les tueries du Brabant

forum sur les tueries du Brabant
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Yggdrasil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
michel
Admin


Nombre de messages : 7023
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 16/11/2005

MessageSujet: Yggdrasil   Mar 1 Déc 2009 - 20:04

Groupuscule d’extrême-droite fondé par Herman Wachtelaer.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
Revenir en haut Aller en bas
michel
Admin


Nombre de messages : 7023
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 16/11/2005

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Mar 1 Déc 2009 - 20:04

On va recueillir des informations très poussées concernant
Wachtelaer. Son groupe avait la forme d’une asbl. Ces
investigations se sont avérées totalement négatives. A mon
sens, elles étaient cependant intéressantes dans la mesure
où les enquêteurs, par le canal Wachtelaer, s’étaient intéressés
à certains mouvements d’extrême droite ayant existé et
opéré aux Pays-Bas.


Source : REP2

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
Revenir en haut Aller en bas
jc1243401



Nombre de messages : 1094
Date d'inscription : 26/10/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Mer 8 Déc 2010 - 13:36

Constantin Angelou aurait été en relation avec Herman Wachtelaer = ASBL Yggrasil – Levensboom

voir Adrien Masset : http://books.google.com/books?id=xTCikarln3wC&pg=PA32&lpg=PA32&dq=herman+wachtelaer
voir : " Des Taupes dans L'Extreme-Droite La Surete de l'Etat et le WNP " http://books.google.com/books?id=fm2zeMy3V9gC&pg=PA109&lpg=PA109&dq=Levensboom

Au mois d'août 1983 il est fait état d'un camp organisé à Haecht au cours duquel se déroule une bagarre entre Michel Libert et Herman Wachtelaer, l'un se ralliant à Karl de Lombaerde pour fonder l'asbl Irminsul, l'autre poursuivant avec les siens les activités d'Iggdrassill au jardin des druides devenu siège du Levensboom

Marc de Joogd ( vol telex OTAN ) trésorier d'Iggdrassill

CA55 - FA V, CBW - 28.02.1989 + 01.03.1989 – PV 22513 et 22632/89
C., qui ne serait pas membre du WNP mais qui aurait eu des contacts avec ce mouvement (selon son audition du 17.02.1989 - CBW - ibidem PV 22451/89), précise ses relations avec Herman Wachtelaer. Ce dernier, activiste d’extrême droite, ayant eu des contacts avec le VMO et Erikson, ainsi qu’avec Libert et le WNP, a exercé la profession de taximan à Bruxelles. Le milieu des taximen bruxellois paraît pouvoir être mis en liaison avec la circonstance que Angelou était également taximan, de même que José Van den Eynde, concierge de l’auberge du Chevalier à Beersel, abattu le 30.09.1982, ce qui aurait pu les mettre en rapport puisqu’ils travaillaient, entre 1978 et 1980, pour la « société de taxis indépendants » à Bruxelles
Revenir en haut Aller en bas
dim



Nombre de messages : 1619
Date d'inscription : 28/10/2008

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Mer 8 Déc 2010 - 14:27

voir aussi l'audition de Libert:
le resto grec "Athenes": Waechtelaer, taximen grecs, et .. Vittorio
http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/proces-verbaux-f6/pv-1184-9-avril-1986-t1974.htm

Question Magnée 23: Est-il vérifié que Angelou et Van Den Eynde ont tous les deux travaillé pour la firme de taxi STI et que peut dire à cet égard un troisième taximan de la même société à savoir De Wachtelaar qui serait d'extrême droite. (carton ch 53, BSR de Wavre, 14/8/1985)

Revenir en haut Aller en bas
jc1243401



Nombre de messages : 1094
Date d'inscription : 26/10/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Jeu 9 Déc 2010 - 11:53

Bien vu " Dim ".

Finalement les liens Angelou / Van Den Eynde ( pour ce qu'on en sait ) sont faibles; ce sont ceux-là qui m'intéressaient. Difficulté : ne pas faire dériver un sujet. C'est pourquoi j'ai posté ici : Yggdrasil => Herman Wachtelaer ( pratique les petites flèches lorsqu'on veut schématiser ). On peut aussi voir que cette extrême droite des années 80, au-delà sans doute d'un noyau dur autour du WNP ( en gros ), est souvent faite de bric et de broc.
Revenir en haut Aller en bas
michel
Admin


Nombre de messages : 7023
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 16/11/2005

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Ven 13 Juil 2012 - 18:45

Yggdrasil se réunissait dans le bois de Weide Heide, là où la police recherche un corps et des armes liés aux tueries du Brabant
Herman Wachtelaer, chez qui se déroulent les fouilles concernant les tueries du Brabant affirme que non, les policiers ne sont pas encore venus perquisitionner chez lui, là où nous le retrouvons hier matin. “Entrez, dit-il, c’est pour quoi ? Si c’est pour de l’argent ? Non ! Les tueries du Brabant ? Ah ! Et qu’est-ce qu’il y a de neuf là-dedans ?”
Wachtelaer apprend ainsi – ou fait mine (mais nous ne le pensons pas) – que les enquêteurs du juge de Charleroi Mme Martine Michel mènent des fouilles dans le bois de Wilde Heide à Haecht, où il a vécu 25 ans, à la recherche d’un corps ou d’armes en lien avec le dossier des tueries du Brabant (28 assassinats entre 1982 et 1985). “Qu’ils fassent comme bon leur semble, si ça leur dit, mais je vais leur faire gagner du temps et de l’argent : c’est inutile. Il n’y a rien à trouver. Ils devraient quand même le savoir. J’ai passé tellement d’heures à répondre aux questions en 1989. J’étais chauffeur de taxi. Un jour, ils sont arrivés, ils ont d’abord voulu me menotter. Des collègues taximen sont intervenus pour qu’ils retirent les menottes. Ils m’ont donc embarqué. J’ai passé des jours avec eux. Je leur faisais remarquer que c’était bien beau de répondre à leurs questions, mais moi, je devais aussi gagner ma croûte. Alors, on a fait un marché : on ne se verrait plus que le samedi matin, à l’Extension du palais de justice de Bruxelles, rue des Quatre-Bras.
“144 heures au total. Selon moi, 144 heures perdues pour moi et pour eux : je ne leur ai rien appris. Parce que je ne sais rien. Puis, je n’ai plus entendu parler de rien jusque dans les années 2000 : ils voulaient alors me montrer les nouveaux portraits-robots : je n’en ai reconnu aucun !”
Né en juillet 1934 à Hambourg d’une mère belge et d’un père allemand, Wachtelaer est incorporé, à l’âge de 6 ou 7 ans, dans les Hitlerjugend de Fulda. Son père est Untersturmführer, premier grade d’officier dans la SS. “Les Jeunesses hitlériennes, finalement, à cet âge-là, il y avait un côté scout.” Wachtelaer en a conservé le poignard, qu’il nous montre.
Ce n’est pas cette enfance, dit-il, qui l’a rendu nazi. “Je suis devenu national-socialiste en arrivant en 1953 en Belgique. Je le suis resté. Je suis nazi.”
Il raconte aussi avoir dû payer pour obtenir la nationalité belge.
Études d’ingénieur agronome à l’ULB, 7 ans comme agent territorial au Congo. Employé de banque à son retour en Belgique dans les années 1960. Wachtelaer devient ensuite chauffeur de taxi. Entre-temps trois fois marié. À 78 ans, il reste un incroyable coureur de jupons.
En 1989, les enquêteurs saisissent une liste des membres de cette société secrète Yggdrasil qu’il a créée et il s’établit à Haecht : 207 noms. Hier, Wachtelaer dit que ce n’était qu’une partie. Yggdrasil a compté 700 membres, dont beaucoup de femmes. Et est en lien avec d’autres sociétés ésotériques, Thule en Suisse, Orion en Irlande, Irmin en France, Artgemeinschaft en Allemagne. Wachtelaer organise des déplacements en Angleterre à Stonehenge et à Externsteine, dans le Teutoburgerwald. “C’est tout, dit-il , rien à voir avec les tueries. […] Je ne sais même pas tirer à la carabine” .


