les tueries du Brabant

forum sur les tueries du Brabant
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 la piste française

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13
AuteurMessage
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 1:15



Accueil > Actualité > Faits divers > Tueurs fous du Brabant : la piste française
Tueurs fous du Brabant : la piste française
Faits divers

Vingt-cinq ans après la fin des tueries qui ont terrorisé toute la Belgique et fait 28 morts, la police belge explore une nouvelle piste. Celle du banditisme français.
Et si les « tueurs fous du Brabant » étaient français ? La piste, inexploitée, intéresse au plus haut point la police belge qui n’a toujours pas renoncé, vingt-cinq ans après, à élucider la plus grande énigme criminelle du royaume. Une dizaine de juges d’instruction, des centaines de policiers et 500.000 pages de procédure n’ont pas suffi à identifier les auteurs de cette vague de braquages et d’exécutions sommaires qui a agité le sud du plat pays entre 1982 et 1985. Vingt-huit personnes, dont des enfants, ont payé de leur vie cette dérive sanglante et inexpliquée. La sauvagerie des attaques était inversement proportionnelle à la valeur des butins, la plupart du temps dérisoires.

Les pistes des marginaux belges, celle des militaires d’extrême droite voulant déstabiliser l’Etat belge ou celle du terrorisme d’extrême gauche ont systématiquement mené à des impasses. Et pourtant, l’enquête continue. Le mois dernier, les policiers ont fouillé le canal Charleroi-Bruxelles à Ronquières, en vain. Avant l’été, ils ont diffusé un portrait-robot d’un suspect, réalisé sous hypnose, avec l’aide d’un témoin tardif… Si aujourd’hui les enquêteurs tournent maintenant leur regard vers la France, c’est qu’ils ont le sentiment d’avoir épuisé les pistes belges.

Maubeuge, août 1982
Ils n’ont pas oublié que l’épopée sanglante des tueurs fous du Brabant n’a pas commencé en Belgique, mais en France. C’était à Maubeuge, à huit kilomètres de la frontière, le 13 août 1982, un week-end. L’épicerie fine Piot était visitée de nuit. A 3 h 50, un appel anonyme avertit le commissariat, à 100 mètres de là. Trois gardiens de la paix partent à pied. Ils se séparent. L’un d’eux, Christian Delacourt, se trouve nez à nez avec un guetteur, qui fait aussitôt feu sur lui. Il est gravement blessé. Il sera sauvé in extremis par les médecins. Les voleurs, au nombre de trois, prennent la fuite dans une Volkswagen Santana, direction la Belgique. Dans leur coffre, des bouteilles de champagne et de vin et quelques boîtes de thé. La marque des tueurs fous du Brabant qui n’hésiteront pas, pendant trois ans, à sortir de puissants riot guns lors de petits cambriolages et braquages, et à tirer systématiquement sur les témoins. Pour tuer.

Ce n’est pas le seul élément qui rattache l’affaire de Maubeuge à la bande. La Santana sera en effet réutilisée un mois plus tard lors de l’attaque de l’armurerie Dekaise à Wavre, en Belgique. A une centaine de kilomètres de Maubeuge. Là, les tueurs se saisissent d’armes dont des prototypes, après avoir fait leur choix. Un policier communal approche. Il est abattu froidement. Puis, lors de leur fuite, les tueurs fous tirent à feu nourri sur une patrouille de gendarmerie. Comme à l’exercice. La Santana sera découverte abandonnée dans une forêt, en banlieue de Bruxelles. Aperçue avec des plaques françaises lors du braquage, elle a été retrouvée avec de fausses plaques belges. Les enquêteurs ont relevé que le système de rivets, assez bizarrement, était exclusivement utilisé en France. Autre rapprochement, la balistique. Une arme de calibre 7,65 a tiré à Wavre, comme à Maubeuge.

Truands du Nord
Ce n’est pas tout. Comme dans toutes les enquêtes fleuves, les policiers belges ont ratissé large. Et sur procès-verbal, une prostituée bruxelloise a déclaré que l’une des attaques attribuées aux tueurs fous, à Colruyt, en mars 1983, avait été menée par « des truands venus spécialement du nord de la France ». Dans une interview récente à l’hebdomadaire belge TéléMoustique, Eddy Vos, le chef de la cellule Brabant wallon, a évoqué cette nouvelle piste française : « Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »
« Le temps presse »
Le milieu lillois existe bel et bien et ses membres sont transfrontaliers. Traditionnellement, il est impliqué dans le trafic d’armes, la prostitution et, bien sûr, le trafic de stupéfiants depuis les Pays-Bas. Une liste de truands français serait actuellement étudiée par les deux juges d’instruction de Charleroi en charge de l’enquête. Une nouvelle fausse piste ? Il faudra en tout cas aller jusqu’au bout des vérifications, et vite.

