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 Murat, Kaplan

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michel
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MessageSujet: Murat, Kaplan   Lun 16 Juin 2008 - 9:29

Truand d'origine albanaise. Il passa de très nombreuses années en prison pour divers délits. Il fut soupçonné d'avoir volé des voitures utilisées par la suite par les tbw.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)


Dernière édition par michel le Lun 16 Juin 2008 - 9:30, édité 1 fois
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michel
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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Lun 16 Juin 2008 - 9:29

Kaplan se réévade

GUILLAUME,ALAIN

Samedi 15 octobre 1988

Kaplan se réévade

avec... une voiture

de la gendarmerie!

Il a «remis ça»: Murat Kaplan a repris la clé des champs! A la gendarmerie, dans les polices et au palais de Justice de Bruxelles, c'est la consternation. Ce truand de haut-vol avait le surnom de «roi de la cavale». Alors, comment les gendarmes ont-ils pu être imprudents au point de lui «permettre» de quitter leur caserne hier midi... en «empruntant» de surcroît une de leurs voitures?

Kaplan, tous les policiers du pays le connaissent. Pour avoir l'habitude de lui «courir après». D'abord parce que ce séduisant Italo-albanais plus bruxellois qu'un V.D.B. et plus B.C.B.G. qu'un Patrick Sabatier... est dangereux.

Ensuite parce que «la cavale», c'est son mode de vie depuis quelques années.

Tout petit déjà, disent en substance ceux qui ont connu son adolescence, Kaplan aimait les belles machines. Il a d'abord volé des vélos, puis des motos, puis des autos. Cela pourrait être la trame d'un mauvais roman de gare ou d'une mauvaise plaidoirie d'avocat stagiaire... c'est la triste réalité d'un casier judiciaire gros comme un annuaire. En 1983, à l'age de 21 ans, Kaplan avait sur les bras une centaine de méfaits: bagarres, vols, cambriolages, hold-ups...

ALAIN GUILLAUME.

Suite en septième page.

Kaplan se réévade

avec... une voiture

de la gendarmerie!

Voir début en première page.

A cette époque déjà, il s'était fait un nom avec son prénom (Kaplan), une «image» dans les médias (qui le qualifièrent un peu vite «d'ennemi public»), et une «réputation» dans le milieu («c'est un bandit d'honneur, un gars qui mérite ses femmes»). Pour tout dire, on peut croire qu'il aime ça, lui qui n'hésite pas à donner des interviews alors même que les pandores le traquent.

Pas encore chef de bande, Kaplan s'est évadé un jour de 1983 de la prison de Forest par les tuyaux de chauffage. Comme dans les films. Les policiers n'en sont toujours pas revenus: «On ne sait toujours pas exactement par où il est passé, mais on est sûr que, ce jour-là, il a frôlé la mort quatre ou cinq fois.»

Dès ce moment, et avec grand plaisir, Kaplan a «joué au gendarme et au voleur» avec tous les représentants de l'ordre, venant les taquiner au volant d'une Porsche ou d'une Béhem (ses voitures préférées) dans l'unique but de déclencher une de ces courses poursuites qu'il gagnait toujours. Pilote hors pair, il a quand même fini par se faire arrêter. Alors, il s'est fait la malle une nouvelle fois...

C'était le 14 octobre 87. Il avait promis à des gendarmes de les aider un peu dans leurs investigations. Avec deux enquêteurs, il était retourné dans sa maison d'Anderlecht où, disait-il, on pourrait retrouver des papiers intéressants. En fait de papiers, en fouillant dans la cave, Kaplan a «trouvé» un gros revolver. Il a menacé les gendarmes, puis il a filé. Un des gendarmes a couru derrière lui, un coup de feu est parti, le maréchal des logis Van Hoecke s'est écroulé, touché d'une balle de 9 mm dans le genou, handicapé à vie. Avec du sang sur les mains, Murat Kaplan devenait ce jour-là, vraiment, un «ennemi public».

