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 Le procès Bouhouche-Beijer

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Kranz



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 14 Jan 2010 - 17:10

romain gary a écrit:

Bouhouche a-t-il une fois au moins sauvé la vie de BR????


Voir diamantaire à Anvers.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 15 Jan 2010 - 9:48

BOUHOUCHE : PREMIERES LEZARDES

VAN DAMME,GUIDO
Samedi 12 novembre 1994
Fin du chapitre «meurtre de Mendez» au méga-procès du Brabant

Bouhouche: premières lézardes

RRAprès le premier tiers du procès, le système de défense de Bouhouche est lézardé. Mais faudra-t-il revoir les préventions?

Le XRméga-procès reprendra ses travaux lundi, par deux nouveaux chapitres: Bouhouche a-t-il réussi à subtiliser trois millions au greffe du tribunal correctionnel de Bruxelles? Et les accusés ont-ils voulu s'en prendre à la gendarmerie en faisant exploser le véhicule du chef Goffinon, et en essayant d'attenter à la vie du major Vernaillen? Quinze jours programmés.

Le volumineux dossier se poursuivra ultérieurement par l'analyse de deux crimes potentiels: celui commis contre le transporteur de fonds de la Sabena Francis Zwarts (dont la trace n'a pas encore été retrouvée) et celui commis à Anvers sur la personne de Ahmad Ali Saïd. La délibération des jurés n'est pas attendue avant la deuxième quizaine de février. Le moment de faire un premier bilan.

Dans toute affaire d'assises, il faut ne jamais confondre le (ou les) meurtre(s) confiés à l'examen des jurés, et la détermination du ou des mobile(s). Il suffit que les jurés puissent établir la matérialité des faits, ou seulement en être intimement convaincus, pour ouvrir la voie à la vérité judiciaire. Dans le cas présent, il est probable que le mobile ne sera jamais clairement établi. Le mobile du premier crime analysé, celui de Juan Mendez? Le seul commun dénominateur trouvé est que Mendez était devenu très nerveux et perdait un peu de son sang-froid en parlant beaucoup. Eliminé pour le faire taire? Possible. Par qui? Sur la toile de fond, il y a un luxe d'hypothèses. Par les «tueurs du Brabant wallon»? C'est vrai que Mendez était terrorisé à l'idée que les armes volées chez lui aient pu servir à la tuerie d'Alost. Par une extrême droite refoulée dans la clandestinité depuis l'interdiction de son mouvement? C'est vrai qu'ils sont dans la coulisse, pas loin des événements, amalgame où l'on retrouve des civils nostalgiques de l'Ordre nouveau et des marginaux de divers services de police. Par des membres de l'opposition algérienne? Un des accusés, Christian Amory, a joué avec le feu en infiltrant ces mouvements (au su de la hiérarchie) et Mendez passait aux yeux de certains comme un trafiquant d'armes. On a entendu le fameux Mahommed Asmaoui en fin de parcours. Du délire à la mesure des contradictions et des trous de mémoire. Mais ces gens-là avaient beaucoup d'argent, beaucoup d'armes, et avaient proposé à Amory un «contrat de deux millions» pour assassiner le vice-président algérien en visite en France. Résultat: les Renseignements généraux français purent entrer en lice, coffrer tout le monde au «Fouquets» à Paris. Et Amory s'en sort avec un brevet d'agent secret en bonne et due forme.

Mais le fait? Qui a tué Mendez? Deux éléments de conviction ont pu être assemblés. D'abord, Mendez a été tué par l'arme personnelle de Madani Bouhouche. A moins de renoncer désormais à toute expertise balistique, la somme des expertises réunies offre une certitude raisonnable. Pas totale, car une science appliquée n'est point machine à fournir des vérités absolues. Or, il est constant dans les déclarations de Bouhouche «qu'il ne s'est jamais séparé de son arme». Le deuxième élément concerne le vol des armes chez Mendez, plusieurs mois avant le crime. La défense de Bouhouche (qui engage sa crédibilité à ce chapitre) devra expliquer comment Bouhouche a pu proposer un «coffret de pistolet à duel» pièce rare de la collection d'armes de Juan Mendez, à un armurier bruxellois s'il est étranger au vol, sachant que le coffret a disparu le jour même du vol et qu'il ne peut donc faire l'objet d'une éventuelle escroquerie à l'assurance ultérieure.

DES QUESTIONS SUBSIDIAIRES?

Avec tant d'incertitudes policières, avec de faux PV, des éléments nostalgiques de l'extrême droite à tous les carrefours du dossier, il serait aberrant de conclure sans doute raisonnable que Madani Bouhouche aurait tué son ami Tonio Mendez. Et le juge d'instruction Luc Hennart l'avait fort bien compris, en refusant de retenir la qualification d'auteur ou co-auteur de meurtre. Mais, si l'intime conviction des jurés était que Juan Mendez a été tué par l'arme de Bouhouche «laquelle arme ne l'aurait pas quitté» (donc, ne lui a pas été subtilisée, selon les dires de l'accusé lui-même) il est possible que le président sera amené à ajouter une question alternative qui concernerait la «complicité» de meurtre. Et de l'article 66 du code pénal, on glisserait au 67 qui prévoit la situation de ceux qui procurent les armes du crime.

GUIDO VAN DAMME

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 16 Jan 2010 - 11:40

DES MINI-DOSSIERS A LA SAUCE DU MEGA PROCES AUX ASSISESDU BRABANT BOUHOUCHE ETAT-IL L'ARSENE LUPIN DU PALAIS?

VAN DAMME,GUIDO
Mardi 15 novembre 1994
Des mini-dossiers à la sauce du méga procès aux assises du Brabant

Bouhouche était-il l'Arsène Lupin du palais?

Le conseiller Wilfried Mahieu, qui conduit parfois des débats d'assises comme son collègue Paul Maffei, était encore, il y a une douzaine d'années, juge d'instruction. Et c'est à ce titre qu'il a raconté, aux jurés du méga procès, une histoire digne d'Arsène Lupin. L'historiette dont la Cour est saisie remonte à 1981!

Interpol Madrid avait averti nos gendarmes de la rue de Louvain de l'arrestation de trafiquants de drogue en Espagne. Cette drogue, selon les informateurs internationaux, était destinée à un sujet marocain de Bruxelles qu'on appellera Mohammed. On saisit chez Mohammed, en coupures étrangères, la valeur de trois millions de francs belges, qui constituent dès leur saisie une «pièce à conviction» qui s'en va sagement dormir dans les coffres du greffe de correctionnelle, sous le no 8.963/80. Mohammed, condamné pour trafic de drogue en correctionnelle, se dit parfaitement innocent et va en appel. Cela prend un certain temps, et, au printemps de 1982, la cour l'acquitte. Le procureur général autorise aussitôt ce commerçant marocain à aller récupérer ses trois millions au greffe...

Au greffe, l'employé est stupéfait par le demande. Mais, on est déjà venu récupérer ces trois millions, l'an dernier, en décembre! On constate alors qu'en échange de ces millions le greffe ne peut produire qu'une apostille du juge d'instruction enjoignant de remettre cette pièce à conviction au gendarme porteur de l'ordre. L'ordre était faux, la signature était fausse, les cachets étaient faux... Mais le tout tellement bien imité!

Mise à l'instruction, et couperet de l'expert Guillaume: aucun doute, la signature est imitée par Bouhouche, et il est le scripteur de l'apostille. Promu Arsène Lupin du palais, l'accusé ne s'est pas laissé démonter. Il est vexé qu'on puisse le croire inintelligent au point d'aller prêter son écriture à la confection d'un faux pareil, et sot au point d'aller fabriquer de faux cachets alors qu'étant gendarme de la section des drogues il n'avait qu'à tendre le bras pour disposer de vrais cachets de la gendarmerie.

Oui mais! L'accusation a un autre indice! Dans les affaires de Bouhouche, lors de la perquisition effectuée après le meurtre de Mendez, on a retrouvé un extrait du journal «Le Soir» relatant ce vol au greffe dans ses éditions du 8 décembre 1981. Alors, cette relique, n'est-ce pas la faute avouée?

Une fois encore, Bouhouche choisit l'humour comme argument de défense, et cela marche! Il dit: Pourquoi cacher aux jurés que, parmi ces coupures de journaux, il y avait aussi le compte rendu de l'attentat contre Jean-Paul II. Alors, pourquoi ne me poursuit-on pas aussi pour tentative d'assassinat contre le Pape?

À peine une matinée pour évacuer ce mini-dossier de trois millions, et la Cour attaque le chapitre suivant: l'attentat commis, dans la nuit du 25 au 26 octobre 1981, contre le major de gendarmerie Vernaillen et sa femme, en leur domicile privé d'Affligem. Nouveau match entre l'accusé principal et l'expert en balistique Claude Dery.

GUIDO VAN DAMME

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Kranz



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 16 Jan 2010 - 17:10

michel a écrit:

Une fois encore, Bouhouche choisit l'humour comme argument de défense, et cela marche! Il dit: Pourquoi cacher aux jurés que, parmi ces coupures de journaux, il y avait aussi le compte rendu de l'attentat contre Jean-Paul II. Alors, pourquoi ne me poursuit-on pas aussi pour tentative d'assassinat contre le Pape?
Magnifique travail d'un maître manipulateur, chapeau !
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 17 Jan 2010 - 15:21

romain gary a écrit:
@ minus:

pourquoi, selon les dires de Jean Bultot, BR lui aurait rendu visite au Paraguay??

Et lui a-t-il dit vraiment: Mendez a été tué par Bouhouche mais je ne peux rien dire parce qu'il m'a sauvé la vie...

Bouhouche a-t-il une fois au moins sauvé la vie de BR????

Si vous ne confirmez pas les propos de Bultot, pourquoi ce dernier les a mis dans votre bouche, alors?

Etrange, étrange...
BR me fait dire:
"Bultot a raconté tant de choses!
"Mais quoi qu'il en soit, BR vous renvoie à la lecture de son livre en février dans lequel votre question trouve réponse.

"Au passage, BR vous signale qu'un web site sera accessible dès la parution du livre.
"En voici l'adresse: http://www.lederniermensonge.com "
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 18 Jan 2010 - 12:30

CHAMPS CLOS DE LA GENDARMERIE AU "MEGA-PROCES" BOUHOUCHE-BEIJER:LES PETITS "TROUS" DE LA VERITE



VAN DAMME,GUIDO

Mercredi 16 novembre 1994
Champs clos de la gendarmerie au «méga-procès»
Bouhouche-Beijer: les «petits trous» de la vérité
Comme un film au ralenti, avec de nombreux arrêts sur image, le «méga-procès» de Bouhouche et consorts prend son temps, pour analyser à fond chacune des préventions qui sommeille dans un script accusateur de 247 pages. Voici donc l'examen des violences qui se produisirent il y a une douzaine d'années au sein de la gendarmerie. Cela va de la bombe dans le coffre d'une voiture de service, à l'agression par balles contre le major de gendarmerie Herman Vernaillen et sa femme. Sont suspectés: Madani Bouhouche et Bob Beijer. Les deux autres, Christian Amory et Chang, n'ont plus été cités depuis des semaines, et ils finiront par prendre racine sur ce banc qui à défaut d'être d'infamie, est de grand ennui. Pas drôle, la vie de figurant.
Le bouillant juge d'instruction de l'époque, M. Bellemans (célèbre par sa lutte contre l'argent sale du football) a voulu faire court. Il s'est dit désolé de ne pas avoir eu le temps de revoir la moitié de sa leçon, celle qui concerne la bombe artisanale placée dans le coffre d'une Peugeot blanche de la gendarmerie. Président de la 47e chambre, il était soucieux de rejoindre rapidement les caves «pour ne pas faire attendre les avocats». Mal lui en prit de vouloir réduire de la sorte la mise en scène rutilante de ce procès à un court métrage de correctionnelle. Le président Maffei fit la grosse voix, rappela que le service d'assises est prioritaire, et il reconvoqua le mauvais élève pour jeudi matin. Dans cet énorme gruyère judiciaire, on ne peut tolérer le moindre petit trou de vérité.
C'est effectivement de «petits trous» à la Gainsbourg, période «poinçonneur des lilas» qu'il s'agissait en début d'audience. On avait taquiné la semaine dernière le défenseur de Bouhouche avec un peu de poussière accusatrice traînant autour d'un «coffret à pistolets à duel», Me Stéphane Lempereur s'est vengé aujourd'hui avec les quatre petits trous d'un ordinateur portatif. L'enjeu? Toujours le fameux vol chez l'ingénieur Mendez: un petit PC portable avait disparu de la maison de Tonio, et on en retrouvera un de même marque et même modèle longtemps plus tard chez Bouhouche, au cours d'une perquisition. A la partie civile, Me Robert de Baerdemaeker a soutenu qu'il s'agissait bien du même ordinateur «l'appareil étant reconnaissable aux quatre petits trous que Mendez avait forés lui-même dans la base du PC afin de pouvoir le fixer dans un attaché-case». Invoquant une sorte d'erreur invincible (provoquée surtout par les «trous» d'enquête de jadis) Me Lempereur a dribblé le président dans ses «devoirs complémentaires» et est allé lui-même acheter ce week-end un socle d'ordinateur de la même marque... et comportant les mêmes petits trous: ces trous seraient donc d'origine. On verifiera tout cela, mais Me Lempereur empoche déjà un nouveau Joker.
Le juge Bellemans avait, dans sa rapide synthèse, fait défiler un tas de noms qui furent suspectés avant Bouhouche dans ces dossiers: Thierry Smars, Philippe Lacroix, Farcy, Gillet, Barbé... la drogue, la mouvance du procès du Bureau national des narcotiques. Un décor surréaliste pour une intrigue qui ne tient encore que par un soupçon de mobile: et si Bouhouche et Beijer avaient tout simplement voulu se venger de l'acharnement que mettait le major Vernaillen à vouloir les écarter de la BSR?
C'est le «sentiment général» qu'a eu le juge Luc Hennart, lequel succède au juge Bellemans. Mais contre ce «sentiment», Me Galand, conseil de Beijer, oppose des textes précis qui indiquent qu'on se trompe d'adresse. L'acharné, ce serait le commandant en second Marchoul. Et ce nouveau «petit trou» de la vérité, Me Galand l'a rempli avec des citations de la commission d'enquête parlementaire contre le banditisme. Deux Jokers, au moins.
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 20 Jan 2010 - 10:24

L'ATTENTAT CONTRE LE MAJOR VERNAILLEN, UN SEUL ENQUETEUR ETAIT LOUANGE: BOUHOUCHE!

VAN DAMME,GUIDO
Jeudi 17 novembre 1994
L'attentat contre le major Vernaillen

Un seul enquêteur

était louangé: Bouhouche!

Dans la masse des inculpations retenues contre eux dans cet immense dossier qui ressemble parfois à la poubelle des années noires du grand banditisme et des polices, Madani Bouhouche et Robert Beijer sont donc suspectés également d'être les auteurs de l'attentat commis dans la nuit du 25 au 26 octobre 1981 au domicile privé du commandant de la brigade de Bruxelles. Le major Vernaillen et sa femme furent blessés par des gangsters qui tirèrent au travers des portes et fenêtres de leur maison.

Si, à l'époque, Beijer était déjà muté à la brigade d'Uccle, Bouhouche faisait encore partie de l'équipe Goffinon. Et tout ce que les anciens collègues de Bouhouche ont pu dire, c'est qu'il travaillait avec beaucoup de coeur et même d'efficience à ce dossier. À aucun moment, pendant cette période d'enquête, ni Bouhouche ni son collègue ne seront suspectés de quoi que ce soit. Ce n'est qu'après le meurtre de Juan Mendez que ce dossier leur sera mis à charge, partant à la fois d'expertises balistiques de Claude Dery et de l'éventuel mobile que constituerait la vengeance des deux accusés pour une décision disciplinaire que le major Vernaillen aurait prise contre eux.

Pour les expertises balistiques, le «come-back» de Claude Dery n'est programmé que pour mardi prochain. Quant au mobile, on a servi aux jurés un véritable catalogue de mobiles totalement étrangers aux accusés.

Pourquoi cette agression contre le major Vernaillen? Le major lui-même a immédiatement conclu à une suite éventuelle des dossiers périlleux de l'affaire du Bureau national de drogue. Le contraire aurait surpris. N'était-ce pas à l'avant-veille d'un voyage qu'il devait faire à Karachi pour en ramener le fameux Vienne qu'il fut agressé, comme si quelqu'un avait coûte que coûte voulu empêcher cette mission?

- Ce fut longtemps le fil rouge de l'enquête, dira Christian Peetrens, un sous-officier encore meurtri par tout ce qu'il a vécu à la BSR.

Amertume aussi dans les propos de l'adjudant Eric Van Reybroeck: Aujourd'hui encore, tous ceux qui ont travaillé à ces dossiers se retrouvent sur des voies de garage.

Puis, soudain, un os jeté à notre curiosité: J'avais pu déterminer qu'il y avait également une voiture R4 proche du lieu de l'attentat. «La» voiture classique de la BSR à l'époque. Mais, quand on a voulu indaguer, tous les registres relatifs à nos véhicules ont disparu du secrétariat... précisément pour la période octobre et novembre.

Et de préciser, dans la foulée, que Goffinon avait fait restituer les documents saisis chez certains détenus avant même de les avoir lus. La présomption de culpabilité de Bouhouche a pris un sérieux coup, du moins en ce chapitre.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 20 Jan 2010 - 10:52

GUIDO VAN DAMME


Citation :
- Ce fut longtemps le fil rouge de l'enquête, dira Christian Peetrens, un sous-officier encore meurtri par tout ce qu'il a vécu à la BSR.

Amertume aussi dans les propos de l'adjudant Eric Van Reybroeck: Aujourd'hui encore, tous ceux qui ont travaillé à ces dossiers se retrouvent sur des voies de garage.

Puis, soudain, un os jeté à notre curiosité: J'avais pu déterminer qu'il y avait également une voiture R4 proche du lieu de l'attentat. «La» voiture classique de la BSR à l'époque. Mais, quand on a voulu indaguer, tous les registres relatifs à nos véhicules ont disparu du secrétariat... précisément pour la période octobre et novembre.


Et de préciser, dans la foulée, que Goffinon avait fait restituer les documents saisis chez certains détenus avant même de les avoir lus. La présomption de culpabilité de Bouhouche a pris un sérieux coup, du moins en ce chapitre.



qui connait plus sur ses gens,quelle voie de Garage pourqoui ?

les registres de vehicules sont tenus par qui /service secretariat ?

chaque vehicule avait ds la voiture un registre ausssi ?

quelles documents saisis chez certains detenus?
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 22 Jan 2010 - 11:11

TRAHISONS DE LA TRADUCTION AU MEGAPROCES DU BRABANT QUAND UN MAJOR DE GENDARMERIE SE FAIT JUSTICE

VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 18 novembre 1994
Trahisons de la traduction au mégaprocès du Brabant

Quand un major de gendarmerie se fait justice

Bouhouche et consorts sont-ils coupables des nombreux faits qui leur sont reprochés? On le sait: ce n'est qu'au mois de février, au terme du procès le plus long de l'histoire judiciaire, que les jurés auront à répondre à ces questions. En attendant, l'acte d'accusation est haché menu, et tout le monde s'occupe pour l'instant d'approcher la vérité judiciaire dans l'attentat qui faillit côuter la vie au major de gendarmerie Herman Vernaillen et à sa femme.

Contre vents et marées, chacun essaye de faire la guerre aux sentiments, aux hypothèses, aux à-peu-près, pour passer au crible les charges qui ont été portées contre les accusés. Pour faire plaisir aux accusés? Pas du tout: chacun est concerné par le fait que la justice ne puisse frapper que si elle dispose de preuves suffisantes.

Contre vents et marées? La marée, mercredi soir, fut sur les antennes de la RTBF, et la séquence consacrée par «Au nom de la Loi» aux tueries du Brabant a soulevé un tollé général dans l'enceinte des assises. Il faut savoir qu'en des raccourcis qui tiennent en partie à la loi du genre, cette émission a donné le sentiment que les accusés de ce procès pourraient bien être concernés par les tueries du Brabant wallon. Mes Pierre Chome (pour Bob Beyer) et Me Lempereur (pour Bouhouche) ont stigmatisé cette pression médiatique externe sur un procès en cours. L'avocat général Pierre Morlet s'interdit de mettre en doute la sérénité et l'impartialité du jury «dans un procès qui n'est pas celui des tueurs du Brabant wallon».

Le président Maffei rappelle que seul compte ce qui est exprimé dans l'enceinte de la cour d'assises. Et tous ont eu le bon goût, dans leurs observations, de ne pas confondre le journalisme responsable avec un certain journalisme fait d'expédients.

Que retenir de la journée de débats de jeudi? Que le véritable maître d'oeuvre de l'enquête sur l'attentat contre le major Vernaillen fut... le major Vernaillen lui-même, déplaçant les adjudants comme des pions, et «réservant quinze des meilleurs gendarmes prélevés dans diverses sections» pour collaborer avec le contremaître Guy Goffinon. Mille potins sur le panier aux crabes que constituait la BSR de l'époque sont révélées par le commandant retraité Paul Calluy. Le plus clair de toutes ces dépositions, c'est que personne en ce pays n'ait, semble-t-il, eu ombrage qu'un citoyen victime d'un attentat puisse se faire justice lui-même en dirigeant l'enquête qui le concerne.

Pour l'observateur extérieur: quinze spécialistes mobilisés pendant des mois pour voler au secours de deux blessés, ce n'était peut-être pas la meilleure méthode pour combattre la grande criminalité. Le résultat final fut une gendarmerie meurtrie, blessée, heureuse aujourd'hui de parler de ces choses avec les verbes du passé.

Quand aux interprêtes flamand-français, ils furent nuls. On passe sur la traduction comique de «een paar mensen» par une «paire de gens». On passe moins sur d'autres mauvaises traductions qui gommaient parfois l'essentiel des déclarations des témoins. Et sans la présidence d'un conseiller parfait bilingue, on aurait été droit à la catastrophe.

GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 22 Jan 2010 - 12:09

Citation :
Que retenir de la journée de débats de jeudi? Que le véritable maître d'oeuvre de l'enquête sur l'attentat contre le major Vernaillen fut... le major Vernaillen lui-même, déplaçant les adjudants comme des pions, et «réservant quinze des meilleurs gendarmes prélevés dans diverses sections» pour collaborer avec le contremaître Guy Goffinon. Mille potins sur le panier aux crabes que constituait la BSR de l'époque sont révélées par le commandant retraité Paul Calluy. Le plus clair de toutes ces dépositions, c'est que personne en ce pays n'ait, semble-t-il, eu ombrage qu'un citoyen victime d'un attentat puisse se faire justice lui-même en dirigeant l'enquête qui le concerne.


bien ,

ou puis je lire les patates épluchées par le commandant....?
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 12:52

GOFFINON DANS LE ROLE DE L'ANE DE LA FABLE : HARO



VAN DAMME,GUIDO

Samedi 19 novembre 1994
Au méga-procès du Brabant, l'adjudant accusateur devient une sorte de suspect
Goffinon dans le rôle de l'âne de la fable: haro!
La Fontaine aurait pris un plaisir évident à composer une fable pendant cette ultime audience de la semaine, au méga-procès du Brabant. A deux reprises déjà, le président Maffei a dit: Mais revenons à Bouhouche et à Beijer... Et c'est vrai que, dans la radioscopie impitoyable d'une gendarmerie chargée d'épurer ses propres rangs, les accusés sont parfois oubliés. En revanche, quel «haro sur le baudet» pour l'adjudant Guy Goffinon, le chef de chantier de cette méga-enquête vieille de bientôt dix ans!
Ce qui a énervé tout le monde, et depuis des années, c'est la confiance trop grande que peut avoir cet adjudant chevronné en son propre flair. Columbo enregistre, mais ne pipe pas un mot avant la scène finale. Goffinon parle, et fait des procès-verbaux énormes. Et il lui arrive ainsi de se tromper, de prendre des sentiers latéraux. Et quand, en fin de journée, Me Stéphane Lempereur demandera à l'adjudant Goffinon s'il dispose d'éléments matériels lui permettant d'affirmer que Bouhouche et Beijer seraient coupables de l'attentat commis contre un véhicule de la BSR, la réponse est courte et nette: «Non, rien.» Alors, que fait-on ici?
Sur des défauts manifestes (que le témoin avoue d'ailleurs avec la sérénité des gens de son âge) se sont greffées des méchancetés parfois gratuites. Quand on vient prétendre, comme certains, que Goffinon se considérait comme «visé par cet attentat» uniquement pour se faire mousser, c'est faire bon marché du coup de fil que le substitut du procureur du Roi Maréchal reçoit plusieurs jours avant l'attentat contre la voiture, coup de fil d'un anonyme qui dit que «Goffinon va mourir!».
Pour l'attentat contre le major Vernaillen, les preuves matérielles éventuelles (sous réserve des expertises balistiques qui sont au programme de la semaine prochaine) ne sont pas beaucoup plus grandes. Rien qu'une munition trouvée dans un véhicule. Une munition complète, comme une signature suspecte à force d'être belle.
On retourne ainsi vers La Fontaine. L'adjudant Goffinon revient à chaque chapitre de ce procès, et tout le monde crie haro sur ce chef de chantier qui tondait de sa langue la largeur de l'enquête. Mais s'il a fait tant fausse route pendant des années, que ne le lui a-t-on pas dit? Où sont les juges d'instruction, que la loi charge de ces responsabilités d'instruire à charge et à décharge? Quand un avocat tente de s'étonner d'un de leurs choix, le président Maffei intervient et dit que le juge d'instruction n'a pas à se justifier sur les décisions qu'il a prises. Le «mandaï» sous ses ordres, oui. Où sont-ils, ceux qui donnaient des missions à Goffinon en ne passant pas par la hiérarchie de la gendarmerie? L'un d'eux, à l'annexe moderne du palais de Poelaert, lui dira qu'il a pris bien des risques en faisant parler la grande muette. Aujourd'hui, devant une meute qui a bien raison de réclamer une justice plus assurée, le vieil adjudant doit lutter seul contre tous.
Non pas contre les jurés, qui sont à peu près les seuls à garder, par la politesse exquise qu'ils mettent dans la formulation de leurs questions, une certaine considération pour un vieux serviteur de l'État fort décrié. Et parfois louvoyant. Ce qu'il paie bien cher.
GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 13:20

michel a écrit:
VAN DAMME,GUIDO

Samedi 19 novembre 1994
....
Quand on vient prétendre, comme certains, que Goffinon se considérait comme «visé par cet attentat» uniquement pour se faire mousser, ...
Du BR pur jus !
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 13:29

après Goffinon a été muté
pourqoui?
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jc1243401



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 13:32

K a écrit:
après Goffinon a été muté pourqoui?
Est-ce cela qui fait dire à Beijer que l'attentat contre la 404 a eu des résultats au-délà de ceux espérés ?
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 15:54

jc1243401 a écrit:
michel a écrit:
VAN DAMME,GUIDO

Samedi 19 novembre 1994
....
Quand on vient prétendre, comme certains, que Goffinon se considérait comme «visé par cet attentat» uniquement pour se faire mousser, ...
Du BR pur jus !
BR persiste et signe, plutôt deux fois qu'une. Il sait de quoi il parle!
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 15:56

K a écrit:
après Goffinon a été muté
pourqoui?
Vous visez beaucoup trop bas K.
Prenez donc un peu de hauteur.
Goffinon n'était qu'un des maillons de la chaîne.
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 15:58

jc1243401 a écrit:
K a écrit:
après Goffinon a été muté pourqoui?
Est-ce cela qui fait dire à Beijer que l'attentat contre la 404 a eu des résultats au-délà de ceux espérés ?
Sorry mais vous aussi, vous visez trop bas.
Si vous croyez qu'une telle opération est montée dans le simple but de faire muter un petit adjudant de BSR...
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jc1243401



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 16:02

minus a écrit:
jc1243401 a écrit:
michel a écrit:
VAN DAMME,GUIDO

Samedi 19 novembre 1994
....
Quand on vient prétendre, comme certains, que Goffinon se considérait comme «visé par cet attentat» uniquement pour se faire mousser, ...
Du BR pur jus !
BR persiste et signe, plutôt deux fois qu'une. Il sait de quoi il parle!
Ceci m'amène à une question, plutôt pour l'administrateur du forum, les articles ( autres journalistes ) relatant ce procès ont-ils la même teneur et analyses quant au fond, peu importe le style.
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K



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 25 Jan 2010 - 16:23

Citation :
.....uniquement pour se faire mousser, c'est faire bon marché du coup de fil que le substitut du procureur du Roi Maréchal reçoit plusieurs jours avant l'attentat contre la voiture, coup de fil d'un anonyme qui dit que «Goffinon va mourir!».

je connais rien en structure des cours.

Ce substitut était chargé de quel enquete?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 27 Jan 2010 - 8:58

AU MEGA-PROCES BEIJER-BOUHOUCHE, FIN DE L'AUDITION DE L'ADJUDANT GOFFINON

BELGA
Mardi 22 novembre 1994
Au méga-procès Beijet-Bouhouche

Fin de l'audition

de l'adjudant Goffinon

La cour d'assises du Brabant a terminé lundi l'audition de l'adjudant de la BSR Guy Goffinon, sur le volet du procès consacré aux attentats d'octobre 1981 contre une Peugeot de la gendarmerie et contre le major Herman Vernaillen. Les techniques d'enquête de Guy Goffinon ont déjà été critiquées par un membre de la Commission parlementaire sur le bantitisme et le terrorisme, a rappelé Me Galand, conseil de Beijer. Pour Bouhouche et Beijer, le témoin a fait des raccourcis et a transformé la vérité pour vérifier ses hypothèses d'enquête. Me Galand a également rappelé que le major Vernaillen a même soupçonné l'adjudant, du fait que le soir de l'attentat, alors que le juge d'instruction demandait de vérifier la serviette de Vernaillen, un témoin rapporta que l'adjudant l'examinait déjà.

Dans le cadre de l'attentat à la bombe du 11 octobre 1981 contre une Peugeot de la BSR, la cour a encore entendu les avis de plusieurs experts en explosifs, qui divergent sur les résultats de l'analyse du système de relais qui a fonctionné sans faire exploser la charge principale. Pour l'un d'entre eux, il s'agit d'une erreur de choix de l'explosif-relais. Des lacunes dans la conception de l'engin tendraient à confirmer l'hypothèse selon laquelle les auteurs se seraient plutôt livrés à une intimidation qu'à un acte visant réellement à attenter à la vie de personnes.

L'après-midi, la cour a entendu les trois membres de la BSR qui se trouvaient à bord. Depuis le début de l'examen de ce volet du procès, il a souvent été question de savoir si c'est l'adjudant Goffinon qui était la cible des auteurs de cet attentat. Ce fut la conclusion de l'adjudant, vendredi. Des témoins ont affirmé que Goffinon avait inversé son service avec celui du gendarme Achten. Mais ce dernier ne s'en souvient plus, même s'il l'a dit à l'époque. Ses collègues Van de Watteyne et Van Gansbergt sont formels: c'était un service de permanence normal. Achten n'a remplacé personne.

Anticipant sur le volet suivant du procès, le vol de valeurs commis à Zaventem en 1982, au cours duquel disparut le convoyeur Francis Zwarts, M. Ach-ten, sur une question du président Mafféi relative à une visite de la Sabena par des gendarmes, avant ce vol, dit avoir le sentiment que cette visite avait été organisée par Beijer. (D'après Belga.)

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 27 Jan 2010 - 10:52

ds la periode de l'attentat il me semble qu'on avait detecté aussi un grand trafic d'armes vers la droite en france.
certains disent que c'est cet enquete là qui pourrait être visé.

qui faisait cet enquete ? de quoi s'agit -t-il?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 29 Jan 2010 - 9:00

LA SEMAINE DU BEAU LANGAGE LE PROCES BEIJER-BOUHOUCHE:ADIEU AU DOSSIER VERNAILLEN

VAN DAMME,GUIDO
Mercredi 23 novembre 1994
La semaine du beau langage

Le procès Beijer-Bouhouche:

adieu au dossier Vernaillen

Qui donc a tiré en direction du major de gendarmerie Vernaillen et de sa femme, à Hekelgem, dans la nuit du 25 au 26 octobre 1994? Bouhouche et Beijer en sont accusés. Mais voici que surgit soudain le timbre de basse du premier avocat général Pierre Morlet. Il venait d'entendre trois experts de la balistique. Aucune certitude ni même indice sérieux.

- Ceci n'est pas ma conviction, mais un simple constat, dit Pierre Morlet: le seul élément de conviction matériel semblant sortir d'une nébuleuse d'indices semble disparaître!

Pourquoi, si l'on veut vraiment gagner du temps, consacrer trois jours encore à ce chapitre Vernaillen, à entendre le major, sa femme et les petits princes de la gendarmerie, alors qu'en version brève l'avocat général, fort de son constat, pourrait déclarer qu'il renonce à poursuivre? On sait que cela n'est pas possible, qu'il faudra boire la coupe jusqu'à la lie, et que seuls les jurés décideront en définitive, peut-être même contre l'avis de tous, cela s'est déjà vu.

Le plus grand ennemi de ce procès est la fatigue nerveuse, qui se marque par de petits incidents qui ont tendance à se multiplier. Tension, par exemple, entre le président Maffei et Me Nicole Galand. Regrettant une fois de plus que les avocats n'ont pas la possibilité d'interroger les témoins en direct, comme l'avocat général, elle fut énervée par la réponse présidentielle: La Cour de Strasbourg s'est déjà exprimée à ce sujet... Et elle lança: Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis! M. Maffei devint blême! Avait-il pris le gros mot pour lui-même? Il se maîtrisa, puis, en fin d'audience, fit une admonestation à l'avocate qui ne fut pas bien reçue.

Et l'après-midi, à propos du chapitre «Buslik» (la mini-bombe placée dans une voiture de la gendarmerie), un inspecteur de la Sûreté de l'État, grand, fort, lança des «ils étaient copains comme cochons», ou encore «c'était un piège à cons!» L'homme finit par exaspérer le président, qui dut lui faire remarquer qu'on n'est pas aux assises pour rire... et qu'il faut surveiller son langage.

G. V. D.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 29 Jan 2010 - 9:52

Je suppose que tout le monde aura corrigé l'erreur grossière (une de plus) de ce journaliste.
Il faut lire : "dans la nuit du 25 au 26 octobre 1981?" et non "dans la nuit du 25 au 26 octobre 1994?".
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 30 Jan 2010 - 13:52

Citation :
ils étaient copains comme cochons

je ne comprends pas cette phrase.
c'est l'inspecteur qui a donné l'info sur les expliosifs de la genie qui est copain avec Buslik?

il avait son bateau à voile à l'autre coté de celle de Buslik ?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 3 Fév 2010 - 10:37

HISTOIRE D'UN ATTENTAT AU MEGAPROCES, VERNAILLEN, MES ENFANTS SONT ENCORE ARMES

VAN DAMME,GUIDO
Jeudi 24 novembre 1994
Histoire d'un attentat au mégaprocès

Vernaillen: «Mes enfants

sont encore armés!»

Toujours aussi bel homme, imposant, un peu de neige dans les cheveux marquant la seule différence, voici donc à la barre le fameux major Herman Vernaillen, agressé par des tireurs en son domicile d'Hekelgem dans la nuit du 25 au 26 octobre 1981. Il avait été le maître d'oeuvre de l'enquête sur les activités du feu Bureau national de la répression des drogues (BND) de la gendarmerie. - On m'appelait l'inquisiteur, dit-il. Un mal-aimé, en somme. J'étais entre l'enclume et le marteau. Au beau milieu de l'enquête, le colonel Devos me fit parvenir un «confidentiel officier» du général Beaurir m'ordonnant de m'occuper davantage de mon district que de l'enquête sur le BND.

Après le procès François, l'attentat. Vernaillen se dit persuadé, encore aujourd'hui, qu'on voulait le tuer.

- D'ailleurs, ce jour-là, pour faire plaisir à mon chauffeur, je suis rentré chez moi à bord d'une petite voiture, une petite Renault, je crois. Tous feux éteints, une voiture stationnait dans un chemin creux à 500 mètres de mon domicile. Je crois que c'était un guet-appens, et si j'étais revenu avec mon véhicule personnel, je ne serais probablement pas ici.

Personne n'a relevé, et il n'y eut pas de questions. Voilà des jours qu'on casse les oreilles avec une mystérieuse R4 qu'on aurait vue à proximité, et dont certains rêvaient de la faire conduire par Goffinon lui-même. Eh bien, là voilà: c'était peut-être celle du major lui-même!

Aujourd'hui, le major blessé, invalide à vingt pour cent, sa femme à quarante pour cent, est assez amer dans ses propos.

- Mes enfants ont eu des gardes du corps pendant six mois, mais aucune assistance psychologique. Aujourd'hui encore, chacun de mes enfants a une arme dans sa chambre. Je n'ai eu aucune aide. Seulement de la haine. J'avais demandé un prêt de 300.000 F au chef de corps pour réparer les dégâts. Refus du général Beaurir. J'ai même dû rembourser le prix de l'ambulance du seul fait que ma femme y avait pris place également. Quand je fus muté vers un autre service, un colonel me dit: Tiens! Vous êtes bien là, entre les huiles et les graisses?

Puis un nouveau tour de piste pour les enquêteurs. Ceux de la police judiciaire, Christian Binz et Patrick Renwart, déçus, mais pour d'autres raisons sans doute. Ils ne comprennent pas que l'enquête ayant bien démarré, on les ait soudain dessaisis au profit d'un juge d'instruction de Nivelles qui prétendait avoir des preuves balistiques suffisantes. Déçus sans doute, parce qu'au moment où tout leur travail d'enquête s'effondre, l'avocat général Morlet ne leur a pas posé une seule question, alors qu'ils auraient probablement pu dire tant de choses sur les manipulations des pièces à conviction. C'est qu'il leur faut expliquer tout cela à leurs jeunes troupes, demain, et animer les courages pour combattre un banditisme trop souvent triomphant. Même déception chez l'adjoint de Guy Goffinon, le fidèle Van Dijck. Ces experts nous tenaient un autre langage au moment de l'enquête. Comprends plus!

Dès lundi, on tournera la page, pour aborder le dossier Zwarts.

GUIDO VAN DAMME

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