Gilbert Dupont

Un sinistre individu
Par Stéphane Tassin
COMMENTAIRE Nous ne sommes pas responsables des erreurs et des crimes commis par nos parents. Si, par contre, nous les continuons, notre responsabilité est peut-être plus grande car nous avons le recul de l’histoire. Être le fils d’un Waffen SS ne fait pas de quelqu’un un sinistre individu. Mais si le fils continue d’honorer les idoles monstrueuses du père et se revendique d’un régime qui a fait plusieurs millions de morts, nous ne pouvons nous taire.
Au nom de la liberté d’expression, chacun a quasiment le droit de dire ce qu’il pense. La personne interrogée dans ces articles a donc le droit de souscrire aux thèses nazies, de l’affirmer et même d’en être fière. Au nom de cette sacro-sainte liberté d’expression, nous avons donc le droit absolu de le considérer, pour les thèses puantes qu’il défend et revendique, comme un sinistre individu et un triste sire. Et, il vaut peut-être mieux s’arrêter là !

Source : http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/401541/une-societe-secrete-de-700-membres.html

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
Revenir en haut Aller en bas
HERVE



Nombre de messages : 11298
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Dim 15 Juil 2012 - 12:38



http://anneesdeplomb.topdiscussion.com/t804-doc-barbier-robert-frere-de-marcel-transcription-agenda

Il s'agit probablement de la retranscription d'un "journal" tenu par Robert Barbier, frère de Marcel Barbier (WNP).

Wewelsburg, références à Wotan, calendrier "païen" (?), Solstice d'Yggdrasil,, etc ... cela doit venir des cours de Michel Libert.

MITSUI est cité deux fois. Robert Barbier y avait posé sa candidature.

Etonnant de voir trois personnes importantes dans la mouvance WNP essayer d'entrer dans une banque aussi peu connue dans notre pays.

A noter aussi : dans la liste des membres du Cercle des Nations, on retrouve (notamment)

Iijima Ken, Mitsui Bank


_ _ _ _


During the Second World War, Mitsui employed American prisoners of war as slave laborers, some of whom were permanently maimed by Mitsui employees.[4] Mitsui were involved in the opium trade in China during this period.[5]

http://www.foreignpolicy.com/articles/2010/06/28/unfinished_business

Hastings, Max (2007). Retribution. New York: Vintage. p. 413. ISBN 978-0-307-27536-3.

Revenir en haut Aller en bas
HERVE



Nombre de messages : 11298
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Lun 16 Juil 2012 - 11:25


J'ai mis le "journal" de Robert Barbier sur :

http://www.scribd.com/doc/100189384/Robert-Barbier-WNP-Journal

Il parle de Mitsui.

Sur cette société :

http://americanpowsofjapan.blogspot.be/2011/10/mitsuis-liberation-dinners.html


Revenir en haut Aller en bas
Et In Arcadia Ego



Nombre de messages : 1141
Date d'inscription : 30/03/2012

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Lun 16 Juil 2012 - 22:28

.


Dernière édition par Et In Arcadia Ego le Sam 16 Aoû 2014 - 5:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
HERVE



Nombre de messages : 11298
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Jeu 19 Juil 2012 - 10:18



Cet "Ordre Teutonique" est intéressant ...

Extraits du livre de René Haquin :

Des Taupes dans L'Extreme-Droite - La Surete de l'Etat et le WNP

(page 107 , etc)

Selon mes informations, c'est le 7 février 1983 que pour la première fois le sigle du Westland New Post apparaît dans un rapport officiel interne de la Sûreté de l'Etat. (...)

Dans ce rapport, ils indiquent que le WNP a des liens avec un organisme non identifié à Cologne (République fédérale), qu'il possède des petites sections à Anvers, Charleroi, Wavre, qu'il dispose d'un petit ordinateur, qu'une des cellules secrètes porte le sigle de la Sipo, et qu'il y aurait environ cent cinquante militants dans le groupe extrémiste.

Le 17 février 1983, nouveau rapport (...) où apparaît l'asbl Iggdrasill, dont un des lieux de réunion se situe rue de Laeken à Bruxelles et dont l'un des responsables, Herman Wachtelaar, possède à Haecht le Jardin des druides aujourd'hui dénommé Levensboom (Arbre de vie).

Dans ce rapport il est également fait mention d'une publication appelée Thingvellir, ce qui, dans le lngage viking, signifie le parlemen de la communauté, comme la première publication, Althing, signifie le lieu des sages.

Le 10 mars 1983, le Canard rentre un premier rapport écrit : il révèle les structures du WNP et y reflète brièvement le traavil de pénétration réalisé en 1982. On peut y lire que le WNP trouve ses origines vers 1979. (...)

Le 13 avril, nouveau rapport à la Sûreté relatif, cette fois, à la célébration à deux endroits différents de Haecht du solstice d'hiver le 21 décembre précédent, organisée par Iggdrasill. (Libert et Wachtelaar). (...)

En mai 1983, un rapport de la Sûreté révèle que Bernard Mercier est le Landers vertreken Inspektor du WNP en Belgique pour le compte d'un chancelier de l'Ordre teutonique à Cologne.

Au mois d'août 1983, il est fait état d'un camp organisé à Haecht, au cours duquel se déroule une bagarre entre Michel Libert et Herman Wachtelaar, l'un se ralliant à Karl de Lombaerde pour fonder l'asbl Irminsul, l'autre poursuivant avec les siens les activités d' Iggdrasill au Jardin des druides devenu siège du Levensboom.

(...) un des militaires impliqués dans les vols des télex OTAN, Marc De Jood, a été trésorier d' Iggdrasill.

(...) Paul Latinus a été membre du MAC (Mouvement d'action civique de Thiriard).

_ _


Il faudrait en savoir plus sur Bernard Mercier et ce qui se passait à Cologne ...

A noter : Bernard Mercier a une place importante dans le schéma de Latinus !












Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 2325
Age : 58
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Jeu 19 Juil 2012 - 11:12

On retrouve les Teutoniques dans la mystique nazie, rien sur internet quant à une réactivation de nos jours, sachant qu'il existe quand même un ordre rattaché au Vatican.


Himmler, idéologue de la renaissance nordique

(L’ordre SS, glaive de la Weltanschauung.)


Les basiliques du Reichsführer

Pendant toute la guerre, le drapeau pourpre à la svastika et le noir aux deux lettres runiques blanches, SS, flottaient au sommet du château médiéval de Wewelsburg.

Dans un paysage pittoresque de l’Allemagne occidentale, non loin de la ville de Paderborn, se dressaient les ruines d’un burg. Himmler, après avoir cherché par toute l’Allemagne où installer la chancellerie de l’ordre SS, fixa son choix sur ces vestiges. L’épaisseur des murs et la hauteur du donjon, l’emplacement même de l’ancienne bastille, lui paraissaient, en raison de leur romantisme, symboliser et la protection du Reich et le Drang nach Osten (la poussée vers l’Est). D’après lui, de ce point, à mi-chemin entre Cologne et Braunschweig partirent à la conquête de l’Europe orientale les premiers chevaliers teutoniques, les Ritters.

Dès 1934, le grand-maître de l’ordre SS voulut aménager ces ruines et s’appliqua avec obstination à leur redonner l’aspect d’une de ces forteresses où se rassemblaient jadis les meilleurs descendants de la tribu de Siegfried. Ce centre allait devenir par la suite le séminaire spirituel de la nouvelle aristocratie : 2000 prisonniers détachés de Sachsenhausen y travaillèrent à un rythme tel que les pertes annuelles s’élevèrent à 50 % de l’effectif.

Un contremaître, de retour à notre camp, m’a dit :

— Tu me croiras si tu veux, mais je suis content d’être ici. À Wewelsburg il n’y a pas de crématoire, mais les hommes y travaillent comme des fourmis et on les écrase comme des mouches ! Quand on est parti de la gare d’Oranienburg, on était 1500. Six mois après, il n’en reste plus que 40…

— Les ingénieurs responsables avaient donné leur parole d’honneur au Reichsführer de lui remettre les clés de la forteresse dans un temps record. Aussi les vies humaines ne comptaient pas, continua le contremaître.

Pour les faibles, les malades, le coup de grâce dans la nuque. Pas de funérailles. Pas même une prière. Ils disparaissaient sans laisser de traces, enterrés par leurs camarades aux abords de la nouvelle cité. Afin de compenser les pertes, d’accélérer le travail et d’éviter les transports de prisonniers, on aménagea dans le voisinage un nouveau camp : Niederhagen, réplique modeste de Sachsenhausen. L’idée fixe de restaurer l’ancien château amena Himmler à se rendre plusieurs fois sur le chantier. « À sa dernière visite, Reichsheini piétinait, impatient comme une fille le matin de son mariage » – et le contremaître de rire aux éclats. Pour cet homme immunisé contre les sentiments humains, le grotesque paraît comique.

