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 la piste française

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CS1958



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MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 1:15



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Tueurs fous du Brabant : la piste française
Faits divers

Vingt-cinq ans après la fin des tueries qui ont terrorisé toute la Belgique et fait 28 morts, la police belge explore une nouvelle piste. Celle du banditisme français.
Et si les « tueurs fous du Brabant » étaient français ? La piste, inexploitée, intéresse au plus haut point la police belge qui n’a toujours pas renoncé, vingt-cinq ans après, à élucider la plus grande énigme criminelle du royaume. Une dizaine de juges d’instruction, des centaines de policiers et 500.000 pages de procédure n’ont pas suffi à identifier les auteurs de cette vague de braquages et d’exécutions sommaires qui a agité le sud du plat pays entre 1982 et 1985. Vingt-huit personnes, dont des enfants, ont payé de leur vie cette dérive sanglante et inexpliquée. La sauvagerie des attaques était inversement proportionnelle à la valeur des butins, la plupart du temps dérisoires.

Les pistes des marginaux belges, celle des militaires d’extrême droite voulant déstabiliser l’Etat belge ou celle du terrorisme d’extrême gauche ont systématiquement mené à des impasses. Et pourtant, l’enquête continue. Le mois dernier, les policiers ont fouillé le canal Charleroi-Bruxelles à Ronquières, en vain. Avant l’été, ils ont diffusé un portrait-robot d’un suspect, réalisé sous hypnose, avec l’aide d’un témoin tardif… Si aujourd’hui les enquêteurs tournent maintenant leur regard vers la France, c’est qu’ils ont le sentiment d’avoir épuisé les pistes belges.

Maubeuge, août 1982
Ils n’ont pas oublié que l’épopée sanglante des tueurs fous du Brabant n’a pas commencé en Belgique, mais en France. C’était à Maubeuge, à huit kilomètres de la frontière, le 13 août 1982, un week-end. L’épicerie fine Piot était visitée de nuit. A 3 h 50, un appel anonyme avertit le commissariat, à 100 mètres de là. Trois gardiens de la paix partent à pied. Ils se séparent. L’un d’eux, Christian Delacourt, se trouve nez à nez avec un guetteur, qui fait aussitôt feu sur lui. Il est gravement blessé. Il sera sauvé in extremis par les médecins. Les voleurs, au nombre de trois, prennent la fuite dans une Volkswagen Santana, direction la Belgique. Dans leur coffre, des bouteilles de champagne et de vin et quelques boîtes de thé. La marque des tueurs fous du Brabant qui n’hésiteront pas, pendant trois ans, à sortir de puissants riot guns lors de petits cambriolages et braquages, et à tirer systématiquement sur les témoins. Pour tuer.

Ce n’est pas le seul élément qui rattache l’affaire de Maubeuge à la bande. La Santana sera en effet réutilisée un mois plus tard lors de l’attaque de l’armurerie Dekaise à Wavre, en Belgique. A une centaine de kilomètres de Maubeuge. Là, les tueurs se saisissent d’armes dont des prototypes, après avoir fait leur choix. Un policier communal approche. Il est abattu froidement. Puis, lors de leur fuite, les tueurs fous tirent à feu nourri sur une patrouille de gendarmerie. Comme à l’exercice. La Santana sera découverte abandonnée dans une forêt, en banlieue de Bruxelles. Aperçue avec des plaques françaises lors du braquage, elle a été retrouvée avec de fausses plaques belges. Les enquêteurs ont relevé que le système de rivets, assez bizarrement, était exclusivement utilisé en France. Autre rapprochement, la balistique. Une arme de calibre 7,65 a tiré à Wavre, comme à Maubeuge.

Truands du Nord
Ce n’est pas tout. Comme dans toutes les enquêtes fleuves, les policiers belges ont ratissé large. Et sur procès-verbal, une prostituée bruxelloise a déclaré que l’une des attaques attribuées aux tueurs fous, à Colruyt, en mars 1983, avait été menée par « des truands venus spécialement du nord de la France ». Dans une interview récente à l’hebdomadaire belge TéléMoustique, Eddy Vos, le chef de la cellule Brabant wallon, a évoqué cette nouvelle piste française : « Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »
« Le temps presse »
Le milieu lillois existe bel et bien et ses membres sont transfrontaliers. Traditionnellement, il est impliqué dans le trafic d’armes, la prostitution et, bien sûr, le trafic de stupéfiants depuis les Pays-Bas. Une liste de truands français serait actuellement étudiée par les deux juges d’instruction de Charleroi en charge de l’enquête. Une nouvelle fausse piste ? Il faudra en tout cas aller jusqu’au bout des vérifications, et vite.

« Le temps presse », a avoué un des magistrats cet été dans la presse belge. La course contre la prescription est lancée. D’ici cinq ans, selon la législation belge, plus personne ne pourra être poursuivi pour les crimes des tueurs fous du Brabant. La date limite est fixée au 10 novembre 2015. La bande n’a en effet plus fait parler d’elle depuis le 9 novembre 1985, et l’attaque du supermarché Delhaize, à Alost. Un carnage final qui a fait huit morts, dont une fillette de 9 ans, le plus lourd bilan de la série. A cette occasion, le chef du commando, surnommé « le géant » par la police, aurait été tué. Son corps n’a jamais été retrouvé. Un mystère de plus.
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CS1958



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MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 1:24

« Nous savons depuis longtemps qu’il y a des liens avec le nord de la France. Et ces deux dernières années, nous avons trouvé des éléments grâce auxquels cette piste a pris de l’importance. […] Le fil géographique nous conduit en France, jusqu’à la langue pratiquée lors des agressions et même l’accent. Nous tenons aussi des informations du milieu. »

Quels éléments ?

Au début de l'affaire, les policiers français étaient persuadés que les coups venaient de France.

Qu'a donné l'enquête suite aux déclarations de la prostituée ?

Il faudrait muscler la rubrique prochainement. Et si possible avec l'appui d'anciens du SRPJ de LILLE.

Première et deuxième vague sont concernées. Pour la seconde, je rappelle les amités de Haemers avec certains truands français dont les noms ont été évoqués ici. Je veux parler d'Halla et ses amis.
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CS1958



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MessageSujet: Re: la piste française   Lun 25 Juin 2012 - 15:38

sansavis a écrit:
michel a écrit:
Je replace ici un article posté en son temps par billballantines et qui permet de mieux comprendre l'axe France/Hollande :...
Petite précision: Ce n'est pas Tania Michiels mais bien Dominique Lhoir qui était la petite amie de Marcel Castris.
Comme quoi, une fois de plus même René Haquin se trompe .....

A une certaine époque, un puissant réseau de drogue de Bxl était le suivant:
Les chefs:
Farci et Vienne.
Farci achetait l'héroïne directement aux Chinois et Vienne était plutôt soumis(e) à Farci.
Le revendeur en chef sur Bxl:
Marcel Castris
Et dans sa bande:
Denis Marin,
Vicky Vanobberg,
les frères Cirelli,
Gigot,
Lhoir,
Pinochio et des plus petits...
- Vanobberg s'est fait identifier dans au moins un hold-up de banque de par la semelle de sa chaussure.
- Marcel a à tout le moins, proposé une négociation en prétendant qu'il avait des armes de chez Dekaise. (C'est toujours possible, les armes voyagent tellement). Cette proposition a été faite par son amie, Dominique Lhoir via un flic de la BSR de BXL. Mais l'affaire n'a pas abouti. Pourquoi? Je n'en sais rien! L'autorité n'a sans doute pas voulu suivre.
C'est un peu plus tard qu'est sorti l'affaire du pistolet qui serait au Liban et pour lequel, le ministre Wathelet a refusé de délivrer une commission rogatoire aux gendarmes dont M. Cirlande. C'est ce qui fait dire à ce dernier que l'enquête était "truquée". Une réaction de dégoût qu'il a eu à ce moment-là, plutôt qu'une vraie conclusion. Mais depuis ce jour, il n'a plus voulu s'occuper de l'enquête.
Certains disent que Vicky Vanobberg aurait été participant direct au hold-up Dekaise. Ce qui permettrait de comprendre que les armes se retrouvent dans les mains de Castris. Mais si Castris veut négocier cette affaire, c'est nécessairement qu'il n'en fait pas partie. Il était bien trop malin pour cela!
Et pour Vicky Vanobberg, aucune charge n'a pu être retenue contre lui.
Quel rapport peut-on trouver entre Wavre et le reste? Les armes.
Mais quand on sait avec quelle facilité et vitesse, les armes circulent dans le milieu, on ne peut pas être certain qu'il s'agisse des mêmes auteurs.
Contrairement à ce que j'ai pu lire sur ce forum, Castris n'a jamais été une balance de quelque flic que ce soit. Que du contraire, sous ses airs de gros nounours, il était très dur et ne parlait pas.


les frères Cirelli, c'est le Milieu Lillois sauf erreur de ma part.
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ceparo



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MessageSujet: Re: la piste française   Mar 26 Mar 2013 - 0:01

[quote="De Paris"] Bonjour à tous,

Je fais appel à la « communauté » des forumistes, car j’ai maintenant besoin d’une date concernant Jean-Pierre H. en 1986.

Ou mieux : si quelqu’un possède son état civil/date de naissance, je devrais pouvoir accéder à certains documents pour apporter des précisions utiles, même si personnellement, je ne crois pas qu’un gangster « lambda » puisse tuer de façon irraisonnée, car les gens du milieu cherchent plutôt à rester discrets, à faire les choses « proprement ». Avec des éléments concrets, c’est une piste qui pourra (ou non) être refermée.




Il est né le 08/09/1952.à lille
sa mère:mazoyer gilberte
son père Hala saîd
en 1986 ,jean pierre etait incarceré à Valencienne, puis transféré a Douai,d'ou il sort dans le début de l'année 1987.
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arthur29923



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MessageSujet: Re: la piste française   Mer 30 Mar 2016 - 5:53

http://fdebranche.com/2015/11/19/claude-hermant-lidentitaire-qui-aurait-fourni-les-armes-au-jihadiste-amedy-coulibaly/

En prison depuis le 23 janvier, Claude Hermant, 52 ans, figure de l’ultradroite identitaire lilloise, est soupçonné d’être impliqué dans le réseau qui a fourni des armes à Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher en janvier. Mais aussi d’être un informateur de la gendarmerie et des douanes.

Ex-membre du service d’ordre du FN, ancien para et mercenaire. Via un mail du 21 novembre cité par la Voix du Nord, il informe les gendarmes sur un trafic d’armes franco-belge à Charleroi : «Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie, nous sommes partants pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…).»

Claude Hermant a quitté les parachutistes en 1982 au grade de sergent, a été volontaire auprès des légions croates pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie, puis barbouze au Congo à la fin des années 90. Vrai trafiquant, ou juste infiltré abandonné par sa hiérarchie ?

C’est la thèse que l’ex-mercenaire tente de vendre aux enquêteurs. «Je ne serai pas le prochain Marc Fievet», a-t-il lâché aux journalistes de la Voix du Nord entre deux portes du palais de justice. Fievet est cet ancien douanier français infiltré chez les narcotrafiquants, lâché après avoir été arrêté au Canada, incarcéré onze ans.

Indic des gendarmes ? Son avocat ne veut «ni confirmer ni infirmer», mais ajoute : «Si les informations des journaux sont vraies, qu’a fait la gendarmerie ?» Sous-entendu : pourquoi n’a-t-elle pas pu empêcher Coulibaly de nuire ?

Il a été responsable de la sécurité de la controversée Maison du peuple flamand de Lambersart, près de Lille, ouverte entre 2008 et 2012, repaire d’identitaires. Il organisait des «camps Arès», du nom du dieu grec de la guerre, avec réveils la nuit, marches forcées, techniques de survie et «messes, pour ceux qui le souhaitaient», dit son avocat, «des camps scouts un peu virils».

En octobre 2011, il était l’un des organisateurs d’une manif identitaire à Lille, avec Serge Ayoub, le chef de «Troisième Voie», mouvement dissous après l’assassinat du militant antifa Clément Méric.

En 2001, il raconte ses missions de «fantôme» (Libération du 6 juin 2001), démenties par le FN. Il dit avoir été «formé» à «l’infiltration et à la manipulation de foule», au siège du FN en 1997, par d’anciens fonctionnaires du renseignement pour «organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. […] Infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. […] Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix, vous en avez quinze autres qui brûlent. […] En faisant avancer l’insécurité, vous faites progresser l’électorat du Front».



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