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 RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin

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HERVE



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MessageSujet: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 6:16

La RTBF se mobilise !

Elle reçoit la juge Michel, qui semble s'intéresser au bois de la Houssière.

http://www.rtbf.be/lapremiere/emission_matin-premiere?id=986

Ce mardi, Matin Première Fait le point sur l’enquête sur les tueries du
Brabant. Dans un peu plus de 5 ans, ce dossier arrivera à la
prescription. Peut-on encore espérer de nouveaux témoignages ? Sur
quelles pistes travaillent les enquêteurs ? Avec quels moyens ? Bertrand
HENNE reçoit la juge d’instruction Martine MICHEL et le Procureur du
Roi de Charleroi, Christian DE VALKENEER.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 6:23

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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 6:38

On parle de futures fouilles dans le canal de Ronquières et on fait appel aux témoignages, principalement en ce qui concerne le bois de la Houssière après l'attaque d'Alost.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 9:45

01.06.10 - 08:09

http://www.rtbf.be/info/societe/judiciaire/tueries-du-brabant-lenquete-est-relancee-222825

La justice veut relancer l'enquête sur les tueries du Brabant 5 ans avant la date de la prescription. Les magistrats lancent un nouvel appel à témoins sur ce qui reste une des plus grandes énigmes judiciaires de notre pays.

Entre septembre 1983 et novembre 1985, les tueurs du brabant ont attaqué plusieurs grandes surfaces et faire près de 30 victimes. Le mobile de ces attaques reste obscur. L'enquête se braque désormais sur les 30 dernières heures passées par les tueurs dans le bois de la Houssière. Une zone où les auteurs se sentaient visiblement en sécurité et où ils ont abandonné armes et munitions dans le canal tout proche. C'est aussi qu'ils ont brûlé leur véhicule avant de disparaître. Aujourd'hui, les enquêteurs restent motivés et les recherches se poursuivent.

Si le temps a passé, il n'a pas nécessairement joué contre l'enquête, selon Martine Michel, juge d'instruction : "Ce sont tous des gens qui sont dans un cercle extrêmement fermé, comme on peut l'imaginer. Donc aujourd'hui après 25 ans, peut-être que ces gens-là sont hors du dossier et ont évolué différemment. Ils sont sortis de leur structure familiale, sociale, qui les empêchait de parler".

Des armes dans la nature

Lors de la dernière attaque d'Alost en 1985, durant près de 30 heures, les tueurs se sont planqués près du bois de la Houssière, une zone qu'ils connaissent bien.

Cette zone de confort est désormais passée au peigne fin. Les tueurs ont fréquenté un magasin, logé quelque part et circulé avec leur voiture. Des gens ont dû les voir, peut-être même les assister sans le savoir ; leurs témoignages peuvent être capitaux, même pour un détail. Du côté des indices les enquêteurs s'apprêtent à refouiller le canal là où les tueurs ont jeté leurs armes et quantité d'indices, juste après le hold-up d'Alost. Eddy Vos, membre de la cellule d'enquête précise : "Il ne faut pas oublier que, parmi les armes qui ont été utilisées dans le cadre du Brabant wallon, très peu ont été retrouvées dans le canal. On n'a pas retrouvé non plus les gilets pare-balles : il devrait encore y en avoir 6 dans la nature".

D'ici une dizaine de semaines, une équipe de plongeurs sera donc mise à contribution et les boues du canal seront sondées avec des moyens techniques performants.
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michel
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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 9:56

