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 Le procès Bouhouche-Beijer

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 28 Oct 2009 - 13:52

UN MOIS SUPPLEMENTAIRE PREVU POUR LE PROCES BOUHOUCHE BEIJER, LES EXPERTS ET LE PISTOLET "A LA BOLOGNAISE"

HAQUIN,RENE
Jeudi 15 septembre 1994
Un mois supplémentaire prévu pour le procès Bouhouche-Beijer

Les experts et le pistolet «à la bolognaise»

Avec les retards pris depuis dix jours, le nouveau calendrier du procès Bouhouche-Beijer, revu par le président Paul Mafféi, pourrait durer un bon mois de plus que prévu, probablement jusqu'au début janvier. En l'annonçant hier aux jurés, le président Mafféi leur a aussi promis, dans ces conditions, de suspendre l'audience entre Noël et Nouvel-An. Mais le calendrier du procès pourrait aussi être écourté si la cour d'assises devait donner raison à Mes Chomé et Galant, conseils de Beijer, qui se fondent sur l'arrêt de renvoi pour rappeller que le «volet Zwarts» (le vol d'or en 1982 à l'aéroport de Bruxelles, avec pour circonstance aggravante le meurtre présumé du policier de la Sabena Francis Zwarts) est prescrit et ne doit donc plus être évoqué.

La cour d'assises n'en est toujours qu'au premier volet du dossier: le vol des armes chez l'ingénieur Mendez en mai 1985, huit mois avant son assassinat en janvier 1986. Durant la matinée d'hier, consacrée à l'audition de quatre experts en balistique, il n'a pratiquement été question que d'une seule arme, le fameux pistolet GP 9 mm dit «à la bolognaise», une arme provenant de Mendez, qui devait servir à l'évasion de Bouhouche et fut découverte sur indication donnée par son épouse, le 15 janvier 1988. Ce GP était dissimulé avec de faux documents d'identité dans le congélateur, sous une sauce bolognaise. Mme Bouhouche affirma d'abord l'avoir reçu de Beijer puis précisa que ce GP provenait d'un stock entreposé dans un box loué.

A l'époque, ce sont les premières conclusions de l'expert en balistique Claude Dery, pour lequel ce GP était une arme reconstituée, dont les stries laissées par la culasse sur la douille de référence tirée par lui correspondaient aux stries observées sur une munition tirée au bois de La Houssière et saisie dans le cadre de l'enquête sur les tueries du Brabant. Ce sont ces déclarations qui, en janvier 1988 déjà, firent capoter le procès de la filière boraine, aux assises du Hainaut.

DEUX JUGES D'INSTRUCTION

ET DES DOUILLES DU BRABANT

Dès le samedi 16 janvier 1988, l'expert Dery avait été requis par le juge Schlicker, qui instruisait l'affaire Mendez, pour expertiser de toute urgence le GP «à la bolognaise». Le dimanche 17, le juge Lacroix, en charge du dossier des tueries du Brabant, désignait deux autres experts, MM. Demanet et Celens, pour examiner le GP et une douille retrouvée avec d'autres dans une carrière du bois de La Houssière, non loin de l'endroit où les tueurs des Delhaize de Braine, Overijse et Alost avaient abandonné des chèques volés et la Golf de la dernière tuerie fin 1985. Mais on ignore pour quelle raison précise, ce 17 janvier 1988, le juge Lacroix eut brusquement l'idée d'envoyer cette seule douille (on en avait retrouvé bien davantage) à l'expert Dery. Une question pour le juge Lacroix, qui ne figure cependant pas dans la liste des témoins.

M. Dery estime, aujourd'hui encore, que la douille du bois de La Houssière porte bien un boulevard de stries concordantes provenant de cette culasse. Nous l'avons examinée le dimanche en collège, avec MM. Demanet et Celens, dit-il, ils sont arrivés aux mêmes conclusions que moi, même si par la suite M. Celens n'a plus voulu se prononcer, et que M. Demanet était moins formel. Pour moi, aucun doute aujourd'hui encore. Mais je précise que par la suite, l'enquête sur les tueries a montré que cette douille n'avait pas de lien avec les faits du Brabant wallon. J'ai en outre signalé qu'une autre douille, trouvée dans la Santana des tueurs brûlée en 1982 après l'attaque chez l'armurier Dekaise à Wavre, portait également des stries de concordance avec la culasse du GP expertisé. Je n'ai plus eu de nouvelles ensuite, et j'ignore si l'enquête a poursuivi dans cette direction.

Mais les experts Demanet et Celens ne sont pas de l'avis de M. Dery. Sa technique de concordance est à rejeter. Nous travaillons sur la recherche de la signature caractéristique d'une arme, corrige M. Demanet. M. Celens est plus net encore: J'avais accepté l'urgence. Pressés par les circonstances, M. Demanet et moi avons surévalué les résultats de M. Dery. Pour moi il est exclu que la douille du bois de La Houssière porte les traces caractéristiques de la culasse du GP «à la bolognaise». Je n'en ai pas dormi cette nuit-là. J'ai avisé le juge de mon erreur, que je ne recommencerai pas.

L'après-midi, Robert Beijer demandait à la XIe chambre du Conseil d'État la suspension de la décision du directeur de la prison de Forest qui lui refuse l'emploi en cellule de son ordinateur contenant les éléments du dossier devant servir à sa défense. L'auditeur M. Saint-Viteux a conclu au rejet de la requête. Le président Messine doit rendre prochainement son arrêt.

RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 29 Oct 2009 - 2:32

michel a écrit:
LE PROCES BOUHOUCHE-BEIJER S'ATTARDE SUR LES ASPECTS TROUBLES DE L'INSTRUCTION JUDICIAIRE POURQUOI L'ADJUDANT EST ENTRE PUIS....

HAQUIN,RENE
Mercredi 14 septembre 1994
Le procès Bouhouche-Beijer s'attarde sur les aspects troubles de l'instruction judiciaire

Pourquoi l'adjudant est entré puis sorti de l'enquête

Après le meurtre de Mendez, le procureur du Roi de Nivelles appelle l'adjudant Goffinon, qui se retire trois ans plus tard.

La cour d'assises du Brabant en est encore, en cette deuxième semaine du procès Bouhouche-Beijer, au tout premier volet du méga-dossier: les accusations pesant sur les deux anciens gendarmes au sujet du vol des armes de l'ingénieur Mendez, le 15 mai 1985. Un cambriolage constaté par des policiers d'Overijse qu'on entendra plus tard. Mais pour les gendarmes Jean-Pierre Tinant et Theo Van Dyck, arrivés dans cette enquête l'année suivante, après l'assassinat, Mendez soupçonnait un proche (Bouhouche était un intime) et les armes volées seraient bien passées par ses mains, ce qu'il conteste.