« Le temps presse », a avoué un des magistrats cet été dans la presse belge. La course contre la prescription est lancée. D’ici cinq ans, selon la législation belge, plus personne ne pourra être poursuivi pour les crimes des tueurs fous du Brabant. La date limite est fixée au 10 novembre 2015. La bande n’a en effet plus fait parler d’elle depuis le 9 novembre 1985, et l’attaque du supermarché Delhaize, à Alost. Un carnage final qui a fait huit morts, dont une fillette de 9 ans, le plus lourd bilan de la série. A cette occasion, le chef du commando, surnommé « le géant » par la police, aurait été tué. Son corps n’a jamais été retrouvé. Un mystère de plus.
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 1:24

« Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »

Quels éléments ?

Au début de l'affaire, les policiers français étaient persuadés que les coups venaient de France.

Qu'a donné l'enquête suite aux déclarations de la prostituée ?

Il faudrait muscler la rubrique prochainement. Et si possible avec l'appui d'anciens du SRPJ de LILLE.

Première et deuxième vague sont concernées. Pour la seconde, je rappelle les amités de Haemers avec certains truands français dont les noms ont été évoqués ici. Je veux parler d'Halla et ses amis.
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 15:38

sansavis a écrit:
michel a écrit:
Je replace ici un article posté en son temps par billballantines et qui permet de mieux comprendre l'axe France/Hollande :...
Petite précision: Ce n'est pas Tania Michiels mais bien Dominique Lhoir qui était la petite amie de Marcel Castris.
Comme quoi, une fois de plus même René Haquin se trompe .....

A une certaine époque, un puissant réseau de drogue de Bxl était le suivant:
Les chefs:
Farci et Vienne.
Farci achetait l'héroïne directement aux Chinois et Vienne était plutôt soumis(e) à Farci.
Le revendeur en chef sur Bxl:
Marcel Castris
Et dans sa bande:
Denis Marin,
Vicky Vanobberg,
les frères Cirelli,
Gigot,
Lhoir,
Pinochio et des plus petits...
- Vanobberg s'est fait identifier dans au moins un hold-up de banque de par la semelle de sa chaussure.
- Marcel a à tout le moins, proposé une négociation en prétendant qu'il avait des armes de chez Dekaise. (C'est toujours possible, les armes voyagent tellement). Cette proposition a été faite par son amie, Dominique Lhoir via un flic de la BSR de BXL. Mais l'affaire n'a pas abouti. Pourquoi? Je n'en sais rien! L'autorité n'a sans doute pas voulu suivre.
C'est un peu plus tard qu'est sorti l'affaire du pistolet qui serait au Liban et pour lequel, le ministre Wathelet a refusé de délivrer une commission rogatoire aux gendarmes dont M. Cirlande. C'est ce qui fait dire à ce dernier que l'enquête était "truquée". Une réaction de dégoût qu'il a eu à ce moment-là, plutôt qu'une vraie conclusion. Mais depuis ce jour, il n'a plus voulu s'occuper de l'enquête.
Certains disent que Vicky Vanobberg aurait été participant direct au hold-up Dekaise. Ce qui permettrait de comprendre que les armes se retrouvent dans les mains de Castris. Mais si Castris veut négocier cette affaire, c'est nécessairement qu'il n'en fait pas partie. Il était bien trop malin pour cela!
Et pour Vicky Vanobberg, aucune charge n'a pu être retenue contre lui.
Quel rapport peut-on trouver entre Wavre et le reste? Les armes.
Mais quand on sait avec quelle facilité et vitesse, les armes circulent dans le milieu, on ne peut pas être certain qu'il s'agisse des mêmes auteurs.
Contrairement à ce que j'ai pu lire sur ce forum, Castris n'a jamais été une balance de quelque flic que ce soit. Que du contraire, sous ses airs de gros nounours, il était très dur et ne parlait pas.


les frères Cirelli, c'est le Milieu Lillois sauf erreur de ma part.
Revenir en haut Aller en bas
ceparo



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 25/03/2013

MessageSujet: Re: la piste française   Mar 26 Mar 2013 - 0:01

[quote="De Paris"] Bonjour à tous,

Je fais appel à la « communauté » des forumistes, car j’ai maintenant besoin d’une date concernant Jean-Pierre H. en 1986.

Ou mieux : si quelqu’un possède son état civil/date de naissance, je devrais pouvoir accéder à certains documents pour apporter des précisions utiles, même si personnellement, je ne crois pas qu’un gangster « lambda » puisse tuer de façon irraisonnée, car les gens du milieu cherchent plutôt à rester discrets, à faire les choses « proprement ». Avec des éléments concrets, c’est une piste qui pourra (ou non) être refermée.