01.06.10 - 06:10
Ce mardi, Matin Première fera le point sur l’enquête sur les tueries du Brabant. Dans un peu plus de 5 ans, ce dossier arrivera à la prescription. Peut-on encore espérer de nouveaux témoignages ? Sur quelles pistes travaillent les enquêteurs ? Avec quels moyens ? Bertrand Henne reçoit la juge d’instruction Martine Michel et le Procureur du Roi de Charleroi, Christian De Valkeneer. Posez vos questions au 070/22.37.37 ou sur cette page.
BH : Deux invités ce matin... Christian De Valkeneer, Procureur du Roi de Charleroi. Bonjour Christian De Valkeneer !
CDV : Bonjour !
BH : Et Martine Michel, juge d'instruction, en charge du dossier de l'enquête des Tueries du Brabant. Bonjour Martine Michel !
MM : Bonjour!
BH : Alors... je vais rappeler un peu les faits. Dans cinq ans, l'affaire des tueries sera prescrite. Ce sont 28 morts. Une série qui commence par le braquage d'une armurerie à Dinant, en 82... qui s'arrête avec l'attaque du Delhaize d'Alost. On est alors en 85. Une banque bien organisée, qui nargue la police, qui exécute parfois littéralement les victimes, pour des butins souvent dérisoires. Les attaques vont s'arrêter, mystérieusement, et les mystères restent complets : truands isolés, mafia, tentative de déstabilisation de l'Etat, toutes les hypothèses, même les plus folles, n'ont pas encore trouvé de confirmation ou d'infirmation. Quant à l'enquête judiciaire, elle a beaucoup fouillé, mais elle n'a débouché par débouché à ce jour, sur des résultats tangibles... Il n'y a pas vraiment de mobile, pas de suspects. Et aujourd'hui donc, un nouvel appel à témoins, que l'on dit déjà ...de la dernière chance... Christian De Valkeneer, pourquoi cet appel à témoins, aujourd'hui ?
CDV : Ecoutez... c'est la volonté de dire qu'effectivement il reste cinq ans, donc cinq ans c'est long, mais c'est court aussi, parce que le temps judiciaire est un temps nettement plus long. Et donc c'est de dire effectivement : essayons de mettre toutes les chances de notre côté, de relancer cette enquête, notamment parce qu'on se rend bien compte que si cette enquête a encore une chance d'aboutir aujourd'hui... ce sera grâce évidemment à des témoignages, à des sources orales, des gens qui un moment vont dire : effectivement, j'ai vu un certain nombre de choses que je n'ait pas dites à l'époque et on a constaté encore que dans le dossier des témoins apparaissaient... Des gens disaient : effectivement, je me souviens de certaines choses où je ne l'ai pas dit à l'époque et maintenant effectivement je vais parler.
BH : Voulez dire que ça marche... Quand on fait un appel à témoin, vous avez beaucoup de retours derrière ?
CDV : Je voudrais encore vous donnez un simple exemple. J'ai reçu tout récemment, tout un dossier qui venait de France, du Procureur de la République de Périgueux. Une dame qui avait assisté à une émission télévisée en France et qui disait : j'ai un certain nombre d'informations à vous communiquer, parce que j'ai des éléments qui pourraient être utiles à l'enquête. Donc on voit que même 25 ans plus tard, il y a des gens qui peuvent parler. Une dernière chose que je voudrais dire par rapport à cela... c'est que peut-être que dans l'entourage des auteurs des faits, peut-être qu'aussi, un certain nombre de gens, après le temps écoulé, pourrait dire : j'ai peut-être maintenant des choses à dire, parce que je veux alléger ma conscience.
BH : Martine Michel, cela veut dire que le temps qui s'est écoulé, pour le coup, pourrait vous aider. C'est-à-dire que vous espérez que des gens, qui à l'époque ne pouvait pas parler, parce qu'ils étaient dans un contexte, un milieu très fermé, c'était dangereux pour eux, il y avait un risque ...s'ils parlaient... et bien maintenant pourrait être libérés de ce risque-là, parce qu'ils sont physiquement plus loin ou parce qu'ils ne sont plus dans le milieu dans lequel ils étaient à l'époque ? C'est cela que vous espérez ?
MM : En effet ! C'est tout à fait une bonne analyse. Ce que nous espérons c'est que le temps joue pour nous et que ces témoins qui ne sont pas des témoins victimes ou des témoins directs des faits, peut-être, mais qui sont témoins des auteurs, qui connaissent les auteurs ou bien qui sont dans leur entourage direct, osent aujourd'hui parler, parce qu'ils sont dégager justement d'une contrainte sociale, familiale, professionnelle et qu'aujourd'hui, avec évidemment, également, cette prime qui est toujours d'actualité. Je me suis rendue personnellement chez Delhaize, afin de connaître leurs intentions par rapport à cette prime et à ce propos, ils sont toujours d'accord d'offrir cette prime de 250 mille euros, c'est-à-dire 10 millions d'anciens francs...
BH : Pour toute information qui viendrait à permettre l'arrestation des auteurs ?
MM : A confondre les auteurs, bien sûr ! Pas toute information, au sens large du terme... une information sérieuse. Et donc je pense que le temps écoulé, permettant la libération ...si je puis dire... de certaines personnes, par rapport à un milieu fermé, qui auraient connu les auteurs et qui auraient un élément important à nous donner, pour les confondre. Il ne suffit pas de dire : telles et telles personnes sont les auteurs de ces faits, mais bien de die : ils sont les auteurs parce qu'ils avaient tels mobiles ou parce que je peux vous fournir une cache, un repaire, un élément matériel, qui nous permettrait de les confondre.
BH : On suppose, Martine Michel, que cet appel à témoins, ne part pas de rien. Il y a de nouveaux éléments dans l'enquête, de nouveaux informateurs ou de nouveaux recoupements, qui permettent aujourd'hui à cette enquête, de repartir d'un nouveau pied ?
MM : Oui, c'est exact ! En fait, à la dernière relecture de cette affaire, nous nous sommes fixés sur les dernières grandes heures de la vie criminelle de nos auteurs. Et donc c'est le dernier fait, le fait d'Alost et son entourage...
BH : Où il y a eu 8 morts, on va le rappeler ?
MM : Oui, c'est un fait dramatique... 8 morts, dont des enfants, des blessés graves. On a entendu le dernier témoin, qui est un enfant de 10 ans, de l'époque et qui aujourd'hui encore est grièvement blessé, suite aux faits. Et donc ça c'est vraiment un fait particulièrement violent et sanglant. Et donc, autour de ce fait, les auteurs sont partis du Bois de la Houssière, s'y sont retrouvés après les faits...
BH : Qui est un bois situé juste à côté de Ronquières, pour les auditeurs qui ne connaissent pas...
MM : C'est exact ! Et ce bois n'est pas très grand et en tout cas tous les témoignages que nous avons et les éléments matériels que nous avons retrouvés dans ce bois et dans le canal, qui jouxte, qui est à proximité de ce bois... et bien il y a probablement un moment où les auteurs ont fait des erreurs. Ils sont dans la dernière phase de leur vie criminelle, je viens de le dire ...c'est le dernier fait... Après cela, on peut supposer que l'un d'entre eux a été soit blessé, soit qu'il serait même mort des faits et ils sont aux abois et à ce moment-là ils doivent commettre des erreurs. Il y a une faille que l'on doit retrouver à ce moment-là ?
BH : C'est ça l'hypothèse Christian De Valkeneer ? Il y a eu beaucoup d'hypothèses, beaucoup de mystères, suite à cette tuerie du Brabant. Il y en a encore beaucoup. Ici, c'est plutôt sur du factuel que vous vous rebasez, vous recentrez sur le factuel, c'est-à-dire ...sur l'étiquette qu'on a retrouvé, les morceaux de butin, qu'on a retrouvé dans le bois, la voiture brûlée etc... C'est-à-dessus que vous vous recentrez ?
CDV : Tout à fait ! C'est de repartir effectivement, par la fin si je puis dire, de cet ensemble de faits. Et c'est effectivement c'est se dire : pendant 30 heures, il y a eu toute une série d'événement, au niveau de ce Bois de la Houssière, qui est un périmètre relativement petit, toute une série d'événements, à la fois certains événements avérés, qu'on a pu constater. On a retrouvé des éléments du hold-up d'Overijse, on a retrouvé également le véhicule incendié, on a retrouvé des armes dans les environs. D'autres événements qui sont ...je dirais... des témoignages, des interprétations de personnes qui disent : mais moi j'ai vu telles et telles choses, des comportements, des agissements, qui m'ont paru suspects. Et de dire : finalement, il s'est passé quelque chose dans ce Bois de la Houssière. On peut supposer aussi que les auteurs qui sont venus dans le Bois de la Houssière, ça c'est certain, avant et après, mais probablement y sont restés ou sont restés dans les environs. Et à partir de là, c'est de dire : on va reconcentrer les efforts sur ce périmètre, sur ce temps aussi ...qui sont 30 heures... donc un temps relativement court et de ressembler un maximum de choses par rapport à ces événements. Je voudrais dire aussi, Madame Michel l'a dit : il y a toujours une prime de 250 mille euros, mais la justice peut garantir l'anonymat à toute personne qui aurait des informations à communiquer, par rapport à ça. Il y a des dispositifs légaux, qui permettent l'anonymat et donc s'il y a encore des problèmes de sécurité, ce seraient encore des réticences pour les témoins, pour parler, et bien il y a des dispositifs légaux qui peuvent s'appliquer tout à fait dans ce type de situation.
BH : Martine Michel, il y avait déjà eu un appel témoin. Je pense que c'était en 2003 à l'époque, qu'on annonçait aussi un peu, de la dernière chance. On fait des analyses ADN sur les mégots de cigarettes, etc... en disant : voilà, ces nouvelles techniques vont donner quelque chose... Donc on annonce toujours un peu d'espoir et puis finalement on en est toujours resté ...et bien voilà... on n'a pas de mobile et on n'a toujours pas de suspects, sauf si vous me le démentez aujourd'hui. Vous avez vraiment l'espoir que cela apporte quelque chose ?
MM : Oui... et puis vous parliez de toutes ces techniques nouvelles, de l'ADN et autres polices scientifiques. Il faut savoir que depuis peu, les laboratoires entre les différents pays, la France et la Belgique notamment, sont enfin compatibles. Les résultats sont compatibles. Et dès lors tout cela est relancé depuis peu. Et en fait cette politique criminelle scientifique évolue jour après jour et donc évidemment qu'il y a toujours de l'espoir. Et je le dis régulièrement, depuis que je retravaille dans ce dossier : le seul combat qui est perdu d'avance, c'est le combat qu'on ne mène pas. Et donc on y croira jusqu'au dernier jour, tout en étant raisonnable et en n'étant pas bêtement naïf. Il y a quand même 25 ans qu'on travaille et qu'on n'a pas trouvé. Mais je crois qu'avec de l'énergie et de la détermination (ce que nous sommes vraiment amenés à devoir faire) nous y arriverons un moment donné. Il faut y croire, en effet !
BH : Vous prévoyez de nouvelles fouilles dans le canal, là où on a retrouvé les armes au mois d'août ? C'est ça ?
MM : Tout à fait ! Il y a deux axes. Il y a l'axe des médias et de la bonne information au bon moment et puis l'axe police scientifique, avec ses recherches ADN et balistiques ; et en effet ces fouilles dans le canal, avec de nouvelles techniques, avec de nouveaux engins. Et là, dans le canal, on espère retrouver encore certains éléments, puisqu'on n'y est plus allé depuis 86.
BH : Christian De Valkeneer, je le disais : il y avait eu beaucoup de mystères. Des pistes, parfois les plus folles, qui n'ont pas trouvé ni de confirmation, ni d'infirmation, notamment c'est celle de cette fameuse piste de la stratégique de la tension, c'est-à-dire d'une tentative de déstabilisation de l'Etat belge, à travers ses Tueries du Brabant, en faisant référence un petit peu à ce qui aurait pu se passer (parce que là non plus ce n'est pas très clair) en Italie, dans les années de plomb. Est-ce que cette piste-là, aujourd'hui, Christian De Valkeneer, elle est abandonnée ?
CDV : ...Ecoutez, je crois que la démarche a changé. Je crois qu'on a essayé pendant tout un temps (et c'est bien normal effectivement) essayé de trouver un mobile, quelque part et de dire : au fond, à partir du mobile, on va pouvoir, effectivement, identifier les auteurs, on va pouvoir faire évoluer le dossier. Alors je crois que la démarche aujourd'hui est tout à fait différente : ce n'est plus de chercher un mobile, mais c'est de partir des faits, des faits concrets, parce qu'effectivement toutes les pistes qui ont été analysées jusqu'à présent, on aboutit à des cul-de-sac, si je puis dire, dans la mesure effectivement où on analyser toute la piste de la stratégie de la tension, on a analysé également la pise du racket ...on se demandait un moment donné s'il n'y avait pas du racket sur les grandes surfaces, notamment la société Delhaize...
BH : Envers Delhaize...
CDV : Envers Delhaize... Ca n'a rien donné de ce côté-là. Il y a eu d'autres pistes également, qui ont été analysées et à chaque fois on est tombé, on n'a pas pu aller plus loin, on n'a pas pu avoir des éléments concrets...
BH : Ces portes-là ce sont refermées aujourd'hui, Christian De Valkeneer ?
CDV : Ces portes-là se sont refermées effectivement ! Alors... c'est possible que si on parvenait effectivement à élucider cette affaire, qu'on découvrirait peut-être des mobiles qui rencontreraient les mobiles, les pistes, qu'on avait examinés à l'époque. Mais en tout cas ce n'est plus une démarche dans laquelle on va, parce que je pense que c'est une démarche qui est chronophage et finalement aujourd'hui, qui n'est pas de nature à faire avancer ce dossier.
BH : Martine Michel, Christian De Valkeneer dit : démarche chronophage. Cela veut dire que pendant 25 ans d'enquêtes, on a un peu perdu son temps ?
MM : Du tout ! Pendant 25 ans d'enquêtes, ce que nous avons fait, c'est un peu comme dans l'agriculture. On a un terrain, on l'a labouré, on l'a aménagé, on a semé et puis aujourd'hui, sur base de ce terrain complètement fouillé, avec des recherches très pointues, très poussées, dans toutes les hypothèses de ce dossier et bien on va pouvoir faire pousser la petite graine et le petit élément, qui va nous permettre de confondre les auteurs. Du tout ! Tout ce qui a été fait a été bien fait et a été fait de façon fouillée.
BH : Il fallait le faire ?
MM : Il fallait le faire, bien entendu. Et puis aujourd'hui on n'a aucune certitude dans ce dossier et donc tout ce qui a été fait va peut-être surgir un jour et quand on aura l'élément qui nous permettra d'avancer et bien tout cela va servir, probablement...
BH : Mais on n'est plus sur la piste de truands ? C'est ça qu'on cherche aujourd'hui ? Notamment avec le travail de la profileuse qui a été formée aux Etats-Unis. Ce sont plutôt des truands qui travaillaient en bande ? On est plus là dans ce type-là, de personnes qu'on recherche, Martine Michel ?
MM : Je ne vous répondrais pas « oui » ou « non », parce que si je savais que c'étaient des truands, c'est que j'ai déjà un mobile et que je suis déjà très avancée dans mon schéma de recherche. Or, ce n'est pas le cas... Donc aujourd'hui je vous dis : aucune certitude... et on travaille de façon tout à fait ouverte.
BH : Cela veut dire que toutes les options sont encore ouvertes, pour vous, parce que Christian De Valkeneer disait : on a quand même refermé des portes.
MM : Mais non ! Nous avons des priorités, bien entendu. Et aujourd'hui on peut vous dire qu'on va peut-être travailler différemment. Et puis on ne travaillera pas sur le mobile, on travaillera peut-être sur le fait. Donc c'est exactement ça qu'on voulait dire aujourd'hui. Mais vous dire aujourd'hui : nous avons une certitude quant à telle et telle piste, plutôt que telle et telle autre... Ca, la réponse est « non » !
BH : Je le disais : prescription dans cinq ans, Christian De Valkeneer, puisque les derniers faits c'est le 09 novembre 85, au Delhaize d'Alost. Est-ce qu'en voyant ça, en voyant ce délai qui se rapproche, vous ne vous dites pas : il faut rendre ce type de fait, imprescriptible ? Je sors un peu du dossier. Mais c'est parce que je crois qu'il y a beaucoup de gens qui se posent la question : on a une ligne du temps, si ça tombe il faut encore faire un procès, donc il faut que dans deux ans maintenant, à peu près, l'enquête aboutisse, pour pouvoir faire un procès.
CDV : Le temps est vraiment compté aujourd'hui, parce que c'est clair qu'il ne s'agit pas uniquement d'interpeller des auteurs, mais il s'agit de faire un procès et on sait bien qu'un procès ça prend du temps, une instruction ça prend du temps. Alors l'imprescriptibilité de ce genre de fait, c'est un problème politique, c'est un débat politique. On sait qu'il y a certains faits ...les crimes contre l'humanité... sont imprescriptibles. Alors est-ce qu'on doit considérer que ce type de fait, qui est effectivement à caractère exceptionnel, doive être rangé dans cette catégorie-là, je crois que c'est aller un peu loin me semble-t-il. Donc je pense qu'on a ici, un délai de prescription de deux fois 15 ans, donc 30 ans... C'est quand même quelque chose qui est important. Il ne faut jamais oublier aussi, c'est qu'il faut encore juger ce genre de fait. Si vous avez à des crimes imprescriptibles, et bien c'est le jugement de ce genre fait, qui pose problème à un moment donné, parce que le temps est écoulé.
BH : Merci à tous les deux !

