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 première commission d'enquête parlementaire (1988)

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Henry

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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 17:14

K a écrit:
Haquin:

Citation :
Sporadiquement par la suite, des rumeurs de tentative d'un coup d'Etat ont émergé de milieux militaires ou politiques mais jamais on ne découvrit de préparation concrète. L'idée a bien habité, et habite sans doute encore aujourd'hui, certains cerveaux. Chez les nostalgiques de Rex, il est évident qu'on a envisagé de ramener le grand Léon pour l'installer à la place de Paul Henri Spaak. Comme fut préparée, avec un commencement d'exécution, puis annulée, une opération visant à ramener Degrelle d'Espagne, mais pour le juger.



Je pense que Haq. fait reference à un tentative par A. de Mer.o. vers 1958 de chercher Degr. en Espagne.
Je n'ai pas entendu des essais plus tard.

Dans son livre "Lettres à mon Cardinal", Leon Degrelle parle de deux tentatives exécutées par des belges mais bloquées par l'état Belge lui-même et d'une troisième tentée par des israéliens mais stoppée par la police espagnole.
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K



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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 17:41

Citation :
(il parait que le garde fermier de Mer.o aimait chanter le Horst-Wezel avec les potes à N. = gendarmes, medecins, ...)

probablement un ancien para , copain , gardait ses meubles......

il y a sur le site un autre exemple d'un gardien habitant les lieux près du cimetière des chiens

qui est cité qqs part , lieu aussi du même ancien propio et même que cette rue porte son nom!(voir le lundi de Nivelles)
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alain



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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 19:04

Henry a écrit:
K a écrit:
Haquin:

Citation :
Sporadiquement par la suite, des rumeurs de tentative d'un coup d'Etat ont émergé de milieux militaires ou politiques mais jamais on ne découvrit de préparation concrète. L'idée a bien habité, et habite sans doute encore aujourd'hui, certains cerveaux. Chez les nostalgiques de Rex, il est évident qu'on a envisagé de ramener le grand Léon pour l'installer à la place de Paul Henri Spaak. Comme fut préparée, avec un commencement d'exécution, puis annulée, une opération visant à ramener Degrelle d'Espagne, mais pour le juger.



Je pense que Haq. fait reference à un tentative par A. de Mer.o. vers 1958 de chercher Degr. en Espagne.
Je n'ai pas entendu des essais plus tard.

Dans son livre "Lettres à mon Cardinal", Leon Degrelle parle de deux tentatives exécutées par des belges mais bloquées par l'état Belge lui-même et d'une troisième tentée par des israéliens mais stoppée par la police espagnole.
1er tentative par le juge Albert Melot (off/réserve paco )
2e tentative par colonel Lovinfosse (sûreté)
Ces 2 tentatives stoppées par Spaak
3eme tentative parde Merode
Beau LEON en savait il trop sur la coopération durant la guerre ?
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Henry

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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 19:22

De mémoire car j'ai prêté le livre, la première par Lovinfosse et la seconde par Melot.
En effet, elle ont été stoppée par Spaak et c'est cela qui est extraordinaire car ce même Spaak réclamait en public le retour de Degrelle.
Quant à celle des israéliens, on pourrait se demander ou se trouvait leur intérêt ?
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Henry

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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 19:26

Leon en savait beaucoup sur les agissements du gouvernement belge en exil en France en 1940 ou tout n'a pas été aussi clair que l'histoire ne le raconte.
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K



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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Mer 1 Juin 2011 - 22:55

oui, le parcours de Degrelle en France n'est pas clair

d'abord embarqué avec les cocos ,verdinaso comme van severen etc
puis il échappe aux fusillades et passe en sud de la france

puis il est en contact avec Spaak qqs part à Vichy (l'histoires des toilettes ou Spaak lui demande s'il peut pas intervenir pour que le gouvernement retourne en Belgique) , mais qqs temps après ce même gouvernement s'enfuit quand même à l'Londres

Je pense que le gouvernement a suivi le magot de la banque nationale

mais celui ci (l'or) était partielement parti à Dakar et confisqué , partièlement sur un île francaise des caraibes mélangé avec le trésor français, avec blocus par la flotte Brittanique et Anglaise durant toute la guerre !

Après la guerre la france a du payer les anglais pour l'effort de guerre à la quelle elle n'avait pas beaucoup participée et en plus elle a du repayer une partie de l'or Belge disparue

il me semble....

maintenant l'or belge (volé au congo) est en lieu SUR (à Fort KNOX) ,pense -t-on mais c'est vaporisé en certificats....car l'or physique
est preté aux banques qui ont tout perdu.

essaie de savoir le poids de l'or physique qui reste a fort KNOX !
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michel
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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Lun 6 Juin 2011 - 13:05