Les nouveaux Ritters (chevaliers), en uniforme SS, aiguillonnaient les esclaves « zébra » pour qu’ils fissent un miracle.

Wewelsburg reconstruit devint le château où les grands chefs nazis trouveront la tranquillité et des bibliothèques. Ils assisteront à des cours d’histoire et d’économie, mais dans le secret, et dans une totale chasteté, car les femmes en étaient exclues, quoique dans le vieil allemand des Ritters, Wewelsburg signifiait : Le Burg des femmes. Si Himmler ne le débaptisa pas, c’est vraisemblablement à cause de sa manie romantique de considérer la tradition germanique comme sacrée. « Burg des femmes », quelle métaphore! Bavards, les SS supérieurs? Sans doute, en ce qui concerne leur idéologie. Le malheur, c’est que de la parole, ils passaient vite à l’action. À la langue des femmes, ils ajoutaient le couteau des amoks.

Himmler appréciait les cadres luxueux. Sa prodigalité ne connaissait pas de limites quand l’argent ne sortait pas de ses poches. Les portes, les fenêtres étaient encadrées de granit, l’escalier bordé de fer forgé et les halls ornés de tapisseries. Des boiseries et des rayons de bibliothèques recouvraient les murs. Le tout en chêne massif. Un style impérial, vraiment ! Le Bildhauerkommando (les sculpteurs) de Buchenwald exécutèrent les travaux en marbre. Pour flatter Himmler en se conformant à son idéal, les artistes allemands lui firent parvenir les statues de Henri Ier, le roi allemand (Henri le Lion, duc de Basse-Saxe) et d’Albrecht l’Ours, margrave de Brandebourg, ces preux aux surnoms acquis en raison de leur comportement féroce et de leurs exactions impitoyables à l’égard des Slaves! « Pendez, déchiquetez, noyez les Vendes payens pour qu’il ne reste aucune trace d’eux sur nos frontières », avaient clamé les Teutoniques. Les SS, dix siècles plus tard, reprenaient ce cri à leur compte.

Chaque année, Himmler commémorait avec une pompe mystique l’anniversaire de la mort de Heinrich Ier, roi de Germanie et empereur d’Allemagne (919-936) dont la tombe se trouve dans le château-église de Quedlinburg, département de Magdeburg. Le roi Henri est entré dans l’histoire comme le « fortificateur » des villes, mais aussi comme Heinrich der Vogeler, Henri l’Oiseleur. Ce surnom, d’après la légende vient de son amour pour les oiseaux. Pour qu’il ne leur soit point fait de mal, il les piégeait lui-même avant de les mettre dans ses volières.

Selon le vœu de Himmler, dans la cathédrale, on avait remplacé l’autel par une tribune en marbre. À la lueur des torches, les chefs SS et les cadets, après s’être recueillis sur le tombeau, prêtaient serment de suivre fidèlement, jusque dans son amour des bêtes, l’exemple du grand unificateur, Henri l’Oiseleur105.

La jeunesse hitlérienne, sous la conduite de son Führer Baldur von Schirach, venait, elle aussi, chaque année prêter serment de fidélité à Hitler sur le tombeau du duc Henri le Lion (1129-1195), colonisateur du Mecklembourg et d’autres régions slaves, dans la cathédrale de Braunschweig. Au cours de la cérémonie, on baptisait la promotion des cadets, la célèbre SS-Fahnenjunkerweihe. En 1935, Himmler ordonna d’exhumer les restes des gisants, pour constater la présence du prince-conquérant. Le grand-maître des SS se réferait aussi à Frédéric Barberousse (1152-1190) le grand empereur qui se noya pendant la 3e Croisade. Le héros nordique Siegfried prenait une place spéciale dans la mythologie néo-germanique. Selon la saga, Siegfried « pour devenir invulnérable, s’est trempé dans le sang de Fafner, le dragon géant, gardien du trésor des Nibelungen ».

Pour Himmler, les monstres de la saga moderne, ce sont les peuples qui s’opposent à l’ordre nouveau que vont établir les descendants les plus authentiques des Aryens. Les SS planteront l’étendard à la croix gammée sur les côtes atlantiques, sur l’Oural et le Caucase, sur le Cap Nord et sur les bords du Nil. Le dragon, aujourd’hui, c’est « l’alliance horrible des ploutocrates et des bolchéviks », conséquences fatales d’une infiltration de sang impur, chez les peuples.

Les SS demandent la restituto in integrum de l’antique domination aryenne d’il y a trois mille ans, ils se rassemblent périodiquement au séminaire de Tordre, au Wewelsburg, pour y méditer et trouver l’inspiration. « Par le fer et par le feu », voilà les chemins pour la conquête de l’Europe occidentale et orientale. Pour les hauts dignitaires, le mot d’ordre précise: « Trempez-vous! Trempez-vous toujours dans le sang des impurs ! Vous vous purifiez et vous garantissez le rétablissement de l’équilibre racial indispensable à celui du monde. Ainsi vous continuez la marche des Ritters. »

Pour eux, une nation est toujours en état de guerre contre les voisins, soit qu’ils l’attaquent, soit qu’ils s’y infiltrent. Himmler, obnubilé par son mythe de la nation supérieure et par les symboles germaniques, enseignait à ses SS l’idolâtrie pour le « Führer »… Les deux expressions de la « grande révolution nationale socialiste » figurent partout : le Hakenkreuz, la croix gammée et le portrait du Führer.

L’obsession de Himmler : devenir un jour le Führer II. Dans ce dessein, il transforme cette organisation militante : les SS, cet État dans l’État qui, à part Hitler idolâtre Himmler. La concentration des ennemis du Reich lui a servi de tremplin pour appliquer la théorie raciale sous l’emblème de la svastika, symbole de la vie et de la mort, au service du Führerprinzip, le choix des meilleurs, des plus courageux dans l’esprit des nazis.

Le Hakenkreuz, la svastika, comme elle se nomme dans les écrits indiens, un des plus anciens parmi les symboles solaires, se trouve gravée sur des pièces de bronze, sur les lances, de l’époque gothique (gotische Runenlanze). Symbole adoré aussi des Templiers, cet ordre militaire issu des premières croisades et promoteur des suivantes. Dans les temps modernes, en Rhénanie, comme aux Indes, la svastika représente le bonheur, la réussite.

Avant la Première Guerre mondiale, elle apparaît comme « le signe de combat du mouvement national » (Kampfzeichen der völkischen Bewegung) et comme emblême de l’unité raciale des peuples aryens. Les nationaux-socialistes l’ont adoptée comme insigne dès le début de leur mouvement et après la prise du pouvoir, comme symbole de l’État. Dès lors, on la voit figurer sur les drapeaux, les cachets officiels, sur les uniformes.

Les membres de la nouvelle aristocratie doivent s’engager en « soldats » par le combat contre les « agresseurs » sur les frontières, ou par un stage dans les frontières intérieures : les SS-Einsatztruppen (troupes d’intervention), l’administration des camps de concentration, organisation d’utilité prépondérante, « l’Amicale du Reichsführer », l’association la plus exclusive du Reich, groupe auquel appartiennent seuls quelques ministres, de grands industriels et d’importants banquiers. Cette chevalerie se rassemblait périodiquement dans la basilique principale : Wewelsburg, où elle recevait la consécration personnelle de Himmler, pontifex maximus du paganisme germanique ressuscité. Dans le même temps les prêtres chrétiens, coupables du « crime d’apostolat », prenaient le chemin de la prison de Brandebourg, pour s’y laisser décapiter, ou celui menant à la baraque 15 à Sachsenhausen ou aux blocks 26 et 28 de Dachau. « Les catacombes » de Dioclétien, comme Édouard Michelet les nomme dans son livre, témoignage du martyre des ecclésiastiques106.

Les burgs, où se formaient les cadres du parti, où les néophytes recevaient l’enseignement doctrinal de la suprématie raciale, où s’autosuggestionnaient les élites de l’Ordre SS, prenaient l’aspect du renouveau, grâce à la main-d’œuvre concentrationnaire et aux dons des grands industriels.

En 1941, la Dresdner Bank accorda un crédit de trois millions de Reichsmarks pour la restauration de Wewelsburg. Mais Himmler voulait plus de somptuosité et fit élever par la suite le crédit à douze millions de marks.