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"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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dim



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 10:18

blablablaah
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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 10:21

On peut lire sur l'autre site, que certains articles de presse récents, indiquent que les enquèteurs "soupçonnent" un deuxièmme véhicule pour Alost.....on croit rêver, il est établi que les deux autres attaques, eh bien, il y avait aussi, au moins deux voitures, Ex; L' Opel et le "vieux", alors ou, c'est de la diversion, ou alors, on se moque de qui ?
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: Presse ce matin   Mar 1 Juin 2010 - 11:06

Com Vos dans " Le Soir "

Effectivement, il déclare être convaincu " qu'il y avait deux groupes, deux voitures."
Ben dites donc, il était temps ! Pourquoi deux, et PAS trois ? On N'a vu à Alost - et ailleurs aussi - que ce qui était visible. Le dispositif complet N'a JAMAIS été imaginé par PERSONNE !!!

Mr. Vos sous-entend un certain " professionnalisme " des tueurs:
" ...Et vu leur sang-froid, ces mecs étaient déjà allés au feu avant ! "

Heureux de lire, enfin, qq chose de judicieux.
Cordialement.
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 11:30

A l'Ouest ( du Canal de ronquière ) rien de nouveau !

L'émission "Matin Première" N'a Rien amené de très neuf.
Si ce NE sont qq contradictions internes assez étonnantes...

Et la position claire de Patricia Finné qui se prononce sans ambages contre toute prescription pour pareils faits.
Prise de position difficile, sensible aussi. Mais que nous devons respecter.
Cependant, au vu des 25 années qui viennent de se dérouler, je me prends à imaginer ce que sera la CBW dans...12 ans par exemple... Et là,....?

En attendant l'émission de demain sur RTL-TVI, je pose un premier avis:
" Il est dangereux de sous-estimer l'ennemi ! "

Ainsi, les tueurs auraient tout signé au Bois de la Houssière. Qu'on en juge.
Les pièces à conviction majeures: les chèques de Overijse, la Golf, l'éventuel cadavre, les armes et munitions, les gilets, d'autres " erreurs " que la Juge d'Instruction subodore au fond du canal etc etc...
Je NE suis PAS un flic émérite mais un simple " Plouc ". Mais croyez-moi, mis à part ce qui devait absolument être découvert à la Houssière, tout le reste N'aurait JAMAIS été abandonné dans les parages.
Faut pas prendre ces salauds pour des enfants de choeurs !

Cordialement.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 11:33

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http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-06-01/tueries-du-brabant-la-bande-de-nivelles-deux-fois-plus-importante-773623.php

Tueries du Brabant : la bande de Nivelles deux fois plus importante

Rédaction en ligne

mardi 01 juin 2010, 07:21

L’attaque d’Alost en 1985, au cours de laquelle huit personnes ont été tuées, est sans doute la clef pour résoudre le mystère des tueries du Brabant. La bande de Nivelles était sans doute constituée de 6 à 7 personnes.

a bande de Nivelles était sans doute composée de six à sept personnes pendant l’attaque du Delhaize d’Alost, la plus meurtrière des attaques survenues lors des tueries du Brabant. Cela ferait donc deux fois plus d’auteurs que ce qu’on pensait jusque-là, rapportent mardi les journaux Het Nieuwsblad et De Standaard, ainsi que Le Soir.

Pour les enquêteurs, l’attaque perpétrée au Delhaize d’Alost le 9 novembre 1985, au cours de laquelle huit personnes ont été tuées et 15 autres blessées, est sans doute la clef pour résoudre le mystère des tueries du Brabant.

Une reconstitution, tournée sur les lieux mêmes où se sont déroulés certains faits, sera diffusée mercredi soir sur RTL-TVI dans le cadre de l’émission « Affaires non classées », annonce pour sa part Le Soir.

Selon le juge Jean-Pol Raynal, en charge du dossier des tueries du Brabant depuis 13 ans, la reconstitution démarre avec l’attaque du Delhaize d’Alost pour se terminer deux jours plus tard, le 11 novembre, dans le bois de la Houssière, à Braine-le-Comte. « Ils sont alors aux abois, ils ont certainement commis des erreurs. C’est la faille que l’on doit exploiter », estime le magistrat.

« Après cette reconstitution, je suis plus convaincu comme jamais qu’il y avait, au sein de la bande, deux groupes et deux voitures », avance pour sa part Eddy Vos, le chef d’enquête.

L’émission de mercredi sera également l’occasion de diffuser un nouveau portrait-robot dans ce dossier qui sera prescrit d’ici 5 ans.

(Belga)
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 11:36

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http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/586386/tueries-du-brabant-un-nouvel-appel-a-temoins.html

Tueries du Brabant: un nouvel appel à témoins

La justice souhaite relancer l'enquête sur les tueries du Brabant, cinq ans avant la date de la prescription. Les magistrats lancent un nouvel appel à témoins et un nouveau portrait-robot sera diffusé, mercredi, sur RTL-TVi, indiquent, mardi, plusieurs médias.

Jean-Pol Raynal, juge d'instruction, président du tribunal de première instance de Charleroi et en charge du dossier des tueries du Brabant depuis treize ans, n'exclut pas d'obtenir des réponses aux nombreuses questions qu'il se pose sur ce dossier, peut-on lire dans Le Soir.

Le juge indique cependant que la prescription de toute cette affaire n'est plus très loin. "Nous devons avoir arrêté, inculpé et condamné les auteurs d'ici cinq ans au plus tard", indique le magistrat. C'est pourquoi un nouvel appel à témoins sera diffusé sur RTL-TVi mercredi 2 juin dans le cadre de l'émission "Affaires non classées".

D'après le site RTBF Info, l'enquête se focalise désormais sur les trente dernières heures passées par les tueurs dans le bois de la Houssière. Une zone où les auteurs se sentaient visiblement en sécurité et où ils ont abandonné armes et munitions dans le canal tout proche. Cette zone est passée au peigne fin.

"Des gens ont dû les voir, peut-être même les assister sans le savoir. Leurs témoignages peuvent être capitaux, même pour un détail", rapporte encore le site de la RTBF. Entre septembre 1983 et novembre 1985, les "tueurs du Brabant" ont attaqué plusieurs grandes surfaces, faisant 28 victimes. Les enquêteurs recherchent encore le mobile de ces attaques.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 13:07

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Dans la seconde partie de l'émission ("Questions publiques"), les enquêteurs disent qu'ils ne travaillent plus sur les mobiles mais sur les faits. Un mobile n'est pas une preuve et il faut des éléments qui puissent confondre les auteurs.