VDB SUR CE QUI SE DIT DE LUI:"PAS MELANGER LES TORCHONS!..."
GUILLAUME,ALAIN; HAQUIN,RENE
Page 7
Mardi 16 mai 1989
VDB sur ce qui se dit de lui:
«Pas mélanger les torchons!...»
Le nom de VDB resurgit encore dans la presse, en marge des révélations qu'on a récemment entendues à la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme, et notamment après la déposition de l'ex-colonel de gendarmerie Vernaillen.
VDB a lu ce qu'en ont dit les journaux. Il demandera à la commission à voir ce qu'a exactement dit l'ancien officier de gendarmerie qu'il connait un peu.
«Jamais, dit-il, nous n'avons eu une information quelque peu sérieuse sur une préparation de coup d'Etat. Dans la tête de l'un ou l'autre, ou un coup d'Etat sur papier, comme vous l'avez justement écrit samedi, ça peut-être, oui. Pas quand même mélanger les torchons et les serviettes, hein! Quant aux informations dont a parlé le colonel Vernaillen sur un trafic de drogue auquel j'aurais été mêlé avec des gendarmes, je me souviens avoir entendu ou lu quelque chose à ce sujet il y a huit ans. J'avais téléphoné au général Beaurir pour savoir ce dont il s'agissait. On m'a cité le nom d'une firme. J'ai vérifié: jamais nous n'avions traité avec cette firme que je ne connaissais pas. Je me souviens aussi avoir demandé si de la drogue cachée dans de la viande congelée était encore utilisable après. Quand le colonel Vernaillen a quitté la gendarmerie, je l'ai reçu à la demande de son médecin. Il cherchait un emploi à la sécurité de l'Otan. Je suis intervenu au SDRA (le service de renseignement de l'armée) pour demander que sa candidature soit examinée sans préjugé. Je n'ai plus eu de nouvelles, mais il ne doit pas avoir obtenu son certificat de sécurité. Puis j'ai téléphoné au commandant de la gendarmerie, demandant qu'on reste humain et qu'on lui laisse sa pension. Quand j'ai reçu M. Vernaillen, lui-même m'a parlé de cette ridicule histoire de drogue dans la viande. Nous en avons ri ensemble. Je n'ai plus vu Vernaillen depuis. Maintenant, je vais demander sa déclaration et la note qu'il a remise à la commission. Je suppose qu'il s'est contenté de rappeler des choses qu'on lui avait dites...»
VDB est, comme bien d'autres aujourd'hui, d'avis que l'efficacité des polices et de la gendarmerie en particulier est insuffisante et qu'une réforme est nécessaire. Mais il est très réservé sur la «civilisation» de la gendarmerie: «En ôtant à la gendarmerie son caractère militaire, il y aurait danger de politisation qui n'existe pas maintenant. J'ai eu pendant cinq ans l'actuel général Berckmans dans mon cabinet, où il représentait la gendarmerie: je suis incapable de vous dire s'il est PSC, socialiste ou libéral. J'ai accepté le syndicalisme à la gendarmerie. En laissant la gendarmerie se politiser, à ce moment on pourrait créer le début d'une dérive, de gauche ou de droite. En ce qui concerne la Sûreté, j'estime qu'elle doit cesser de pouvoir être un Etat dans l'Etat. La gendarmerie dépend de trois ministres. La Sûreté ne doit répondre qu'à un seul, le ministre de la Justice, et encore... Les contacts que j'ai eu avec la Sûreté n'ont pas été très... encourageants. J'ai personnellement constaté que l'administrateur général de la Sûreté n'hésitait pas à mentir au Premier ministre.»
On reparle aussi des étranges propositions faites par Bouhouche et Beijer à Philippe Moureaux et à VDB. VDB confirme avoir été approché il y a quelques années par un homme (l'ex-gendarme Robert Beijer) que VDB dit ne pas reconnaître formellement: «Je n'en avais parlé qu'à quelques amis. Un type m'avait accosté aux bains de Bruxelles, me disant être de mes supporters et me proposant de faire disparaître mon dossier fiscal du Palais de Justice. J'ai refusé, disant que ca ne servirait à rien parce qu'il doit y en avoir un double, que ça se retournerait contre moi et que c'était une chose que je n'acceptais de toutes façons pas. Il est revenu huit jours après aux bains, pour me reposer la même question. Ce type m'avait remis une carte de visite au nom d'une société de détectives. On m'a demandé si j'avais reçu ce type ensuite dans mon bureau au Heysel. Je ne crois pas. J'hésite. Mais maintenant, avec toutes ces affaires, quand je vois aussi l'acharnement avec lequel Louis Sik m'accusait d'avoir reçu des pots de vin, je commence à me poser des questions.»
VDB estime que la commission parlementaire d'enquête fait un excellent travail et constate que des magistrats et des policiers osent parler plus librement que devant leur hiérarchie. «Mais il faudrait en tous cas que ceux qui déposent devant cette commission prennent et portent la responsabilité de leurs déclarations», ajoute-t-il.
Sur le dossier Boas (les accusations contre VDB relatives à des pots de vin sur des marchés militaires), VDB dit: «Depuis des années, une instruction avait eu lieu. J'ai comparu devant la commission parlementaire, et puis ça a traîné, avec l'agenda surchargé de la commission qui a maintenant clôturé définitivement l'affaire.»
A la lecture de certains articles, VDB parle d'affabulations. Il évoque ainsi l'action du major Bougerol qui, dit-il, fut chargé par le général Roman de réagir aux conférences des objecteurs de conscience qui se multipliaient dans certaines écoles et incitaient les jeunes à devenir objecteurs. L'officier s'y rendait avec d'autres pour répondre aux arguments des objecteurs, et la revue de presse Inforep éditée par le major Bougerol allait aussi dans ce sens. Quand VDB lit qu'il était au Cercle des Nations «comme chez lui», il réagit: «J'ai été deux fois au Cercle des Nations. Pour un dîner avec Chirac et pour un dîner avec un groupe financier. Deux fois.» On lui rappelle qu'il fait partie du comité d'honneur d'Ouwendijck. Il opine et ajoute: «Je suis membre d'honneur, oui, mais je ne suis absolument pas leurs activités. Ils m'écrivent mais je n'ai jamais été à une réunion.» L'ordre du Rouvre, dont on reparle dans le cadre du procès de l'affaire Van Wijck, VDB dit ne pas connaître.
C'était dimanche. Il avait comme chaque matin fait sa partie de tennis. Il prend avec philosophie toutes ces choses qui se disent et s'écrivent sur lui. Qui se diront encore. Au fait, selon nos informations, VDB quitte Bruxelles mercredi après-midi. Pour le Maroc...
Propos recueillis par
RENÉ HAQUIN
et ALAIN GUILLAUME.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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billbalantines