Il est né le 08/09/1952.à lille
sa mère:mazoyer gilberte
son père Hala saîd
en 1986 ,jean pierre etait incarceré à Valencienne, puis transféré a Douai,d'ou il sort dans le début de l'année 1987.
Revenir en haut Aller en bas
arthur29923



Nombre de messages : 188
Date d'inscription : 08/07/2015

MessageSujet: Re: la piste française   Mer 30 Mar 2016 - 5:53

http://fdebranche.com/2015/11/19/claude-hermant-lidentitaire-qui-aurait-fourni-les-armes-au-jihadiste-amedy-coulibaly/

En prison depuis le 23 janvier, Claude Hermant, 52 ans, figure de l’ultradroite identitaire lilloise, est soupçonné d’être impliqué dans le réseau qui a fourni des armes à Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher en janvier. Mais aussi d’être un informateur de la gendarmerie et des douanes.

Ex-membre du service d’ordre du FN, ancien para et mercenaire. Via un mail du 21 novembre cité par la Voix du Nord, il informe les gendarmes sur un trafic d’armes franco-belge à Charleroi : «Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie, nous sommes partants pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…).»

Claude Hermant a quitté les parachutistes en 1982 au grade de sergent, a été volontaire auprès des légions croates pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie, puis barbouze au Congo à la fin des années 90. Vrai trafiquant, ou juste infiltré abandonné par sa hiérarchie ?

C’est la thèse que l’ex-mercenaire tente de vendre aux enquêteurs. «Je ne serai pas le prochain Marc Fievet», a-t-il lâché aux journalistes de la Voix du Nord entre deux portes du palais de justice. Fievet est cet ancien douanier français infiltré chez les narcotrafiquants, lâché après avoir été arrêté au Canada, incarcéré onze ans.

Indic des gendarmes ? Son avocat ne veut «ni confirmer ni infirmer», mais ajoute : «Si les informations des journaux sont vraies, qu’a fait la gendarmerie ?» Sous-entendu : pourquoi n’a-t-elle pas pu empêcher Coulibaly de nuire ?

Il a été responsable de la sécurité de la controversée Maison du peuple flamand de Lambersart, près de Lille, ouverte entre 2008 et 2012, repaire d’identitaires. Il organisait des «camps Arès», du nom du dieu grec de la guerre, avec réveils la nuit, marches forcées, techniques de survie et «messes, pour ceux qui le souhaitaient», dit son avocat, «des camps scouts un peu virils».

En octobre 2011, il était l’un des organisateurs d’une manif identitaire à Lille, avec Serge Ayoub, le chef de «Troisième Voie», mouvement dissous après l’assassinat du militant antifa Clément Méric.

En 2001, il raconte ses missions de «fantôme» (Libération du 6 juin 2001), démenties par le FN. Il dit avoir été «formé» à «l’infiltration et à la manipulation de foule», au siège du FN en 1997, par d’anciens fonctionnaires du renseignement pour «organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. […] Infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. […] Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix, vous en avez quinze autres qui brûlent. […] En faisant avancer l’insécurité, vous faites progresser l’électorat du Front».



Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Mar 15 Aoû 2017 - 23:55

arthur29923 a écrit:
http://fdebranche.com/2015/11/19/claude-hermant-lidentitaire-qui-aurait-fourni-les-armes-au-jihadiste-amedy-coulibaly/

En prison depuis le 23 janvier, Claude Hermant, 52 ans, figure de l’ultradroite identitaire lilloise, est soupçonné d’être impliqué dans le réseau qui a fourni des armes à Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher en janvier. Mais aussi d’être un informateur de la gendarmerie et des douanes.

Ex-membre du service d’ordre du FN, ancien para et mercenaire. Via un mail du 21 novembre cité par la Voix du Nord, il informe les gendarmes sur un trafic d’armes franco-belge à Charleroi : «Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie, nous sommes partants pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…).»

Claude Hermant a quitté les parachutistes en 1982 au grade de sergent, a été volontaire auprès des légions croates pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie, puis barbouze au Congo à la fin des années 90. Vrai trafiquant, ou juste infiltré abandonné par sa hiérarchie ?

C’est la thèse que l’ex-mercenaire tente de vendre aux enquêteurs. «Je ne serai pas le prochain Marc Fievet», a-t-il lâché aux journalistes de la Voix du Nord entre deux portes du palais de justice. Fievet est cet ancien douanier français infiltré chez les narcotrafiquants, lâché après avoir été arrêté au Canada, incarcéré onze ans.

Indic des gendarmes ? Son avocat ne veut «ni confirmer ni infirmer», mais ajoute : «Si les informations des journaux sont vraies, qu’a fait la gendarmerie ?» Sous-entendu : pourquoi n’a-t-elle pas pu empêcher Coulibaly de nuire ?

