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 P-26, le Gladio suisse?

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michel
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MessageSujet: P-26, le Gladio suisse?   Mer 6 Oct 2010 - 11:00

Extrait du Soir, 6 décembre 1990

GLADIO SUISSE
Plainte contre une
armée secrète
Un avocat de Bâle a porté plainte contre les chefs présumés d'une organisation militaire para-officielle, baptisée «P-26», et dont l'existence clandestine vient d'être révélée par une commission d'enquête parlementaire.
Selon l'avocat, Me Pierre Joset, les délits que pourrait avoir commis cette armée secrète sont nombreux: faux, abus de confiance, haute trahison, mise en danger de l'ordre constitutionnel, constitution de groupements illicites, violation de la loi sur le matériel de guerre, etc... Le gouvernement enquête pour savoir si la «P-26» était liée a Glaive, mis en place dans les pays de l'OTAN, de crainte d'une invasion soviétique. (AFP)

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"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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jc1243401



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mer 6 Oct 2010 - 12:01

" Délits : ... haute trahison .... " N'avions-nous pas, nous aussi ( Belgique ), notre agent GRU, ses fameuses caches d'armes, ses attentats contre les " gens d'armes " ... ??
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michel
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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mer 6 Oct 2010 - 15:15

Gladio = structure secrète de l'Otan.

La Suisse n'en est pas membre et se proclame neutre.

Quel intérêt dès lors d'un tel réseau chez eux?

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( Dr. Robert RENDU)
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: GRU   Mer 6 Oct 2010 - 15:23

jc,

Nous avions, en effet, un Officier à la solde des Popov. Il a été arrêté ( il me semble en 86 ou 87 ) et condamné. IL s'agissait du Col Bambinet
qui était affecté au Cabinet du Ministre lorsqu'il fut démasqué. Il était BAM = Breveté Adm Militaire, donc spécialiste dans le domaine de la gestion, dont les achats.

Cordialement
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Marlair Jean-Claude



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MessageSujet: GRU   Mer 6 Oct 2010 - 15:25

jc,

Correction:
Après lecture, il s'agissait du Col BINET.

Sorry.
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dislairelucien



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mer 6 Oct 2010 - 16:02

Sujet forum: G.R.U. Mer 17 Fév 2010 - 17:10 voir communication Michel et article de René Haquin
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michel-j



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mer 6 Oct 2010 - 17:20

michel a écrit:
Gladio = structure secrète de l'Otan.

La Suisse n'en est pas membre et se proclame neutre.

Quel intérêt dès lors d'un tel réseau chez eux?

Ils n'étaient pas nazis non plus... ou alors, très secrètement... maisqu'est-ce qu'ils ont pu blanchir comme fric pour le Reich... et emmagasiner pour les Juifs (dur dur pour les héritiers de "récupérer, d'ailleurs !!).

Leur neutralité ne les immunise en rien contre les "allumés de tous bords" mais, par tradition, certainement beaucoup plus à tribord qu'à babord !

Ca vous surprendrait, vous, que leur "neutralité" ait favorisé l'éclosion de germes du Stay Behind ?

Pourtant... c'est bel et bien chez les Helvêtes que débuta le recrutement d'officier nazis par un futur directeur de la CIA, alors membre de l'OSS ; Allen Dulles !... Et c'est par le canal des banques Suisses que l'argent "noir" (détourné) du plan Marsall irrigua le Milieu Marseillais... ravi de pouvoir profiter plus tard du même circuit pour l'argent de la poudre blanche, lorsque la poudre noir n'eut plus de raison de "parler". Very Happy
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michel
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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Ven 25 Fév 2011 - 12:58