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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Lun 6 Juin 2011 - 23:01

michel a écrit:
VDB SUR CE QUI SE DIT DE LUI:"PAS MELANGER LES TORCHONS!..."
GUILLAUME,ALAIN; HAQUIN,RENE
Page 7
Mardi 16 mai 1989
VDB sur ce qui se dit de lui:
«Pas mélanger les torchons!...»
Le nom de VDB resurgit encore dans la presse, en marge des révélations qu'on a récemment entendues à la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme, et notamment après la déposition de l'ex-colonel de gendarmerie Vernaillen.
VDB a lu ce qu'en ont dit les journaux. Il demandera à la commission à voir ce qu'a exactement dit l'ancien officier de gendarmerie qu'il connait un peu.
«Jamais, dit-il, nous n'avons eu une information quelque peu sérieuse sur une préparation de coup d'Etat. Dans la tête de l'un ou l'autre, ou un coup d'Etat sur papier, comme vous l'avez justement écrit samedi, ça peut-être, oui. Pas quand même mélanger les torchons et les serviettes, hein! Quant aux informations dont a parlé le colonel Vernaillen sur un trafic de drogue auquel j'aurais été mêlé avec des gendarmes, je me souviens avoir entendu ou lu quelque chose à ce sujet il y a huit ans. J'avais téléphoné au général Beaurir pour savoir ce dont il s'agissait. On m'a cité le nom d'une firme. J'ai vérifié: jamais nous n'avions traité avec cette firme que je ne connaissais pas. Je me souviens aussi avoir demandé si de la drogue cachée dans de la viande congelée était encore utilisable après. Quand le colonel Vernaillen a quitté la gendarmerie, je l'ai reçu à la demande de son médecin. Il cherchait un emploi à la sécurité de l'Otan. Je suis intervenu au SDRA (le service de renseignement de l'armée) pour demander que sa candidature soit examinée sans préjugé. Je n'ai plus eu de nouvelles, mais il ne doit pas avoir obtenu son certificat de sécurité. Puis j'ai téléphoné au commandant de la gendarmerie, demandant qu'on reste humain et qu'on lui laisse sa pension. Quand j'ai reçu M. Vernaillen, lui-même m'a parlé de cette ridicule histoire de drogue dans la viande. Nous en avons ri ensemble. Je n'ai plus vu Vernaillen depuis. Maintenant, je vais demander sa déclaration et la note qu'il a remise à la commission. Je suppose qu'il s'est contenté de rappeler des choses qu'on lui avait dites...»
VDB est, comme bien d'autres aujourd'hui, d'avis que l'efficacité des polices et de la gendarmerie en particulier est insuffisante et qu'une réforme est nécessaire. Mais il est très réservé sur la «civilisation» de la gendarmerie: «En ôtant à la gendarmerie son caractère militaire, il y aurait danger de politisation qui n'existe pas maintenant. J'ai eu pendant cinq ans l'actuel général Berckmans dans mon cabinet, où il représentait la gendarmerie: je suis incapable de vous dire s'il est PSC, socialiste ou libéral. J'ai accepté le syndicalisme à la gendarmerie. En laissant la gendarmerie se politiser, à ce moment on pourrait créer le début d'une dérive, de gauche ou de droite. En ce qui concerne la Sûreté, j'estime qu'elle doit cesser de pouvoir être un Etat dans l'Etat. La gendarmerie dépend de trois ministres. La Sûreté ne doit répondre qu'à un seul, le ministre de la Justice, et encore... Les contacts que j'ai eu avec la Sûreté n'ont pas été très... encourageants. J'ai personnellement constaté que l'administrateur général de la Sûreté n'hésitait pas à mentir au Premier ministre.»
On reparle aussi des étranges propositions faites par Bouhouche et Beijer à Philippe Moureaux et à VDB. VDB confirme avoir été approché il y a quelques années par un homme (l'ex-gendarme Robert Beijer) que VDB dit ne pas reconnaître formellement: «Je n'en avais parlé qu'à quelques amis. Un type m'avait accosté aux bains de Bruxelles, me disant être de mes supporters et me proposant de faire disparaître mon dossier fiscal du Palais de Justice. J'ai refusé, disant que ca ne servirait à rien parce qu'il doit y en avoir un double, que ça se retournerait contre moi et que c'était une chose que je n'acceptais de toutes façons pas. Il est revenu huit jours après aux bains, pour me reposer la même question. Ce type m'avait remis une carte de visite au nom d'une société de détectives. On m'a demandé si j'avais reçu ce type ensuite dans mon bureau au Heysel. Je ne crois pas. J'hésite. Mais maintenant, avec toutes ces affaires, quand je vois aussi l'acharnement avec lequel Louis Sik m'accusait d'avoir reçu des pots de vin, je commence à me poser des questions.»
VDB estime que la commission parlementaire d'enquête fait un excellent travail et constate que des magistrats et des policiers osent parler plus librement que devant leur hiérarchie. «Mais il faudrait en tous cas que ceux qui déposent devant cette commission prennent et portent la responsabilité de leurs déclarations», ajoute-t-il.
Sur le dossier Boas (les accusations contre VDB relatives à des pots de vin sur des marchés militaires), VDB dit: «Depuis des années, une instruction avait eu lieu. J'ai comparu devant la commission parlementaire, et puis ça a traîné, avec l'agenda surchargé de la commission qui a maintenant clôturé définitivement l'affaire.»
A la lecture de certains articles, VDB parle d'affabulations. Il évoque ainsi l'action du major Bougerol qui, dit-il, fut chargé par le général Roman de réagir aux conférences des objecteurs de conscience qui se multipliaient dans certaines écoles et incitaient les jeunes à devenir objecteurs. L'officier s'y rendait avec d'autres pour répondre aux arguments des objecteurs, et la revue de presse Inforep éditée par le major Bougerol allait aussi dans ce sens. Quand VDB lit qu'il était au Cercle des Nations «comme chez lui», il réagit: «J'ai été deux fois au Cercle des Nations. Pour un dîner avec Chirac et pour un dîner avec un groupe financier. Deux fois.» On lui rappelle qu'il fait partie du comité d'honneur d'Ouwendijck. Il opine et ajoute: «Je suis membre d'honneur, oui, mais je ne suis absolument pas leurs activités. Ils m'écrivent mais je n'ai jamais été à une réunion.» L'ordre du Rouvre, dont on reparle dans le cadre du procès de l'affaire Van Wijck, VDB dit ne pas connaître.
C'était dimanche. Il avait comme chaque matin fait sa partie de tennis. Il prend avec philosophie toutes ces choses qui se disent et s'écrivent sur lui. Qui se diront encore. Au fait, selon nos informations, VDB quitte Bruxelles mercredi après-midi. Pour le Maroc...
Propos recueillis par
RENÉ HAQUIN
et ALAIN GUILLAUME.