Les techniques d'enquête, la méthodologie et la rigueur ont beaucoup évolué en 25 ans. Espérons qu'elles permettront de trouver des traces et de les exploiter.

La question de la prescription est une question de nature politique.

Il doit rester 5 ou 6 enquêteurs alors qu'il y en a eu une centaine à une certaine époque.
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romain gary



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 14:22

La cible des enquêteurs est claire: l'entourage des tueurs.

Ils s'attendent visiblement à ce qu'une personne de l'entourage se manifeste dans un premier temps.

Ils s'attendent dans un second temps à ce que cette personne logiquement leur indique des indices matériels permettant de faire le lien avec le travail d'enquête effectué jusqu'à présent;

Il faut donc prier -au sens figuré- pour que ce battage médiatique ne réveille la conscience d'une personne de l'entourage des tueurs. Peut-être un tueur aujourd'hui décédé, ce qui pourrait réduire les risques de vengeance à l'encontre du témoin.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 14:45

.
Vous pourriez être intéressés par :

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/faits_divers/698279/tueries-du-brabant-cinq-ans-avant-la-prescription-un-nouvel-appel-a-temoin#videoPlayer

notamment par la vidéo sur la reconstitution ...

Le reportage sera diffusé demain.
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 16:48

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http://www.rtbf.be/info/belgique/judiciaire/tueries-guy-bouten-revisite-lenquete-222919

01.06.10 - 13:11

Guy Bouten evisite l'enquête

Cinq ans avant la prescription des faits, la RTBF consacre un dossier spécial aux tueries du Brabant. Nous avons rencontré Guy Bouten. Cet ancien journaliste de la VRT a publié un livre : "Tueries du Brabant : le dossier, le complot, les noms" aux éditions de l'Arbre dans lequel il relève un nombre impressionnant de faits, témoignages et indices qui font de Madani Bouhouche ( décédé en 2005) et de Robert Beijer, deux anciens gendarmes, sympathisants d'extrême-droite, des personnages centraux du dossier des tueries.
Pour preuve, ce rappel des faits imputés aux tueurs du Brabant :
30 septembre 1982 : Hold-up chez l'armurier Dekaise à Wavre, un mort
Deux individus pénètrent dans l'armurerie, passent Monsieur Dekaise et deux clients à tabac, s'emparent de plusieurs armes et prennent la fuite. Un agent de police arrivé sur place est pris sous un feu croisé (une manœuvre militaire dira un témoin) et abattu.
Les agresseurs s'enfuient dans une VW Santana bleue qui a déjà servi à un braquage à Maubeuge. Cette Santana a été volée en mai 1982. Son voleur avait d'abord dérobé une Austin allegro. Selon un témoin, le voleur de cet Austin ressemble àMadani Bouhouche.
Des gendarmes prendront en chasse la voiture des agresseurs de l'armurerie Dekaise. L'un d'eux affirme avoir reconnu Madani Bouhouche.
23 décembre 1982 : assassinat de José Vanden Eynde, concierge de l'auberge des Chevaliers à Beersel. L'arme sera encore utilisée ultérieurement dans d'autres faits attribués aux tueurs.
11 février 1983 : attaque du Delhaize de Genval. Les assaillants circulaient à bord d'une Peugeot 504. Cette voiture fut volée le 28 janvier 1983 à Watermael Boitsfort. La description des agresseurs ressemble à celle de Madani Bouhouche et Robert Beijer. Un des agresseurs est muni d'un modèle d'arme de guerre identique à celles qui ont été volés en janvier 1982 à l'escadron spécial d'intervention de la gendarmerie (ESI). Un coup auquel les deux comparses ont participé. Des années plus tard, Madani Bouhouche indiquera à des enquêteurs un emplacement en-dessous du viaduc de Vilvorde où les armes volées à l'ESI étaient enterrées.
25 fevrier 1983 : attaque du Delhaize d'Uccle. Pour la première fois, un témoin décrit un homme de grande taille parmi les assaillants. Les trois assaillants circulaient à bord d'une VW Golf. Cette voiture à été volée le 14 février 1983 à Plancenoit. Sa propriétaire a été mise en joue par un individu cagoulé descendu d'une...Peugeot 504. Robert Beijer était client du magasin de cette dame.
3 mars 1983 : attaque du Colruyt de Halle. Un mort. Quatre hommes pénètrent dans le magasin. Deux tiennent le personnel et les clients en joue avec des riot-guns. Deux autres emmènent le gérant au coffre-fort et l'abattent d'une balle dans la nuque après s'être fait remettre le contenu du coffre. Un témoin affirmera plus tard avoir reconnu Patrick Haemers parmi les assaillants.Les assaillants circulaient à bord de la même VW Golf utilisée lors de l'attaque d'Uccle.
10 septembre 1983 : Attaque de l'usine textile Wittock Van Landeghem à Tamise. Un mort. Des individus pénètrent par effraction dans l'usine pour y dérober des gilets pare-balles. Le concierge est abattu. L'arme des meurtriers est identique à celle utilisée à l'auberge des chevaliers à Beersel et lors du vol d'une Saab 900 à Braine-L'Alleud en juin 1983.
Entretemps Bouhouche et Beijer ont quitté la gendarmerie et créent une agence de détectives privés. Robert Beijer travaillera comme informateur pour l'adjudant Goffinon, un des enquêteurs sur les tueries. Il apprendra ainsi certains détails sur les armes que possédait la "bande des borains".
17 septembre 1983 : attaque du Colruyt de Nivelles. Troismorts. Le couple Fourez-Dewit est stationné à la pompe du Colruyt de Nivelles. Ils auraient dérangé les tueurs en train de cambrioler le magasin. Ils sont immédiatement abattus. Une patrouille de gendarmerie arrivée sur place est prise sous un feu nourri (tactique militaire de nouveau). Un gendarme est tué.
Guy Bouten cite des témoignages qui affirment qu'en réalité le couple Fourez-Dewit aurait été emmené volontairement sur place par une voiture banalisée de la gendarmerie. Ils étaient membres du CEPIC et se livraient à du chantage envers certaines personnalités. Ils étaient donc la cible et le "vrai faux" cambriolage du Colruyt (quelques paquets de cafés, pralines et bidons d'huile) ne serait qu'un maquillage.
2 octobre 1983 : meurtre à l'auberge des 3 canards à Ohain. Un mort. Deux hommes abattent le patron de l'établissement Jacques Van Camp et s'emparent de la VW Golf GTI de sa fille. Le meurtre a été commis avec l'arme dérobée au gendarme abattu lors de l'attaque de Nivelles.
7 octobre 1983 : attaque du Delhaize de Beersel. Unmort. Toujours la même méthode. Trois individus entrent dans le magasin, tirent blessent deux caissières et exécutent le gérant. Ils prennent la fuite dans Golf dérobée à Ohain.
29 octobre 1983 : arrestation de la bande des Borains. L'expert en balistique Claude Dery conclut qu'un Ruger en possession des borains fait partie des armes utilisées lors des attaques de Genval et de Halle. On sait que cette expertise sera contredite par une contre-expertise de la BKA allemande. Les borains seront acquittés.
Guy Bouten affirme dans son livre que Claude Dery, Madani Bouhouche et Robert Beijer faisaient partie de la même mouvance d'extrême droite et qu'ils font partie de ceux qui sont "intervenus" durant toutes ces années pour mettre les enquêteurs sur des fausses pistes.
1er décembre 1983 : attaque de la bijouterie Szymusik à Anderlues. Deuxmorts. Les tueurs abattent le couple de bijoutiers et n'emportent aucun butin. L'arme des meurtriers est du même type que celle qui a déjà fait 5 morts. Et pourtant les borains sont sous les verrous...
Du 1er au 13 mai 1984 : des manœuvres de l'OTAN on lieu en Ardennes. C'est durant cette période que des armes et des explosifs sont dérobés à la caserne de Vielsalm. On les retrouvera dans les enquêtes sur les CCC... Selon Guy Bouten, un des portraits robots réalisés à l'époque ressemblait à Robert Beijer.
10 octobre 1984 : Madani Bouhouche commence l'exploitation d'un commerce d'armes à Jette. Un PV d'enquête révèlera qu'il a livré des armes à la bande de Patrick Haemers.
15 mai 1985 : Vol de la collection d'armes de Juan Mendez, responsable pour l'Amérique du Sud, l'Espagne et le Portugal de la FN. L'auteur du vol est Madani Bouhouche.
27 septembre 1985 : attaques des Delhaize de Braine-L'Alleud et Overijse. Huitmorts. Comme lors des vagues précédentes, plusieurs individus portant des masques de carnaval pénètrent dans les magasins, tirent et repartent avec de maigres butins. trois morts à Braine-L'Alleud, cinq morts à Overijse dans deux attaques menées à quelques minutes d'intervalle.
Les armes sont identiques à celles utilisées lors de la première vague des tueries.
Les témoins décrivent un "géant" parmi les tueurs.
9 novembre 1985 : attaque du Delhaize d'Alost, huitmorts. Pas de butin, mais un carnage. Comme si le but avait été cette fois de faire le plus de victimes et de frapper les esprits. Avant de fuir, les tueurs échangeront des coups de feu avec la police d'Alost. Il semblerait qu'un policier ait touché celui qui apparaissait comme le chef du commando. Madani Bouhouche est aperçu selon des témoins dans un café proche des lieux peu avant l'attaque.
Robert Beijer a été vu aux alentours du Delhaize d'Alost avant l'attaque. Il affirme mener une enquête pour une affaire de divorce concernant une personne qui habite tout près du Delhaize d'Alost. Johnny De Staercke, un truand notoire est également vu sur place à ce moment-là. La bande à De Staercke sera, comme les borains, longtemps inquiétée dans l'enquête pour finalement être également acquittée.
7 janvier 1986 : meurtre de Juan Mendez. L'ingénieur de la FN, est abattu au volant de sa voiture sur un parking d'autoroute. Ami de Bouhouche et Beijer, il aurait fait part quelques jours auparavant de ses inquiétudes sur l'utilisation de certaines armes qui lui ont été dérobées dans les tueries du Brabant.
Quand les enquêteurs arrivent chez la veuve de Juan Mendez, Madani Bouhouche est sur place. Il est inculpé du meurtre. L'expert Claude Dery fait un lien entre la munition qui a tué Mendez et une munition utilisée en 1980 par Madani Bouhouche au cours d'une intervention de police.
9 novembre 1987 : Découverte dans un box loué par Robert Beijer d'une partie des armes volées à l'ESI et dans le coffre d'une Renault 25, d'armes dérobées à l'ESI et de certaines armes volées à Juan Mendez.
13 janvier 1988 : l'affaire du "pistolet bolognaise". Madani Bouhouche est toujours détenu dans l'enquête Mendez. Des enquêteurs trouvent dans son congélateur un revolver enfoui dans de la bolognaise. L'arme avait été livrée par Robert Beijer à la femme de Madani Bouhouche et devait servir en cas d'évasion. L'expert Claude Dery constate qu'une douille de ce pistolet est identique à une douille de la Santana utilisée dans l'attaque contre Dekaise et une autre retrouvée dans un des véhicules des tueurs retrouvé dans le bois de la Houssière.
Madani Bouhouche communique aux enquêteurs l'endroit sous le pont de Vilvorde où sont cachées une partie des armes volées à l'ESI en 1982.
8 février 1989 : découverte d'armes volées chez Juan Mendez, ainsi que des masques de caranaval identiques à ceux utilisés à Braine-L'Alleud et Overijse dans un box de garage loué par Patrick Haemers.
14 octobre 1994 : Robert Beijer indique une cache d'armes à des enquêteurs. Elles sont enterrées à Villers-la-Ville (où Robert Beijer avait loué une villa). Parmi ces armes, un FN 22 mm LR, en trop mauvais état pour être expertisé. Une telle arme a fait sept victimes durant les tueries.

