultes.

L'émergence du mythe est clairement datée. C'est au printemps 1941 qu'il se cristallise et s'impose. (1). Au début de juin, plusieurs feuilles du collaborationnisme et de l'antisémitisme les plus frénétiques - l'Appel, Au Pilori - accusent à grand fracas la synarchie, " la plus secrète des loges maçonniques ", de saboter la révolution nationale de Vichy, les accords franco-allemands de Montoire et la politique antisémite ; elle serait inféodée à un capitalisme international dirigé de Londres et de New-York.

Bientôt, Marcel Déat, un des chefs de la collaboration parisienne, fournit un puissant relais. L'hostilité de Déat à l'amiral Darlan, installé au pouvoir à Vichy depuis la fin de février 1941, se nourrit d'une violente rancune contre les responsables supposés du petit coup de théâtre de sérail qui a abouti au renvoi de Laval, le 13 décembre 1940 (Déat lui-même a été un moment emprisonné, à Paris, et libéré seulement sur l'intervention de Otto Abetz, ambassadeur de Hitler).

Du côté de Vichy

Et ici entre en scène la banque Worms. Jacques Barnaud, inspecteur des finances, associé de Worms, devient délégué général aux relations franco-allemandes, et Pierre Pucheu, dirigeant des établissements Japy (contrôlés par Worms), secrétaire d'État à la production industrielle, puis ministre de l'intérieur à partir de juin 1941. Quelques autres promus par Darlan en apparaissent proches, tels Marion, Benoist-Méchin, Lehideux, comme aussi Bouthillier, qui reste ministre des finances. Dans l'Œuvre, sans relâche, Déat s'en prend à la " bande de la banque Worms " qui, pour le plus grand malheur du pays, aurait investi l'État.

La préhistoire du mythe est à chercher du côté de Vichy. Dès le mois de mai 1941, Pétain et son entourage ont reçu une note secrète fabriquée par un curieux personnage, le docteur Henri Martin. Ancien cagoulard, homme de coups fourrés et de complots, il est investi depuis peu d'une mission officielle de renseignement. Il a reçu d'un de ses agents le texte d'un pacte mystérieux, dit " pacte synarchique d'empire " qui a été voté peu auparavant, en février ou en mars, dans l'appartement de l'industriel Jean Coutrot. La note de Martin expose en détails les desseins ténébreux de la synarchie, entreprise de subversion " composée presque exclusivement de polytechniciens et d'inspecteurs des finances ayant prêté serment ", et dont le quartier général est à la " popote " de la banque Worms, rue Tronchet. Telles sont les " informations " qui ont été communiquées, début juin 1941, aux plumitifs de la collaboration parisienne en même temps qu'à divers notables de Vichy.

Dans le petit monde clos de la capitale thermale la rumeur court vite. Vichy prend l'affaire fort au sérieux. L'ambassade des États-Unis enquête. Pétain, animé par sa haine ancienne contre la franc-maçonnerie et les sociétés secrètes, est prêt à beaucoup de crédulité. Arrive alors sur les bureaux officiels, parmi divers factums de police, un important rapport destiné à une fortune particulière, connu sous le nom du commissaire Chavin, directeur de la sûreté nationale de septembre 1940 à septembre 1941, qui l'a transmis. Le texte est dû probablement à la plume d'un autre personnage de coulisses, un nommé Raoul Husson, ancien collaborateur de la statistique générale de la France. Le rapport Chavin est bien connu pour avoir été publié après la guerre par Husson lui-même (sous le pseudonyme de Geoffroy de Charnay). Avec le rapport la synarchie change de place sur l'échiquier. Elle est rejetée à l'extrême-droite. Elle représenterait " à la fois un épisode de la lutte du capitalisme international contre le socialisme et une tentative puissante d'impérialisme financier visant à assujettir toutes les économies des différents pays à un contrôle unique, exercé par certains groupes de la haute banque, lesquels s'assureraient ainsi, sous couvert de la lutte contre le communisme, un monopole de fait sur toute l'activité industrielle, commerciale et bancaire. " La synarchie n'incarne plus le " judéo-maçonnisme ", c'est la " judéo-réaction "...

Occultisme

Selon le rapport Chavin, c'est la secte intitulée " Mouvement synarchique d'empire ", fondée en 1922, qui aurait suscité, en 1936, l'organisation subversive d'extrême-droite dite la Cagoule, d'Eugène Deloncle. La Cagoule (bien réelle...) trouva parfois des complaisances dans l'armée et fut responsable de divers attentats et d'assassinats avant d'être démantelée par les soins actifs du ministre de l'intérieur du Front populaire, Marx Dormoy. À la suite de cet échec, la synarchie aurait joué une autre carte : " Un accouchement aux fers devenait nécessaire. Il fut pratiqué par l'armée allemande lors de sa promenade militaire, du 10 mai au 23 mai 1940 : nombre de chefs militaires facilitèrent l'opération grâce à une conception prévoyante du patriotisme qui devait devenir officielle et nationale deux mois plus tard. " Excusez du peu...