Excellent article. Episode sur trafic de drogues, Vernaillen et... l'agence ARI qui se présente comme 'supporter' du ministre...
A conserver précieusement. Pour confrontation ultérieure avec les faits!!!
CONGEL existe au GD Luxembourg! VDB a menti!
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michel
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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Ven 10 Juin 2011 - 13:45

DROIT DE REPONSE A LA PRESSE
HAQUIN,RENE
Page 6
Mercredi 17 mai 1989
Droit de réponse à la presse
L'ex-colonel Vernaillen a envoyé un «droit de réponse à la presse» par l'agence Belga pour dire qu'il n'a, la semaine dernière à la commission d'enquête, fait que citer des faits et s'être posé des questions sur des coïncidences. «Je n'ai accusé personne ni oralement ni par écrit (...), de nombreuses inexactitudes ont été écrites concernant ma déposition.»
Il estime que certains milieux de la gendarmerie ont utilisé sa déclaration pour salir son nom et que les insinuations selon lesquelles il ferait encore actuellement l'objet d'une enquête constituent un «énorme mensonge». Il a été interrogé, le 19 avril, sur le fait que le fils d'un officier supérieur de la gendarmerie roule en VW Golf GTi, qu'un laboratoire photographique a été installé aux frais de la gendarmerie chez un officier supérieur, que des officiers de la gendarmerie faisaient réparer leurs véhicules dans les garages de la gendarmerie, etc. Il ajoute avoir répondu n'être, pour la plupart de ces affaires, au courant de rien et n'avoir pas pour habitude de noircir quelqu'un. On verra..
Il dit aussi n'avoir pas accusé l'adjudant Goffinon mais avoir des doutes à son propos et se poser des questions à propos de certaines enquêtes.
De trois choses l'une. Ou bien la presse a très mauvaise oreille. Ou bien la traduction française de la déposition de M. Vernaillen a été fantaisiste. Ou c'est M. Vernaillen qui n'est pas maître de ce qu'il dit. On verra...
R. Hq.