G. Bouten, "Tueries du Brabant : le dossier, le complot, les noms", éditions de l'Arbre
.
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 16:51

Romain,

C'est vrai: les tueurs étaient des hommes avant tout, quoi qu'on dise ! Ils avaient une existence sociale: des parents, une femme, des maîtresses, des enfants, des frères et soeurs, des amis, un métier etc etc... Il N'est PAS possible que tout leur entourage soit passé intact au travers de cette période de violence extrême sans y laisser des plumes. Je N'ai cessé de le clamer ! Il existe sûrement un être humain qui a vu sa vie totalement brisée par les tueries. Et je NE parle PAS bien sûr des familles des victimes. Quelque part, il doit bien y avoir une personne famillière d'un tueur qui aurait le besoin intense de se " libérer ". J'y crois absolument !

René Haquin en était parfaitement convaincu aussi. C'est pour cela qu'il pestait contre l'annulation de la prescription. Avait-il raison ? Attendons...
L'essentiel, dans cette démarche, c'est la crédibilité. En Belgique, il N'existe PAS de loi permettant de mettre à l'abri...même les repentis. Et quand on voit comment on fait diligence pour mettre les tueurs à l'ombre, il faudra un sérieux effort pour convaincre qq un de se " confesser ".
Mais, j'y crois. Je pense que c'est cela LA DERNIERE CHANCE !

Cordialement.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 18:42

.
(vidéos sur le site)

http://www.rtbf.be/info/belgique/judiciaire/tueries-du-brabant-les-fausses-pistes-de-la-pegre-222929

Tueries du Brabant: les fausses pistes de la pègre

01.06.10 - 13:11

Cinq ans avant la prescription des faits, la RTBF consacre un
dossier spécial aux tueries du Brabant. Nous avons rencontré Guy Bouten.

Cet ancien journaliste de la VRT a publié un livre : "Tueries du
Brabant : le dossier, le complot, les noms" aux éditions de l'Arbre dans
lequel il soutient la thèse qu'une série de truands, certains longtemps
soupçonnés d'être les tueurs du Brabant et finalement acquittés en
justice, ont sans doute été "mouillés" dans les tueries.

Là encore, on trouverait la "patte" du tandem Bouhouche-Beijer.
Ils auraient joué dans un contexte un rôle de logisticiens, fournissant
et ensuite reprenant des armes à des exécutants.

En tant que membres de la BSR, les deux gendarmes avaient une bonne
connaissance des milieux criminels actifs en Belgique à l'époque.

Ainsi la bande de "Bruno" Farcy, un gros trafiquants de drogue. Son
nom apparaît fin des années 70 dans un scandale qui secoue la
Gendarmerie. Une section spéciale dirigée par le Commandant François a
organisé des trafics pour remonter des filières en se reposant sur des
informateurs comme Farcy. Les gendarmes se sont finalement fait prendre à leur propre jeu. L'argent "investi" par les autorités dans ces enquêtes n'a manifestement pas été perdu pour tout le monde.

Et bien, selon Guy Bouten, des hommes de Bruno Farcy, on en retrouve
en 1982 lors de l'attaque de l'armurerie Dekaise.

Voici ce que l'on peut lire dans le livre de Guy Bouten, p. 86

"Cela signifie que tu étais quand même impliqué dans quelques
attaques de la bande ?"


" ... "

"Le Delhaize de Genval par exemple ?"

" ... "

"Avais-tu des contacts avec l'extrême droite ?"

"J'ai été en prison avec Bouhouche à Nivelles. Il m'a raconté
certaine chose. Je ne veux pas en dire plus. Je peux juste dire qu'il
craignait pour sa vie."


"Bouhouche est mort. Tu peux parler sans crainte."

"Non. Il n'était qu'un intermédiaire. Mais j'en ai déjà trop
dit. Fiche-moi la paix maintenant..."


Celui qui s'exprime ainsi n'est autre que Michel Cocu, membre de la
bande des Borains. Une expertise de Claude Dery (démentie par la suite)
l'accusait de posséder une arme ayant servi dans des attaques commises en 1982 et 1983.

Un mauvais devoir d'enquête n'a apparemment pas été le seul moyen de
"mouiller" les borains. Sur base du témoignage d'Adriano Vittorio, un
membre de la bande décédé en 2006, Guy Bouten est persuadé que des
"borains" étaient sur les lieux de la tuerie du Colruyt de Nivelles en
1983.

Rappelons qu'un témoin affirme avoir reconnu Patrick Haemers au
Colruyt de Halle. Que Madani Bouhouche a vendu des armes à la bande
Haermers. Un témoignage affirme que Patrick Haemers aurait été présent sur le parking du Delhaize d'Alost moins d'une ½ heure avant l'attaque.

Johnny De Staercke, un autre truand, longtemps soupçonné de faire
partie des "Tueurs" et finalement acquitté a été vu dans le Delhaize
d'Alost deux heures avant l'attaque.

A son tour, la bande De Staercke aurait été utilisée.
_ _ _ _

http://www.rtbf.be/info/belgique/judiciaire/tueries-du-brabant-la-strategie-de-la-tension-en-belgique-222924

Tueries du Brabant: la stratégie de la tension en Belgique ?


01.06.10 - 12:35

Cinq ans avant la prescription des faits, la RTBF consacre un
dossier spécial aux tueries du Brabant. Nous avons rencontré Guy Bouten.

Cet ancien journaliste de la VRT a publié un livre : "Tueries du
Brabant : le dossier, le complot, les noms" aux éditions de l'Arbre dans
lequel, il explore la thèse du complot politique. Il y évoque également
les liens entre Madani Bouhouche, Robert Beijer, et des personnes
susepctées d'être des agents américains. Pour lui, les tueries sont en
lien avec une stratégie de la tension mise en oeuvre par le Général
américain Westmoreland.

Une autre particularité de Madani Bouhouche et Robert Beijer, c'est
leurs liens avec les services secrets américains. Ils seront jugés avec
un certain Francis Buslik pour le meurtre d'un transporteur de fonds à
Zaventem. Francis Buslik est un agent secret américain.

