les tueries du Brabant

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 Buslik Jean-François

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minus



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mer 6 Jan 2010 - 13:12

michel a écrit:
[b]Condamné à mort en 1995, réclamé en 98 par la Belgique, extradé à la mi-octobre Buslik était détenu à Forest sans motif: il est libre

HAQUIN,RENE
Vendredi 10 novembre 2000
Condamné à mort en 1995, réclamé en 98 par la Belgique, extradé à la mi-octobre Buslik était détenu à Forest sans motif: il est libre

Si le ridicule tuait encore, la cour d'appel de Bruxelles prendrait le deuil. Réclamé en 1998 par la Belgique pour purger la peine de mort prononcée par contumace en 95 (et abolie depuis), arrêté en Floride il y a 18 mois, extradé il y a trois semaines («Le Soir» du 16 octobre) l'Américain Jean-François Buslik a été libéré mercredi.
........
Encore plus ridicule, c'est que pendant sa libération provisoire en attendant un nouveau procès, Buslik a reçu un ordre de quitter le pays de la part de l'Office des Etrangers.
L'incompétence générale ne se limitait donc pas qu'aux forces de l'ordre, elle était aussi présente dans la sûreté publique.
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michel
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Lun 11 Jan 2010 - 12:15

Justice Polémique sur un condamné à mort en attente de procès Buslik prié de quitter le pays



HAQUIN,RENE

Vendredi 18 mai 2001
Justice Polémique sur un condamné à mort en attente de procès Buslik prié de quitter le pays
Le Belgo-Américain condamné à mort par contumace, extradé de Floride en octobre, libéré en novembre, est sommé de quitter le pays. La saga continue dans le rocambolesque et le ridicule.



RENÉ HAQUIN







La saga Buslik continue de ridiculiser le pays. Ce citoyen belgo-américain, ami de l'ex-gendarme Madani Bouhouche, vivait à Saint-Josse au début des années 80. C'est lui qui fabriqua le système radiocommandé de mise à feu retrouvé sur une bombe artisanale à demi explosée, placée par des inconnus dans une Peugeot de la BSR de Bruxelles, un soir de l'été 1981. Buslik expliqua à l'époque avoir cru fabriquer une radiocommande d'ouverture de porte de garage pour un client qui lui avait laissé un faux nom.
Après l'arrestation de son ami Bouhouche, inculpé en 1986 dans le cadre du dossier de l'assassinat de l'ingénieur de la FN Juan Mendez, Buslik fut réinterpellé alors qu'il venait récupérer pour le compte de Bouhouche, le véhicule tout-terrain Mercedes équipé de plaques copiées et volé à Malines.
En 1988, alors que le nom de Jean-François Buslik était sans cesse cité dans le dossier Bouhouche-Beijer, l'homme fila en Floride, où il fut interrogé à deux reprises par une commission rogatoire belge.

En liberté à Perwez,
il reçoit l'ordre
de quitter le territoire


Renvoyé devant les assises avec Bouhouche et Beijer, il fut condamné à mort par contumace en 1995, notamment pour le meurtre présumé de l'agent de la Sabena Françis Zwarts, disparu depuis le vol d'or de 1982 à l'aéroport de Bruxelles-National.
En 1999, à la demande de la Belgique qui le réclamait pour l'exécution de sa peine de mort (rayée entre-temps de notre code pénal en juin 1996), Buslik est arrêté par la police de North Palm Beach, en Floride. En octobre 2000, il est extradé et débarque en chemise et sans papiers. Il est incarcéré à Forest.
Ses avocats font opposition contre l'arrêt de 1994 qui le renvoyait devant les assises. Me Jean-Paul Dumont dépose une requête de mise en liberté que la chambre des mises en accusation accueille en ordonnant sa mise en liberté sous caution d'un million et sous condition de rester en Belgique et d'y régulariser son titre de séjour. Libre, Buslik s'installe à Perwez. Il a créé sa société d'informatique, donne des cours et ne tient pas à voir les enquêteurs de la cellule «Brabant wallon» qui cherchent à lui faire accepter de se soumettre au détecteur de mensonges.
Buslik a un nouveau passeport américain, qu'il a déposé au bureau de police où il se présentait tous les 15 jours jusqu'au mois dernier. Mais à la fin avril, Buslik, toujours en attente d'un nouveau procès, a reçu, de l'Office des étrangers, l'ordre de quitter le territoire.
Le parquet général est intervenu au ministère de l'Intérieur. Et pour corser l'affaire, on dit qu'au greffe d'appel on ne retrouve plus le dossier Buslik, qui devrait passer à la photocopieuse, avant de rouvrir un procès que, dit-on, pas un conseiller de la cour ne veut présider...

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( Dr. Robert RENDU)
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Kranz



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Lun 11 Jan 2010 - 18:09

C'est quand même un parcours extraordinaire.
Il prétend que le détonateur est la commande d'un client inconnu alors que c'est son pote MB qui lui demande l'engin, tout le monde le sait mais sans preuve concrète on fait semblant de le croire.

Tout le reste est à l'avenant, la photo de la montre Cartier, le témoignage de son amie de l'époque, la récupération du 4X4, sa fuite, sa condamnation et finalement on s'en débarrasse, probablement pour éviter de remuer ce qui ne sentait plus trop mauvais.

Dormez bien bonnes gens, la loi vous protège.
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minus



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 4:03

Kranz a écrit:
C'est quand même un parcours extraordinaire.
Il prétend que le détonateur est la commande d'un client inconnu alors que c'est son pote MB qui lui demande l'engin, tout le monde le sait mais sans preuve concrète on fait semblant de le croire.

Tout le reste est à l'avenant, la photo de la montre Cartier, le témoignage de son amie de l'époque, la récupération du 4X4, sa fuite, sa condamnation et finalement on s'en débarrasse, probablement pour éviter de remuer ce qui ne sentait plus trop mauvais.

Dormez bien bonnes gens, la loi vous protège.
Je comprends votre position, mais vous devez nuancer et tenir compte de tout. Alors les choses peuvent s'expliquer.

Par exemple, Buslik n'a jamais reconnu ou parlé d'un détonateur. Buslik est resté à l'époque 3 mois en prions car il avait acheté des piles dans un magasin "tandy" près de chez lui et que ces piles ont été retrouvées dans le package de la bombe. Buslik, en électronicien confirmé, a alors reconnu avoir fabriqué une télécommande de porte de garage. C'est du moins, son client, un certain Knoppe, qui lui a présenté la chose ainsi. Ce client a laissé une fausse identité et n'a jamais pu être identifié. Sans autre élément, la version de Buslik, encore à ce jour tient et elle ne peut être contestée. C'est pourquoi il a été libéré à l'époque.
Encore PLUS FORT, n'oubliez pas que c'est Bouhouche lui-même qui remonte la piste et fait arrêter Buslik, son ami d'enfance.
Alors, mettez-vous à la place de la justice. Pas si évident que cela!
Vous dites "alors que c'est Bouhouche qui lui demande l'engin". Où avez vu cela ou d'où pouvez-vous déduire cela? Alors que c'est Bouhouche qui le fait arrêter! Voir ci-dessus...
La montre Cartier. On a là un témoignage d'une femme qui n'y connaît pas plus que vous et moi en montre. Elle a une vengeance à l'égard de Buslik qui la remerciée précédemment. Et surtout, on n'a pas de montre, aucune! On a une photo floue et agrandie sur laquelle un honnête homme ne reconnaît rien mais sur laquelle les enquêteurs à charge lisent comme dans une boule de cristal.
La récupération du 4X4. Il est en aveu ainsi qu'en aveu du vol. Mais quel rapport avec le reste?
Sa condamnation. C'est une condamnation par défaut. Donc maximum de la peine automatiquement et prononcée par la cour, pas par le jury. S'il avait été présent, probablement qu'il aurait aussi été acquitté.
A son retour, même sans beaucoup d'enthousiasme, le procès a quand même eu lieu et devant un jury populaire. C'est le jury qu'il l'a acquitté!
Donc, sans vouloir défendre la justice, il faut reconnaître que cette dernière a épuisé tous ses moyens dans cette affaire et c'est là que je ne suis pas d'accord avec votre conclusion.
Vous donnez l'impression qu'on l'a acquitté pour se débarrasser d'une affaire qui sentait mauvais, dites-vous.
Je pense au contraire, que la Justice a vraiment essayé de le condamner.
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dim



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 10:01

Citation :
la version de Buslik, encore à ce jour tient
woehahaha! clown
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K



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 15:02

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Kranz



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 17:40

minus a écrit:
Buslik, en électronicien confirmé, a alors reconnu avoir fabriqué une télécommande de porte de garage. C'est du moins, son client, un certain Knoppe, qui lui a présenté la chose ainsi. Ce client a laissé une fausse identité et n'a jamais pu être identifié.
Je n'y crois pas fort, mais admettons, aucune preuve formelle n'existe.
Dans ce cas, l'acheteur de la télécommande a raconté des choses qu'un électronicien ne pouvait pas gober; que devait commander cet appareil sinon un moteur (de porte).
Dans ce cas il faut connaitre l'installation qui se trouvait en aval, c.a.d. la puissance du moteur et sa tension de travail etc car le relais ou le semi-conducteur de commande doit répondre à ces caractéristiques.
Il serait très étonnant que Buslik bricole un truc au "pifomètre" sans savoir à quel type de moteur c'est destiné.
Mais si votre hypothèse s'avère exacte, un inconnu, ça fait un nouvel intermédiaire, car même bien déguisé Bouhouche aurait été reconnu par son ami.
Alors qui, encore un nouveau complice ?

Et Buslik à trouvé tout à fait normal qu'un illustre inconnu débarque (chez lui ?) pour lui passer une commande et de s'exécuter sans se poser la moindre question...

Étonnant non ?
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michel-j



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 19:20

Pas la peine d'aller chercher midi à quatorze heures pour comprendre l'absurdité de cette théorie fumeuse. Je vous donne un exemple concret;

J'ai acheté une porte de garage télécommandée à installer soi-même dans un magazin "Brico-dépot". La porte installée, j'effectue toutes les recommandations édictées par le manuel et... rien !... La porte refuse de se fermer... Je recommence toutes les manoeuvres à partir de zéro ; rien !... Puis une idée me tarabuste ; "Et si la télécommande ne fonctionnait pas ?"

Comme j'en avais acquis une seconde par précaution, j'essaye celle-ci.... et ca fonctionne !... Je rapporte donc la télécommande déficiente au magazin... qui refuse tout d'abord de me la changer parce que, selon eux, elle fonctionne... puis, après quelques vérifications de base, le "loup" est identifié !

La télécommande avait déja été programmée... Pour qu'elle s'accorde au mécanisme récepteur, il aurait fallu la déprogrammer (remise "à zéro") avant de pouvoir la programmer à nouveau... en raison d'un dispositif "anti-effraction dont la raison est élémentaire.

En clair et en raccourci ; une télécommande "standard" pour autre chose que de l'audio-visuel ou quelques autres appareil hi-fi est de la foutaise si l'on ne possède pas le récepteur qui LUI SEUL déterminera la fréquence d'utilisation sur laquelle sera calée celle de l'émetteur.

Pour quiconque ne serait pas convaincu... immaginez donc que le premier quidam venu soit à même d'ouvrir n'importe quelle porte de garage de la même marque (Allez ! pour réduire un peu l'immensité du champ !) que celles qu'il vient d'acquérir... ou qu'une télécommande de voiture soit à même d'ouvrir TOUTES les voitures d'une marque.

L'espace d'une seconde, supposez maintenant que "votre" mécanisme destiné à votre bombe d'apprenti terroriste puisse réponde à la première onde hertzienne venue... Vous posez votre bombe... Vous branchez le système de mise à feu au récepteur et (à l'époque, puisque ç'était en fonction) un téléphone de radio taxi, d'ambulance ou de police de "passage" vient titiller le "bidule"... boum !

Je ne suis pas spécialiste en électronique... par contre; mon systême digestif s'accommode très mal de l'ingestion des couleuvres... surtout aussi énormes !

Désolé, mais un truc ne passe pas !... Alors, de là à tricotter une auréole à Buslik et Bouhouche... s'cusez du peu, mais...
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K



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mar 12 Jan 2010 - 21:26

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michel
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mer 13 Jan 2010 - 10:19

Justice Condamné à mort par contumace en 1995 Buslik aux assises en octobre pour des faits quasi prescrits

HAQUIN,RENE
Samedi 8 septembre 2001
Justice Condamné à mort par contumace en 1995 Buslik aux assises en octobre pour des faits quasi prescrits RENÉ HAQUIN

En vue du procès fixé au lundi 8 octobre devant les assises de Bruxelles-capitale, et à la demande du conseiller Guy Laffineur qui doit le présider, deux officiers de la cellule d'enquête sur les tueries du Brabant ont réentendu jeudi Jean-François Buslik, 48 ans.

Coaccusé des ex-gendarmes Bouhouche et Beijer au procès de 1994-95 devant les assises de Brabant, Buslik, en fuite, faisait défaut: il fut condamné à mort (par contumace), le dernier avant l'abolition de la peine capitale en Belgique. La cour l'avait alors déclaré coupable de tentative d'assassinat (la demi-explosion d'une bombe dans une voiture de la BSR de Bruxelles le 28 octobre 1981) et de participation à un meurtre pour faciliter le vol (dans l'affaire Zwarts, du nom de l'agent de la Sabena disparu lors du vol d'une cargaison d'or à Bruxelles-National la nuit du 25 octobre 1982).

L'audition de jeudi répondait aussi aux récentes dépositions faites à son sujet par Beijer et Bouhouche, dont l'ex-épouse impliqua autrefois Buslik dans l'affaire Zwarts. L'instruction de ces faits s'inscrivait aussi dans le contexte du dossier Mendez (l'ingénieur de la FN abattu à Rosières en 1986). Avec en toile de fond les tueries du Brabant, d'autres dossiers non élucidés pourraient donc être évoqués au procès, comme celui de l'attentat contre le major de gendarmerie Vernaillen ou le vol des armes de l'ESI à la fin de 1981.

Enfin, si la cour dit que les deux faits repris à charge de Buslik n'étaient pas liés, se posera la question de la prescription qui, le 28 octobre, couvrira l'attentat à la bombe d'octobre 1981.

Avec la double nationalité belge et américaine, Buslik, qui habita Saint-Josse, partit vivre en Floride en 1988. Après sa condamnation en 1995, la justice belge ne le réclama en vue de son extradition que trois ans plus tard, après l'avoir d'ailleurs fait entendre en Floride sur commissions rogatoires. Il y fut arrêté en avril 1999 et en fut extradé à la mi-octobre 2000...

A peine réincarcéré à Forest, il fut libéré sous caution par la chambre des mises en accusation dès novembre 2000.

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Kranz



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mer 13 Jan 2010 - 19:54

michel-j a écrit:
Pas la peine d'aller chercher midi à quatorze heures pour comprendre l'absurdité de cette théorie fumeuse. Je vous donne un exemple concret;

J'ai acheté une porte de garage télécommandée à installer soi-même dans un magazin "Brico-dépot". La porte installée, j'effectue toutes les recommandations édictées par le manuel et... rien !... La porte refuse de se fermer... Je recommence toutes les manoeuvres à partir de zéro ; rien !... Puis une idée me tarabuste ; "Et si la télécommande ne fonctionnait pas ?"

Comme j'en avais acquis une seconde par précaution, j'essaye celle-ci.... et ca fonctionne !... Je rapporte donc la télécommande déficiente au magazin... qui refuse tout d'abord de me la changer parce que, selon eux, elle fonctionne... puis, après quelques vérifications de base, le "loup" est identifié !

La télécommande avait déja été programmée... Pour qu'elle s'accorde au mécanisme récepteur, il aurait fallu la déprogrammer (remise "à zéro") avant de pouvoir la programmer à nouveau... en raison d'un dispositif "anti-effraction dont la raison est élémentaire.

En clair et en raccourci ; une télécommande "standard" pour autre chose que de l'audio-visuel ou quelques autres appareil hi-fi est de la foutaise si l'on ne possède pas le récepteur qui LUI SEUL déterminera la fréquence d'utilisation sur laquelle sera calée celle de l'émetteur.

Pour quiconque ne serait pas convaincu... immaginez donc que le premier quidam venu soit à même d'ouvrir n'importe quelle porte de garage de la même marque (Allez ! pour réduire un peu l'immensité du champ !) que celles qu'il vient d'acquérir... ou qu'une télécommande de voiture soit à même d'ouvrir TOUTES les voitures d'une marque.

L'espace d'une seconde, supposez maintenant que "votre" mécanisme destiné à votre bombe d'apprenti terroriste puisse réponde à la première onde hertzienne venue... Vous posez votre bombe... Vous branchez le système de mise à feu au récepteur et (à l'époque, puisque ç'était en fonction) un téléphone de radio taxi, d'ambulance ou de police de "passage" vient titiller le "bidule"... boum !

Je ne suis pas spécialiste en électronique... par contre; mon systême digestif s'accommode très mal de l'ingestion des couleuvres... surtout aussi énormes !

Désolé, mais un truc ne passe pas !... Alors, de là à tricotter une auréole à Buslik et Bouhouche... s'cusez du peu, mais...

Michel-J il semble évident que la télécommande était un ensemble émetteur et récepteur, car ce sont bien les restes de la partie récepteurs qu'on a trouvé dans la voiture, c'est ce qui a mené à Buslik.
J'ignore si on a retrouvé la partie émetteur de la télécommande mais ça m'étonnerait fort.
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michel-j



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 14 Jan 2010 - 9:59

Réaction logique ; par manque d'explications détaillées sur le fil de l'idée, peut-être.

Ou on achète tous les composants électroniques nécessaires (et purement anonymes) pour partir "de rien" et aboutir au produit fini... ou on achête auprès de n'importe quel magazin de modélisme (par exemple) un systême de télécommande multi voies (précaution élémentaire vu la finalité de l'objet) et... pas besoin d'être électronicien pour en pervertir l'usage.

Bien entendu, en envisageant la réponse de Buslik comme "sincère", je partais du principe que l'acheteur de la télécommande était un bricoleur désireux d'amoindrir ses frais (explication douteuse, mais recevable)... mais capable d'installer et d'équilibrer une porte télécommandée.

L'espace d'un instant, je m'étais imaginé la tête (et la réaction !) des enquêteurs devant un quelconque quidam -soupçonné d'avoir voulu atomiser l'un des leurs- leur servant le même prétexte futile.

On ne voulait pas embêter Buslik (ou indisposer ses employeurs). Il aurait prétendu que la télécommande était celle d'un "avion renifleur" ça aurait passé tout pareil.
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 14 Jan 2010 - 10:53

A la décharge de Buslik on pourrait dire que s'il avait été au courant de la finalité de la télécommande, il aurait été plus discret pour son achat et celui des piles. Après une explosion tout ne s'envole pas en fumée. En passant la zone au peigne fin, on retrouve toujours des morceaux de beaucoup de choses.
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 14 Jan 2010 - 11:25

Jacques B. a écrit:
A la décharge de Buslik on pourrait dire que s'il avait été au courant de la finalité de la télécommande, il aurait été plus discret pour son achat et celui des piles. Après une explosion tout ne s'envole pas en fumée. En passant la zone au peigne fin, on retrouve toujours des morceaux de beaucoup de choses.
C'est une chose que je n'ai même pas mis en évidence car je pensais que tout le monde l'avait compris. Mais apparemment, il faut encore et toujours plus de détails.
Par ailleurs, BR maintient qu'il pense que Buslik n'était pas au courant pour la bombe. Il a fourni la télécommande complète, c'est à dire récepteur et émetteur. Et ce sont d'autres qui se sont occupés du montage avec les explosifs.
Cela part du même genre de démarche qu'un Mendez qui prête son concours pour la location d'un entrepôt (rue de la buanderie) alors qu'il n'était absolument pas au courant de l'utilisation même de cet entrepôt.
Pour le reste, comme dit BR, croyez ce que vous voulez.
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dim



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 14 Jan 2010 - 11:53

clown Buslik:
Citation :
n'était pas au courant
clown Mendez:
Citation :
n'était absolument pas au courant
les "autres", toujours les "autres"...
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michel
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Lun 18 Jan 2010 - 12:34

Justice Jean-François Buslik devant les assises de Bruxelles-Capitale Un Américain dans nos années de plomb



HAQUIN,RENE

Lundi 8 octobre 2001
Justice Jean-François Buslik devant les assises de Bruxelles-Capitale Un Américain dans nos années de plomb
L'ami américain des ex-gendarmes Bouhouche et Beijer condamnés en 1995 ne répond que de deux faits. Pas du contexte de l'époque. Mais la Cour aura d'abord à dire si les poursuites sont recevables.



RENÉ HAQUIN







La cour d'assises de Bruxelles-Capitale rouvre ce lundi, en principe pour deux semaines (une quarantaine de témoins sont cités), de vieux dossiers jamais clairement élucidés: un attentat à la bombe sur une voiture de la gendarmerie commis à Bruxelles la nuit du 11 octobre 1981 et l'affaire Zwarts, du nom de l'agent de sécurité de la Sabena disparu le 25 octobre 1982, la nuit du vol d'un chargement d'or sur l'aéroport de Zaventem que Francis Zwarts était chargé de convoyer à Brucargo. Il s'agissait de valeurs (or, montres, diamants) débarquées du vol Sabena en provenance de Zurich, ainsi que d'un courrier diplomatique arrivé par un vol en provenance de Moscou.
Dans le volet de l'attentat à la bombe, les anciens gendarmes Bouhouche et Beijer avaient été acquittés en février 1995. Dans l'affaire Zwarts, la cour d'assises du Brabant avait déclaré Bouhouche notamment coupable de meurtre pour faciliter le vol et l'avait condamné à 20 ans. Beijer, déclaré notamment coupable de recel criminel d'objets provenant de ce vol, fut condamné à 14 ans. Tous deux sont aujourd'hui en liberté.

Il ne s'agit pas
de rejuger
un vrai
condamné à mort


Renvoyé à l'époque avec eux devant la cour d'assises, l'Américain Jean-François Buslik fit défaut au procès. Né à New York en novembre 1952, il avait vécu en Belgique jusqu'en 1981 puis de 1985 à 1986, avant de partir s'installer en Floride.
Il ne reçut donc pas signification de l'arrêt le renvoyant aux assises, ni de l'acte d'accusation qui le visait pour certains des faits mis à charge de ses coaccusés.
La cause de Buslik fut ainsi disjointe. Le 28 février 1995, la Cour, sans les jurés, le condamna à mort par contumace.
Buslik fut extradé des Etats-Unis et livré à la Belgique le 11 octobre 2000. L'arrêt de renvoi de 1994 a été réduit à néant par la chambre des mises en accusation, ce qui valut à Buslik d'être libéré trois semaines après son extradition.
C'est à la cour d'assises de l'arrondissement de Bruxelles-Capitale de le rejuger. Le procès s'ouvre ce lundi, avec un accusé libre, qui doit répondre de deux faits dont le premier - l'attentat à la bombe de 1981 - pourrait d'emblée être frappé de prescription si la cour ne relie pas les deux faits par une intention criminelle unique. Cette question fera notamment l'objet de conclusions de ses avocats, Mes Fernande Motte de Raedt et Pierre Chomé, qui comptent demander à titre principal à la Cour de considérer les poursuites comme irrecevables, l'extradition n'ayant été accordée par les autorités américaines que pour subir une peine. A titre subsidiaire, ils évoqueront la «règle de spécialité» qui limite les débats aux deux faits pour lesquels l'extradition a été accordée et empêche donc, selon eux, de débattre de l'atmosphère générale du dossier. Or un enquêteur de la cellule «tueries du Brabant» est cité comme témoin, et Bouhouche rattache aujourd'hui l'affaire Zwarts aux exactions qu'auraient commises des membres d'un «stay behind», un réseau de type Gladio ou WNP...
Buslik, qui fut inculpé et incarcéré pour l'attentat à la bombe, admit à l'époque avoir acheté chez Tandy du matériel retrouvé dans la Peugeot visée, croyant, dit-il, fabriquer une radiocommande d'ouverture de porte de garage pour un client qui ne fut pas formellement identifié.
L'implication de Buslik dans le vol d'or à l'aéroport de Zaventem ne repose que sur des déclarations de tiers signalant qu'il fut en possession de modèles uniques de montres Cartier provenant de ce vol. Mais, comme Bouhouche et Beijer, Buslik a toujours parlé de contrefaçons.
A l'acte d'accusation, ses avocats comptent opposer un acte de défense par lequel ils entendent notamment rappeler aux jurés que la procédure de contumace a été abandonnée et qu'en dépit de l'arrêt de mort de 1995 il ne s'agit pas aujourd'hui de rejuger un vrai condamné à mort.

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michel
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Lun 25 Jan 2010 - 12:55

Justice La cour écarte les objections soulevées par la défense Le procès Buslik a commencé



HAQUIN,RENE

Mardi 9 octobre 2001
Justice La cour écarte les objections soulevées par la défense Le procès Buslik a commencé RENÉ HAQUIN


La table des pièces à conviction est vide. Elles ont toutes été détruites. Les faits sont vieux de vingt ans. L'accusé est libre de rejoindre sa compagne pour déjeuner au quartier Louise, à l'interruption de midi...
Avant même d'avoir constitué le jury (sept femmes, cinq hommes et une réserve de six suppléants) appelé à rejuger l'Américain Jean-François Buslik, pour un attentat à demi manqué sur une voiture de la gendarmerie en octobre 1981 et pour l'affaire Zwarts (l'attaque d'un convoi d'or à l'aéroport en 1982), le président de la cour d'assises de Bruxelles-Capitale, Guy Laffineur, qui connut aussi certains actes d'instruction, a d'emblée posé à la défense la question de sa propre récusation.
Sur ce point, Mes Motte de Raedt et Chomé l'ont rassuré mais ont aussitôt soulevé des questions de droit à trancher selon eux par la cour avant d'ouvrir le procès.
La défense déduit du décret américain d'extradition qu'il ne visait que l'exécution de la peine et non les poursuites actuelles, qui devraient être déclarées irrecevables. L'avocat estime prescrits les faits de 1981, faute de pouvoir les relier, par unité d'intention, à ceux de 1982.
Les preuves n'ont pas toutes été recueillies régulièrement. Le Zoller (système de détection des appels téléphoniques donnés et reçus) utilisé était à l'époque illégal. L'adjudant Goffinon fut à la fois juge, victime et même auteur potentiel, dit la défense qui parle d'enquête gangrenée.
De nombreux PV ont été reconnus comme des faux matériels. La cour ne peut laisser le jury faire seul le tri, dit M e Chomé qui soulève entre autres arguments le délai déraisonnable ou la destruction des pièces à conviction pour conclure que l'honneur à rendre ici à la justice serait de dire qu'il faut en rester là...
Ce n'était pas l'avis de l'avocat général Pierre Morlet dont l'arrêt de la cour rendu ce matin rejoint les conclusions. Le décret américain d'extradition n'empêche pas les poursuites actuelles. La cour se dit sans compétence pour apprécier sans le jury si le délai raisonnable est dépassé. L'unité d'intention entre les faits de 1981 et de 1982 ne pourra être appréciée qu'après un éventuel verdict de culpabilité. C'est au jury à se prononcer sur la qualité des preuves ou leur insuffisance. Les éléments recueillis par le système du Zoller sont considérés comme illicites, sans que des pièces soient dès à présent écartées du dossier. Ce sera au jury à en tenir compte. La cour dit aussi que les faux procès-verbaux n'ont pas de rapport avec les faits reprochés.
Le procès Buslik s'est donc ouvert ce matin, avec la lecture de l'acte d'accusation, suivie par celle d'un acte de défense.

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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Ven 29 Jan 2010 - 8:58

Justice La cour répond aux objections et ouvre le procès Buslik, un Américain un peu trop tranquille

HAQUIN,RENE
Mercredi 10 octobre 2001
Justice La cour répond aux objections et ouvre le procès Buslik, un Américain un peu trop tranquille RENÉ HAQUIN

Dans son arrêt rendu mardi, la cour d'assises de Bruxelles-Capitale a balayé les objections soulevées par la défense puis a entamé le procès de l'Américain Jean-François Buslik, accusé de participation à un attentat manqué à la bombe, contre une Peugeot de la gendarmerie, le 11 octobre 1981, et, le 25 octobre 1982, à l'attaque d'un combi Sabena piloté par l'agent Francis Zwarts (probablement tué) qui convoyait cette nuit-là un chargement d'or, de montres et de diamants.

Buslik, New-Yorkais de naissance, a grandi à Saint-Josse où ses parents tenaient un stock américain rue Verbist. En fils attentionné, il interrompit ses études à l'ULB après la thrombose qui handicapa son père, pour aider ses parents jusqu'à la fermeture du stock américain, en 1981.

Des éléments du mécanisme saisi après l'attentat manqué du 11 octobre 1981 provenaient d'un magasin Tandy dont le gérant indiqua les avoir vendus à l'exploitant du stock américain de la rue Verbist. Ce qui permit au gendarme Bouhouche, qui enquêtait, d'identifier son vieil ami Buslik. Un certain Jean, que je ne connaissais que par son prénom, m'avait demandé une idée pour utiliser la CB pour l'ouverture d'une porte de garage. Je lui avais fait un montage , explique l'Américain. Un récepteur Daiwa de NCR Electronics provenait de Braine-l'Alleud où il avait été facturé à un certain Jean De Knop. Il n'avait pas de voiture et m'avait demandé de l'y conduire à moto. J'ai toujours aidé les gens , explique Buslik. Les 24 piles alcalines vendues dans un autre Tandy? A Buslik, selon le gérant. Buslik réagit. Je ne les ai pas achetées. Il a dit cela des mois plus tard, sous je ne sais quelle pression.

Détenu et voulant collaborer à l'enquête, Buslik fit des esquisses de ce «Jean»: ça ressemblait à Bouhouche. Buslik se demande s'il n'a pas été manipulé, si la commande n'avait pas été demandée à Jean par Bouhouche.

On saisit aussi chez lui la formule de l'explosif, sortie d'un syllabus d'un ami agent à la Sûreté de l'Etat, qui la lui avait cédée sur son insistance. J'étais curieux de tout, répond Buslik.

Quant au vol d'or à Zaventem, il rapporta gros. Buslik affirme: Je n'ai participé à rien. J'étais alors en Allemagne, engagé dans l'armée américaine. Et la montre vue au poignet de son amie, semblable à une Cartier volée à Zaventem? J'avais acheté des répliques de Cartier à Bouhouche. J'en avais offerte une à Graziella.

La maison achetée et payée comptant en 1985 à Stratford? J'avais de l'argent de côté. Le bateau Chiby acheté pour 3 millions à Nieuport en 1987? Avec le produit de la revente de la maison de Stratford. Ses pièces d'or? Mes parents me les avaient données, en cas de besoin , répond poliment cet Américain un peu trop tranquille..

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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Ven 29 Jan 2010 - 17:35

michel a écrit:


Ce qui permit au gendarme Bouhouche, qui enquêtait, d'identifier son vieil ami Buslik.
C'est assez extraordinaire, c'est vraiment Bouhouche qui a mené l'enquête ?
Citation :
Les 24 piles alcalines vendues dans un
autre Tandy? A Buslik, selon le gérant. Buslik réagit. Je ne les ai pas
achetées. Il a dit cela des mois plus tard, sous je ne sais quelle
pression.
Comme tout le reste ça respire la franchise la plus totale.
[quote]
Citation :
Détenu et voulant collaborer à l'enquête, Buslik fit des
esquisses de ce «Jean»: ça ressemblait à Bouhouche. Buslik se demande
s'il n'a pas été manipulé, si la commande n'avait pas été demandée à
Jean par Bouhouche.
Règlement de comptes ?
Citation :
On saisit aussi chez lui la formule de l'explosif, sortie d'un
syllabus d'un ami agent à la Sûreté de l'Etat, qui la lui avait cédée
sur son insistance. J'étais curieux de tout, répond Buslik.
C'est la partie la plus intéressante, il se documentait sur les explosifs et il avait un ami à la sureté de l'état; mais QUI ?
Citation :
Et la montre vue au poignet de son amie, semblable à une
Cartier volée à Zaventem? J'avais acheté des répliques de Cartier à
Bouhouche. J'en avais offerte une à Graziella.
Monsieur B.R. avait aussi acheté un exemplaire à Bouhouche ?
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Ven 29 Jan 2010 - 20:40

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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Dim 31 Jan 2010 - 13:14

breves faits divers

HAQUIN,RENE; BELGA
Jeudi 11 octobre 2001
ASSISES

Salle vide

au procès Buslik

Au troisième jour du procès de l'Américain Jean-François Buslik, qui répond, vingt ans après, d'un attentat à la bombe manqué (il abîma juste le coffre d'une voiture de la gendarmerie sans faire aucun blessé), ainsi que de l'affaire Zwarts (du nom de l'agent de la Sabena qui a disparu depuis le vol d'or à l'aéroport en octobre 1982), la cour d'assises de Bruxelles-Capitale a siégé mercredi devant une salle vide. On semble plus que jamais piocher dans un tome d'archéologie judiciaire. Entendus hier, les juges d'instruction qui à l'époque se sont succédé à la direction de ces deux enquêtes en ont oublié les détails, mais ont donné quelques clés qui en expliquent les échecs. Exemples. Pourquoi avoir confié l'enquête sur l'attentat d'octobre 1981 dirigé contre la gendarmerie à la gendarmerie? Réponse de Guido Bellemans, le juge qu'on surnommait à l'époque «le sherif»: Je ne voulais pas envenimer la guerre des polices en confiant à la PJ une enquête sur la gendarmerie. Dans ce dossier, Buslik fut arrêté en octobre 1981 et libéré en 1982. Pourquoi l'avoir réinculpé en novembre 1986? Je ne m'en souviens pas, répond l'ancien «shérif»... (R. Hq.)

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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mer 3 Fév 2010 - 10:19

Justice Procès Buslik: quand le délai raisonnable est dépassé... La mémoire en froid avec le dossier

HAQUIN,RENE
Vendredi 12 octobre 2001
Justice Procès Buslik: quand le délai raisonnable est dépassé... La mémoire en froid avec le dossier

Un PV donne d'un témoignage de 1982 une version différente de celle des enquêteurs qui l'ont acté à l'époque. Le témoin est mort. Et l'enquête menée dans les unités de gendarmerie n'est pas au dossier.

RENÉ HAQUIN

Tant l'épouse américaine entendue mercredi matin, qu'un ami pilote venu tout exprès de Suède pour témoigner au procès, brossent de Jean-François Buslik le portrait d'un homme quasi parfait: exigeant, instructeur respecté par ses élèves pilotes à l'école d'aviation en Floride, réservé mais donnant confiance, serviable, bon père. Un défaut? Il aime trop le sucre, dit son épouse qui en était tombée amoureuse à l'école d'aviation de Floride. Elle ajoute qu'avant leur mariage, il l'avait informée des charges qui pesaient sur lui en Belgique.

Au lendemain de l'attentat manqué sur la Peugeot de la BSR de Bruxelles en octobre 1981, Buslik reconnut avoir acheté les éléments du montage de la radio-commande retrouvée, pour un client qui demandait un système d'ouverture à distance de porte de garage. A l'époque, personne ne vérifiait si le coffre était ou non verrouillé. Il est établi que la bombe a été placée le 9 octobre, mais les 24 piles ont été achetées le 10. Par Buslik, dit le vendeur. Ce que Buslik nie.

Qui était visé? L'adjudant Goffinon se désignait. Un autre sous-officier disait que Goffinon pouvait bien être l'auteur. On n'en sait rien , dit le commissaire Binz qui évoque le climat de méfiance et de délation qui règnait à la BSR. Quel serait le mobile de Buslik? Il ne connaissait qu'un gendarme: son ami Bouhouche.

Comment le nom de Buslik atterira-t-il dans le dossier Zwarts, du nom de l'agent de la Sabena disparu avec le chargement d'or et le courrier diplomatique qu'il convoyait le 25 octobre 1982 entre les pistes et Brucargo?

Les enquêteurs de la première heure, des gendarmes de Zaventem, ont appris par des employés de l'aéroport qu'une Taunus blanche à bande orange et gyrophare sur le toit, avec à bord trois ou quatre gendarmes, se trouvait dans le tunnel par lequel devait passer Zwarts.

Un gyrophare? Dans le PV d'audition du témoin Torry, on dit que non, observe Me Chomé, avocat de Buslik. Moi je me souviens qu'il parlait aussi d'un gyrophare, réplique le chef Koekelenberg. On ne saura pas: Henry Torry est décédé récemment.

«Un trou dans le toit

et des traces de décollement d'une bande autocollante»

Les premiers suspects furent la gendarmerie et Françis Zwarts lui-même. Mais rapidement l'enquête désigna Zwarts comme victime et établit qu'aucune Taunus encore utilisée dans cinq brigades de gendarmerie n'était en service à Zaventem cete nuit-là. M e Chomé réagit: Nous n'avons aucun PV sur ce volet d'enquête dans le dossier. Les gendarmes affirment pourtant en avoir fait.

Une piste mena aussi vers Van Reeth, un truand impliqué dans un vol d'or près de Malines, commis avec une pseudo voiture de gendarmerie. Mais Van Reeth est mort en prison.

En 1984, on retrouve une Taunus volée à Woluwé, près de planques de Beijer et Bouhouche. Avec un trou dans le toit et des traces de décollement d'une bande autocollante, précise l'enquêteur. Il n'en est pas question dans le dossier, réagit à nouveau M e Chomé. Voilà bien tout le problème du délai raisonnable et de la qualité de la preuve...

Le nom de Buslik n'apparut dans le dossier Zwarts qu'en 1986, avec la découverte d'un 4X4 Mercedes utilisé par Bouhouche (arrêté dans l'affaire Mendez), et copié sur le 4X4 d'Abelag (où Buslik avait passé sa licence de pilote), puis en mars 1988, quand l'ex-épouse de Bouhouche rapporta au commissaire Doraene des confidences de son mari sur sa participation avec Buslik à l'affaire Zwarts, et sur les montres Cartier. Des amies de Buslik ont alors parlé des montres. Pour le réveillon 1984, Graziella reçut un modèle «baignoire», pareil à une Cartier volée à Zaventem. Une copie, dit Buslik. L'original n'a pas été retrouvé. Seulement quelques photos du réveillon et du bijou au poignet de Graziella.

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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Mer 3 Fév 2010 - 20:59

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Dernière édition par K le Sam 16 Aoû 2014 - 14:00, édité 1 fois
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Kranz



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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 4 Fév 2010 - 13:10

K a écrit:
rien sur la liquidation de BENELUX aviation basé en SUISsE

Aucun lien possible avec la carte "PARCAGE" ?
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MessageSujet: Re: Buslik Jean-François   Jeu 4 Fév 2010 - 15:08

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Dernière édition par K le Mer 20 Aoû 2014 - 11:33, édité 1 fois
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