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 Le procès Bouhouche-Beijer

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K



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MessageSujet: Masset   Jeu 12 Nov 2009 - 21:54

ds le bouqin du prof Masset que je vient de recevoir il y a une histoire à additioner à votre tricot .

J'espère dele scanner ce weekend;
je pense c'est aussi dans les doc du parlement mais je ne les ai pas tous telechargées je pense.
en tout cas je pref le papier.

à bto
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 13 Nov 2009 - 3:28

billbalantines a écrit:
Henry a écrit:
Donc, on admet publiquement qu'il y a eu de faux procès verbaux et cela dans le but de maintenir des gens en détention.
Je suppose que les auteurs de faux ont été sévèrement punis par leur hiérarchie ?

L'épisode des faux PV est archi-connu des initiés. En réalité les Pjistes avaient constitué des 'fardes de réserve' dans lesquelles étaient mises les déclarations des inculpés qui craignaient pour leur sécurité.
Faute de loi sur les repentis et de protection à l'américaine, il fallait bien éviter sous peine de se heurter à la loi du silence, négocier avec certains. Et Beijer a joué aussi ce jeu. Il fallait éviter que chacun ait trop vite connaissance de certaines déclarations en allant lire le dossier. En droit, c'est limite mais dans la 'sale guerre', c''était un demi-mal.
Qui a ensuite été habilement utilisé par la défense des prévenus... CQFD
Je livre un éclairage différent sans me prononcer sur le procédé. A chacun d'avoir son opinion. Mais Doraene qui était le super flic de l'époque a expliqué que Bouhouche a commencé à 'accoucher' lorsque son fils a été laissé seul sans sa mère (mise en détention). Et ce qu'il a raconté n'est pas sans intérêt. Les premiers éléments matériels ont été recueillis à cette occasion (armes ESI, etc...)
CQFD ???
Vous avez démontré quoi quand vous écrivez: "L'épisode des faux PV est archi-connu des initiés."?
Juste que vous confondez des données essentielles de cette affaire !

- Quand vous parlez des "fardes de réserve" des Pjistes, vous parlez en fait des rapports fait par Doraene au sujet des déclarations de Bouhouche, déclarations que Bouhouche avait faites dans le but (atteint du reste) de faire libérer son épouse.
Ces rapports des déclarations ne sont en rien des faux et ne sont pas non plus des PV, mais de simples rapports.
Ce qui est illégal dans cette pratique, c'est que ces rapports faisaient l'objet d'un dossier parallèle, connu du Parquet seul et non présenté aux Chambres du Conseil devant lesquels devaient comparaître tous les inculpés, tous les mois. De ce fait, les droits de la défense étaient bafoués.

- Quand aux faux PV, dont question ci-dessous, il s'agit effectivement de faux PV numérotés et glissés dans l'ensemble du dossier (au moins une vingtaine) et dont la qualité de faux a été reconnue (certes avec beaucoup de difficultés et de patience) par les autorités elles-mêmes. Ces PV étaient faux par leur contenu dont certains avaient été purement et simplement inventé par les enquêteurs, sous l'influence de Beijer qui a eu beau jeux ensuite de dénoncer la supercherie. Comme cela paraissait facile, ensuite les enquêteurs ont fait d'autres faux de leur propre initiative.
Personne n'a jamais été puni mais le Jury populaire en a certainement tenu compte dans son verdict.
Si on prend le cas Beijer, il y avait 394 questions de culpabilités posées au Jury qui ne l'a finalement reconnu coupable que de 3 crimes (à savoir, un recel criminel d'une montre jamais identifiée, d'un faux télégramme dans l'affaire d'Anvers et d'un vol de maison communal pour lequel l'avocat général avait cependant requis l'acquittement) et de quelques infractions de type correctionnel.

Donc, ne pas confondre l'affaire des faux PV avec celle des rapports parallèles de la PJ.
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 13 Nov 2009 - 11:31

QUATRIEME SEMAINE DU PROCES LES PIEGES DE LA VERTU D'OBEISSANCE

VAN DAMME,GUIDO
Mardi 27 septembre 1994
Quatrième semaine du procès Bouhouche-Beijer et consorts

Les pièges de la vertu d'obéissance

La candeur me laisse sans voix, dira en cette fin de journée de lundi, Me Nicole Galand, défenseur de Robert Beijer au méga-procès des assises du Brabant. Candeur partagée par d'aucuns, après avoir entendu les témoignages de cinq gendarmes de la BSR qui furent les acolytes du premier chef Goffinon dans l'enquête sur les planques et box qui étaient, selon l'accusation, la base logistique d'une organisation criminelle à laquelle on reproche pas moins de trois éliminations physiques et une masse d'infractions.

Tous ont reconnu, avec une gêne qui variait selon les tempéraments, l'établissement de faux procès-verbaux dont l'objet était de masquer le fait que Robert Beijer, considéré alors comme un informateur, était à l'origine des fuites dont il deviendra par la suite la principale victime.

A de nombreuses reprises, le président Paul Mafféi a tenté d'éveiller en ces gendarmes l'horreur du mensonge. Souvent, la réponse était celle du bon soldat Sweig de la littérature allemande. L'adjudant était le maître d'oeuvre. Il nous confiait des tâches ponctuelles. Il en faisait la synthèse. Puis on signait les PV. Ils ajoutaient que cela ne se passe plus de la même manière aujourd'hui.

Et puis ces anciennes rivalités locales, sur lesquelles ont tente de glisser pudiquement. Au sein de chacune de nos sections (la BSR de Bruxelles et la BSR de Wavre) l'entente était bonne. Entre les deux, elle n'était pas mauvaise. Nuance.

Sur le fond, l'avocat général M. Pierre Morlet a raison de craindre une dérive. Mentir dans un procès verbal, c'est mal. Conjugué à tous les temps. Mais ce fut au point que l'essentiel des déclarations de nos gendarmes passait comme inapperçu. On apprend, par exemple, que dans les confidences qu'elle fera par adjudant montois interposé, Mme Bouhouche révélera que Beijer a parlé de la Sûreté de l'Etat, qu'il fallait compromettre en ce dossier. Et puis d'un pistolet russe qu'il fallait récupérer quelque part pour aller le placer chez un gradé de la gendarmerie, pour l'impliquer aussi. Ce que les dames sont bavardes en ce dossier! Et les jurés posent des questions pertinentes, qui prouvent qu'ils ne perdent pas le fil du procès:

- A propos du box à vider, Mme Bouhouche a-t-elle précisé qu'il y avait des armes à déménager? Et la réponse de l'enquêteur tombe comme un couperet sur le dos du transporteur qui jura qu'on ne l'avait pas prévenu: Absolument. Mme Bouhouche a clairement parlé d'armes!

On aborde le chapitre des clés. Celles de la voiture à bord de laquelle on retrouvera des armes volées à la gendarmerie et chez Mendez. La grande misère des pièces à conviction. Retrouvées chez Bouhouche, au cours d'une perquisition? Il faudra encore en faire la preuve.

Signalons que la 11e chambre du Conseil d'État, devant laquelle Robert Beijer était venu demander l'annulation du refus du directeur adjoint de la prison de Forest de lui permettre d'utiliser son ordinateur en cellule, a rejeté la demande.

GUIDO VAN DAMME

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"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 13 Nov 2009 - 12:25

@ michel-j

Pourquoi donc faudrait-il prèter l'oreille à deux prêtres pour entendre une messe que l'on sait mensongère de A à Z ?
+10

trop fort.........
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Ven 13 Nov 2009 - 18:00

Cusmenne Claude a écrit:
@ michel-j

Pourquoi donc faudrait-il prèter l'oreille à deux prêtres pour entendre une messe que l'on sait mensongère de A à Z ?
+10

trop fort.........
Si c'est "trop fort" , c'est donc que ce n'est pas fort, puisque c'est trop!
Je vous en supplie. Si on parlait français!
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 14 Nov 2009 - 10:55

SUITE DU PROCES BOUHOUCHE-BEIJER, TEMOIGNAGE DU COMMISSAIRE DOREANE AUX ASSISES

HAQUIN,RENE
Mercredi 28 septembre 1994
Suite du procès Bouhouche - Beijer

Témoignage du commissaire

Doraene aux assises

La cour d'assises du Brabant en est toujours au chapitre des locations, dans les années 80, de flats, box et autres caches d'armes, dans le procès Bouhouche - Beijer. Des trois membres de la P.J. de Nivelles entendus hier, on retiendra surtout le témoignage du commissaire Jean-Pierre Doraene, dont Beijer puis Bouhouche furent successivement les «informateurs» à la fin de 1987 et au début de 1988.

En août et septembre 1987, Beijer lui confia d'abord que des officiers supérieurs de la gendarmerie étaient impliqués dans un projet de coup d'État. C'est aussi sur base d'indications fournies par Beijer que furent saisis ensuite, dans une de ses caves, lors d'une perquisition «convenue», des canons d'armes et deux uniformes de gendarmes déposés par Mme Bouhouche au moment où elle dut déménager.

Quant à Bouhouche, confiné dans le silence depuis son arrestation en janvier 1986, il se décida à parler en décembre 1987 (à l'époque de la découverte des box), promettant des révélations sur le vol des armes de Mendez, sur son assassinat, sur Bultot et les tueries du Branbant, et sur la mort de Latinus.

L'ÉPOQUE DU «PISTOLET

À LA BOLOGNAISE»

En janvier 1988, alors que son épouse était arrêtée et qu'éclatait l'affaire du «pistolet à la bolognaise», une semaine avant le retour de Beijer et ses accusations contre la Sûreté, Bouhouche fournit au commissaire Doraene des indications précises conduisant à un entrepôt industriel loué à Bruxelles par Mendez sous un faux nom, et à des box dont l'un recélait une Renault 4 bourrée d'explosifs. Une découverte qui n'a rien à voir avec l'affaire jugée ici, précise le commissaire, sans donner d'autre explication.

Bouhouche conduira aussi le commissaire Doraene au viaduc de Vilvorde, sous lequel, sur base de ses indications, la P.J. découvrira, soigneusement emballées, des armes volées au groupe Diane de la gendarmerie au début de 1982. Ces armes, Robert Beijer en avait vaguement parlé déjà, sans les localiser vraiment. Hier, à l'audience, Beijer a ajouté qu'on reparlera de ces armes quand viendra l'audition du juge Lacroix (qui, à l'époque, était en charge des dossiers des tueries du Brabant).

En janvier 1988, Bouhouche confia encore au commissaire Doraene avoir bien présenté le patron de la Sûreté à Beijer et avoir communiqué des dossiers de la gendarmerie (sur le journal «Pour» et le Front de la jeunesse) en guise d'épreuve d'entrée au WNP. Ces dossiers, Alain Weykamp, membre du WNP, qu'on entendra ultérieurement aussi, a confirmé les avoir bien photocopiés. Sans admettre ses contacts avec la Sûreté ni son appartenance au WNP, Bouhouche a cependant confirmé, hier, avoir bien à l'époque (fin 1981, début 1982, quand il était encore à la gendarmerie), «sorti» trois dossiers de la BSR, mais ce n'était que pour satisfaire, dit-il, une simple demande de son ami Alain Weykamp...

VAN LIERDE PLUS MODÉRÉ

ET MOINS LOQUACE

L'audience de l'après-midi a permis à la Cour d'entendre le témoignage du substitut du procureur du Roi de Nivelles M. Van Lierde. À l'époque de la commission d'enquête parlementaire sur le terrorisme et le banditisme (de 1988 à 1990), M. Van Lierde s'était montré fort critique à l'égard du déploiement de l'enquête à Nivelles, de la guerre des polices, du juge d'instruction Schlicker... Mais, hier, le magistrat se montra plus modéré et moins loquace.

Les avocats de Beijer relevèrent ces «divergences» dans les propos du magistrat. Sa réponse: Je ne renie pas ce que j'ai dit alors et je ne crois pas dire autre chose aujourd'hui.

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MessageSujet: encore une voiture !   Sam 14 Nov 2009 - 11:29

Citation :
En janvier 1988, alors que son épouse était arrêtée et qu'éclatait l'affaire du «pistolet à la bolognaise», une semaine avant le retour de Beijer et ses accusations contre la Sûreté, Bouhouche fournit au commissaire Doraene des indications précises conduisant à un entrepôt industriel loué à Bruxelles par Mendez sous un faux nom, et à des box dont l'un recélait une Renault 4 bourrée d'explosifs. Une découverte qui n'a rien à voir avec l'affaire jugée ici, précise le commissaire, sans donner d'autre explication.

j'ignorais cette R4
liste:

R25 /direct Renault/armes ESI
Volvo privé sois disant volée
Mercedes 4x4:volé sur location/buslik
Audi 100 pour échapper/Weykamp
R4 explosif ?????
Toyota:beausite/chargement dreve tumuli
Renault 18 explosif?

et les Mazda Vernaillen
et le Mazda vol ESI

Qui peut confirmer?
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romain gary



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 14 Nov 2009 - 14:36

tiens, c'est marrant sur ce post, du coup B.R. est étonnament moins loquace et enclin à intervenir....

Beijer semble encore plus manipulateur que Bouhouche.

Les faits:
il (co?) gérait un réseau de planques, il a fait le pont dans un trafic d'armes entre Mendez-Bouhouche et ??? (c'est sur un autre post).

Beijer se met à table après la découverte de son réseau de planques via l'analyse de son pc... l'informateur change de rôle: il passe au rang des suspects. Les PV antérieurs à cette date pivots sont à considérer comme ceux d'un informateur dont l'anonymat doit être protégé (faux pv). Les PV postérieurs sont ceux d'un suspect qui emploie la tactique vieille comme le monde d'impliquer tout le monde dans ses trafics, histoire de se déculpabiliser. C'est assez simple, finalement.

Le JI se protège et choisit une tactique: couper les branches connexes... sinon l'instruction se perdra dans des méandres encore plus nombreuses que celles de l'Amazone. Hennart reprend la main, les enquêteurs sont frustrés.


Quand on tente d'impliquer "les autres" (Sureté, gendarmerie, etc) c'est qu'on détourne les regards des vrais complices.

Goffinon a dit: Beijer n'a pas tout dit... dira-t-il pour qui et pour quoi il avait loué ces boxes? Qui a volé les armes de l'ESI?

Il est illusoire de sa part de croire que l'Etat lui accordera un changement de nom en échange d'infos...

A quoi était destinée cette R4 bourrée d'explosifs? tiens, les CCC ils utilisaient quoi comme bagnole pour faire leurs attentats? Et les explosifs étaient-ils les mêmes?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 16 Nov 2009 - 12:11

DEBALLAGES PERIPHERIQUES...CONTROLES DANS LE SAINT DES SAINTS DE LA SURETE



VAN DAMME,GUIDO

Jeudi 29 septembre 1994
Les déballages périphériques du procès Beijer - Bouhouche
Contrôles dans le «saint des saints» de la Sûreté
La brève audience de mercredi matin, au méga procès des assises du Brabant devant lesquelles comparaissent, pour parler le langage de l'avocat général, les membres de la «bande Bouhouche - Beijer», était en sorte un prologue des auditions programmées pour le début d'octobre: celles de MM. Raes, Smets, Massart et Philips, membres éminents ou exécutants de la Sûreté, pour laquelle Robert Beijer prétend avoir travaillé. Trois fonctionnaires du Comité supérieur de contrôle, organe à vocation judiciaire dépendant directement du Premier ministre, sont venus rendre compte des travaux de perquisition qu'ils ont menés dans les locaux de la Sûreté, à la demande et sous la conduite du juge d'instruction Hennart.
Passons immédiatement à leurs conclusions: rien, dans ce qu'ils ont analysé, n'a pu établir une preuve de collaboration entre l'accusé Beijer et la Sûreté. Mais tout dépend évidemment de ce qu'ils ont pu analyser. La première perquisition fut-elle vraiment effectuée par surprise? M. Francis Dorpe reconnaît que la réunion préparatoire, contrairement à ce qu'ont affirmé des gendarmes, a eu lieu plusieurs jours avant la descente. Au minimum le vendredi précédant le lundi de la perquisition, mais peut-être même davantage. Une semaine peut-être. Et très méticuleux dans son instruction d'audience, le président Mafféi demande si un magistrat du parquet assistait à cette réunion. Réponse négative. Ouf! Le téléphone n'a donc pas nécessairement fonctionné entre le palais de Justice de Nivelles et l'Exécutif... dont dépend la Sûreté.
Mais on aprend par la suite qu'au moment de franchir «le saint des saints» de la Sûreté (la qualification biblique est donnée par Mme Anne Leboulle, qui a effectué cette descente avec ses collègues Franis Dorpe et Alain Wellemans) le préposé à cette section était en vacances, et tous ses tiroirs étaient fermés à clé. Il s'agit de la section «Info» où se trouvent les listes des informateurs. Pose des scellés, puis, lorsque le chef de cette division, M. Van Damme, arrivera sur place, c'est le juge d'instruction Hennart qui pénétrera dans le local, ces messieurs du Comité de contrôle étant priés de rester à l'extérieur. M. Hennart a donc pris sur lui cette partie de la recherche. Une deuxième perquisition aura lieu plusieurs jours plus tard dans le même bureau, mais cette fois, dira M. Dorpe, j'ai averti M. Raes, à la demande du juge d'instruction.
Le reste déballé à l'audience est supposé n'avoir actuellement aucun rapport avec l'affaire. Encore que par un feu de croisé de questions, Mes Lempereur, Chomé et Galand ont glané des réponses périphériques intéressantes, quoique pas toujours nouvelles. Que M. Raes, directeur de la Sûreté, disposait de fonds importants pour lesquels le comptable de la maison ne recevait pas de justificatifs. Ce qui ne veut pas dire que ces justificatifs n'existaient pas... ajoutent les contrôleurs.
Moins secrets, aujourd'hui, ces 10.800.000 F que la Sûreté payait annuellement pour financer l'opération Gladio. Et quand M. Alain Wellemans demandera au comptable ce que représentait ce poste, il s'entendra répondre qu'il s'agissait du financement d'une mission dans le cadre d'un plan de défense plus large.
Pas de microfilms saisis au cours de cette descente. Voilà l'unique curiosité de la matinée.
GUIDO VAN DAMME

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romain gary



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 16 Nov 2009 - 14:15

certaines personnes ont mis en doute l'existence de Gladio sous cette appellation en Belgique. Il semble que les preuves comptables sont incontestables. Reste qu'avec 10,8 M FB on ne va pas très loin en matière opérationnelle; Ce qu'il eût été intéressant de savoir, ce fut l'évolution du budget.... Fluctuait-il dans le temps? Etait-il limité dans le temps?
autre réflexion: Gladio ne peut s'envisager que dans le contexte d'une collaboration avec les services secrets soit de l'Otan, soit Européen (si une forme existait?) ou directement américain.

Il est à rappeler que Latinus prétendait avoir été tout au début de sa carrière malfaisante été recruté par une sorte d'agent secret européen (qui se souvient de son nom?)...

Beijer avait dès le départ pris comme ligne de défense de mouiller la Sûreté... Disait-il vrai? Ou en partie?

Le noeud du problème, c'est qu'avec lui une semi vérité cache un semi mensonge... On peut aussi raisonnablement penser que si réellement il avait fait partie de la Sûreté, celle ci aurait pris les dispositions légales pour protéger un informateur et aurait éviter le procès...

La question technique: si Beijer fut informateur de la Sûreté, celle dernière pouvait-elle juridiquement éviter de témoigner ou d'une autre manière éviter que ce volet du procès soit aborder????

Il faudrait poser la question à un juriste ou consulter la jurisprudence si elle existe en matière de protection des informateurs....

Que la Sûreté ait d'autres choses à garder secret est presque un pléonasme... Un lien de corrélation ne veut pas dire qu'il y ait lien de causalité.
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dim



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 16 Nov 2009 - 14:59

Citation :
Il est à rappeler que Latinus prétendait avoir été tout au début de sa carrière malfaisante été recruté par une sorte d'agent secret européen

1) En 1977, Latinus Paul aurait été recruté par le Public information office (PIO) de Bougerol...
2) Bougerol était un ami proche de Emile Lecerf (Front de la Jeunesse)
3) Lecerf était un des antennes belges de l'Aginter Press (!) et cofondateur du Comité Hongrie, donc proche de Töttösy, Dessart, de Stankovich, Mercier et, très intéressant, Damman
4) Damman était membre du WACL, ABN, Cercle des Nations, le diregeant du AESP et un proche de Van Kerkhoven, Van Wijck et la mouvance von Habsburg/Opus

CIA + Otan + Opus = anticommunisme > Gladio > Aginter Press (volet terrorisme) + AESP (volet finance/politique) > Cercle des Nations + CEPIC + Comité Hongrie + PIO + BROC + ... = niveau Belge > WNP (groupe d'action) > ...
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 16 Nov 2009 - 15:52

michel a écrit:
DEBALLAGES PERIPHERIQUES...CONTROLES DANS LE SAINT DES SAINTS DE LA SURETE
....
Moins secrets, aujourd'hui, ces 10.800.000 F que la Sûreté payait annuellement pour financer l'opération Gladio. Et quand M. Alain Wellemans demandera au comptable ce que représentait ce poste, il s'entendra répondre qu'il s'agissait du financement d'une mission dans le cadre d'un plan de défense plus large.
Pas de microfilms saisis au cours de cette descente. Voilà l'unique curiosité de la matinée.
GUIDO VAN DAMME
Le journaliste Guido Van Damme se trompe!
La somme dont question ci-dessus était allouée à l'opération HARPOON. Cette somme a été renouvelée plusieurs années de suite.
RAES Albert a déclaré que HARPOON était tout à fait régulier (bah, s'il le dit, c'est que c'est vrai!) et concernait un réseau radio.
Personne n'a dit que la somme ci-dessus était pour Gladio, si ce n'est le journaliste lui-même qui a fait peut-être une liaison un peu rapide mais peut-être exacte...
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MessageSujet: Harpoon radios   Lun 16 Nov 2009 - 16:24

http://books.google.be/books?id=VAbkogswOmEC&pg=PA202&lpg=PA202&dq=harpoon+radio&source=bl&ots=cLAorE_LAZ&sig=a-LkufQOs2V_44QW5jz3VJTZPKY&hl=nl&ei=q2wBS9PUDOLTjAeKw9GUCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=10&ved=0CC0Q6AEwCTgK#v=onepage&q=harpoon%20radio&f=false

minus a raison:

depuis 1980 130 millions DM ont été payé à telefunken et ces radios un peu codées ont été dispersés en europe;
Allemagne en a gardé pour 20 millions Dm.

peut-être Minus a vu un ces radios au numero 1309 ?
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 17 Nov 2009 - 18:46

BOUHOUCHE, BEIJER, AMORY ET LEURS ANCIENS COLLEGUES UNE HISTOIRE DE "STARSKY ET HUTCH"

VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 30 septembre 1994
Bouhouche, Beijer, Amory et leurs anciens collègues

Une histoire de Starsky et Hutch

Pierre et Christian, une histoire policière qui aurait pu entrer dans la fameuse série des «Starsky et Hutch». Deux gendarmes montois. Lui, Christian Amory, se trouve aujourd'hui dans le box des accusés. Son camarade Pierre Beduwe est venu témoigner pour lui. Le dévouement à toute épreuve, la solidarité totale, des nuits de travail policier passées ensemble. Et puis, un jour de novembre 1987, alors qu'ils sont dans le même bureau, Chritian reçoit un coup de fil mystérieux.

- Christian est devenu blême. Il m'a dit: «C'est la femme de Bouhouche (en prison déjà) qui me demande de l'aider à évacuer des armes chaudes qui se trouvent dans un box de l'avenue Louise, un garage situé à droite quand on vient du bois, et une porte de telle couleur, avec trois serrures». Pierre a le bon reflexe: il entraîne immédiatement son coéquipier dans le bureau voisin occupé par le nouvel adjudant venu de Bruxelles, Willy Wautelet, un ami de Goffinon, l'adjudant pape de l'enquête. Reste à savoir, aujourd'hui, si Christian aurait réagi aussi promptement si son collègue n'avait pas été à ses côtés.

Style moins romanesque dans la déposition d'Alain Étienne, homme de la P.J. qui fait partie du service d'enquête du contrôle des polices. Il a perquisitionné un jour chez Robert Beijer, dans une affaire de concussion de fonctionnaire.

- Je l'avais convoqué en nos bureaux. Je lui montre un mandat de perquisition du juge Pignolet. Nous allons chez lui.

Beijer enchaîne: Je lui ai dit que j'allais d'abord écarter mon chien méchant. Puis je lui ai claqué la porte au nez. J'ai fait jouer la «Neuvième» de Beethoven sur mon électrophone pour qu'il n'entende rien de ce qui se passait chez moi.

Étienne continue: Il nous a fait attendre une heure devant sa porte blindée. Quand nous sommes entrés, des documents avaient été brûlés dans le feu ouvert.

Beijer épilogue: J'ai senti le canon froid d'une arme dans ma nuque... Et Beijer tentera de détruire des disquettes, qui seront récupérées et serviront beaucoup par la suite.

Jeudi après-midi, c'est le passé qui est revenu au galop, avec le témoin Jacques Rousseau, un indépendant... qui fut capitaine de gendarmerie et chef de la brigade wavrienne avant d'être le triste héros d'une affaire d'extorsion qui l'éloignera du corps d'élite. Rappelons que ce capitaine Rousseau fut celui qui, dans l'assassinat du docteur Michel Delescaille, sauvera une jeune étudiante d'une erreur judiciaire en adoptant une procédure qui était assez particulière. Un homme qui vivait dangereusement et qui vient dire à la barre que, sans les informations de Robert Beijer, l'enquête n'aurait jamais connu un tel essor. - Aujourd'hui encore, j'ai la conviction que Beijer voulait aider la justice et se démarquer de Madani Bouhouche. Il m'a confirmé à plusieurs reprises qu'il collaborait avec la Sureté. Avant 1987...

GUIDO VAN DAMME

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Jeu 19 Nov 2009 - 12:53

BILAN HEBDOMADAIRE DU MEGA PROCES AUX ASSISES DU BRABANT BOUHOUCHE-BEIJER:TOUS LES DERAPAGES DU PASSE



VAN DAMME,GUIDO

Samedi 1er octobre 1994
Bilan hebdomadaire du méga procès aux assises du Brabant
Bouhouche - Beijer: tous les dérapages du passé
Les jurés du procès de Bouhouche et consorts (encore un malade cette semaine, et il ne reste que six réservistes) ont eu droit à un départ en week-end avancé: l'Algérien qui aurait servi de contact à l'accusé Christian Amory dans son rôle de taupe au sein d'un mouvement algérien d'opposition ne s'est pas présenté à l'audience de vendredi après-midi. Selon la police locale, le témoin serait malade. Le président Mafféi a envoyé un médecin légiste, et il est bien décidé à entendre ce témoin important.
La matinée n'avait guère apporté davantage. Trois loueurs de flats ou de box ont totalisé dix fois l'expression: Je ne me souviens pas, je ne me souviens guère, je suis certain, mais pas à 100 %.
Au début du procès, Me Pierre Chomé avait déposé des conclusions sur le respect du délai raisonnable et avait signalé le risque de détérioration des preuves. La cour, rejetant ces conclusions, avait dit que le jury estimerait en conscience si les témoignages restent probants. Renvoi, donc, à l'intime conviction des jurés, après ce festival matinal du délai déraisonnable qui a abîmé les mémoires à un point qui n'est ni tolérable ni utile à la manifestation de la vérité.
À part cette journée finale quasi blanche, la quatrième semaine du méga procès aura été de productivité moyenne. D'abord, elle a permis de bien cerner les problèmes avant l'audition de témoins importants, comme le grand patron de la Sûreté Albert Raes, qui est attendu lundi. Puis à mieux connaître les acteurs par le dedans: Madani le voltairien, Robert l'idéaliste antifacho, Christian le fidèle et Chang toujours un peu ahuri. Une bande? Trop peu sûre pour lui confier quoi que ce soit, trop peu sérieuse pour mériter les honneurs du code au chapitre des associations de malfaiteurs. Mais ce ne sont que des impressions de début.
Constatons seulement que les premiers chapitres examinés du vol d'armes chez Mendez ou des planques sont tapissés d'incertitudes. Dans les pièces à conviction, une chatte n'y trouverait pas plus ses chatons que le ministère public la clé véritable de la voiture suspecte. Trop de procès-verbaux arrangés et d'inclination à construire le dossier.
La défense affiche un certain optimisme, et c'est vrai qu'elle a marqué cette semaine beaucoup de points à la périphérie du dossier. Mais les regards se portent vers un homme qui n'a pas marqué de passion particulière pour ces règlements de comptes fort anciens entre gens de police: c'est le premier avocat général Pierre Morlet. Il doit se dire que, pendant que la petite classe s'ébroue à la périphérie du dossier, personne n'ébranle sérieusement encore ses préventions.
Car enfin, même si, par un coup de théâtre spectaculaire et improbable, M. Raes venait dire, lundi, à l'audience: Mais oui, ces messieurs ont travaillé pour nous, cela ne changerait pas un iota aux réquisitions de M. Morlet. Lequel n'est pas prêt à absoudre un seul de ces crimes ni une seule de ces rapines s'il était prouvé, demain, que ces crimes et ces rapines auraient été commanditées. Et le jury, lui, ne trouvera pas de rubrique sur la Sûreté, sur les millions de Gladio, sur la clandestinité algérienne ou sur le WNP dans le questionnaire du verdict. Sur le fond des préventions majeures, tout doit encore être analysé.
GUIDO VAN DAMME

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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 21 Nov 2009 - 19:42

LES ANCIENNES TETES D'AFFICHES DE LA SURETE,ALBERT RAES ET CHRISTIAN SMETS,AU MEGAPROCES DU BRABANT BEIJER ET LES HOMMES DU...

HAQUIN,RENE; VAN DAMME,GUIDO
Mardi 4 octobre 1994
Les anciennes têtes d'affiche de la Sûreté, Albert Raes et Christian Smets, au mégaprocès du Brabant

Beijer et les hommes du service secret

Entre la parole d'un haut fonctionnaire et celle d'un ex-gendarme détective, pas un fifrelin de preuve matérielle.

Y eut-il, comme l'affirme Robert Beijer depuis janvier 1988, des hommes de la Sûreté derrière les locations, dans les années 80 (à l'époque des tueries du Brabant et de l'affaire Mendez), d'un réseau de box, flats, boîtes postales servant notamment à des caches d'armes? Beijer implique toujours l'ancien patron de la Sûreté, Albert Raes, et le commissaire Christian Smets.

L'un et l'autre ont confirmé hier sous serment ne connaître ni Beijer ni Bouhouche. Qui croire? En rejetant sur le dos des hommes de la Sûreté la responsabilité des locations, Beijer joue son va-tout dans cette phase du procès. Mais, pas plus qu'au cours de l'instruction, il n'a apporté hier d'élément confondant. Albert Raes, qui fut pendant 23 ans patron du service secret, a comme d'habitude contourné les questions sensibles, allant jusqu'à assurer la Cour et la défense qu'il ne pratique pas l'amnésie sélective.

Au terme de l'audition d'Albert Raes, Beijer a cependant maintenu sa version, se plaignant que le patron du service secret ait été tenu informé de l'évolution de l'enquête. Il a ajouté:

- Le témoin est un homme d'intelligence et de pouvoir, mais je préfère être dans ce box qu'à sa place, seul face à sa conscience. Phrase à laquelle M. Raes n'a pas répliqué.

PAROLE DE L'UN CONTRE

PAROLE DE L'AUTRE

Le commissaire Smets a confirmé n'avoir jamais eu affaire à Beijer et a redit comment, après avoir été mis en cause par l'ex-gendarme, il était entré en possession d'une carte de l'agence de détective ARI de Beijer et Bouhouche. Ses réponses étaient plus tranchées que celles de son ancien patron. Quand Beijer lui a demandé s'il pouvait le regarder dans les yeux en répétant n'être jamais venu dans son agence ARI, le commissaire Smets l'a fait calmement:

- De ma vie, je n'ai mis les pieds dans une agence de détectives privés, que ce soit l'ARI ou une autre. Beijer a répliqué qu'il est dommage que le pays soit défendu par des hommes ainsi.

Parole de l'un contre celle des autres. Sur les locations de box et flats, et sur les éventuels contacts entre Beijer, Bouhouche et des hommes de la Sûreté, l'audition du commissaire Victor Massart n'a pas apporté de nouvel élément. Même quand Albert Raes dit qu'il est impensable qu'un administrateur-directeur général de la Sûreté s'abaisse à entrer dans l'officine d'un détective, et que Victor Massart a rétorqué:

- Je n'ai jamais eu connaissance que MM. Raes et Smets aient eu des contacts avec Beijer et Bouhouche. M. Raes n'avait de comptes à rendre à personne. Mais ce n'était pas dans le rôle de l'administrateur général de prendre de tels contacts, même si l'on sait qu'il a rencontré le détective allemand Werner Mauss, dont il est question dans le procès du commissaire Reyniers.

LOCATIONS SPÉCIALES

À LA S URETÉ

À tous, le président Mafféi a demandé s'il arrivait à la Sûreté de louer des box et des appartements. Réponses unanimes:

- Pour les box de garage, il y avait ceux qui servaient à notre charroi. Pour les appartements, parfois oui, pour installer une surveillance ou protéger un informateur. Mais, toujours, ces locations se sont faites de manière régulière sur le plan administratif ou comptable. Pas de faux noms, mais, quand la discrétion l'imposait, le nom d'un parent ou d'un ami de la Sûreté, toujours identifiable. Et rien de pareil n'a jamais été demandé à des agents extérieurs, et, en particulier, rien n'a été demandé à Bouhouche ni à Beijer, des inconnus pour nous avant les révélations de Beijer faites à la presse.

Ce fut un interrogatoire en règle, par un jury attentif, qui ne laissa passer aucun détail, et par une défense qui ne ménagea point les témoins. Lorsqu'il s'agit de savoir si le patron de la Sûreté évitait de montrer son visage à découvert, les arguments se perdirent dans le sable. Me Chomé a rappelé l'incident du procès de Mons en 1988, quand Albert Raes arriva sur la place inondée de soleil, en imper, col relevé sur la casquette et lunettes fumées. Il faisait froid, a rétorqué Albert Raes, soulevant l'éclat de rire d'un des journalistes qui ce jour-là déjeunait en bras de chemise à la terrasse d'un bistrot.

Quant à Madani Bouhouche, qui conteste avoir eu affaire à la Sûreté, même s'il en avait bien parlé au début de 1988 dans un entretien confidentiel avec un enquêteur, il n'a hier, pas plus que ses avocats, posé de question.

RENÉ HAQUIN

et GUIDO VAN DAMME

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auliffes



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Sam 21 Nov 2009 - 23:24

Cette nuit, j'ai fait un mauvais rêve : j'ai rêvé que Minus, non content d'essayer de justifier ses cauchemars passés,
revenait pour nous faire peur : nous pouvons être heureux qu'il soit loin, sauf un mois par an...
Le désespoir de son enfance malheureuse a amené de nombreux crimes ; espérons que sa vieillesse soit moins malmenée...
A force de vouloir devenir un (pseudo) héros de l'Union Soviétique, il n'a pas hésité à éliminer de nombreux innocents...
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K



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MessageSujet: Tiens   Dim 22 Nov 2009 - 10:44

Auliffes

un homonyme a posé la question en 2007 si on savait le nom de monsieur qui était le bodyguard de Latinus qq part

c'etait vous?
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K



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MessageSujet: comportement   Dim 22 Nov 2009 - 10:56

Citation :
Quant à Madani Bouhouche, qui conteste avoir eu affaire à la Sûreté, même s'il en avait bien parlé au début de 1988 dans un entretien confidentiel avec un enquêteur, il n'a hier, pas plus que ses avocats, posé de question.

qq'un peut eclaircir sur le comportement des duponts vis a vis ,entre eux au proces vu les deux orientations differentes choisies par eux ou leurs advocats.
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 22 Nov 2009 - 15:05

K a écrit:
Citation :
Quant à Madani Bouhouche, qui conteste avoir eu affaire à la Sûreté, même s'il en avait bien parlé au début de 1988 dans un entretien confidentiel avec un enquêteur, il n'a hier, pas plus que ses avocats, posé de question.

qq'un peut eclaircir sur le comportement des duponts vis a vis ,entre eux au proces vu les deux orientations differentes choisies par eux ou leurs advocats.
C'est très simple.
Il faut savoir que certain jour, le journaliste passe une demi-heure au procès (car il en a d'autres à aller écouter) et fait un papier sur toute la journée du procès le lendemain. Pas étonnant qu'il lui manque des données...
En ce qui concerne votre question, contrairement à ce qui est écrit, les Duponts ne se sont pas opposés pendant le procès sur ce chapitre. Dans le cas du volet de la sûreté, Bouhouche n'est jamais revenu sur ce qu'il avait dit précédemment à Doraene.
Mais il n'a pas daigné développer le sujet suite aux questions du président et du jury au prétexte avait-il déclaré devant tous que: " dans les mots "services secrets", il y a le mot "secret" et que cela devait donc rester secret".
C'est ce qui s'est réellement passé et bien évidemment, le jury n'a pas trop apprécié.
Vous pourrez mieux vous rendre compte de ceci quand Michel mettra en ligne le papier de René Haquin, qui résume la décision du Jury à ce sujet.
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minus



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 22 Nov 2009 - 15:36

auliffes a écrit:
Cette nuit, j'ai fait un mauvais rêve : j'ai rêvé que Minus, non content d'essayer de justifier ses cauchemars passés,
revenait pour nous faire peur : nous pouvons être heureux qu'il soit loin, sauf un mois par an...
Le désespoir de son enfance malheureuse a amené de nombreux crimes ; espérons que sa vieillesse soit moins malmenée...
A force de vouloir devenir un (pseudo) héros de l'Union Soviétique, il n'a pas hésité à éliminer de nombreux innocents...
Au lieu de mal rêver, lisez plutôt de quoi vous nourrir les neurones...

"Pour des raisons moins dramatiques mais non moins politiques, les traîtres de l'ultra-modernité savent l'art de mentir. Art qui appelle le calcul d'intérêt... car un grand maître ne ment jamais sans de bonnes raisons....
Bien entendu, le grand maître ne peut être jugé dans l'instant, sinon le moraliste l'emporte.
La postérité lui ouvre en revanche les portes de la réhabilitation.
Parce que, plus que tout autre, le grand maître intègre la durée dans son action et dans ses reniements, seul le temps peut lui donner raison. Sur cette échelle-là, il sait que toujours la grandeur lui revient.

.... Et les traîtres, chacun avec leur style, réaliseront le message de l'ultra-modernité: la quête indéfinie de l'autonomie est le sens de la vie, et la trahison, le chemin de la liberté.

Extrait du livre: "Eloge de la Trahison"  Par Denis Jeambar et Yves Roucaute.

Bonne lecture Laughing
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michel-j



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 22 Nov 2009 - 20:18

minus a écrit:
Bien entendu, le grand maître ne peut être jugé dans l'instant, sinon le moraliste l'emporte.

Et dire que le moustachu hystérico-maniaquo-parkinsonnien n'a même pas songé à se faire souffler par ses "nègres" (désolé pour sa mémoire, c'est le terme consacré, même si tous ne sont pas frères d'Owens !) un truc pareil dans Mein Kampft !... Pfffff !..... Le temps qu'il aurait fait gagner aux exégètes modernes de l'ébullition supposée intellectuelle sur la question de savoir "pourquoi encore tant d'adulateurs de ce qu'on sait désormais être un tas de merde pour l'humanité aussi immense que celui des ses anciens alliés Staliniens ?"
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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Dim 22 Nov 2009 - 20:26

quel délire....j'hallucine....restons si possible dans le sujet, faute de quoi....ce site court lui aussi à une mort certaine....
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michel
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Lun 23 Nov 2009 - 12:31

AU MEGAPROCES BEIJER-BOUHOUCHE,VARIATIONS SUR LA SURETE LES COMPTES DU SERVICE SECRET



HAQUIN,RENE; VAN DAMME,GUIDO

Mercredi 5 octobre 1994
Au mégaprocès Beijer - Bouhouche, variations sur la Sûreté
Les comptes du service secret
On parlait toujours de la Sûreté, hier, au méga-procès Bouhouche - Beijer, dans le cadre des locations - gérées, selon Beijer, à la demande de l'ancien administrateur général Albert Raes et du commissaire Smets - de box, flats et boîtes postales, dans les années quatre-vingt. Aucun des agents ou anciens du service secret ne vient apporter la moindre confirmation aux allégations du deuxième accusé, même si, dans les témoignages d'hier, le ton a changé et certaines réponses de MM. Kausse et Dufrasne sont en contradiction flagrantes avec celles de MM. Raes et Smets, entendus lundi.
Pas de microfiches récentes et intéressantes à la Sûreté, avait dit le patron, Albert Raes. Il y en avait qui dataient de 1981, sur deux des responsables du groupe néonazi WNP, Libert et Latinus, déclare le commissaire Kausse. Jamais d'annonce insérée par la Sûreté dans un toutes-boîtes, affirmait M. Raes. Le commissaire Kausse confirme que le service secret avait bien inséré une petite annonce dans «Vlan», à laquelle Robert Beijer,- à l'époque encore à la gendarmerie, avait répondu.
Beijer et Bouhouche inconnus à la Sûreté? Quand le ministre de la Justice Jean Gol s'en est inquiété en 1988 après les accusations lancées par Beijer dans la presse, la Sûreté lui a bien communiqué un dossier Bouhouche, d'une quarantaine de pages, précise son ancien attaché, Guy Collignon. Un dossier et des microfiches que le juge Hennart ne semble pas avoir trouvés lors de ses perquisitions à la Sûreté en 1989.
Guy Collignon, comme l'ancien inspecteur de la Sûreté Michel Dufrasne, confirment tous deux aussi que le patron de la Sûreté exigeait de ses subordonnés qu'ils lui communiquassent la teneur des auditions auxquelles ils étaient soumis dans le cadre des enquêtes sur le WNP et les locations de box et de flats. Le secret de l'instruction ne semblait plus guère exister...
Enfin l'ex-agent secret Michel Dufrasne, qui quitta la Sûreté en 1984 après de multiples démêlés avec le boss, a confirmé l'existence d'opérations spéciales à la Sûreté - telle la fouille de l'appartement bruxellois d'une espionne pendant son absence -, l'organisation de «fuites» vers l'extérieur et le projet de création, à la fin de 1982 - nié lundi par Albert Raes -, d'une «section spéciale de protection» qui serait tordue, une idée folle de M. Raes, précise Michel Dufrasne en reprenant les termes utilisés par le commissaire en chef Van Gorp, décédé.
PAS D'IMPOLITESSE
Trois témoignages fort attendus encore, mardi après-midi. D'abord celui de l'ancien patron de la Sûreté, Stephane Schewebach, qui assura un long intérim après le départ d'Albert Raes.
- J'ai dû remettre en ordre un certain nombre de choses et surtout restaurer une hiérarchie. J'ai dû combattre aussi un goût du mystère qui était trop accusé.
Et le président Mafféi demande: La Sûreté faisait-elle appel à des agents extérieurs pour l'exécution de certaines missions? Réponse émaillée d'un lapsus qui valait son pesant d'or pour la défense de Beijer: J'ai mis fin... euh... enfin, je n'ai jamais autorisé le recours à des sous-traitants.
On entend aussi un ancien subordonné de Christian Smets, Fernand Philips, qui avait noué des contacts «informels» avec Robert Beijer depuis longtemps. Entre le dossier et le témoignage à l'audience, Mes Pierre Chomé et Nicole Galand ont perçu une jolie différence: ces rapports sont devenus encore plus informels, trois visites à l'agence du détective se trouvant ramenées à une, et tout à l'avenant. M. Philips assure qu'il n'avait pas trouvé anormal de fréquenter ce Robert Beijer qui était un membre de la BSR de Bruxelles, et, lorsque Beijer retourna vers la vie civile et ouvrit son agence de détective, M. Philips s'est rendu à l'inauguration pour ne pas commettre une impolitesse.
Au coeur de ce chapitre du procès, toujours la même question: Beijer dit-il vrai, ou ment-il, lorsqu'il assure que c'est la Sûreté qui l'avait chargé de cette mission de locations de flats et de garages. Vient à la barre Luc Parewijck, le comptable de la Sûreté de l'État. On fouille dans les notes de frais d'Albert Raes, dans l'espoir d'y trouver les preuves d'une action secrète inavouable et inavouée. Et puis, soudain, un détail passant quasi inaperçu: Pour les box de garage, il ne faut pas chercher dans ma comptabilité. Ces dépenses de garages pour la Sûreté sont comptabilisées par le département «bâtiments» du ministère de la Justice.
Il est assez étonnant tout de même qu'après des années d'enquête personne n'ait songé à fouiller dans les comptes de ce département «bâtiments»... Et si l'on y trouvait un Jamin, le faux nom donné par notre détective?
RENÉ HAQUIN
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MessageSujet: Re: Le procès Bouhouche-Beijer   Mar 24 Nov 2009 - 13:10

LES "DETECTIVES" AVAIENT FAIT DE LA PROVOCATION POLITIQUE, DEUX MINISTRES AU PROCES BOUHOUCHE-BEIJER



VAN DAMME,GUIDO

Vendredi 7 octobre 1994
Les «détectives» avaient fait de la provocation politique
Deux ministres au procès
Bouhouche - Beijer
Deux anciens ministres, Philippe Moureaux et Paul Vanden Boeynants, ont paru à la barre des témoins du méga-procès du Brabant, jeudi matin. Tous deux ont été, un jour, les victimes de véritables actes de provocation politique de la part des accusés principaux. Ils ont sereinement rapporté ces incidents vieux de près de dix ans aux jurés.
C'est dans un couloir désert de l'univesité de Bruxelles, où il enseigne, que Philippe Moureaux, ancien ministre de l'Intérieur puis de la Justice, a été interpellé très désagréablement, dira-t-il, par un homme qu'il identifiera plus tard comme étant Madani Bouhouche, sur production de photographies que lui présenta l'adjudant Goffinon. Bouhouche proposait à l'ancien ministre de lui vendre des fichiers politiques de la gendarmerie. Philippe Moureaux ayant tenté antérieurement de lutter contre ces pratiques de fiches politiques à la gendarmerie pensa très vite à une provocation et, deux jours plus tard d'ailleurs, dans une déclaration à notre consoeur «La Libre Belgique», il se demandait si cette proposition n'émanait pas en réalité d'un «déstabilisateur» du monde politique. Bouhouche se défendit d'agir dans un but politique. Nous sommes tout simplement un groupe de gendarmes qui veulent se payer quelques bonnes vacances. Ce fut un refus cinglant, suivi de ce que l'ancien ministre a perçu comme une menace: Si vous déposez plainte, nous serons les premiers à le savoir!
Puis la défense revient sur un sujet qui sert de toile de fond depuis deux jours: l'opération Gladio dans son extension belge, ce plan qui consista à organiser, dès le temps de paix, les éléments de résistance en cas d'occupation étrangère, avec des budgets accordés à l'armée et à... la Sûreté de l'État. On sait que cela a existé et que cela fut supprimé par le gouvernement. Mais Philippe Moureaux a levé un coin du voile sur une vieille délibération ministérielle: L'identité de certains de ces agents n'a jamais été communiquée, et Guy Coëme s'est expliqué en Conseil des ministres sur la nécessité de tenir ces noms secrets.
C'est dans les couloirs des bains de Bruxelles que l'ancien Premier ministre Vanden Boeynants fut interpellé, lui, par Beijer. Celui-ci, qui prétend que le premier contact fut opéré par un de ses employés, ne nie pas la réalité des faits: il a proposé à VDB de subtiliser son dossier fiscal au palais de Justice.
- J'y ai vu une provocation. Bien que j'eusse des raisons d'être mécontent de la manière dont on me traitait dans ce dossier, je voulais évidemment m'en remettre à mes juges. Et j'ai refusé, bien entendu. Huit jours après, il est revenu à la charge et m'a remis la carte de visite de son agence de détectives. Et le président Mafféi rira de bon coeur comme tout le monde lorsque l'ancien Premier dira que tout cela s'est terminé en eau de... boudin.
Mais ce n'est plus une eau de boudin lorsque, malgré lui, le témoin dira que, lorsqu'il était Premier ministre, son chef de la Sûreté, Albert Raes, lui a dit à deux reprises le contraire de la vérité.
Beijer chicane sur des détails. Il dit avoir rencontré VDB non pas aux bains mais dans son bureau. Cela tourne à la confusion de l'accusé qui confond Trade Mart et Heysel, et situe le bureau de VDB deux étages trop bas.
Fin de journée très bénéfique pour l'accusé Christian Amory, l'ancien gendarme qui fait de la figuration dans ce grand spectacle judiciaire. On sait qu'Amory prétend, pour justifier une circulation d'armes, qu'il avait voulu infiltrer un mouvement d'opposition algérien dans la région de Mons. Il a dit la vérité, puisque deux de ses collègues (dont l'un était d'ailleurs son chef d'unité) ont confirmé que c'est en accord avec la hiérarchie de la gendarmerie qu'Amory a réalisé cette opération.
GUIDO VAN DAMME

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