Il a été responsable de la sécurité de la controversée Maison du peuple flamand de Lambersart, près de Lille, ouverte entre 2008 et 2012, repaire d’identitaires. Il organisait des «camps Arès», du nom du dieu grec de la guerre, avec réveils la nuit, marches forcées, techniques de survie et «messes, pour ceux qui le souhaitaient», dit son avocat, «des camps scouts un peu virils».

En octobre 2011, il était l’un des organisateurs d’une manif identitaire à Lille, avec Serge Ayoub, le chef de «Troisième Voie», mouvement dissous après l’assassinat du militant antifa Clément Méric.

En 2001, il raconte ses missions de «fantôme» (Libération du 6 juin 2001), démenties par le FN. Il dit avoir été «formé» à «l’infiltration et à la manipulation de foule», au siège du FN en 1997, par d’anciens fonctionnaires du renseignement pour «organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. […] Infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. […] Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix, vous en avez quinze autres qui brûlent. […] En faisant avancer l’insécurité, vous faites progresser l’électorat du Front».



 

Curieux ce type. Il était marié avec une noire et avait deux (?) enfants jeunes avec elle. Drôle de profil pour l'idée que l'on peut se faire de quelqu'un d'ED. Référence plutôt à la Serbie qu'à la Croatie sur le tableau de petites annonces à droite de l'ex bar. J'ai un peu suivi comme tout le monde ses mésaventures. En guise d'armes, il recherchait surtout un acheteur pour une MG 42 démilitarisée (bien sûr) qui clochait un peu car trop propre et d'un noir quasi immaculé. Le coté culturel Flamand était indéniable. Des relations extrêmement épisodiques voire quasi nulles avec Vlams Belang dixit H. Choix du mode associatif et donc possibilité de fumer en buvant des bières belges. Grand portail blanc en plastique sur façade rue. Aucune indication sur le lieu. En fait, quelques années avant, le lieu était référencé sans problème. C'est après, en lisant la presse régionale, que l'on tombe de haut. Bon, c'est parce que message laissé par membre du forum il y a un certain temps sinon, pas d'intérêt à mon avis en ce qui concerne TBW.
Bonne nuit à tous.
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Mar 15 Aoû 2017 - 23:59

Oui, bien sûr, on me rétorquera qu'il y a Dieudonné.
Mais H. n'était pas apparemment de cette mouvance.
Incroyable complexité de l'ED.
Revenir en haut Aller en bas
Frédéric



Nombre de messages : 792
Age : 42
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 12/05/2012

MessageSujet: Re: la piste française   Mer 16 Aoû 2017 - 11:29

Imaginez un frontalier qui ai travaillé à Bruxelles et y ai habité, ou qui y conserve une habitation. Vous ajoutez deux autres frontaliers ou étrangers (type un néerlandais et un marocain) et vous avez un gang introuvable en Belgique, malgré des dizaines de milliers d'heures de recherche.

On a déjà vu des personnes motivées, de milieu disons particulier (balkans, gitans), intervenir à plusieurs centaines de kilomètres de chez elles. Il est logique de rechercher des locaux mais il faut penser aussi à des non-locaux.
Revenir en haut Aller en bas
R4

avatar

Nombre de messages : 58
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 09/12/2014

MessageSujet: Re: la piste française   Jeu 17 Aoû 2017 - 0:29

Il n'y avait pas de GPS.. et les truands dont on parle semblaient soit bien connaître les lieux, soit être très doué pour lire des cartes. Pour des frontaliers ça ne devait pas être simple, et comment ne pas être repéré quand on fait du repérage (on doit repérer vu qu'on ne connait pas)
Les gendarmes et chauffeurs de taxi devaient connaître les lieux
Revenir en haut Aller en bas
Frédéric



Nombre de messages : 792
Age : 42
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 12/05/2012

MessageSujet: Re: la piste française   Jeu 17 Aoû 2017 - 9:31

Une personne qui a habité pendant vingt ans a un endroit ou qui y passe ses vacances depuis vingt ans connait parfaitement les routes. Il lui suffit ensuite de disposer d'un point de chute local (qui peut être la maison d'un membre de la famille). C'est un scénario noir pour des enquêteurs.
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Sam 2 Sep 2017 - 17:43

Le commissaire Joël Specque a passé trente ans dans la police lilloise. Il rédige actuellement ses Mémoires, dont il confie, en exclusivité pour L'Express, quelques épisodes. (Mai 2013)

Trente années de carrière dans la même ville, c'est rare. Comment cela s'explique-t-il?

J'ai occupé de nombreux postes et j'ai progressé dans la hiérarchie. Du coup, j'ai souvent changé de travail sans bouger. Je dois avouer que j'étais entré dans la police par hasard. J'avais passé plusieurs concours administratifs et j'ai eu celui-là. J'ai commencé, en 1975, dans un bureau de police. Ensuite, je suis entré à la sûreté urbaine, je suis devenu inspecteur à la brigade criminelle; puis patron de la brigade des moeurs; chef du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN). Enfin, j'ai été recruté commissaire au choix et je me suis retrouvé, dans les années 1990, patron de la BRB (brigade de répression du banditisme), et, jusqu'à il y a peu, chef de la division criminelle, qui inclut les stups, le banditisme et la brigade criminelle.


Vous êtes donc particulièrement bien placé pour parler du milieu lillois. Mais, d'abord, y a-t-il un milieu lillois?

Oui, et il est particulier. Dans les années 1970, il s'agit d'un milieu local mélangé à des Corses et des Niçois, qui sont là pour se mettre au vert ou parce qu'ils ont des attaches familiales dans le Nord. On trouve, par exemple, un garçon comme Jean-Pierre Garde, marié à une restauratrice. Il avait été le garde du corps du parrain marseillais Mémé Guérini; ou encore un Roger Toutin, venu de la région parisienne. Mais à la différence de celui d'autres grandes villes de France, le milieu lillois n'est pas vraiment lié à son "terroir" et il n'y a pas ici de culture mafieuse reposant sur des traditions criminelles : omerta, vendetta... C'est un milieu qui présente, aussi, la ­particularité d'être actif au niveau national. Les voyous locaux n'hésitant pas à s'associer avec d'autres équipes pour monter des coups dans toute la France.

Le commissaire Joel Specque a exercé trente ans dans la police lilloise.
Par exemple ?

Le Béthunois Louis Guillaud, dit "la Carpe", participe à ­l'enlèvement du fils de l'industriel du médicament Alain Mérieux à Lyon, le 9 décembre 1975. En 1980, des Lillois, dont Léon Dubruelle, associés à des Corses et des Niçois implantés dans le Nord -la famille Cirilli-, organisent le braquage de l'agence Thomas Cook de Cannes, empochant 1 milliard de butin pour ce que l'on a appelé "le casse du siècle".

Ce sont donc essentiellement des braqueurs ou des kidnappeurs?

Le socle de leur activité reste la prostitution. Pour cela, ces "parrains" s'appuient sur des jeunes aux dents longues. Le plus connu reste Messaoud Hala. Lui et son équipe tiennent d'une main de fer les prostituées lilloises. Nos fichiers en recensent alors environ 200 travaillant sur les trottoirs de la ville en trois équipes se relayant. Les petits proxénètes ne peuvent pas envoyer leurs protégées au "turbin" sans l'accord d'Hala. Du coup, l'époque est marquée par des règlements de comptes en tous genres. Marcello Brigadi, par exemple, est abattu en 1976 car il est suspecté par le milieu de "balancer" à la police. Il a été descendu par un Lyonnais et un Marseillais qui avaient été commandités par un patron de bar alors en prison.

La police laissait faire?


Non, les forces de police ont mené une action systématique contre le proxénétisme. L'équipe Hala tombe en 1978. Lors des interpellations, nous avons des surprises, en découvrant des malfrats qui s'étaient cachés dans la région. Ainsi nous arrêtons, un certain "Toinou"; un voyou marseillais qui sera suspecté d'avoir participé ensuite à la tuerie du bar du Téléphone, à Marseille, massacre qui avait coûté la vie à 10 personnes, en 1978. L'équipe Hala ne se relèvera pas de cette opération. Même si la soeur de ce voyou avait tenté de reprendre les affaires en main. En revanche, Messaoud Hala, dit "Jean-Pierre", a poursuivi sa carrière dans le banditisme. A sa sortie de prison, en 1984, il avait intégré la bande de Patrick Haemers, alors considéré comme l'ennemi public n° 1 en Belgique. C'est ce gang qui avait enlevé, en février 1989, l'ex-Premier ministre belge Paul Vanden Boyemants: il avait été séquestré pendant plusieurs semaines au Touquet puis libéré après le paiement d'une rançon.

Qu'est devenu Messaoud Hala?

Il aurait été abattu par des complices, peut-être pour une affaire de rivalité sentimentale. Les autorités belges se sont interrogées sur son éventuelle participation aux tueries commises dans le Brabant wallon entre 1982 et 1985. Elles suspectaient des truands français. Du coup, en 2009 et 2010, j'ai réentendu, à leur demande, plusieurs truands lillois de l'époque, dont l'entourage de Messaoud Hala. Je dois dire que je ne crois pas à leur implication dans cette affaire. Pour moi, les tueurs étaient liés à des mouvements d'extrême droite et avaient pour objectif de déstabiliser le pays.