Le grand-maître fonda une autre société pour le « développement et l’entretien des monuments de la culture allemande107 ». Cette institution, outre Wewelsburg, gérait le palais Bayrisch Zell, le château d’Eulenburg et la Sippenhaus à Dantzig, destinés au repos des SS, Hitler, lui-même supervisait les conceptions de Himmler et ses plans. En particulier, il fit des suggestions pour la remise en état de Marienburg, palais médiéval de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques, à l’embouchure de la Vistule. Il y reçut, en grande pompe, le 3 septembre 1941, le chef d’État hongrois, l’amiral Horthy.

Wewelsburg servait non seulement de basilique, siège des conciles des hiérarques de l’Empire, mais aussi de chambre forte, pour les documents secrets concernant la propagation de la foi nazie.

Là, le Reichsführer brossait à ses Runenritter les fresques ensorcelantes de la réalité allemande, romantisme qui séduisait jeunes et vieux, puisqu’il leur donnait la promesse d’une promotion sociale accélérée, et aux anciens celle d’une source inépuisable de main-d’œuvre et de matières premières, Himmler révélait encore à ses dignitaires le prix que les Juifs, les Slaves et les autres peuples auraient à payer durant la première phase de la Croisade 108.


L’Est, terre d’élection des « soldats-laboureurs » de pure race aryenne

Oui, c’est à Wewelsburg que Himmler développa ses plans de colonisation de l’Est. Pour lui, les régions occidentales, ...
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 2325
Age : 58
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Jeu 19 Juil 2012 - 11:21

Sur la mythologie en relation avec Y...dans Wikipedia:


L’Ásatrú est connu aujourd’hui, comme l’une des diverses manifestations du paganisme nordique-germanique.

Sommaire
[masquer] 1 Sens du mot
2 Forn Siðr : la forme historique de l’Ásatrú
3 L’Ásatrú depuis le XIXe siècle
4 Les kindreds
5 Les organisations nationales et internationales
6 L’éthique
7 Les croyances 7.1 Le blót : le sacrifice chez les Ásatrúar
7.2 Le calendrier dans l’Ásatrú
7.3 Le symbel ou sumbl
7.4 Le Seydr

8 Les variantes de l’Ásatrú
9 Articles connexes
10 Notes et références
11 Voir aussi 11.1 Bibliographie de langue française
11.2 Bibliographie de langue étrangère


Sens du mot[modifier]

Le mot Ásatrú signifie littéralement « foi, croyance en les Æsir1 », en islandais moderne. Le professeur Régis Boyer souligne cependant que le substantif trú est un mot qui proviendrait peut-être du vieux haut allemand. C’est un des noms donnés à la représentation moderne de la religion ethnique polythéiste basée sur la mythologie nordique et la mythologie germanique en général. Elle comporte deux familles de divinités : les Æsir et les Vanir. Les pratiquants de l’Ásatrú sont appelés Ásatrúar ou encore Ásatrúiste, qui constitue un pur néologisme, faute de terme plus approprié. Le mot Ásatrú se traduit dans plusieurs langues dont l’allemand Asentreu, en danois Asetro, en suédois Asatro et en nynorsk Åsatru.

Le mot « áss » (en vieux norrois) remonterait sans doute au gotique « ans » qui renverrait à l’idée de « poutre » : les dieux étaient sculptés sur des poutres de bois2. Le mot « áss », a été introduit par les auteurs chrétiens évhéméristes, principalement par Snorri Sturluson, pour affirmer que les dieux païens immortels n’étaient en fait que de simples magiciens mortels venus d’Asie 3, dans le but d’éradiquer les croyances païennes4 (Trojumanna saga, saga des Troyens)5.

Beaucoup plus anciens que les Æsir, les Vanir sont les puissances de la fertilité-fécondité autochtones des pays nordiques6. Le culte des Vanir possède une origine matriarcale, car les peuples autochtones de Scandinavie (c’est-à-dire les peuples en place en Scandinavie avant l’arrivée des Indo-Européens) vouaient, croit-on, un culte à la Déesse Mère7 avant la christianisation8.

Forn Siðr : la forme historique de l’Ásatrú[modifier]

Les peuples scandinaves ne donnaient pas de nom à leur culte avant l’arrivée du christianisme. Régis Boyer mentionne que suite à l’arrivée des missionnaires chrétiens en Scandinavie tels qu’Anschaire de Brême vers 829 et du roi Harald Ier de Danemark qui réussit à imposer le christianisme dans son pays vers 960, les textes médiévaux de Scandinavie mentionnèrent le terme Forn Siðr (terme signifiant « ancienne coutume » ou « ancienne pratique » en vieux norrois) pour désigner la religion originelle de ces peuples.

La Forn Siðr a été presque éradiquée à partir du XIIe siècle suite au prétendu incendie du temple de Gamla Uppsala en 1087 et à l’établissement de l'archevêché de Suède en 1164 au même endroit.

Les trois dirigeants de la Sveriges Asatrosamfund (la Société de l’Ásatrú de Suède) durant une cérémonie printanière exécutée à l’ancien monument Ales Stenar près de Kåseberga à Österlen en Scanie, dans le Sud de la Suède dans le cadre du thing annuel de la Société le 26 avril 2008.

L’Ásatrú depuis le XIXe siècle[modifier]

Selon l’auteur suédois Hans Gustav Otto Lidman (1910-1976), l’église « en bois debout » de Skaga, située dans le parc national de Tiveden (à environ 140 km à l’Ouest de Stockholm), serait un des derniers lieux de pratique du paganisme nordique. À trois reprises, cette dernière a été détruite, dont en 1826, suite à la pression du diocèse de Skaga qui voulu mettre fin à la controverse entourant l’utilisation d’un puits sacrificiel à proximité de l’église en question9.

Après avoir eu peu, voire pas, de pratiquants durant des siècles, l’Ásatrú réapparut sous une forme organisée quoique rudimentaire, sous l’impulsion des romantiques tels qu’Erik Gustaf Geijer (1783-1847) et la société littéraire Götiska Förbundet, en Suède.

Le mot Ásatrú a été utilisé pour la première fois dans un opéra inachevé du compositeur norvégien Edvard Grieg en 1870 et dans un article du périodique islandais Fjallkonan en 1885.

Par la suite, des groupes organisés apparurent en Allemagne au début du XXe siècle avec la Germanische Glaubens-Gemeinschaft (c’est-à-dire la communauté de la foi germanique, en haut allemand moderne), une organisation fondée le 3 août 1913 par le peintre, écrivain, poète et professeur universitaire Ludwig Fahrenkrog.

La seconde renaissance de l’Ásatrú débuta à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. En 1973 le gouvernement islandais reconnaît l’Ásatrú comme une religion d’État officielle, principalement grâce aux efforts de Sveinbjörn Beinteinsson. Dans le même temps, aux États-Unis, Stephen McNallen, un officier de l’armée de terre américaine, lança l’édition d’un journal intitulé « The Runestone » et créa The Ásatrú Free Assembly renommée par la suite Ásatrú Folk Assembly.

Le 6 novembre 2003, la Société des Ases et des Vanes au Danemark, fondée en 1997 à Odense obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Elle rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark et compte autour de 600 fidèles.

De nos jours, on peut trouver des pratiquants de l’Ásatrú à travers le monde entier mais principalement en Scandinavie, en Europe de l’Ouest, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il n’existe en revanche pas d’estimation fiable du nombre exact de fidèles. Selon l’organisation américaine Irminsul aettir, on dénombre officiellement 5500 Ásatrúar déclarés dans le monde entier10.

Les kindreds[modifier]

Les Ásatrúar se réunissent souvent en petits groupes nommés en anglais « kindred » signifiant « parenté ». Dans un sens plus large, le mot « hearth » peut aussi être utilisé pour désigner un de ces groupes, ce qui signifie en français, un « foyer » au sens d’une unité composée de personnes vivant dans un même lieu. On comprend tout de suite que le dénominateur commun de ces groupes demeure avant tout la reconnaissance d’un ancêtre commun. L’équivalent celtique pourrait être le clan, un mot gaélique signifiant « enfants11 ».

Si on se fie aux principaux groupes aux États-Unis et en Scandinavie par exemple, les kindreds constituent en général des organisations démocratiques, inspirées des Þing datant de l’époque des Vikings. Ils sont également en faveur de la liberté d'expression en s’inspirant directement de la Déclaration universelle des droits de l'homme notamment, restant ainsi fidèles aux valeurs véhiculées dans les sagas. Les kindreds ne sont pas gérés par une autorité centrale suprême et aucun dogme ne vient restreindre leur liberté.