Madani Bouhouche avait également des contacts avec Frank Eaton, chef de la DEA - la Direction anti drogue américaine - à Bruxelles, qui
quitta la Belgique suite aux scandales de la drogue qui ont secoué la
gendarmerie belge fin des années 70.

Selon Guy Bouten, Madani Bouhouche et Robert Beijer, étaient avec des
éléments de l'armée, de la gendarmerie et des membres d'organisations
comme le WNP (Westland New Post, milice d'extrême droite) ou le PIO
(Public Information Office) du Major Bougerol, les exécutants en
Belgique d'une stratégie de la tension pensée par le Général
Westmoreland, commandant des forces de l'OTAN en Europe, visant à
restaurer dans certains pays européens "victimes de la subversion
communiste" une autorité pro atlantique.

D'où le vol d'armes, l'organisation de caches à destination d'un
réseau "Stay behind" (un réseau de résistance activé en cas d'invasion
communiste) et l'organisation de coups comme les attaques sanglantes de grands magasins, pour inciter à renforcer le pouvoir.

Rappelons que la note rédigée par le Général Westmoreland définissant
sa stratégie de la tension figure dans le rapport de la commission
"gladio" du Sénat belge, réunie en 1990 après la révélation des
l'existence de réseaux Stay Behind en Belgique et en Europe. Dans cette note on évoque aussi comme stratégie d'infiltrer les mouvements
d'extrême gauche et si nécessaire, de pousser leurs éléments les plus
radicaux à commettre des actes de violence.

En 1984, alors que les tueries du Brabant connaissaient une "pause",
commençaient les attentats des CCC...

Benoît Moulin

.
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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 20:15

Attribuer la paternité du concept de Stratégie de la Tension à Westmoreland(*) équivaut à attribuer celui de la Blitzkrieg à Clemenceau. Rien à voir.
C'est un des concepts de la guerre révolutionnaire présent dans la doctrine de Mao et de Guevara, entre autres, et bien sûr repris par ceux qui furent chargés de la combattre et qui mettront sur pied une nouvelle doctrine contre-insurrectionnelle. Le premier à le faire fut le français Trinquier et c'est sa doctrine que les américains tenteront au Vietnam notamment avec le programme Phoenix.

Que l'on retrouve ce concept dans la bouche des terroristes d'extrème-droite italiens, n'a rien d'étonnant. Toute leur doctrine est issue de celle du camp d'en face.

La commission parlementaire belge n'a jamais conclu, malgré ce qui est généralement et continuellement rabaché, que le Stay-Behind avait quelque chose à voir avec une quelconque stratégie de la tension ou de déstabilisation, ni que tout ceci pourrait être rattaché au dossier des tueries.
Haquin a eu l'opportunité d'interroger, en direct sur un plateau de TV sur ce point précis, le Président de la Commission parlementaire M. Lallemand. Il ne le fera pas, malgré que dans le même débat, le même président affirmera que les dysfonctionnements les plus graves du STBH furent que les instructeurs ne furent pas retirés totalement des unités opérationnelles (évidente précaution à prendre mais pas facile à mettre sur pied).
A noter aussi, l'indignation avec laquelle le président Lallemand dénonçait la manipulation mensongère flagrante commise par les producteurs du documentaire de la BBC qui précéda le débat.

(*) Des notes comme celles de Westmoreland sont produites par tonnes par tous les État-Majors du monde qu'ils soient ou non engagés dans un conflit déclaré. Il est, de plus, très curieux de voir une doctrine aussi subtile et tordue, attribuée à un pur produit de West Point qui ne s'est précisément pas illustré par sa subtilité dans l'emploi des moyens.
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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 1 Juin 2010 - 21:23

En réalité ce que l'on appelle "note de Westmoreland" est un vestige d'une opération d'intox lancée par la KGB. C'est du moins ce que rétorque la CIA quand on lui demande. Cette opération concerne en fait un manuel entier: le FM 30-31B. Voilà ce qu'en dit un mémo déclassé:

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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mer 2 Juin 2010 - 0:27

Intox ou pas, il y a une question qui persiste. Dans le texte du fameux supplément B du manuel FM 30-31, où serait définie cette stratégie de la tension que l'extrême-droite italienne cherche à vendre depuis quarante ans ? Le terme n'apparait nulle part, ce qui n'empêche pas les journalistes d'affirmer "la note rédigée par le Général Westmoreland définissant sa stratégie de la tension".
Ganser, qui n'est crédible que sur très peu de choses tant son envie de voir la CIA derrière les massacres italiens est grande, a contaminé Bouten qui remet le couvert en belgifiant l'embrouillamini italien, puis toute cette mixture est resservie par Vos qui déclare que les TBW peuvent très bien être un élément de cette stratégie de la tension testée en Italie. Or, depuis le début, il n'y a que du vent sur l'implication des US, du Stay-Behind et de Gladio dans cette stratégie poutchiste en Italie. Alors en Belgique....

FM 30-31B a écrit:

UNCLASSIFIED
TOP SECRET
FM 30-31B
Supplement B
to FM 30-31
Headquarters
Department of the Army
Washington, D.C.
10 March 1970


STABILITY OPERATIONS
INTELLIGENCE - SPECIAL FIELDS
__________________


Chapter 1. INTRODUCTION
Chapter 2. BACKGROUND
General
Need for Political Flexibility
Characteristic Vulnerabilities of HC Regimes
Chapter 3. U.S. ARMY INTELLIGENCE TASKS
Identification of Special Targets
Recognition of HC Vulnerabilities
U.S. Army Intelligence Action
Chapter 4. INTELLIGENCE GUIDANCE
General
Recruitment for Intelligence Purposes
Assistance from U.S. Citizens Abroad
Penetration of the Insurgent Movement
Agents for Special Operations
U.S. Army Intelligence Advantages
Distribution List
GROUP-1
Excluded from
Automatic Declassification
(Reverse Blank)
_____________________________________________

CHAPTER 1
INTRODUCTION
_____________________
This TOP SECRET classified supplement FM 30-31B, owing to its specially sensitive nature, is not a standard issue in the FM series.
FM 30-31 provide guidance on doctrine, tactics and techniques for intelligence support of U.S. Army stability operations in the internal defensive environment. As it was intended for wide distribution, its contents were limited to matters directly concerned with counterinsurgency and with joint U.S. and host country (HC) operations to secure stability.
FM 30-31B, on the other hand, considers HC agencies themselves as targets for U.S. Army intelligence. It does not repeat the general intelligence guidance laid down in other documents, such as FM 30-31 and FM 30-31A. Its aim is limited to stressing the importance of HC agencies as a special field for intelligence operations and to indicating certain directions in which the procurement of information about the host country, in a manner more general than that required by straightforward counterinsurgency, may advance overall U.S. interests.
Operations in this special field are to be regarded as strictly clandestine, since the acknowledged involvement of the U.S. Army in HC affairs is restricted to the area of cooperation against insurgency or threats of insurgency. The fact that U.S. Army involvement goes deeper can in no circumstances be acknowledged.
The use of the term "HC agencies" in this supplement may be taken to mean, according to context:
a. The HC organization for internal defense operations.
b. The HC armed forces generally.
c. HC agencies other than the armed forces, e.g. the police and other civilian security agencies, national and local administrative bodies, propaganda organizations.
In other words, U.S. Army intelligence has a wide ranging role in assisting to determine the illegible counterinsurgency potential of the host country in all its aspects and the relation of that potential to U.S. policy. In pursuing its more specialist military objectives, it should not neglect the wider aspects of U.S. interests wherever opportunity offers to further them.
Distribution of this supplement is strictly limited to the addresses shown on the Distribution list. Its substance may be transmitted further to those selected in the discretion of the addressees as being well suited and well place to contribute to the end in view. Whenever possible, detailed instructions issued on the basis of this supplement should be passed on verbally, with strong emphasis on the particular sensitivity of this whole field of action.