Traqué plus que jamais, Kaplan a été repris, en juillet dernier, à Schaerbeek, à l'issue d'une dernière course-poursuite avec la gendarmerie. Mais depuis hier, il est à nouveau «dans la nature». Encore une évasion rocambolesque...

Hier matin en effet, des gendarmes ont extrait le malfrat de sa cellule de la prison de Saint-Gilles pour l'amener rue de Louvain (au district de gendarmerie de Bruxelles) dans les bureaux de la B.S.R. A l'heure du déjeuner, les gendarmes ont placé leur «client» dans une «chambre de sécurité» du bâtiment. Grosse imprudence sans doute: personne n'a menotté Kaplan à la lourde barre d'acier qui longe le mur de cette cellule et qui y est bien scellée. Grosse imprudence encore: on n'a apparemment pas bien fouillé le «roi de la cavale».

Sans trop de peine pense-t-on, Kaplan a ouvert la grille de la chambre de sécurité - «avec un tournevis», disent d'aucuns. Il a fait quelques pas dans les couloirs de la B.S.R., descendu les escaliers, jeté un regard intéressé sur les voitures banalisées qui «dormaient» au garage. Il y avait là plusieurs Renault 4 (mais si, vous savez bien: avec l'antenne sur le toit!) et une Fiat Panda (celle qui l'avait conduit de la prison à la gendarmerie). C'est sur celle-là qu'il a jeté son dévolu avec d'autant plus de facilité que toutes les clés des voitures au garage restent toujours sur le contact (pour qu'on puisse faire sortir les véhicules rapidement en cas d'incendie par exemple). Kaplan a traversé le parking au volant de sa Panda. Il a salué le gendarme de faction au corps de garde... qui a aimablement levé la barrière pour laisser sortir cette voiture qui lui passe sous le nez au moins dix fois par jour avec tant de chauffeurs différents.

Il était près de 14 heures. L'alerte était donnée immédiatement. En début d'après-midi, on allait retrouver la Panda sur le parking du GB à Wemmel. Mais Kaplan n'était plus au volant. A Gand, dans la prison des femmes, on a tout de suite décrété l'état de siège. C'est là en effet que Cristell Van Goethem, l'amie du malfrat, loge depuis trois mois, ce qui n'est pas du goût de Murat Kaplan...

Al. G.


Source : Le Soir, 15 octobre 1988

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michel
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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Lun 16 Juin 2008 - 9:32

La rocambolesque

GUILLAUME,ALAIN

Lundi 17 octobre 1988

La rocambolesque

cavale de Kaplan

... vue par Kaplan

Bandit de grand chemin, roi de la cavale, amateur de belles voitures et pilote hors pair, Murat Kaplan s'est évadé, vendredi midi, de la gendarmerie de Bruxelles... dans des circonstances rocambolesques.

Dimanche après midi, dans les rues de Bruxelles, les patrouilles de police et de gendarmerie sillonnent la ville aux trousses du fugitif. Kaplan s'en inquiète tout en poursuivant sa route: au volant d'une grosse auto, il roule bon train et nous raconte son histoire...

«Il y a trois choses qu'il faut dire et qui sont importantes. Primo: les gendarmes ont bien fait leur boulot, ils ne pouvaient quand même pas m'enfermer dans un sac! Secondo, je me suis évadé parce que l'enquête sur mon évasion précédente n'a pas avancé d'un pouce. C'est vrai que j'ai blessé un gendarme dans cette évasion, mais c'était un coup monté - qui a mal tourné - avec ce gendarme. Tertio: je ne suis pas fou, je ne vais pas - comme on l'a dit dans des journaux - faire évader mon amie Cristell de la prison de Bruges où elle est. Mais, par contre, je me rendrai aux gendarmes quand elle sera sortie de prison comme la loi Lejeune le lui permettrait déjà.»

ALAIN GUILLAUME.

Suite en septième page.

La rocambolesque cavale

de Kaplan selon... Kaplan

Bandit de grand chemin, roi de la cavale, amateur de belles voitures et pilote hors pair, Murat Kaplan s'est évadé, vendredi midi, de la gendarmerie de Bruxelles... dans des circonstances rocambolesques.

Dimanche après midi, dans les rues de Bruxelles, les patrouilles de police et de gendarmerie sillonnent la ville aux trousses du fugitif. Kaplan s'en inquiète tout en poursuivant sa route: au volant d'une grosse auto, il roule bon train et nous raconte son histoire...

«Il y a trois choses qu'il faut dire et qui sont importantes. Primo: les gendarmes ont bien fait leur boulot, ils ne pouvaient quand même pas m'enfermer dans un sac! Secondo, je me suis évadé parce que l'enquête sur mon évasion précédente n'a pas avancé d'un pouce. C'est vrai que j'ai blessé un gendarme dans cette évasion, mais c'était un coup monté - qui a mal tourné - avec ce gendarme. Tertio: je ne suis pas fou, je ne vais pas - comme on l'a dit dans des journaux - faire évader mon amie Cristell de la prison de Bruges où elle est. Mais, par contre, je me rendrai aux gendarmes quand elle sera sortie de prison comme la loi Lejeune le lui permettrait déjà.»

Les petites rues de Bruxellles, d'Anderlecht, de Schaerbeek, on dirait qu'il les connaît toutes. En conduisant, sans faire la moindre faute, il ne cesse de parler. Il raconte un bon tour joué aux policiers et sourit. Il raconte un coup vache qu'ils lui ont fait en retour et fronce les sourcils. Bref, des histoires de gendarmes et de voleurs, avec des copains, des indics, des filles, des mauvais coups et des cavales... comme on les lit dans les romans policiers. Il raconte bien.

Sur le ring de Bruxelles deux policiers dévient la circulation. Il a vu leurs feux bleus. «Tu vois, c'est comme ça qu'on fait», dit-il. Un camion roule devant nous, Kaplan le double presque... et s'abrite de la vue des policiers derrière l'imposante carcasse du semi-remorque. On en croisera encore, des policiers, Kaplan se montrera prudent, habile conducteur, mais jamais apeuré. «Si c'est pour avoir la trouille chaque fois qu'on met le pied sur le trottoir, c'est pas la peine de s'évader. Alors, bien sûr que je vais voir des copains, que je vais au bistrot ou au restau. Mais prudemment, c'est tout...»

Une clé autour du cou

On en vient quand même aux «choses sérieuses». La «cavale» de vendredi d'abord. «Ce serait pas juste que les gendarmes qui m'ont emmené rue de Louvain dans les bureaux de la BSR payent pour des fautes qu'ils n'ont pas faites. Je vais t'expliquer comment je suis sorti de là...

«Un copain qui était en prison avait préparé sa cavale. Il avait réussi à se procurer une pince-grip, un tourne-vis deux-têtes et une pointe de tourne-vis sur laquelle il y avait, soudée, une tête de serrure Yale. Un jour qu'on l'avait amené à la BSR, il avait emporté tout ça avec lui. A l'heure de midi, on l'avait «stocké» dans la cellule de sécurité de la gendarmerie. Là, il avait dévissé une petite trappe qui est contre le mur et qui donne accès aux conduites de chauffage, pour le cas où il faudrait y faire des travaux. Il avait soigneusement caché tout son petit matériel dans cette trappe, bien revissée, en attendant une prochaine visite à la gendarmerie et une bonne occasion de se faire la malle. Pas de chance pour lui: on a clôturé le dossier de ce copain et il n'est plus jamais allé à la BSR. Alors il m'a passé le tuyau.»

«Vendredi matin, les gendarmes sont venus me chercher. J'avais des menottes et une GTI nous suivait pour contrer toute tentative d'évasion. Faut savoir que les menottes des gendarmes sont des menottes US qu'on trouve chez tous les armuriers du pays. Elles ont toutes la même petite clé (qui coûte 25 F)... et j'en avais une, attachée à ma chaîne de cou. A midi, les gendarmes qui m'interrogeaient sont partis manger. En promettant de me rapporter un sandwich. Ils m'ont attaché, avec les menottes, à la barre d'acier qui longe le mur de la cellule et ils ont bien refermé la grille. C'était vendredi, les couloirs étaient déserts à l'heure de midi, j'ai saisi ma chance. J'ai ouvert les menottes avec ma clé. Facile. Avec un coupe-ongles que j'avais sur moi (dont j'avais limé une tête pour en faire un tourne-vis), j'ai ouvert la trappe. Ça c'était plus dur. Avec les outils, j'ai ouvert la serrure de la cellule et je l'ai soigneusement refermée. Je suis descendu à pied jusqu'au garage et j'ai décidé d'emprunter une de leurs voitures. Avec tous les vols de voiture que j'ai déjà sur le dos, ça ne venait plus à une. D'autant que ce n'était finalement qu'un «vol simple», sans effraction, puisque les voitures sont ouvertes et que les clés sont sur le contact. Je suis passé devant le planton, je lui ai dit «bonjour» et, naturellement, il a ouvert la barrière.»

Visite au copain

A l'air libre, Murat Kaplan s'est rendu chez un pompiste de l'avenue Rogier. «C'est un indic' de la gendarmerie qui m'avait déjà «donné» une fois. Je lui ai dit: T'as vu la voiture que j'ai? Je l'ai empruntée à tes copains. Téléphone-leurs pour qu'ils sachent que je suis parti. Le pompiste a téléphoné et l'alerte a été déclenchée. Vendredi soir, un autre incident s'est déroulé dans cette station. Un jeune inspecteur de la PJ de Bruxelles s'y est en effet rendu «pour enquête»... imbibé d'alcool. Son enquête a mal tourné. Il a tiré plusieurs coups de feu dans le plafond de la station-service avant d'être maîtrisé... et conduit à «l'amigo».

Kaplan a alors téléphoné à «un ami» avec lequel il a conduit la Fiat des gendarmes jusqu'à Wemmel, sur le parking d'une grande surface. Le reste, on le connaît... A ceci près qu'une enquête très sérieuse a été ouverte au Parquet de Bruxelles sur cette évasion. Deux procureurs sont chargés de l'information. Ils ont déjà entendu tous les gendarmes bruxellois concernés et tous les surveillants de la prison. Ils sont convaincus - on le serait à moins - que Kaplan n'a pu s'évader sans la complicité de son ami détenu... lui-même aidé par un membre du personnel de la prison de Forest. Mais que va faire maintenant celui que des centaines de policiers et de gendarmes traquent dans tout le pays?

«Je vais me mettre au frais. Je ne cherche certainement pas la bagarre et je l'ai déjà dit à plusieurs gendarmes à qui j'ai téléphonn ce week-end. Mais avant cela, je voudrais bien mettre les choses au point à propos de ma précédente évasion et à propos de Cristell...»

Gendarme ripou?

Le 14 octobre 87, Kaplan a en effet échappé à ses gardiens pour la cinquième fois de son histoire. Dans des circonstances très troubles et dramatiques puisqu'un gendarme a été blessé par Kaplan d'une balle dans le genou. «Pour cette histoire, je suis inculpé de coups et blessures et, c'est vrai, j'avais l'arme en main et j'ai tiré. Mais il faut tout savoir... J'étais en prison depuis plusieurs mois et les gendarmes de Gand me mettaient sur le dos des tas d'affaires auquel j'étais étranger et qui n'étaient rien d'autre que des provocations policières. Je ne suis pas un ange, mais je ne suis prêt à payer que pour ce que j'ai fait. Je voulais sortir de prison. Je ne sais plus comment mais, à l'occasion d'un interrogatoire, j'avais vu (par hasard) la photo d'un Allemand suspecté d'avoir commis quatre assassinats en RFA. Alors j'ai monté une histoire. J'ai dit aux gendarmes que je connaissais l'assassin et que je pouvais les aider à l'arrêter. J'ai proposé un marché: on me libère et je parle. Des policiers allemands du BKA sont venus me voir, on m'a interrogé, j'ai donné une description des tatouages que j'avais vus sur la photo. Ça les intéressait beaucoup. Les gendarmes belges aussi parce qu'il y avait une prime de 2 millions, en Allemagne, pour celui qui arrêterait l'assassin. A Gand, le juge n'a pas voulu marcher dans ma combine...

«Par contre, avec le gendarme de la BSR de Gand, on a monté un coup. Je lui ai donné l'adresse d'un box pour autos où j'avais caché un revolver P.38 Il y a fait une perquisition et, sans rien dire, il a «empoché» le P.38 qu'il est allé déposer dans la cave de ma maison d'Anderlecht. J'ai ensuite fait une déclaration où je disais que j'acceptais de retourner chez moi avec les enquêteurs pour retrouver des photos des copains de «ma bande». Le 14 octobre, on est allé chez moi, avec aussi un civil qui est un ami à lui et un indicateur de police. Dans la cave, j'ai pris le P.38 et je l'ai tourné vers lui. J'ai fait une connerie. Je lui ai d'abord repris les photos qu'on avait trouvées et puis je n'ai pas résisté au plaisir de lui dire que, en fuite, je ne lui donnerais pas les renseignements promis sur cet assassin puisque je ne le connaissais pas! Je lui ai dit que c'étaient «des sacs», que j'avais tout inventé. Il est devenu furieux. Il a essayé de me reprendre l'arme des mains. Le coup de feu est parti et il a pris une balle dans le genou. Moi, j'ai filé.»

A ce stade du récit, il faut dire que les accusations de Kaplan sont graves. Et aussi que nous n'avons évidemment pas pu les vérifier. S'il convient cependant de les reproduire, c'est d'abord parce que Kaplan les a déjà faites au juge d'instruction Cudell chargé de ce dossier. C'est aussi parce que Kaplan fournit à l'appui de ses dires une série de détails pour le moins intrigants: sur les visites qu'il a reçues en prison, sur les dates où les perquisitions ont été faites, sur les numéros de téléphone que le gendarme lui aurait donnés pour prendre un contact après son évasion, sur les témoins de l'évasion. Ces déclarations de Kaplan auront, en tout cas, une suite... et le fugitif insiste lui-meme pour qu'on vérifie ses accusations (qui ne changent d'ailleurs pas grand-chose à sa responsabilité dans l'affaire).

Le coeur sur la main

La «promenade» en voiture se termine et Kaplan en vient à son dernier sujet de conversation, son amie Cristell Van Goethem qui est actuellement en prison (pour recel). «On a écrit dans les journaux de samedi que je voulais la faire évader. C'est de la folie. Mais je veux quand même qu'elle sorte. Elle a été condamnée incroyablement lourdement - 3 ans - simplement parce qu'elle est mon amie. C'est injuste. Elle a déjà passé le tiers de cette peine en prison; elle est, aux yeux de la loi, une délinquante primaire; elle pourrait sortir de prison très légalement. Tout ce que je veux, c'est qu'on ne la punisse pas d'être mon amie. Si elle sort et si on me promet qu'on ira au bout de cette enquête sur le gendarme blessé, je me rendrai aux gendarmes et aux policiers qui comprendront le mieux ce que je leur demande. Je n'ai jamais tué personne. Avec toutes les condamnations que j'ai déjà eues, j'ai une chance de sortir de prison dans trois ans. Je suis prêt à payer ce prix parce qu'il y a encore, pour moi, quelque chose derrière. Un avenir. J'ai de la famille, des amis qui pourront m'aider à ma sortie. Alors, qu'on cesse de me considérer comme l'ennemi public numéro un. Je n'ai pas une vocation de Mesrine.»

Pour montrer qu'il n'est pas un monstre, Kaplan nous raconte sa dernière anecdote, acceptant du bout des lèvres qu'on la raconte dans le journal. C'était un soir, à Bruxelles, où il préparait un cambriolage de magasin ou d'usine avec son ami Daniel Van Cutsem. Les deux hommes avaient décidé de voler une superbe et puissante BMW garée dans une rue. A peine assis dans la voiture, ils entendirent les cris stridents d'une dame âgée à la fenêtre de son appartement. «Un cri qui nous a glacé le sang. On est partis avec la bagnole. En roulant, Daniel et moi on s'est regardés. On n'a rien dit. On a refait le tour du bloc... et on lui a ramené sa voiture.»

ALAIN GUILLAUME


Source : Le Soir, 17 octobre 1988

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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Sam 4 Déc 2010 - 18:22

http://www.dailymotion.com/video/x7fu2d_poursuite-murat-kaplan-en-fuite-en_auto
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K



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 7 Déc 2010 - 18:26

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arthur29923



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 10:09

reprit de l article ci dessus

A l'air libre, Murat Kaplan s'est rendu chez un pompiste de l'avenue Rogier. «C'est un indic' de la gendarmerie qui m'avait déjà «donné» une fois. Je lui ai dit: T'as vu la voiture que j'ai? Je l'ai empruntée à tes copains. Téléphone-leurs pour qu'ils sachent que je suis parti. Le pompiste a téléphoné et l'alerte a été déclenchée. Vendredi soir, un autre incident s'est déroulé dans cette station. Un jeune inspecteur de la PJ de Bruxelles s'y est en effet rendu «pour enquête»... imbibé d'alcool. Son enquête a mal tourné. Il a tiré plusieurs coups de feu dans le plafond de la station-service avant d'être maîtrisé... et conduit à «l'amigo».

quelqu un en sais t il plus sur cette histoire?
car cette personne de la pj de bruxelles se fache sur un indic des gendarme il semble?

(...)
j'avais vu (par hasard) la photo d'un Allemand suspecté d'avoir commis quatre assassinats en RFA. Alors j'ai monté une histoire. J'ai dit aux gendarmes que je connaissais l'assassin et que je pouvais les aider à l'arrêter. J'ai proposé un marché: on me libère et je parle. Des policiers allemands du BKA sont venus me voir, on m'a interrogé, j'ai donné une description des tatouages que j'avais vus sur la photo. Ça les intéressait beaucoup. Les gendarmes belges aussi parce qu'il y avait une prime de 2 millions, en Allemagne, pour celui qui arrêterait l'assassin. A Gand, le juge n'a pas voulu marcher dans ma combine...

«Par contre, avec le gendarme de la BSR de Gand, on a monté un coup. Je lui ai donné l'adresse d'un box pour autos où j'avais caché un revolver P.38 Il y a fait une perquisition et, sans rien dire, il a «empoché» le P.38 qu'il est allé déposer dans la cave de ma maison d'Anderlecht. J'ai ensuite fait une déclaration où je disais que j'acceptais de retourner chez moi avec les enquêteurs pour retrouver des photos des copains de «ma bande». Le 14 octobre, on est allé chez moi, avec aussi un civil qui est un ami à lui et un indicateur de police. Dans la cave, j'ai pris le P.38 et je l'ai tourné vers lui. J'ai fait une connerie. Je lui ai d'abord

est ce (un) ,des gendarmes de la cellule delta qui lui procure le p38??
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K



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 10:42

delta était à termonde pas a Gand

mais c'était une équipe recomposée de specialistes


------------

kap s'enfuyait une dizaine de fois

en juillet 1988 il était en cavale et écrivait ala presse qu'il connaissait bien G.H. mais qu'il n'était pas mélangé au meurtre de G.H

il était donc ré-arreté qqs part puis   est  en fuite de nouveau depuis le 14 octobre 88 quand BVD copain de G.H. était assassiné à son tour en decembre 1988


Dernière édition par K le Mar 22 Sep 2015 - 10:56, édité 4 fois
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K



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 10:46

ds le même article ;

Citation :
.....Pour montrer qu'il n'est pas un monstre, Kaplan nous raconte sa dernière anecdote, acceptant du bout des lèvres qu'on la raconte dans le journal. C'était un soir, à Bruxelles, où il préparait un cambriolage de magasin ou d'usine avec son ami Daniel Van Cutsem.

Les deux hommes avaient décidé de voler une superbe et puissante BMW garée dans une rue. A peine assis dans la voiture, ils entendirent les cris stridents d'une dame âgée à la fenêtre de son appartement. «Un cri qui nous a glacé le sang. On est partis avec la bagnole. En roulant, Daniel et moi on s'est regardés. On n'a rien dit. On a refait le tour du bloc... et on lui a ramené sa voiture.»



Van Cuts assassiné à louvain vers 1986 aussi

kap a survécu mais il a un cimetière plein de "copains" autour de lui


il échappe même à la mort qui roule en daffodil ?!
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arthur29923



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 11:10

Sujet: Re: Ohain, 2 octobre 1983 Sam 23 Mar 2013 - 22:37

Ella a écrit:
Sur le père de Mr. Eric Lammers,
page 176 dans le livre de Guy Bouten, De Bende van Nijvel:
Maurice Lammers, (le père de Eric) montre une photo de lui et Mme. Denise Tyack, compagne de Mr. Patrick Haemers devant son petit garage à Anderlecht.
Aussi le substitut Mr. Leroy, Basri Bajrami, Marcel Castris et Murat Kaplan étaient des clients fidèles.
Kapllan a été associé au vol de la voiture de Mr. Van Camp quelques mois avant le meurtre de Mr. Van Camp.
La Porche n'a disparu qu'une journée. Les policiers qui ont averti Mr. Van Camp ont remarqué qu'il était nerveux et mal à l'aise.

Sujet: Re: Michel Verdeyen Ven 30 Oct 2009 - 13:14

Alors non, pas Habib ( Fortunato ) mais j' ai connu Lydia mais surtout dans d' autres circonstances et ce n' est pas elle qui m' a introudit auprès de VDB.
Peur de Michel Graindorge ? Que non, lui s' est fourvoyé à un certain moment, sans rancune car il a cru être le défenseur de la veuve et de l' orphelin et par ce biais trouver les infos magiques ! Une grande amie commune, avocate elle aussi, l' a recadré vite fait.
Roland Potier ? Sabrina ( Denise ) Tyack ? Oui, ai souvent dîné avec eux et aussi avec Kevin H. Très sympas. Y avait aussi plein de flics le midi dans leur établissement à Uccle (
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arthur29923



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 11:56

Re: Castris, Marcel Ven 4 Jan 2008 - 12:41

"leroy jouais a la cravache d or un restaurant étoilé aujourd’hui disparu qui appartenais
aux frere zemour des hommes comme leroy et gerald bla ton s y sont fait plumer"

quelqu un sais t il si la cravache d or appartenais bien au frere zemour?
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Mad max



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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Mar 22 Sep 2015 - 17:09

CRABV 51 COM 1043. Cette commission est prolixe sur le bonhomme.
Y a t-il un lien avec cette affaire ?
Le 29 janvier 2001, le corps atrocement mutilé, sans mains et sans tête, de Hakan Kaplan, un Turc de 22 ans, domicilié à Bruxelles, était découvert dans un zoning de Baudour par des membres de sa famille.
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MessageSujet: Re: Murat, Kaplan   Aujourd'hui à 11:44

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