LE PARLEMENT SUISSE A FINI L'ENQUETE SUR SON GLADIO
GASPARD,ANNIE
Page 20
Samedi 15 décembre 1990
Le Parlement suisse a fini l'enquête sur «son» Gladio
Un rapport prémonitoire pour nous?
Le 12 mars 1990, le Conseil des Etats et le Conseil national (la Chambre haute et la Chambre basse du parlement suisse), décidaient l'un et l'autre d'instituer une Commission parlementaire chargée de clarifier les faits d'une grande portée survenus au Département militaire fédéral (en quelque sorte le ministère de la défense). Les deux commissions parlementaires étaient chargées d'enquêter sur les activités des groupes et offices du DMF qui ont été chargés des renseignements et de la sécurité.
Le 17 novembre 1990, cette Commission d'enquête parlementaire suisse remettait son rapport... un document de 283 pages dont une bonne part consacrées aux activités des groupes P-26 et P-27, le «volet suisse» de l'organisation occidentale Stay behind, ou si l'on préfère: le Gladio.
Pour parvenir au terme de leur enquête (58 séances, 130 interrogatoires, 18 «inspections» de sites), les Parlementaires suisses ont mis en oeuvre une série de dispositifs qui pourraient bien intéresser les sénateurs belges... Ils ont d'abord pris d'importantes mesures pour préserver le caractère confidentiel de leur enquête: leurs collaborateurs ont été assermentés, leurs locaux protégés, leurs documents entreposés dans des coffres. Il n'empêche: peu après la publication du rapport de la Commission... des «fuites» ont permis à la presse suisse de révéler, par exemple, l'identité des civils qui étaient et avaient été à la tête de P-26 et P-27.
Autre problème rencontré par les parlementaires: celui du secret auquel étaient tenus - de façon absolue - bon nombre des témoins qu'ils appellaient et celui qui protégeait des dizaines de documents dont ils avaient besoin. Pour lever ces obstacles (mais les parlementaires reconnurent qu'en plusieurs occasions ils n'y parvinrent pas totalement), le Conseil fédéral (le gouvernement) a délégué auprès de la Commission un «homme de liaison» chargé de résoudre ces questions. De surcroît la Commission d'enquête suisse a requis du Conseil fédéral, qu'il délie d'une manière générale du secret de fonction et du secret militaire toutes les personnes qui étaient susceptibles d'être entendues.
Il est quasiment impossible de résumer en quelques lignes le contenu du volumineux rapport de cette Commission d'enquête. Alors disons simplement qu'elle a découvert au sein du Groupe renseignement et sécurité - GRS (l'équivalent du SGR belge), un réseau de résistance et d'action (le P-26) et un réseau de renseignement (le P-27) quasiment privés, composés de civils, mais en partie sous la «tutelle» de l'armée suisse. Le «service de renseignement extraordinaire» et l'«armée secrète», en fait associés aux réseaux Stay behind.
Comme en Belgique, les civils incorporés au projet Stay behind étaient recrutés, formés et entraînés par des militaires (parfois à l'étranger ou avec des étrangers). Ils disposaient d'un matériel de radiocommunications, d'armes et de munitions stockés dans des «bases souterraines» et entre autres à Gstaadt, sous la montagne. Ils avaient aussi une réserve d'or (pour 2 millions de FS).
Deux groupes de quatre «sages clandestins»... membres du Parlement suisse constituaient auprès des chefs de P-26 et P-27 deux «Conseils consultatifs» censés, en temps de paix, conseiller les deux chefs clandestins... et, en temps de guerre, leur donner une légitimité politique.
Légitimité politique? Les Commissaires parlementaires suisses n'en sont pas convaincus. Leur rapport est extrêmement critique et dénonce la quasi totale absence de contrôle du gouvernement, du Parlement et même de l'armée, sur ces organisations. Qui d'ailleurs pouvait décider de les mettre en action? Quand? Même en cas de bouleversement politique spontané comme il semble? Qui peut garantir qu'elles n'ont pas surveillé des citoyens parfaitement respectables? Qui contrôlait les fichiers?
Bref: le Parlement suisse... n'a pas découvert qu'il existait dans son pays une organisation clandestine coupable d'avoir semé la terreur. Il a mis au jour des groupes de patriotes, qu'elle finançait et armait sans le savoir, et qui jouaient avec le feu sans le lui dire. Il en tire de nombreuses conclusions et entre autres celles-ci, qu'on trouvera sans doute dans le rapport de la Commission belge: Il existe un conflit entre l'intérêt des services de renseignement au maintien du secret de leurs activités et l'exigence démocratique de la transparence. Mais l'autorité politique doit pouvoir contrôler la manière dont ces services accomplissent leurs tâches. La Commission estime que le contrôle parlementaire sur les organes chargés de la sécurité intérieure et extérieure du pays est insuffisant, voire inexistant.
ALAIN GUILLAUME