CHAPTER 2
BACKGROUND
_____________________
1. General
As indicated in FM 30-31, most recent insurgencies have taken place in developing nations or in nations newly emerged from former colonies.
U.S. involvement in these less-developed nations threatened by insurgency is part of the world-wide involvement in the struggle against Communism. Insurgency may have other than Communist origins, in tribal, social, religious, or regional differences. But, whatever its source, the fact of insurgency offers opportunities for Communist infiltration which, in the absence of effective countermeasures, may culminate in a successful Communist take-over. Therefore, the criterion determining the nature and degree of U.S. involvement in the political stance of the HC government in relation to Communism on the one hand and to U.S. interests on the other.
2. Need for Political Flexibility
The U.s. Army, in line with other U.S. agencies, is not committed irrevocably to the support of any particular government in the host country for a variety of reasons:
a. A government enjoying U.S. support may weaken in the war against Communist or Communist-inspired insurgency through lack of will or lack of power.
b. It may compromise itself by failing to reflect the interests of important sections of the nation.
c. It may drift into extreme nationalist attitudes which are incompatible with or hostile to U.S. interests.
Such factors may create a situation in which U.S. interests illegible of governmental direction enabling the host country to obtain more constructive benefit from U.S. assistance and guidance.
While joint counterinsurgency operations are usually and preferably conducted in the names of freedom, justice, and democracy, the U.S. government allows itself a wide range of flexibility in determining the nature of a regime deserving its full support.
Few of the less-developed nations provide fertile soil for democracy in any meaningful sense. Government influence, persuasive and brutal, is brought to bear on elections at all levels; traditions of autocratic rule are so deeply rooted that there is often little popular will to be ascertained.
Nevertheless, U.S. concern for world opinion is better satisfied if regimes enjoying U.S. support observe democratic processes, or at least maintain a democratic facade. Therefore, a democratic structure is to be welcomed always subject to the eventual test that it satisfies the requirements of an anti-Communist posture. It it does not satisfy these requirements, serious attention must be given to possible modification to the structure.
3. Characteristic Vulnerabilities of HC Regimes
In the light of the above considerations affecting U.S. policy, attention must be drawn to certain vulnerabilities inherent in the nature of most regimes in the less-developed nations.
a. In consequence of their backwardness or recent origin or both, the regimes against which insurgencies are directed usually suffer from restlessness and instability. Their leading political figures are often inexperienced, mutually antagonistic, and corrupt. When leaders of exceptional stature emerge, their efforts are often frustrated by government machinery ill-adapted to modern conditions and manned by inefficient and underpaid personnel.
b. These weaknesses give rise to a wide area of possible contacts between employees of government agencies and the insurgency. Having regard to the chronic instability of the regimes, the desire for reinsurances among their supporters against possible total or partial victory for the insurgency is widespread.
c. In most cases of internal conflict in the less-developed nations, both sides claim a monopoly of nationalistic purity. But the often unstable state and relatively overt character of U.S. support gives the insurgency some psychological advantage by laying the regime open to charges of puppetry. The frequent consequence is a growth of anti-American feeling among both the public and in general and among employees of the regime including the armed forces. Whether the armed forces are subservient to the regime or dominate it, they usually reflect its nature and share its vulnerabilities.
U.S. Army interest in the HC armed forces is not confined to a narrow professionalism: is was a illegible under political import. In most new and developing nations the armed forces play an important role in political life, and the illegible of that role is changed whenever a regime is confronted by armed illegible calling for military countermeasures.

CHAPTER 3
U.S. ARMY INTELLIGENCE TASKS
_____________________
4. Identification of Special Targets
U.S. Army intelligence is in a position to procure information over a wide range of HC government activity. But the specialist interests of the U.S. Army require that the major part of its intelligence effort be directed towards the HC army and related HC organizations for internal defense operations.
Special intelligence targets within the HC army include the well-placed personnel of:
a. Units at national and local level with which U.S. Army intelligence is in direct working contact.
b. Units at regional and local level with which U.A. Army intelligence, usually through the medium of its working contacts, can establish productive contact outside the limits of normal military activity.
c. Local units with which U.S. Army intelligence is no in contact, directly or indirectly, and which for that reason may be particularly vulnerable to political contamination from local insurgent sources.
d. Mobile units, such as Special Force units and Long Range Reconnaissance Patrols, which operate in areas under partial or intermittent control, and which therefore may also be vulnerable to such contamination.
In addition, to the HC army and its organization for internal defense operations, attention must be paid to the organization of the police.
The police generally stand closer to the local population than the army, and for that reason may be at the same time better sources of information and greater security risks. The security risks may become acute when police are drafted into the armed forces and replaced by recruits of less experience, training and ability.
U.S. Army intelligence operations directed towards the special targets listed above have several major objectives in view:
a. To guard HC army units against infiltration and influence from elements sympathetic to the insurgency or hostile to the United States.
b. To guard against the possibility of HC army personnel reinsuring their own future by developing active or passive contact with the insurgency.
c. To reduce corruption and inefficiency within HC army units to tolerable levels.
d. To assist in the promotion of HC officers known to be loyal to the United States.
e. To extend some forms of protection to all HC agencies falling within the filed of U.s. Army intelligence operations.
The achievement of these objectives calls for the timely recognition of vulnerabilities in HC agencies and for timely counteraction by U.S. Army intelligence.
5. Recognition of Vulnerabilities
The symptoms of vulnerability among HC agencies calling for investigation, identification and action by U.S. Army intelligence include:
a. Political instability, such as lukewarm attitudes towards the regime, sympathy with the insurgency, outright collaboration with the insurgency.
b. Anti-Americanism arising from exposure to insurgent propaganda, from friction between employees of HC and U.S. organizations at the personal or working level or from the too obvious presence of American personnel in the role of senior partners.
c. Blood relationships linking employees of the HC government with the insurgency. It is common practice for a family to deliberately to split its loyalties between the regime and the insurgency, so that whichever wins ultimately the family will have a foot in the right camp. Blood ties are of special relevance to police units, members of which often serve in their own home districts and are therefore exposed to pressure from families and friends.
d. Corruption, which exposes the individual to pressure from insurgent elements and, when it becomes general, undermines popular confidence in the regime, thus encouraging the spread of insurgency.
e. Inefficiency reaching a level at which it impedes the smooth flow of illegible and thus constitutes a form of direct assistance to the illegible. It may also illegible the insurgency: it is a well-tried form of administrative sabotage, being relatively easy to practice and relatively difficult to detect and identify as such.
6. U.S. Army Intelligence Action
U.S. Army intelligence must be prepared to recommend appropriate action in the event of symptoms of vulnerability persisting long enough to become positively damaging. Such action may include measures taken against individuals, or more general measures designed to put pressure on groups, agencies, or, in the last resort, on the HC government itself.
It is desirable that U.S. Army intelligence should obtain the active cooperation of the appropriate HC authority in pursuing punitive measures against HC citizens. But there are areas where combined action is frustrated by divergent or conflicting aims and interests, and where U.S. Army intelligence must defend the U.S. position against contrary forces at work in the host country.
This area of divergence or conflict is often entered in the matter of punitive action against individuals who may be protected by a tangle of personal, political and bureaucratic complications.
Action designed to influence or pressurize HC agencies or the government itself presupposes a situation in which U.S. interests are at stake. Measures appropriate to a given situation may be official or unofficial.
Official action is not relevant to the issues discussed in this document. But unofficial action involving clandestinity falls into the sphere of responsibility shared by U.S. Army intelligence with other U.S. agencies.

CHAPTER 4
INTELLIGENCE GUIDANCE
_____________________
7. General
The success of internal stability operations undertaken by U.S. Army intelligence in the framework of internal defense depends to a considerable extent on the degree of mutual understanding between American personnel and the personnel of agencies of the host country.
However, whatever the degree of mutual understanding between U.S. personnel and their HC opposite numbers, a more reliable basis for the solution of U.S. Army intelligence problems is the availability in HC agencies of individuals with whom U.S. Army intelligence maintains agent relationships.
Therefore, the recruitment of leading members of HC agencies in the capacity of long-term agents is an important requirement.
8. Recruitment for Intelligence Purposes
For the special purposes of U.S. Army intelligence, the most important field of recruiting activity is the officer corps of the HC army. In many less-developed nations, officers of the armed forces tend to be of propertied origin, conservative by virtue of family background and education, and therefore receptive to counterinsurgency doctrine. They are of special importance as long-term prospects because they not infrequently play a decisive role in determining the course of development in some of their respective countries.
The following categories require special attention with a view to long-term recruitment:
a. Officers from families of long-standing economic and cultural association with the United States and its allies.
b. Officers known to have received favorable impressions of U.S. military training programs, especially those who have been trained in the United States itself.
c. Officers destined for assignment to posts within the HC intelligence structure. These require special though not exclusive attention.
Standing directives to U.S. instructors at U.S. training establishments require the study of officers mentioned in sub-paragraph 2 (b) above from the point of view of political loyalty: of their immunity from Communist ideology and their devotion to the democratic ideals of the United States. The Secret Annex to the final training report on each HC officer passing through a U.S. training program contains an assessment of his prospects and possibilities as a long-term agent of U.S. Army intelligence.
Questions of recruitment are treated in greater detail in FM 30-31A where the general doctrine governing agent intelligence (HUMINT) is stated and elaborated. The directive laid down there should be applied to recruiting operations envisaging HC government agencies.
9. Assistance from U.S. Citizens Abroad
U.S. Army intelligence must take into account potential assistance from U.S. citizens working in the host countries, both as direct sources of information and as indicators of leads for the recruitment of HC citizens, official and otherwise, as long-term intelligence agents. Such U.S. citizens include officials working for agencies other than the U.S. Army, and U.S. businessmen, as well as representatives of the mass media, operating in the host countries.
10. Penetration of the Insurgent Movement
In FM 30-31 attention was drawn to the importance of HC agencies penetrating the insurgent movement by agent means with a view to successful counteraction. It was pointed out that there was a danger of insurgent agents penetrating HC mass organizations, government agencies, police, and military intelligence units with a view to the collection of secret intelligence. Stress was also laid on the probability that lack of information from HC agencies about insurgent activities in spheres where they are known to exist may indicate that insurgent agents have successfully penetrated HC agencies and are therefore in a position to anticipate government moves.
In this connection, U.S. Army intelligence should pursue two main lines of action:
a. It should endeavor to identify agents infiltrated into the insurgency by HC agencies responsible for internal security with a view to establishing clandestine control by U.S. Army intelligence over the work of such agents. (Operational records in such cases will illegible on the conditions prevailing in each country.)
b. It should endeavor to infiltrate reliable agents into the insurgent leadership, with special illegible on the insurgent intelligence system directed against HC agencies. It must be borne in mind that information from insurgent sources about the personnel of HC agencies might be of particular value in determining the proper conduct of U.S. Army intelligence and in suggesting timely measures to further U.S. interests.
11. Agents on Special Operations
There may be times when HC governments show passivity or indecision in face of Communist or Communist-inspired subversion, and react with inadequate vigor to intelligence estimates transmitted by U.S. agencies. Such situations are particularly likely to arise when the insurgency seeks to achieve tactical advantage by temporarily refraining from violence, thus lulling HC authorities into a state of false security. In such cases, U.S. Army intelligence must have the means of launching special operations which will convince HC governments and public opinion of the reality of the insurgent danger and of the necessity of counteraction.
To this end, U.S. Army intelligence should seek to penetrate the insurgency by means of agents on special assignment, with the task of forming special action groups among the more radical elements of the insurgency. When the kind of situation envisaged above arises, these groups, acting under U.S. Army intelligence control, should be used to launch violent or non-violent actions according to the nature of the case. Such actions could include those described in FM 30-31 as characterizing Phases II and III of insurgency.
In cases where the infiltration of such agents into insurgent leadership has not been effectively implemented, it may help towards the achievement of the above ends to utilize ultra-leftist organizations.
12. U.S. Army Intelligence Advantages
In the field of Human Intelligence (HUMINT) U.S. Army personnel enjoy the advantage of working closely at many levels with their opposite numbers in the national intelligence structure of the host country. By virtue of their generally superior training, expertise and experience, they are well qualified to get the better of any exchange arising from such cooperation, even in dealing with HC personnel who outrank them. This close cooperation enables U.S. Army intelligence to build up a comprehensive and detailed picture of the national intelligence structure.
Mention has been made in FM 30-31 of the desirability of establishing National Internal Defense Coordination Centers (NIDCC) and Area Coordinations Centers (ACC)  to integrate intelligence operations, administration and logistics into a single approach to the problem of insurgency.
This recommendation was designed to improve the effectiveness of the HC counterinsurgency effort. But it may also be used to facilitate U.S. Army intelligence penetration of the HC army as a whole. U.S. personnel attached to the NIDCC and ACC are well placed to spread their attention over the whole range of HC army organization, to embrace operations, administration and logistics as well as intelligence.
The establishment of joint central archives at the NIDCC should be used to assist the procurement of intelligence about the personnel of HC agencies, and the more selective archives kept at ACC level should serve the same purpose. Where the existence of separate HC archives are not officially accessible to U.S. personnel is known or suspected, careful consideration should be given to the possibility of operations designed to gain the desired assets.
By Order of the Secretary of the Army:
                                                            W.C. WESTMORELAND
                                                            General, United States Army
                                                            Chief of Staff
Official:
  KENNETH G. WICKHAM,
  Major General, United States Army,
  The Adjutant General.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Sam 12 Juin 2010 - 17:57

.
L'émission radio " Memo " d'aujourd'hui (samedi 12 juin) était consacrée à
l'histoire de la Belgique et en particulier aux "affaires" qui ont secoué le pays dans les années 1970 - 1980...

Notamment le malaise citoyen vis-à-vis de ce qui s'est passé à la gendarmerie (née en
1830, avec la Belgique) : BND, affaire François (1979), major Vernaillen ... et une liste rédigée par Mr Uytendaele (que je ne connais pas).

... y compris la marche blanche (couverture du livre) ...

_ _ _

http://www.rtbf.be/lapremiere/emission_memo?id=1007
.
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Cusmenne Claude



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 15 Juin 2010 - 10:18

ce que l'on sait aujourd'hui, c'est le manque d'informations receuillies par les autorités judiciaires dans l'affaire LATINUS, et une volontée déterminée à clôturer ce dossier très vite....que peut on constater aujourd'hui comme comportement des autorités façe au "meurtre-suicide" de Lobbes hier 14 juin 2010....,? toujours la même erreur de conclure rapidement....et pourtant: il serait intéressant d'en connaitre d'avantage sur le passé de ces personnes, tout comme connaitre la carte de visite de ce 38.....avant de fermer les portes...! A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.....
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Jeu 1 Juil 2010 - 6:56

.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/593339/tueries-du-brabant-491-appels-avec-info.html

Tueries du Brabant: 491 appels avec info

Mis en ligne le 01/07/2010








La cellule d'enquête sur les tueries du Brabant a reçu 491 appels
informatifs depuis la diffusion les 2 et 3 juin derniers par RTL-TVI et
VTM d'une reconstitution des 30 dernières heures des tueurs du Brabant,
rapporte jeudi La Dernière Heure.



Un cinquième de ces appels vont nécessiter une enquête approfondie
notamment sur le terrain. Un grand nombre d'appels concernent des
souvenirs d'agissements suspects dans et autour du bois de la Houssière à
Braine-le-Comte. Plus de la moitié des 491 appels sont francophones.
Une dizaine de personnes pensaient pouvoir identifier le portrait-robot réalisé sous hypnose et diffusé sur les deux chaînes.

En 2003, 500 informations étaient parvenues rapidement à la
police après la diffusion de portraits-robots. Aujourd'hui, la cellule
d'enquête qui est basée à Charleroi réclame en urgence des renforts pour
analyser ce demi-millier d'informations supplémentaires.

Au cours de l'été, des nouvelles fouilles seront menées dans le
canal Bruxelles-Charleroi, en aval du plan incliné de Ronquières. Des
armes avaient été repêchées à cet endroit en 1986. Les moyens qui seront
déployés cet été seront cette fois plus importants, précise la Dernière
Heure.
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Ven 9 Juil 2010 - 14:55

http://raisondetat.forumactif.com/jean-claude-marlair-sort-un-thriller-sur-les-tueurs-du-brabant-n487.htm
.
Jean-Claude Marlair sort un thriller sur les Tueurs du Brabant
source forum raison d'état:

La grande peur des Belges : Le thriller des Tueurs du Brabant

Jean-Claude Marlair
éditions La Muette
sortie: septembre 2010

Le roman peut parfois en apprendre plus sur la réalité que les thèses, les contre-thèses et les enquêtes abandonnées puis relancées.

Non, ce livre ne présente pas une théorie de plus. Non, il ne recèle aucun "fait nouveau".
Ce "thriller" s'attache aux personnages.

Qui étaient ces hommes qui semèrent la terreur en Belgique dans les années '80 ? A quoi ressemblait leur vie quotidienne ? Aux ordres de qui obéissaient-ils ainsi avec un tel sentiment d'impunité ?
Et d'où venaient-ils ?

Marlair plante magistralement une Wallonie glauque mais touchante, suivant en cela un mouvement artistique proche du cinéma de Bouli Lanners.

Le génie de l'auteur, c'est d'avoir su trouver une place à la Femme dans son récit.

De cette liberté par rapport à l"histoire vraie", d'une intuition fine et d'un pur talent, est né un grand roman belge, qui mérite sa place dans l'histoire de Belgique.

Parce que le roman est un mensonge qui dit la vérité sur le mensonge.
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HERVE



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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   Mar 13 Juil 2010 - 9:10

.
Tueries du Brabant : cellule d’enquête doublée
(13/07/2010)

Les résultats de l’appel à témoins nécessitaient des renforts

On a appris hier que l’effectif de la cellule d’enquête sur les Tueries du Brabant allait être doublé en date du 1er septembre prochain, passant de six à douze enquêteurs.

L’information a été confirmée tant auprès de la police fédérale que du chef de la cellule d’enquête Eddy Vos.

Pour rappel, cette cellule basée à Charleroi a été mise en place dès 1982 pour enquêter sur une série de crimes, à ce jour impunis, qui ont fait 28 victimes jusqu’en novembre 1985.

Les 2 et 3 juin derniers, un nouvel appel à témoins était lancé via les télévisions RTL et VTM et les résultats dépassaient toutes les espérances puisque plus de 500 appels sont parvenus à la cellule dont cent nécessitaient une enquête approfondie comprenant une descente sur le terrain ou l’audition de témoins.

Dès lors, les moyens humains à la disposition du commissaire Eddy Vos ont été tout simplement doublés. Un signe encourageant pour toutes celles et ceux qui espèrent encore en une solution avant la date de prescription qui tombera le 9 novembre 2015.

Un appel est lancé aux candidatures au sein de la police fédérale.

Des recherches nécessiteront bientôt des moyens importants puisqu’il s’agira de fouiller le canal de Charleroi, en aval du Plan incliné de Ronquières, là où en 1986, des armes appartenant aux tueurs avaient été repêchées.

Avec bientôt douze enquêteurs, la cellule Brabant wallon n’avait plus été aussi bien dotée depuis des années.

C’est probablement aussi un cas assez rare à l’échelon mondial d’un dossier si ancien qui mobilise encore tant de personnel dans l’espoir de trouver la clé du mystère.



Gilbert Dupont
.
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MessageSujet: Re: RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin   

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RTBF - L'Enquête sur les tueurs du Brabant wallon - 1 juin
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