Aujourd’hui, les Ásatrúar se rencontrent souvent sur Internet, par l’entremise de forums de discussion, pour organiser des rencontres et des cérémonies (voir blót et Symbel).

Les organisations nationales et internationales[modifier]

Le marteau, Mjöllnir, fréquemment porté en pendant par les néopaïens germaniques, est l’un des symboles majeurs du néopaganisme germanique.
Les Ásatrúar et les kindreds peuvent, s’ils le désirent, faire partie d’organisations à l’échelle nationale ou internationale, principalement retrouvées aux États-Unis et en Europe. Voici des exemples12 :
American Vinland Association (basée à San Francisco, en Californie)
Asatru Alliance (basée dans la ville de Payson, en Arizona)
Ásatrúarfélagið (basée à Reykjavik, en Islande)
Åsatrufellesskapet Bifrost (basée à Lysaker, en Norvège)
Asatru Folk Assembly (basée à Nevada City, en Californie)
Confederation of Independent Asatru Kindreds (basée à Adamsville, en Alabama)
Sveriges Asatrosamfund (basée à Stockholm, en Suède)
The Troth (basée à Berkeley, en Californie)
Les Fils d’Odin (basée en France)
Comunidad Odinista de España - Ásatrú (basée en Albacete, Espagne)13
Forn Siðr Blótsfélag Sjánghais (basée en Chine)

L’éthique[modifier]

L’organisation américaine Asatru Folk Assembly14, fondée par Stephen McNallen en 1994, prône notamment un code d’éthique tiré de certaines œuvres littéraires de la Scandinavie médiévale telles que l’Edda poétique (et particulièrement les Hávamál et les Sigrdrífumál) et aussi des Sagas islandaises. Cependant, Stephen McNallen ne mentionne pas la rigueur intellectuelle dont lui et ses pairs ont fait preuve lors de cette analyse philologique.

Quoi qu’il en soit, ce dit code moral se décline en neuf nobles « vertus » :
La force est préférable à la faiblesse ;
Le courage est préférable à la couardise ;
La jouissance est préférable à la culpabilité ;
L’honneur est préférable à la honte ;
La liberté est préférable à l’asservissement ;
La parenté est préférable à l’aliénation ;
Le pragmatisme est préférable au dogmatisme ;
La vigueur est préférable à la paresse ;
L’ascendance est préférable à l’universalisme.

Quoique fort répandu chez les Ásatrúar du monde entier, aucun code d’éthique ne fait l’unanimité chez les pratiquants. D’autant plus que l’observance d’un code de conduite constitue un concept relativement récent, si on étudie l’histoire de cette religion15.

Les croyances[modifier]


Vegvísir et variantes telles que le Ægishjálmur, le Veiðistafur et le Hólastafur, sont perçus comme des symboles de protection représentant les 9 mondes dans le Yggdrasill.
Voici les neuf piliers fondamentaux compris dans l’Ásatrú, comme établis lors du Freespirit festival de 1994, par Lewis Stead, le rédacteur en chef d’Ásatrú Today, The Journal of Norse Paganism :
L’étude de l’histoire, de la civilisation et des langues scandinaves dont l’islandais, le danois, le suédois, le féringien, le nynorsk, le bokmål, le gutnisk et l’övdalsk par exemple, ainsi que le vieux norrois16
La croyance en l’existence des neuf mondes représentés par l’arbre Yggdrasil, soit Ásgarðr, (le monde des dieux Æsir), Ljösláfheimr (le monde des Elfes lumineux), Vanaheimr (le monde des dieux Vanir), Jötunheimr (le monde des géants), Miðgarðr (le monde du Milieu, c’est-à-dire la Terre), Muspellsheimr (le monde du feu), Nilfheimr (le monde des brumes), Svartalfheimr (le monde des Elfes sombres), Hel (un des royaumes de la mort)
La croyance générale en de « nobles vertus » en guise de code d’éthique
La croyance en un panthéon majeur propre aux peuples scandinaves (Æsir et Vanir)
La croyance en un panthéon mineur (les elfes dit Alfar, les Valkyries, les Landvættir, etc.)
Le culte des ancêtres
Une relation privée avec les divinités Æsir et Vanir
L’étude et l’utilisation des runes (le nombre de runes utilisées peut varier)
L’utilisation de symboles spécifiquement scandinaves : le marteau de Thor, le valknut, Irminsul, le fylfot, la croix odinique, cœur de Hrungnir, etc.

La grande majorité des Ásatrúar ne voient pas la mythologie nordique comme une vérité littérale, mais comme une vérité métaphorique. Il n’existe pas de théologie orthodoxe de la religion Ásatrú, bien qu’il existe des variantes. La Nature est adorée, relativement à sa représentation dans le panthéon nordique, mais également révérée dans la pratique. Cependant, l’Ásatrú n’est pas une religion repoussant les innovations techniques.

De nos jours, l’Ásatrú est imprégnée de textes falsifiés à souhait par les auteurs chrétiens, que l’on attribue à tort aux peuples scandinaves préchrétiens, tel que l’Edda poétique. Certains Ásatrúar parviennent néanmoins à déceler une certaine authenticité, en s’appuyant sur l’archéologie et sur des témoignages d’auteurs païens. Ils doivent passer à l’étamine tous les palimpsestes chrétiens. C’est le cas notamment de la fondation Northvegr17, listée dans l’index du secteur culturel de l’Unesco.

Les Ásatrúar ne considèrent pas leur religion comme étant issue du néopaganisme au sens usuel, et la majorité des fidèles rejettent cette étiquette. On la considère davantage comme une religion reconstruite. La pratique est basée sur les enregistrements historiques disponibles, leurs interprétations et leur extension. Les rites varient d’un groupe ou d’une communauté à l’autre, mais seulement dans leurs détails.

La comparaison entre l’Ásatrú et d’autres religions est assez délicate et consisterait plutôt à mettre en lumière leurs différences que leurs points communs. Dans la religion Ásatrúar, les Æsir ne sont pas des êtres infaillibles ni même immortels et on ne les adore pas avec soumission. Ils sont plus considérés comme des amis dont la sagesse et la puissance peuvent venir en aide à point nommé. De plus, les dieux du Nord ne sortent pas tout en armes de la tête de leur géniteur et ne restent pas immuables devant le passage du temps. Ils sont le produit de leur existence, comme on peut le voir en étudiant la vie de Loki, le géant du feu ou mieux, celle de Freyr, le dieu de la fertilité. Les hommes, créés par Óðinn et ses frères, sont très proches des dieux, par leur comportement et les relations hommes/dieux sont, en quelque sorte, familiales.

Autrefois, il n’était pas rare qu’un Scandinave punisse le dieu qui l’avait trahi en lui retirant (pour un temps) son adoration et ses offrandes. C’est d’ailleurs ce trait de caractère qui rendit l’implantation de la religion chrétienne si délicate dans ces contrées : au moindre revers, Jésus était mis au coin au profit des Æsir et des Vanir.

À la différence de la plupart des autres religions, La religion Ásatrúar, depuis son origine, ne comporte aucune liste de comportements à proscrire. La recherche d’un compromis entre la liberté et la responsabilité est en revanche un thème central dans la littérature légendaire, mystique et historique de cette religion, littérature que les membres des associations Ásatrúar sont tenus d’étudier sérieusement. Certains comportements condamnés dans d’autres religions (comme la fierté) sont considérés comme des qualités, à condition qu’ils soient correctement exprimés. Il n’est jamais question de « rédemption », de « sauvegarde », ni même de « perfection » dans l’Ásatrú. La théorie de la vie après la mort est sans doute le reflet de la justice expéditive des temps anciens.

De même, cette religion voit d’un assez mauvais œil le prosélytisme. Pour elle, le croyant doit venir de lui-même.

Bien qu’elle descende d’une culture guerrière, l’Ásatrú n’est pas une religion misogyne : Óðinn fit l’homme et la femme de deux branches distinctes : Askr et Embla. La déesse de l’amour est également une déesse guerrière et dans l’Antiquité nordique, hommes et femmes pouvaient être appelés à se battre (voir par exemple l’article sur les Berserkir). C’est pourquoi hommes et femmes sont considérés à de nombreux égards comme égaux, bien que différents et les femmes ont un rôle important à jouer dans les rites Ásatrúar.