Dès l'été 1941, la machine est ainsi bien lancée. Tout est en place pour que le mythe soit repris, moyennant un nouveau glissement, dans la littérature clandestine, puis officielle de la Résistance. Le communiste Pierre Hervé écrit dans son livre de 1945 la Libération trahie : " Des hommes avertis considèrent que la synarchie, plus forte que jamais, tiendrait par ses affiliés la plupart des leviers de commande ", - au service de l'anticommunisme et d'une sorte de " néo-fascisme occidental ". C'est là une thèse qui est développée par des centaines d'articles de la presse de gauche. Dans les procès des collaborateurs, la synarchie est constamment évoquée, sans que les juges puissent jamais - et pour cause ! - en cerner nettement les contours. Quant à la banque Worms, elle est lavée de toute accusation de collaboration économique.

On peut croire que le mythe va se dissoudre à force d'invraisemblance, il n'en réapparaît pas moins de temps en temps. Il s'est même trouvé un ultra de l'Algérie française pour lui attribuer, en 1960, la politique de désengagement. Et il se trouve des auteurs pour étendre démesurément la synarchie jusqu'à y chercher une sorte d'interprétation globale de toute l'histoire contemporaine.

Derrière tant de nuées, qu'y a-t-il de solide ? En fait, la synarchie a bel et bien existé, mais tout autrement que ne le dit le mythe. Elle prend sa place dans la longue histoire, extrêmement complexe et un peu dérisoire, de l'occultisme et de ses sectes qui réunissent, d'âge en âge (je ne parle pas de la grande franc-maçonnerie), de gentils toqués, de petits habiles et des philosophes autodidactes aux aspirations planétaires.

Dans son ouvrage sur la synarchie, Jean Saunier examine, avec le mélange adéquat de sympathie et de détachement ironique, l'histoire de cette curieuse figure que fut Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909). Ce commis du ministère de l'intérieur enrichi par son mariage avec une comtesse russe est l'inventeur d'un système d'explication du monde auquel il donna le nom de synarchie. Le mot, dérivé du grec, existait auparavant, défini par Littré en 1869 comme " le régime de plusieurs princes qui gouvernent simultanément les diverses portions d'un même empire ". Saint-Yves baptisa de ce nom une organisation mystérieuse dont le cœur serait en Inde dans l’ " agartha ", centre initiatique suprême peuplé d'êtres étranges et où s'harmonisent les trois ordres de la vie spirituelle, morale et économique. Le tout est marqué par une certaine coloration technicienne, antiparlementaire et par une confiance affirmée dans les vertus revivifiantes de la science et de la rationalisation du capitalisme.

L'œuvre de Saint-Yves d'Alveydre connut une petite influence souterraine et elle inspira en 1921 la création d'un " ordre martiniste et synarchique " (qui se référait en même temps à l’enseignement de Louis-Claude de Saint - Martin, philosophe illuministe de la fin du dix-huitième siècle). C'est dans ce milieu que fut rédigé, probablement vers le milieu des années 30, un " pacte synarchique d'empire ", programme assez fumeux et très élitiste visant à la création d'un empire universel par des moyens non violents. L'influence réelle de ce curieux document a été à peu près nulle.

X-Crise

Deuxième réalité concrète : on voit se développer entre les deux guerres tout un courant de pensée néo-saint-simonienne. Il y a là une vague rencontre avec la philosophie de Saint-Yves d'Alveydre. Ainsi du Redressement français d'Ernest Mercier, actif surtout avant la crise. Ainsi, plus tard, du groupe des Nouveaux Cahiers inspiré par Auguste Detoeuf, dirigeant de l'Alsthom, auteur des immortels Propos de O.-L. Barenton confiseur. Ainsi, surtout, d'X-Crise de Jean Coutrot.

Polytechnicien, grand mutilé de guerre, patron d'une entreprise de papeterie, fort préoccupé de la rénovation des structures économiques et patronales, Coutrot, avant la guerre, fut l'animateur entreprenant de plusieurs groupes de réflexion, dont le plus influent fut le Centre polytechnicien d'études économiques, plus connu sous le nom d'X-Crise. Dans le fil du courant " planiste ", X-Crise s'efforça de définir une politique d'intervention étatique et de " collaboration de classes " sous la houlette de techniciens nouveaux de l'organisation sociale.