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michel
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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Dim 14 Aoû 2011 - 18:09

SCHLICKER PARLE DE HARCELEMENTS ET DE SURCHARGE,PAS DE PRESSIONS
HAQUIN,RENE
Page 6
Mercredi 17 mai 1989
Commission d'enquête sur le banditisme et le terrorisme
Schlicker parle de harcèlements
et de surcharge, pas de pressions
On attendait avec intérêt la réaudition du juge J.-M. Schlicker,- mardi à la commission d'enquête sur le banditisme et le terrorisme. Le 8 décembre, le juge de Nivelles avait refusé d'en dire plus sur d'éventuelles pressions subies, se fondant sur une lettre du premier président de la cour d'appel M. Slachmuylders, ce qui fit naître un conflit entre le Législatif et le Judiciaire, réglé depuis grâce à l'arbitrage du ministre de la Justice.
Evoquant mardi le décès de Paul Latinus en avril 1984, le juge dit que rien dans son dossier n'accréditait la thèse du suicide et que sur ce sujet il ne cessa de s'opposer au procureur du Roi. La juge dit avoir été talonné par le parquet, pressé de clôturer d'urgence son dossier en 1986 pour qu'il soit joint à celui du double assassinat de la rue de la Pastorale jugé aux assises du Brabant en 1987. Mais de pressions à proprement parler, non.
Le juge Schlicker est l'homme des interventions en dents de scie. On lui doit les révélations fracassantes qui firent capoter le premier procès des Borains à Mons, en janvier 1988, après la découverte du pistolet à la bolognaise qui pouvait établir un lien entre les inculpés de l'affaire Mendez et les tueries. Puis les experts nuancèrent leur avis et l'on n'entendit plus le juge Schlicker, malade, au deuxième procès des Borains. En décembre 1988, devant la commission d'enquête, il avait laissé aux députés le sentiment d'avoir été mis sous pressions dans son enquête sur la mort de Latinus. Aujourd'hui il calibre ses mots, parle de talonnements de la part du Parquet et laisse la commission sur sa faim.
Pourquoi, si rien, ni les témoignages, ni les constatations matérielles, ne confortaient la thèse du suicide du chef du WNP, pourquoi a-t-il cédé aux insistances du parquet et a-t-il clôturé son instruction? Pourquoi n'a-t-il élevé aucune protestation après le non-lieu prononcé par la chambre du conseil de Nivelles en décembre 1986, en son absence et à l'encontre de son intime conviction?
Son explication est hésitante:
J'étais surchargé. Je découvrais à Nivelles un procureur à forte personnalité, entouré de substituts qui n'osaient pas prendre de décision sans en référer au procureur. Avec la pendaison de Latinus, je découvrais cet homme qui fut informateur de la Sûreté, de la BSR, de la PJ, qui travailla pour un mystérieux journaliste arabe dont la voiture avait servi à l'attentat contre le major Vernaillen. Je découvrais le WNP, les militants convaincus de travailler avec la Sûreté. Je découvrais un climat de rumeurs, mais rien pour accréditer la thèse du suicide. Le procureur M. Deprêtre a même dit à deux de ses substituts que je m'acharnais sur les pistes d'extrême droite parce que j'étais d'origine juive. Fin juin 1986, le procureur m'a demandé d'exécuter trois devoirs et m'a montré une lettre du parquet général justifiant le suicide érotique de Latinus en se basant sur l'exemple de la mort du prince de Condé. Les conclusions des rapports furent négatives mais en octobre 1986, le procureur est revenu à la charge, me demandant de clôturer. Il fallait d'urgence que le dossier arrive à Bruxelles pour être joint au dossier du double assassinat de la rue de la Pastorale. Un inculpé, dans cette affaire, disait avoir avoué sur ordre de Latinus. Mon dossier apportait un éclairage particulier. Je pensais que le parquet aurait pu remettre le dossier à l'instruction après le procès de la Pastorale, puisque j'ai entendu l'avocat général M. Jaspar dire que ce n'était peut-être pas un suicide, mais un meurtre.
La pointe de l'iceberg
Le député PS Eerdekens, après les questions de MM. Bourgeois, Laurent et Mottard, demande:
Mais qu'est-ce qui peut faire courir M. Deprêtre dans cette direction?
Le juge Schlicker reparle du rôle de la Sûreté autour des militants du Westland New Post, des deux feuillets d'appréciations de Latinus sur les agents de la Sûreté, des déclarations sur la disparition d'autres dossiers de Latinus (l'affaire Pinon, un dossier Distrigaz...), des relations intimes entre le commissaire Smets de la Sûreté et l'ex-Mme Pinon, d'un contact qu'avait eu M. Pinon avec une ancienne amie de Bultot dont on parlait dans les dossiers des tueries, de l'aide apportée à l'auteur du meurtre du café La Rotonde à Laeken en 1981 pour fuir impunément la Belgique (Jean-Marie Paul est au Paraguay), du rôle d'un responsable du Cepic de la région de Charleroi connu comme informateur de la Sûreté. Puis il répond à M. Eerdekens:
Le procureur avait difficile à pouvoir admettre que des agents de corps constitués pouvaient commettre des erreurs. Je ne peux pas dire que Latinus a été exécuté par des agents d'un corps constitué. Mais un ancien de la Sûreté m'avait déclaré qu'à la Sûreté on avait voulu créer une cellule pour faire les crasses du service.
M. Schlicker précise n'avoir jamais vu le commissaire de la Sûreté M. Smets, à la descente chez Latinus au lendemain de sa mort (un député avait posé la question à la dernière séance). Il dit aussi n'avoir pas interrogé l'énigmatique journaliste arabe Faez Al Ajjaz parce qu'on lui avait dit que Faez avait un passeport diplomatique. Si le juge avait vérifié, il aurait constaté l'inverse et aurait pu interroger le journaliste arabe.
