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 loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...

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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Sam 18 Juin 2011 - 20:16

On n'en parle pas encore dans la presse francophone mais c'est en première page en Italie.

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/715861-un-proche-de-berlusconi-arrete

Un proche de Berlusconi arrêté

16 juin 2011

La Stampa, 16 juin 2011

L'arrestation le 15 mai de l'homme d'affaires et consultant Luigi Bisignani fait "trembler la politique", titre La Stampa, qui, à l'instar du reste de la presse italienne, parle déjà de "dossier P4", en référence à la loge maçonnique secrète P2, qui avait pour but de subvertir les institutions démocratique dans les années 1970.

Selon les enquêteurs, Bisignani, un ancien journaliste, serait à la tête d'"une association secrète, dont les membres, grâce à leurs contacts au sein de la politique, de l'administration et des entreprises, recueillaient des informations confidentielles et les exploitaient pour exercer des pressions, du chantage et, surtout, obtenir des avantages personnels", comme des marchés publics et des postes haut placés, explique le quotidien turinois.

La Stampa met en avant la proximité entre Bisignani et Silvio Berlusconi, qui dénonce un énième "complot" de la magistrature contre lui. Le journal exclut toutefois un lien entre cette nouvelle affaire et les récentes déconvenues électorales du chef du gouvernement, dont l'histoire politique "semble vouée à un déclin inévitable."

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dim



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Sam 18 Juin 2011 - 23:21

histoire à suivre !!
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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 19 Juin 2011 - 7:38

Toujours en Italie ...

http://alpes.france3.fr/info/villefontaine-38--coral-remis-aux-italiens-69157254.html

Nevio Coral suspecté d'appartenir à la mafia calabraise Ndrangheta, a été livré ce 17 juin aux autorités italiennes

A Bardonecchia, le pendant italien de Modane, après le tunnel du Fréjus, les forces de l'ordre françaises ont livré ce 17 juin l'ancien maire de Leini (ville du piémont), aux carabiniers italiens. Nevio Coral, arrêté il y a une semaine à Grenoble, où il se trouvait pour affaires, est soupçonné d'appartenir à la Mafia calabraise.

Coral est considéré comme l'un des personnages de premier plan par les enquêteurs qui l'ont mis en examen pour "concours externe à une association mafieuse."

Il devrait être interrogé dans les prochaines heures. De son interrogatoire, les policiers attendent des informations sur de possibles ramifications avec l'enquête sur le scandale de la santé piémontaise qui s'est conclu par l'interpellation de la vice présidente du conseil régional du piémont chargée des affaires sanitaires. ( ... )

Nevio Coral, ex-maire de Leini près de Turin, est aussi le beau-frère de Caterina Ferrero, vice-présidente berlusonienne du Piémont chargée de la santé, mise en examen pour appel d'offres fictif dans le cadre du "scandale des couches-culottes".

_ _ _


Je me demande s'il y a un lien entre Caterina Ferrero et la société de confiserie Ferrero dont le siège est aussi proche de Turin ... Une partie de la famille vit (ou a vécu) d'ailleurs à Bruxelles.

Sans vouloir faire des liens diffamatoires, je note aussi ce qui suit :

La `Ndrangheta a acheté près d’un quartier entier à Bruxelles avec l’argent blanchi de la drogue. Le 5 mars 2004, 47 personnes ont été arrêtées, accusées de trafic de drogue et de blanchiment d’argent pour l’achat de biens immobiliers à Bruxelles pour 28 millions €. Leurs activités se sont étendues aux Pays-Bas, où de grandes quantités d’héroïne et de cocaïne avaient été achetées par le clan Pesce-Bellocco de la ville de Rosarno et le clan Strangio du village de San Luca.

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dislairelucien



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 19 Juin 2011 - 11:34


Herve: "Je me demande s'il y a un lien entre Caterina Ferrero et la société de confiserie Ferrero dont le siège est aussi proche de Turin ... Une partie de la famille vit (ou a vécu) d'ailleurs à Bruxelles."

Croyez vous que votre questionnement sur les pralines Ferrero italienne puisse, 26 ans après, apporter une avancée dans l'affaire des TBW qui nous concerne?
On s'éloigne une fois de plus du but du débat.
Gros événement au départ du fil: un proche de Berlusconi arrêté. Et alors? N'a-t-on pas arrêté il y a quelques années une volée de mafieux politiques carolos prochent d'Elio Di Rupo? Cela n'empêche pas que Di Rupo soit toujours parfaitement respectable, Vice Premier et formateur. Autre parallèle au sujet de Berlusconi,ses prostituées mineures, et notre Di Rupo, accusé par un jeune homosexuel, Olivier Trusgnach, de l'avoir abusé sexuellement alors qu'il était mineur. (Mais un jugement le blanchira totalement) .
Sans parler des négriers mafieux des années de plomb, oeuvrant dans le brabant et le Hainaut, épicentre des actions TBW. Ceux-ci se trouvant en relation avec des gendarmes belges ripoux et éliminant les géneurs à coup de sulfateuses. Remarquez que je n'aborde pas l'affaire des ballets roses...
Ne faudrait-il pas recentrer le débat chez nous et ne pas s'exciter sur l'avenir politique de Berlusconi dont l'histoire , pour certains semble vouée ( une fois de plus ?) à un déclin inévitable."
Passez muscade? Pas sûr.


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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 19 Juin 2011 - 12:47

Je ne peux qu'être d'accord avec vos réticences.

Il y a cependant plusieurs semaines que c'est le "silence radio" complet du côté des enquêteurs et il ne reste plus beaucoup de temps avant la prescription.

Vous êtes bien renseigné sur les affaires mafieuses dans notre pays et vous savez que la justice peut souvent mettre 10 ou 15 ans avant de terminer des investigations :

http://www.observatoirecitoyen.be/article.php3?id_article=455

Il est maintenant clair que les mafias ont pénétré le nord de l'Italie depuis de très nombreuses années (avec des liens P2, P3 et maintenant P4). Il est très probable qu'il en va de même avec la Belgique et que cela ne date pas d'hier. La zone de repli des TBW est aussi celle où il y a eu une forte implantation mafieuse. Est-ce un hasard ?

Je n'ai pas le moindre élément contre Elio Di Rupo mais je me souviens très bien que c'est à cause de lui qu'une loi "pentiti" (repentis) n'a pas pu être mise en place dans notre pays. Il ne voulait pas d'une société de "corbeaux" ... et nous avons peut-être une société de mafieux ...


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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 19 Juin 2011 - 16:34

Pour en revenir à Caterina Ferrero :

Adjointe à la protection de la santé – Région Piémont.
Elle a présidé d’importantes Commissions Régionales (Planning urbain, Transports, Budget,
Activités productives) et elle a été aussi Présidente de la Commission Budget et Planification
de la Région.


Je ne sais cependant pas s'il y a le moindre lien avec Michele Ferrero ... qui rivalise avec Berlusconi pour le titre de plus grosse fortune d'Italie ...

Je n'ai pas non plus d'informations sur la possible existence chez nous de quelque chose de comparable aux loges P2 ... P3 ... et maintenant P4. Cela vaut cependant le peine de se poser la question.
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dim



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 19 Juin 2011 - 17:51

en parlant de Calabria et de la 'ndranghetta:
remember Paolo et Giorgio De Stefano

le clan de Stefano =>
> membres de loges > democrazia cristiana > juges, politiciens, ...
> Movimento Sociale Italiano (MSI)
> Banda della Magliana > Gladio, P2, ...
> Vincenzo Vinciguerra: la 'ndranghetta aurait eu 1500 hommes pour le 'coup Borghese'
> selon pentito Giacomo Lauro: contacts entre Paolo en Giorgio De Stefano avec Borghese en 1970

donc, selon moi, ça vaut bien la peine d'y regarder plus en detail ...

continuons herve! comprendre l'Italie, c'est comprendre la Belgique
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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mar 21 Juin 2011 - 16:41

La police italienne a encore arrêté 19 personnes cette nuit dans le cadre des enquêtes sur la 'Ndrangheta" dans la région de Turin.

Le 8 juin, l'opération «Minotaure» avait entraîné l'exécution de 151 mandats d'arrêt : 146 mafieux présumés arrêtés et cinq en fuite.

Un point qui semble important est l'arrestation et l'extradition de Nevio Coral, chef d’entreprise de 71 ans et ancien maire de Leini, petite bourgade voisine de Turin.

C’est en 1990 que "Coral Ingénierie" s’installe en France. rue Malacombe à Saint-Quentin-Fallavier.

Depuis quatre ans, il était dans le collimateur de la justice italienne. Une justice qui devrait s’intéresser de près à une "SCI" (Société Civile Immobilière) dont le nom figure sur la même boîte aux lettres que Coral Ingénierie : « Europe immobilière ». Société fondée également en 1990 et dont son fils est le gérant.

http://www.manageo.fr/fiche_info/379417355/29/europe-immobiliere.html

EUROPE IMMOBILIERE
RCS Vienne
379 417 355 00029
SAINT QUENTIN FALLAVIER (38)

L'entreprise EUROPE IMMOBILIERE, dirigée par CORAL Claudio, a été créée le 1 août 1990.

L'entreprise est une Société civile immobilière au capital de 221 051 EURO , son siège est immatriculé auprès des greffes et tribunaux de la ville de Vienne.