Le monde de la prostitution se retrouvait donc sans patron?

Le trottoir lillois va alors être repris en main par des voyous issus de la communauté maghrébine de Roubaix ou de Tourcoing. Mais ce qui va vraiment changer, vers 1985, c'est l'arrivée des stupéfiants. Tous les jeunes des banlieues du nord de Lille qui voulaient faire carrière dans le trafic vont lancer des réseaux régionaux de revente d'héroïne et de cannabis. Le marché est important et la source d'approvisionnement, les Pays-Bas, toute proche.

Le milieu à l'ancienne va donc s'effacer devant cette nouvelle concurrence?

Pas complètement. D'abord, parce que certains vont aussi tenter de se lancer dans le trafic. C'est le cas d'Elian Hoquet, auteur d'une attaque contre un fourgon d'une société de transport de fonds dans les années 1970 et qui, en 1995, se met au trafic d'héroïne. Philippe Pichot, le bras droit de Louis Guillaud, dit "la Carpe", sera le coauteur en 2006 d'un double meurtre, à Anvers, pour s'approprier 45 kg de résine de cannabis aux dépens de quatre dealers marocains. Et puis d'autres voyous vont poursuivre leurs activités traditionnelles. Je pense à "Bleuet", ce Gitan sédentarisé qui avait organisé un trafic de billets de 500 francs, en 1995. Son équipe avait un grand savoir-faire, puisque la contrefaçon réalisée a été la meilleure jamais identifiée. Ces faux-monnayeurs avaient produit près de 80 millions de francs en fausses coupures... Plus classiquement, Léon Du­bruelle, associé à des malfrats de Montpellier, implantait à la même époque des machines à sous clandestines de type "Bingo" dans les bars de la ville.

Comment les nouvelles équipes des quartiers ont-elles financé l'achat de drogue aux Pays-Bas?

De 1985 à 1995, ces équipes lancent des raids à travers tout le département pour commettre des casses à la voiture bélier. Des magasins de vêtements, des parfumeries, des boutiques d'électroménager sont visés, et les produits volés se retrouvent mis en vente dans les quartiers, souvent par des mères de famille... Puis viennent les attaques de banques et de postes et, enfin, les braquages de supermarché, qui présentent l'avantage de fournir des butins en espèces, ce qui facilite les choses pour acheter, ensuite, de la drogue.

D'où venaient les armes utilisées pour ces hold-up?

Au début, ces équipes utilisaient des armes classiques -pistolets, fusils à pompe-, puis sont venues les armes de guerre en provenance de Belgique. La première affaire au cours de laquelle des kalachnikovs ont été utilisées remonte à 1995.

Ces braqueurs sont-ils montés en puissance?

Aguerries par les attaques contre les banques et les commerces, certaines équipes vont se lancer dans des opérations plus ambitieuses. Elles vont s'en prendre aux transports de fonds. Il s'agit d'ailleurs souvent de gangs franco-belges, comme celui des frères Djafer, originaires de Maubeuge, qui s'étaient associés à la bande d'Ixelles, une banlieue de Bruxelles, pour attaquer un fourgon de la Brink's en 1995. Ils ont été interpellés deux ans plus tard à Montpellier.

Ces gangs franco-belges sont-ils encore dangereux?

En 2007, plusieurs attaques contre des véhicules de transport de fonds ont été l'oeuvre d'équipes de Roubaix, de Tourcoing ou de Lille, en collaboration avec des membres de l'ancienne bande d'Ixelles. Mais, plus récemment, ces gangs se sont aussi associés à des braqueurs venus de la Seine-Saint-Denis. Et je pense qu'une équipe dangereuse s'est installée du côté de la banlieue sud de Lille.

Comment l'argent de ces hold-up a-t-il été blanchi?

Les nouveaux délinquants ont utilisé le même processus que les anciens. Ils ont acheté des commerces, comme les frères Denfer, qui avaient acquis une boutique rue de Béthune, à Lille. L'aîné, Simon, installé à Saint-Raphaël, dans le Var, approvisionnait aussi la jet-set en cocaïne. Ils entretenaient d'excellentes relations avec les fameux frères Hornec, issus de la banlieue parisienne.

Outre la lutte contre le milieu, quelles sont les affaires qui ont le plus marqué votre vie de policier?

Je me souviens de l'affaire Denis Waxin, un tueur en série. J'étais à l'époque le directeur de l'enquête sur son premier crime, commis en novembre 1985. Il avait tué Nathalie Hoareau, une enfant malgache du quartier des Biscottes, puis il s'en était pris à Cathy Monchaux, dans le quartier de Wazemmes et, enfin, en 1992, à la jeune Tebib, dans le quartier de Belfort, toujours à Lille. Son arrestation, en 1999, après qu'il eut tenté d'enlever une gamine dans le quartier de Moulins, est due à un coup de chance. Six mois auparavant, il avait été interpellé pour vol à l'étalage et sa photo figurait, par hasard, dans celles qu'on avait présentées aux témoins de son ultime agression.