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HERVE



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mar 13 Fév 2018 - 9:26



https://www.swissinfo.ch/ita/presidente-storici-zala-accusa-confederazione-di-censura/43889218

09 février 2018 - 16:10

(...) Les documents en question étaient basés sur le rapport établi par le juge d'instruction néocastellan Pierre Cornu et seulement partiellement publié le 19 septembre 1991, concernant les relations du P-26 avec le réseau des homologues européens d'organisations telles que Behind ou Gladio. Le rapport Cornu ne sera rendu public qu'en 2041, après 50 ans de "secret". "C'est absolument ridicule", dit Zala. Selon lui, 99,9% des documents du P-26 pourraient être rendus accessibles aujourd'hui sans problèmes ".


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HERVE



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Sam 24 Fév 2018 - 12:23


https://www.letemps.ch/opinions/p26-un-tabou-tenace

Luc van Dongen, historien et enseignant
Publié jeudi 22 février 2018 à 14:21, modifié vendredi 23 février 2018 à 11:18.

La P-26, un tabou tenace

La mystérieuse disparition des archives du juge Pierre Cornu ayant servi à l’enquête sur les liens internationaux de l’armée secrète P-26, va finir par faire croire que derrière ce tabou se cachent encore d’autres secrets, écrit l’historien Luc van Dongen


La P-26 fait à nouveau parler d’elle! Un chercheur ayant à l’automne 2016 demandé à pouvoir consulter certaines de ses archives, les autorités fédérales ont fait rechercher les documents en question. Or, depuis le printemps dernier, on cherche mais on ne trouve pas: quelque sept classeurs et vingt dossiers ont mystérieusement disparu! Rappelons les enjeux de cette organisation qui avait défrayé la chronique il y a vingt-sept ans.

Elle n’eut d’abord ni nom ni forme précise. Puis, elle s’appela «Service spécial» (dès 1957). Enfin, dès 1980, elle fut baptisée «P-26» et placée sous la houlette du Groupe renseignements et sécurité, puis du chef de l’état-major général. Deux événements lui ont fait prendre corps: le «coup de Prague» des communistes tchécoslovaques en 1948, et la répression par les troupes soviétiques de l’insurrection de Budapest en 1956. La P-26, cette organisation secrète de résistance en cas d’attaque soviétique, demeure l’un des plus grands tabous de la guerre froide en Suisse, comme le confirme encore la polémique actuelle sur les archives volatilisées. Pas tant sans doute parce qu’elle renfermerait des cadavres dans le placard – encore qu’il y ait celui du major Herbert Alboth, un ancien chef de l’armée secrète assassiné avec sa propre baïonnette en 1990 –, mais surtout parce qu’elle met en jeu la sacro sainte neutralité de la Confédération.

Depuis des décennies, les membres de la P-26 se flattent de ce que ni le KGB, ni la Stasi, n’aient jamais découvert le pot aux roses; et que la gauche n’ait jamais réussi à l’infiltrer. Ils mettent en avant leur engagement pour la liberté et l’indépendance du pays, loin de toute velléité de putsch ou dérive antidémocratique. Qui plus est, il n’y aurait eu aucun lien avec l’OTAN ou la CIA. Juste d’honorables patriotes qui s’étaient préparés à agir, le jour J, derrière les lignes ennemies, en acquérant des renseignements sur l’ennemi, en entretenant la flamme de la résistance et en commettant des actes de sabotage.

L’enquête de Pierre Cornu

D’après la commission parlementaire qui a enquêté sur l’organisation dans le prolongement du scandale dit «des fiches» en 1990, la P-26 se composait de trois entités: un état-major de conduite et d’instruction; un groupe de personnes de confiance chargées du recrutement et de l’administration des membres actifs; les membres actifs. A quoi s’ajouta un petit noyau de cinq parlementaires formant le «Groupe 426». Au total, un millier de personnes auraient été impliquées: disséminées sur tout le territoire, elles étaient réparties en cellules et ne se connaissaient pas entre elles, en vertu du principe du cloisonnement. Du matériel avait été dissimulé dans diverses caches et était prêt à l’emploi. Le budget de l’organisation aurait atteint jusqu’à 11 millions de francs les années grasses. On sait que furent mêlés à la P-26 le porte-parole du département militaire Hans-Rudolf Strasser, le journaliste Adalbert Hofmann, le socialiste Walther Bringolf, le libéral Jacques-Simon Eggly, la philosophe Jeanne Hersch, etc. On connaît aussi ses chefs: le divisionnaire Wey, le fameux colonel Albert Bachmann, Efrem Cattelan – et pour quelque temps, l’étrange Herbert Alboth.

   Soucieuses de préserver la fiction d’une neutralité absolue, les autorités ont invoqué le bilatéralisme comme preuve de non-intégration atlantique

Etant donné que tous les pays membres de l’OTAN ont vu l’apparition de semblables organisations pendant la guerre froide, telle la sulfureuse Gladio en Italie, on s’est demandé si la P-26 n’avait pas été partie prenante d’une constellation internationale. Une nouvelle enquête fut ordonnée à ce sujet et confiée au juge neuchâtelois Pierre Cornu – celui-là même dont certaines archives semblent avoir scandaleusement disparu –, qui est le seul à avoir pu consulter les papiers militaires suisses sur le sujet. Il en est ressorti que, malgré ses ressemblances avec ses homologues atlantiques, la P-26 n’était pas formellement liée avec l’étranger. Elle n’aurait jamais fait partie des instances qui, au sein de l’OTAN, coordonnaient les armées secrètes. Si le Conseil fédéral reconnut qu’une collaboration «dépassant ce qui est habituel dans le cadre militaire» avait eu lieu (surtout dans le domaine de l’instruction), il précisa que cette collaboration s’était déroulée uniquement sur un plan bilatéral, avec l’Angleterre. Quelques dizaines de Suisses se firent former aux techniques de sabotage et de lutte clandestine au centre d’entraînement militaire de Fort Monckton, où le MI6 et le SAS faisaient converger tous les cadres des organisations stay-behind. Dans le sens inverse, les Anglais effectuèrent certaines missions en Suisse en tant qu’instructeurs ou observateurs. L’armée suisse acquit par ailleurs les mêmes appareils de télécommunication Harpoon que ceux utilisés par ses consœurs d’Europe de l’Ouest.

Dans l’orbite du renseignement américain

Ainsi, les autorités, soucieuses de préserver la fiction d’une neutralité absolue, ont invoqué le bilatéralisme comme preuve de non-intégration atlantique. Or l’historien qui est un peu au fait des questions touchant à la guerre froide sera tenté d’affirmer que la P-26, sous le cache-sexe d’une relation bilatérale, s’inscrivait bel et bien dans un cadre atlantique au sens large. Mais d’une manière suffisamment subtile pour que personne ne puisse mettre en cause la neutralité et la souveraineté du pays. Du fait que le système atlantique œuvrait sous l’hégémonie des Etats-Unis, la P-26 et ses prédécesseurs durent forcément graviter dans l’orbite du renseignement américain. La CIA – au même titre que le MI6 – était de toute façon perçue comme un service ami par la Suisse. L’ennemi de mon ennemi est mon ami, dit-on. Pour les militaires les plus inquiets, il était naturel de se défendre collectivement lorsque l’on se trouvait menacé collectivement. Seulement, il était des accointances inavouables à l’époque de la guerre froide, et ces dernières semblent toujours aussi difficiles à assumer aujourd’hui. Le problème, c’est qu’à force de cachotteries et d’archives qui disparaissent, on va finir par croire que ce tabou cache encore d’autres secrets…

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HERVE



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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   Mer 21 Mar 2018 - 10:57


https://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/die-verschollenen-geheimakten/story/11019167





https://deutsch.rt.com/international/66697-geheimste-museum-welt-ausstellung-zu-gladio/

Das geheimste Museum der Welt: Ausstellung zu NATO-Geheimarmee bleibt bis 2041 versiegelt

16.03.2018 • 06:30 Uhr

(...)


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MessageSujet: Re: P-26, le Gladio suisse?   

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