Observons que, au moment où s'enfle la légende synarchique, Jean Coutrot n'est plus. Le 19 mai 1941, il a fait une chute mortelle à travers la fenêtre de son appartement parisien. Son moral avait été grandement atteint par la défaite.

Il semble que Coutrot ait bien possédé chez lui un exemplaire du Pacte synarchique. Mais l'étude attentive que Richard Kuisel a menée des théories comparées du Pacte et de Coutrot le conduit à nier tout à fait qu'il puisse en être l'auteur ou même l'inspirateur. De vagues similitudes parcellaires - qui étaient dans l'air du temps - ne permettent en rien de conclure à une connivence.

Coutrot sert de lien, d'autre part, avec la troisième composante, ce milieu de la banque Worms qui obsédait tant Déat.

Seules les archives de cet établissement, si elles existent, permettront de cerner un jour, avec la précision nécessaire, les soubassements institutionnels et les liens personnels. Mais on aperçoit assez bien, dès à présent, les contours de ce réseau d'amitiés et d'intérêts que Jacques Barnaud sut réunir autour de sa maison.

Dans la mouvance des Nouveaux Cahiers (qui partagea quelques collaborateurs avec X-Crise), de mars 1937 à la veille de la défaite, Barnaud a rassemblé des talents variés qui cherchaient à dégager, dans le désarroi du temps, de nouvelles doctrines pour une troisième voie entre fascisme et communisme. La plupart, sous le choc de la défaite, se dispersèrent. Mais autour de Barnaud, un petit groupe se maintint, qui se réunissait volontiers pour déjeuner à la " popote " de la banque. Dans les Mémoire de Du Moulin de la Barthète, qui, directeur du cabinet de Pétain, de 1940 à 1942, on rencontre cette remarquable évocation : " Barnaud était l'hôte, l'augure, le sphinx de la maison. Il en était aussi la providence. Car amis et collaborateurs ne se contentaient pas d'un sorbet ou d'un cachet. Ils avaient, parfois, les dents longues, et la banque se trouvait à pied d'œuvre pour compléter leur matérielle (...). Ils collaboraient à la revue, l'œil vif, le teint frais, l'esprit dégagé des contingences du moment... "

Ajoutons que, après la défaite, Otto Abetz a beaucoup soutenu ces ambitions coalisées. Drieu La Rochelle, qui fut souvent le commensal de la rue Tronchet, a laissé le récit d'un curieux dîner de la " bande Worms ", vers la fin de 1940, à l'ambassade d'Allemagne (récit cité par Pierre Andreu et Frédéric Grover dans leur récente biographie de Drieu).

À l'arrivée de Darlan, Pucheu et Barnaud ne sont pas les seuls promus à Vichy : Lehideux devient délégué général à l'Équipement national, puis secrétaire d'État à la production industrielle, Paul Marion secrétaire général adjoint pour l'information, Benoist-Méchin secrétaire d'État à la vice-présidence du conseil. Et ces cinq hommes, effectivement, firent un moment équipe. Un peu en retrait, un autre dirigeant de la banque Worms, Gabriel Le Roy Ladurie, les influença et les inspira (Raymond Abellio rapporte, dans ses souvenirs - sans exagérer la portée pratique du propos, - l'avoir entendu s'écrier, à l'automne 1942 : " L'Europe sera faite par dix banquiers ayant une volonté de fer... ")

De jeunes dessalés

Du Moulin, pour sa part, aurait dit à Darlan, lors de son accession au pouvoir : " Mais vous nous amenez toute la banque Worms ! ", et se serait entendu répondre vertement : " Cela vaut toujours mieux que les puceaux de sacristie qui vous entourent ! Pas de généraux, pas de séminaristes, des types jeunes, dessalés, qui s'entendront avec les Fritz, et nous ferons bouillir la bonne marmite. "

Ces hommes furent ensemble au pouvoir à peine plus d'un an, jusqu'au retour de Laval, en avril 1942 - puis, l'un après l'autre, partirent ou furent écartés. Nul doute que le moyen leur ait été donné un temps de peser quelque peu sur les actes de Vichy et la définition, jour après jour, des rapports avec l'Allemagne hitlérienne, et qu'ils l'aient fait dans un esprit commun de technocratie avant la lettre, et d'antiparlementarisme convaincu. Mais nulle preuve, et même nulle probabilité, qu'ils aient reçu un mandat précis, ni d'une organisation du monde des affaires ni d'un certain capitalisme international.

L'historien, depuis belle lurette, a cessé de considérer que les mythes ne sont pour lui que des ennemis à pourfendre, que les rumeurs doivent seulement être au plus vite dissipées, à force de positivisme têtu. Non qu'il renonce à cette tâche. Mais il sait aussi qu'il lui faut prendre en compte leur mensonge, même comme réalité sociale et psychologique.

Admirable mécanisme, en vérité ! Entre complot et anti-complot, la rumeur fait aisément son profit de tout. Qu'à la fin de 1941 le commissaire Chavin reçoive une promotion flatteuse au Conseil d'État, la rumeur néglige la promotion et y voit aussitôt un limogeage imposé par la synarchie courroucée. Que Jean Coutrot se donne la mort pour des raisons personnelles, et la rumeur y voit le maquillage d'une offensive anti-synarchique (à moins, interprétation inverse, qu'il n'ait été châtié par l'organisation pour avoir violé le pacte du silence...). Ainsi de suite.

Il y a mieux : de l'absence de toute trace d'un fait, le mythe ne se gêne pas pour conclure, paradoxalement, qu'il est d'autant mieux avéré - preuve étant faite ainsi du prodigieux pouvoir de dissimulation dont jouissent les mystérieux comploteurs... De telle sorte que par une étrange perversion logique, l'absence d'un fait visible finit par être la preuve la plus sûre de sa réalité !

La thématique du complot est particulièrement propice à l'essor du mythe. Dans les combats de la paix et de la guerre, on tend toujours à simplifier le camp des adversaires, à exagérer sa cohésion sociale et sa cohérence intellectuelle. Prendre comme clef universelle de compréhension l'action d'une société secrète, c'est seulement pousser l'illusion jusqu'au paroxysme. Les jésuites et les francs-maçons ont beaucoup servi. La synarchie fournit un succédané opportun.


(1) La meilleure mise au point est en anglais, non traduite, due à l'historien américain Richard F. Kuisel. " The Legend of the Vichy Synarchy ", French Historical Studies, 1970, p. 365-398, que l'on peut compléter par le livre probe de Jean Saunier, la Synarchie, Paris, Grasset, 1971, 288 p. Signalons qu'un Journaliste solitaire et acharné, Roger Mennevée, rédacteur d'une revue mensuelle intitulée les Documents politiques, diplomatiques et financiers, avait amassé sur le mythe, obsessionnellement, une énorme documentation, qui, malheureusement, a quitté la France après sa mort avec le reste de ses papiers et est conservée à la bibliothèque de l'université de Californie, à Los Angeles.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 17:36


https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_des_hautes_%C3%A9tudes_am%C3%A9ricaines

Le Centre des hautes études américaines (CHEA) est un organisme privé français atlantiste qui a fonctionné de 1946 à la fin des années 1960.

(...)

Dauphin-Meunier s'est adressé dès 1946 à l'Ambassade américaine pour convaincre les États-Unis d'aider financièrement le Centre. Georges Morancé est envoyé aux Etats-Unis en 1955 pour développer sur place l'effort d'informaton du centre. Il a été reçu par Robert Murphy, secrétaire d'Etat adjoint et responsable des affaires européennes, et par Clarence B. Randall, conseiller économique du président américain.

(...)

Une section belge, présidée par l'ancien premier ministre Paul Van Zeeland, un des fondateurs de la LECE, a fonctionné de 1956 à 1964. Elle a rassemblé des hommes politiques et des patrons belges et luxembourgeois, tel Ernest-Jonhn Solvay, membre à la fois du conseil supérieur français à partir de 1953 et de la section belge.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 17:48


Robert Murphy et Douglas MacArthur II se connaissaient bien ... au moins depuis Vichy ...

Robert Murphy est consul à Paris de 1930 à 1936, puis chargé d'affaires sous l'ambassadeur William C. Bullitt dont il assure l'intérim auprès du gouvernement de Vichy jusqu'à la nomination de l’amiral Leahy.

Toujours accrédité auprès de Vichy, le président Roosevelt le nomme son représentant spécial en Afrique française du Nord et conseiller politique auprès du général Eisenhower.

_ _ _

http://adst.org/2013/07/an-american-diplomat-in-vichy-france/

Douglas MacArthur II, nephew of the famed general, was assigned to the American embassy in Paris prior to the invasion, and moved to Vichy with the rest of the embassy

_ _ _ _ _

Dans

Doug & Wahwee: Douglas MacArthur II, the General's Nephew, and His ...
Par Thomas R. Hutson,Dominic B. I. A. Tzimisces

on peut lire que Douglas MacArthur II a été chargé d'affaires à Bruxelles en 1948.

C'est à ce moment que Marcel De Roover, directeur de la Brufina, un holding de la Banque de Bruxelles, participe, avec le colonel Mampuys et le directeur de l'Union Minière du Haut-Katanga, Herman Robilliart, aux négociations précédant la création du service de renseignements privés, Milpol. André Moyen en reçoit la direction. (...)  Les rapports de Milpol étaient transmis à De Roover et... sans que cela apparaisse officiellement, au colonel Mampuys, chef du "deuxième Bureau" belge (ancien nom des services secrets militaires).

C'est aussi à cette époque que André Moyen et Drion du Chapois écrivent dans "Septembre".

Peu après, Robert Murphy devient ambassadeur des USA en Belgique. Douglas MacArthur II est alors, aux tout débuts de l'OTAN, conseiller du commandant suprême Eisenhower.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 19:53


En ce qui concerne :

Les mystères de la synarchie

LE MONDE | 14.01.1980 à 00h00 • Mis à jour le 14.01.1980 à 00h00 | JEAN-NOËL JEANNENEY

au moins une lectrice attentive est très critique.

Il est vrai que l'historienne Annie Lacroix-Riz croit fortement à la synarchie :

https://www.youtube.com/watch?v=eoEnHPsRCnI

Annie Lacroix-Riz évoque la Synarchie

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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 20:11

HERVE a écrit:

En ce qui concerne :

Les mystères de la synarchie

LE MONDE | 14.01.1980 à 00h00 • Mis à jour le 14.01.1980 à 00h00 | JEAN-NOËL JEANNENEY

au moins une lectrice attentive est très critique.

Il est vrai que l'historienne Annie Lacroix-Riz croit fortement à la synarchie :

https://www.youtube.com/watch?v=eoEnHPsRCnI

Annie Lacroix-Riz évoque la Synarchie


Annie Lacroix-Ruiz est toujours très rigoureuse sur les sources et elle en a mis au jour un nombre ahurissant pour le profane que je reste.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 20:16


ftp://digital.amsab.be/pubs_serials/Combat_1961-1992/1988/1988-50.pdf





(...)





(...)











Note : actuellement, l'implication de André Moyen dans l'assassinat de Julien Lahaut ne fait plus de doute ... je ne serais pas surpris d'apprendre que l'ambassadeur Robert Murphy était complice... (et Robert Murphy était proche de Douglas MacArthur II).

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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mar 2 Aoû 2016 - 20:56

et Philippe Brewayes, il est tout... blanc ?

Intéressant téléscopage entre une Lacroix-Ruiz, stalinienne pur et dur mais rigoureusement honnête sur ses sources et un Brewayes à la plume mercenaire qui ne s'embarrasse pas de scrupules déontologiques.
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K



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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 3 Aoû 2016 - 7:29

vu a position de Moyen que la police judiciaire devrait s'occuper de la subversion après l'état de guerre est fini ,on peut penser que Reniers recevait aussi la "litterature" de Moyen regulièrement puis après ses casseroles Reniers est recuperé ds le reseau Securitas pour y finir sa carrière interrompu ala police judiciaire?

Vu aussi que Moyen était très leopoldiste on peut comprendre que après la perte de "leur" Congo

ils sont énervés par le début de la féderalisation  de la Belgique qui finalement devait finir à la perte de leur "Belgique unitaire"  .

Si maintenant on sait que depuis l'histoire du chateau de Laeken retrouvé vidés de ses meubles à la retour de Bou..wijn de son voyage de mariage , le jeune roi ne parlait plus à son père , on peut penser que Moyen ne travaillait pas pour le roi mais seulement pour les vieux cercles leopoldistes ?

et ce vieux roi voyait son héritage en peril , pas de successeur et les reserves ......en vaudrouille

puis tout ce monde met ses pieds sous table ds le même restaurant  , restaurant où le patron

est copain de 30 ans avec Aldo (les tueurs), et où venait Ross. , Alex ,chose-dingske (beet),   etc ...tous ensemble ?   > puis l'histoire d'un chantage n'est pas exclu ?


http://www.moustique.be/9262/tueries-du-brabant-les-pistes-les-plus-sulfureuses

>variante sur l'exemple VDB mais avec 3 canards comme décor (lié avec Nivelles?)

on comprend que Moyen devait possiblement intervenir ds cet histoire de chantage avorté

Ce cocktail détonnant peuvent être à l'origine des problèmes de coeur en cet periode là et (+) .....exactement.

toutes ces pièces ne s'entrelacent pas mal mais cela reste du domaine "presse de boulevard"
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 3 Aoû 2016 - 9:04

.
Pour information :

https://www.monde-diplomatique.fr/2003/05/LACROIX_RIZ/10168

Quand les Américains voulaient gouverner la France

Mai 2003

(...)

Annie Lacroix-Riz a sans doute raison d'insister sur l'importance de Robert Murphy.

Il faudrait y ajouter Douglas MacArthur II et André Moyen...

Je n'oublie pas que Robert Murphy est mort le 9 janvier 1978 et n'a donc pas de liens directs avec les tueries du Brabant.

Par contre, on ne peut sous-estimer l'importance accordée à André Moyen dans la revue suivante :

http://www.ossreborn.com/files/fall2008.pdf

(pages 38-39)

On le retrouve aux côtés de John K. Singlaub (qui sera proche de Robert Close, notamment au WACL).

Nous savons aussi que Douglas MacArthur II et Paul Vanden Boeynants étaient en contact.
.
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 3 Aoû 2016 - 10:56

https://www.scribd.com/document/252966104/Extrait-de-Gladio-J-Willems-1991-avec-l-annexe-intitulee-Les-amis-du-chevalier-De-Roover


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MessageSujet: Re: Moyen, André   Mer 3 Aoû 2016 - 16:16


Paul van Zeeland ...


https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/cehec/documents/Serie_A_van_Zeeland.pdf




_ _ _ _ _


Georges Albertini: Socialiste, collaborateur, gaulliste
Par Pierre RIGOULOT




_ _ _ _ _


Western Anti-Communism and the Interdoc Network: Cold War Internationale
Par Giles Scott-Smith



.
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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 4 Aoû 2016 - 19:00


Robert Murphy et Lyman Lemnitzer se connaissaient également...

Aux Services de la République: du BCRA à la DGSE
Par Claude Faure





_ _ _


La revanche de l'Armée d'Afrique, 1940-1944
Louis-Christian Michelet

Le général Clark est accompagné du colonel Lemnitzer, des colonels Holmes et Hamblen, du capitaine de vaisseau Wright (42), ... présents sur les lieux le vice-consul Ridgway Knight, Van Hecke, Karsenty, José Aboulker et Jacques Tissier.




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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 4 Aoû 2016 - 21:10


https://fas.org/irp/dia/dia_history.pdf










(Lyman Lemnitzer et Robert McNamara)

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Jeu 4 Aoû 2016 - 21:21








_ _ _








_ _ _








_ _ _




















_ _ _








(...)




_ _ _







_ _ _











(...)




_ _ _ _ _


Il est aussi question de James A. Williams dans :

http://infoassure.net/about/

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Ven 5 Aoû 2016 - 9:48


https://en.wikipedia.org/wiki/James_A._Williams

(...)

Prior to his return to the Defense Intelligence Agency as its director, Williams served as Deputy Assistant Chief of Staff for Intelligence, United States Army, and the Deputy Chief of Staff for Intelligence, United States Army, Europe,  (...)  In September 1981, he was appointed the Director of DIA.

(...)

_ _ _


http://huachuca.army.mil/files/History_WhosWho.pdf






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MessageSujet: Re: Moyen, André   Ven 5 Aoû 2016 - 11:43


Petit complément sur Lyman Lemnitzer et Robert Murphy qui participèrent à l'entrevue de Cherchell

https://www.judaicalgeria.com/pages/l-entrevue-de-cherchell.html

22 OCTOBRE 1942 : L'ENTREVUE DE CHERCHELL, PRÉLUDE À L'OPÉRATION TORCH

(...)

Les présentations sont faites par Murphy, dans une atmosphère conspiratrice mais non dénuée de cordialité. Sans tarder, Livingstone signale au sous-marin, par rayons infra-rouges, que tout c'est bien passé. Un second canot aborde peu après. S'en extraient trois malabars, eux aussi revêtus de cuir sombre, munis d'un attirail d'armes et d'engins sophistiqués. Ce sont deux Anglais et un Américain : les premiers sont le capitaine Courtney et le lieutenant Foote qui appartiennent, avec le capitaine Livingstone, aux commandos des missions spéciales qui doivent assurer la sécurité et le retour à bord de la délégation ; le troisième est le colonel Ilamblen, de IXI .S. Army.

Déjà une radio grésille auprès d'un buisson, antenne jetée dans les branches. Après quelques minutes d'essai, elle entre en communication avec le submersible. Aborde enfin le troisième et dernier canot qui ne contient que deux occupants dont l'un est d'une taille exceptionnelle. Le major-général Clark et le brigadier-général Lemnitzer mettent pied à terre. Nouvelles présentations. Entre-temps, le sous-marin, prévenu, s'éloigne. Il croisera jusqu'au matin à proximité du rivage, l'observant à vue et, dans la journée, il refera plongée à plusieurs milles de distance, continuant de guetter au périscope.

(...)

_ _ _


http://www.ina.fr/video/AFE02015125

http://www.ina.fr/video/CAF94012316

_ _ _


Note sur Lyman Lemnitzer : après avoir servi en Sicile et en Italie, il négocia la capitulation des forces allemandes en Italie et en Autriche (1945). Il fut de 1963 à 1969 commandant suprême des forces alliées en Europe.

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MessageSujet: Re: Moyen, André   Sam 6 Aoû 2016 - 10:52

Il est question de la DIA et de Lyman Lemnitzer dans :

http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB534-DIA-Declassified-Sourcebook/

The documents posted today (November 20, 2015) concern:

   The creation of DIA (Documents 1, 2, 3, 4, 5, 6).
   Early CIA-DIA relations (Documents 8, 9, 10).
   DIA’s role in the Cuban Missile Crisis (Document 44) and the Vietnam War (Document 46).
   DIA’s 1978 intelligence appraisal of the Shah’s future (Document 14).
   DIA studies on Chinese nuclear weapons programs (Document 13, Document 17).
   DIA studies on locating Iraq’s short-range missiles during the first Gulf War (Document 24), its acquisition of aluminum tubes (Document 31), and its “reemerging” nuclear weapons program (Document 33).
   DIA director Lowell Jacoby’s summary of the CURVEBALL case (Document 36).
   DIA’s “psychoenergetics” activities (Document 18, Document 21).
   The DoD Inspector General report on the case of Ana Belen Montes, who served as long-time agent of the Cuban intelligence service (Document 37).


notamment :

http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB534-DIA-Declassified-Sourcebook/documents/DIA-01.pdf

http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB534-DIA-Declassified-Sourcebook/documents/DIA-02.pdf

etc

_ _ _


http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB534-DIA-Declassified-Sourcebook/documents/DIA-19.pdf


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MessageSujet: Re: Moyen, André   Sam 6 Aoû 2016 - 11:43


Modernizing N. A. T. O.'s Nuclear Weapons
Par Oliver Ramsbotham
Oliver Ramsbotham - 1989 - ‎Political Science








_ _ _


The Great Transition: American-Soviet Relations and the End of the Cold War
Par Raymond Garthoff
Raymond Garthoff - 2000 - ‎Political Science








_ _ _


http://www.upi.com/Archives/1988/02/01/Pentagon-lists-at-least-160-more-SS-20s-than-Soviets-admit/7476570690000/

Pentagon lists at least 160 more SS-20s than Soviets admit
By WALTER ANDREWS   |   Feb. 1, 1988

(...)

_ _ _


http://www.nytimes.com/1988/01/29/world/arms-adviser-asserts-us-can-detect-hidden-soviet-missiles.html

ARMS ADVISER ASSERTS U.S. CAN DETECT HIDDEN SOVIET MISSILES
By MICHAEL R. GORDON, Special to the New York Times
Published: January 29, 1988

WASHINGTON, Jan. 28— Paul H. Nitze, the senior arms control adviser to Secretary of State George P. Shultz, today defended the American ability to monitor the new missile treaty against charges that the treaty cannot be verified effectively.

Disputing assertions by Senator Jesse Helms, Mr. Nitze told the Senate Foreign Relations Committee that the United States could detect any ''militarily significant'' violations in time to respond. He acknowledged that the United States could not know for certain that the Soviet Union would comply with a treaty requirement to disclose and destroy all its medium- and shorter-range missiles based on land.

But Mr. Nitze said that even if the Russians kept some missiles in hidden sites, they would have little military value. He noted that the treaty banned flight tests of the missiles and argued that there was ''no doubt'' that the United States could verify compliance.

Problems With Reliability

The Soviet Union cannot be confident that any of its hidden missiles are reliable, he asserted, unless it carries out flight tests and maintains a logistical infrastructure to support the missiles. He said this could also be detected. Mr. Nitze testified before the committee as Senator Helms, Republican of North Carolina, sought to exploit differences among Government intelligence experts over the size of the Soviet force of medium-range SS-20 missiles and the accuracy of data.

The Soviet Union has informed the United States that it has deployed 405 of its SS-20 missiles and has 245 SS-20's that are not deployed. American views are divergent. The Defense Intelligence Agency has asserted that the Soviet Union has 165 to 300 more nondeployed SS-20 missiles than it has revealed, officials have testified.

In contrast, the Central Intelligence Agency originally estimated that the Soviet Union had fewer nondeployed SS-20 missiles than the figure it provided, American officials say. These officials say the C.I.A. and intelligence experts at the State Department do not dispute the Soviet figures.

Officials said the differences stemmed from different calculating methods. The Defense Intelligence Agency estimates are said to reflect assumptions about Soviet military requirements. The C.I.A. and State Department are said to emphasize production and storage capability.

Mr. Helms has sought to take advantage of this debate over the differing estimates by charging that the Defense Intelligence Agency's calculations show that the Russians have a covert force of SS-20 missiles.


_ _ _


https://books.google.be/books?id=XcSdALnjVzYC&pg=PA24847&lpg=PA24847&dq=%22defense+intelligence+Agency%22,+SS20&source=bl&ots=1IY-qy-A_F&sig=7zXCTXglfogbbMT_VHMZXvQ8-1M&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi68OWJv6zOAhWCWhoKHfBpCdcQ6AEITzAI#v=onepage&q=%22defense%20intelligence%20Agency%22%2C%20SS20&f=false

_ _ _


Pour information :

https://www.cia.gov/library/readingroom/docs/19840518.pdf

Implications of Recent Soviet Military-Political Activities
18 May 1984


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MessageSujet: Re: Moyen, André   Sam 6 Aoû 2016 - 21:05


http://www.dewereldmorgen.be/artikel/2015/05/19/lahaut-executie-in-achtertuin-koninklijk-paleis

Lahaut: ''Executie in achtertuin koninklijk paleis ...

Drie historici snuffelden in archieven naar documenten die van belang konden zijn voor een beter begrip van de moord op voorzitter Julien Lahaut van de Kommunistische ...

(...)

Eén van de politieke zwaargewichten die de rapporten van Moyen ontving, was Albert De Vleeschauwer uit Leuven, die in 1950 als minister van Binnenlandse Zaken verantwoordelijk was voor ordehandhaving. Hij was een notoir lid van de CVP, gelieerd aan de invloedrijke Belgische Boerenbond en voor alles een hondstrouwe dienaar van Leopold III. Toen De Vleeschauwer voor zijn leven vreesde, werd hij door Moyen persoonlijk naar Frankrijk in veiligheid gebracht.    

Geregeld bracht Moyen bij zijn financiers en politieke beschermheren verslag uit over zijn met veel geheimzinnigdoenerij georganiseerde activiteiten. In één van die rapporten, opgesteld na de dramatische gebeurtenis in Seraing, had Moyen het zelfs letterlijk over de executie van Lahaut.

STAATSGREEP

De auteurs besluiten, met een toch wel merkwaardige verwijzing, naar persberichten uit 1973 over plannen voor een staatsgreep, gesmeed in de kringen rond het extreemrechtse blad Nouvel Europe Magazine (NEM). Daarin werd de naam genoemd van één van de leden van het BACB van destijds, waar ook de moordenaars in Seraing geen onbekenden waren.

Dat blad kwam in 1981 opnieuw in opspraak tijdens de parlementaire onderzoekscommissie naar het al maar driester wordende extreemrechts geweld. NEM bleek financieel verbonden te zijn met Benoît baron de Bonvoisin, die deel uitmaakte van de directe entourage van Paul Vanden Boeynants.

(...)

_ _ _ _ _ _ _ _  

Je suppose qu'il s'agit de Raf Van Os, né à Anvers le 14 septembre 1909.

Il en est question dans le livre "Qui a tué Julien Lahaut", page 234 et suivantes ...

Dès novembre 1947, Raf Van Os était une des figures centrales du BACB, "Bloc AntiCommuniste Belge" qui exige notamment le retour de Léopold III. C'était une branche du réseau de André Moyen.

Raf Van Os a aussi fait partie du réseau "Crocodile".

Entre 1973 et 1975, Van Os est la personne de contact des clubs Nouvel Europe Magazine (NEM) à Anvers.

Raf Van Os décède en 1981.

Il constitue un lien entre l'assassinat de Julien Lahaut et la tentative de coup d'Etat de 1973 (Jean Militis, Arnould de Briey, etc).

On retrouvera à mon avis certaines de ces personnes dans le projet de coup d'Etat au début des années 1980 et ensuite dans les tueries du Brabant.

_ _ _


https://biblio.ugent.be/publication/4175616/file/4175676.pdf







_ _ _

Voir aussi :

http://www.revuenouvelle.be/L-assassinat-de-Julien-Lahaut-Les-dessous-d-une#nh3

et les pages 80 à 85 de

http://www.asbl-csce.be/journal/Ensemble88.pdf

_ _ _

Il me semble probable que quelqu'un comme Raf Van Os a entendu parler du père Félix Morlion ...

Vreemdelingen in een wereldstad: een geschiedenis van Antwerpen en zijn ...
Par Lieven Saerens




_


https://www.journalbelgianhistory.be/fr/system/files/article_pdf/BTNG-RBHC,%2017,%201986,%201-2,%20pp%20227-267.pdf

DE OFFENSIEFBEWEGING  IN VLAANDEREN  1933-1939  :
KATOLIEKEN  TUSSEN TRADITIE  EN VOORUITGANG


(...)

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