Elle est enregistrée avec le code APE 6820A qui correspond au secteur Location de logements.

Cette entreprise ne publie pas son bilan.


Claudio Coral est le mari de Caterina Ferrero (un nom assez courant dans la région turinoise et en Italie en général ...), femme politique du parti de Silvio Berlusconi qui est poursuivie par la justice et est actuellement assignée à résidence.

J'ai l'impression que nous en saurons plus dans les semaines qui viennent. Il est difficile de savoir si cela peut apporter quoi que ce soit au sujet qui nous intéresse dans ce forum. J'ai l'impression que oui mais c'est loin d'être clairement établi et je n'espère pas convaincre les sceptiques.

Il ne faut pas oublier non plus l'enquête sur la "loge P4" (qui touche maintenant Mauro Moretti, le patron des chemins de fer).

Cela jette une nouvelle lumière sur des relations troubles entre la mafia, le monde politique, les responsables économiques et des membres de services secrets. Sur ce dernier point, je voudrais apprendre au traducteur automatique de Google que SISMI n'est pas "tremblement de terre" mais est l'acronyme en italien de "Servizio per le Informazioni e la Sicurezza Militare" (ancien nom des services secrets militaires).

Ces relations troubles semblent bien avoir existé (et existent encore ?) en Belgique aussi ...








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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mer 22 Juin 2011 - 17:36

Berlusconi toujours plus menacé - Vote de confiance

http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/international/berlusconi-toujours-plus-menacevote-de-confiance-11-292424

22 juin 2011 - RICHARD HEUZE - LE FIGARO

La justice met en accusation des proches du président du Conseil.

Dix-huit ans après l'opération "Mains propres" qui avait décapité une classe politique corrompue, des magistrats rêvent d'une réédition, en s'en prenant aux réseaux de pouvoir qui gravitent autour de Silvio Berlusconi. Trafics d'influence, corruption, organisation de sociétés secrètes sont quelques-unes des accusations portées par le parquet de Naples contre Luigi Bisignani, un homme d'affaires très proche du secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, Gianni Letta.

Bras droit de Silvio Berlusconi qui le présente volontiers comme le candidat idéal à la présidence de la République, Gianni Letta confirme qu'il connaît Luigi Bisignani depuis quarante ans et qu'ils sont en étroit contact. Il le décrit comme un "homme de relations, extraverti, brillant, bien informé". "Il est l'ami de tout le monde", insiste-t-il, en prenant prudemment ses distances: Bisignani ne lui aurait transmis aucune information "sensible" et il n'est pas au courant d'une quelconque procédure judiciaire engagée contre lui pour ses relations avec cet homme d'affaires, placé en résidence surveillée depuis le 16 juin. Avec Bisignani sont inculpés un parlementaire du PDL (le parti de Berlusconi), Alfonso Papa, et deux officiers de police judiciaire.

Le dossier d'accusation évoque la création d'un centre de pouvoir occulte, la loge P4 (en référence à la loge maçonnique secrète P2 de Licio Gelli qui avait défrayé la chronique judiciaire en 1981). Cette loge P4 est décrite comme un "système criminel" qui agirait sur le modèle des "associations mafieuses et terroristes les plus sophistiquées". Un député de droite se dit "atterré": "Si c'est vrai, il y a de quoi être épouvanté".

Démenti de Berlusconi

Henry John Woodcock, l'un des deux substituts napolitains qui mènent l'enquête, s'est déjà distingué par des investigations spectaculaires. En 2006, il avait fait arrêter Victor-Emmanuel de Savoie, le fils du dernier roi d'Italie. "Avoir des informations que d'autres ne possèdent pas est le préalable indispensable pour exercer le pouvoir", remarque-t-il et c'est un exercice dans lequel Luigi Bisignani excellait. Il se servait de ses canaux privilégiés pour renseigner ses contacts sur les enquêtes judiciaires en cours, leur faire remporter des marchés publics ou encore faciliter des nominations.

Silvio Berlusconi dément l'existence d'un centre de pouvoir occulte, parle d'une enquête "fondée sur rien" et défend avec vigueur Gianni Letta: "Pour lui, je mettrais mes pieds et mes mains au feu". Le député Alfonso Papa dénonce, lui, un "complot judiciaire à la sauce napolitaine" qui intervient au moment où Silvio Berlusconi est affaibli par les revers cuisants subis aux municipales à Milan et Naples et lors des référendums.
Eviter les fuites en Suisse

A cette série noire, il faut ajouter l'arrestation à Milan de Lele Mora. Cet impresario très controversé de la télévision et du spectacle recrutait les call-girls qui pimentaient les soirées de Silvio Berlusconi. Il lui aurait présenté Ruby, la jeune Marocaine à l'origine du scandale. Ce qui lui vaut d'être poursuivi pour incitation à la prostitution. Cette fois, les juges accusent Lele Mora d'avoir émis pour 8,4 millions d'euros de fausses factures. Considéré comme "dangereux et récidiviste", il a été emprisonné pour éviter toute fuite en Suisse...

Le gouvernement italien a obtenu hier un vote de confiance sur une loi présentée à la Chambre des députés. Confronté à la grogne de ses troupes à la suite de plusieurs revers électoraux, Silvio Berlusconi a assuré que sa majorité durerait jusqu'à son échéance normale au printemps 2013. C'était le 44e vote de confiance depuis la formation du gouvernement Berlusconi en mai 2008. Il a été remporté sans suspense par 317 voix pour, 293 contre et deux abstentions.

Ce projet de loi "sur le développement" comprend des mesures disparates, comme un crédit d'impôt sur les investissements dans le Sud défavorisé du pays ou l'annulation de dispositions instaurant des taxes sur les trains à grande vitesse.

"Je suis convaincu que le gouvernement sortira renforcé de ce passage parlementaire", a déclaré par la suite le "Cavaliere" devant le Sénat. "Nous avons la ferme intention d'arriver à l'échéance naturelle de la législature", qui est le printemps 2013, a-t-il lancé.

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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mer 22 Juin 2011 - 21:43


http://www.courrierinternational.com/breve/2011/06/22/une-loge-maconnique-accusee-de-gouverner-dans-l-ombre

Une loge maçonnique accusée de gouverner dans l’ombre

22.06.2011

Depuis le 15 juin dernier, le lobbyiste et homme d’affaires Luigi Bisagnini est assigné à résidence par la justice italienne, soupçonné de complicité et conflits d’intérêts dans le cadre de l’enquête sur la loge maçonnique dite "P4" menée par le parquet de Naples. A l'issue d’une enquête de deux ans dont les pièces ont été rendues publiques ce 21 juin, deux magistrats accusent le lobbyiste et un député du parti berlusconien Peuple de la Liberté d’avoir constitué un gouvernement de l’ombre à travers la loge, conseillant ministres, secrétaires d'Etat et leaders de partis politiques, orientant ainsi votes, décrets et nominations. Le rapport d’enquête, qui fait plus de 15 000 pages, fait état d'un système criminel "au fonctionnement caractéristique des associations de type mafieux et terroriste les plus sophistiquées", expliquent les juges dans La Repubblica.


Ces "rapports privilégiés" s’étendent au monde des entreprises publiques et privées. Ainsi, le président du groupe pétrolier italien ENI, première entreprise du pays, se voyait prodiguer des conseils et des menaces avant ses rencontres avec Silvio Berlusconi. Luigi Bisagnini et ses proches ont aussi fait licencier de journalistes "gênants" de la presse écrite et audiovisuelle. "Je fais cela pour le bien de mon pays" s’est défendu Bisignani devant le juge, rapporte La Repubblica. Mais la justice italienne souhaite son incarcération, craignant que le principal suspect de ce scandale ne s'enfuie à l’étranger.

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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 26 Juin 2011 - 11:31

http://archives.lesoir.be/italie-un-scandale-lie-a-des-ecoutes-telephoniques-met_t-20110625-01G2L7.html?query=codepamo&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=codepamo&pos=0&all=1&nav=1

P4 : nouvelle loge secrète ou feuilleton de l’été ?


LUKSIC,VANJA

Page 14

Samedi 25 juin 2011
Italie Un scandale lié à des écoutes téléphoniques met en scène un journaliste devenu un riche homme d’affaires

Depuis quelques jours, un nouveau scandale, baptisé « P4 », défraie la chronique en Italie. Les journaux sont remplis de retranscriptions d’écoutes téléphoniques où l’on découvre qu’un homme, un certain Luigi Bisignani (58 ans), ancien journaliste devenu homme d’affaires richissime, se trouve au centre d’un vaste réseau qui semble tirer toutes les ficelles du pouvoir. Un peu comme le faisait, dans les années 80, Licio Gelli, le Vénérable Maître de la loge maçonnique secrète P2.

Jusqu’ici, malgré les milliers de pages d’écoutes, les témoignages d’une centaine de personnes et les interrogatoires de Luigi Bisignani placé depuis aux arrêts domiciliaires, il est très difficile de s’y retrouver.

Pour les magistrats du Parquet de Naples qui ont mené l’enquête, Henry John Woodcock et Francesco Curcio, il n’y a aucun doute : ils ont mis la main sur une bande de dangereux criminels. Outre l’homme d’affaires Luigi Bisignani, on trouve le maréchal des carabiniers Enrico la Monica (qui s’est enfui au Sénégal) et le député du PDL (le Peuple des Libertés de Silvio Berlusconi) Alfonso Papa. Ce trio aurait constitué une sorte de réseau bien informé, captant même les secrets d’instruction, ce qui lui a permis pendant des années de faire la pluie et le beau temps au sein du gouvernement, du PDL, du service public de la Rai, etc. Le chantage leur permettait de sauver leurs « amis » et de se remplir les poches au passage.

