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 Le procès Bouhouche-Beijer

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 28 Déc 2009 - 12:09

FIN DE NON-RECEVOIR DU MINISTRE WATHELET A UNE DEMANDE DU PRESIDENT DES ASSISES

VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 21 octobre 1994
Fin de non-recevoir du ministre Wathelet à une demande du président des assises

Mais qui donc a tué Juan Mendez?

La première partie du méga-procès s'achève sur une première interrogation au jury: a-t-il devant lui une association de malfaiteurs?

Le président Paul Maffei a terminé sans accident la première partie du mega-procès intenté à Madani Bouhouche et consorts aux assises du Brabant. On a planté le décor, on a analysé les vols d'armes, les planques, les relations existant entre les accusés. Dès ce vendredi, la cour posera une des interrogations majeures de ce procès: qui a tué Juan Mendez, l'ingénieur commercial de la Fabrique nationale d'armes de Herstal (FN).

LE MINISTRE SPHYNX

Commençons par la fin de cette journée de jeudi: le président Mafféi a donné lecture d'une lettre du ministre de la Justice Melchior Wathelet, qui se dit au regret de ne pouvoir communiquer au président de la cour d'assises le texte d'une circulaire ministérielle demandée par la défense et souhaitée par le jury. Cette circulaire concerne essentiellement la manière dont les chefs de corps de nos polices doivent organiser le secteur de leurs informateurs et les rétribuer. Après les déballages internes de la Sûreté et de la gendarmerie, certains souhaitaient se raccrocher à quelque certitude.

M. Wathelet a bien motivé son refus. D'abord, le texte de base se rapporte toujours à une note de Charles Woeste datant du 14 juillet 1884, en des termes qui ne sont plus de notre époque, et les mises à jours effectuées par M. Wathelet lui-même sont postérieures à la cause examinée actuellement aux assises. La communication de ces textes internes serait dommageable à l'ordre public, et même «grave et irréparable». En clair: l'espace des services dits secrets restera sous la responsabilité du ministre, qui n'entend pas partager ses prérogatives avec le pouvoir judiciaire.

Revenons aux débats de la journée, toujours centrés sur le fameux entrepôt loué (par Bouhouche? par Mendez lui-même?) dans la rue de la Buanderie à Anderlecht, et dont la vocation finale reste floue. Cet entrepôt devait-il servir à imprimer de faux dollars à la demande de la pègre péruvienne? Ou servir de base stratégique pour des opération de racket contre les grandes surfaces? Toujours est-il que la destination criminelle du lieu ne fait aucun doute, puisque présent en ces lieux comme Madani Bouhouche, Beijer et Chang avaient entrepris la construction d'un tunnel secret devant permettre aux auteurs d'une éventuelle prise d'otage de fuir avec la rançon par la voie des canalisations souterraines d'égouts. La Senne voûtée n'est pas loin... et le souvenir des «égouttiers» marseillais (ou de la rue Haute) très présent.

C'est le moment des débats que choisira le premier avocat général Pierre Morlet pour faire remarquer que certains accusés ne sont pas poursuivis pour cette tentative éventuelle d'escroquerie. Alors, pourquoi l'évoquer?

NERVOSITÉ

Me Stéphane Lempereur amènera la conclusion suggérée par le discours de M. Morlet: on tente d'établir ici l'existence d'une association de malfaiteurs. Une organisation, une hiérarchie, une division du travail: l'histoire rocambolesque du vol d'un bateau gonflable à Knokke devant servir à une fuite éventuelle par la Senne et les égouts contenait tous les ingrédients voulus. Les meilleures synthèses sont celles qui jaillissent spontanément, et comme le héros de Rostand, à la fin de l'envoi, M. Morlet a fait mouche...

Une journée plus nerveuse, après les délires verbaux de certains accusés la veille. Délires verbaux reproduits jeudi encore. Au moment où ses avocats se battent pour échapper à cette prévention d'association de malfaiteurs, Robert Beijer a cru utile de dire que «Buslik est un grand absent ici...». Buslik, le truand qui a mis un océan entre le procès et lui. Fallait-il en appeler au «parrain» potentiel de l'organisation au moment où Mes Pierre Chomé et Nicole Galand vont prendre un peu de repos et confier la garde à Me Cyrille Barette, pour bien marquer que leur client n'a rien à voir dans la mort de Mendez? Pas gâtée, cette défense!

GUIDO VAN DAMME

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Kranz



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 28 Déc 2009 - 17:38

Je m'interroge toujours sur la proximité de l'entrepôt de la rue de la Buanderie et le club de tir de la rue des Six Jetons que RB semble ignorer.
Il serait intéressant de situer les deux bâtiments sur une carte.
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michel-j



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 28 Déc 2009 - 19:00

Van Damme ignorait-ilo l'existence de la boussole, des cartes géographiques, voir même "bêtement" routière ?... Car SES égouts marseillais se trouvaient juste un peu plus à l'est... en plein centre de Nice pour être un rien plus préçis...

Bref ! A la lecture des approximations de la presse, quasi aussi farfelues que celles des actes judiciaires tout ce qu'il y a de plus "officiels"... on s'interroge un peu moins sur les VRAIES raisons de l'échec des investigations !
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 28 Déc 2009 - 23:23

michel-j a écrit:
Van Damme ignorait-ilo l'existence de la boussole, des cartes géographiques, voir même "bêtement" routière ?... Car SES égouts marseillais se trouvaient juste un peu plus à l'est... en plein centre de Nice pour être un rien plus préçis...

Bref ! A la lecture des approximations de la presse, quasi aussi farfelues que celles des actes judiciaires tout ce qu'il y a de plus "officiels"... on s'interroge un peu moins sur les VRAIES raisons de l'échec des investigations !

Sorry, sans doute la fatigue...
Mais je trouve ce qui précède ici un peu disons...hermétique.
Et puis, n'escamotons pas 'la rue Haute', les Spaggiari 'belge' qui étaient eux aussi à l'extrême droite (Raymond Lippens apparaît dans le dossier...quelque part de même que Thibaut de Boesinghe).
Finalement il reste peut-être encore des liens à faire dans ces ténébreux méandres peu ragoutants (les égouts du Royaume pour citer un certain Rogge).
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michel-j



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 29 Déc 2009 - 10:43

Est-il besoin d'aller chercher midi à 14 heures pour "comprendre" la génèse de ces casses, tout comme les fabuleux hold-up de Toulouse, Mulhouse et Strasbourg en leur temps ?

L'élaboration des "casses du siècle" partent TOUJOURS d'un appui important ou d'une complicité intérieure, aussi vrai qu'une pyramide possède une large base et un sommet restreint.

Dans l'exemple du casse de Nice, Spaggiari avait clairement parlé du CATENA... un "organisme fantome" dont l'existence fut aussitôt démentie par le ministre de l'intérieur, et le renfort de toutes les polices... alors que le CATENA fut actif avant même l'OAS et le SAC !... Mais comme toutes les structures clandestines très voraces en budgets "noirs", il fallait bien pouvoir en alimenter les caisses .

Pourquoi parla-t-on si peu des deux supers casses de Toulouse et Mulhouse (dont les auteurs usant des clefs réelles ou dupliquées s'offrirent le luxe -ou l'ironie- de reboucler les portes et rebrancher l'alarme en sortant !) en offrant toute la "vedette" au bracage de Strasbourg (sommes raflées à peu près identiques) ?... Tout simplement parce que Strasbourg, effectué avec des armes, portait la marque indubitable du SAC... et qu'il fallait un arbre à "sacrifier" assez dense pour cacher une forêt.

Les banquiers sont, par vocation comme par nécessité, proche des sphères du pouvoir... et plus encore aujourd'hui "qu'hier" sous cette forme de capitalisme de plus en plus débridé (Pompidou ne venait-il pas directement de la banque Rotchild ? )... Un "petit casse" offre toujours d'énormes avantages pour tout le monde -les assureurs ne sont pas à plaindre, allez !

En premier lieu, il offre la possibilité de "rééquilibrer" une comptabilité déficiante ou un budget "boiteux"... voir "amputé"... par une sur-évaluation du préjudice. Ca peut aider un "ami", un militant fidèle... Et ça permet au Parti, sans grand risque, d'assurer les petits fours des pinces-fesses, le chauffeur et la limousine des "pontes", la femme de ménage des seconds couteaux, voir quelques maîtresses dispendieuses, en plus du "coût de fonctionnement" de ces officines qui, bon an mal an, spolient la société de l'équivalent du budget de l'éducation nationale... et de la Sécurité Sociale (un moment vache à lait du systême aussi ) compris !

Savez vous qu'une évaluation approximative du coût de la "délinquance ordinaire" (ormis drogue et armes qui plane sur les deux camps) se situe aux environs de 300 fois moins que toutes les formes de délinquance en col blanc ?... Et pourtant !
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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 29 Déc 2009 - 12:31

Et l'officier qui a interdit la perquisition chez le gendarme qui a utilisé en dernier la voiture, c'était qui? De plus Minus sait bien qui a utilisé la voiture en dernier mais il ne répond jamais rien d'utile. Et leur tunnel, c'était d'un pathétiquement con. Bien que..iIs avaient bien jugé la gendarmerie..Peut être..
Gérard LHOST.....
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K



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 29 Déc 2009 - 12:36

pour la RIO Banco ils ont creusé 4 mois .... pour 25 millions $
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 29 Déc 2009 - 15:22

Kranz a écrit:
Je m'interroge toujours sur la proximité de l'entrepôt de la rue de la Buanderie et le club de tir de la rue des Six Jetons que RB semble ignorer.
Il serait intéressant de situer les deux bâtiments sur une carte.

Entre les eux rues, il doit y avoir 200 ou 300 mètres.

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 30 Déc 2009 - 10:32

CACHES / UN EXPLOSIF SPECIAL

n.c.
Samedi 22 octobre 1994
Caches: un explosif spécial

On apprend que l'explosif liquéfié découvert il y a une semaine dans une des deux caches auxquelles Beijer a conduit les enquêteurs, à Sart-Dames-Avelines, est un produit servant en génie civil mais pour lequel il n'y a pas d'autorisation d'importation en Belgique. Cette dynamite n'était plus opérationnelle, contrairement à la grenade à fragmentation d'origine américaine découverte dans la même cache.

Quant aux détonateurs électriques, le rapport du service de déminage note qu'il ne s'agit pas de matériel militaire, et que ces détonateurs, largement utilisés en génie civil, ont la particularité d'échapper à toute perturbation dans des champs électroniquement protégés.

Par ailleurs, parmi les documents découverts dans l'autre cache, avec des armes et des munitions, on a notamment retrouvé des fragments d'une lettre dactylographiée au sénateur Serge Moureaux: tout indique que ce document a trait au projet d'élimination physique de l'expert en balistique Claude Dery, projet dont il est aussi question dans un des volets du procès.

Il s'agissait de déguiser le meurtre de l'expert en suicide, avec à la clé une fausse lettre (restée introuvable jusqu'ici) dans laquelle l'expert Dery, qui en janvier 1986 avait identifié l'arme de Bouhouche avec les munitions tirées sur l'ingénieur Mendez, était censé exprimer le regret de ne pas avoir correctement rempli sa mission.

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jc1243401



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 30 Déc 2009 - 13:05

minus a écrit:
Dans la cache de Sart-Dame-Ville, il me semble que de l'explosif (en très mauvais état) a aussi été trouvé mais pas le même. Je pense qu'il doit s'agir de bâton de dynamite. D'après Beijer, "ils" ont préféré s'attaquer à des carrières civiles plutôt qu'à des dépôts militaires. "Ils" étaient partisans du profil bas et de prudence dans les préparations et les opérations. Si vous observez leur façon de travailler (encore faut-il savoir ce qu'ils ont fait ou pas), vous ne pouvez pas manquer de remarquer qu'on ne peut les confondre avec d'autres "bandes"... "Ils" avaient un style bien à eux, si l'on peut dire.
Je suppose que la "profileuse" et les enquêteurs objectifs (car il y en a qui ne le sont pas) n'auront pas manquer de remarquer cela.
http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/autres-f49/buslik-jean-francois-t197-60.htm?highlight=buslik

minus a écrit:
beijer .... . Il se souvient seulement avoir fait plusieurs carrières et plusieurs nuits de suite. Certaines carrières visitées avaient porté leurs fruits, d'autres pas. Mais le butin recherché était des explosifs et tout ce qui va avec. Petit détaille comique. A l'époque Beijer avait vérifié aux BCS si les endroits visités avaient été signalés. Ce n'était pas le cas, alors que d'autres endroits, où il n'avait pas été, avaient eux, été signalés. C'est donc qu'il n'était pas le seul à chasser les explosifs. Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes et les enquêteurs, il y a souvent des coïncidences.
http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/autres-f49/buslik-jean-francois-t197-90.htm?highlight=buslik
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Kranz



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 30 Déc 2009 - 17:41

michel a écrit:
Kranz a écrit:
Je m'interroge toujours sur la proximité de l'entrepôt de la rue de la Buanderie et le club de tir de la rue des Six Jetons que RB semble ignorer.
Il serait intéressant de situer les deux bâtiments sur une carte.

Entre les eux rues, il doit y avoir 200 ou 300 mètres.

Je dirais environ 100 mètres entre les deux rues, pas plus, et entre 400 et 500 mètres pour la rue de Liverpool.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 2 Jan 2010 - 11:34

PROCES DU BRABANT / PLUS DE DOUTES QUE DE CERTITUDES JE N'AI PAS TUE MENDEZ

VAN DAMME,GUIDO
Samedi 22 octobre 1994
Procès du Brabant: plus de doutes que de certitudes

«Je n'ai pas tué Mendez»

Voici donc les chapitres «lourds» du mégaprocès du Brabant qui se présente pour l'essentiel comme un triptyque dont chaque volet est un meurtre ou un assassinat: Mendez, Zwarts et Ahmad. L'assassinat commis contre l'ingénieur commercial de la FN Juan Mendez (Tonio pour les intimes) occupera les travaux de la cour jusqu'à la mi-novembre, et la phase finale des délibérations est programmée pour la première quinzaine de février.

Vendredi, le président Paul Mafféi a interrogé les accusés pendant toute la journée sur leur emploi du temps, en ce fameux mardi 7 janvier 1986, lorsque le corps de Mendez fut retrouvé dans son véhicule stationné sur une bretelle de l'autoroute à Rosières. Les routes étaient enneigées. Mendez est mort entre 7 h 5O et 8 h 10, frappé de six balles. Seul Madani Bouhouche est accusé d'assassinat, Beijer n'intervenant que pour un appendice d'alibi, Amory pour un alibi inutile et Chang restant tout à fait à la périphérie du dossier, comme le dira le premier avocat général Pierre Morlet. Et dès le début de son interrogatoire, Madani Bouhouche dira: Je suis clair: je n'ai pas tué Tonio Mendez qui était mon ami.

Le doute s'est installé d'emblée, par opposition d'un alibi solide à des expertises balistiques péremptoires. Pour son emploi du temps, l'alibi de Bouhouche n'a été contesté par personne en cette audience. Ce jour-là, il se lève à sept heures vingt minutes. Ainsi en témoignera son ex-épouse, qui ne peut être suspectée d'avoir voulu lui faire cadeau d'un alibi. Même si on prend pour référence pour le décès de Mendez l'heure ultime de 8 h 10, il est impossible que Bouhouche, qui se trouvait en pyjama dans sa chambre de la rue Jules Lahaye à Jette, puisse avoir exécuté le crime une demi-heure plus tard à Rosières. Le temps de s'habiller, d'affronter la circulation urbaine, de rejoindre le ring, d'atteindre Rosières etc. Dès lors, le reste de la journée est sans incidence réelle sur l'alibi, sauf à noter des curiosités. Que Bouhouche ait «rencontré» dans le début de l'après-midi au cinéma Eldorado l'ancien directeur de la prison de Saint-Gilles Jean Bultot, celui-là même qui, réfugié au Paraguay, prétendra que Beijer lui a désigné Bouhouche comme l'auteur du crime, tient du «hasard suprême» qui passe mieux dans les polars que dans la réalité.

Et l'arme du crime, ce GP découvert chez Bouhouche lors de la deuxième perquisition? Pour l'expert Dery, très rapidement, il ne fera aucun doute qu'il s'agit de l'arme du crime. Une expertise collégiale ira dans le même sens, mais un des experts regrettera publiquement d'avoir signé le document. On fait l'effort de chercher des expertises à l'étranger. Le choix se porte sur le CARME (Centre d'application et de recherches en électroniques) dont Bouhouche dira à l'audience, sans être contredit, qu'il s'agit d'un expert poursuivi depuis en justice après avoir commis des bavures. Et pourquoi ne pas l'avoir confié au célèbre BKA de Stuttgart? M. Schlicker n'a pas voulu. Puis il y a les suspicions de la veuve Mendez. Bouhouche réplique: - Emportée par la douleur, titillée par les enquêteurs et influencée par la presse, ses paroles ont dépassé sa pensée. On l'entendra à l'audience. Les experts aussi, après le week-end de la Toussaint.

GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 2 Jan 2010 - 12:24

Citation :
Les routes étaient enneigées

cela explique que la voiture de Mendez était mal garée.
il est aussi impossible d'utiliser une moto avec avec des routes en-neigées.

est ce que la neige explique que Bouh. a téléphoné au boulot de sa femme quelle ne pouvait pas venir? Elle était encore infirmière ou tenait déjà commerce?

Qui a enmener les enfants a l'ecole.

Buslick ,Mendez et Bouhouche utilisaient ensemble le mercedes maquillé en mercedes d'Abelag.

Qui a utilisé ce mercedes ce jour enneigé.

il y avait ou très peu de neige? tout cela est important

quand Buslick est arreté ce mercedes était a hopital brugman jette.
Est ce qu'il y avait de la neige dessus?

qui habite des acteurs la bas ? Qui a prevenu Bey que la voiture était sous surveillance
Qui a lancer ce surveillance.
Qui etait les enquetteurs qui ont pris buslik ds le sac.
pourqoui Buslick n'a jamais ete condamné pour ce vol?

Il me semble que cet Merceds volé est toujours en stationnement quelque part mais jamais devant la porte d'un des accusés.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 4 Jan 2010 - 12:15

DES INFOS SUR LES CACHES DE BEIJER

HAQUIN,RENE
Lundi 24 octobre 1994
Des infos

sur les caches

de Beijer

Le procès Bouhouche-Beijer entre, ce lundi, dans sa huitième semaine, avec l'examen d'un des volets les plus importants du dossier, l'assassinat de l'ingénieur Mendez, en janvier 1986.

La découverte d'armes, d'explosifs et de documents, déterrés il y a huit jours dans un bois de Sart-Dames-Avelines auquel Robert Beijer avait conduit les enquêteurs, a donné lieu jeudi dernier à un premier rapport d'un sous-officier du service de déminage sur la nature des restes d'explosifs et des détonateurs découverts.

La cour et les jurés doivent entendre aussi ce lundi un premier rapport d'information sur l'analyse des diverses armes et des munitions.

Les restes de dynamite liquéfiée, déterrés dans une des deux caches, proviennent de huit bâtons de «Gamsite», un explosif fabriqué en Suisse, utilisé dans le Génie civil mais dont la vente n'est pas autorisée en Belgique. Les quelque 25 détonateurs DNAG sont de fabrication allemande et destinés à être utilisés dans des «milieux hostiles» tels que des zones proches de lignes à haute tension ou traversées par des courants statiques.

Quant aux armes, les spécialistes du laboratoire de police scientifique qui les ont examinées, ont commencé à travailler à la lumière rasante pour tenter de déceler des traces de frappage de numéros de série. Ces armes seront sans doute envoyées ensuite pour expertise au laboratoire de l'Ecole royale militaire.

A noter que ce premier rapport sur le butin déterré à Sart-Dames-Avelines aurait, selon nos informations, été communiqué, dès la semaine dernière, sans l'accord du président de la cour d'assises, à la 23e Brigade de police judiciaire, à la gendarmerie, à la Sûreté de l'État et aux services des renseignements généraux de l'armée. Ce qui n'était pas prévu...

RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 5 Jan 2010 - 11:52

LES ARMES DE VILLERS : L'ESI,MENDEZ ET LA FN ?

HAQUIN,RENE
Mardi 25 octobre 1994
Tandis que se poursuit l'examen du volet de l'assassinat de l'ingénieur de la FN aux assises du Brabant

Les armes de Villers: l'ESI, Mendez et la FN?

La cour d'assises du Brabant, qui poursuivait hier l'examen de l'assassinat de l'ingénieur de la FN Mendez abattu le 7 janvier 1986, a d'abord pris connaissance des premiers résultats de l'examen, par le laboratoire de police scientifique, des armes déterrées (avec des explosifs et divers documents) le 14 octobre dernier, dans une propriété boisée de Sart-Dames-Avelines (Villers-la-Ville) où Beijer avait conduit les enquêteurs.

Un des opérateurs du labo, M. De Groote, qui précise n'avoir utilisé que la technique de la lumière rasante, la seule permettant de laisser les pièces dans l'état où elles ont été déterrées, indique avoir découvert sur un pistolet mitrailleur Heckler und Koch à crosse rigide une fin de date (76) et trois des six chiffres du numéro de fabrication: 830, trois chiffres pouvant correspondre à deux des HK volées au début 1982 à l'ESI, le groupe antiterroriste de la gendarmerie. Le numéro de fabrication a été limé sur un second HK de type SD 2 (avec silencieux incorporé), mais la crosse porte le millésime 1979, correspondant au millésime d'une dizaine de HK du même type provenant du vol à l'ESI.

Un pistolet Smith et Wesson modèle 41 (pour le tir de précision) porte, à l'endroit habituel du marquage (5 chiffres), cinq traces de forage, mais on voit sur la glissière quatre points d'attache correspondant aux quatre points d'une lunette de grossissement (1 x 5) également déterrée. Ce SW à lunette peut correspondre à l'un des deux pistolets semblables volés chez Mendez en 1985, six mois avant son assassinat. De même, le fameux pistolet automatique Stechkine (l'arme utilisée par la troupe dans l'Armée rouge) déterré à Sart semble bien correspondre au Stechkine volé chez Mendez: une arme achetée à un colonel péruvien qui l'avait reçue de Raoul, frère de Fidel Castro.

Enfin, une lettre et deux chiffres - U 79 - ont été repérés sur un pistolet semi-automatique Browning de calibre 22 très rouillé. Ce Browning peut correspondre à l'un des pistolets volés dans un important lot d'armes en 1981 à la FN.

Tous les canons semblent à ce point piqués qu'il sera difficile de les exploiter en balistique pour vérifier s'ils ont ou non servi. Le président de la Cour a désigné hier un collège d'experts pour d'autres examens de ces armes chaudes.

«SIMON M'AVAIT DIT...»

Un autre détail troublant a décidé le président Mafféi à demander un complément d'enquête: selon l'inspecteur auquel Beijer était menotté quand il a conduit l'autre vendredi les enquêteurs aux caches, Beijer (qui se refuse à donner l'identité de l'«ami» qui enterra ces armes provevant d'un box loué) aurait par mégarde ce soir-là lâché, en montrant du bras la propriété boisée: «Simon m'a dit...». Puis il s'est repris. Pour Beijer, l'inspecteur se trompe: sans doute a-t-il cru entendre Simon au lieu d'un sinon. Et Beijer d'ajouter habilement Ne cherchez pas de Simon, sinon vous perdrez votre temps...

Mais le PJ-man confirme que dans le contexte de la phrase, Beijer parlait bien d'un Simon.

On retiendra du reste de l'audience, consacrée aux auditions des juges Schlicker et Hennart, que, pour les deux magistrats, les pistes menant à d'autres suspects que Bouhouche n'étaient pas les bonnes. Au matin de l'assassinat de Mendez, Stowell était en prison, Ceulemans au Zaïre et Bultot chez son amie Dominique...

RENÉ HAQUIN

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 6 Jan 2010 - 10:37

AU MEGA-PROCES DU BRABANT,BOUHOUCHE NE SE LAISSE PAS DESARCONNER MILLE QUESTIONS SUR L'ASSASSINAT DE MENDEZ

VAN DAMME,GUIDO
Mercredi 26 octobre 1994
Au méga-procès du Brabant, Bouhouche ne se laisse pas désarçonner

Mille questions sur l'assassinat de Mendez

Le rituel du méga-procès intenté à Bouhouche et consorts est à présent bien installé. Au chapitre de l'assassinat de l'ingénieur commercial de la FN, Juan Mendez, abattu le 7 janvier 1986 sur une bretelle d'autoroute à Rosières, la journée de mardi fut essentiellement consacrée aux questions des jurés et de la défense. D'emblée une bonne question d'un juré: une balle HP (hollow point) peut-elle traverser une carrosserie de voiture et aller de surcroît se figer dans le siège du conducteur? Pas de réponse du juge d'instruction Luc Hennart. On demandera aux experts.

Comme on demandera à l'expert Claude Dery pourquoi, lorsqu'il eut en mains les balles (des hollow points) extraites du corps de l'ingénieur Mendez, pendant l'autopsie, il établit le rapport avec des munitions semblables tirées par Bouhouche cinq ans auparavant, alors que celui-ci était encore à la gendarmerie, dans le cadre d'une autre affaire. Or quand on consulte le précédent dossier, et plus précisément l'expertise du même M. Dery, on découvre que cinq ans auparavant, les munitions tirées n'étaient pas du même type. Mieux: au cours de sa déposition de l'après-midi, l'adjudant Van Dijck suggéra qu'au moment de cette enquête sur le tir de Bouhouche-encore-gendarme, M. Dery ne semblait pas connaître l'existence de ces munitions d'un type spécial retrouvées ultérieurement dans le corps de Mendez.

C'est sur les «pistes d'enquête négligées» que porteront la plupart des questions. Quelqu'un devait-il une somme d'argent importante à Mendez? On a suspecté Bouhouche, mais il y avait d'autres suspects. Avez-vous indagué sur la dette éventuelle de Jean Bultot à l'égard de Mendez? demande le douzième juré. On renvoie au témoignage de l'officier de police judiciaire Doraene, en fin de semaine.

On évoque aussi une vieille piste luxembourgeoise, comme la piste d'un trafiquant d'armes arrêté en Italie, qui aurait affirmé «que son ancien associé (Mendez) avait la mauvaise habitude de porter des documents secrets sur lui. Ces services secrets l'auraient appris et auraient abattu Mendez sur une autoroute».

Tout cela s'est dégonflé, dit le juge d'instruction Hennart. À quoi Me Pierre Chomé répliquera que l'on est parfois surpris du «choix» des hypothèses privilégiées dans ce dossier. Piqué au vif, M. Hennart lance: Ce que je dis et que je redis est que des tas de gens ont été cités en cette enquête: le ministre Jean Gol, la Sûreté de l'État, etc. Mais concrètement, on n'a jamais rien trouvé...

Rien, sauf ce fameux pistolet de Madani Bouhouche dont il n'est toujours pas établi d'une manière absolument scientifique qu'il soit l'arme du crime. Sur ce point capital, la Cour et les jurés entendront la semaine prochaine les différents experts en balistique. On a demandé aussi à M. Hennart s'il avait conclu à l'existence d'un piège à Rosières. Non, répond le juge d'instruction. Cela ne me paraît pas plausible.

Alors, un «crime improvisé», comme le demande un juré? Faute d'éléments de preuve, le juge inculpa Bouhouche de «complicité» d'assassinat, mais en fin de procédure, la chambre des mises en accusation l'a renvoyé devant les assises pour l'assassinat de l'ingénieur de la FN. C'est un des mystères de ce procès.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 7 Jan 2010 - 15:10

LE MEGA PROCES DES ASSISES DU BRABATN HISTOIRE D'UN ADJUDANT SUBLIME

VAN DAMME,GUIDO
Jeudi 27 octobre 1994
Le méga-procès des assises du Brabant

Histoire d'un adjudant sublime

Rien ne vieillit plus vite qu'un acte d'accusation. À la page 42 de la bible de M. Morlet, on peut lire que lorsque, le soir de l'assassinat de Juan Mendez, le gendarme Gérard Bihay se rend au domicile de la veuve il «relèvera cependant, avec une certaine surprise, que parmi les proches de la victime qui se trouvent sur place figure Bouhouche, que l'enquêteur connaissait de vue.»

On apprendra ce mercredi, par un autre membre de la BSR arrivé sur place, que c'est un gendarme flamand local qui, à la demande de la veuve Mendez, téléphonera à Bouhouche, «l'ami de la famille» pour qu'il vienne. Nuance!

L'événement du jour, mercredi, fut sans conteste la réponse sublime que le chef de chantier de cette gigantesque construction policière, l'adjudant Guy Goffinon, donna au redoutable mousquetaire de la défense qu'est Me Stéphane Lempereur.

- Je n'ai jamais accusé Bouhouche d'être l'auteur de ceci ou de celà. J'ai seulement vérifié une série d'éléments en fonction de plusieurs hypothèses.

Alors, sous les yeux attentifs de l'avocat général «intérimaire» Jean de Codt, le jury a eu droit à un festival de révélations.

Par exemple, que la détermination de l'heure exacte de l'assassinat de Mendez faillit être complètement faussée par un faux témoignage. Les gendarmes établirent un procès verbal de «subornation de témoin» contre un agent d'assurance qui avait suscité un faux témoignage sur la présence du véhicule en ces lieux dès potron minet. Il espérait de la sorte échapper aux indemnités dues à la veuve Mendez, ce «témoignage» devant exclure que l'assassinat avait eu lieu, à une heure conciliable avec «le chemin du travail».

Par exemple encore, que Jean Bultot, qui occupera le devant de la scène aujourd'hui, avait commandé en qualité de directeur-adjoint de la prison de Saint-Gilles un lot d'armes de poing qui n'était pas destiné à son personnel. Et qu'il fuit la Belgique immédiatement après le meurtre de Mendez...

L'argument sera exploité au maximum de la défense, laquelle oublie que ce genre de réaction de fuite ne signifie pas toujours un aveu de quoi que ce soit. On le vit avec Axel Zeyen, qui lui aussi prit la fuite dans l'affaire Haemers, et fut acquitté.

Le procès se recentre singulièrement de jour en jour autour de l'expertise balistique de Claude Dery. Autour et alentour, les indices de culpabilité de Bouhouche fondent comme neige au soleil, et l'adjudant Goffinon devra reconnaître à Me Lancaster: Les preuves, je ne les ai pas.

Toute l'accusation repose à présent sur l'arme du crime: est-ce bien l'arme de Bouhouche qui a servi à tuer Mendez? Réponse le 2 novembre, après l'audition de l'expert. Encore faudra-t-il prouver par la suite que c'est Bouhouche qui tint la gachette.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 7 Jan 2010 - 18:09

http://explosif.ch/en/explosives.htm


Gamsite dynamite nobel suisse
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 7 Jan 2010 - 18:17

copcol

Citation :
2.1.2. Méthodes d'excavation
Les deux méthodes d'excavation les plus utilisées en Suisse pour le creusement de
tunnels sont l'excavation conventionnelle à l'explosif et l'excavation mécanique au
tunnelier.
Dans le cas de l'excavation à l'explosif, les matériaux sont extraits à l'aide d'un
explosif placé dans des trous de mine. La forme et la granulométrie des matériaux
d'excavation dépendent de la technique de minage et de la nature géologique de la
roche. La proportion de fines (particules d'argile et de limon, cf. tableau 1, fig. 1) est
généralement faible, pour autant que ces classes granulométriques ne soient pas
naturellement présentes dans la roche.
Pour l'excavation à l'explosif, on utilise entre 0.3 et 1.5 kg d'explosif par m3 de roche
(SAXER & LUKAS, 1997). Parmi les divers explosifs utilisés, les plus courants sont
des gélatines à base de nitrate d'ammonium (p.ex. gamsite, dynamite). SAXER &
LUKAS (1997) ont analysé les composants solubles présents dans les matériaux
d'excavation. Au niveau des composés azotés, ils ont mis en évidence les
concentrations suivantes par tonne de déblais:
Nitrate (NO3-): 6.0 à 15.0 g N / tonne
Nitrite (NO2-): 1 .O à 2.4 g N / tonne
Ammonium (NH;): 0.2 à 3.3 g N 1 tonne

donc volé qqpart ds une carriere ou travaux de tunnelier
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 8 Jan 2010 - 11:43

MENDEZ : BULTOT REPLIQUE DEUX TEMOINS A LA RESCOUSSE DE L'EXPERT CLAUDE DERY

VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 28 octobre 1994
Mendez: Bultot réplique

Mis en cause au cours des débats sur l'assassinat de Juan Mendez, Jean Bultot réplique et fait savoir qu'il va bientôt se rendre à l'étranger.

Jeudi, comme la veille, l'ancien directeur-adjoint de la prison de Saint-Gilles, Jean Bultot a été cité à de nombreuses reprises dans ce chapitre du procès relatif à l'assassinat de l'ingénieur commercial de la FN, Juan Mendez en janvier 1986. Par coups de machette successifs dans la jungle de ce dossier, certains ne désespèrent pas de se frayer une piste Bultot. On a posé la question de savoir si, entre Mendez et Bultot, il n'y aurait pas eu un différend de paiement d'armes.

Excédé par ces propos d'audience, M. Bultot est venu en personne au palais de justice jeudi matin. La gendarmerie lui a interdit l'accès à la salle d'assises: on ne peut laisser pénétrer dans la salle un témoin qui doit encore être entendu.

M. Bultot a demandé à nous voir. S'il n'est pas d'usage d'interviewer un témoin avant son audition, le cas de Jean Bultot est particulier. Comme il est privé de ses droits civils et politiques pour dix ans, il n'a pas de recours possible actuellement, hormis le fait de s'adresser aux médias pour assurer une défense utile, c'est-à-dire rapide.

Jean Bultot dément de la manière la plus catégorique qu'il ait eu un différend quelconque avec Juan Mendez. Par ailleurs, il nous dit que s'il est entendu comme témoin, il redira d'une manière sans équivoque: Lorsque Robert Beijer est venu me trouver au Paraguay, il m'a dit que Juan Mendez avait été tué par Bouhouche, mais qu'il ne pouvait le dire parce que Bouhouche lui avait sauvé la vie.

Quant à sa présence, en même temps que Bouhouche, le jour du crime en début d'après-midi au cinéma Eldorado, ce n'est effectivement qu'un hasard: «ll s'agissait d'un film sur les mercenaires, un sujet qui m'intéresse. Moi-même d'ailleurs, je n'ai pas vu Bouhouche.

Jean Bultot dit qu'il ne sait toujours pas à quelle date on compte l'entendre, en vertu du pouvoir discrétionnaire du président, et sans serment puisqu'il est privé de ses droits. Mais il nous dit qu'il négocie un emploi actuellement, et qu'il est sur le point de repartir à l'étranger. Puis, tout sourire: On dira encore que je fuis!.

Il nous précise encore que s'il est parti au Paraguay immédiatement après l'assassinat de Mendez, c'est parce qu'il en savait trop, qu'il ne voulait point d'ennuis supplémentaires et que l'ancien substitut Claude Leroy lui en avait donné le conseil.

Après ces déclarations hors les murs, Jean Bultot pria sa compagne de nous apporter encore un message complémentaire au banc de la presse: «N'oubliez pas de signaler que Mendez a été assassiné le jour de l'ouverture du procès VDB.» C'était aussi le jour où Reagan rompit avec Kadhafi en le traitant de tous les noms. C'est donc ici qu'information et intoxication se séparent.

GUIDO VAN DAMME

Deux témoins à la rescousse

de l'expert Claude Dery

Florilège de déclarations faites par les témoins de la gendarmerie et de la police judiciaire au cours des audiences de jeudi. Les deux premières concernent l'expert en balistique Claude Dery, suspecté par certains d'avoir d'emblée privilégié la «piste Bouhouche».

Pour l'enquêteur de la BSR Burton, si l'expert Claude Dery a parlé de l'utilisation de munitions «Winchester High Velocity» dans le rapport relatif à l'intervention musclée que Bouhouche mena un jour, lorsqu'il était encore gendarme en service, on pourrait considérer que c'était un PV de complaisance qui devait éviter, dans une affaire sans gravité réelle, des complications disciplinaires à M. Bouhouche, les gendarmes n'étant pas autorisés à utiliser des balles «dum dum». Mais il savait bien de quelles balles il s'agissait.

L'officier de police judiciaire Doraene a expliqué clairement la genèse de la piste Bouhouche. Tout le monde se trouve dans un même local de relaxation où l'on sert café chaud et limonade, en attendant le premier rapport du légiste. Sont présents: le capitaine Rousseau, chef de la BSR de Wavre, M. Doraene, de la PJ, l'expert en balistique Claude Dery et quelques autres. Deux gendarmes revenant du domicile de Mendez s'approchent du capitaine Rousseau et lui disent, discrètement, qu'ils ont aperçu Madani Bouhouche auprès de la veuve Mendez. Oreille fine, Claude Dery a entendu, et dit: Tiens, c'est curieux: c'est un homme qui a déjà utilisé des balles «dum dum» comme on vient d'en retrouver à Rosières.

M. Noël de la BSR confirme que le témoin Vincente a affirmé que Mendez était en rapport avec l'ETA basque.

La veille du crime, un «informateur» de la BSR «insistant pour que son nom ne soit pas dévoilé» a demandé à la gendarmerie l'adresse du domicile de Mendez.

G.V.D.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 10 Jan 2010 - 10:51

LANGAGE DES PROJECTILES...UNE EXPERTISE ACCUSE L'EX-GENDARME

VAN DAMME,GUIDO
Jeudi 3 novembre 1994
«Langage des projectiles» au procès Bouhouche

Une expertise accuse l'ex-gendarme

Mercredi, on devait se trouver au coeur du procès de Madani Bouhouche, seul poursuivi pour le meurtre de l'ingénieur commercial de la FN Juan Mendez dans ce méga machin judiciaire. Tout s'était focalisé, depuis plusieurs jours, sur les conclusions de l'expert en balistique Claude Dery, lequel avait clairement émis l'opinion que Mendez a été tué par le pistolet GP à balles «dum-dum» appartenant à Madani Bouhouche. On attendait donc énormément de ce témoignage. Gageons que les jurés auront été déçus.

Il faut bien dissocier deux choses différentes dans ce témoignage, bien qu'elles aient été mêlées dans le flot de questions posées. D'une part, il y a le «fil d'enquête», c'est-à-dire la circonstance qui aurait amené l'expert Dery à faire orienter l'enquête très tôt vers l'ancien gendarme, et d'autre part, l'expertise de l'arme elle-même. Ce sont deux choses très différentes, une éventuelle présomption de culpabilité hasardeuse ne mettant pas nécessairement à néant les résultats de la science appliquée qu'est la balistique.

Sur le premier point, le témoignage posera plus d'interrogations qu'il n'a apporté de réponse. M. Dery affirme que c'est en se basant sur une enquête précédente qu'il a songé à Bouhouche. Ces balles «dum-dum» (hollow point, disent les scientifiques) s'utilisent rarement. Or, quand il a dû effectuer des expertises en rapport avec l'attaque musclée du gendarme Bouhouche qui avait tiré sur le véhicule d'un truand qui tentait d'écraser un de ses collègues, M. Claude Dery a le souvenir précis qu'il s'agissait de balles «dum-dum» là aussi. Mais il a écrit autre chose dans son rapport de l'époque, en citant une autre munition suggérée par Bouhouche lui-même. Pourquoi? Bah! Cela n'avait pas tellement d'importance dans cette affaire de légitime défense, et puis, des «dum-dum», il n'en n'avait pas dans sa collection.

Mais au moment de l'autopsie de Mendez, et parce qu'un gendarme l'aurait nargué en disant Maintenant qu'on a sorti la balle du corps, l'expert va trouver le coupable..., il aurait répliqué «du tac au tac»: je connais un gendarme qui utilise ces cartouches: c'est Bouhouche.

Notons au passage une variante dans le dossier: M. Doraene, de la PJ, situe la scène un peu plus tard, et ailleurs, au retour des gendarmes qui avaient aperçu Bouhouche au domicile des Mendez.

Pour l'expertise elle-même, M. Dery reste sur ses positions: c'est bien l'arme de Bouhouche qui a servi. Ce qui ne prouve toujours pas que ce soit Bouhouche qui ait tiré, l'expert en convient. Les hésitations de l'expert Hoet, qui faisait partie du collège? Un simple effet de photos sous-exposées. On entendra M. Hoet ce jeudi. Celles de l'expert Vander Stock, commis par la défense? Réponse ad hominem: un expert digne de respect pour sa conduite pendant la guerre, mais qui s'occupe aussi d'expertises automobiles... Alors!

Ces fameuses «vingt stries» qui forment la conviction de M. Dery, plus d'un aimerait sans doute les voir sur écran, plutôt que de devoir se contenter de déclarations tellement formelles qu'elles deviennent suspectes.

Et puis cette perle qui vaut un doute haut comme un building: Bouhouche? C'était une hypothèse séduisante, qui était celle des magistrats enquêteurs. La séduction est la pire ennemie de Thémis!

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 11 Jan 2010 - 12:11

SEMAINE DOMINEE PAR LES TENORS DE LA BALISTIQUE,AU MEGA-PROCES L'ARME DE BOUHOUCHE EXPERTISEE JUSQU'A LA CORDE



VAN DAMME,GUIDO

Samedi 5 novembre 1994
Semaine dominée par les ténors de la balistique, au méga-procès
L'arme de Bouhouche expertisée jusqu'à la corde
Semaine après semaine, l'entreprise un peu folle qui consiste à mobiliser des citoyens ordinaires pendant six mois pour un seul procès d'assises, donne tort aux pessimistes et remplit gentiment son contrat. Seule ombre au tableau: l'absence, pour raison de santé, de l'avocat général Pierre Morlet, courageusement remplacé par l'avocat général Jean de Codt. Une fois de plus, les juges assis ou debout sont invités à aller jusqu'au bout de leur résistance physique.
Contrat rempli, par exemple, par les six experts de la balistique qui ont défilé dans le prétoire, avec mission de préciser si l'arme saisie chez Madani Bouhouche trois jours après la mort de Juan Mendez était bien l'arme du crime. Vendredi, on a entendu Edouard Tombeur, l'excellent expert de Fléron, qui s'est situé dans la ligne médiane, entre le microscope de l'an 2.000 de Loïc Le Ribault et l'artisanat incertain de Claude Dery. Si on grossit 2.000 fois, on ne voit plus rien. Quinze fois? On repère mieux les signatures de l'arme. Et comme il a le sens didactique, Edouard Tombeur fournit aux jurés des sortes de radioscopies qui se superposent à merveille.
Puis, on entend aussi un vétéran, le colonel en retraite Vanderstock, méchamment enterré déjà à la page 51 de l'acte d'accusation où l'on parle de feu l'expert Vanderstock. Bien vivant, bien lucide, et d'une modestie tout à fait charmante: il ne conteste pas les conclusions de ses confrères, il dit seulement qu'il aurait travaillé autrement, confiant à chaque expert du collège l'analyse préalable de toutes les pièces à conviction, et non pas cette répartition du travail corrigée par un caucus collégial.
Et quel est le résultat final? Tous les experts ont formellement déclaré que c'est bien l'arme de Madani Bouhouche qui a servi au crime. L'expert Hoet a seulement souhaité une expertise supplémentaire pour le confirmer dans sa première conclusion, et l'expert Vanderstock, qui n'a pas vu les pièces à conviction, s'est borné à donner un avis de méthodologie. La part du doute? C'est celle qui se trouve au bout de chaque discipline scientifique, qui attend sans cesse que ses instruments de mesure s'affinent pour se rapprocher de la vérité absolue. Dans l'état actuel des connaissances en balistique, la moyenne des résultats obtenus offre une réponse suffisante pour permettre aux jurés de se forger une intime conviction.
Pour autant, on n'est pas plus avancé. Même si, dans leur intime conviction, les jurés devaient admettre que c'est l'arme de Madani Bouhouche qui a servi, on ne dispose toujours pas du plus petit fifrelin de preuve que c'est Bouhouche qui aurait tenu l'arme au moment du crime. De jour en jour, les éléments de son alibi se confortent. Vendredi, un riverain est venu confirmer l'heure à laquelle il a entendu les coups de feu à la fameuse bretelle d'autoroute de Rosières, le 7 janvier 1986. Et le vaillant président du Royal Club de Saint-Hubert a confirmé aussi l'heure de la visite que Bouhouche lui a rendu ce jour-là. Il n'y a pas de place encore, dans tout ceci, pour insérer une expédition criminelle que l'on pourrait mettre à charge de l'ex-gendarme.
Entre les lignes de ces divers témoignages ressurgissent, de temps à autre, des éléments de ce que Bouhouche a appelé «l'organisation structurée». L'expédition de Stowell, par exemple, est exemplaire. Ce «vendeur» de la FN se fait prendre, en France, avec quatre armes qui n'étaient que des échantillons destinés à des colonels sud-américains. Et quand se fait-il surprendre? A l'avant-veille du jour où Reagan et Gorbatchev vont conférer à Genève. Quelqu'un aurait voulu pratiquer de l'intox politique déstabilisante qu'il n'aurait autrement agi qu'en jetant cet os aux médias.
GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 13 Jan 2010 - 10:16

DEFILE (MAIGRE) DE TEMOINS AU MEGA PROCES LE COFFRET A DUEL DE JUAN MENSEZ

VAN DAMME,GUIDO
Mardi 8 novembre 1994
Défilé (maigre) de témoins au méga procès

Le «coffret à duel» de Juan Mendez

Pas d'armistice pour le chapitre «assassinat de Juan Mendez» avant le 11 novembre. Après les experts en balistique, voici les témoins, armuriers pour la plupart. Leur nombre est maigrichon comme les survivants de l'Yser. Même que le plus intéressant d'entre eux, Philippe De Bie, gérant de la galerie Ergos à l'époque des faits, a boudé à deux reprises la convocation du président Paul Mafféi. Lundi, de guerre lasse, chacun a renoncé à l'entendre et on s'est contenté de lire les déclarations qu'il fit aux enquêteurs cinq mois après le crime.

Lecture... intéressante. Dans la déclaration qu'il fait aux enquêteurs le 9 juin 1986, M. De Bie fait état d'armes que Madani Bouhouche a mises en dépot dans son magasin. On y trouve, bien entendu, la fameuse «Jungle Carabine». Bouhouche s'en est expliqué, en disant qu'après le vol, Mendez a voulu monter une sorte d'escroquerie à l'assurance en augmentant la liste des armes volées par d'autres qu'il avait mises en vente. Mais, dans ces déclaration de Philippe De Bie, on lit aussi que Bouhouche lui a confié pour la vente le fameux «coffret de pistolets de duel», un des joyaux de la collection Mendez.

Qui donc se souviendra qu'en l'après-midi du lundi 12 septembre, le commissaire d'Overijse, M. Edgard Vandenbranden, qui fut un des tout premiers sur les lieux du vol, signala précisément la disparition de ce coffret, même qu'on voyait la trace de la valisette disparue sur le verre poussiéreux de la vitrine où il était posé? Alors? Une opération «vol-escroquerie à l'assurance» qui se déroule en même temps? Un Mendez faisant disparaître des objets au moment même où l'on pille sa collection? Personne n'a relevé. Il est vrai que M. Morlet siégeait le 12 septembre et que M. de Codt n'a pu entendre les déclaration du policier local.

Autre absence remarquée: celle d'une ancienne amie de Christian Amory. Elle est actuellement en hospitalisation. Pour un procès qui se terminera en février, on aurait pu envisager de l'entendre plus tard. Non. Toutes les parties, y compris l'avocat général, ont renoncé au témoignage. Pourtant, dans la déclaration qu'elle a faite aux enquêteurs le 22 janvier 1988, cette dame prétendait qu'Amory lui aurait demandé un faux alibi en précisant qu'il était avec un copain arabe lorsque celui-ci a tué Mendez. La dame, beaucoup plus tard, reconnaîtra que cette demande aurait été formulée longtemps après les faits. Et Amory lui-même dira qu'il était possible qu'il ait tenu ces propos, mais seulement pour faire du cinéma.

Personne n'a demandé à revoir cette dame à sa sortie d'hôpital, et la défense d'Amory n'a même pas jugé utile d'accepter l'offre présidentielle de commenter ses déclarations écrites à la police.

C'est le lot de tous les grands procès: de grands soins, et des négligences aussi grandes.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 14 Jan 2010 - 12:57

BOUHOUCHE FACE A MME MENDEZ : JE N'AI PAS TUE TONIO



VAN DAMME,GUIDO

Jeudi 10 novembre 1994
La veuve de l'ingénieur assassiné témoigne aux assises
Bouhouche face à Mme Mendez:
«Je n'ai pas tué Tonio»
Face-à-face dramatique, aux assises du Brabant, entre Danièle Daniels, la veuve de Juan Antonio Mendez («Tonio» pour ses amis et intimes) et Madani Bouhouche, qui est accusé de l'avoir tué, le 7 janvier 1986, à Rosières.
- Cela fait dix ans que je n'ai pas vu Danièle, dit l'accusé. Je ne suis pas responsable.
Puis, les yeux plongés dans ceux de Danièle, il ajoute:
- Je n'ai pas tué Tonio. C'était mon ami.
Ce moment d'émotion intense qui clôturait l'audience de mercredi avait été précédé d'un très long interrogatoire de la veuve de Mendez par le président Paul Maffei, un interrogatoire à la fois très humain et très efficace. Rien n'aura été laissé dans l'ombre ou dans le doute.
Mme Daniels fut d'une dignité qui força respect et admiration, remplissant son contrat de parler sans haine. Ses réponses n'en pèseront que plus lourd sur l'intime conviction des jurés. Car ce qu'elle a dit est bien lourd de conséquences pour la crédibilité de l'accusé.
Mme Daniels a fait un sort à l'accusation d'escroquerie à l'assurance portée par Bouhouche contre son ami Tonio. On sait que l'accusé tente d'expliquer le fait qu'un certain nombre d'armes volées chez Juan Mendez furent retrouvées entre ses mains, par une sorte de «surenchère». Mendez aurait ajouté à la liste des armes volées toute une série d'autres armes qu'il aurait écoulées sur le marché via Bouhouche afin d'augmenter la somme due par les assureurs.
LA PAROLE DE L'UN
CONTRE CELLE DE L'AUTRE
À en croire Mme Daniels, il est exact que son mari aurait forcé légèrement la liste en y ajoutant un bracelet, une montre et un transistor, pour «compenser» le fait que les assureurs n'intervenaient pas dans les dégâts commis aux portes. Mais la tricherie se limiterait à cela, et il n'est point question que Mendez aurait demandé à Bouhouche d'écouler des armes signalées comme étant volées.
C'est donc la parole de l'un contre la parole de l'autre. Un peu de poussière sur un meuble fera pencher la balance en faveur des Mendez.
Nous avons cité récemment l'exemple du «coffret de pistolets à duel» qui faisait partie de cette collection volée. Mme Da-niels a confirmé mercredi ce que l'on avait déjà appris dès le 12 septembre par le commissaire de police d'Overijse: à savoir que, lors de la descente de police, immédiatement après le vol (et avant le retour de Mendez à la maison), le coffret avait disparu et la marque de ce coffret pouvait se voir nettement sur le meuble, formant un rectangle net entouré d'une surface poussiéreuse. Donc, ce coffret-là a bien été volé en même temps que les armes, et non pas liquidé ultérieurement. Or, dans sa déclaration aux enquêteurs, un armurier, qui n'a pas eu le courage d'affronter les juges, a bien dit qu'il a reçu ce coffret de Madani Bouhouche pour le proposer à la vente.
Un indice. Pas plus. Mais lourd.
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 14 Jan 2010 - 17:02

@ minus:

pourquoi, selon les dires de Jean Bultot, BR lui aurait rendu visite au Paraguay??

Et lui a-t-il dit vraiment: Mendez a été tué par Bouhouche mais je ne peux rien dire parce qu'il m'a sauvé la vie...

Bouhouche a-t-il une fois au moins sauvé la vie de BR????

Si vous ne confirmez pas les propos de Bultot, pourquoi ce dernier les a mis dans votre bouche, alors?

Etrange, étrange...
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