Le culte des dieux nordiques et germaniques est sujet à des variations régionales, dues à l’interprétation subjective des pratiquants les plus influents (goðis). Par exemple, en Islande, beaucoup considèrent l’Ásatrú comme une religion orientée politiquement à gauche, alors qu’une petite partie des pratiquants allemands ou américains sont parfois clairement d’extrême droite. Ces derniers cherchant à justifier leurs idées par une religion qui, à l’origine, n’a rien à voir avec la pensée politique développée par ces individus. Entre autres choses, ces personnes ne réservent l’adhésion à leurs associations qu’aux seules personnes d’origine germanique ou nordique. Dans tous les cas, le pratiquant devra se rapprocher avec prudence des associations religieuses qu’il ne connaît pas.

En France, l’Ásatrú ne tient pas compte de l’origine des individus : chacun peut se réclamer de l’Ásatrú, quelle que soit son origine ethnique, tant qu’il a la foi. D’autres estiment que l’Ásatrú est la religion naturelle des Scandinaves, des Germains et des Anglo-Saxons : il n’y aurait donc aucune raison que d’autres peuples puissent se réclamer de l’Ásatrú.

Le blót : le sacrifice chez les Ásatrúar[modifier]


Autel ásatrú.
Quoique le mot blót renvoie à l’idée de sacrifice, il faut le prendre au sens de « vénération » 18. Il constitue un rite autrefois pratiqué dans le but de renforcer le pouvoir d’une divinité par l’entremise d’un liquide sacrificiel : bière, hydromel, vin et sang notamment19. Ce rituel peut être très formel, mais l’idée sous-jacente ressemble davantage à une invitation d’un membre de la famille à sa table que d’une messe. Nourriture et boissons sont souvent offertes à cette occasion. La plupart seront consommées par les participants et la partie destinée à la divinité sera versée dans un puits sacrificiel nommé blótkelda ou dans une source sacrificielle nommée blótgröf. La boisson traditionnelle à cette occasion est l’hydromel ou la bière.

Le calendrier dans l’Ásatrú[modifier]

Régis Boyer15 explique sporadiquement que la Scandinavie préchrétienne célébrait plusieurs moments forts de l’année selon le découpage sommaire suivant20. Remarquons que ces célébrations revêtaient parfois un caractère religieux, parfois juridique :
Le 21 mars : le Dísarblót national (à tous les neuf ans)
Entre le 9 et le 15 avril : Sigrblót (sacrifice pour la victoire)
Le 15 au 22 mai : SóknarÞing (le règlement des peines)
Le 22 au 30 mai : SkuldaÞing (le règlement des dettes)
Le 15 juin au 1er juillet : Midsumarblót – AlÞing
Le 21 septembre : le LeidÞing - Haustblót - Álfablót
Le jeudi suivant le 13 octobre : Vetrnætr – Dísarblót local
Le 21 décembre au 1er janvier : Jól - Jólablót

Aujourd’hui, les Ásatrúar semblent davantage s’inspirer des calendriers wiccans ou néo-druidiques. La très forte connotation celtique de certains mots utilisés pour désigner ces fêtes trahissent un manque de rigueur au niveau ethnolinguistique. Certains pratiquants soutiennent le fait que l’on devrait s’inspirer davantage des noms traditionnels comme ceux décrits ci-haut par Régis Boyer, avec la graphie savante en vieux norrois. Quoi qu'il en soit, le calendrier suivant est largement accepté par une bonne majorité des Ásatrúar dans le monde :
Le 21 décembre : le solstice d'hiver / Yule
Le 1er février : Imbolc
Le 21 mars : l’équinoxe de printemps / Ostara
Le 1er mai : Beltane
Le 21 juin : le solstice d'été / Litha
Le 1er août : Lughnasadh
Le 21 septembre : l’équinoxe d'automne
Le 1er novembre : Samhain

Le symbel ou sumbl[modifier]

Gamla Uppsala : selon Adam de Brême, le vieil Upsal était le centre du paganisme des Suédois et à cet endroit se serait trouvé un temple païen où les rois sacrifiaient aux divinités nordiques.
Le symbel (en vieil anglais) ou sumbl (en vieux norrois) est un rite d’inspiration traditionnelle autrefois nommé drekka mini (« boire à la mémoire de ») dans lequel une boisson est passée d’une personne à l’autre d’une assemblée réunie en cercle21.

Les libations rituelles faisaient partie de toutes les festivités du monde scandinave22 Selon un rituel précis, on consomme cette bière spécialement brassée. Dans la saga d'Egill, fils de Grímr le Chauve, on spécifie que la boisson la plus prisée reste le mungát, une bière forte à laquelle on a ajouté du miel. Cette même saga mentionne qu’on doit faire circuler dans la salle une corne à boire en prenant chacun une gorgée. Cette opération se nomme sveitardrykkja, c’est-à-dire une gorgée à tour de rôle. On s’assoit souvent deux par deux selon un tirage au sort, puisqu’on faisait confiance par-dessus tout aux arrêts du destin. Il est convenu qu’on s’assoie en couple, souvent homme et femme. Chacun doit vider la moitié de sa corne et si quelqu’un manque à boire sa ration, il peut en résulter de chaudes disputes. Si quelqu’un veut davantage prouver sa valeur, il peut s’il le désire boire la corne au grand complet.

La saga de Snorri le Godi23, on mentionne que la bière est la boisson obligée de toutes les festivités et que son pouvoir et sa valeur sacrée ne font pas de doute. De plus, on mentionne qu’on doit porter un toast avant de boire et que lors de ces soirées, il n’était pas question de ne pas s’enivrer. Par ailleurs, cette même saga mentionne qu’à chaque fête, il convient de boire une nouvelle bière brassée selon une opération magique avec des rites précis. Le moment idéal pour brasser la bière reste Jól, d’après les anciens textes.

La saga de Glúmr le Meurtrier23, détaille les différentes façons de boire la bière. Tout d’abord, il faut se servir d’une corne généralement ornée. On passait cette dite corne de l’un à l’autre ou bien en zigzagant entre les bancs se faisant face. Le maître de la maison prononce des paroles sacrées sur la corne avant de la faire circuler. D’après cette saga, il existe trois façons de boire : « sveitardrykkja » (boire une seule gorgée à tour de rôle), « tvímenningr » (boire en couple chacun une moitié de corne) et « einmenningr » (boire seul la corne en entier) .

Le Seydr[modifier]





Le valknut se retrouve surtout sur les pierres commémoratives dites « bautasteinar » en vieux norrois.
Le Seydr (ou Sejðr selon la graphie savante) signifie littéralement « bouillonnement, effervescence » et désigne un ensemble de pratiques chamaniques propres aux religions nordiques.

Le Sejðr implique une transe et vise à percer les desseins des Nornes afin de connaître le destin (wyrd ou orlög) ou pour changer le chaman en animal. Dans la légende, c’est Freyja qui enseigna cette magie aux Æsir. Si on en croit la Lokasenna (texte où Loki calomnie les dieux jusqu’à l’intervention de Thor), le Sejðr était une activité magique plutôt réservée aux femmes, mais qu’Odin pratiquait assidûment. La transformation en animal consiste à échanger son hamr (la substance qui donne sa forme au corps) avec celui d’un animal par la force de concentration. Le Sejðr est mentionné dans le Gylfaginning, c’est-à-dire « la mystification de Gylfi » en vieux norrois, soit la première des trois parties de l’Edda de Snorri Sturluson.

Les variantes de l’Ásatrú[modifier]

Le terme « Ásatrú » est davantage utilisé aux États-Unis (voir Asatru folk Aseembly et Asatru Alliance), au Canada et en Scandinavie (Ásatrúarfélagið en Islande et Åsatrufellesskapet en Norvège notamment) tandis que le terme « Odinisme » est davantage répandu au Royaume-Uni (The Odinic Rite UK), en Australie, en France (Les fils d’Odin), en Espagne (Hermandad Odinista del Atlántico), en Italie (Comunità Odinista)24

D’autres termes sont utilisés par certains pratiquants pour désigner cette religion telles que la Vanatrú, l’Óðalisme, le Wotanisme, le Théodisme, l’Armanisme de Guido von List et l’Irminisme sans que tous ces mouvements soient directement apparentés.

Articles connexes[modifier]
Hamr
Hugr
Mythologie nordique
Néopaganisme
Óðalisme
Odinisme
Panthéon nordique
Peuples germaniques
Religion nordique ancienne
Runes
Snorri Sturluson
Sveinbjörn Beinteinsson
Várðr
Viking
Wyrd

Notes et références[modifier]


1.↑ Snorri Sturluson, L’Edda, récits de mythologie nordique, éditions Gallimard, traduit par François-Xavier Dillmann, p. 51, (ISBN 2-07-072114-0).
2.↑ Régis Boyer, Les Vikings, histoire, mythes et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, p. 433, (ISBN 978-2-221-10631-0).
3.↑ Régis Boyer, Le Christ des Barbares, Paris, éditions Cerf (ISBN 2-204-02766-9) p.33-34.
4.↑ Régis Boyer, Yggdrasill, la religion des anciens Scandinaves, édition Payot, P 8 (ISBN 978-2-228-90165-9).
5.↑ Régis Boyer, L’Islande médiévale, Guide des belles lettres, (ISBN 2-251-41014-7) p. 179, 202, 211.
6.↑ « Les Vikings » histoire, mythes et dictionnaire. Régis Boyer Robert Laffont p431, ISBN 978-2-221-10631-0.
7.↑ Régis Boyer, Le Christ des Barbares, éditions Cerf ISBN 2-204-02766-9 p.23;35.
8.↑ Régis Boyer La Grande Déesse du Nord,Paris, Berg, 1995 et Les Vikings : histoire, mythes, dictionnaire, éditions Robert Laffont, collection bouquins ISBN 978-2-221-10631-0 p. 424, 431.
9.↑ Lidman, H. (1972) Gudanatt, dagar och nätter i Tiveden, Askild & Kärnekull, Stockholm.
10.↑ http://www.irminsul.org/aw/aw.html [archive].
11.↑ MacFarlane’s (Scottish-) Gaelic-English dictionary, Eneas MacKay, Bookseller 43 Murray Place, Stirling, 1912.
12.↑ Consultez le site Web http://www.irminsul.org/ [archive].
13.↑ La première confession religieuse Ásatrú reconnu pour un état souverain en dehors de la Scandinavie, la quatrième dans le monde [archive])
14.↑ Consultez le site Web http://www.runestone.org/ [archive].
15.↑ a et b Régis Boyer, Les Vikings, histoire et civilisation, Paris, Plon, p. 337 (ISBN 2-266-06288-3).
16.↑ Pour présenter les langues scandinaves, Régis Boyer - université de Paris IV, France.
17.↑ Voir le site Web http://www.northvegr.org/ [archive] en anglais.
18.↑ François Xavier Dillmann « Histoire des rois de Norvège par Snorri Sturluson », Paris, Gallimard, p. 371, ISBN 2-07-073211-8.
19.↑ Régis Boyer Les Vikings, histoire et civilisation Éditions Plon, p. 338-341 (ISBN 2-266-06288-3).
20.↑ Régis Boyer, Yggdrasill, la religion des anciens Scandinaves, Paris, Payot (ISBN 978-2-228-90165-9).
21.↑ Régis Boyer, Sagas islandaises, Paris, Gallimard, Coll. « La Pléiade » no 338, 1987, (ré-éd. 1994), 1993 ISBN 2-07-011117-2.
22.↑ Régis Boyer, Les Vikings, histoire et civilisation, Paris, Plon, p. 340 (ISBN 2-266-06288-3).
23.↑ a et b Régis Boyer, Sagas islandaises, Gallimard, Coll. « La Pléiade » no 338, 1987, (ré-éd. 1994), 1993 p. 205 (ISBN 2-07-011117-2).
24.↑ Consultez le site Web de l’Irminsul Aettir au http://www.irminsul.org/ [archive]).

Voir aussi[modifier]

Bibliographie de langue française[modifier]
Tony Allan, Vikings, la bataille de la fin des temps, Paris, Gründ, 2002.
Arnaud d’Apremont, B.A-BA Tradition Nordique Vol 1, Puiseaux, Pardès, 1999.
Anne-Laure d’Apremont, B.A-BA Tradition Nordique Vol 2, Puiseaux, Pardès, 1999.
Christian Bouchet, B.A-BA du néo-paganisme, Puiseaux, Pardès, 2001.
Régis Boyer, Le Christ des barbares, Paris, Éditions du Cerf, 1987.
Régis Boyer, Yggdrasil, la religion des anciens Scandinaves, Paris, Payot, 1992.
Régis Boyer, L’Edda poétique, Paris, Fayard, 1992.
Régis Boyer, Mœurs et psychologie des anciens islandais, Paris, Éditions du Porte-glaive, 1986.
Régis Boyer, L’Islande médiévale, Paris, Éditions les Belles Lettres, 2001.
Régis Boyer, Les Vikings, premiers Européens, Paris, Autrement, 2005.
John Haywood, Atlas des Vikings, Paris, Autrement, 1996.
Angus Konstam, Atlas historique du monde viking, Paris, Maxi-livres, 2004.
Patrick Louth, La civilisation des germains et des vikings, Genève, Famot, 1976.
Jean Mabire, Les Dieux Maudits, Paris, Éditions Copernic, 1978.
Henri Maurier, Le Paganisme, Ottawa, Novalis, 1988.
Comte Éric Oxenstierna, Les Vikings, Paris, Payot, 1962.
Sagas islandaises, traduction de Régis Boyer. Paris, Gallimard, 1987.
Snorri Sturluson, Histoire des Rois de Norvège, trad. par François-Xavier Dillmann, Paris, Gallimard, avril 2000.
Snorri Sturluson, L’Edda, trad. par François-Xavier Dillmann, Paris, Gallimard, 1991.

Bibliographie de langue étrangère[modifier]
(de) Gardenstone, « Asatru », in Germanischer Götterglaube. Eine moderne Religion aus alten Zeiten, BoD, p. 45-60, 2009.
(en) Pete Jennings, Pagan paths : a guide to wicca, druidry, asatru, shamanism and other pagan practices, Rider, Londres, 192 p., 2002.
(en) James R. Lewis et Jesper Aagaard Petersen (dir.), Controversial new religions, Oxford University Press, New York, 483 p., 2005.
(en) Diana L. Paxson et Isaac Bonewits, Essential Asatru: Walking the Path of Norse Paganism, Citadel Press, New York, 294 p., 2006.
(en) Mark Puryear, The Nature of Asatru: An Overview of the Ideals and Philosophy of the Indigenous Religion of Northern Europe, Éditeur iUniverse, New York, 276 p., 2006.
(se) Dahlberg, F. (1978) Tiveden, Wahlströms & Widstrand.
(se) Karlsson, S. (1970) I Tiveden, Reflex, Mariestad.
(se) Carshult, B.G. (1941) Undenäsbygden genom tiderna.
(se) Lidman, H. (1972) Gudanatt, dagar och nätter i Tiveden, Askild & Kärnekull, Stockholm
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 2325
Age : 58
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Jeu 19 Juil 2012 - 11:41

a World Union of National Socialists (Union mondiale des nationaux-socialistes) est une organisation fondée en août 1962 comme une internationale néonazie.

Historique[modifier]

Ce mouvement apparaît quand le leader du Parti nazi américain, George Lincoln Rockwell, visite l'Angleterre et rencontre le leader du Mouvement national-socialiste anglais, Colin Jordan. Les deux hommes décident de créer une connexion internationale entre les différents mouvements partageant cette idéologie. Cette initiative aboutit à la Déclaration de Cotswold (Cotswold Agreement) en août 1962, qui est signée par les néo-nazis des États-Unis, du Royaume-Uni, de France (branche fondée par Françoise Dior, épouse de Colin Jordan), d'Allemagne de l'Ouest, d'Autriche et de Belgique. D'autres nations rejoignent le groupement au cours de cette décennie, notamment l'Argentine, l'Australie, le Chili, l'Irlande, l'Afrique du Sud et le Japon.

L'objectif des créateurs de la WUNS se voulait triple :
« constituer un organisme politique international, monolithique, combattant, efficace, qui devrait lutter contre l'appareil judéo-communiste et sioniste, défini comme un appareil de trahison et de subversion » ;
« défendre la race aryenne et la civilisation occidentale et les faire progresser en tout endroit du globe terrestre où vivent des Aryens, quelle que soit leur nationalité » ;
« défendre le droit à la propriété et à l'entreprise privée contre la lutte des classes communiste1 ».

Son siège international est alors installé à Arlington, en Virginie, aux États-Unis.