Les écoutes, où l’on découvre un PDL qui se déchire en préparant l’après-Berlusconi, sont données chaque jour en pâture aux Italiens tandis que les proches de Berlusconi tremblent. Vendredi, le ministre de la Justice Angelo Alfano a déclaré que la publication d’écoutes qui n’ont rien de pénal est un délit. Il est vrai qu’au téléphone, on dit de tout, même si en Italie, on devrait se méfier !

La ministre de l’Environnement Stefania Prestigiacomo, comme tant d’autres personnes haut placées, que ce soit dans la politique, l’économie et même l’armée, appelait régulièrement Bisignani, pour un oui ou pour un non. « Gigi, aiutaci ! – à l’aide ! », lui demandaient les uns et les autres, comme s’il était une sorte de Padre Pio miraculeux !

Fils d’un cadre de Pirelli, frère du directeur général de l’Iata (association internationale du transport aérien), Luigi a commencé à se faire des relations et, par la même occasion, à conclure des affaires mirobolantes, dès son plus jeune âge. Inscrit à la P2 de Licio Gelli, « sans le savoir », affirme-t-il, il avait alors réussi à obtenir plusieurs milliards de lires de la société Ferruzzi, juste avant que n’éclate l’un des plus grands scandales (Enimont) découverts par l’enquête Mains Propres, au début des années 90. Selon le quotidien La Repubblica, au cours des dernières années, il a investi sa fortune dans l’immobilier à travers la Codepamo, une société de droit belge, créée pour ce faire.

_ _ _


Je me demande s'il s'agit de la société suivante :

S.A. CODEPAMO, Avenue de Tervueren 252-254 bte 1 à 1150 Bruxelles

CODEPAMO Compagnie De Développement et De Participation Mobilière S.A.

Voir :

http://www.zeroviolenzadonne.it/rassegna/pdfs/451546dc9a40ed91e34dea6adbb41805.pdf

( en italien )


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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Sam 9 Juil 2011 - 9:48

Le scandale de la "P4" touche de plus en plus de proches de Berlusconi ...

Italie: le ministre de l'Economie dans la tourmente, mandat d'arrêt contre son ex-conseiller

(AFP) – Il y a 22 heures

MILAN — Le ministre italien de l'Economie était dans la tourmente vendredi, la justice ayant révélé que son ex-conseiller Marco Milanese, dont elle réclame l'incarcération pour des faits présumés de corruption, lui payait le loyer de son appartement romain.

Le parquet de Naples a révélé jeudi soir que M. Milanese payait un loyer mensuel de 8.500 euros pour un appartement du centre de Rome utilisé par M. Tremonti.

Le ministre, domicilié à Pavie (nord) et qui ne dispose d'aucun logement personnel à Rome, a reconnu qu'il avait effectivement "accepté l'offre de M. Milanese" et logeait trois nuits par semaine dans cet appartement qu'il a assuré avoir quitté dès jeudi soir.

Bras droit de M. Tremonti, M. Milanese a démissionné du staff du ministre fin juin après avoir été cité dans une enquête de grande envergure, baptisée P4, concernant des faits présumés de corruption et de conflits d'intérêts et impliquant des personnalités du monde politique et économique.

Cette enquête a permis de révéler l'implication directe de M. Milanese dans des faits de corruption présumés pour lesquels le parquet de Naples a réclamé jeudi son incarcération.

M. Milanese étant député du parti PDL de Silvio Berlusconi, l'Assemblée devra se prononcer sur cette requête.

Selon les magistrats, le conseiller de M. Tremonti aurait reçu de grosses sommes d'argent (au moins 450.000 euros en liquide), et des cadeaux (bijoux, voitures de luxe, séjour à New York) d'un entrepreneur inquiété par la justice, en échange d'informations sur l'enquête auxquelles il avait accès en tant qu'ancien officier de la police financière.

Il aurait en outre reçu des pots de vins de deux personnes contre des postes dans des sociétés contrôlées par le ministère de l'Economie.

Prenant la défense de M. Tremonti, le chef de file des députés PDL, Fabrizio Cicchitto, a dénoncé vendredi une "volonté de déstabilisation".

Ministre très puissant, Giulio Tremonti est un fervent partisan de la rigueur budgétaire, ce qui lui a valu des relations tendues récemment avec le Cavaliere et certaines franges de la majorité.

____________


Berlusconi ne compte pas se représenter en 2013 et il a quelques mauvaises nouvelles ...

09/07/2011 | Mise à jour : 09:12

La Fininvest de Berlusconi condamnée

La cour d'appel de Milan a condamné samedi le groupe Fininvest (propriété de Silvio Berlusconi) à payer 560 millions d'euros de dommages et intérêts au groupe CIR de Carlo De Benedetti dans le cadre de l'affaire Mondadori, a indiqué l'agence italienne Ansa.

Fininvest avait été condamné en première instance en octobre 2009 à verser 750 millions d'euros au groupe CIR de M. De Benedetti pour le dédommager d'une décision de justice ayant permis en 1991 au Cavaliere de ravir la propriété de l'éditeur Mondadori à M. De Benedetti.
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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mar 12 Juil 2011 - 20:10



http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201499817514-rome-dans-la-tourmente-sur-fond-de-scandale-politico-financier-192342.php


11/07 | 07:00 | Guillaume Delacroix

Rome dans la tourmente sur fond de scandale politico-financier

Le ministre italien des Finances bénéficiait jusqu'ici d'un appartement payé par un député sous le coup d'une enquête pour corruption présumée.

Guillaume DELACROIX
Correspondant à Rome

Jusqu'ici épargné par les remugles berlusconiens, Giulio Tremonti est à son tour éclaboussé par un gros scandale qui lui a valu d'occuper le devant de la scène tout le week-end. Dans le cadre d'une enquête pour corruption présumée frappant l'un de ses très proches, le député Marco Milanese, les Italiens ont découvert que leur ministre des Finances était logé gracieusement dans un appartement cossu de la rue du Campo Marzio, à deux pas du Parlement, lors de ses séjours à Rome. Résidant officiellement à Pavie, en Lombardie, Giulio Tremonti bénéficiait dans la capitale de 200 mètres carrés pour un loyer mensuel de 8.500 euros réglé par le fameux Marco Milanese. En outre, des travaux de rénovation évalués à 200.000 euros y ont été réalisés et les enquêteurs soupçonnent l'entreprise intervenue sur place d'avoir offert ses prestations gratuitement, en échange de marchés publics obtenus auprès du ministère des Finances. Dès les premières fuites, jeudi soir, Giulio Tremonti est monté au créneau. Dans un communiqué, il a précisé avoir « accepté l'offre de Marco Milanese pour l'usage provisoire d'une partie de l'appartement, à raison de trois nuits par semaine » et annoncé que « pour des raisons évidentes », il quittait « immédiatement » les lieux.

Trafics d'influence

L'affaire n'en restera pas là, car Marco Milanese est au centre d'un dossier beaucoup plus large qui secoue le gouvernement, où il est question de dessous-de-table et de trafics d'influence pour la nomination des dirigeants de certains groupes publics, parmi lesquels Finmeccanica et les Ferrovie dello Stato. Marco Milanese aurait reçu plus de 450.000 euros en liquide et de nombreux cadeaux de la part d'un entrepreneur poursuivi en justice, en échange d'informations sur l'enquête à laquelle il avait accès en tant qu'ancien haut fonctionnaire du ministère des Finances. Giulio Tremonti a d'ailleurs été entendu pour cela par les enquêteurs le 17 juin. Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi -qui a assuré vendredi qu'il ne se représenterait pas aux législatives de 2013 -n'a rien fait pour défendre le ministre, en qui il voit son principal rival à droite. « Il croit qu'il est un génie et que tous les autres sont des crétins. Je le supporte parce que je le connais depuis longtemps et je l'accepte comme ça. Mais c'est le seul qui n'a pas l'esprit d'équipe », a déclaré le « Cavaliere » vendredi, dans une interview à « La Repubblica », avant de l'inviter finalement à déjeuner, pour rassurer les marchés qui bruissaient de la rumeur d'une démission du ministre.

Guillaume Delacroix, Les Echos

______________________


http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/07/11/berlusconi-condamne-l-italie-invitee-a-adopter-son-plan-de-rigueur_1547472_3214.html

Berlusconi condamné, l'Italie invitée à adopter son plan de rigueur


LEMONDE pour Le Monde.fr | 11.07.11 | 16h57

Le président du conseil italien, Silvio Berlusconi (à droite), et son ministre de l'économie, Giulio Tremonti, lors d'une conférence de presse à Rome, le 30 juin 2011.

Le président du conseil italien, Silvio Berlusconi (à droite), et son ministre de l'économie, Giulio Tremonti, lors d'une conférence de presse à Rome, le 30 juin 2011.AP/Pier Paolo Cito


Rome, correspondant - Après la Grèce, l'Italie ? Les spéculateurs se sont donné rendez-vous, lundi 11 juillet, à la Bourse de Milan qui, à 12h30, accusait une baisse de 3,38 %. Alors que le Parlement doit discuter à partir de mardi d'un plan d'austérité de 47 milliards d'euros (réduction des dépenses de santé, gels de l'embauche et du salaire des fonctionnaires, allongement de la durée de cotisation pour les retraites) pour parvenir à l'équilibre budgétaire en 2014, les marchés ne semblent pas vouloir y croire.
Lundi, la chancelière allemande, Angela Merkel, a appelé M. Berlusconi afin que ce plan de rigueur soit adopté au plus vite. L'opposition de gauche et du centre a promis d'être "constructive" au cours du débat.

Les plus visées sont les valeurs boursières, en première ligne en cas de contagion de la crise de la dette à la péninsule. La banque Intesa Sanpaolo lâchait notamment 5,56 % à 1,562 euro, la banque Mediolanum 4,56 % à 2,888 euros, Banca Popolare di Milano 3,78 % à 1,475 euros, l'assureur Generali 3,30 % à 13,20 euros et la banque UniCredit 2,11 % à 1,206 euro. Le groupe agroalimentaire Parmalat, récemment racheté par le français Lactalis, cédait 4,87 % à 2,382 euros et le groupe automobile Fiat 4,42 % à 6,925 euros.


MARASME ÉCONOMIQUE ET INCERTITUDE POLITIQUE


Malgré les intentions affichées par le gouvernement, plusieurs facteurs expliquent la nervosité des marchés. L'Italie continue de crouler sous une énorme dette de près de 2 000 milliards d'euros, la plus importante après celle du Japon et des Etats Unis, qui représente 120 % du PIB. La croissance, demeure totalement atone, comme lors des dix dernières années même si l'Italie reste la troisième économie de la zone euro.

Mais au marasme économique s'ajoute l'incertitude politique. Les agences de notation Moody's et Standard&Poors, qui ont menacé le mois dernier d'abaisser la note de l'Italie, n'ont pas seulement mis l'accent sur la dégradation des comptes, elles ont également pointé les incertitudes politiques qui rendent difficile l'adoption de réformes structurelles et impopulaires.

Le calendrier judiciaire auquel est soumis désormais Silvio Berlusconi (trois procès pour corruption, fraude fiscale, abus de pouvoir et incitation de mineures à la prostitution sont en cours) affaiblit l'exécutif et pèse sur ses choix. Samedi 9 juillet, le président du conseil a subi un nouveau coup dur de la part des juges du tribunal d'appel de Milan qui l'ont condamné à payer 560 millions d'euros à son rival Carlo de Benedetti à qui il avait ravi, en corrompant un juge, le contrôle du groupe Mondadori en 1992.


"DONNER UN SIGNAL FORT DE STABILITÉ"


Cette condamnation s'ajoute à plusieurs revers politiques : les défaites de son parti, le Peuple de la liberté (PDL), aux élections municipales de mai, notamment à Milan et Naples, la déculottée lors des référendums de juin où M. Berlusconi a perdu sa dernière protection contre les juges. Depuis, l'étoile du premier ministre pâlit jusque dans son propre parti. La promesse de M. Berlusconi de quitter la politique au terme prévu de son mandat en 2013 n'a pas suffi à rassurer les esprits.

Enfin, pour ne rien arranger, l'homme qui passait pour le garant de la volonté de l'Italie de redresser ses comptes, le ministre de l'économie, Giulio Tremonti, est à son tour pris dans la tourmente des affaires. Un des ses proches collaborateurs, Marco Milanese, est poursuivi par la justice pour avoir monnayé chèrement ses services auprès de plusieurs entreprises. En outre, M. Milanese payait le loyer de l'appartement de M. Tremonti à Rome pour un montant de 8 500 euros.

La rumeur de la démission du ministre, en mauvais termes avec M. Berlusconi, a circulé. Pour Stefano Folli, éditorialiste du quotidien économique Il Sole 24 Ore (propriété du patronat italien), il s'agit de "jours dramatiques sur les marchés et confus en politique intérieure".

"Le gouvernement et la majorité sont-ils en mesure de donner tout de suite un signal fort de stabilité et d'ainsi calmer les marchés, sous peine de catastrophe ? s'interroge-t-il. Les marchés, hélas, ont répondu.

Ensuite, l'enquête impliquant un proche de Tremonti est scabreuse et gênante pour le ministre, alors qu'il faut au pays un ministre de l'économie solide comme le roc et invulnérable aux pressions. L'intention de Berlusconi de ne pas se représenter en 2013 reste un coup d'éclat. Nul ne peut jurer que la législature ira à son terme, pas même Berlusconi."



Philippe Ridet

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http://www.adnkronos.com/IGN/News/Politica/Caso-Milanese-lex-consigliere-politico-di-Tremonti-presentera-memoria_312232709297.html

Caso Milanese, l'ex consigliere politico di Tremonti presenterà memoria difensiva

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http://www.haisentito.it/articolo/i-segreti-di-marco-milanese-coinvolto-nell-inchiesta-della-loggia-p4-racchiusi-in-alcune-cassette-di-sicurezze/43667/

I segreti di Marco Milanese, coinvolto nell’inchiesta della Loggia P4, racchiusi in alcune cassette di sicurezze

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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 20 Nov 2011 - 11:57



http://www.tdg.ch/node/388032

Mafia: un maxi-procès condamne 110 personnes à Milan

Dans le cadre d'un procès portant sur la mafia calabraise, 110 personnes ont été condamnées samedi soir, parfois pour des peines allant jusqu'à 16 ans.

AFP | 19.11.2011 | 22:05

Cent dix personnes ont été condamnées samedi soir à des peines allant jusqu’à 16 ans de prison dans le cadre d’un maxi-procès à Milan, dans le nord de l’Italie, dans lequel 119 personnes étaient accusées d’appartenir à la mafia calabraise, la Ndrangheta, a annoncé l’agence Ansa.

Les peines les plus lourdes ont été infligées à deux chefs de familles mafieuses oeuvrant dans la région de Milan, Alessandro Manno, condamné à 16 ans de réclusion, et Cosimo Barranca, condamné à 14 ans.

Pasquale Zappia, considéré comme le chef suprême de la Ndrangheta dans la région de Milan, a été condamné à 12 ans de prison et il a eu un malaise à l’énoncé du verdict puis a été évacué par ambulance, précise l’agence. Les condamnations ont été accueillies par de bruyantes protestations des accusés qui ont hué leurs propres avocats, selon la même source.

Opération sur 15 ans

Ce procès fait suite à une opération de grande envergure, la plus importante des 15 dernières années, que la police italienne a mené contre la Ndrangheta en juillet 2010 lorqu’elle a arrêté plus de 250 personnes sur tout le territoire national, dont Domenico Oppedisano, 80 ans à l’époque, considéré comme le numéro un de la mafia calabraise.

L’enquête avait démontré le haut degré d’infiltration de la mafia issue de la pauvre région méridionale de Calabre dans les régions prospères du nord du pays, devenues "le poumon économique" de la Ndrangheta.

Ces arrestations "confirment que le nord de l’Italie est le véritable théâtre des opérations de la Ndrangheta", avait déclaré à l’époque le procureur antimafia Alberto Cisterna.

Ces dernières décennies, la Ndrangheta est devenue la plus importante et la plus redoutée des quatre organisations du crime en Italie, qui incluent la Camorra dans la région de Naples, Cosa nostra en Sicile et la plus petite Sacra corona unita (SCU) dans les Pouilles (sud-est).


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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Ven 9 Déc 2011 - 9:33


http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-grand-parrain-de-la-Camorra-sous-les-verrous-362447/

vendredi 9 décembre 2011

Le grand parrain de la mafia napolitaine sous les verrous

Michele Zagaria, grand patron de la Camorra condamné trois fois à la perpétuité, a été arrêté après 16 ans de cavales.

«C'est un grand jour, mais la bataille contre les parrains du crime est loin d'être gagnée». Roberto Saviano sait mieux que quiconque que la Camorra décapitée n’est pas morte pour autant. Michele Zagaria, chef du puissant clan Casalesi de la mafia napolitaine, dont les méfaits ont été minutieusement décrits par l’auteur de «Gomorra», a été arrêté mercredi. En fuite depuis 16 ans, cet homme de 53 ans réputé pour sa brutalité était l'un des criminels les plus recherchés d'Italie, et visé par un mandat d’arrêt international. Accusé d'association de malfaiteurs de type mafieux, de meurtre, d'extorsion et de vol à main armée, Zagaria a été condamné par contumace à la prison à vie en 2008 puis par deux fois en 2010.

L'opération, menée par plusieurs centaines d'agents, a également permis l'arrestation d'une cinquantaine de personnes dans la ville de Casal di Principe, le fief dont le clan tire son nom. Celui que l'on surnomme «Capastorta» («tête tordue») vivait, lui, reclus dans une cache souterraine aménagée sous sa maison, dans la ville de Casapesenna. Son «bunker» avait une superficie de 50 m2 et se trouvait dissimulé derrière un mur épais de cinq mètres, en béton armé, qui s'ouvrait et se fermait électroniquement. La police a coupé l'électricité et l'aération du bunker avant de forer le mur, a-t-on dit de source policière, citée par Reuters. La cache semblait particulièrement bien aménagée (à voir, cet étonnant portfolio du journal «la Repubblica») et Zagaria devait y vivre depuis plusieurs années. Lors de son arrestation, le mafieux a lancé, bravache : «Vous avez gagné. L’Etat a gagné».

La photo d'identification communiquée mercredi par les services de police montre un homme grisonnant et l'air âgé, sensiblement différent du Zagaria aux cheveux bruns, l'air dur, de la photo qui s'affichait sur la page des personnes les plus recherchées sur le site internet du ministère de l'Intérieur. Sa ministre, Anna Maria Cancellieri s’est félicitée d’un «très grand succès pour l'Etat», alors que le nouveau chef du gouvernement Mario Monti s’est réjoui d’une «belle journée pour la Campanie (la région de Naples, ndlr) et toutes les personnes honnêtes». Giovandomenico Lepore, qui prendra sa retraite après sept années passées comme procureur de Naples a quant à lui déclaré : «Je remercie toutes les forces de l'ordre, on m'avait promis cette arrestation et la promesse a été tenue».

La Camorra et sa protection politique

Pour Raffaele Cantone, ancien magistrat napolitain qui vit sous protection policière depuis 2003, cette arrestation est aussi importante que celle du «capo dei capi» sicilien Bernardo Provenzano en 2006, a-t-il expliqué à Reuters : «C'est la fin du clan Casalesi tel qu'on le connaissait, la fin d'une époque». Roberto Saviano, qui a décrit avec une extrême précision le fonctionnement du «système» qu’est la Camorra, dans son livre «Gomorra» s’est réjoui de son arrestation, rappelant tout de même qu’il en fallait plus pour stopper définitivement une organisation aussi implantée dans la société. L’auteur, qui vit toujours caché avec une importante protection policière, s’était particulièrement appuyé sur les activités des Casalesi, clan principal des camorristes (voir encadré) pour son ouvrage paru en 2006.

«Coupez une tête, et une autre se présente», a-t-il souligné à la chaine de télévision italienne LA7, avant d’expliquer que le coup fatal ne serait porté qu’en s’attaquant au système financier et politique de l’organisation. Sur Euronews, Saviano a même été plus loin : «je suis sûr que la chute du gouvernement Berlusconi et l’affaiblissement de son ancien secrétaire d’Etat à l‘économie Nicola Cosentino, a conduit tout un groupe de personnes de ce milieu à ne plus être assuré d’agir dans l’impunité, et donc à coopérer avec la justice. Quand les protections politiques commencent à tomber, beaucoup de mafiosi commencent à avoir peur». Une remarque qui n’est pas sans rappeler que Bernardo Provenzano avait été arrêté le 11 avril 2006, au lendemain même de la défaite aux législatives du second gouvernement du Cavaliere

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Les Casalesi et la Camorra

Michele Zagaria n’était «pas un chef, mais le chef» des Casalesi, a rappelé Saviano sur LA7. La prise est de taille. Ce clan est l’un des plus – surement le plus – puissants parmi les dizaines qui forment la Camorra, mafia napolitaine mais dont les activités se sont étendues dans le monde entier. Outre les secteurs mafieux «classiques», comme le trafic de drogue et d'armes, la prostitution ou le racket, les Casalesi et les autres familles de la Camorra sont très présents dans le textile, mais aussi le bâtiment et les travaux publics, comme les déchets, où ils s'approprient les marches publics grâce à la corruption politique. Son chiffre d'affaires annuel est évalué par la direction nationale antimafia à 30 milliards d'euros. En Italie, certains redoutent à présent une guerre de succession sanglante pour mettre la main sur cet impressionnant pactole.


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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Lun 12 Déc 2011 - 20:27


A voir :


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=G2WRP6MSN6M

http://www.mafias.fr/

Berlusconi : le sommet de la bourgeoisie mafieuse

Chaque 1er avril, Mafias.fr annoncait démission du président du Conseil en vain… Puis en ce mardi 8 novembre, Sivio Berlusconi annonce sa démission ; pour quitter ce pays de merde?. La crise économique aura eu raison de sa carrière. Jamais en revanche son lien organique avec les organisations mafieuses n’aura provoquer le début d’un soupçon de destabilisation (cf. Biographie Berlusconi )

http://www.mafias.fr/?p=2235

http://www.mafias.fr/?p=2626

Ni quand on révèle que le mafieux Vittorio Magano vivait dans sa maison

http://www.mafias.fr/?p=155

Ni quand son bras droit est condamné en appel pour complicité d’association mafieuse

http://www.mafias.fr/?p=1538

Ni quand le président du Conseil a « mitraillé » une journaliste

http://www.mafias.fr/?p=64

Ni quand il perdu trois référendum (cf. Berlusconi : lapsus contre référundum)

http://www.mafias.fr/?p=2822

Ou Jeunesse et hérédité de Silvio Berlusconi ….

http://www.mafias.fr/?p=65

On espère que la presse va désormais insister d’avantage sur cet aspect de sa carrière politique (C dans mafias.fr), un carrière paradigmatique de la Bourgeoise mafieuse (Umberto Santino)

http://www.mafias.fr/?p=2593
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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mar 10 Jan 2012 - 17:28






Pour information (1993), on parle du château de Forchies-la-Marche


L'Europe des parrains / La Mafia à l'assaut de l'Europe

Par Fabrizio Calvi

Voici un extrait à partir de la page 158, dans la chapitre "Cosa Nostra à l'assaut de l'Europe" ...

(...) Peu après son arrivée à Cologne, Gerlando Caruana était déjà à la tête d'une florissante entreprise d'import-export de produits alimentaires et d'insecticides, sans oublier l'inévitable pizzeria située 49, Eichandorffstrasse. Ces activités ne l'empêchaient pas de conserver des intérêts en Italie, dont la gérance du "Café centrale" de Cupra Maritima ou encore au Canada, où on le retrouve au sein du conseil d'administration de diverses sociétés de la Famille, dont Video Select Inc., Financement Video Select Inc., etc

Les autres contacts de Giuseppe Cuffraro et Pasquale Cuntrera se recrutaient parmi des immigrés de plus vieille souche (...)

Après avoir constaté que Pasquale Caruana se rendait régulièrement en Belgique, les policiers de la BKA se demandèrent si la Famille de Siculiana n'y disposait pas des mêmes facilités qu'en Allemagne. L'existence d'une forte communauté italienne laissait augurer le pire. Les pizzerias, trattorie et autres ristaurante italiano qui proliféraient dans le royaume abritaient-ils eux aussi les Familles de Cosa Nostra ? Les ambassadeurs de l'Organisation en Europe du Nord feraient-ils tous dans la restauration ? Au vu des contacts belges de Pasquale Caruana, les policiers du BKA en étaient presque sûrs. L'organigrapme établi par les enquêteurs allemands attribue la direction de la branche belge à un propriétaire de pizzerias apparenté à Pasquale Cuntrera, secondé par deux autres Siciliens, un industriel du bâtiement et un autre du textile.

Dans la région de Charleroi, Pasquale Caruana comptait sur l'appui d'un autre Siculianais dont le train de vie aurait dû intriguer le moins suspicieux des policiers belges. Ouvrier au chômage de son état, l'homme possédait un magnifique château fort de 1 600 mètres carrés, restauré à grands frais au milieu d'un vaste domaine qui semblait toujours parfaitement entretenu. Dans la région, les mauvaises langues jasaient sur cette soudaine richesse que l'intéressé justifiait par une chance insolente aux jeux de hasard.

Outre la baraka, notre chômeur possédait également un sens inné de l'hospitalité. Dissimulés autour de la propriété, les agents du BKA assistèrent à un véritable défilé de têtes connues (des Caruana et des Cuntrera), et d'autres qui devaient l'être des services de la police italienne, mais aussi des ressortissants belges ou allemands au-dessus de tout soupçon. Après une courte enquête, les agents du BKA comprirent l'usage que la Famille de Siculiana avait du château de Charleroi.

"Il est notoire, affirment-ils dans un rapport, que les réunions au sommet (de la Criminalité organisée) ont lieu dans de telles propriétés, difficiles à observer. Elles sont généralement achetées et entretenues à cet effet par des prête-noms." Serait-ce le cas du domaine de Charleroi ? Oui, répond le BKA, visiblement bien informé. Régulièrement fréquenté par des hommes d'honneur, l'endroit a, semble-t-il, laissé de bons souvenirs à Giuseppe Cuffaro aui, après son arrestation, ne trouva rien de mieux pour occuper ses journées que d'en dessiner de mémoire les douves, les tours et les murailles.

Le propriétaire du château de Charleroi n'était d'ailleurs pas inconnu de la police belge, même si les services du Procureur du Roi n'avaient jamais pu le déférer devant les tribunaux. Les enquêteurs belges le soupçonnaient d'être à la tête des hommes de main employés par deux gros industriels de la construction, les frères Allatta, pour faire régner la loi du silence dans le milieu des "négriers de l'emploi".

Le scandale des "négriers" a éclaté au grand jour en Belgique après l'assassinat, le 26 janvier 1989, d'un journaliste de la Nouvelle Gazette de Charleroi, Stéphane Steigner. Au moment de sa mort, le jeune journaliste enquêtait sur un vaste trafic de main-d'oeuvre dans le centre de la Belgique qui était dirigé par un Sicilien originaire de Caltanisetta, Carmelo Bongiorno, une affaire colossale, oeuvrant principalement dans le secteur du bâtiment et du textile. Les "négriers" font travailler clandestinement près de 10 000 personnes dans toute la Belgique. Ils fournissent en main-d'oeuvre illégale les plus grands chantiers du royaume, soustrayant des sommes faramineuses aux caisses de l'Etat par le biais d'un système de "sociétés poulets" destinées à la faillite "dans le but d'endosser les créances générées par une activité principale". Payés généralement en liquide, les employés n'en bénéficient pas moins des couvertures sociales prévues par la loi grâce à un réseau de corruption qui s'étend jusqu'aux différentes caisses de retraite ou d'assurance sociale.

L'affaire a un fort parfum de Cosa Nostra : loi du silence, attentats, extorsions, tueurs à gages spécialement venus de Sicile et, pour couronner le tout, une dizaine d'assassinats. Autres faits troublants : la fuite, en Sicile, de Carmelo Bongiorno, le commanditaire présumé de l'assassinat du journaliste Steignier, ou encore la présence dans l'enquête d'un des plus gros constructeurs immobiliers siciliens, trafiquant de cocaïne présumé, blanchisseur de narcodollars, propriétaire d'établissements de jeu, que l'on disait lié à la famille de Cosa Nostra de Catane. (...)


Note : en mai 1985, les douanes britanniques tombèrent à leur tour sur un trafic de drogue organisé par le clan Caruana-Cuntrera (Francesco Di Carlo) ... en société avec le gotha de Cosa Nostra, Pasquale Caruana, senior Leonardo Greco (chef de la Famille de Bagheria), sans oublier Nunzio Barbarossa, le partenaire de Michele Zaza, ou encore le caissier de la Cosa Nostra, Pipo Calo, chef de la Famille de Porta Nuova ... Le témoin de Di Carlo lors de son mariage en 1967 était le prince Alessandra Vanni Calvello Mantegna di San Vincenzo ...


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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mar 10 Jan 2012 - 18:12

chateau tout près du bois de Carnieres où fut retrouvé une golf attribué à nos affaires


voir articles du journaliste van den dries


jamais confirmé ailleur

(pas si loin de anderlues non plus)
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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mar 10 Jan 2012 - 18:32

La proximité géographique est en effet frappante.

Le réalisateur du film "Blue Belgium" (qui ne présente par ailleurs pas d'intérêt) affirme qu'un enquêteur lui aurait dit qu'il y avait un lien entre les Tueurs du brabant et l'affaire Dutroux. Dans les deux cas, il s'agirait de faire peur, de terroriser ... Il n'apporte aucun élément concret dans ce sens (à la limite, tous les actes de terrorisme seraient liés). Cependant, si vous regardez une carte routière, on est dans la même zone aussi et même l' ASBL "sataniste et luciférienne" Abrasax était à Forchies-la-Marche (à deux pas de Jumet).
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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Lun 23 Jan 2012 - 15:38


A voir sur internet (quelques jours) :


http://videos.arte.tv/fr/videos/la_mafia_organisation_parasite-6336612.html


La mafia, organisation parasite

À l'image traditionnelle de la pieuvre, la réalisatrice Carmen Butta préfère celle du parasite : comme lui, la mafia infiltre les structures existantes pour les détourner et les exploiter à son profit. Le documentaire accompagne des magistrats ou des hommes politiques siciliens qui combattent ce fléau. Contraints de vivre sous haute protection, ils s'accordent à dire que les mafiosi n'ont rien d'une espèce en voie de disparition. L'emprise du crime organisé sur la justice, l'administration, les milieux politiques progresse. Et cette "criminalité du troisième millénaire", explique Rosario Crocetta, ancien maire devenu député au Parlement européen, s'étend de plus en plus à des pays comme l'Allemagne, traditionnellement épargnés.


(Allemagne, 2010, 52mn)

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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Lun 9 Avr 2012 - 19:09



Un lien (inattendu) entre extrême-droite et mafia ... dans le nord de l'Italie ...

http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/05/01003-20120405ARTFIG01021-italie-umberto-bossi-jette-l-eponge.php

Italie : Umberto Bossi jette l'éponge

Par Richard Heuzé Publié le 05/04/2012 à 23:15

Le leader de la Ligue du Nord, soupçonné d'avoir puisé dans les caisses, a démissionné jeudi soir.

À Rome,

Umberto Bossi a abandonné par surprise jeudi soir la direction de la Ligue du Nord.

Impliqué dans une affaire retentissante de détournement de fonds qui rejaillit sur toute sa famille, le trublion de la politique italienne a annoncé sa démission en plein conseil fédéral.

Il renonce à sa charge de secrétaire et devient président, un poste honorifique: «Je le fais pour le bien de mon parti», a-t-il déclaré.

Le «Senatùr» (son surnom depuis son élection au Sénat en 1987 avant qu'il ne devienne député) avait fondé la Ligue il y a trente ans. Il en avait fait un parti national, fédéraliste et xénophobe, allié à Silvio Berlusconi dans son dernier gouvernement, comptant 86 parlementaires et recueillant 8,3 % des voix aux élections de 2008. À bientôt 71 ans, il est le leader italien ayant la plus longue activité politique.

Fatigué, physiquement diminué par les conséquences d'un ictus, il a décidé de passer la main en pleine tourmente. Un triumvirat assurera la transition jusqu'au congrès de septembre. Son rival au sein du parti, l'ex-ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, a été conspué, aux cris de «bouffon» et «judas», par les partisans de Bossi rassemblés jeudi soir devant le siège milanais de la Ligue. Maroni a annoncé la nomination de réviseurs aux comptes indépendants pour enquêter sur les malversations.

À l'origine du scandale se trouve Francesco Belsito, ancien chauffeur de ministre devenu Trésorier national en 2004. «La gestion du parti était devenue totalement opaque», ont noté les carabiniers. Des centaines d'écoutes téléphoniques et quarante perquisitions ont révélé des transactions déconcertantes. En décembre dernier, Belsito a investi six millions d'euros dans des fonds provenant de Tanzanie et de Nicosie, pour une spéculation sur des diamants. Ses relations avec les clans de la NDrangheta calabraise et avec des hommes d'affaires vénitiens véreux ont également attiré l'attention.

Voitures de luxe

Des transactions portant sur 6,9 milliards d'euros ont été opérées «sans raison de nature économique ou financière», poursuivent les carabiniers. Trois parquets, ceux de Milan, Naples et Reggio de Calabre, l'ont mis en examen. Les accusations vont du recyclage de l'argent de la NDrangheta au détournement des contributions électorales (18 millions d'euros reçus de l'État en 2011), à des transactions illicites et des investissements hasardeux.

La position de Umberto Bossi est devenue intenable quand les enquêteurs ont établi la liste des abus financiers commis par l'entourage du leader, son épouse Manuela, retraitée de l'enseignement public depuis l'âge de 39 ans, leurs deux fils, des proches. Locations de voitures de luxe, dont une Porsche, restructuration d'appartements, frais d'avocats, d'université, notes d'hôtels, de restaurants, voyages: au total 670 000 euros auraient été dépensés en 2011 par le clan Bossi sans justificatifs. Dans un coffre de la Chambre des députés auxquels les enquêteurs ont pu avoir accès, un dossier au nom de «The family» (en anglais) a été saisi. Sans doute le coup de grâce.

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http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/05/01003-20120405ARTFIG00891-italie-bossi-plombe-par-un-scandale-de-corruption.php

Italie : Bossi plombé par un scandale de corruption

Par Richard Heuzé Publié le 05/04/2012 à 18:16

Le leader de la Ligue du Nord et ses proches sont accusés d'avoir puisé dans les caisses.

Une série de malversations financières ébranle la Ligue du Nord, le parti populiste et xénophobe dirigé par Umberto Bossi. Détournement des remboursements électoraux (18 millions d'euros reçus de l'État l'an dernier), investissements hasardeux, transactions illicites, recyclage d'argent: telles sont les accusations portées par trois parquets contre les dirigeants d'une formation qui compte 86 parlementaires, a réalisé un score de 8,3 % aux dernières élections et représente avec l'IDV du populiste Antonio di Pietro l'unique opposition réelle au gouvernement de Mario Monti.

En affaires avec la mafia

Son leader historique, Umberto Bossi, son épouse, Manuela Marrone, retraitée de l'enseignement depuis l'âge de 39 ans, ses fils ainsi que de proches collaborateurs sont soupçonnés d'avoir puisé allégrement dans les caisses à des fins personnelles. Locations de Porsche et d'autres voitures de luxe, restaurations d'appartements, frais d'avocats, d'hôtels, de restaurants, voyages, frais d'université pour Renzo Bossi, le fils aîné, le dauphin de son père... Au total, 670.000 euros auraient été dépensés l'an dernier par le clan Bossi sans justificatifs.

À l'origine du scandale, Francesco Belsito, ex-videur de boîte de nuit et ancien chauffeur d'un garde des Sceaux, devenu trésorier national de la Ligue du Nord en 2004. «Depuis, la gestion du parti est devenue d'une opacité totale», notent les carabiniers. Des centaines d'écoutes téléphoniques révèlent des transactions déconcertantes. En décembre dernier, Belsito a investi 6 millions d'euros dans deux fonds, l'un en Tanzanie, l'autre à Nicosie, pour spéculer sur les diamants. Il était en relations d'affaires avec des familles de la Ndrangheta (la mafia calabraise). Avec pour interlocuteur privilégié Marcello Ferraina, géomètre affilié à un clan de Catane, condamné à dix-huit mois de prison pour banqueroute frauduleuse, et malgré tout numéro trois en 2005 sur les listes de la Ligue pour le Parlement européen (qui n'obtiendra aucun élu). Belsito était aussi en relations avec le clan mafieux Girardelli, tout-puissant dans le nord, et avec des entrepreneurs vénitiens véreux. Des transactions portant sur 6,9 millions d'euros ont été opérées«sans raison de nature économique et financière» notent les carabiniers, qui soupçonnent la Ligue d'être devenue un canal de recyclage de la NDrangheta. Un comble pour un parti qui avait fait de la probité le leitmotiv de ses campagnes.

Maroni veut faire place nette

Le parquet de Milan a mis en examen Belsito et deux entrepreneurs pour fraude aux dépens de l'État, recyclage et appropriation indue de biens. Huit autres personnes le sont aussi à Naples et à Reggio de Calabre.

Le «Senatur» (surnom de Bossi) était-il conscient de ces malversations? Les a-t-il approuvées, ordonnées? Son ancien allié Silvio Berlusconi en doute et lui réaffirme son soutien. Il est certain toutefois qu'affaibli, diminué par une attaque, le vieux leader (71 ans) n'a pas tenu suffisamment compte des mises en garde contre les agissements de Belsito.

Ce dernier a été limogé à l'issue d'un conseil fédéral convoqué d'urgence. Aucun membre de la famille Bossi n'est mis en examen, mais le mythe du chef est écorné. Son opposant interne, l'ex-ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, appelle à «faire place nette».

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http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/05/01003-20120405ARTFIG01021-italie-umberto-bossi-jette-l-eponge.php

Italie : Umberto Bossi jette l'éponge


Mots clés : Italie, Umberto Bossi, Ligue du Nord


Par Richard Heuzé Publié le 05/04/2012 à 23:15 Réactions (18)


Umberto Bossi quittant, jeudi, le siège de la Ligue du Nord, à Milan.
Umberto Bossi quittant, jeudi, le siège de la Ligue du Nord, à Milan. Crédits photo : Luca Bruno/AP

Le leader de la Ligue du Nord, soupçonné d'avoir puisé dans les caisses, a démissionné jeudi soir.


À Rome,


Umberto Bossi a abandonné par surprise jeudi soir la direction de la Ligue du Nord. Impliqué dans une affaire retentissante de détournement de fonds qui rejaillit sur toute sa famille, le trublion de la politique italienne a annoncé sa démission en plein conseil fédéral.



Il renonce à sa charge de secrétaire et devient président, un poste honorifique: «Je le fais pour le bien de mon parti», a-t-il déclaré.


Le «Senatùr» (son surnom depuis son élection au Sénat en 1987 avant qu'il ne devienne député) avait fondé la Ligue il y a trente ans. Il en avait fait un parti national, fédéraliste et xénophobe, allié à Silvio Berlusconi dans son dernier gouvernement, comptant 86 parlementaires et recueillant 8,3 % des voix aux élections de 2008. À bientôt 71 ans, il est le leader italien ayant la plus longue activité politique.


Fatigué, physiquement diminué par les conséquences d'un ictus, il a décidé de passer la main en pleine tourmente. Un triumvirat assurera la transition jusqu'au congrès de septembre. Son rival au sein du parti, l'ex-ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, a été conspué, aux cris de «bouffon» et «judas», par les partisans de Bossi rassemblés jeudi soir devant le siège milanais de la Ligue. Maroni a annoncé la nomination de réviseurs aux comptes indépendants pour enquêter sur les malversations.


À l'origine du scandale se trouve Francesco Belsito, ancien chauffeur de ministre devenu Trésorier national en 2004. «La gestion du parti était devenue totalement opaque», ont noté les carabiniers. Des centaines d'écoutes téléphoniques et quarante perquisitions ont révélé des transactions déconcertantes. En décembre dernier, Belsito a investi six millions d'euros dans des fonds provenant de Tanzanie et de Nicosie, pour une spéculation sur des diamants. Ses relations avec les clans de la NDrangheta calabraise et avec des hommes d'affaires vénitiens véreux ont également attiré l'attention.
Voitures de luxe
Des transactions portant sur 6,9 milliards d'euros ont été opérées «sans raison de nature économique ou financière», poursuivent les carabiniers. Trois parquets, ceux de Milan, Naples et Reggio de Calabre, l'ont mis en examen. Les accusations vont du recyclage de l'argent de la NDrangheta au détournement des contributions électorales (18 millions d'euros reçus de l'État en 2011), à des transactions illicites et des investissements hasardeux.


La position de Umberto Bossi est devenue intenable quand les enquêteurs ont établi la liste des abus financiers commis par l'entourage du leader, son épouse Manuela, retraitée de l'enseignement public depuis l'âge de 39 ans, leurs deux fils, des proches. Locations de voitures de luxe, dont une Porsche, restructuration d'appartements, frais d'avocats, d'université, notes d'hôtels, de restaurants, voyages: au total 670 000 euros auraient été dépensés en 2011 par le clan Bossi sans justificatifs. Dans un coffre de la Chambre des députés auxquels les enquêteurs ont pu avoir accès, un dossier au nom de «The family» (en anglais) a été saisi. Sans doute le coup de grâce.




LIRE AUSSI:


» Bossi plombé par un scandale de corruption



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http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/05/01003-20120405ARTFIG00891-italie-bossi-plombe-par-un-scandale-de-corruption.php


Italie : Bossi plombé par un scandale de corruption


Mots clés : Umberto Bossi, Corruption, Ligue du Nord, Italie


Par Richard Heuzé Publié le 05/04/2012 à 18:16 Réagir


Le chef de file de la Liguedu Nord, Umberto Bossi, au Parlement, en décembre dernier.
Le chef de file de la Liguedu Nord, Umberto Bossi, au Parlement, en décembre dernier. Crédits photo : © SERENA CREMASCHI INSIDEFOTO/Inside / Panoramic

Le leader de la Ligue du Nord et ses proches sont accusés d'avoir puisé dans les caisses.
Une série de malversations financières ébranle la Ligue du Nord, le parti populiste et xénophobe dirigé par Umberto Bossi. Détournement des remboursements électoraux (18 millions d'euros reçus de l'État l'an dernier), investissements hasardeux, transactions illicites, recyclage d'argent: telles sont les accusations portées par trois parquets contre les dirigeants d'une formation qui compte 86 parlementaires, a réalisé un score de 8,3 % aux dernières élections et représente avec l'IDV du populiste Antonio di Pietro l'unique opposition réelle au gouvernement de Mario Monti.
En affaires avec la mafia
Son leader historique, Umberto Bossi, son épouse, Manuela Marrone, retraitée de l'enseignement depuis l'âge de 39 ans, ses fils ainsi que de proches collaborateurs sont soupçonnés d'avoir puisé allégrement dans les caisses à des fins personnelles. Locations de Porsche et d'autres voitures de luxe, restaurations d'appartements, frais d'avocats, d'hôtels, de restaurants, voyages, frais d'université pour Renzo Bossi, le fils aîné, le dauphin de son père... Au total, 670.000 euros auraient été dépensés l'an dernier par le clan Bossi sans justificatifs.
À l'origine du scandale, Francesco Belsito, ex-videur de boîte de nuit et ancien chauffeur d'un garde des Sceaux, devenu trésorier national de la Ligue du Nord en 2004. «Depuis, la gestion du parti est devenue d'une opacité totale», notent les carabiniers. Des centaines d'écoutes téléphoniques révèlent des transactions déconcertantes. En décembre dernier, Belsito a investi 6 millions d'euros dans deux fonds, l'un en Tanzanie, l'autre à Nicosie, pour spéculer sur les diamants. Il était en relations d'affaires avec des familles de la Ndrangheta (la mafia calabraise). Avec pour interlocuteur privilégié Marcello Ferraina, géomètre affilié à un clan de Catane, condamné à dix-huit mois de prison pour banqueroute frauduleuse, et malgré tout numéro trois en 2005 sur les listes de la Ligue pour le Parlement européen (qui n'obtiendra aucun élu). Belsito était aussi en relations avec le clan mafieux Girardelli, tout-puissant dans le nord, et avec des entrepreneurs vénitiens véreux. Des transactions portant sur 6,9 millions d'euros ont été opérées«sans raison de nature économique et financière» notent les carabiniers, qui soupçonnent la Ligue d'être devenue un canal de recyclage de la NDrangheta. Un comble pour un parti qui avait fait de la probité le leitmotiv de ses campagnes.
Maroni veut faire place nette
Le parquet de Milan a mis en examen Belsito et deux entrepreneurs pour fraude aux dépens de l'État, recyclage et appropriation indue de biens. Huit autres personnes le sont aussi à Naples et à Reggio de Calabre.


Le «Senatur» (surnom de Bossi) était-il conscient de ces malversations? Les a-t-il approuvées, ordonnées? Son ancien allié Silvio Berlusconi en doute et lui réaffirme son soutien. Il est certain toutefois qu'affaibli, diminué par une attaque, le vieux leader (71 ans) n'a pas tenu suffisamment compte des mises en garde contre les agissements de Belsito. Ce dernier a été limogé à l'issue d'un conseil fédéral convoqué d'urgence. Aucun membre de la famille Bossi n'est mis en examen, mais le mythe du chef est écorné. Son opposant interne, l'ex-ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, appelle à «faire place nette».

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/05/italie-umberto-bossi-patron-de-la-ligue-du-nord-demissionne_1681411_3214.html

Italie : Umberto Bossi démissionne de la direction de la Ligue du Nord

Le Monde.fr avec AFP | 05.04.2012 à 19h34 • Mis à jour le 05.04.2012 à 19h40

Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, ex-allié de Silvio Berlusconi, a démissionné de la direction opérationnelle du mouvement populiste, jeudi 5 avril, à la suite de sa mise en cause dans une affaire de détournements de fonds.

M. Bossi a présenté sa "démission irrévocable" de son poste de secrétaire général au cours d'une réunion de la direction de ce parti implanté dans le Nord, qui s'est tenue dans l'après-midi à Milan, selon les médias italiens. M. Bossi, fondateur de ce mouvement fédéraliste et hostile aux immigrés, dont l'appui était indispensable à Silvio Berlusconi lors de son dernier mandat (2008-2011), a été toutefois nommé président du mouvement, un poste taillé sur mesure et surtout honorifique.

M. Bossi ainsi que des membres de sa famille, des proches et plusieurs hauts responsables du parti sont impliqués dans une enquête judiciaire qui porte sur des détournements de fonds publics (lien vers notre édition abonnés) alloués à la Ligue du Nord ces dernières années, au titre de remboursements électoraux.

Les magistrats enquêteurs ont fait l'hypothèse de "détournements de fonds" et d'une "escroquerie aux dépens de l'Etat" commis par Francesco Belsito, responsable de la gestion de la trésorerie du parti, qui a quitté ses fonctions mardi soir. Selon des écoutes téléphoniques et des témoignages cités par la presse, certains membres de la famille de M. Bossi se servaient directement dans la caisse du parti pour financer des voyages, des sorties et même la rénovation de leurs maisons.

L'enquête a commencé autour d'investissements douteux de la Ligue du Nord en Tanzanie et à Chypre pour plus de 5 millions d'euros et elle vise aussi l'homme d'affaires Stefano Bonet et le consultant Paolo Scala, qui auraient servi d'intermédiaires pour ces opérations. Trois parquets participent aux investigations, ceux de Naples, de Milan et de Reggio de Calabre. Le filon suivi à Naples émet aussi l'hypothèse d'un possible blanchiment d'argent sale provenant d'un clan de la mafia calabraise, la Ndrangheta.

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Pour information :

http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/04/03/le-combat-continue-de-roberto-saviano_1679670_3260.html

"Le combat continue", de Roberto Saviano : passion du Mezzogiorno

LE MONDE | 03.04.2012 à 13h03



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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Lun 16 Avr 2012 - 20:13



Intéressant de voir un chef de la mafia investir dans le gardiennage ...


Un chef de la mafia piégé en Thaïlande grâce à Facebook

Le Monde.fr | 31.03.2012 à 18h53 • Mis à jour le 31.03.2012 à 18h53

Vito Roberto Palazzol, considéré comme l'un des principaux dirigeants de la Cosa Nostra, branche sicilienne de la mafia, a été arrêté vendredi 30 mars au soir à l'aéroport de Bangkok dans le cadre d'une opération d'Interpol, selon plusieurs médias italiens. Les enquêteurs ont piégé Palazzol, en cavale depuis sa condamnation définitive en 2009, en surveillant son profil et celui de ses proches sur Facebook.

Palazzolo, 64 ans, est considéré par les enquêteurs comme le financier chargé de blanchir l'argent sale de l'ex-chef suprême de la mafia Toto Riina et de l'ex-parrain Bernardo Provenzano. Au moment de sa condamnation en première instance en 2006, le parquet de Palerme avait présente Palazzolo comme "l'une des plus importantes figures de Cosa Nostra depuis une vingtaine d'années, notamment en raison de son rôle important de charnière entre le monde des entreprises et la mafia".

RECONVERSION

Condamné définitivement en 2009 à neuf ans de prison pour association mafieuse, il vivait en Afrique du Sud depuis le milieu des années 80 sous l'improbable nom de Robert von Palace Kolbatschenko. Le gouvernement sud-africain refusait de l'extrader.

Selon les médias italiens, la Thaïlande a donné son feu vert à son transfert en Italie pour qu'il soit remis aux autorités compétentes, mais ses avocats ont intenté des recours fondés sur le fait que leur client a la citoyenneté sud-africaine, même si c'est sous une autre identité.

En Afrique du Sud, "Robert von Palace Kolbatschenko" est considéré comme un homme d'affaires important, avec des intérêts dans les secteurs de l'eau minérale, du gardiennage et de l'élevage d'autruches. Selon les enquêteurs, il serait aussi propriétaire d'une réserve de chasse fréquentée par des personnalités importantes et aurait investi en Angola dans une société spécialisée dans l'extraction de pierres précieuses.

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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Lun 23 Avr 2012 - 16:01



La video de ARTE peut encore être vue sur :

http://savoir-essentiel.com/2012/01/24/la-mafia-organisation-parasite/

Comment Cosa Nostra la sicilienne a su profiter de la mondialisation pour étendre son empire. A l’image traditionnelle de la pieuvre, la réalisatrice Carmen Butta préfère celle du parasite. Comme lui, la mafia infiltre les structures existantes pour les détourner et les exploiter à son profit. Le documentaire accompagne des magistrats ou des hommes politiques siciliens qui combattent ce fléau. Contraints de vivre sous haute protection, ils s’accordent à dire que les mafiosi n’ont rien d’une espèce en voie de disparition. L’emprise du crime organisé sur la justice, l’administration, les milieux politiques progresse. Et cette “criminalité du troisième millénaire”, explique Rosario Crocetta, ancien maire devenu député au Parlement européen, s’étend de plus en plus à des pays comme l’Allemagne, traditionnellement épargnés.


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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Mer 25 Avr 2012 - 14:14


Il est instructif de noter les liens entre Craxi et Berlusconi.


http://www.factibus.com/factibus/Silvio_Berlusconi/chronologie.html


1978 Silvio Berlusconi reçoit environ 500 milliards de lires, dont près d'une quinzaine de milliards en liquide, pour capitaliser les 24 (devenues par la suite 37) sociétés Holding Italiana qui composent Fininvest. La provenance de cet argent reste inconnue jusqu'à aujourd'hui. Cette période correspond à celle de l'ascension vers le pouvoir de Bettino Craxi, secrétaire du PSI depuis 1976.



1978 Silvio Berlusconi s'inscrit à la loge maçonnique occulte Propaganda 2 (P2) du Grand Maître Licio Gelli, qui lui a été présenté par le journaliste Roberto Gervaso.
A partir de ce moment-là, Berlusconi commence à bénéficier de crédits au-delà de toute normalité de la part des Banques Monte dei Paschi et BNL, deux banques dont certains hommes-clés sont eux-mêmes membres de la loge P2.
Il commence également à publier des analyses de politique économique dans le quotidien Corriere della Sera, contrôlé par la loge P2 par le biais d'Angelo Rizzoli et Bruno Tassan Din.
La loge P2, considérée comme subversive, sera par la suite dissoute par une décision du gouvernement Spadolini.


1980 Berlusconi fonde avec Marcello Dell'Utri, Publitalia 80, une société de concession publicitaire pour les réseaux télévisés.
Cette meme année Silvio Berlusconi rencontre l'actrice Veronica Lario, de son vrai nom Miriam Bartolini, qui joue dans un spectacle du Théâtre Manzoni de Milan légèrement vêtue. Il en tombe amoureux. Il la cache pendant près de trois ans dans une aile secrète du siège de Fininvest, Via Rovani à Milan.
Puis elle tombe enceinte et, en 1984, toujours dans le secret le plus absolu, elle donne naissance en Suisse à une fille prénommée Barbara. Berlusconi la reconnaît. Le parrain sera Bettino Craxi.


1984 Berlusconi rachète la chaîne télévisée Rete 4 à la société Mondadori et devient ainsi propriétaire de trois chaînes nationales. Mais trois magistrats de Turin, Pescara et Rome mettent sous séquestre les installations qui permettent la diffusion illégale de programmes simultanément sur tout le territoire national.
Bettino Craxi présente en urgence un décret pour légaliser la situation illégale. Mais celui-ci n'est pas traduit en loi pour cause d'inconstitutionnalité.
Bettino Craxi en présente alors un autre et menace les partis de la majorité de provoquer des élections anticipées si le nouveau texte est lui aussi rejeté.
Le décret est finalement approuvé en février 1985, après que le gouvernement ait déposé une motion de confiance.



1985 Le divorce entre Silvio Berlusconi et Carla Dell'Oglio est prononcé et sa liaison avec Veronica devient officielle.
Berlusconi aura avec celle-ci deux autres enfants: Eleonora, née en 1986 et Luigi, venu au monde en 1988.
Les secondes noces de Berlusconi sont célébrées en 1990 par le maire socialiste de Milan, Paolo Pillitteri, beau-frère de Bettino Craxi.



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HERVE



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   Dim 2 Déc 2012 - 11:53


Un exemple des liens entre la CIA et la mafia : le cas de John Roselli ...





Voir :

http://fr.scribd.com/BEGHINSELEN

http://fr.scribd.com/doc/115194079/Roselli



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MessageSujet: Re: loge P2/terrorisme/Berlusconi/mafia/...   

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