Je me souviens également de l'enlèvement de la fille d'un notaire douaisien, Catherine Legentil, en mars 1998. Elle avait été tuée par ses ravisseurs dès le premier jour alors que ces derniers exigeaient une rançon. Nous les avions interpellés en Belgique.

Je me souviens, enfin, du fameux "braqueur solitaire", qui déposait de fausses bombes dans les agences bancaires pour les dévaliser. Il a commis 38 vols à main armée et récupéré plus de 2 millions de francs entre avril 1986 et juin 1991. Fils de bonne famille, il a écopé de sept années de prison et n'a, ensuite, plus jamais fait parler de lui.
Revenir en haut Aller en bas
CS1958



Nombre de messages : 3175
Age : 59
Localisation : LILLE
Date d'inscription : 26/05/2011

MessageSujet: Re: la piste française   Sam 2 Sep 2017 - 17:55







D'IXELLES A LA GRANDE MOTTE,L'INTERNATIONALE DU BRAQUAGE UN NETTOYAGE QUI ECLAIRE 15 MOIS D'ATTAQUES

Mis en ligne le 5/04/1997 à 00:00
Olivier Van Vaerenbergh


D'Ixelles à la Grande Motte,

l'internationale du braquage

L'attaque ratée de Rocourt provoque une série d'arrestations en France. Les milieux criminels franco-belges sont bel et bien liés.

Il aura fallu que l'attaque perpétrée samedi dernier à Rocourt contre un distributeur de billets dégénère en fusillade pour démontrer ce que tous supposaient : les attaques de fourgons et les casses de distributeurs de billets sont le fait de la même nébuleuse criminelle, née entre autres de la collaboration entre la bande d'Ixelles, ou bande Maâche, et les milieux criminels français. Après l'arrestation de Zakaria Hebchane et de Rachid Bajjadi pour l'attaque de Rocourt, une douzaine de personnes ont été arrêtées en France, soupçonnées d'avoir participé à l'attaque mortelle d'un fourgon à Lesquin, près de Lille, le 27 décembre 1995. Parmi elles, le frère de Rachid Bajjadi.

Samedi, une fusillade avait éclaté entre les trois ou quatre hommes qui avaient fait exploser le distributeur du Crédit communal à Rocourt et les gendarmes. Un des truands, au moins, avait été blessé. Un peu plus tard, Zakaria Hebchane était hospitalisé à Bruxelles, une balle dans la nuque. Son groupe sanguin correspond à celui retrouvé dans la voiture des fuyards.

Hebchane, 19 ans, Belge d'origine marocaine, avait déjà effectué plusieurs semaines de prison préventive en 1996 : c'est à son nom qu'avait été loué à Watermael-Boitsfort un box de garage rempli par la bande Maâche de fusils et d'explosifs. Hebchane a été arrêté et transféré à Liège. Son mandat d'arrêt a été confirmé.

Mercredi, c'était au tour de Rachid Bajjadi, 20 ans, d'être arrêté pour sa participation à l'attaque de Rocourt. Lui aussi vient d'Ixelles et est lié à la bande Maâche. Son frère, El Hussein, faisait partie de la bande de la Tulipe, un gang ixellois d'où est sortie la bande Maâche. Il s'était évadé de la prison de Saint-Gilles en mai 1995 et avait fui en France.

Il a été interpellé jeudi soir à la Grande-Motte, près de Montpellier, avec deux complices. Surveillée par les autorités françaises depuis 15 mois, la bande était en repérage pour le braquage d'un fourgon. Dès le lendemain, dix autres personnes étaient à leur tour interpellées, à Maubeuge, à Cambrai et à Marly. Tous des Français, tous membres présumés d'une même bande. Un arsenal a également été découvert : un garage rempli de fusils d'assaut, de pistolets-mitrailleurs, d'explosifs, de grenades et de cartouches.

Cette série d'arrestations a été précipitée par les événements de Rocourt. Des membres de notre brigade nationale et de la P.J. de Bruxelles se trouvent d'ailleurs encore à Montpellier.

Les liens entre criminels français et belges ne font donc plus aucun doute. On sait que les hommes arrêtés en France sont plus que probablement ceux qui ont participé, en compagnie de la bande d'Ixelles, à l'attaque de Lesquin. Laquelle correspond point par point à l'attaque de Dilbeek, commise à la même époque, et qui a laissé une petite fille paralysée.

Fourgons, distributeurs de billets, gangsters français, criminels belges : les forces de l'ordre ont mis le doigt sur un réseau criminel des plus sanglants.

OLIVIER VAN VAERENBERGH


Article page 27


La connexion entre criminels français et belges est désormais prouvée

Un «nettoyage» qui éclaire 15 mois d'attaques

La collaboration franco-belge semble avoir été fructueuse : les gangsters possédaient chacun une base repliée en dehors de leurs frontières.


Le SRPJ de Lille surveillait les criminels français depuis des mois. En réalité, depuis l'attaque de Lesquin, dans la région lilloise, qui coûta la vie à un convoyeur de fonds et rapporta plus de 90 millions de francs à ses auteurs. Ce jour-là, les autorités françaises prirent conscience des liens qui existaient entre criminels du nord de la France et gangs belges : deux jours plus tôt, une attaque similaire avait frappé un fourgon à Dilbeek.

Les enquêteurs belges, eux, étaient convaincus depuis longtemps de ces connexions. Leurs hypothèses étaient simples : la Belgique avait à faire à des bandes parallèles qui collaboraient en fonction des besoins et des opportunités, qui s'échangeaient des hommes, des armes, puis qui se dissolvaient d'elles-mêmes, pour mieux réapparaître ensuite. La présence d'une frontière ne faisait que renforcer leur sentiment d'impunité.

Il y a un an, plusieurs arrestations avaient été effectuées au sein de la bande Maâche. Karim Maâche avait lui-même été interpellé à Lille. Mais les braquages s'étaient poursuivis. On comprend pourquoi aujourd'hui.

Lorsque El Hussein Bajjadi s'est évadé de la prison de Forest, ce dernier a rejoint le nord de la France, et par la même occasion la bande que l'on pourrait baptiser des frères Djafer.

C'est cette association de criminels qui a été démantelée ces mercredi et jeudi par les autorités françaises. D'abord par l'arrestation à la Grande-Motte d'El Hussein Bajjadi et de deux complices, ensuite par une dizaine d'interpellations effectuées dans le nord du pays.

El Hussein Bajjadi et ses deux complices, Karim et Youssef, achevaient les repérages nécessaires pour un nouveau braquage de la firme Brink's Ziegler. Dans un garage de la Grande-Motte, les gangsters avaient planqué un arsenal impressionnant : trois Kalashnikov, deux pistolets-mitrailleurs, des pistolets automatiques, des grenades, des pains de plastic, des détonateurs et des munitions.

Dès le lendemain, soit jeudi, le reste de la bande était arrêtée dans le nord du pays. Dont les deux frères Djafer, Farid et Djamel. Ceux-ci étaient connus des autorités pour différents trafics. Ils auraient décidé de passer à la vitesse supérieure après avoir fait la connaissance de... Karim Maâche.

El Hussein Bajjadi et les frères Djafer ont été placés sous mandat d'arrêt; deux autres gangsters, inculpés et trois autres, encore, placés en garde à vue.

Pour l'instant, seule pèse sur leurs têtes une inculpation d'association de malfaiteurs. Mais leurs implications plus que possibles dans l'attaque de Lesquin devraient rapidement alourdir leurs mandats d'arrêt.

Ces arrestations n'étaient pas prévues dans l'immédiat. L'attaque manquée de Rocourt, suivie des arrestations de Hebchane et du frère Bajjadi ont précipité les événements. Plusieurs membres de la brigade nationale et de la PJ de Bruxelles se sont d'ailleurs rendus immédiatement à Montpellier, pour décider d'une action commune.

«Un solide nettoyage », c'est ainsi qu'un des représentants de la PJ de Bruxelles a qualifié l'opération française.

Mais il faut cependant rester prudent : si les découvertes et les arrestations de cette semaine sont capitales pour les nombreuses enquêtes en cours, et si elles devraient logiquement conduire les autorités à éclaircir la plupart des attaques de fourgons ou les braquages de ces quinze derniers mois, la menace reste entière. La liste des suspects potentiels compte des dizaines de noms.

Et l'on sait que nombre de membres de la bande Maâche ou de la bande des frères Djafer sont toujours en liberté.

OLIVIER VAN VAERENBERGH
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: la piste française   

Revenir en haut Aller en bas
 
la piste française
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 13 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13
 Sujets similaires
-
» Initiation à la vie politique Française Option B
» [Autorité héraldique] [BELGIQUE] Communauté française de Belgique : du nouveau !
» Petit débat sur la nécessité d'inscrire la gastronomie française au patrimonie mondial de l'UNESCO
» [En ligne] Armorial de la noblesse française (XVII-XIX)
» La Marine Française du Premier Empire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
les tueries du Brabant :: AXES D'ENQUÊTE :: Les axes exploités :: Autres pistes-
Sauter vers: