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 Libert, Michel

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mar 16 Mai 2017 - 18:25


Un échange de courriels avec Michel Libert ...

_ _ _ _ _ _

Monsieur Libert,

Aviez-vous déjà entendu parler de Jean-Marie Tinck avant son arrestation ?

Par ailleurs, pourriez-vous en dire un peu plus sur les scouts marins et la 75° unité ?

_ _ _ _ _ _

Monsieur ,

Jean-Marie Tinck m'était totalement inconnu.

Quant aux Scouts Marins ... il s'agit de la 75ème Unité Fédération Scouts Catholiques.

J'y ai presté successivement comme équipier Marin, ensuite Bosco de bord, Assistant de Troupe, Chef de Troupe (ai créé à ce moment la Troupe Godétia) et enfin Chef de Clan.

La 75ème n'a rien ... mais absolument rien à voir avec mes activités ni PAL ni WNP. Je ne sais où certains journalistes ont été puiser une telle information sinon interpréter à leurs sauces respectives le contexte de la lettre adressée à Monsieur Haquin.

TC

ML

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mar 16 Mai 2017 - 18:47


Un autre échange de courriels avec Michel Libert ...

_ _ _ _ _ _

Monsieur Libert,

Vous m'avez parlé de François de Grossouvre, un contact de Paul Latinus.

Pouvez-vous en dire plus sur leur relation ?

Voici quelques informations sur lui.


FRANCOIS DE GROSSOUVRE

Né le 29 mars 1918 à Vienne (Isère), médecin. Membre du Service d’ordre légionnaire (SOL), il rompt avec Darnant, en 1943, et rejoint le maquis de la Chartreuse (près de Grenoble). À la Libération, il affirme avoir été agent de l’Organisation de la résistance armée (ORA) infiltré au SOL. Sous le nom de code de " Monsieur Leduc ", il devient le chef du réseau stay-behind " Arc-en-ciel ", installé par l’OTAN en France, dans le cadre de l’opération " Gladio ". Simultanément, il est chevalier de l’Ordre de Malte et ambassadeur de cet État souverain auprès du royaume du Maroc. Il conservera l’ensemble de ses fonctions secrètes et diplomatiques jusqu’à sa mort. Par ailleurs, il dirige les sociétés Le Bon sucre (1944-63) et A. Berger et Cie (1949-63). Très proche de François Mitterrand, il est le parrain de sa fille Mazarine et veille sur les secrets de famille, dont aucun ne sera révélé de son vivant. En 1981, il est nommé chargé de mission à la présidence de la République. Il suit particulièrement les dossiers liés au Liban, au Maroc, au Gabon et à la Corée du Nord. En 1985, il est mis fin à ses fonctions, de sorte qu’il puisse être conseiller international des avions Marcel Dassault (1985-86). Il reste néanmoins président du Comité des chasses présidentielles mais prend progressivement de la distance face à François Mitterrand. Il est retrouvé mort par balle le 7 avril 1994 dans son bureau du palais de l’Élysée. L’enquête judiciaire, écourtée, conclut au suicide.

Note : une autre personne qui a laissé des traces au Maroc est André Moyen ; je crois même qu'il a créé une filiale de Securitas à Casablanca.

Bien à vous,

_ _ _ _ _ _ _ _ _

Monsieur,

Merci pour ces compléments d'informations, compléments exhaustifs qui ne font que conforter mes convictions et souvenirs ... Nier des liens étroits entre F. de Grossouvre et P. Latinus relèverait de l'infantilisme.

Je sais qu'il le voyait régulièrement (je n'en connais pas la fréquence exacte). Les voyages de Latinus étaient fréquents sur Paris et décidés sur le pouce.

Je n'ai pas d'autres éléments en mes souvenirs actuellement.

TC

ML


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dim



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mar 16 Mai 2017 - 18:53

et rien sur Moyen?
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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mar 16 Mai 2017 - 19:29

Tout ce qui précède est inquiétant.

Selon un lecteur attentif, Roy Cohn et Robert Gray étaient des spécialistes des chantages sexuels et ce que nous savons maintenant des ballets roses belges (via L. Sik et M. Libert) laisse deviner les informations dont ils disposaient.

Quant aux liens entre Paul Latinus et François de Grossouvre, ils conduisent aux réseaux "stay-behind". L'hypothèse selon laquelle le WNP était un segment d'un vaste réseau "stay-behind" tient la route.

Pour information :

https://www.sept.info/roy-cohn-trump

Roy Cohn, le mauvais génie de Donald Trump

Liens avec la mafia, démagogie, coups bas, mais aussi fortune et violence… Sans Roy Cohn, un être sans scrupules, personnage clef de la guerre froide, Donald Trump n’en serait pas là où il en est. Retour sur une histoire méconnue.

Fabrizio Calvi

S’il est un magouilleur qui a rejoint dès son plus jeune âge le côté obscur de la force, c’est bien Roy Cohn. Tout est à jeter chez cet avocat américain né en 1927 à New York. Tricheur, menteur, lié à la mafia, véreux jusqu’au trognon, violent…

L’homme est surtout l’âme damnée de Donald Trump. L’éminence grise qui a fait du jeune new-yorkais mal dégrossi l’un des candidats les plus démagogues et populistes que la course à la Maison-Blanche n’ait jamais connu, dans la droite ligne du maccarthysme. Retour sur un personnage méconnu de notre côté de l’Atlantique.

Son histoire débute à la fin des années 1940. A l’époque, la guerre froide bat son plein et le procureur fédéral Cohn, comme tant d’autres, voit des espions soviétiques partout. Son pouvoir de nuisance est extrême. Il le teste contre un employé du département d’Etat, Alger Hiss, soupçonné d’intelligence avec l’URSS. Ce dernier pourtant n’est finalement condamné que pour parjure, faute de preuves ou d’éléments pertinents.

Mais la première grosse affaire de Cohn est encore à venir et va lui permettre de donner toute la mesure de sa personnalité diabolique. 29 août 1949, l’Union soviétique vient de faire exploser sa première bombe atomique. Les Américains qui pensaient détenir le monopole du nucléaire militaire traquent les espions de l’atome, les traîtres qui ont donné le feu de l’apocalypse à l’ennemi communiste. Ils pensent tenir les coupables: les époux Julius et Ethel Rosenberg.



Julius et Ethel Rosenberg à leur procès.


C’est Roy Cohn qui boucle le dossier d’accusation en forçant David Greenglass à faire un faux témoignage contre sa sœur, Ethel Rosenberg. A la veille de condamner le couple Rosenberg à la chaise électrique, le juge hésite. Passe encore d’exécuter Julius, mais Ethel? On ne va pas supprimer une femme, mère de famille dont le dossier d’accusation semble encore plus maigre que celui de son mari…

A l’heure de la décision, le juge quitte son bureau et téléphone à Roy Cohn depuis une cabine téléphonique. Le procureur, lui, n’a pas d’état d’âme. «Elle est pire que Julius», assène Cohn. Tout comme son mari, Ethel Rosenberg, doit mourir. Ainsi en a-t-il été.

Roy Cohn a tout juste 24 ans. Il s’est fait un nom. Impressionné par sa prestation dans l’affaire Rosenberg, le redoutable directeur du FBI Edgar J. Hoover le recommande chaudement au sénateur Joseph McCarthy.

Le voilà désormais en première ligne pour participer à l’écriture d’une des pages les plus sombres de l’histoire des Etats-Unis: le maccarthysme, cette virulente chasse aux sorcières communistes à travers tout le pays, de Wall Street à Hollywood en passant par Washington. Cette mort sociale va faucher des milliers de destins, le plus souvent sans aucune raison ou discernement.

Roy Cohn survivra à la chute du sénateur en 1954 après que ce dernier s’était attaqué finalement à un trop gros poisson: l’armée américaine. Le New-Yorkais quitte alors Washington pour s’installer dans sa ville natale où il ouvre son cabinet d’avocat. Il ne reniera jamais ses années McCarthy et écrira même dans son autobiographie: «Je n’ai jamais travaillé pour un homme meilleur ou pour une cause plus grande.»

L’homme n’a pas de regrets; il s’embarrasse encore moins de scrupules dans son métier d’avocat. Pour preuve, le gouvernement le poursuivra tout au long de sa carrière pour extorsion, corruption, conspiration, parjure et violations des lois bancaires.

Sans oublier la fraude fiscale élevée au rang de beaux-arts pour son plus grand bonheur et celui de ses très riches clients. Il finira par être radié du barreau… en 1986.

Mais il y a pire. A cette époque, la Cosa Nostra règne sur New York. De la construction de bâtiments à la collecte des ordures: cinq familles contrôlent les principales activités de la ville, et bénéficient d’une impunité totale.

J. Edgar Hoover ayant décrété que la mafia n’existait pas, les agents du FBI ferment les yeux. Les premiers clients de maître Cohn sont les principaux parrains de la ville: Fat Tony Salerno, Carmine Galante dit «le Cigare» et Paul Castellano, le chef du clan Gambino, le plus important du pays.

Roy Cohn bénéficie de la protection des milieux politiques conservateurs, à commencer par les présidents Richard Nixon et Ronald Reagan qui lui doivent leur élection.

Par la suite, l’avocat représentera aussi le plus fou de tous les chefs de famille, John Gotti, surnommé «Don Teflon» parce que les condamnations et les balles semblaient glisser sur lui. Cela n’empêche pas Roy Cohn de s’occuper simultanément des affaires de l’archidiocèse catholique de New York et du club de baseball des New York Yankees.

L’homme est un paradoxe ambulant. D’origine juive, il rejoint une organisation réputée pour son antisémitisme, la John Birch Society. Homosexuel, il passe sa vie à pourfendre tout ce qui n’est pas hétérosexuel.

Ses préférences sexuelles ne sont un mystère pour personne, mais quand les activistes gays sollicitent son soutien, il les envoie bouler sans ménagement. Reviennent-ils à la charge en lui demandant de prendre fait et cause pour un professeur renvoyé en raison de son homosexualité? Il réplique qu’un enseignant ne peut pas être homosexuel.

Jusqu’au milieu des années 80, Roy Cohn est intouchable. Il bénéficie de la protection des milieux politiques conservateurs, à commencer par les présidents Richard Nixon et Ronald Reagan qui lui doivent leur élection.

L’homme a en outre sa table dans les principaux night-clubs de la ville. Un soir d’octobre 1973, entouré d’une cour de beaux jeunes gens, Roy Cohn se trouve au Club, une des boîtes de nuit les plus en vue de New York. Un jeune promoteur immobilier l’aborde, il s’appelle Donald Trump. Lui et son père sont accusés de discrimination raciale par le gouvernement américain.

Accusations fondées, les Noirs qui cherchent un logement ne sont pas les bienvenus dans les immeubles de la famille. Que faire?
– Mon conseil…, dit Roy Cohn, qu’ils aillent se faire foutre. Envoyez-les péter et attaquez-les devant les tribunaux.

Le jeune promoteur immobilier ne cache pas son plaisir. Voilà un homme comme il les aime, un homme qui n’a peur de rien avec son franc-parler et sa mauvaise foi en béton.
– Je vous embauche, lui répond-il.

Et c’est parti. Le 12 décembre 1973, Donald Trump, son père et Roy Cohn annoncent lors d’une conférence de presse qu’ils poursuivent le gouvernement pour 100 millions de dollars de dommages et intérêts suite aux allégations «irresponsables et sans fondement» du ministère de la Justice.

Les Trump et Cohn accusent même un procureur juif de se servir des techniques nazies employées par la Gestapo. La guerre est déclarée. Et la tactique porte ses fruits. Deux ans plus tard, alors qu’ils risquaient la prison et une forte amende, les Trump s’en sortent en signant un accord leur interdisant de «discriminer toute personne». La guerre est terminée. Les Trump claironnent victoire.

A compter de ce jour, Roy Cohn représentera Donald Trump dans toutes les grandes batailles judiciaires de sa vie. Des journalistes s’intéressent d’un peu trop près à ses affaires? Ils sont systématiquement traînés devant les tribunaux pour diffamation. Trump s’enorgueillira même d’avoir mis un reporter sur la paille.

Roy Cohn engrange les honoraires, 50’000 dollars par dossier (une fortune pour l’époque), et Donald Trump les victoires.

Cohn s’occupe aussi des affaires privées de Trump. Il rédige le contrat de mariage qui lie le milliardaire à Ivana Zelnickova, un mannequin tchèque. La jeune femme devra batailler ferme pour obtenir le droit de garder les cadeaux de son époux en cas de divorce.

Quand on lui demande alors s’il peut conseiller un bon avocat, Trump répond implacablement: «Si vous avez besoin de quelqu’un de vicieux, prenez Roy. Il est brutal, mais loyal.»

Entre autres qualités, Trump adore l’agressivité de son mentor. Le New York Times raconte que face à des adversaires qui lui résistaient, Donald Trump sortait une photo de Roy Cohn et demandait: «Vous préférez plutôt avoir à faire à lui?» Généralement, cela suffisait.

1973. Donald Trump a 27 ans et ne connaît pas grand-chose de la vie new-yorkaise. Il a fait ses classes dans l’entreprise fondée et dirigée par son père. De vingt ans son aîné, Roy Cohn est au faîte de sa puissance.

Les soirées somptueuses qu’il organise chez lui ou dans les boîtes de nuit qu’il fréquente en font la coqueluche de Big Apple. Les hommes politiques se bousculent pour être vus en sa compagnie. Ténor du barreau de New York et professeur émérite à la faculté de droit de Harvard, Alan Dershowitz avoue au Washington Post: «Je m’attendais à le haïr, mais je l’ai trouvé charmant.»

Doctor Roy and Mister Cohn. Côté cour, Roy Cohn peut concourir au titre du plus maléfique des Américains. Côté jardin, il est charismatique et spirituel. Le jour, il terrifie ses victimes pour repousser les limites de la fête la nuit, notamment au Studio 54. Situé au 254 West 54th Street entre la 8e avenue et Broadway, l’endroit se voulait «la plus grande boîte de nuit de tous les temps».

C’était le temple de tous les excès, celui de la drogue et du sexe. Les stars internationales y côtoyaient l’homme de la rue. «La ville n’avait jamais rien vu de tel que le Studio 54, écrit le Washington Post, un club libre qui offrait la célébrité, les paillettes et la débauche. Il a attiré des dirigeants de la ville, des stars d’Hollywood et une section transversale en technicolor de partisans de droite, gays et bisexuels.»

Roy Cohn est l’avocat des patrons de la boîte, Steve Rubell et Ian Schrager. Il y est comme à la maison. Parfois il joue le rôle de maître des lieux, décidant qui peut entrer ou pas. Mais généralement, il fait la fête en compagnie de sa cour d’éphèbes et d’aficionados.

Parmi eux, le couple Trump. «Ce qui s’est passé au Studio 54 ne se reproduira jamais, a déclaré Trump à l’écrivain Timothy O’Brien. Tout d’abord, vous n’aviez pas le sida. Vous n’aviez pas les problèmes que vous avez maintenant. J’ai vu des choses que je n’ai jamais revues à ce jour. J’ai vu des mannequins se faire baiser devant tout le monde.»

Après avoir introduit Trump dans la jet set, Roy Cohn va lui remettre les clefs de la ville et du pays.

La scène suivante a lieu en 1979 à la veille des élections présidentielles. Roger Stone, l’un des lobbyistes les plus puissants du Parti républicain, se rend dans le luxueux appartement de Roy Cohn à Manhattan. Il veut son appui dans la cadre de la campagne de Ronald Reagan.

Cohn est assis à sa table de la salle à manger, dans un peignoir de soie. Dans une assiette, il y a du bacon et du fromage à la crème que l’avocat mange avec ses doigts. A ses côtés, un gros homme au souffle lourd. «Monsieur Stone, je vous présente Tony Salerno», lui dit Cohn.

Roger Stone salue le personnage. Il n’ignore pas qu’il a devant lui l’un des parrains de la Cosa Nostra de New York. Surnommé le «Gros Tony», c’est le chef de la famille Genovese, l’une des plus influentes du pays.

Pour le FBI, c’est même l’un des plus puissants et des plus riches gangsters de l’histoire de la mafia américains depuis Al Capone.

C’est ainsi que Donald Trump contribua à porter Ronald Reagan à la Maison-Blanche.

Le boss de la mafia et l’avocat ont longuement écouté Roger Stone leur expliquer son plan de campagne destiné à porter Ronald Reagan à la Maison-Blanche. Pour y parvenir, il lui faut avant tout de l’argent, beaucoup d’argent.
– Tu dois rencontrer Donald Trump et son père, lui assure Cohn. Ils sont parfaits pour ce que tu veux. Laisse-moi organiser une réunion.

C’est ainsi que Donald Trump contribua à porter Ronald Reagan à la Maison-Blanche. Le promoteur immobilier n’était pas avare de ses contributions. Mais, c’était toujours un prêté pour un rendu. Il ne s’en cachait pas.

Lors du premier débat pour l’investiture républicaine en août 2015, Trump a fait allusion à sa générosité envers les politiques, se vantant d’avoir donné de l’argent avec la certitude d’obtenir quelque chose en retour. «Je suis un homme d’affaires, a-t-il souligné. Je donne à tout le monde. Quand ils appellent, je donne. Et tu sais quoi? Quand j’ai besoin de quelque chose d’eux, deux ans plus tard, trois ans plus tard, je les appelle, et ils sont là pour moi.»

Reste une question: qu’y avait-il en commun entre un tueur de la mafia et un avocat ex-chasseur de sorcières? Deux choses: une absence totale de scrupules et un amour immodéré de l’argent et du pouvoir qu’il confère.

En outre, Roy Cohn est plus qu’un homme de loi pour le mafieux. C’est son consigliere, presque son bras droit. Preuve de cette confiance, le «Gros Tony» conduit ses affaires dans les bureaux de Roy Cohn à l’abri des oreilles indiscrètes.

Il se sert aussi du salon de l’avocat pour faire la connaissance des riches new-yorkais. Dont Stone comme nous venons de le voir, mais aussi un certain Donald Trump qui a tout de suite compris pourquoi Roy Cohn lui aurait présenté ce mafieux portant caricaturalement un chapeau fedora et fumant le cigare.

A New York, la plupart des gratte-ciel étaient faits de poutres d’acier. Trump, lui, a choisi une méthode plus risquée: le béton prêt à l’emploi qui accélère le temps de construction et diminue les coûts en conséquence.

En payant plus cher, Trump achète la paix du travail.

Et qui dit béton préfabriqué dans la grande pomme, dit S&A Concret, la société de Fat Tony Salerno et de Paul Castellano. Les deux parrains contrôlent également le syndicat des transports, les teamsters. Trump s’assure ainsi que le béton préfabriqué sera livré à temps. Car, au moindre retard, la matière se fige dans les tambours des camions.

Comme d’habitude avec la mafia, les prix sont gonflés. En payant plus cher, Trump achète la paix du travail. Les délais de construction et de livraison sont respectés. C’est ainsi que la mafia a construit ses principaux buildings, à commencer par la Trump Plazza et la Trump Tower qui trône sur la cinquième avenue.

Trump a pu ainsi employer des milliers d’ouvriers sans papiers dont «la brigade des Polonais», bâtisseurs de gratte-ciel sous-payés (4 dollars de l’heure) qui défiaient le ciel dans des conditions précaires, travaillant sans protection, dormant souvent à même le sol des chantiers sans que les syndicats (à la botte de la mafia) n’y trouvent rien à dire.

Côté syndicat des transports, Donald Trump a aussi acheté la protection de John Cody, un dirigeant des teamsters très proche de la famille Gambino. Cody claque des doigts, comme ce fut le cas lors de la grande grève de 1982, et plus rien ne bouge. Sauf sur les chantiers Trump, régulièrement approvisionnés en matériaux.

Selon le FBI, Cody a obtenu des appartements dans la Trump Tower en échange de sa protection. Faux, s’indigne aujourd’hui le candidat républicain qui peine à expliquer les conditions d’achat par une amie de Cody, une femme sans emploi, de trois appartements à côté du triplex occupé par le promoteur et sa femme.

«En choisissant de construire avec du béton prêt à l’emploi plutôt que d’autres matériaux, Trump s’est mis à la merci d’une légion de racketteurs», détaille David Cay Johnston, journaliste au New York Times dans un remarquable article consacré aux rapports entre Trump et la mafia.

Si traiter avec la mafia new-yorkaise n’est pas de tout repos, c’est une sinécure par rapport à ce que Trump a dû déployer comme efforts pour s’implanter à Atlantic City, la capitale historique du jeu et du crime sur la côte Est des Etats-Unis.

Pour y construire ses casinos et bâtiments, le promoteur a dû traiter avec le plus fou de tous les parrains, Nicodemo Scarfo, chef de la famille de Philadelphie, toute proche. Un homme qui tue aussi vite que Trump construit.

La mafia, la politique… Roy Cohn a tout donné à Donald Trump. Il peut mourir en paix en 1986. Rongé par le sida malgré le traitement par trithérapie dont il est l’un des premiers cobayes.

La rencontre entre Donald Trump et Roger Stone portera, elle, ses fruits trente ans plus tard. En 2016, Stone est l’un des plus influents conseillers de la campagne Trump. Un conseiller tout puissant, mais difficilement présentable, même pour le milliardaire new-yorkais. C’est dire.

Au début, Roger Stone courait les plateaux télés pour porter haut les couleurs de son candidat. Mais rapidement, après avoir balancé une série de messages Twitter dans lesquels il traitait une présentatrice de «pute» et deux autres journalistes de «nègre stupide» et de «gros nègre», il est interdit d’antenne sur CNN et MSNBC.

Dérapages que Roger Stone met sur le compte de quelques Martinis de trop. Mais, le mal est fait et c’est désormais depuis les coulisses qu’il conseille Trump. Et qu’il le défend… sans prendre de pincettes.

Roger Stone est en effet à la tête d’un groupe d’activistes pro-Trump. Des activistes qui ont effrayé les chefs du Parti républicain opposés à sa nomination à la Convention nationale républicaine de Cleveland. Selon le Washington Post, Stone «organise les partisans de [Trump] comme une force d’intimidation» et «a menacé de divulguer publiquement les numéros des chambres d’hôtel des délégués qui travaillent contre Trump.»

On lui prête aussi de nombreuses campagnes de désinformation sur les adversaires de son favori, entre autres celle relayée par le magazine trash National Enquirer sur les cinq maîtresses de Ted Cruz.

Les démocrates accusent volontiers Roger Stone d’être au cœur de la campagne menée par l’organisation Wikileaks contre Hillary Clinton avec la publication des emails piratés de John Podesta, directeur de la campagne de la candidate démocrate.

Pas étonnant, Stone s’est vanté à plusieurs reprises d’avoir des contacts avec le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, et avait prédit le pillage de la boîte électronique de Podesta. Des attaques corroborées par un ancien responsable de la CIA pro-Clinton, Michael J. Morell, qui soutient que Donald Trump est «un agent involontaire de la Fédération de Russie».

Roger Stone s’insurge et dénonce, sans la moindre dérision, l’émergence d’un «nouveau maccarthysme». Un comble pour ce lobbyiste qui a rejoint les rangs de Donald Trump grâce à Roy Cohn, le principal artisan du… maccarthysme.

Ce n’est pas le seul legs de Cohn. Le candidat à la présidentielle lui doit encore sa rencontre avec un autre lobbyiste à l’odeur de soufre: Paul Manafort, qui fut son directeur de campagne jusqu’en août 2016. Un être encore plus infréquentable que Roger Stone.

Manafort représente en effet les intérêts de ce qui se fait de pire en matière de dictateurs. Marcos, Mobutu, Siad Barré, il les a tous connus et a été grassement rétribué pour ses services.

En 1995, il participe notamment à la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en France et touche au moins 200’000 dollars en rétrocommissions dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta au Pakistan. Une affaire à l’origine du scandale connu sous l’appellation de «l’affaire de Karachi».

«Cohn a également enseigné à Trump comment exploiter le pouvoir et instiller la peur»,  affirme le Washington Post. Sa stratégie est simple: attaquer, contre-attaquer et surtout, ne jamais s’excuser. Avec un seul principe: plus c’est gros, mieux ça marche.

Une technique redoutablement efficace qu’il applique avec succès, quarante ans plus tard, tout au long de la campagne de 2016, face à ses rivaux républicains et son adversaire démocrate, Hillary Clinton. «Depuis qu’il s’est lancé dans la course à la Maison-Blanche, avance le Washington Post, Donald Trump a utilisé ces tactiques plus agressivement que n’importe quel autre candidat, humiliant les opposants, insultant les minorités et les femmes, alimentant la colère de ses partisans.»

Du Roy Cohn pur jus. Le diabolique avocat peut se retourner de plaisir dans sa tombe. Sa créature a dépassé le maître.

«Il y a un virus qui infecte notre politique et en ce moment, il est florissant, constate le journaliste américain Bill Moyers. Il se nourrit de la peur, de la paranoïa et du fanatisme. Pour se répandre, il attendait une opportunité et un opportuniste sans scrupules. Durant certaines des périodes de notre histoire, ce virus était dormant. Parfois, il flambait ici et là, puis s’éteignait après une brève, mais féroce rafale de fièvre. A d’autres moments, il s’est propagé à la vitesse d’une tempête de feu, une pandémie qui a tout consumé sur son chemin, suçant l’oxygène de la démocratie et la liberté. Aujourd’hui, son vecteur est Donald Trump, mais d’autres sont venus avant lui.»

Bill Moyers cite pêle-mêle «Pitchfork Ben» Tillman, le gouverneur et sénateur de la Caroline du Sud, chef des Chemises rouges spécialisées dans le lynchage des Noirs; le Père Charles Coughlin, prêtre catholique antisémite et profasciste dont les sermons radiodiffusés étaient suivis par plus de 30 millions d’Américains; Theodore Bilbo, membre du Ku Klux Klan au Mississippi qui se dressait contre la «mongolisation» de la race blanche; Huey Long, dictateur corrompu de la Louisiane, George Wallace, gouverneur de l’Alabama, quatre fois candidat à la présidence avec son mot d’ordre «Ségrégation maintenant, ségrégation demain, ségrégation toujours» et… Joseph McCarthy.

«Vous pouvez relier McCarthy directement à Trump, assure Bill Moyers. Dans le diagramme de Venn (schéma qui montre toutes les relations, ndlr) de ce couple, deux cercles se chevauchent. Ils ont en commun la même personne: Roy Cohn.» Encore et toujours.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mar 16 Mai 2017 - 20:01


https://www.washingtonpost.com/investigations/former-mccarthy-aide-showed-trump-how-to-exploit-power-and-draw-attention/2016/06/16/e9f44f20-2bf3-11e6-9b37-42985f6a265c_story.html?utm_term=.f0a5277dc36f

Investigations

The man who showed Donald Trump how to exploit power and instill fear

By Robert O'Harrow Jr. and Shawn Boburg June 17, 2016

(...)

_ _ _

http://www.politico.com/magazine/story/2016/05/donald-trump-2016-mob-organized-crime-213910#ixzz4P7GR4l7f

Just What Were Donald Trump's Ties to the Mob ?

I've spent years investigating, and here's what's known.

By David Cay Johnston

May 22, 2016

(...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 9:26


Walter Baeyens m'envoie un extrait de son livre qui sortira le 4 juillet 2017.

Je vais vérifier s'il est question de cela dans "De elite van de macht, ..."

Que des gens comme Robert Gray et Edwin Wilson aient séjourné en Belgique n'a rien de rassurant.

Ils connaissaient bien les trafics d'armes et les chantages sexuels, notamment avec des enfants ...


https://www.amazon.com/Nebula-Politcal-Murder-Traces-Absolute/dp/1634241053

The Nebula: A Political Murder Traces back to NWO's Absolute Power

Providing deep insights into the unseen but real forces that shape the course of history, this investigation exposes a cabal which controls most of the money ...

Paperback– July 4, 2017

by Walter J Baeyens (Author), Wayne Madsen (Foreword)

(...)


Page 169 de  'The Nebula' :

Interestingly, his name was mentioned in the Belgian Brabant Killers
files. In late 1982 he had negotiated with weapons expert Daniel Dekaise
about the purchase of a batch of silenced Ingram machine guns. Shortly
thereafter Dekaise’s shop was raided by armed men who stole Dekaise’s
prototype. A policeman was killed during the attack.

Gray knew his way around in anti-Communist circles, he was a
friend of John Singlaub, who headed the World Anti-Communist League
(WACL). Like Ed Wilson and his mate Frank Terpil, Gray was an expert
in sexual blackmail, often involving minors of both sexes. The first president
of the George Town Club, where Ed Wilson’s sexual blackmail operations
were reportedly run, was Robert K. Gray. Ed Wilson had learned
the tricks of the trade in the 1950s from Roy Cohn who was then taking
part in McCarthy’s witchhunt. It is important to remember that Ed Wilson
later teamed up with Baruch ‘Bruce’ Rappaport in the maritime logistics
operations in support of the Iran-Contra operations. Rappaport had
close ties with Edmond Safra. Rappaport was the mastermind behind the
Bank of New York, the favourite bank of the Brighton Beach Red Maffya
headed by Balagula, who had ties to the Belgian M & S International company
and to the Comuele debacle.

Citing the former head of the vice squad for one of America’s biggest
cities, Cohn’s job was to run the little boys. Say you had an admiral, a general, a
congressman, who did not want to go along with the program. Cohn’s job
was to set them up, then they would go along. Cohn told me that himself.

(...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 9:55

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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 11:35


Un autre échange de courriels...

_ _ _ _ _ _ _ _

Monsieur Libert,

Aviez-vous déjà entendu parler de André Moyen ?

Il a notamment créé la filiale belge de Securitas.

_ _ _ _ _ _ _ _


Monsieur


André Moyen m'était inconnu jusqu'à ma participation au débat RTB sur Gladio à la Maison des Parlementaires.

Quant à Securitas, nous avions des contacts constructifs avec des administrateurs espagnols lors des balbutiements concernant un regroupememnt Groupo Quatro et Securitas.

Hélàs, je n'ai jamais été informé de toute suite réservée ou résultat acquis/atteint.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 12:01


Echange avec Michel Libert

_ _ _ _ _ _

Monsieur Libert,

Ce que vous dites sur le BQS (Bureau des Questions Sionistes) et sur le WNP en général peut sembler étonnant.

Peut-on dire que le WNP soutenait l'Etat d'Israël ?

Cela pouvait-il aller jusqu'à des contacts avec le Mossad ?

Cela peut-il expliquer que dans le schéma que vous avez établi, on retrouve Jean Gol et le rabbin Samuel Groher (sur lequel je n'ai pas d'informations) ?

_ _ _ _ _ _


Monsieur,


Absolument rien d'étonnant. Le WNP n'était pas un parti politique et ne l'aurait jamais été. Son seul but était le combat anti-soviétique. Etant donc versé dans le renseignement et la protection rapprochée, le WNP n'était qu'un outil, regroupant par "affinités" des gens partageant peu ou prou des idéaux de société. Les écarts et indélicatesses étaient recadrés par le biais des cours de philosophie comparative, ces cours étant obligatoires pour tout candidat voulant progresser dans les responsabilités. Les incurables étaient quant à eux cantonnés à soit, une période d'attente établie à leur insu (jusqu'à correction visible de leurs comportement et pensée), soit dans un rôle d'éxécutant dans des tâches administratives récurrentes ... quoique essentielles.

Je peux conclure que le WNP participait à soutenir l'Etat d'Israël suite à sa condition de rempart contre l'Islam envahissant de l'époque. En effet, aucune demande de renseignement ne touchait directement ni la religion juive ni l'administration israélienne.

Qu'il y ait eu contact avec le Mossad ou un autre service similaire ne fait aucun doute.


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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 12:16


Un complément à l'échange cité plus haut sur André Moyen et Securitas

_ _ _ _ _ _


Monsieur Libert,

Savez-vous en quoi le WNP était intéressé par un regroupement de ce genre ?

Avez-vous dû faire des recherches pour Securitas ?

Avez-vous eu d'autres contacts avec l'Espagne ?


_ _ _ _ _ _


Monsieur,


Voici mes réponses par item:

Savez-vous en quoi le WNP était intéressé par un regroupement de ce genre ?

>>> Hormis une plus que certaine source financière, l'intérêt était le recrutement de candidats de qualités dans toute l'Europe (cfr la firme Wackenhut, encadrée par JF Calmette).

Avez-vous dû faire des recherches pour Securitas ?

>>> Personnellement, jamais.

Avez-vous eu d'autres contacts avec l'Espagne ?

>>> Oui


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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 12:39


Ce que j'avais envoyé à Michel Libert, avec sa réaction ...


Sur Fons Jacobs :

(bron: Hilde Geens in Humo van 25.2.88)

De Ceulaerde is niet de enige Vlaming in het WNP-vaarwater. Er is Delombaerde en diens vriend, de Antwerpse trader Guido Delvaux, die met een priv‚vliegtuigje mensen snel kon 'depanneren'. Delvaux was present op de keltische bruiloft van Barbier en Gobert in Londerzeel en op een vergadering van WNP-kopstukken met vertegenwoordigers van de Moonsekte. Een vierde belangrijke Vlaming is Fons Jacobs. Ook interessant zijn Gilberte H., bij wie de inbraak gepland werd, en haar man Walter T. De band tussen al deze mensen is het Sint-Maartensfonds, de vereniging van gewezen oostfrontstrijders in Antwerpen die op donderdagavond bijeen komen in 'de Leeuw van Vlaanderen'. Guido Delvaux is daarvoor wat te jong, naar verluidt een jaar of vijftig, maar hij neemt toch deel aan de vergaderingen. Toen de Brusselse afdeling zich een tijdlang afscheurde van de Antwerpse koos de Antwerpenaar Delvaux voor Brabant waar zijn vriend Delombaerde in het bestuur zetelde. Walter T. was ook lid van het Sint-Maartensfonds en Felix De Ceulaerde was er bestuurslid. De voorzitters van het Sint-Maartensfonds, Rik De Meester: "Fons Jacobs kwam nooit naar de vergaderingen maar hij was tijdens de oorlog in de Oekra‹ne wel mijn peletonoverste aan het oostfront". Jacobs, Delvaux en Delombaerde hebben nooit een huiszoeking gekregen. De Ceulaerde, Gilberte H. en haar man voor zover bekend evenmin. Jacobs, De Ceulaerde en Gilberte H. zijn in '85 overleden. De operatie Ginungagapp was begin '87 nog steeds aan de gang.


Traduction sommaire


De Ceulaerde n'est pas le seul Flamand dans le canal WNP. Il y a Delombaerde et son ami, le commerçant d'Anvers Guido Delvaux, qui, avec un petit avion privé, pouvait "dépanner" rapidement des gens. Delvaux était présent au mariage celtique de Barbier et Gobert à Londerzeel et lors d'une réunion de leaders du WNP avec des représentants de la secte Moon. Un quatrième Flamand important est Fons Jacobs. Gilberte H. (chez qui le cambriolage était prévu) et son mari Walter T. sont aussi intéressants. Le lien entre ces personnes est le Sint-Maartensfonds, l'association des anciens combattants du Front de l'Est à Anvers qui se réunissent le jeudi soir dans le "Lion des Flandres". Guido Delvaux est trop jeune pour cela, prétendument cinquante ans, mais il prend toujours part aux réunions. Lorsque la filiale de Bruxelles s'est séparée un moment de celle d'Anvers, l'anversois Delvaux a choisi le Brabant où son ami Delombaerde où son ami était le chef. Walter T. a été aussi membre du Sint-Maartensfonds et Felix Ceulaerde a été membre du conseil d'administration. Les présidents du Sint-Maartensfonds, Rik De Meester: « Fons Jacobs n'est jamais venu Fons aux réunions, mais pendant la guerre en Ukraine il était mon commandant de peloton sur le front de l'Est ». Jacobs, Delvaux et Delombaerde jamais été perquisitionnés. De Ceulaerde, Gilberte H. et son mari non plus (à notre connaissance). Jacobs, De Ceulaerde et Gilberte H. sont décédés en '85. L'opération Ginungagapp était toujours en cours au début 1987.


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Monsieur,


Tout ceci est correct.

Quant à Guido Delvaux, il est la personne pivot avec laquelle je devais préparer l'incorporation de 120 candidats (Junkers) Flamands et Hollandais au sein du WNP. Un membre ne pouvait prétendre à accéder au rang préparatoire de Junker qu'en apportant ou créant son propre réseau (minimum de quatre personnes requis au plus tard au terme de sa candidature).

Tout fut fin prêt (selon des instructions très précises reçues par Karl de Lombaerde) durant le premier semestre précédant mon arrestation pour l'affaire des télex.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 12:49


Michel Libert sur des "Corps Francs"

_ _ _ _ _ _  


Monsieur,

Je me rappelle qu'il était question de créer, à terme (calendrier par moi inconnu), des "Corps Francs" (Freien Korps) composés, donc, de volontaires correctement encadrés et formés.

Voilà pourquoi le désir d'indépendance souhaité pour le WNP a été chose étudiée durant plusieurs mois par l'état-major concerné (CSRS et BURAFEX). Après une longue période d'attente, cette indépendance a été officialisée lors d'une importante cérémonie à Londerzeel. Ceci expliquerait le subit désir d'intégrer, ensuite, les 120 candidats dont je vous parlais dans un précédent courrier.

Ajoutant à cela une volonté de coordination non dissimulée de nombreux responsables espagnols rencontrés lors de mon périple dans la péninsule, nous n'aurions pas été les seuls à participer à de réelles expéditions militaires (à caractère préventif ? ...)

Avec le recul et profonde réflexion, je crois ou plutôt crains que tous ces potentiels effectifs auraient joué le même rôle, en une zone géographique choisie par l'OTAN, que celui joué par les fractions pro-russes qui sont intervenues en Ukraine ces dernières années.

Ces conclusions se voient encore confortées par :

- le projet d'envoyer certains de nos effectifs encadrant de jeunes volontaires au Liban près les Phalanges Chrétiennes durant la guerre qui faisait rage. Ce projet existait déjà au sein d'un groupe Delta issu du F.J. et d'un mouvement flamand, constitués discrètement et à l'insu de ceux-ci

- un autre projet datant de l'existence du WNP concernant l'envoi d'un agent de coordination pour le renseignement au Congo afin de soutenir des fractions chargées de la protection des mines gérées par des sociétés belges et internationales


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Willy-Nilly



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 14:17

HERVE a écrit:

_ _ _ _ _


Monsieur,

....

Je peux conclure que le WNP  participait à soutenir l'Etat d'Israël suite à sa condition de rempart contre l'Islam envahissant de l'époque. En effet, aucune demande de renseignement ne touchait directement ni la religion juive ni l'administration israélienne.

ML

Ce 'rempart contre l'Islam' était assez nouveau à l' époque. A mon avis ce concept (usage de terrorisme) émanait du Jonathan Institute (1979) pour remplacer la Menace Rouge. Le 4 juillet 1979 (fête nationale!) Bush Sr a participé à la conférence en Israel. Jonathan= le frère de Benjamin (Nethanyahu).
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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 14:33


Michel Libert sur Securitas et Wackenhut

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Monsieur Libert,

En quoi des sociétés comme Securitas et Wackenhut pouvaient-elles apporter des ressources financières au WNP

Pouvaient-elles sous-traiter au WNP des tâches de gardiennage ? de protection rapprochée de personnes ?

En ce qui concerne le personnel, y avait-il des employés de sociétés de gardiennage qui ont fait partie du WNP ?

Les contacts avec Securitas ou Wackenhut étaient-ils à un haut niveau ?

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Monsieur,

Voici mes réponses par item:

En quoi des sociétés comme Securitas et Wackenhut pouvaient-elles apporter des ressources financières au WNP ?

>>> Ces sociétés étaient financées par des pools économiques. A la tête de ces pools, des responsables/contacts/intermédiaires émergeant au Burafex.


Pouvaient-elles sous-traiter au WNP des tâches de gardiennage ? de protection rapprochée de personnes ?

>>> Oui


En ce qui concerne le personnel, y avait-il des employés de sociétés de gardiennage qui ont fait partie du WNP ?

>>> Oui


Les contacts avec Securitas ou Wackenhut étaient-ils à un haut niveau ?

>>> Oui


TC

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 14:50

@Willy-Nilly

Ce que dit Michel Libert sur la position du WNP vis-à-vis de l'Etat d'Israël (et du Mossad) est très instructif.

Dans les années 1980, un des éléments les plus importants est l'opération IranContra, pour laquelle l'aide d'Israël était nécessaire.

Cela explique sans doute pourquoi Robert Close s'est rendu au domicile de John K. Singlaub pour revoir ensemble la liste des membres de la WACL afin d'exclure les anti-sémites virulents.

Dans son autobiographie, John K. Singlaub dit que Robert Close ne pouvait être suspecté de sympathies nazies vu qu'il est passé par plusieurs camps pendant la guerre. Je ne mets pas cela en doute mais je crois aussi Michel Libert lorsqu'il affirme que Robert Close avait de bonnes relations avec Karel Delombaerde. Michel Libert parle aussi des relations entre la WACL et le WNP.

Par ailleurs, nous savons que Faez al Ajjaz a été un financier du WNP ; cela a dû étonner certains membres du WNP de travailler pour "un Arabe". Cela s'explique sans doute quand on se penche sur le Safari Club.

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dim



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 15:07

HERVE a écrit:
Qu'il y ait eu contact avec le Mossad ou un autre service similaire ne fait aucun doute.
ouuuui. mais encore? qui est ce rabin Groher? quid Smets et Israel et le BQS? quid Faez? quid Israel >>> Boas, Tuna, Beherman, Natan, VdB, Gol, Cools, Mendez/Bouhouche/Beijer, Cahen, Vander Elst/Atlas/Haemers/Tyack, ...? et l'operation Carlos? et Bull? et le Liban, Geschier, ....? anti-communisme, je veux bien, aucun doute même. mais en ce qui concerne les trafiquants d'armes, la mafia juive, Iran/contra, chantage sexuel par le Mossad, ...?
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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Mer 17 Mai 2017 - 18:01


Michel Libert sur BURAFEX

(mes questions sont en gras)

_ _ _

Le "maréchal" du WNP était Paul Latinus qui a dit avoir été recruté par la DIA.

>>> Oui, sans aucun doute.

Quant à vous, vous étiez à l'origine lié au PAL (MAD).

>>> Oui ... et j'y suis retourné jusqu'en 1992 (cfr notre conversation)

Comment le Burafex pouvait-il trouver une place dans cette structure ?

>>> (plus à venir)

Il y avait un lien hiérarchique ?

>>> Oui ... Nous n'avions rien à dire dans le cadre de opérations hors le cadre tactique du quotidien et la collecte régulière d'informations ainsi que leur diffusion en fonction des contacts officiels à satisfaire.

Le Burafex décidait-il des missions à effectuer ?

>>> Oui. Avec certitude.

Qui déterminait les priorités ?

>>> A notre niveau, Paul Latinus et Karl de Lombaerde

Le Burafex jouait-il un rôle pour le financement ?

>>> Oui, indéniablement.

On sait que Faez al Ajjaz a été considéré comme un financier du WNP.

>>> Comme l'un des ... Oui.

Avait-il un lien avec le Burafex ou non ?

>>> Une nécessité absolue vu sa connaissance approfondie des tenants et aboutissants de nos opérations et collectes de renseignements.

Les membres du WNP ont-ils accepté sans broncher la présence "d'un Arabe" ?

>>> Sans broncher ? ... Non. Il y a eu un franc mécontentement, notamment de ma part.



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Ven 19 Mai 2017 - 14:00


Michel Libert sur André Moyen

_ _ _ _ _ _


Monsieur Libert,

Outre Securitas, André Moyen avait créé un réseau secret nommé MILPOL.

Le financement venait de l'Union Minière (lié à la Société Générale) et de la BBL.

Je me demande si des sociétés de ce genre ont pu faire partie de Burafex.

Dans ce cas, elles auraient sans doute pu formuler des requêtes et contribuer au financement du WNP.

Est-ce comme cela que le WNP et Burafex fonctionnaient ?

Vous avez parlé du Congo, cela me rappelle que André Moyen avait aussi été à l'origine du réseau "Crocodile" actif dans ce pays et financé par l'Union Minière.

Vous avez des commentaires à ce sujet ?

A votre connaissance, d'autres segments de "l'organisation" avaient-ils adopté ce mode de fonctionnement ?

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Monsieur,

MILPOL m'était jusqu'à ce jour inconnu.

A savoir si les sociétés que vous avez citées aient pu faire partie de la mouvance financière de nos réseaux, je n'en ai aucune preuve, bien malheureusement, mais elles entrent comme des pieds dans des charentaises dans le cadre de nos activités.

Un responsable du renseignement avait été proposé par Emile Lecerf à l'Union Minière comme potentiel candidat à une nouvelle coordination ou organisation locale clandestine bénéficiant de tous les appuis officiels possibles et/ou envisageables.

Il est évident que d'autres segments ont fonctionné de même façon dans biens d'autres environnements géographiques à l'international.  

Je vous rappelle que, rien que pour notre/nos réseaux, au moins deux équipes de volontaires étaient prévues en partance pour la Libye afin de s'infiltrer dans les réseaux terroristes à la solde de Kadhafi et ... de "non accessoirement" penser à la liquidation physique de ce chef d'Etat. Par mois de mission, chacun devait être rétribué selon ses grades et fonctions entre 150.000 et 300.000 BEF.

TC

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Ven 19 Mai 2017 - 14:19


Quelques réflexions...

La DIA a joué un rôle central dans les dossiers qui nous intéressent.

Michel Libert parle d'un lien Latinus - Haemers et d'un lien Close - Delombaerde. Il donne peu de détails mais c'est intéressant. Paul Latinus a été recruté par la DIA. Son bras droit Michel Libert avait probablement un lien indirect avec la DIA (via le PAL/MAD).

Dans le rapport Godbille (page 9), on voit que Haemers et sa "famille" conduisent à Claude Nitelet et aux activités du SAC en Belgique.

Claude Nitelet est à mon avis directement lié aux tueries (comme chauffeur ?).

Quant au SAC, il faut se rappeler qu'un de ses cofondateurs est Etienne Léandri (un proche de Charles Pasqua).

Etienne Léandri assurait les contacts entre la mafia (Lucky Luciano à Naples) et la CIA.

Il ne faut pas oublier l'accord mafia - armée américaine passé par Lucky Luciano pour faciliter le débarquement allié en Sicile.

Petite remarque : Etienne Léandri était un pilier des "trois canards" à Paris.

http://www.liberation.fr/societe/2006/01/11/l-ombre-d-un-truand-sur-le-proces-alstom_26026

Vu les liens entre Paul Vanden Boeynants et ITT, VDB devait être proche des services américains ... et sans doute de la DIA. Il était en tout cas proche de Douglas MacArthur II.

Jacques Monsieur devait aussi être proche de la DIA ... et on connaît ses liens avec Salik  (...Przedborski, etc)

La DIA avait manifestement beaucoup d'influence sur le service secret militaire belge et plus que probablement sur la gendarmerie.

Sans oublier que la DIA a été créée sous Lyman Lemnitzer (celui de l'opération Northwoods), proche de Léopold III, de Guy Weber, de la GLNF, etc

Guy Weber était un grand ami de Yves du Monceau de Bergendal (brigade Piron). La brigade Piron a sans doute été le noyau d'un réseau stay-behind.

Tout cela est intéressant aussi parce que la plupart des protagonistes français du kazakhgate viennent de l'entourage de Charles Pasqua.

Dans l'IEPS, il y avait Alexander Haig (Moon, SHAPE, etc) et Daniel O. Graham (DIA, CIA, Moon, etc)

Armand De Decker (IEPS, etc) est très probablement au courant de beaucoup de choses ...


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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Ven 19 Mai 2017 - 17:57


Une réaction de Michel Libert au PV de Joseph Kausse ci-dessus (page 7 - lundi 15 mai)

_ _ _


Monsieur,

Merci pour l'envoi de ce document.

Je l'ai parcouru avec grande attention et je n'ai pas de commentaires spécifiques à communiquer. Tout est correct.

Je suis heureux, par ailleurs, d'avoir laissé une empreinte positive près Joseph Kausse. Ma collaboration n'aura pas, à ce niveau du moins, été vaine.

TC

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Ven 19 Mai 2017 - 19:25


Il faudrait étudier l'hypothèse selon laquelle Paul Vanden Boeynants lui-même aurait pu être sous influence de "services" américains (je pense à la DIA).

Ses relations avec ITT étaient manifestes.

Il a en outre maintenu des contacts avec Douglas MacArthur II

Les liens entre Douglas MacArthur II et le Pentagone ne font pas de doutes ...

_ _ _

https://cdn.loc.gov/service/mss/mfdip/2004/2004mac03/2004mac03.pdf

(...)

MACARTHUR: I think that the fact that I had worked very closely with the military, that
I was on General Eisenhower's staff briefly in Normandy before we broke through, that
after the liberation of Paris and most of Europe, I was in constant touch with the SHAEF
—that's Supreme Headquarters Allied Expeditionary Forces—General Eisenhower's
headquarters, either through their mission chief or directly with them. And then the fact that
with that background, when in 1949-50 we set up the Office of European Regional Affairs
to backstop NATO, and I had worked hours in the bowels of the five-sided building, the
Pentagon, in the development of potential NATO force goals and other things. I think all
these things contributed to a background where they accepted me as a team worker and
not as a guy from a rival organization within our government. (...)

_ _ _ _

Voir aussi :

Main basse sur Bruxelles: argent, pouvoir et béton
Par Georges Timmerman





_ _ _ _

https://en.wikipedia.org/wiki/Ellery_W._Stone

http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=12812

Ellery W. Stone a bien connu Robert Murphy à Alger ...

Etienne Davignon a été chef de cabinet de Paul-Henri Spaak ...


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HERVE



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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Sam 20 Mai 2017 - 14:49


Toujours à propos de Vanden Boeynants et de ITT, avec Charles Pasqua en toile de fond ...

http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/cadavres-dans-le-placard-de-Charly-6.pdf

(...)  "le 3 août 1979, François Raes (un gendarme) est informé de ce que Denis Marin, un autre adjoint du gros trafiquant B. Farcy, est en relation avec une étrange firme située à Saint-Gilles, la SA Medico. Après une enquête discrète, Raes constate que cette entreprise à la dénomination trompeuse fait officiellement de l'import-export. Medico signifie "Middle East Development Corporation".

Initialement, c'est le personnage de Denis Marin qui attire l'attention de la BSR sur Medico. Mais d'autres éléments aiguiseront bientôt la curiosité des enquêteurs. C'est avec surprise qu'ils découvrent que l'administrateur-délégué de la firme, Dirk Ykelenstam, un ancien directeur de la multinationale américaine ITT, fait l'objet d'une enquête de la section moeurs de la BSR parce qu'il est client du réseau de call-girls de F. Israël et L. Montaricourt. Leur surprise est d'autant plus grande lorsqu'ils s'aperçoivent que Philippe Chauveau, un manager français, devient un des gros actionnaires de la société Medico le 15 juin 1979.

Chauveau est l'un des deux beaux-fils du ministre de la Défense Vanden Boeynants pour qui il a organisé fin 1978 un meeting électoral dans le milieu des affaires et ce, à l'auditorium du CEPIC situé rue Belliard à Bruxelles. De l'enquête de François Raes, il ressort qu'il n'y a jamais personne dans les bureaux de Medico situés rue Blanche. Les convocations de la police restent sans réponse. Au registre du commerce, les actes de la société mentionnent qu'elle n'a pas de contact avec le public et qu'elle traite ses affaires par téléphone. Mais Raes ne pourra jamais poursuivre son enquête. Début septembre 1979, il est en effet évincé de la BSR, sur ordre de l'état-major général".

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Dim 21 Mai 2017 - 12:01


Un proche de Paul Vanden Boeynants qui était plus que probablement "sous influence américaine" est Charlie De Pauw :

VDB Un Citoyen Au-Dessus De Tout Soupcon

https://books.google.be/books?id=W5Mnwe7-dU4C&pg=PA81&lpg=PA81&dq=charly+de+Pauw,+extincteur&source=bl&ots=sTXvwyRQhn&sig=Q7RbpXuAefDIhO049faY_CtpziQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpnqvp2YDUAhUCshQKHeOaCKMQ6AEIKzAB#v=onepage&q=%22charlie%20de%20Pauw%22&f=false


Pour en revenir au dossier Pinon et aux déclarations de Louis Sik :

https://www.youtube.com/watch?v=LQR6vn74OaM

et





http://archives.lesoir.be/fleau-bien-connu-en-belgique_t-19890117-Z019RG.html

(...)  Autre enlèvement connu, au dénouement tragique, celui-là: celui du baron Charles-Victor Bracht. Il disparaît le 7 mars 1978 à Anvers, dans un parking de la Korte Klarenstraat situé près du siège des sociétés qu'il dirigeait. Sa Jaguar fut retrouvée dans le parking, à son emplacement habituel. Ce n'est que plus tard que Marcel Van Tongelen, l'auteur de l'agression, avouera avoir tué le baron près de sa voiture d'une balle dans la tête. Sous le pseudonyme de Dexter, il avait ensuite pris contact avec la famille de sa victime et avait tenté d'obtenir une rançon de 70 millions de francs.

Les négociations avaient échoué, «Dexter» n'ayant pu prouver que Charles Bracht était encore en vie. Il devait être appréhendé et condamné par la suite.

http://derijkstebelgen.be/vermogende/familie-bracht/

_ _ _

Sur la soeur du baron Bracht :

Michel de Pret-Roose de Calesberg  1910  &  Elisabeth (Betty) Bracht 1917-2010

http://gw.geneanet.org/gounou?lang=en&pz=auguste&nz=dumont&ocz=0&p=michel&n=de+pret+roose+de+calesberg

Married 23 July 1936, Schoten, 2900, Anvers, Belgique, to Elisabeth (Betty) Bracht, born 22 January 1917 - Santvoord, 5838 BA, Brabant-Septentrional, Pays-Bas, Deceased 3 February 2010 - Waterloo, 1410, Brabant-Wallon, Belgique.. age at death: 93 years old , buried 8 February 2010 - Voordensteyn.2584 RZ.Hollande Méridionale, Pays-Bas
with x x  married to Jacques de Liedekerke, Comte 1928

http://gw.geneanet.org/gounou?lang=en&pz=auguste&nz=dumont&ocz=0&p=elisabeth+betty&n=bracht

Married 23 July 1936, Schoten, 2900, Anvers, Belgique, to Michel de Pret-Roose de Calesberg, born 21 September 1910 - Schoten, 2900, Anvers, Belgique (Parents : M Joseph de Pret-Roose de Calesberg 1876-1962 &  F Geneviève de Spoelberch, Vicomtesse 1877-1951)

_ _ _ _ _ _ _

http://archives.lesoir.be/gaston-de-pret-roose-roi-de-la-metropole-j-de-pret-fina_t-19960809-Z0CG85.html

https://en.wikipedia.org/wiki/Arnoud_de_Pret_de_Calesberg

_ _ _ _ _ _ _

https://www.orderofmalta.int/fr/2002/01/10/jacques-de-liedekerke-nomme-pro-grand-chancelier-de-lordre-souverain-de-malte/

Jacques De Liedekerke Nommé Pro Grand Chancelier De l’Ordre Souverain de Malte

_ _ _ _ _ _

http://www.funeraillesmichel.com/docs/Cte_de_LIEDEKERKE.pdf





A noter aussi : le lien avec la comtesse Jacqueline de Liedekerke, dame d'honneur de S.M. la Reine Elisabeth et mère de Etienne Davignon.

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Dim 21 Mai 2017 - 16:59


Un message de Michel Libert ...

Ceci clarifie en partie l'extrait suivant du schéma :





Voir aussi :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Karel_Dillen

_ _ _ _ _

Souvenir tombé au fond du bouillon:

Des membres flamands du WNP ont été délégués près Jean Gol pour coller des affiches électorales en Mai et Juin 1984

Le contact opérationnel était John van Gijseghem.

Karel Dillen était informé.

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MessageSujet: Re: Libert, Michel   Dim 21 Mai 2017 - 17:18




_ _ _


Monsieur,

Il est évident que le Comité Ouwendijck était une structure en tout pareil ... et faisant plus que probablement partie du même segment ou d'un segment "voisin".

Je me souviens qu'après les difficultés que l'on a eu avec un de nos membres, membre lui-même de ce Comité, mon référant du PAL m'a dit "d'arrêter illico les frais et de classer le dossier sans suite car je risquerais de me brûler les ailes".

La Sûreté, quant à elle, ignorait l'existence du ce Comité.

TC

ML

_ _ _

A noter : Vanden Boeynants - 1989

http://archives.lesoir.be/vdb-sur-ce-qui-se-dit-de-lui-pas-melanger-les-torchons-_t-19890516-Z01MHJ.html

(...)  On lui rappelle qu'il fait partie du comité d'honneur d'Ouwendijck. Il opine et ajoute: «Je suis membre d'honneur, oui, mais je ne suis absolument pas leurs activités. Ils m'écrivent mais je n'ai jamais été à une réunion.»

_ _ _

Voir :

https://books.google.be/books?id=fm2zeMy3V9gC&pg=PA88&lpg=PA88&dq=Ouwendijck&source=bl&ots=mo1YUdDN7L&sig=WJ2ZNvItz0Ck3ZAnaoeFljZ4QGY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiEuPjXrIHUAhVNrRQKHbQqBrkQ6AEIOzAC#v=onepage&q=Ouwendijck&f=false

_ _ _

Dans la fiche "Geschier" du WNP :







Dernière édition par HERVE le Lun 22 Mai 2017 - 9:03, édité 1 fois
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Libert, Michel
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