Le président Bourgeois résume le problème: si, outre la thèse du suicide avancée par le procureur, le juge avait aussi plaidé la thèse inverse en chambre du conseil, il n'y aurait pas eu de non-lieu. Le député Laurent demande au juge Schlicker s'il a aujourd'hui un regret. Non, répond-il en substance, ce dossier ne me concerne plus. Même pas l'impression d'avoir pu faire preuve de plus de personnalité? insiste M. Laurent. Peut-être, oui, admet le juge Schlicker.
Coups de téléphone
au ministère...
M. Mottard lui demande s'il a été empêché d'enquêter davantage, d'aller plus loin. Le juge Schlicker rappelle qu'il était en charge aussi des dossiers Mendez et des affaires du Brabant, que l'hypothèse d'enquête de l'adjudant Goffinon était que l'affaire Mendez livrerait la clé des tueries, que la PJ de Nivelles faisait rapport d'abord au procureur du résultat des devoirs effectués:
J'ai passé beaucoup de temps à essayer de faire collaborer la BSR et la PJ. On était en train de découvrir d'autres choses dans d'autres dossiers, dit-il. Je me suis demandé si le WNP n'était pas la pointe d'un iceberg, s'il existait peut-être une autre partie invisible qu'on voyait apparaître dans d'autres dossiers. Nous avions des pistes plus spécifiques sur les agences de sécurité, les cercles de tir et le banditisme classique. J'ai estimé devoir donner au premier procès des Borains le fait nouveau que constituait la découverte du pistolet à la bolognaise dans l'affaire Mendez. Puis les experts se sont rétractés. Un des inculpés (l'ex-gendarme Beijer) accusait la Sûreté.-Le procureur Deprêtre voulait connaître immédiatement le résultat de mes devoirs d'enquête et a pris la reponsabilité de les téléphoner au ministère de la Justice.
Dans la salle, l'ancien secrétaire d'Etat à l'époque à la Justice Georges Mundeleer écoute la déposition du juge.
M. Schlicker, réinterrogé sur l'expertise balistique allemande du Ruger de Michel Cocu, qu'il garda dans son tiroir pendant des mois et lui valut d'être dessaisi du dossier des Borains, reconnaît avoir demandé à son greffier de le garder en attendant une meilleure traduction du rapport. Il avait demandé à l'expert Dery de lui trouver un traducteur également spécialiste en balistique. Le juge affirme n'avoir jamais voulu cacher ce rapport (favorable à Cocu) et dégage la responsabilité de M. Deprêtre dans cette affaire: Si le procureur en connaissait l'existence, il ne m'a jamais dit de ne pas le déposer, dit-il aujourd'hui.
Les tuyaux du BIC
Suit le déposition de M. Vanneste, qui fait part des travaux du conseil national pour la prévention de la criminalité, qu'il préside. Puis la commission entend un agent de la défunte administration de l'information criminelle (BIC) sur la fiabilité de certaines informations explosives qui ne semblent guère avoir eu de suites sur le plan judiciaire.
M. Jan De Wachter dit avoir fait rapport sur des confidences qu'un de ses informateurs tenait d'un certain Asterix (nom de code de Hertreckx, l'ancien garde de corps de Plastic Bertrans abattu en janvier 1985 sur le parking du shopping d'Anderlecht) selon lequel le chef des tueurs du Brabant serait un certain Dany, pouvant correspondre au signalement de Madani Bouhouche. Puis il apprit par un autre informateur de la PJ, du nom de Montel (abattu à la mi-1985), qu'un dossier de fraude fiscale avait été dérobé au palais, contre paiement de cinq millions de francs. Certaines informations venant de Montel recoupaient celles d'Asterix. Enfin il parle du tuyau obtenu en mai 1985 sur un projet d'attentat au palais de Justice de Liège, lors de la réunion annuelle des juges d'instruction (ce type de réunion n'existe pas, mais le barreau se réunit annuellement au palais). On sait que l'attentat du palais de Liège date du 6 décembre 1985.
M. De Wachter ignore quelles suites ont été données à ses rapports. Il parle aussi du vol d'un de ses dossiers relatif à Bouhouche, disparu de son bureau au début janvier, probablement dérobé par quelqu'un du BIC, car il n'y eut pas d'effraction.
Les ennuis du BIC et finalement la suppression du service viennent, pour M. De Wachter, principalement de la mauvaise structure de ce service dirigé par des non-policiers. Mais plusieurs députés lui demandent si les ennuis du service n'ont pas plutôt découlé de la corruption de ce service éclaboussé pendant ses dix-huit ans d'existence par nombre de scandales.
Prochaine séance ce matin, avec l'audition de l'ancien procureur général de Bruxelles M. Van Honsté.
RENÉ HAQUIN.
Droit de réponse à la presse
L'ex-colonel Vernaillen a envoyé un «droit de réponse à la presse» par l'agence Belga pour dire qu'il n'a, la semaine dernière à la commission d'enquête, fait que citer des faits et s'être posé des questions sur des coïncidences. «Je n'ai accusé personne ni oralement ni par écrit (...), de nombreuses inexactitudes ont été écrites concernant ma déposition.»
Il estime que certains milieux de la gendarmerie ont utilisé sa déclaration pour salir son nom et que les insinuations selon lesquelles il ferait encore actuellement l'objet d'une enquête constituent un «énorme mensonge». Il a été interrogé, le 19 avril, sur le fait que le fils d'un officier supérieur de la gendarmerie roule en VW Golf GTi, qu'un laboratoire photographique a été installé aux frais de la gendarmerie chez un officier supérieur, que des officiers de la gendarmerie faisaient réparer leurs véhicules dans les garages de la gendarmerie, etc. Il ajoute avoir répondu n'être, pour la plupart de ces affaires, au courant de rien et n'avoir pas pour habitude de noircir quelqu'un. On verra..
Il dit aussi n'avoir pas accusé l'adjudant Goffinon mais avoir des doutes à son propos et se poser des questions à propos de certaines enquêtes.
De trois choses l'une. Ou bien la presse a très mauvaise oreille. Ou bien la traduction française de la déposition de M. Vernaillen a été fantaisiste. Ou c'est M. Vernaillen qui n'est pas maître de ce qu'il dit. On verra...
R. Hq

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( Dr. Robert RENDU)
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michel
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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Ven 4 Nov 2011 - 9:55

TERRORISME : QUAND LE PROCUREUR GENERAL REGLE DES COMPTES
HAQUIN,RENE; COLLOT,OLIVIER
Page 1;6
Jeudi 18 mai 1989
Terrorisme: quand
le procureur général
règle des comptes
La commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme a entendu mercredi la première partie de l'audition de l'ancien procureur général de la cour d'appel de Bruxelles. M. Van Honste, qui reviendra devant la commission, a immédiatement regretté la publicité donnée à certaines déclarations récentes mettant en cause la réputation d'une magistrature dont il dit pouvoir être fier, après quarante-deux ans de carrière.
Le procureur général a particulièrement stigmatisé le titre de notre article du 10 mai «Le juge Cruysmans exécute le procureur de Nivelles», pour blanchir ce dernier, M. Deprêtre, et exécuter à son tour le juge d'instruction Cruysmans de Nivelles. Ce qui lui a valu les réflexions amères de quatre députés, tempérées in fine par le président de la commission.
Procureur général à Bruxelles de 1973 à novembre 1988, M. Van Honste constate que la commission a donné l'occasion à des témoins de dire ce qu'ils savent et ce qu'ils pensent, à d'autres l'opportunité d'atteindre au vedettariat, à certains l'occasion d'exprimer leurs frustrations. Des magistrats ont ainsi été humiliés. Des déclarations ont porté atteinte à la réputation de toute la magistrature.
RENÉ HAQUIN.
Suite en sixième page.
Commission d'enquête sur le banditisme et le terrorisme
Le procureur général émérite exécute
le juge Cruysmans mais se fait tancer...
Voir début en première page
Des déclarations, dénuées selon le procureur général de tout fondement, furent pour lui «injustifiées, intolérables, inadmissibles». Le procureur général émérite de Bruxelles est franc, direct:
Certaines suspicions non prouvées sont considérées comme établies par l'opinion publique. Il y a eu des déclarations contre le parquet général, contre ma propre personne. Je ne peux concevoir qu'on laisse passer des propos injustes et calomnieux répercutés à la radio et à la TV. Ce ne sont pas des reproches aux medias. Ce titre récent Un juge d'instruction exécute le procureur (Le Soir du 10 mai) d'un journaliste de talent, qui sait aménager un titre, utilisant à dessein, ou inconsciemment, pour parler de ce témoignage, la terminologie même du banditisme. Et alors, dans un seul souffle, «témoignage, condamnation, exécution», c'est un procès expéditif. Ce témoignage a été interprété par un journaliste qui a une grande expérience des affaires criminelles et qui sait reconnaître une insinuation d'un propos qui tue.
M. Van Honste considère le procureur de Nivelles M. Deprêtre comme un homme probe, intègre, dynamisé par ses fonctions, un collaborateur loyal, qu'on ne peut exécuter avant qu'il ait pu répondre lui-même.
C'est un devoir de justice élémentaire que je remplis. Ce n'est pas pour démolir un témoin et en sauver un autre. Laisser décrire un homme comme quelqu'un qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins, alors que c'est un homme travailleur, intelligent, dynamique, autoritaire. Certains diront même autocrate.
Dans deux cas,
ce qu'il a dit est faux
Le procureur général estime que M. Deprêtre a fait ce qu'il devait, en montrant le chemin à ses jeunes substituts, en allant régulièrement en chambre du conseil.
Le dynamisme effraye tous ceux qui se fatiguent vite. L'autorité n'est pas faite pour rassurer les faibles et les pusillanimes. Je me demande si vous n'en avez pas vu ces derniers jours. Ce juge d'instruction Cruysmans, magistrat depuis quatre ans et demi à Nivelles, a fait état d'une sanction déguisée dont il a été l'objet. Il a un mobile personnel. Dans deux cas au moins cités par lui et mettant en cause le procureur, je peux, moi, dire que ce qu'il a dit est faux. C'était justice à rendre à un magistrat qui ne mérite pas d'être mis au pilori comme s'il avait commis je ne sais quelle infamie. Il est vrai que M. Cruysmans a été retardé. Mais M. Cruysmans, qui présidait deux chambres civiles, avait quarante-trois jugements en retard. On a dû décharger M. Cruysmans pendant un mois de toutes les audiences correctionnelles.
La presse
et la démocratie
Le président Bourgeois (CVP) évoque le travail parfois douloureux de la commission qui ne met pas en cause essentiellement la magistrature mais le fonctionnement des services.
M. Eerdekens (PS) prend la défense des journalistes qui logiquement reproduisent avec des sensibilités différentes et dans le pluralisme ce qui se dit ici en séance publique, le huis-clos étant l'exception:
Ils ont suivi nos travaux avec assiduité, avec conscience professionnelle. Ils font bien leur métier, sont soumis à des règles déontologiques et personnellement je n'admettrais pas qu'on critique la façon dont sont rapportées les auditions de certains témoins, dit-il. Ce n'est pas ce que j'ai fait, répond le procureur général. Le président Bourgeois se félicite aussi du travail de la presse. Le député SP Aloïs Beckers ajoute que la presse a joué depuis le début de cette affaire un rôle important de gardien de la démocratie.
Le procureur général se défend d'avoir accusé la presse mais dit qu'elle interprète. Il ne met en cause ni les travaux de la commission, ni les journaux, mais les effets de la publicité, dont la commission ni la presse ne sont responsables.
Attaque déplacée
M. Eerdekens rappelle que la commission tirera ses conclusions à la fin de l'année, mais il estime aussi «déplacé» le «réquisitoire» contre M. Cruysmans.
Le président Bourgeois appelle à la sérénité. Le député PSC Laurent reconnaît que c'est la grandeur d'un chef que de défendre ses subordonnés, mais épingle de précédentes déclarations de M. Deprêtre en contradiction avec ce qu'a dit le procureur général. Le député CVP Van Parijs regrette que M. Eerdekens ait fait ses commentaires sur le témoignage de M. Van Honste mais le député PS Mottard n'apprécie pas la «plaidoirie» pour le procureur Deprêtre et le «réquisitoire» contre le juge Cruysmans, de nature à déclencher une guerre dans la magistrature.
On réentendra le procureur Deprêtre, de même qu'on entendra M. Vanden Boeynants, à sa demande.
Lors de sa prochaine audition, le procureur général Van Honste parlera plus en détail des dossiers Latinus, Pinon et autres. Mercredi, il a aussi émis sur la gendarmerie le souhait de la voir moins autonome dans ses tâches judiciaires et sur le plan disciplinaire et a confirmé la teneur des propos de l'ex-colonel Vernaillen sur le manque de réaction de la gendarmerie au début de l'affaire François.
Prochains témoins, les hommes de la Sûreté, la semaine prochaine.
R. Hq.
Ne pas se tromper de cible...
En prônant la quasi-infaillibilité des corps constitués, en volant au secours, contre vents et marées, d'un de «ses» magistrats en butte aux critiques de ses pairs, en accusant la presse - et l'un de nos journalistes plus précisément - d'avoir écrit qu'un juge «exécutait» un procureur, Monsieur le procureur général émérite Van Honste se trompe de cible.
Avec tout le respect que nous manifestons à l'autorité qu'il a incarnée des années durant, qu'il nous soit permis de lui dire que ce n'est pas la presse - même si elle fut la première à lever le voile - qui a créé l'événement dans la mise en place et les investigations d'une commission d'enquête parlementaire, dont l'existence ne s'avère même plus nécessaire aujourd'hui, mais tout simplement indispensable.
Ce sont le laxisme, les hésitations, les manquements, les tiraillements, voire les devoirs douteux entrepris par certains de ceux qui étaient investis d'une part d'autorité dans ce pays qui ont fini par agiter la sonnette d'alarme et par susciter les légitimes interrogations de la population. Qui ont donc incité la presse à tenir le rôle qui est tout simplement le sien: celui d'informer et de rechercher la vérité, aussi dérangeante soit-elle en certaines circonstances.
Que l'on se comprenne bien: nul n'aurait l'audace de soutenir que tout est aujourd'hui pourri dans un système démocratique qui, avec ses imperfections, demeure le meilleur garant des libertés individuelles. En corollaire, nul ne pourrait plus prétendre, sans susciter de sourires polis, que le système judiciaire se révèle irréprochable du seul fait de l'aura dont il se revendique.
La pire des choses, aujourd'hui, serait de croire que l'on assiste au triste déballage de règlements de comptes internes au sein d'une magistrature et de polices qui ne compteraient décidément plus que des aigris, des muselés, et des incapables.
La plus sage suggère de regarder la vérité en face, de tirer les leçons de manquements passés, favorisés par toutes sortes de raisons, et de rétablir au plus vite entre autorités et population les sentiments de confiance écornés par trop de biaiseries malsaines. Il ne manque ni d'hommes de confiance ni d'hommes déterminés dans les corps constitués pour y parvenir.
O. C.

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HERVE



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MessageSujet: Re: première commission d'enquête parlementaire (1988)   Sam 3 Mar 2018 - 16:28

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