À la suite de l'assassinat, en 1967, de George Lincoln Rockwell, la direction de la WUNS est attribuée à Matt Koehl, qui tente d'étendre l'influence du groupe en nommant le néonazi danois Povl Riis-Knudsen secrétaire général de l'organisation. Toutefois, une rupture commence à s'amorcer, Koehl étant convaincu que le nazisme devait aussi être une religion. Au final, il se sépare de la WUNS pour prendre la tête d'un mouvement prônant le mysticisme nazi. Cette division affaiblit fortement la WUNS et l'influence de cette dernière diminue alors fortement, bien que Jordan ait tenté de la rétablir.
Revenir en haut Aller en bas
Et In Arcadia Ego



Nombre de messages : 1141
Date d'inscription : 30/03/2012

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Ven 25 Jan 2013 - 11:08

.


Dernière édition par Et In Arcadia Ego le Sam 16 Aoû 2014 - 5:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
HERVE



Nombre de messages : 11298
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Sam 21 Fév 2015 - 19:46


Sur les sujets de ce genre, il y a un livre assez ancien :

http://www.globalgrey.co.uk/occult-theocrasy/

Page 604 : (...) Stsiner was a friend of Dr. Hubbe Schleiden, the Secretary General of the German theosophical Society and President of several German secret societies, the Druidenorden, Black Templars, Rosicrucians, Ygdrasil (...)

Voir aussi ce qui concerne Francis Parker Yockey ...

Revenir en haut Aller en bas
capitaine buridan



Nombre de messages : 154
Date d'inscription : 13/09/2015

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Dim 27 Sep 2015 - 0:30

Yggdrasil pour mieux comprendre vient tout d' abord de la mythologie indo-européenne et plus précisément du Völuspa.
Et le Völuspa a une part d' alliage chrétien.
Ça c 'est pour l'origine .
Maintenant l' arbre d 'Ygdrasil car c 'est de ça qu' il s 'agit n 'est autre que l' arbre de la croix.
Après là ou ça se complique c 'est au niveau des nombreuse interprétation de l' arbre de la croix , mais vu tout ce que l' on sait de Latinus et de sa bande d 'illuminé l' on peu penser que la version de la reine qui écrit à salomon qu'à ce bois (qui a poussé sur la tombe d' adam) serait un jour attaché l' homme dont la mort mettrait fin au royaume des Juifs.
Donc Salomon demande à ses ouvrier d' enterrer la croix , blablablabla

Puis en avançant dans le temps , en 1099 les croisés prennent Jérusalem,y font des fouilles ,et redécouvre la croix qui entre temps (début 6ème siècle) environ avait était était fragmentée , rapportée à Jérusalem , puis cachée de nouveau vers le xème siècle , période de persécution de par le calife vis à vis des chrétiens.

Donc les croisés retrouve le fragment et on le réinstalle dans une basilique.Il devient une sorte de mascotte , on l 'emporte à chaque bataille, pèlerinage etc..  

Puis Saladin remporte une bataille contre les croisés , met la main dessus et depuis , disparu?Barbecue?

Par contre l' autre fragment est récupéré par les croisés début XIIIème siècle et des reliques rachetée par Saint louis (couronne d' épines etc...) , on fait construire un chapelle pour y mettre tout ça ,on là recouvre de cristal , là fait ornée la croix de diamants, perles etc... qui y restent jusqu' à la révolution.

En 1794 on dépouille tout les objets de valeurs , on y laisse juste
un clou et un morceau de bois... D' ou l' expression ça ne vaux pas un clou...(mon interprétation, à vérifier lol) .

Et puisque nous savons qui est derrière la révolution (gobes-mouches) et qui est derrière eux (un allergique à l' ananas)?, il faut bien imaginer que Latinus et cie s 'imaginais sûrement continuer l' histoire à leur façon , en découdre quoi.

Ce disant que la dernière fois ça avait foiré , il s 'imaginé sûrement faire mieux , comment???
Enfin bref , j' aurais pu expliquer ça en une phrase , mais ça serais plus difficile à admettre je pense , ça se serait résumé à Latinus et sa bande voulait bouffer du (bip censure) ,et Yggdrasil et c 'est juste du symbolisme pour recruter de la main d' œuvre pour arriver à leur but.
Donc il ne faut pas trop faire gaffe au symbolisme dans cette histoire mais plutôt aller à l' essentiel , il était en train de remonter une sorte de Gestapo.

Après il faut voir comment l' autre camps à réagi , et si il y a un rapport avec les tbw??? Ça c 'est une autre histoire.

Notez que Latinus porte le nom de l' antéchrist , donc il a très bien pu être manipulé et se croire investi d 'une mission divine ...
Vu les notes de Barbier , on vois bien à quel point la philosophie qu' ils ont pratiqué est dangereuse pour les plus manipulable et téméraire à la fois .
Revenir en haut Aller en bas
capitaine buridan



Nombre de messages : 154
Date d'inscription : 13/09/2015

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Dim 27 Sep 2015 - 0:48

J' espéré que vous avez remarqué que barbier se croit la être la réincarnation d 'un personnage ayant vécu il à + de 600 ans...
Donc on peu l' associer il me semble à une sorte de personnage qui se prend pour un templier réincarné ou bien un inquisiteur puisqu' il dit vouloir corriger ses fautes du passé.
Il me semble légitime de penser qu' ils sont manipulés , est ce que les tbw étaient manipulé aussi???
On peu juste remarquer que leur premier acte débute un vendredi 13.
Hasard ou pas?
Revenir en haut Aller en bas
capitaine buridan



Nombre de messages : 154
Date d'inscription : 13/09/2015

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Dim 27 Sep 2015 - 1:01

Ah, j' oubli de dire un détail c 'est que dans cette idéologie c' est une femme qui commande , grosso modo elle nomme un roi , un chef appelé ça comme vous voulez , et elle lui donne des directives.
Revenir en haut Aller en bas
arthur29923



Nombre de messages : 115
Date d'inscription : 08/07/2015

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Mar 13 Oct 2015 - 15:49

La Collégiale des SS. Pierre et Guidon est dotée d’une crypte romane dont l’origine reste incertaine et dont la construction remonterait peut-être, comme nous l’avons suggéré, au 9e siècle.
(...)
Quant au motif de la branche aux quatre feuilles, il a peut-être motivé le choix de la pierre, ce dessin pouvant éventuellement être mis en rapport avec la légende du bâton de saint Guidon se couvrant de feuilles et se changeant en chêne, qui sait ? Cela pourrait également être une représentation de l’Yggdrasil, l’Axis Mundi des Nordiques ?
(...)
Cette pierre tombale –une dalle bleue du Tournaisis- est peut-être d’origine mérovingienne ou carolingienne

http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/anderlecht/
Revenir en haut Aller en bas
arthur29923



Nombre de messages : 115
Date d'inscription : 08/07/2015

MessageSujet: Re: Yggdrasil   Sam 24 Oct 2015 - 14:48

POUR INFO


Vous consultez
La Sipo-SD en BelgiqueUne police faible ?
parBenoît Majerus

Benoît Majerus est enseignant-chercheur à l’Université du Luxembourg. Auteur d’une thèse de doctorat sur l’histoire des polices en Belgique occupée (1914-1918 et 1940-1945), il travaille actuellement sur l’histoire de la psychiatrie au 20e siècle. Il a également publié Occupations et logiques policières : la police bruxelloise en 1914-1918 et 1940-1945, (Académie royale de Belgique, 2007) et, avec Volker Hess, de l’article intitulé « Writing the History of Psychiatry in the 20th Century » (History of Psychiatry, 22 (2), 2011, p. 139-145).

L’article propose une relecture de la Sipo-SD, — présentée souvent comme une police toute-puissante, en Belgique occupée. Cette police allemande est essentiellement une petite institution bureaucratique qui fonctionne comme police ré-active et non proactive. Notre argument se construit autour de trois thèses. Premièrement, la Sipo-SD n’est qu’un appareil répressif parmi d’autres. Deuxièmement, son positionnement dans le dispositif policier allemand n’est pas déterminé par des phénomènes de concurrence avec d’autres institutions allemandes, notamment l’administration militaire. Troisièmement, cette police politique ne forme pas un bloc homogène mais est traversée par plusieurs lignes de partage.

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=VING_119_0043

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Yggdrasil   Aujourd'hui à 19:08

Revenir en haut Aller en bas
 
Yggdrasil
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» les 9 mondes d'Yggdrasill
» Cheval dans la mythologie nordique
» Clan Yggdrasil
» tatouage runes
» Yggdrasill

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
les tueries du Brabant :: PRESENTATION DES TUERIES DU BRABANT :: Who's who :: Organisations-
Sauter vers: