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 Aginter Press

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dim



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MessageSujet: Aginter Press   Lun 30 Aoû 2010 - 21:36

La corrispondenza di AginterPresse con il Belgio attesta, inoltre, una stretta collaborazione, specie per lo scam bio di materiale e informazioni sulla sinistra belga e l'opposizione spagnola e portoghese riparata in Belgio, con un certo Jean Dagonier. Questi, ex partigiano e membro dello SRA (Service de renseignements de la resistance), pretende di essersi infiltrato nell'agenzia di estrema destra, al fine di raccogliere informazioni sulla sua attività, per conto della Union internationale de la resistance et de la deportation (uird), e su ordine del suo preSIDente, Hu bert Halin.
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dim



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 30 Aoû 2010 - 21:51

Aginter Press > le plan Kerillis > Katanga

Alla fine del 1966, l'agenzia riesce a ottenere il suo primo importante contratto: il piano Kerillis che, messo a punto da ambienti finanziari belgi con la complicità dei servizi segreti portoghesi e la benedizione di quelli francesi, dovrà riportare al potere nell'ex Congo belga Moise Ciombe.

Guérin Sérac s'incarica di riunire un esercito di mercenari che, al momento opportuno, con i gendarmi katanghesi fedeli a Ciombe e l'esercito bianco del colono belga Jean Schramme, dovrà rovesciare il governo di Mobutu. «Sono stato reclutato per questa operazione a Bruxelles, dove vivevo, dal capitano Souetre, che avevo conosciuto all'epoca dell'OAS» racconta Jacques Depret, un curioso personaggio, ex agente dei servizi speciali francesi passa to durante la guerra d'Algeria all'OAS.[...] In qualche mese raccoglie a Lisbona una cinquantina di uomìini, per la maggior parte belgi e francesi, ex dell'OAS o del Katanga.[...]L'avventura katanghese di Aginter si è limitata a un volo di ricognizione effettuato dal capitano Souetre e dai mercenari Leon Liber e Roger Braco su Elisabethville e a qualche «missione confidenziale» compiuta per conto di Pierre Joly, «rappresentante all'estero» del colonnello Jean Schramme.


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michel
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MessageSujet: Re: Aginter Press   Jeu 9 Juin 2011 - 9:58

Aginter Press

Aginter Press était une agence de presse fondée à Lisbonne en septembre 1966. Elle possédait des antennes dans le monde entier. Aussi appelée « Centrale Ordre et Tradition », elle prit part à la « stratégie de la tension » en Italie, débordant ainsi les frontières du Portugal de Salazar1. S'il existait bien une activité d'agence de presse (collection d'information et diffusion de celles-ci aux abonnés d'une lettre d'information confidentielle, payante), il s'agissait d'une officine sous-traitant des opérations de renseignement, d'entraînement militaire et de mercenariat dans le monde entier pour des régimes autoritaires de droite (Salazar, Franco, colonels grecs, etc…). Ses agents étaient opéraient sous des couvertures de journalistes ou de photographes leur permettant de se déplacer et d'enquêter2. Ces agents étaient pour la plupart d'anciens parachutistes ou légionnaires français, vétérans de la seconde guerre mondiale et des guerres d'Indochine et d'Algérie. Le financement provenait de valises de devises, remises à Lisbonne en mains propres. Certains auteurs l'on considéraient comme un équivalent aux réseaux stay behind de l'OTAN (réseau destiné à agir derrière les lignes du Pacte de Varsovie en cas d'invasion de l'Europe de l'Ouest par ses troupes)
Un document d'Aginter Press, titré Notre Activité Politique, est découvert fin 1974 et décrit son implication dans la stratégie de la tension : « Notre croyance est que la première phase de l'activité politique devrait être de créer les conditions favorisant l'instauration du chaos dans toutes les structures du régime (…) le premier mouvement que nous devrions faire serait de détruire les structures de l'état démocratique sous couverture d'activités communistes et pro-chinoises (…) En outre, nous avons des personnes qui ont infiltré ces groupes d'extrême gauche »3. Aginter Press théorisait ainsi les actions dites « false flags ».
Selon un rapport du Sénat italien sur Gladio, la CIA a soutenu Aginter Press au Portugal. Aginter Press était « en réalité, selon les derniers documents obtenus (…), un centre d'information directement lié à la CIA et au service secret portugais, spécialisé dans les opérations de provocation »4. Jean-Yves Camus précise pour sa part qu'Aginter Press était une « centrale contre-révolutionnaire qui effectuait pour le compte de plusieurs États occidentaux les sales besognes qu'ils ne pouvaient (ou ne voulaient) pas assumer. Y compris le travail d'infiltration, voire de manipulation de certains groupuscules gauchistes […] »5.
Sommaire [masquer]
1 Membres
2 Actions
2.1 Attentat de la Piazza Fontana
3 La fin
4 Notes et références
5 Voir aussi
5.1 Bibliographie
Membres

Le groupe était dirigé par Yves Guérin-Sérac, un militant catholique anti-communiste, ex-officier de l'armée française qui avait pris part dans la guerre d'Indochine (1945-54), dans la guerre de Corée (1950-53) et dans la guerre d'Algérie (1954-62). Le terroriste néo-fasciste italien Stefano Delle Chiaie était aussi un membre fondateur d'Aginter Press 6. Engagé en juin 1962 par Franco, Yves Guérin-Sérac opta ensuite pour le Portugal de Salazar, selon lui le dernier bastion contre le communisme et l'athéisme 7.
Vers 1966, l'écrivain Jean Brune devient rédacteur en chef de l'agence pour 3 ans environ.
Actions

Aginter Press a été engagé aussi bien contre les mouvements de libération nationale de l'Empire colonial portugais - en particulier entrainement de mouvements anti-guérilla en Guinée-Bissau, à partir de la Casamance Sénégalaise - qu'en Italie.
Une opération de déstabilisation au Congo Brazzaville, a avorté suite à des informations fournies au gouvernement du pays par les services français de Jacques Foccart, qui pourchassent les anti-gaulistes de l'Aginter Press. Plusieurs membres sont capturés et manquent d'être exécutés, ils sont finalement relachés après intervention extérieure.
On soupçonne ainsi Aginter Press d'avoir assassiné, entre autres, Humberto Delgado, leader de l'opposition portugaise, le célèbre leader anticolonialiste Amilcar Cabral et Eduardo Mondlane, leader indépendantiste du FRELIMO marxiste au Mozambique, tué en 1969 8.
Attentat de la Piazza Fontana[modifier]
Le juge italien Guido Salvini, en charge de l'enquête sur l'attentat de la piazza Fontana de décembre 1969, expliqua aux sénateurs italiens que les recherches montraient que « Guido Giannettini [un des responsables néo-fascistes suspecté de l'attentat] avait des liens avec Guérin-Sérac au Portugal depuis 1964. Les recherches ont montré que des instructeurs d'Aginter Press (…) sont venus à Rome entre 1967 et 1968 et ont instruit les membres activistes d' Avanguardia Nazionale dans l'utilisation d'explosifs ».
Le juge Salvini concluait que Aginter Press, « vitrine de la CIA » (Ganser, 2005), avait joué un « rôle décisif dans les opérations de guerre secrète [secret warfare operations] en Europe de l'Ouest et avait commencé les grands massacres afin de discréditer les communistes in Italie »9.
La fin

Lors de la Révolution des Œillets en avril 1974, Yves Guérin-Sérac, Joao Da Silva et leurs associés quittèrent Lisbonne en catastrophe pour Albufereta, siège de l'organisation Espagnole Paladin group, près d'Alicante. Avec des faux-passeports français, ils s'envolèrent pour Caracas, avec « la bénédiction des réseaux Foccart »10. Les archives de l'organisation furent saisies et « les ambassades de France et des États-Unis au Portugal [exercèrent] « des pressions discrètes mais fermes pour que le contenu des documents ne soit pas publié », en raison des liens existants entre ce groupe d'extrême droite et les services de renseignements des deux pays »

Source : wikipédia

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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alain



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Jeu 9 Juin 2011 - 10:20

POUR savoir + :creuser .....OPERATION PROMETHEE ,ORDRE et TRADITION et la Cite CATHOLIQUE (Office international des oeuvres de formation civique et d action culturelle selon le droit national chrétien )jean OUSSET ....et cela bien implanté en Belgique
Passage de GUERIN -Serac en Mars 69 et creation du C R E C !en Belgique
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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 28 Aoû 2011 - 9:06

Un autre membre d' Aginter Press :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/15/le-monde-magazine-jean-pierre-stirbois-l-apparatchik_1549049_823448.html

Les numéros deux du Front national (2/4) : Jean-Pierre Stirbois, l’apparatchik

LE MONDE MAGAZINE | 15.07.11 | 17h36 • Mis à jour le 01.08.11 | 19h46

(...)

La liste qui a remporté la victoire compte des chiraquiens, des centristes et des frontistes, dont le numéro deux du Front national, Jean-Pierre Stirbois.

Une semaine auparavant, ce dernier avait bousculé l’échiquier politique avec le "coup de tonnerre de Dreux" : sa liste obtenait près de 17 % des voix au premier tour et il allait réussir l’exploit – obliger les droites à fusionner avec le FN. L’homme de cette victoire historique qui fait connaître le Front national aux Français est l’inverse de Jean-Marie Le Pen. L’un est austère, l’autre brillant, l’un est un tribun, l’autre un apparatchik.

Jean-Pierre Stirbois est un fils d’ouvrier né en 1945. Adolescent, il est proche de l’OAS-Métro-Jeunes. En 1965, il participe à la campagne présidentielle du candidat d’extrême droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, dont Jean-Marie Le Pen est l’animateur. Stirbois y rencontre à cette occasion une militante prénommée Marie-France, qui va partager sa vie affective et politique.

La déroute électorale qui suivra va provoquer une lutte fratricide entre Tixier et Le Pen. Stirbois choisit le premier puis s’en va participer au lancement du Mouvement jeune révolution. "Solidariste", ce groupe réunit des anciens de l’OAS-Métro-Jeunes, leur idole est le capitaine Pierre Sergent. Au retour de son service militaire en 1969, Stirbois prend en charge le secrétariat national. "C’est là que vont se former le style et les méthodes d’organisation du futur numéro deux du FN", estime l’historien Jonathan Preda.

Stirbois veut construire une élite révolutionnaire apte à l’action clandestine. Il est lié avec Aginter Press, une officine portugaise de contre-subversion très impliquée dans les actions terroristes qui frappent l’Italie. La découverte dans sa cave d’armes et de matériel destiné à la production d’explosifs lui vaut d’ailleurs un an de prison avec sursis en 1971. L’organisation vit alors des crises successives. En 1975, Stirbois renomme son noyau de fidèles l’Union solidariste et fonde une imprimerie. Dix ans plus tard, elle tournera à 90 % pour le FN.

( ... )

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 8:37


@Alain: pourrais-tu nous en dire un peu plus ?


Par ailleurs, un ouvrage très intéressant :

http://www.scribd.com/doc/22601699/Government-of-the-Shadows

(...)

In 1966, the international fascist intelligence network Aginter Press was established to implement the Strategy of Tension, with support from the Portuguese security service PIDE and the CIA. This network included a unit specialising in the infiltration of anarchist and pro-Chinese groups and its ‘correspondents’ would use such organisations as a cover for carrying out bombings and other violent attacks.

Aginter Press also included a strategic centre for subversion and intoxication operations, along with an executive action organisation that carried out assassinations 33 (most likely the same ‘pool of assassins’ that William Harvey, CIA Station Chief in Italy, had recruited in Europe for the CIA’s ‘Executive Action Capability’). 34 All of these divisions of Aginter Press were under the leadership of French OAS officer and former US liaison officer Captain Yves Guillou (alias Yves Guerin Serac), in collaboration with Robert Leroy, a former French SS officer, and Otto Skorzeny, a senior German SS officer.

Their network brought together Nazi and fascist activists from intelligence services and security services all over Europe (West Germany, France, Italy, Spain, Portugal and Greece) and Latin America, South Africa and the US. Italian ‘correspondents’ for Aginter Press included the co-founder Stefano delle Chiaie (leader of Avanguardia Nazionale), Pino Rauti and Guidi Giannettini, who collaborated with French OAS leader Pierre Lagaillarde 35 (also involved in the assassination attempt on the French President, Charles de Gaulle). 36 Some of these, such as delle Chiaie and Rauti, were also linked to the US-dominated World Anti-Communist League (WACL). Braschi was later Italian representative of WACL. 37 (...)


Notes p.70 du livre :

33. Ibid., pp. 125–88; Tribunali Civile e Penale di Milano (1995–2001).

34. ‘Sometime in early 1961 [Allan Dulles’s Deputy Director for Plans, Richard] Bissell instructed [William] Harvey, who was then Chief of the CIA foreign intelligence staff (and soon afterwards CIA station chief in Rome), to establish an “Executive Action Capability”, which would include research into a capability to assassinate foreign leaders.’ The Senate Intelligence Committee stated that an agent, QJ/WIN [probably an OAS activist], was recruited in Europe and put under Harvey’s supervision to hire killers and to identify individuals with criminal and underworld connections in order to create ‘an available pool of assassins’. See Senate Intelligence Committee Report on Foreign Assassinations, Alleged Assassination Plots Involving Foreign Leaders: An Interim Report of the Select Committee to Study Governmental Operations with respect to Intelligence Activities (New York: Norton, 1976), pp. 181–2.

35. Bale, ‘The “Black” International’. See also Tribunale Civile e Penale di Milano (1995–2001); and Ganser, NATO’s Secret Armies.

36. E.H. Cookridge, Gehlen: Spy of the Century (London: Corgi, 1972).

37. Scott Anderson and Jon Lee Anderson, Inside the League (New York: Dodd, Mead, 1986).

_ _ _


Voir :

http://en.wikipedia.org/wiki/Church_Committee

C. Institutionalizing Assassination: The “Executive Action” CapaBility (181)

1. Introduction (181)
2. The Question of White House Initiation, Authorization, or Knowledge of the Executive Action Project (182)
3. The Question of Authorization or Knowledge of the Executive Action Project by the DCI (187)
4. The Question of Whether Project ZR/RIFLE Was Connected to Any Actual Assassination Plots (187)

(a) Conversation Between Bissell and Bundy (188)
(b) Bissell’s Instruction to Harvey to Take Over Responsibility for Underworld Contact: November 1961 (188)
(c) Use of QJ/WIN in Africa (189)


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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 8:49


Complément sur QJ/WIN :

http://educationforum.ipbhost.com/index.php?showtopic=10942

Voir :

The Strength of the Wolf - Douglas Valentine......from Chapter 15. The Magic Button

(...)

Division D was cloistered in the most secluded chamber of the CIA’s enchanted mansion, and most of Harvey’s minions remain unknown. The little that is known about them is contained in Harvey’s handwritten notes, outlining his search in the fall of 1960 for a principal agent, codenamed QJ/WIN, whose task was to recruit underworld assassins and burglars. In his notes, Harvey displays an intimate knowledge of the underworld’s drug smuggling milieu, and in considering candidates for the QJ/WIN position, he suggested using “former resistance personnel” from OSS day’s. “Corsican’s were recommended,“ Harvey wrote, “as Sicilians could lead to the Mafia.” 10

So we have it from the horse’s mouth that the CIA hired Corsican drug smugglers as assassins, in order to protect certain Mafiosi in its employ. If only we knew who they were.

Harvey considered nine candidates for the QJ/WIN position, though in the documents the CIA released to the public it deleted the names of eight, as well as the name of the CIA station chief who recommended them. The anonymous station chief said very little about each candidate.

Candidate One thought the matter was being handled by the FBN! Two was fully informed and had identified a possible assassin. Four was an American in Rome, experienced with criminals , and may have been Jack Cusack, Hank Manfredi, or Paul Knight. Five was in Milan, which “offered good possibilities.” Six was an multilingual bar owner in Florence, acquainted with Belgium’s criminal milieu, and thus suitable for work in the Congo, where the CIA was planning on assassinating Premiere Patrice Lumumba. Seven had introduced Jack Cusack to two expert safecrackers on 19 July 1960 in Barcelona. Eight was a Russian living in Antwerp, and was reachable through the Army CID in Frankfurt. Nine was a Frenchman involved in the commercial film industry.
And three was Charles Siragusa. The station chief who proposed the list to Harvey described Siragusa as a “source on Corsicans and Sicilians,” and suggested that Harvey “query him whether District 2 [New York] has any West Indian colored contacts usable for our purposes.” 11

(...)

10 “Notes in Draft re: ZR/RIFLE Project,” provided by the National Archives ARRB as part of CIA Historical Review Program, (hereafter known as Harvey’s Notes), 10.

11 Dispatch from Chief of Station (deleted) to William Harvey, 11 October, 1960

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 15:20


@Alain


Guerin-Serrac / Florimand Damman ...

Damman had already started the groundwork for a new group, CREC, to be run by Damman and a new ally, Yves Guérin-Sérac, leader of the revolutionary fascist group, Aginter Press, founded in Lisbon in September 1966.

It is possible that Guérin-Sérac saw the new group CREC as an opportunity to provide Aginter Press’s international fascist contact network, Ordre et Tradition, with links to top conservative politicians, a bridge between the revolutionary fascist underground and ‘respectable’ public figures, whilst at the same time pursuing the strategy of tension that Aginter Press had developed. After an initial contact in late 1968, Guérin-Sérac came to Brussels in January 1969 as Damman’s guest to develop contacts amongst the elite conservative circles Damman frequented.

Damman started by inviting Guérin-Sérac to the AESP’s XIIth Grand Charlemagne Dinner on 27th January, 1969, just four months before the Milan bomb blast that launched the Italian strategy of tension. Amongst the illustrious guests were Habsburg and Belgian Prime Minister Gaston Eyskens; one of Guérin-Sérac’s dinner companions at table G was the Belgian neo-fascist Emile Lecerf, later to become notorious in connection with rumours of a planned coup in 1973 and a strategy of tension in Belgium in the 1980s.


(In April 1970 … Damman and Vankerkhoven would organize a Cercle des Nations reception in honour of the Greek colonels”)


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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 15:38


A noter que l'article de Wikipedia sur Yves Guérin-Sérac semble assez complet :

http://en.wikipedia.org/wiki/Yves_Gu%C3%A9rin-S%C3%A9rac

Toujours en lien avec ce que "Alain" a écrit plus haut, il est question de Jean Ousset dans :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ousset

Je ne connais pas l'implantation en Belgique de Jean Ousset, ni l'opération Prométhée ...

Si vous avez des informations ...

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alain



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 17:15

PROMETHEE: (voir les commentaires de l UGS .... union des groupes socialistes .)
Les ultras suite a l'indépendance du Congo ont l idée d utiliser les mercenaires pour 1 coup d etat en Belgique (avec l aide d 1 partie de l OTAN )
,Au fait ,il aura lieu en Grece ,....puis a nouveau des tentatives vers 1975/1978 en Belgique .
les ultras belges ont tjs effectue avec les hommes de main de l OAS ,de Aginter -presse des ops de déstabilisation .afin de revenir a 1grande Europe anticomunistes .
beaucoup de bonnes infos a trouver ds Escadrons de la mort ,l'école française de marie -monique robin .
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 18:56



"Les Escadrons de la mort, l’école française" est un livre de Marie-Monique Robin, dont elle a aussi fait un film documentaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Escadrons_de_la_mort,_l%27%C3%A9cole_fran%C3%A7aise

et

http://www.youtube.com/watch?v=g_KLc92Nub0

(...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 19:25



Il faut aussi regarder

http://www.8bitmode.com/rogerdog/lobster/lobster26.pdf

(...) Vankerkhoven worked with Damman's Europe-Grece group to organise a Cercle
des Nations reception in honour of the Greek colonels in April 1970, and
Vankerkhoven and Damman jointly organised the 1970 Congress of the Anti-
Bolshevik Block of Nations in Brussels.

Vankerkhoven would be a central figure in Belgian parapolitics in the 1980s

At the time Damman and Violet met, Damman was already planning a new
group, CREC, together with Yves Guérin-Serac, leader of the fascist terror group
AginterPress, founded in September 1966.

The propaganda put out by Aginter Press had already been distributed for several
years by LIL's newspaper, Damocles, but Gubrin-Serac's purpose in visiting Brussels
in January 1969 was to make morecontacts.

His guide was Damman, and Damman started by inviting Guérin-Serac to the
AES's 12th "Charlemagne Dinner" on 27 January 1969. Amongst the illustrious
guests were Archduke Otto and Belgian Prime Minister, Gaston Eyskens; Guérin-
Serac's dinner companions at table G included the Princeand Princessof Merode
and Emile Lecerf, later implicated in rumours of a planned coup in 1973 and a
strategy of tension in the 1980s.

(...)

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Henry



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Dim 18 Mar 2012 - 22:46

HERVE a écrit:


"Les Escadrons de la mort, l’école française" est un livre de Marie-Monique Robin, dont elle a aussi fait un film documentaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Escadrons_de_la_mort,_l%27%C3%A9cole_fran%C3%A7aise

et

http://www.youtube.com/watch?v=g_KLc92Nub0

(...)

Superbe lien.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 10:29


Une autre lecture à ce sujet :

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Condor#The_.22French_connection.22

Extraits :

(...) Reporter Marie-Monique Robin said to L'Humanité newspaper: "The French have systematized a military technique in the urban environment which would be copied and passed to Latin American dictatorships.".[9] The methods employed during the 1957 Battle of Algiers were systematized and exported to the War School in Buenos Aires.[61] Roger Trinquier's famous book on counter-insurgency had a very strong influence in South America. Robin said that she was shocked to learn that the French intelligence agency Direction de surveillance du territoire (DST) communicated to the DINA the names of refugees who returned to Chile (Operation Retorno), all of whom were killed. "Of course, this puts the French government in the dock, and Giscard d'Estaing, then President of the Republic. I was very shocked by the duplicity of the French diplomatic position which, at the same time received political refugees with open arms, and collaborated with the dictatorships."[9]

Marie-Monique Robin also showed ties between the French far right and Argentina since the 1930s, in particular through the Roman Catholic fundamentalist organization Cité catholique created by Jean Ousset, a former secretary of Charles Maurras (founder of the royalist Action Française movement). La Cité published a review, Le Verbe, which influenced military officers during the Algerian War, notably by justifying their use of torture.

(...)

The Society of Pius-X has four monasteries in Argentina, the largest in La Reja. There, a French priest declared to Marie-Monique Robin: "to save the soul of a Communist priest, one must kill him."

_ _ _


Roger Trinquier apparaît déjà dans les discussions relatives au Katanga et à Guy Weber ...

http://en.wikipedia.org/wiki/Roger_Trinquier

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 12:34


Au sujet du Chili :

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/85925119/Raids-n%C2%B033-fevrier-1989

Il s'agit d'extraits de la revue militariste "Raids"(N°33, février 89). L'un des articles fait l'éloge du général Pinochet et de la junte chilienne : "Depuis 15 ans, le Chili, fort de l'aide apportée par les États-Unis, et du bon fonctionnement de ses activités économiques, est le principal pays actif dans la résistance à la main-mise marxiste sur l'Amérique du Sud".

Le coup d'état militaire de 1973 est résumé comme suit: " Le 11 septembre 1973, l'armée chilienne ramène l'ordre".

_ _

Selon A., cette revue fut " crypto-fasciste " pendant les premières années de sa publication (de 1986 jusqu'au milieu des années 90). Elle continue de paraître aujourd'hui , mais a modéré ses positions.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 12:48



Par ailleurs :

http://www.defendre-ses-droits.com/news/index.php?id_news=303

(...) j'étais rue Ste Dominique à Paris avec un vieil ami , ancien béret rouge, ancien et sans doute toujours agent de la CIA , vétéran du Mozambique, du Katanga et d'ailleurs avec Trinquier, Faulques , Guerin Serac tous anciens du 11éme choc, il rentrait d'Amérique Centrale (...)

http://fr.wikipedia.org/wiki/11e_r%C3%A9giment_parachutiste_de_choc

Le 11e Choc est une unité parachutiste d'élite de l'armée de terre française ayant connu plusieurs appellations au cours de son histoire. C'était autrefois le bras armé du SDECE (service de documentation extérieure et de contre-espionnage), rôle repris par le service action de ce même organisme, devenu division action. Cette unité a joué un rôle capital mais particulièrement méconnu dans l'ascension au pouvoir du général De Gaulle en 1958.

( Note : Luc Beyer est manifestement un "fan" du général De Gaulle ... curieux mélange )

D'après le colonel Jean Sassi, le 11e Choc a inspiré la création des Bérets verts[1]. En effet, en septembre 1947, impressionné par les performances du 11e Choc lors d'un exercice en Autriche, le colonel américain Aaron Bank demanda à son retour aux États-Unis la création d'une unité similaire qu'il obtint avec la création de la Psychologic Warfare Center (Centre de guerre psychologique) de Fort Bragg, l'école des Bérets verts.

1.↑ Colonel Jean Sassi, en collaboration avec Jean-Louis Tremblais, Opérations spéciales : 20 ans de guerres secrètes, Editions Nimrod, 2009, (ISBN 978-2-915243-17-Cool, p. 169-170.






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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 13:24



La copie est de mauvaise qualité mais vous pourriez être intéressé par ce qui est dit de Aginter Press dans

L' Orchestre noir

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/85928662/L-Orchestre-Noir-extraits

Tout est intéressant mais voici déjà un extrait (page 140) :

Guérin-Sérac se charge de recruter une armée de mercenaires qui, le moment venu, avec les gendarmes katangais fidèles à Tschombé et l'armée blanche du colon belge Jean Schramme, doit renverser le gouvernement de Mobutu.

Voir aussi (page 101) :

(...) Cet honneur échoit donc à Jean Thiriart, membre des A.G.R.A. (Amis du Grand Reich allemand), dont le slogan est clair : "Le plastic sera le porte-voix de l'anticommunisme dans le seconde moitié du XX° siècle".

(...) Jean Thiriart regroupe les nostalgiques de la colonisation dans un "Comité d'action et de défense des Belges d'Afrique", puis dans une puissante organisation d'extrême-droite, le "Mouvement d'action civique".

Fort de ce succès, Jean Thiriart crée en 1961 le mouvement "Jeune Europe", qui va bientôt rassembler sous sa direction un grand nombre d'organisations d'extrême-droite en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique latine.

L'originalité du mouvement tient précisément à ce qu'il s'est constitué en grande partie sur le thème du soutien à L'O.A.S.

(...)

Les fonds les plus importants proviennent de l'Union minière du Haut-Katanga qui financera également les "affreux" du Katanga (les troupes mercenaires de Maurice Tschombé). L'O.A.S. profitera largement elle aussi de ces fonds. Selon plusieurs ouvrages publiés en Italie, les financements les plus importants passaient par la banque de Paris et des Pays-Bas et provenaient en majorité de l'Union minière du Haut-Katanga et de la société financière allemande MISEREOR, considérée par ailleurs comme l'un des principaux bailleurs de fonds des activités anti-communistes en Europe. (...)



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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 14:34



Très intéressant aussi :

http://www.dailymotion.com/video/xk47st_l-orchestre-noir-p2-mafia-et-terrorisme-d-etat-1-3_news#

http://www.dailymotion.com/video/xk4puk_l-orchestre-noir-p2-mafia-et-terrorisme-d-etat-2-3_news#

http://www.dailymotion.com/video/xk4rma_l-orchestre-noir-p2-mafia-et-terrorisme-d-etat-3-3_news#


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dim



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 15:24

alain a écrit:
PROMETHEE: (voir les commentaires de l UGS .... union des groupes socialistes .)
Les ultras suite a l'indépendance du Congo ont l idée d utiliser les mercenaires pour 1 coup d etat en Belgique (avec l aide d 1 partie de l OTAN )
,Au fait ,il aura lieu en Grece ,....puis a nouveau des tentatives vers 1975/1978 en Belgique .
les ultras belges ont tjs effectue avec les hommes de main de l OAS ,de Aginter -presse des ops de déstabilisation .afin de revenir a 1grande Europe anticomunistes .
beaucoup de bonnes infos a trouver ds Escadrons de la mort ,l'école française de marie -monique robin .
.

opération promethee: en quelle année?? avant le coup raté de 1973 donc? puis encore un essai en 1973? et en 75-78? et en 85? ça fait beaucoup de plans ratés...
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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 17:03


Lors du débat télévisé sur Gladio, André Moyen affirme que le général Roman préparait un coup d'Etat.

Ce général se vantait d'avoir avec lui l'état-major des paras. Selon André Moyen, il ne devait y avoir que très peu de personnes à le suivre (ceux qui lui devaient leur avancement ?).

Comme il était très malade, "on a eu pitié de lui" mais il y avait assez d'éléments pour le démettre.

Quelle était la réalité derrière tout cela ?

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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 17:10


Quelques éléments au sujet de Jean Schramme ... qui a aussi été actif en Amérique latine !

En Bolivie, était-ce à la même époque que Stefano Delle Chiaie et/ou Elio Ciolini ? Le lien serait intéressant.


Le Monde

Vendredi 23 décembre 1988, p. 6

Brésil Décès du " mercenaire " Jean Schramme

" Mort de Jean Schramme, desperado du colonialisme " titre la Libre Belgique pour annoncer la mort d'un des plus célèbres " mercenaires ", il y a quelques jours au Brésil, à l'âge de cinquante-neuf ans. Jean Schramme avait occupé le devant de la scène dans les années 60 par son rôle dans les tentatives de sécession katangaise de Moise Tshombé. Ce fils d'un avocat brugeois était devenu instructeur de l'armée katangaise en 1961. La montée en force de M. Mobutu mit un terme à ses ambitions après le siège désespéré qu'il soutint avec ses hommes - à un contre cent - contre l'armée congolaise. Ce fut ensuite une cavale à travers le continent latino-américain : Bolivie - où il aurait encadré certains services de sécurité, - Uruguay, Paraguay, avant de terminer au Brésil à la tête d'une exploitation. Entre-temps, il avait eu maille à partir avec la justice belge qui le condamna par contumace à vingt ans de prison pour l'assassinat, en 1967, dans des conditions restées douteuses, d'un homme d'affaires belge venu le rencontrer au Congo. - (Corresp.)
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alain



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 17:20

HERVE a écrit:

Lors du débat télévisé sur Gladio, André Moyen affirme que le général Roman préparait un coup d'Etat.

Ce général se vantait d'avoir avec lui l'état-major des paras. Selon André Moyen, il ne devait y avoir que très peu de personnes à le suivre (ceux qui lui devaient leur avancement ?).

Comme il était très malade, "on a eu pitié de lui" mais il y avait assez d'éléments pour le démettre.

Quelle était la réalité derrière tout cela ?

Réalité et pas fiction ! individuellement les off et le cadre paco a ete contacté pour savoir de quel cote ils seraient? :attaque des pts clés de BXL ?ou défense de la radio/tv,palais et siege du gouvernement (sic )
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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Lun 19 Mar 2012 - 21:04



Pour information, le témoignage d'un missionnaire blanc dans l'est du Congo ...


(...) De meilleures nouvelles nous parvinrent enfin de la région de Shabunda. Les rebelles avaient été repoussés et la région libérée grâce aux mercenaires européens commandés par le major Schramme. Les routes ayant été rouvertes au trafic et les ponts «réparés» ; ainsi trois de nos Missions devenaient à nouveau accessibles : Kigulube, Lulingu et Shabunda, tandis que la région de Kalole restait encore aux mains des rebelles.

(...) J’avais passé la nuit dans le bivouac de cet officier Congolais, quand ses soldats entendirent le lendemain matin à la radio que le Colonel Schramme – celui-là même qui avait chassé les rebelles du Maniema – était entré en rébellion contre le gouvernement de Mobutu avec ses mercenaires blancs et ses soldats katangais, qu’ils occupaient Bukavu et Kindu et voulaient séparer toute cette région du Congo.
« Partir d’ici le plus vite possible ! » - c’est la première idée qui me vint alors à l’esprit – et « filer à Shabunda !», qui était mon port d’attache.

_ _ _


http://archives.lesoir.be/schramme-est-mort_t-19881220-Z01711.html

Schramme est mort

VAN VELTHEM, EDOUARD

Page 1;5

Mardi 20 décembre 1988

Schramme est mort : la légende et l'histoire...

Un «mercenaire sans scrupules», un «vulgaire assassin», affirmaient ses détracteurs. Un «moine-soldat idéaliste», un «romantique attaché à la cause de son pays», répliquaient ses partisans. Avec la mort, à cinquante-neuf ans, dans sa retraite brésilienne de Rondonopolis, du colonel Jean Schramme, c'est une figure légendaire parmi les plus controversées qui disparaît de la scène. Et une page tumultueuse de l'histoire belge, en prise directe sur le douloureux processus de la décolonisation africaine, qui est définitivement tournée.

Naissance à Bruges, en 1929, sous le signe des Poissons. Fils cadet d'une famille honorablement connue dans la ville. Profession du père: avocat. Hobby: le scoutisme. Signe distinctif: parfait bilingue. Début d'une biographie linéaire et sans histoire? Voire. A dix-huit ans à peine, le virus de l'aventure, qui l'a saisi au fil de ses longues heures de lecture solitaire de récits de voyages, le pousse, avec l'appui de ses parents, à tenter la «grande expérience coloniale». Et, sitôt le pied mis sur le continent africain, ce sera le coup de foudre: «Voici ma patrie», dira-t-il à ses amis lorsqu'il gagne la province orientale du Congo pour y entrer au service d'un négociant en café et en caoutchouc, Joseph Dobbelaere, originaire lui aussi de la Venise du Nord.

Rêveur mais discipliné, acharné à réussir autant qu'à étancher sa soif de découverte, le jeune Schramme met les bouchées doubles. Appelé sous les drapeaux, il effectue son service militaire à la base de Kamina. Il en sort, en 1956, sous-officier de réserve. «Conduite: bonne; manière de servir: très bonne», note son carnet de service. Dans la foulée, il s'installe à son propre compte et rachète une plantation de quelque quinze cents hectares, à l'écart de la route qui relie Stanleyville à Bukavu. C'est là, dans ce «havre» seulement relié au monde extérieur par une route «au-dessus de laquelle la forêt vierge formait une voûte ininterrompue», ainsi qu'il l'écrit dans son autobiographie, que viennent le surprendre les tragiques événements de l'indépendance du Congo: en 1961, ruiné, il doit fuir et se réfugie en Ouganda. Avant de regagner, par la bande, ce Katanga que Moïse Tshombe a transformé en Etat indépendant.

A partir de ce moment, l'itinéraire personnel entre de plain-pied dans les chaos de l'histoire. Et la légende, souvent, vient brouiller les pistes de la réalité. Recruté pour défendre le régime sécessionniste, le «léopard», comme l'ont surnommé ses hommes, devient instructeur dans l'armée katangaise. Sous-lieutenant, il se distingue particulièrement dans la guerre de mouvement. Spécialité: l'aptitude à tenir tête à des forces largement supérieures en nombre. Elle lui sera utile plus tard...

L'offensive Léopard

L'échec de la première tentative katangaise l'oblige toutefois à se replier sur l'Angola. Mais il ne renonce pas: avec de soi-disant «volontaires internationaux», il reforme une mini-armée et, lorsque Tshombé devient Premier ministre du Congo en 1964, il prend la tête d'un «bataillon Léopard», conglomérat de gendarmes katangais et de mercenaires européens. Fort de cette troupe d'élite chargée de réprimer les rébellions les plus graves, il «pacifie» les régions de Manono, Kongolo et Kabambare, avant, objectif suprême, de reconquérir «sa» province du Maniéma. Investi d'un prestige immense, il s'y arroge aussitôt la totalité des pouvoirs, militaire et civil.

La chute de Tshombe et la montée en puissance de Mobutu vont bientôt mettre un frein à cette course à la gloire. Trahi par un autre spécialiste du mercenariat, le Français Bob Denard, avec lequel il a conclu une alliance de circonstance, Schramme, par reculs successifs, est bientôt acculé, avec moins d'un millier d'hommes, à Bukavu, sur la frontière burundaise. Face à l'armée congolaise déchaînée, appuyée de surcroît par des avions de chasse de fabrication américaine, il y tient un siège sans espoir. A un contre cent, la lutte se prolonge pendant plus de trois mois. Elle s'achève en déroute lorsqu'il évacue le reste de son «bataillon» vers le Burundi.

L'«affaire Quintin»

L'héroïsme abstrait de la lutte, cher aux amateurs d'épopées manichéennes, ne résiste toutefois pas aux dérapages individuels concrets. Car Jean Schramme, au cours de cette période troublée, s'est mué en meurtrier. En mai 1967, il reçoit, dans son poste de Yumbi, la visite d'un homme d'affaires tournaisien, Maurice Quintin. Qui se présente comme un émissaire de Moïse Tshombe. Faux, rétorque son hôte, qui y voit plutôt un agent provocateur envoyé par Mobutu. Bientôt, une mauvaise «querelle d'ivrognes» entre les deux hommes tourne mal: Schramme abat son interlocuteur d'un coup de fusil, puis ordonne à l'un de ses adjoints de l'achever avant de jeter le cadavre dans une rivière infestée de crocodiles. Episode tragique, de peu de poids peut-être au milieu des exactions commises dans les affres de la décolonisation, mais qui, même s'il est encore loin de s'en douter alors, le poursuivra des années plus tard jusqu'au bout de sa cavale éperdue...

Commence alors, pour le soldat déchu, après un bref détour par le Portugal, une longue errance à travers le continent latino-américain. On le retrouve d'abord en Bolivie où, murmurent certains, il encadre des services de sécurité de sinistre réputation. Chassé par un éphémère retour de la démocratie à La Paz, il se retrouve alors, alternativement, en Uruguay et au Paraguay où il met, là aussi, son expérience au service d'un même travail de «formation» des unités spéciales des forces de l'ordre. Avant d'échouer, enfin, au Brésil, dans le massif du Mato Grosso, reconverti dans la gestion d'une immense exploitation.

C'est là que les fantômes de son destin viendront, une dernière fois, hanter une retraite qu'il voulait paisible: le 12 janvier 1983, à la surprise générale, la Cour de cassation, rompant quinze années de silence embarrassé, décide de rouvrir le dossier de l'«affaire Quintin». Schramme est renvoyé devant les assises du Hainaut quelque deux ans plus tard. Mais l'ancien mercenaire, qui avait pourtant menacé de revenir en Belgique et d'y «remuer beaucoup de boue», n'assistera pas à son procès. Une demande d'extradition introduite auprès du gouvernement brésilien ne le conduit qu'à quelques mois d'incarcération dans une prison de Brasilia; la procédure échoue sur base de son mariage qui lui accorde la double nationalité. Au soulagement de beaucoup, à Bruxelles comme à Kinshasa, sans doute, il sera donc jugé par contumace. Verdict: la culpabilité et vingt ans de travaux forcés. Le rideau tombe. Retranché dans les joies d'une vie de famille qu'il a découverte sur le tard, Schramme s'enferme avec ses chimères dans un mutisme dont il ne sortira plus. La tête pleine de souvenirs. Et les mains souillées...

EDOUARD VAN VELTHEM.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Mer 21 Mar 2012 - 11:07



Pour information, le n° 18 de l'intéressante publication LOBSTER est sur

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/86184694/Lobster-n%C2%B0-18-Aginter

On y parle d'Aginter à partir des pages 9 ou 10.

Il y est confirmé que Guérin-Sérac (Guillot) a fait partie du "11° Choc", basé en Algérie à la disposition du SDECE pour les "dirty tricks" ... Si j'en crois ce qui est dit plus haut, Trinquier et Faulques (voir Katanga ... Guy Weber) en faisaient aussi partie. Voir aussi les notes 86 à 111.

A remarquer qu'il y a (vers le second tiers du document, qui n'est pas numéroté et n'est pas d'OCR) un article de David Teacher sur le Cercle Pinay. C'est également important pour ce qui nous occupe. Il est suivi d'un article sur Jean Violet, cité dans le schéma de Latinus (voir le fil de discussion sur le schéma de Libert, page 3) où il est relié à de Bonvoisin. La "saga" Violet a pris un nouveau tournant en 1965 avec le comte belge Alain de Villegas et Aldo Bonassoli ... pour les "avions renifleurs". Il est noté que de Villegas (aussi dans le schéma de Latinus, où il est relié aux mercenaires), avait adhéré à l'Union Pan-Européenne ... où Otto de Habsbourg était très actif (voir Wikipedia). Ce dernier est dans le schéma de Libert.


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Henry



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MessageSujet: Re: Aginter Press   Mer 21 Mar 2012 - 11:17

Je ne sais pas si vous l'avez déjà fait, Herve mais une grosse partie des protagonistes de vos documents sont cités dans le livre de Deliège et Brewaeys, "de Bonvoisin et Cie".
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