Une lunette avec visée aux initiales de Mendez a été saisie chez lui, dit notamment M. Tinant, enquêteur à l'époque à la BSR de Wavre. Les douze armes de chasse et de sport volées correspondent aux douze armes de chasse et de sport soit remises en vente par Bouhouche, soit retrouvées avec celles volées à la gendarmerie dans la Renault du box loué à Woluwe, ajoute M. Van Dyck. Sans parler de deux armes de Mendez retrouvées dans un box de la bande de Patrick Haemers, et d'un pistolet mitrailleur Uzi racheté à Beijer par un truand proche de la bande. Beijer confirme: J'avais demandé à Bouhouche si ces armes était «clean». Bouhouche conteste: Pas du tout. Cette Uzi est la seule arme dont on est certain qu'elle vient de chez Mendez. Dans le circuit parallèle, on fait tout pour empêcher de remonter à l'origine des armes, ajoute-t-il.

DÉFENSE ET JURY OBTIENNENT

L'AUDITION DE M. DEPR ETRE

L'enquête sur ce cambriolage a été négligée: pas de vérification des traces de pas ou de pneus relevées dans la propriété, ni de l'emploi du temps de Bouhouche ce jour-là. Pourtant, cet important vol d'armes eut lieu la veille de l'arrivée du Pape en Belgique et, six mois plus tard, l'ingénieur Mendez, en voyage d'affaires au Panama, eut un choc en découvrant dans un journal une photo montrant le type d'armes utilisées lors de la tuerie d'Alost, craignant que ses armes aient servi au Delhaize, au point d'avaler un calmant et de s'informer aussitôt par téléphone en Belgique.

Quelques jours après le meurtre de Mendez, dit l'adjudant Guy Goffinon, le procureur du Roi de Nivelles, M. Deprêtre, m'a téléphoné pour un entretien confidentiel. Dans son cabinet, j'ai rencontré le juge Schlicker. Nous avons discuté pendant plusieurs heures des tueries du Brabant, puis du meurtre de Mendez. Il m'a donné le dossier d'instruction pour l'étudier chez moi pendant le week-end. Mon impression était qu'il pouvait y avoir un lien entre le cambriolage et le meurtre. Quelques jours plus tard, j'ai reçu une information selon laquelle il avait été question du meurtre de Mendez lors d'une réunion, quelques jours avant, dans une taverne de l'avenue de la Couronne à Ixelles. On y avait bu le champagne en parlant de liquider Mendez. J'ai communiqué mon information au procureur Deprêtre qui l'avait déjà obtenue par un journaliste. Quelques mois plus tard, l'état-major m'a détaché à Nivelles pour m'occuper de l'affaire Mendez. L'enquête sur cette piste n'a rien donné.

A la demande tant de la défense que du jury, le président Mafféi décide alors d'entendre le procureur Deprêtre, de Nivelles. Quant à l'adjudant Goffinon, il expose comment, avant lui, le capitaine Rousseau, de Wavre, avait utilisé Beijer comme informateur. J'ai compris que Beijer se servait du capitaine, ajoute-t-il, exemples à l'appui. Je l'ai ensuite utilisé, puis j'ai compris que Beijer en savait plus, qu'il était aussi impliqué dans les activités de Bouhouche.

Bouhouche reprochait à Goffinon d'agir par vengeance. Je n'avais pas de raison. Je pensais que le vol des armes simulait un vol de rôdeur, commis pour récupérer autre chose. Quant on a retrouvé le pistolet mitrailleur HK volé à la gendarmerie, j'ai pensé que c'était compromettant, que Mendez aurait dû s'expliquer et peut-être impliquer Bouhouche...

Hypothèse d'enquête, que les conseils de Bouhouche tiennent pour un préjugé qui prouverait que l'enquête fut orientée.

En 1988, après le remplacement de M. Schlicker par le juge Hennart, des devoirs urgents furent postposés, puis Bouhouche, libéré, put récupérer ses armes. Je ne comprenais plus. J'ai préféré quitter, dit Guy Goffinon, blessé à vif aujourd'hui encore par la perquisition dont il fut l'objet, un affront après tant d'années au service de la justice, ajoute-t-il.

Ce matin, audition des experts en balistique. L'après-midi, pas d'audience: Beijer demandera au Conseil d'État que son ordinateur lui soit restitué en prison.

RENÉ HAQUIN
La taverne, av de la couronne, doit être l'Andersen ou le cardinal, juste en face. voir le sujet: Ixelles
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 29 Oct 2009 - 17:37

DES REVELATIONS SUR LES TRAFICS D'ARMES AU PROCES DE BOUHOUCHE-BEIJER LE GENDARME ECARTE EN SAVAIT TROP

VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 16 septembre 1994
Des révélations sur les trafics d'armes au procès Bouhouche-Beijer

Le gendarme écarté en savait trop

Tous les témoins entendus jeudi au procès-fleuve Bouhouche-Beijer et consorts étaient des gendarmes appartenant à la Brigade de surveillance et de recherche. Ce fut l'occasion pour Me Stephane Lempereur de faire reconnaître à tous que ce n'est qu'au lendemain de l'assassinat de l'ingénieur commercial de la FN Juan Mendez, le 7 janvier 1986, que les enquêteurs se sont intéressés au vol important d'armes commis chez le même Mendez près de huit mois avant le crime. Et immédiatement, on perquisitionne chez Madani Bouhouche.

On retiendra surtout la déposition de l'adjudant Pierre-Yves Fievet, qui est considéré comme le grand spécialiste de la surveillance des trafics d'armes, et qui, dès le lendemain du crime, fut appelé en renfort technique par ses collègues de Wavre. Quinze jours plus tard, l'adjudant est convoqué par le juge d'instruction Schlicker et par le procureur du Roi de Nivelles qui l'informent de ce qu'ils préféraient qu'il ne s'occupe plus de l'affaire.

Pourquoi? La question, posée jadis par les journaux, l'est aujourd'hui par le président de la cour d'assises et par la défense. Les premières explications sont déférentes. On aurait soupçonné l'adjudant d'avoir soustrait quatre armes lors de la perquisition, alors que ces armes ont été retrouvées ultérieurement à la brigade de Wavre? L'adjudant l'a cru un moment, dit-il. Comme il s'est demandé si ce n'était pas en vertu d'une rivalité locale entre gendarmes.

Me Lempereur, défenseur de Bouhouche, n'y croit guère, et il se fait préciser la date de ce Fievet, taisez-vous!. L'adjudant reconnaît que ce fut vers le 21 janvier, après un procès-verbal qui faisait état d'informations qui lui était parvenues par un informateur qu'il connnaissait, digne de foi, mais devant rester anonyme. Et que trouvait-on dans ce PV, dont le seul but était d'éclairer les premières pistes sur le meurtre de Mendez? Que Mendez se livrait à un trafic d'armes avec le Nicaragua, qu'il établissait de faux certificats de destination... et que d'ailleurs, le lieu où il a été assassiné (la bretelle de l'autoroute à Rosières) était un endroit où il avait l'habitude de rencontrer ses clients, et même l'endroit où s'opérait parfois la livraison de la marchandise.

Il en sera question encore, dans cette journée, des «sorties d'armes illicites» dans notre Fabrique nationale d'armes.

- Dans certains autres dossiers, elles disparaissent par caisses entières, dit l'adjudant évincé.

A Wavre, pendant ce temps, on s'occupait surtout de l'identification des quelque soixante pièces retrouvées chez l'armurier Bouhouche, dont le livre d'inscription légal contenait des «faux», comme par exemple la soi-disant fourniture de dix armes à un ancien armurier que la maladie a éloigné des affaires. Et parmi ces armes, vingt pour cent qui provenaient de la FN, illicitement, par Mendez interposé.

Signalons qu'il ne reste plus que huit jurés suppléants. Une dame au-dessus de tout soupçon a dû être récusée par principe parce qu'elle avait pris contact avec la presse pour placer des croquis qu'elle réalisait à l'audience.

GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 3 Nov 2009 - 13:23

FIN DU CHAPITRE "VOL D'ARMES CHEZ MENDEZ" AU PROCES-FLEUVE DU BRABANT BOUHOUCHE-BEIJER:A VOTRE INTIME CONVICTION

VAN DAMME,GUIDO
Samedi 17 septembre 1994
Fin du chapitre «vol d'armes chez Mendez» au procès-fleuve du Brabant

Bouhouche-Beijer: à votre intime conviction!

Quand on lui demanda son avis sur l'opportunité ou non de récuser, jeudi, cette dame juré qui avait soumis des dessins-croquis à un journaliste, Madani Bouhouche avait dit: Moi, j'accorde la présomption d'innocence à tout le monde. Au bout de deux semaines de procès, on vient de terminer non sans peine le premier chapitre consacré à l'important vol d'armes commis au domicile de l'ingénieur commercial de la FN Juan Mendez, moins de huit mois avant son assassinat. Impression d'ensemble: même si toutes les charges retenues contre Bouhouche et Beijer devaient sembler établies dans l'intime conviction des jurés - ce qui semble fort douteux - on serait tout juste parvenu, en droit, à établir une prévention de recel. Et dans le commerce des armes, une chatte n'y trouverait pas ses chatons, si bien que l'assimilation éventuelle du receleur au voleur est ici plus dangereuse que partout ailleurs.

Cette «intime conviction des jurés» devient la pierre angulaire d'un méga procès aux mini certitudes. Même en droit. C'est ainsi que la cour a fait un sort défavorable aux conclusions déposées par Mes Pierre Chomé et Martial Lancaster au premier jour, tendant à faire établir l'irrecevabilité des poursuites en se basant sur l'exigence européenne de délai raisonnable, en refoulant le problème... vers l'intime conviction du jury. C'est aux jurés qu'il appartiendra de voir si les faits sont anciens au point d'avoir causé une réelle déperdition des preuves. Même chose pour les irrégularités flagrantes et reconnues de toute une série de procès-verbaux: s'ils n'ont pas de valeur probante au cours de l'oralité des débats, il appartiendra encore aux jurés d'en décider. Avec un corollaire important: la défense se trouve ipso facto autorisée à inclure ces arguments dans les plaidoiries futures. Il n'est qu'en matière des pratiques téléphoniques illicites à l'époque que la cour écarte les préventions qui se baseraient uniquement sur ces moyens de preuve.

Derniers témoins du chapitre des «vols d'armes» chez Juan Mendez. Et notamment l'assureur de Mendez. Questions serrées du vice-président M. Van Gheluwe, lequel voudrait qu'on explique clairement comment il se fait que la Royale Belge a finalement décaissé le double des montants assurés. Explication qui n'est pas aberrante. Juan Mendez avait conclu cette police d'assurance quand il était étudiant encore, et les couvertures se rapportaient à divers postes modifiés entre-temps. C'est ainsi que, de locataire, Juan Mendez était devenu propriétaire de la villa qu'il occupe. En bon courtier, le témoin a simplement fait la toilette du dossier. Rien que la toilette de la police? L'assureur reconnaît tout de même que la Royale belge a fait un «geste commercial». Alors, quelle marge d'escroquerie à l'assurance reste-t-il en ce dossier? L'assureur n'y croit pas. La veuve de Mendez l'a reconnu en partie. Mais est-ce assez pour expliquer le cheminement de certaines armes du côté de Bouhouche? A votre intime conviction encore, messieurs dames du jury, et aussi à votre mémoire: parce que toutes ces nuances, il faudra ne pas les oublier au terme du parcours, en fin d'année.

Intéressante audition d'un copain de Madani Bouhouche, un homme passionné de tir comme l'ancien gendarme, et qui rencontrait Bouhouche... mais aussi Beijer et Mendez, dans des clubs de tir. Selon l'accusation, Bouhouche aurait aussi vendu à ce témoin une arme volée chez Mendez. Impensable, dit le témoin. Connaissant mes liens avec Mendez, Bouhouche ne m'aurait pas vendu une arme volée chez lui. C'est inconcevable... Direction: intime conviction, encore et toujours.

Lundi débute la saga des planques d'armes, de garages et flats suspects où l'on parlera, cette fois, des quatre accusés.

GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 3 Nov 2009 - 23:27

Ah, ok, c' est René Haquin qui allait tout démontrer ( démonter ) ? Alors là !
Si j' ai bonne mémoire, Beelen a bénéficié d' un vice de procédure non ?
Dim : une ligne du temps svp ! M. Brandwein c' est en 1995 / 96, je crois, j' ai dîné avec lui chez Maurice Appelmans à l' époque ! Eh oui !!!
Pas tout mélanger surtout les périodes.
Tiens question : Bouhouche et Dekaise ? un lien ?
Bouhouche et le père Bonnet ( Forges Clabecq ) ?
Bonnet, Christian Tavernier, Daniel Noel de Burlin ( le parrain de Ségolène ) ?
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 3 Nov 2009 - 23:29

Non, je rigole c' est parce que lorsque j' ai monté les Galeries, j' étais chez Noël de Burlin qui a téléphoné à Albert Frère. Il l' a renvoyé chez Deprince ( Bernheim ) qui nous a annoncé que c' était SON affaire !!!
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 5 Nov 2009 - 9:50

UN DROIT DE REPONSE DU COMMISSAIRE SMETS

HAQUIN,RENE
Mardi 20 septembre 1994
Un droit de réponse du commissaire Smets

Le commissaire de la Sûreté M. Christian Smets nous adresse le droit de réponse que voici:

«Dans son article des 3 et 4 septembre 1994, intitulé «Bouhouche-Beijer: les années noires», M. René Haquin me qualifie de «ex-commissaire de la Sûreté». Cet éminent chroniqueur suit de vraiment trop près les affaires me concernant, et ce depuis plus de dix ans, pour ignorer que je suis toujours commissaire à la Sûreté. Je suis l'objet d'une mesure de suspension, mesure conservatoire par essence temporaire. Il est vrai que notre droit semble permettre que le temporaire devienne éternel, de sorte que cette situation provisoire perdure depuis plus de quatre ans. Chacun appréciera au passage le sens de l'équité de ceux qui nous gouvernent.

«On peut encore lire à mon sujet: «Ce dernier se borna à répondre qu'il ne connaissait pas les deux hommes, en dépit du fait que les enquêteurs avaient saisi dans son bureau une carte de l'agence ARI de Beijer et Bouhouche.»

«Le «en dépit du fait» semble indiquer que, contrairement à mes déclarations, la possession de ladite carte suppose des relations entre les deux principaux accusés et moi. Comme je l'ai toujours souligné, c'est lorsque quelques médias eurent complaisamment répercuté les propos de Beijer me reliant indirectement aux tueries dites du Brabant que j'ai découvert l'existence de cet individu. Il est remarquable que «Le Soir» se soit fait l'écho de ces allégations ne reposant sur aucun commencement de preuve sans chercher à connaître mon point de vue sur la question, ce qui ne me semble pas conforme à la déontologie journalistique.

«Comme je l'ai déclaré au juge d'instruction qui a condescendu à m'entendre plusieurs années après les faits, j'ai très légitimement cherché à savoir qui était ce détective privé qui avait eu la délicatesse de me mêler à quelques menus massacres. C'est donc plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après les accusations mensongères de Beijer que je suis entré en possession de la carte de l'agence ARI dont de nombreux exemplaires circulaient à la Police judiciaire. L'explication est on ne peut plus rationnelle et seul M. Haquin semble s'en étonner.

«Pour ce qui concerne enfin les opérations de la Sûreté de l'État, jamais aucune n'a été baptisée Enterprise, je ne pratique du reste pas le franglais. Pas davantage d'opération Esperanza, cette dernière dénomination étant due à l'esprit inventif du défunt Latinus, comme la première est le fruit de l'imagination de Beijer ou de ceux qui inspirent ses déclarations.

«En conclusion je réaffirme une fois encore n'avoir jamais eu avec Beijer, Bouhouche ou un autre de leurs coïnculpés, aucun contact de quelque nature que ce soit.»

NOTRE COMMENTAIRE

Il est bien exact que M. Smets est toujours, même suspendu, commissaire de la Sûreté. Nous nous en excusons. Relevons pour le reste que nous découvrons pour la première fois l'explication de M. Smets sur la manière dont il était entré en possession d'une carte de l'agence ARI de Beijer et Bouhouche, obtenue à la P.J., dit-il aujourd'hui. Dont acte.

Quant aux propos que Beijer a tenus devant trois journalistes en janvier 1988, ils ont été répercutés à l'époque comme il se devait. Sans le «complaisamment» que M. Smets ajoute, mais avec ces commentaires: Beijer fait des révélations très graves et porte de lourdes accusations contre des agents de la Sûreté principalement. Certains diront qu'il affabule ou qu'il prépare déjà sa défense. Possible. Mais il faut souligner qu'il est revenu d'Espagne comme il l'avait promis aux enquêteurs lancés à ses trousses et que lundi, il s'est bien constitué prisonnier comme il nous l'avait dit dans la nuit de dimanche. Cela, c'est à son crédit. («Le Soir», 26 janv. 1988, p. 1.)

Ajoutons que l'interview de Beijer décida le ministre de la Justice de l'époque, Jean Gol, à demander à toute la hiérarchie de la Sûreté une déclaration formelle, écrite et signée, jurant qu'ils n'avaient pas eu de contact ni avec Beijer ou Bouhouche, ni avec l'ARI. Quant aux mots-code Enterprise et Esperanza nous n'écrivions nullement qu'ils émanaient de la Sûreté, mais peut-être d'une même technique. Au sujet de l'opération Esperanza, rappelons aussi à M. Smets qu'il a admis s'être rendu lui-même, avec Latinus, sur les lieux. (R. Hq.)

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m verdeyen



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 5 Nov 2009 - 17:01

Bon les balivernes d' Haquin et de Smets ...
Mais ma petite intervention pour souligner une démonstration d' un paradoxe : Le grand réformateur du parti libéral, Jean Gol n' est devenu libéral que par opportunisme.
Après avoir quitté le giron du père Mathot ( le papa de Guy dont il était le subalterne ) pour accompagner François Perin, il s' est trouvé dans la mouvance PRLW. Brillantissime cerveau et surtout bien épaulé, pistonné ou aidé, il a reçu la possibilité d' obtenir le pouvoir. A quelles conditions ?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 5 Nov 2009 - 18:50

En ce qui concerne l'appartenance (rélle ou supposée ) de Robert Beijer à la Sûreté, ce dernier a envoyé un droit de réponse à ce sujet à la rédaction du Soir illustré suite à un article du journaliste Philippe Brewaeys. On trouvera ci-dessous ce droit de réponse :

Beijer Robert Verviers, le 21 février 1999


Verviers






Le Soir Illustré

Rédaction

Rue Royale 120

1000 Bruxelles





Madame, Monsieur,





En réponse à l'article intitulé "Tueries du Brabant… " paru dans le Soir illustré n°3478 du 17 février 99 sous la plume de Philippe Brewaeys, je souhaite apporter le droit de réponse suivant :
M. Brewaeys écrit, à propos des accusations au sujet la Sûreté de l'Etat : " Il (Beijer) ne possède pas le moindre début de preuve pour étayer cette fumeuse explication "

Croyez bien que je suis le premier à admettre que l'on puisse avoir des points de vue différents et j'accepte bien volontiers que vous fassiez état du vôtre. Cependant, j'attends d'un journaliste qu'avant d'utiliser des propos moqueurs, voire offensants (fumeuse explication), il fasse la part des choses et ne nie pas l'évidence.



Permettez-moi de vous faire remarquer à propos de l'implication de la S.E. dans cette affaire, que comme dans beaucoup d'autres affaires, ce n'est pas spécialement l'idée la plus répandue par les médias qui fait preuve de vérité. Je vous rappelle que c'est un jury populaire, lequel a eu largement accès au dossier, lequel connaît ce dossier beaucoup mieux que les journalistes, qui a finalement accepté l'explication sur l'intervention de la S.E. dans les locations de box et flats au point de m'avoir acquitté sur tout ce pan du dossier. Ces jurés n'ont pas agi à la légère et bien sûr, ont aussi tenu compte des éléments que ma défense a fait valoir. Car s'il est vrai comme vous le dites, que nous n'avons pas apporté de preuves matérielles au sens propre, nous avons fait la démonstration que nous étions aussi crédibles que les fonctionnaires incriminés. Dans ce combat de "pot de terre contre pot de fer", nous avons notamment prouvé que ces derniers ont menti plus d'une fois et pas à n'importe qui ! Je vous demande comment vous, vous auriez pu apporter des preuves dans une telle situation, alors que nous avions à affronter des professionnels de la désinformation. Comment apporter des preuves alors que dès le lendemain de ma déposition chez le Juge d'instruction Schlicker, les personnes de la Sûreté visées par ma déclaration, étaient mises au courant des moindres détails de mes accusations. Comment apporter des preuves, alors que l'on m'a refusé une confrontation immédiate avec les personnes incriminées. Comment apporter des preuves, alors que l'on décide de faire une perquisition à la S.E. un an et demi après mes déclarations. N'importe quel citoyen ayant l'habitude de très mauvais romans policiers, se rendrait compte de l'ineptie d'une telle façon d'agir sauf si le but recherché est d'effacer toute trace ou toute preuve. Je pourrais vous citer beaucoup d'autres anomalies de ce genre dans cet aspect du dossier. Mais mon propos n'est pas de refaire le procès. Je vous renvoie à la décision du jury populaire qui est définitive et qui est la vérité judiciaire. Pour ma part, je maintiens de la façon la plus formelle mes déclarations à ce sujet et je vous fais remarquer qu'elles n'ont jamais varié d'un iota depuis 1988. Loin de moi l'idée de me comparer à des personnages historiques célèbres qui avaient raison contre tous. Ils ont parfois été condamnés et tués pour leurs idées. Ce n'est pas pour autant qu'ils avaient tort.

A messieurs les journalistes et les médias en général, je dirais : "Soyez bien prudents quand vous affirmez des choses sans savoir. L'enfer est pavé de bonnes intentions".
Cher Madame, Monsieur, j'attends maintenant que vous ayez l'honnête intellectuelle de faire passer ce droit de réponse dans votre journal et ce, sans en déformer l'esprit.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de ma considération.

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MessageSujet: témoin au proces   Jeu 5 Nov 2009 - 20:03

03 octobre 1994

Citation :
Pierre Maréchal , qui devait être entendu jeudi main après M.
Vanden boeynants , ne s'est pas presenté.Les declarations qu'il a faites à la BSR de Wavre , lues par le president Maffei , confirment la version de Beyer
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Henry

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 5 Nov 2009 - 22:07

Pas mal, le droit de réponse de Robert Beijer, j'en conclus qu'il a mieux parlé que le ministère public.
Et c'est vrai que ce ministère a plus de moyens que les accusés pour étayer la thèse qu'il défend car il poursuivra uniquement à charge s'il le veut vraiment et ne mettra jamais les éléments à décharge.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 7 Nov 2009 - 15:09

DEUX JUGES D'INSTRUCTION AU MEGA-PROCES DU BRABANT LA SURETE:"BEIJER? CONNAIS PAS"

VAN DAMME,GUIDO
Mercredi 21 septembre 1994
Deux juges d'instruction au méga-procès du Brabant

La Sûreté: «Beijer? Connais pas!»

Pour ce mystérieux et souvent rocambolesque chapitre des flats et des box de garage qui, selon l'accusation, devaient servir de locaux logistiques pour l'association criminelle que l'on juge actuellement au Brabant, le président Maffei a fait revenir les juges d'instruction Schlicker et Hennart. Il procédera de la même manière pour chacun des trois crimes à analyser, ainsi que pour les autres grandes préventions.

Lundi, on le sait, Madani Bouhouche, qui soutient n'être mêlé en rien à ces locations de «planques» a pris ses distances à l'égard de l'accusé Robert Beijer, en disant qu'il est faux de prétendre qu'il aurait présenté deux personnalités de la Sûreté de l'Etat au patron de l'agence de détectives.

Mardi, le juge d'instruction Hennart a dit la même chose, mais il l'a dit au terme d'un exposé de trois heures que la défense de Beijer qualifia de «réquisitoire».

- Il est temps de quitter le règne des fantasmes qui dominent ce dossier: la Sûreté, le Brabant wallon, l'extrême droite... Et d'expliquer comment il s'y est pris pour maîtriser ce dossier qui, en 1988, avait connu de hautes turbulences. De plaider aussi pro domo en justifiant le moment et la manière dont il s'y est pris pour mener ses deux perquisitions dans les locaux de la Sûreté de l'Etat. De vraies perquisitions, sérieuses, dira le magistrat instructeur, et dont le résultat le plus net est que rien ne permet de croire que Robert Beijer aurait, comme il le prétend encore aujourd'hui, travaillé pour la Sûreté de l'Etat, ni même pour un seul de ses membres. Oui, il a posé sa candidature, mais c'est tout.

Mais n'est-ce pas Robert Beijer qui a livré les premières informations qui ont permis aux enquêteurs de découvrir les planques?

- Les informations fournies par Beijer en ce dossier sont minimes par rapport aux investigations. Certes, il y a toujours une part de vérité dans ce qu'il dit, mais cet homme qui était considéré longtemps comme un informateur se mettait à broder sans cesse sur les résultats de l'enquête.

La chasse aux autres mythes qu'il voit dans ce dossier: Au Westland New Post, on ne les connaît pas en temps que membres. L'affaire des «fiches politiques» offertes à M. Moureaux? Des renseignements de grande banalité. Quant à la Sûreté, au moment où je vous parle, pas le moindre élément ne permet de la compromettre en ceci.

On verra donc, au moment où la défense s'exprimera, pendant toute la matinée de ce mercredi par le feu conjugué des questions de Mes Pierre Chomé et Nicole Galand, si les certitudes de M. Hennart tiendront la route.

On se serait passé de la matinée de mardi, qui fut moralement assez insoutenable. L'audition du juge Schickler fut pénible en son contenu. Pris entre marteau et enclume, entre un procureur du Roi qui assistait parfois aux interrogatoires et des subordonnés en situation de guerre des polices qui ne lui donnaient les informations que selon leur bon plaisir, ce magistrat ne résistera pas aux pressions qui, sous le motif qu'il fallait garantir l'anonymat de certains, aboutira à la rédaction d'une série de procès-verbaux que l'on doit taxer de faux. Pénible, pour lui, d'avoir dû sortir par la petite porte d'un non-lieu. Un exemple flagrant de la grande misère de la Justice quand les juges d'instruction n'ont pas de pouvoir réel, ou se laissent ravir leur indépendance.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 9 Nov 2009 - 13:06

SUITE DU DEBAT SUR LES LOCATIONS DE BOX ET FLATS LA DEFENSE DE BEIJER CONTRE-ATTAQUE



HAQUIN,RENE

Jeudi 22 septembre 1994
Suite du débat sur les locations de box et flats
La défense de Beijer contre-attaque
Mercredi au procès Bouhouche-Beijer, réagissant au long rapport fait la veille, durant trois heures, par le juge d'instruction Hennart, les avocats de Beijer, Mes Pierre Chomé et Nicole Galand, ont pratiqué un tir de barrage.
Deux jurés ont d'abord demandé au juge des précisions sur les circonstances dans lesquelles fut saisie chez Bouhouche une clé de voiture ouvrant les portières d'une Renault découverte dans un des box, et contenant des armes volées à la gendarmerie et chez Mendez. Bouhouche conteste avoir eu cette clé. Le juge n'a pas pu donner les éclaircissements souhaités. Sur demande de l'avocat général, des vérifications seront faites dans le registre des saisies au greffe du tribunal de Nivelles.
Il a encore été question de la Sûreté de l'État, à propos de laquelle le juge Hennart répète qu'aucun élément n'a démontré qu'elle serait impliquée dans ces locations, comme le prétend Beijer.
Mais un juré s'est inquiété de savoir si le juge Hennart croyait bénéficier d'un réel effet de surprise lors de la première perquisition effectuée à la Sûreté en 1989. Le juge répond par l'affirmative, précisant qu'il n'avait pas averti de la première perquisition, mais qu'il n'avait pas vu d'obstacle à prévenir l'administrateur général du fait qu'il arrivait, comme c'est prévu d'ailleurs dans une circulaire ministérielle.
Les avocats de Beijer, Mes Chomé et Galand, ont harcelé le juge de questions.
- Mardi vous avez décrédibilisé tout ce que disait Beijer, lance Me Nicole Galand, mettant à plusieurs reprises le juge Hennart en contradiction avec lui-même et soulignant certaines invraisemblances dans les explications données par M. Raes, qui a dit ne pas connaître Beijer mais qui avait fait agrandir plusieurs photos de l'accusé, croyant l'avoir croisé dans les locaux de la Sûreté en février 1988, alors que Beijer était déjà en prison...
Le juge Hennart élude la question, rappelant à l'avocat que ce sont les résultats de l'enquête faite à l'époque qui permettent aujourd'hui de décortiquer le dossier.
- Les jurés apprécieront, conclut le président Mafféi.
- Avez-vous comparé les écritures de MM. Raes et Smets, de la Sûreté, à celle des contrats de location des box et flats? demande Me Galand.
- Non, dit le juge. A-t-il envisagé comme possible une éventuelle implication de membres de la Sûreté à mettre en rapport avec une autre «organisation perpendiculaire ou parallèle»?
- Je n'avais dans mon dossier aucune indication de nature à enquêter dans ce sens, répond le juge.
Signalons que la Cour de cassation a rejeté hier les pourvois de Bouhouche et Beijer contre l'ordonnance rejetant leur demande de remise en liberté.
R. Hq.

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 9 Nov 2009 - 20:04

michel a écrit:
DEUX JUGES D'INSTRUCTION AU MEGA-PROCES DU BRABANT LA SURETE:"BEIJER? CONNAIS PAS"

VAN DAMME,GUIDO
Mercredi 21 septembre 1994
Deux juges d'instruction au méga-procès du Brabant

La Sûreté: «Beijer? Connais pas!»

Pour ce mystérieux et souvent rocambolesque chapitre des flats et des box de garage qui, selon l'accusation, devaient servir de locaux logistiques pour l'association criminelle que l'on juge actuellement au Brabant, le président Maffei a fait revenir les juges d'instruction Schlicker et Hennart. Il procédera de la même manière pour chacun des trois crimes à analyser, ainsi que pour les autres grandes préventions.

Lundi, on le sait, Madani Bouhouche, qui soutient n'être mêlé en rien à ces locations de «planques» a pris ses distances à l'égard de l'accusé Robert Beijer, en disant qu'il est faux de prétendre qu'il aurait présenté deux personnalités de la Sûreté de l'Etat au patron de l'agence de détectives.

Mardi, le juge d'instruction Hennart a dit la même chose, mais il l'a dit au terme d'un exposé de trois heures que la défense de Beijer qualifia de «réquisitoire».

- Il est temps de quitter le règne des fantasmes qui dominent ce dossier: la Sûreté, le Brabant wallon, l'extrême droite... Et d'expliquer comment il s'y est pris pour maîtriser ce dossier qui, en 1988, avait connu de hautes turbulences. De plaider aussi pro domo en justifiant le moment et la manière dont il s'y est pris pour mener ses deux perquisitions dans les locaux de la Sûreté de l'Etat. De vraies perquisitions, sérieuses, dira le magistrat instructeur, et dont le résultat le plus net est que rien ne permet de croire que Robert Beijer aurait, comme il le prétend encore aujourd'hui, travaillé pour la Sûreté de l'Etat, ni même pour un seul de ses membres. Oui, il a posé sa candidature, mais c'est tout.

Mais n'est-ce pas Robert Beijer qui a livré les premières informations qui ont permis aux enquêteurs de découvrir les planques?

- Les informations fournies par Beijer en ce dossier sont minimes par rapport aux investigations. Certes, il y a toujours une part de vérité dans ce qu'il dit, mais cet homme qui était considéré longtemps comme un informateur se mettait à broder sans cesse sur les résultats de l'enquête.

La chasse aux autres mythes qu'il voit dans ce dossier: Au Westland New Post, on ne les connaît pas en temps que membres. L'affaire des «fiches politiques» offertes à M. Moureaux? Des renseignements de grande banalité. Quant à la Sûreté, au moment où je vous parle, pas le moindre élément ne permet de la compromettre en ceci.

On verra donc, au moment où la défense s'exprimera, pendant toute la matinée de ce mercredi par le feu conjugué des questions de Mes Pierre Chomé et Nicole Galand, si les certitudes de M. Hennart tiendront la route.

On se serait passé de la matinée de mardi, qui fut moralement assez insoutenable. L'audition du juge Schickler fut pénible en son contenu. Pris entre marteau et enclume, entre un procureur du Roi qui assistait parfois aux interrogatoires et des subordonnés en situation de guerre des polices qui ne lui donnaient les informations que selon leur bon plaisir, ce magistrat ne résistera pas aux pressions qui, sous le motif qu'il fallait garantir l'anonymat de certains, aboutira à la rédaction d'une série de procès-verbaux que l'on doit taxer de faux. Pénible, pour lui, d'avoir dû sortir par la petite porte d'un non-lieu. Un exemple flagrant de la grande misère de la Justice quand les juges d'instruction n'ont pas de pouvoir réel, ou se laissent ravir leur indépendance.

GUIDO VAN DAMME

Concernant ce procès, un point capital se trouve dans l'acte d'accusation. Il y est indiqué que l'épouse de Bouhouche a déclaré que Beijer avait proposé un scénario de défense visant à impliquer la Sureté et que son mari avait refusé cette idée.
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K



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MessageSujet: bien   Lun 9 Nov 2009 - 21:23

m... pas bien lu cette partie
recommencer!
merci.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 10 Nov 2009 - 18:39

LE PROCES BOUHOUCHE-BEIJER TOUJOURS SUR LES BOXES LOUES, AVEC LES FAUX ET LES VRAIS PROCES-VERBAUX, LES EXPLICATIONS...

HAQUIN,RENE
Vendredi 23 septembre 1994
Le procès Bouhouche-Beijer toujours sur les boxes loués, avec les faux et vrais procès-verbaux

Les explications du procureur du Roi de Nivelles

Deux témoins-clés ont été entendus, hier, au procès Bouhouche-Beijer, au sujet de la location pendant les années 80 de boxes et flats découverts dans l'agglomération bruxelloise après la première arrestation, fin 1987, de Robert Beijer. Il s'agit de l'adjudant-chef Guy Goffinon, et du procureur du Roi de Nivelles, Jean Deprêtre, dont la déposition, l'après-midi, a été plusieurs fois ponctuée d'une phrase sibylline du président Mafféi: Le jury appréciera...

Un réseau de boxes, flats et boîtes postales loués dans les années 80 a servi à planquer des «armes chaudes» et des voitures. Dix ans après, on ne sait toujours pas pour le compte de qui. Ce réseau fut découvert grâce aux données de l'ordinateur de Robert Beijer. Ses avocats, Mes Pierre Chomé et Nicole Galand, entendaient faire répéter hier par l'adjudant Goffinon, que Beijer fut bien à l'origine de ces informations importantes. L'adjudant ne l'a cependant confirmé qu'en partie, ajoutant que Beijer a d'abord dit avoir ses informations de Bouhouche, puis, après son arrestation en janvier 1988, il impliqua des membres de la Sûreté, sans donner un élément concret.

- L'essentiel des informations venait du listing de son ordinateur saisi fin 1987, dit l'adjudant. Nous considérions alors Beijer comme un informateur et nous ne pensions pas, jusqu'en janvier 1988, qu'il nous donnait des informations mais intervenait aussi pour faire déménager le contenu des boxes.

L'adjudant a aussi souligné que Beijer n'a pas livré tout ce qu'il savait. Mais sur plusieurs points, les avocats ont relevé des variations entre sa déposition à l'audience et ses procès-verbaux d'époque.

Sur le chapitre de la Sûreté, l'adjudant Goffinon a ajouté que lorsque le juge Hennart succéda au juge Schlicker, après les «révélations» de Beijer sur la Sûreté, le magistrat interdit de continuer l'enquête sur la Sûreté, comme sur l'extrême droite et sur les éventuelles connexions avec les tueries du Brabant. Sur ordre du juge, j'ai même dû interrompre l'audition en cours du commissaire Massart, de la Sûreté. Je ne comprenais plus pourquoi il fallait stopper des devoirs d'enquête prescrits. C'est l'une des raisons de mon retrait de l'enquête.

La défense a obtenu que soit actée cette déclaration tandis qu'un juré a souhaité que le juge Hennart revienne s'expliquer davantage. Quant au procureur du Roi de Nivelles, Jean Deprêtre, interrogé l'après-midi sur les perquisitions «convenues», les faux procès-verbaux et les rapports confidentiels établis pour dissimuler la manière dont les enquêteurs avaient réellement découvert les caches d'armes, il a confirmé avoir été mis au courant. C'était peut-être critiquable mais je considérais qu'il n'y avait pas de faux intentionnels, et même qu'il y avait état de nécessité, dit-il, rappelant que tant Bouhouche que Beijer n'acceptaient de faire ce type de confidences qu'à la condition de ne pas les consigner sur PV.

On en revient ainsi au vieux conflit de valeurs entre la morale de l'efficacité et celle du respect des règles et principes. Et l'on comprend que la défense y voit une violation de ses droits.

Le procureur admet aussi avoir informé régulièrement le procureur général et le ministère de la Justice de l'évolution de l'enquête qui se développait au sujet de la Sûreté en 1988.

Le procureur de Nivelles pense que Beijer a livré certaines informations pour crédibiliser ensuite celles qu'il s'apprêtait à donner pour construire son système de défense. Ce fut le cas pour les locations de boxes attribuées à la Sûreté: je crois que le jury l'a déjà compris, dit-il. Beijer n'a rien répondu. Mais le matin, à l'issue de l'audition de l'adjudant Goffinon, il s'était dit effrayé et effaré d'être revenu pour aider la justice en risquant ma vie et celle de ma famille.

Le jury appréciera...

RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: demande:   Mar 10 Nov 2009 - 21:17

Citation :
Sur le chapitre de la Sûreté, l'adjudant Goffinon a ajouté que lorsque le juge Hennart succéda au juge Schlicker, après les «révélations» de Beijer sur la Sûreté, le magistrat interdit de continuer l'enquête sur la Sûreté, comme sur l'extrême droite et sur les éventuelles connexions avec les tueries du Brabant. Sur ordre du juge, j'ai même dû interrompre l'audition en cours du commissaire Massart, de la Sûreté. Je ne comprenais plus pourquoi il fallait stopper des devoirs d'enquête prescrits. C'est l'une des raisons de mon retrait de l'enquête.

La défense a obtenu que soit actée cette déclaration tandis qu'un juré a souhaité que le juge Hennart revienne s'expliquer davantage

si un juré demande et la defense fait acter une déclaration
quelle suite le juge doit ou peut faire suivre ?

Rien , comme d'habitude ? ou
le juge avait peur? comme Spaak?
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billbalantines



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 11 Nov 2009 - 21:51

K a écrit:
Citation :
Sur le chapitre de la Sûreté, l'adjudant Goffinon a ajouté que lorsque le juge Hennart succéda au juge Schlicker, après les «révélations» de Beijer sur la Sûreté, le magistrat interdit de continuer l'enquête sur la Sûreté, comme sur l'extrême droite et sur les éventuelles connexions avec les tueries du Brabant. Sur ordre du juge, j'ai même dû interrompre l'audition en cours du commissaire Massart, de la Sûreté. Je ne comprenais plus pourquoi il fallait stopper des devoirs d'enquête prescrits. C'est l'une des raisons de mon retrait de l'enquête.

Attention. Hennart s'est expliqué en commission d'enquête. Il a refusé dans le cadre de l'instruction de l'assassinat Juan Mendez que l'on mêle son dossier à celui des TBW de manière 'artificielle' sur base de déclarations de Beijer car le juge estimait que Beijer le manipulait et s'arrangeait pour polluer son enquête. Ce serait grâce à cette méthode que Hennart est parvenu à boucler un dossier et a faire juger Bouhouche et Beijer. Sans cela, on serait encore dans les devoirs d'instructions aujourd'hui avec une impunité totale sur tout.

La défense a obtenu que soit actée cette déclaration tandis qu'un juré a souhaité que le juge Hennart revienne s'expliquer davantage

si un juré demande et la defense fait acter une déclaration
quelle suite le juge doit ou peut faire suivre ?

Rien , comme d'habitude ? ou
le juge avait peur? comme Spaak?

J'ai glissé en orange un commentaire qui ne fera pas plaisir à Bob mais la vérité à ses droits. Je ne cautionne pas à 100% la 'tactique' d'Hennart mais elle peut se défendre pour un magistrat qui veut éviter qu'on le 'trimballe'... On se comprend.
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K



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mer 11 Nov 2009 - 22:57

bien ,je suis la dedans
merci
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 13:02

PETITES SYNTHESES DE FIN DE SEMAINE AU PROCES DU BRABANT BOUHOUCHE-BEIJER : DERIVE STALINIENNE ?



VAN DAMME,GUIDO

Samedi 24 septembre 1994
Petites synthèses de fin de semaine au procès du Brabant
Bouhouche-Beijer: dérive stalinienne?
Vendredi matin, au méga-procès des assises du Brabant, le président Mafféi ne s'est pas opposé à ce qu'un des défenseurs de Madani Bouhouche, Me Stephane Lempereur, fasse usage du droit de bref commentaire dont disposent les avocats pendant le défilé des témoins, pour faire une mini-synthèse de la semaine. D'où il ressortait que pendant deux ans au moins, tout au début de son interpellation en 1986, Madani Bouhouche a été maintenu en détention sur la foi de procès-verbaux qui peuvent être taxés de faux aujourd'hui. Des faux «avoués».
Répliquant moins brièvement à Me Lempereur, le premier avocat général Pierre Morlet a reconnu que, pendant un certain temps, les droits de la défense n'ont pas été entièrement respectés. Pour M. Morlet, les jurés apprécieront, et cela ne doit pas oblitérer pour autant les droits actuels de cette défense. Mais reste les charges réelles qui pèsent sur les accusés, et c'est de celà que les jurés devront s'occuper. Il y a un risque de dérive en ce procès. La cour d'assises n'est pas là pour faire le procès de l'instruction. Ni le lieu de l'humiliation ou de l'autocritique de magistrats. Il y a un risque de dérive stalinienne dans ce procès!
Il est des mots qui sont porteurs d'émotion, et le mot «stalinien», même s'il ne qualifiait dans le discours de l'avocat général qu'un risque de dérive et non l'attitude de la défense, fut très mal perçu. Me Pierre Chomé rétorqua que s'il existe une dérive, aujourd'hui, c'est celle d'une certaine justice. Et Me Anne Krywin, défenseur de Chang, d'aller plus loin en rappelant que la légalité des preuves est un élément déterminant sur laquelle la cour, elle, doit se prononcer avant les jurés. Image pour image, elle lança: voilà la réponse à un procès dont Pierre le Grand n'aurait pas eu à rougir. Et le procureur général est du même avis que le bâtonnier pour convenir sans doute que la Sérénité doit rester maîtresse de la Justice.
Et la fin de cette semaine fut effectivement sereine. Ce qui ne veut pas dire que la petite chaise des témoins ait perdu le caractère de banc d'épreuve qu'elle a depuis plusieurs jours. Vendredi, ce fut le tour d'un bon serviteur de la BSR, Théo Van-dijck, le proche collaborateur de l'adjudant Goffinon.
Ce fut la confession du bon soldat qui savait maugréer comme tout le monde, surtout lorsque les choses étaient peu claires, qui signera sur ordre des procès-verbaux dont il sait qu'ils ne correspondent pas à la vérité, mais sur ordre de son supérieur adjudant, lequel assure qu'il a la bénédiction du juge d'instruction. Ce n'est plus Staline ni Mao, c'est tout simplement Kafka, avec son ultime dérision.
A Me Alain Vergauwen qui s'étonnait de ce que le témoin était renseigné parmi les rédacteurs d'un de ces faux procès-verbaux daté du 23 décembre, M. Van-dijck rétorque: impossible, à cette époque de la Noël, je suis toujours en congé.
Les juges dans nos campagnes vont entamer... leur quatrième semaine sans avoir terminé le chapitre des «planques». Lentement, mais sûrement.
GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 13:09

Donc, on admet publiquement qu'il y a eu de faux procès verbaux et cela dans le but de maintenir des gens en détention.
Je suppose que les auteurs de faux ont été sévèrement punis par leur hiérarchie ?
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 18:12

Henry a écrit:
Donc, on admet publiquement qu'il y a eu de faux procès verbaux et cela dans le but de maintenir des gens en détention.
Je suppose que les auteurs de faux ont été sévèrement punis par leur hiérarchie ?
La plainte qui a été déposée par la défense de Beijer a mis presqu'une année pour aboutir à l'audition des gendarmes, de Goffinon, du Juge Schlicker et du PR De Prêtre, devant le Procureur Morlet.
Tous ont reconnu les faux PV, plus d'une vingtaine!
Personne n'a été puni. On est en Belgeland quand même, non?
Et pour comble, interrogé à ce sujet par les avocats des accusés, De Prêtre devant la Cour d'Assises a admis ces faux PV et les a justifiés par ce qu'il a appelé "l'Etat de Nécessité", comme en temps de guerre a-t-il ajouté!
Staline n'était effectivement pas loin ce jour là !
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 19:49

minus a écrit:

Staline n'était effectivement pas loin ce jour là !

Je crois qu'il s'agit là de faire beaucoup d'honneur en citant pour exemple un vrai personnage historique, aussi détestable fut-il !

Une pute ne choisit pas ses clients ; elle se couche au son des billets froissés, dans la position qu'on lui ordonne.

Là se trouverait une comparaison logique et de pleine circonstance.

Pourquoi donc faudrait-il prèter l'oreille à deux prêtres pour entendre une messe que l'on sait mensongère de A à Z ?
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Henry

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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 21:28

minus a écrit:
Henry a écrit:
Donc, on admet publiquement qu'il y a eu de faux procès verbaux et cela dans le but de maintenir des gens en détention.
Je suppose que les auteurs de faux ont été sévèrement punis par leur hiérarchie ?
La plainte qui a été déposée par la défense de Beijer a mis presqu'une année pour aboutir à l'audition des gendarmes, de Goffinon, du Juge Schlicker et du PR De Prêtre, devant le Procureur Morlet.
Tous ont reconnu les faux PV, plus d'une vingtaine!
Personne n'a été puni. On est en Belgeland quand même, non?
Et pour comble, interrogé à ce sujet par les avocats des accusés, De Prêtre devant la Cour d'Assises a admis ces faux PV et les a justifiés par ce qu'il a appelé "l'Etat de Nécessité", comme en temps de guerre a-t-il ajouté!
Staline n'était effectivement pas loin ce jour là !

Avec des révélations pareilles, les jurés auraient du avoir de sérieux doutes sur tout le dossier car si on ment sciemment sur une chose, on peut de aisément mentir sur tout.
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 12 Nov 2009 - 21:46

Henry a écrit:
Donc, on admet publiquement qu'il y a eu de faux procès verbaux et cela dans le but de maintenir des gens en détention.
Je suppose que les auteurs de faux ont été sévèrement punis par leur hiérarchie ?

L'épisode des faux PV est archi-connu des initiés. En réalité les Pjistes avaient constitué des 'fardes de réserve' dans lesquelles étaient mises les déclarations des inculpés qui craignaient pour leur sécurité.
Faute de loi sur les repentis et de protection à l'américaine, il fallait bien éviter sous peine de se heurter à la loi du silence, négocier avec certains. Et Beijer a joué aussi ce jeu. Il fallait éviter que chacun ait trop vite connaissance de certaines déclarations en allant lire le dossier. En droit, c'est limite mais dans la 'sale guerre', c''était un demi-mal.
Qui a ensuite été habilement utilisé par la défense des prévenus... CQFD
Je livre un éclairage différent sans me prononcer sur le procédé. A chacun d'avoir son opinion. Mais Doraene qui était le super flic de l'époque a expliqué que Bouhouche a commencé à 'accoucher' lorsque son fils a été laissé seul sans sa mère (mise en détention). Et ce qu'il a raconté n'est pas sans intérêt. Les premiers éléments matériels ont été recueillis à cette occasion (armes ESI, etc...)
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