les tueries du Brabant

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 Van Binst, Francis

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michel
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MessageSujet: Van Binst, Francis   Ven 29 Oct 2010 - 21:40


_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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michel
Admin


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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Ven 29 Oct 2010 - 21:42

Voilà un suspect qui se trouvait en tôle en 1984...

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( Dr. Robert RENDU)
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K



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Ven 29 Oct 2010 - 21:54

et en assises ?
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HERVE



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Sam 13 Nov 2010 - 13:30


Lundi 19 octobre 1998

http://archives.lesoir.be/l-enquete-sur-les-tueries-une-taupe-sort-cinq-portraits_t-19981019-Z0FX3F.html

( ... )

Les enquêteurs envisageaient bien d'exhumer à Watermael-Boitsfort le corps du jeune toxicomane Vincent Louvaert, connu pour hold-up, et mort d'overdose en novembre 1983.

Impliqués dans des trafics de drogue et auteurs d'une demi-douzaine de hold-up postaux, ses complices avaient été condamnés en 1984, dans la foulée du procès du bureau des drogues du commandant François. Françis Van Binst, dit «Pierrot le fou», à 10 ans et sa femme à une peine avec sursis; Daniel Beernaert, dit «Puce», à 7 ans; René Davignon, dit «le Snaas», et Victor Van Obberg, à 4 ans.

Peu après la mort de Louvaert, Van Binst (qui s'évada mais fut repris en avril 1990), avait déclaré à la PJ de Nivelles avoir rencontré le 3 décembre 1983 la soeur de Louvaert au restaurant «Les trois Canards» à Ohain (qui fut une des cibles des tueurs): elle lui aurait révélé que Vincent avait été mêlé de près aux tueries, qu'il avait participé à l'attaque du Colruyt de Nivelles (septembre 1983) avec Willy De Schepper, un autre truand fiché pour hold-up.

L'enquête de Nivelles n'avait pas été plus loin. Il était noté dans le dossier que Vincent Louvaert n'avait plus de famille. Interrogée, sa soeur affirme aujourd'hui n'avoir jamais impliqué son frère dans les tueries.

Des proches de Louvaert ayant tout récemment accepté de se soumettre aux tests génétiques (l'ADN), il devenait inutile de procéder à l'exhumation prévue.

Peu après la mort de Louvaert, des enquêteurs avaient aussi saisi chez lui un lot de photos. Sur l'une d'elle figuraient Louvaert et Van Binst, armés. Une des armes qui avait été volée en septembre 1982 chez l'armurier Dekaise à Wavre (une arme à l'époque en vente libre) correspondait à une arme apparaissant sur cette photo.

Les responsables de la cellule de Jumet estiment que la révélation par voie de presse des devoirs d'enquête en cours ou encore à mener dans ce volet du dossier des tueries peut compromettre la bonne fin de l'enquête. Une enquête difficile et importante, qui porte sur les massacres dont on n'a toujours pas percé le mobile et qui firent 28 tués entre 1982 et 1985. Une enquête qui avait pourri à Nivelles dans les années 80, qui avait rebondi à Termonde avec la découverte des armes dans le canal à Ronquières en 1986, qui était rentrée en léthargie à Charleroi après l'acquittement des Borains en 1988, puis qui avait repris vigueur en 1996, avec le coup de fouet de l'enquête parlementaire.

L'expérimentation de techniques nouvelles dont l'hypnose, la génétique, puis le détecteur de mensonges, les moyens matériels et en hommes mis à la disposition ont donné à Jumet une (petite) dernière chance d'aboutir.

RENÉ HAQUIN
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K



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Sam 13 Nov 2010 - 14:26

Autour de 19 janvier 1984 Castris avait aussi été arreté.....
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CS1958



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Sam 30 Juil 2011 - 20:56

Tueries du Brabant: de nouvelles pistes(02/12/2002)


© DH
Un témoignage tardif fait le lien entre certaines tueries. Exclusif

BRUXELLES De mi 82 à fin 1985, les tueries du Brabant ont fait vingt-huit victimes. L'affaire reste encore actuellement un mystère. Vingt-huit meurtres impunis. Dont celui d'un restaurateur, M Jacques Van Camp, assassiné le 2 octobre 1982 dans son établissement les Trois Canards à Ohain. Dans le restaurant, on retrouvera un imperméable Burberry beige, taille 52.


Dix-neuf ans ont passé. Récemment, un homme a cherché à nous contacter. Un homme très malade et qui le sait. Nous avons compris, pour lui avoir parlé des heures durant, que sa volonté est de soulager sa conscience.


Une phrase revient souvent: `Vider mon sac´. Nous connaissons cet homme. Nous connaissons sa prudence. Il nous parle `de certitude à 100 pour 100´. Mardi dernier encore, il s'est fait confirmer une nouvelle fois que c'était bien ainsi que les choses s'étaient passées cette nuit noire de septembre 1983. Il veut l'anonymat. Nous le respecterons.


La nuit du 16 au 17 septembre 1983, le gendarme Marcel Morue et deux Bruxellois, le couple Fourez-Dewit qui rentrait de Paris, ont été abattus au Colruyt de Nivelles. Notre homme nous dit que cette nuit-là, `une jeune femme habitant alors avenue du Forum à Laeken a hébergé deux hommes. L'un d'eux portait un imperméable Burberry taché de sang. Elle a lavé le trench dans sa baignoire´.


On savait qu'un Burberry avait été trouvé le 2 octobre 1983 aux Trois Canards à Ohain. Et voilà qu'en 2002, un homme rapporte que seize jours plus tôt, après la précédente tuerie - celle du Colruyt de Nivelles - un homme portant un Burberry taché de sang l'a fait laver dans un appartement de Laeken.


Et que cet homme, c'était un certain V. (nous connaissons le nom complet, Ndlr). C'est le lien du Burberry. Nous préciserons que ce témoignage est encore plus étonnant qu'il est apporté par quelqu'un qui n'en soupçonne pas la portée. Il ignorait qu'un Burberry avait été retrouvé aux Trois Canards peu de temps après la tuerie du Colruyt de Nivelles.


Qui est V.? Nous avons enquêté. Et découvert qu'il avait déjà été cité dans le dossier des tueries. C'était un Bruxellois. 20 ans. Long mince (1,82 m). Toxicomane, il n'a plus vécu longtemps. On l'a retrouvé, le 10 novembre 83, mort dans un chantier d'extension du métro bruxellois. Probablement d'une overdose. Sur le moment, il n'y a pas eu d'enquête, car à l'époque, la justice n'en avait que pour la filière boraine coupable idéale (mais qui fut acquittée).


On parle pourtant déjà de V. le 7 mai 1984 comme d'un possible tueur du Brabant. Son nom est cité par un des Borains, Adriano Vittorio. Mais on pense à une manoeuvre de diversion. On oublie V.


Pas tout à fait pourtant puisqu'en 1998, le juge Lacroix envisage de le faire exhumer. La CBW (Cellule Brabant Wallon) veut son ADN. C'est qu'entre-temps, une relecture du dossier apprend qu'avant de mourir, V. aurait fait (à un certain VB) ce qui ressemble fort à des aveux. Allant même jusqu'à expliquer pourquoi précisément les tueurs avaient choisi d'aller aux Trois Canards et pas ailleurs.


De là, des liens ont été faits avec le vol d'armes chez Dekaise à Wavre (septembre 82), le meurtre (décembre 82) à Beersel du concierge de l' Auberge du Chevalier et même l'attaque à Tamise du fabriquant de vestes pare-balles Wittock-Van Landeghem, le 10 septembre 83, huit jours avant le Colruyt de Nivelles.


Il avait toujours manqué un élément matériel. Ce morceau du puzzle, c'est peut-être aujourd'hui cet homme malade qui le détenait, sans le savoir, depuis 1983, depuis le premier jour. Le lien du Burberry.


Avenue du Forum, V. portait un imper taché de sang. Lui est mort. Mais un second homme l'accompagnait. Et celui-là vit encore.



Ne tirez pas sur le journalisteNous avons beaucoup hésité quand cet homme très malade et usé nous a contactés. Le plus simple était de ne pas l'écouter. De lui expliquer que les tueries, ça fait vingt ans. Que les enquêteurs, à Jumet, sont visiblement sur d'autres pistes, comme chacun a pu le voir lors de cette émission d'Appel à témoins encore consacrée le mois passé aux tueries du Brabant.

Un détail nous a convaincus du contraire. C'est le détail du Burberry. Vêtement trop peu courant, convenons-en, pour ne pas se remarquer s'il revient deux fois dans deux tueries en quinze jours d'intervalle.

Répétons: quand notre informateur nous parle d'un Burberry, il ignore qu'un trench de la même marque a été retrouvé après le meurtre à Ohain du patron des Trois Canards. C'est ce détail, cette coïncidence qui ne s'invente pas, qui nous a poussés à multiplier les entretiens avec notre informateur. Chacun a compris que si le propriétaire du Burberry oublié aux Trois Canards n'a jamais été identifié, il serait énorme de savoir qui portait le Burberry taché de sang avenue du Forum à Laeken la nuit du 16 au 17 septembre 1983 après la tuerie du Colruyt de Nivelles.

Nous n'affirmons rien d'autre. Il reste évidemment à établir que les deux Burberry ne font qu'un. Il reste à vérifier le témoignage - ça ne doit pas être impossible. Reste surtout à savoir ce qu'est devenu le Burberry trouvé à Ohain. A-t-il été conservé dans des conditions suffisantes pour permettre des analyses style ADN (si le travail n'a pas encore été fait?). Nous n'avons d'autre prétention que de livrer un témoignage tardif mais provenant d'une personne digne de foi et sincère dans sa démarche.

Minuscule fil de laine d'une pelote peut-être plus facile à détricoter? Mais trop d'inconnues subsistent et c'est bien le motif pour lequel nous n'indiquerons rien permettant d'identifier V. Par respect pour sa famille qui, pensons-nous néanmoins, se reconnaîtra.

Gilbert Dupont




Les aveux de V...
BRUXELLES V. - l'homme de l'avenue du Forum au Burberry taché de sang - est mort le 10 novembre 1983 à Bruxelles officiellement d'une overdose. Certains font remarquer que la date correspond à un ralentissement des tueries du Brabant. Exception faite néanmoins du meurtre le 1er décembre 1983, à Anderlues, d'un couple de bijoutiers, celles-ci s'interrompent pendant quasiment deux ans.

Un mois après le décès de V., le 3 décembre 1983, trois hommes et une femme sont interpellés à Ohain dans un restaurant qui n'est pas celui des Trois Canards. La femme, c'est la soeur de V. Un des hommes, B., devient subitement important dans l'enquête. C'est lui qui affirme aux enquêteurs que son ami V., avant de mourir, lui a avoué qu'il avait participé à la tuerie du Colruyt de Nivelles deux mois et demi plus tôt.

Pas seulement. Il fournit bien d'autres détails - sur le meurtre de l' Auberge du Chevalier à Beersel, le vol des gilets pare-balles à Tamise et l'exécution du patron des Trois Canards à Ohain. Mais à l'époque, tout cela paraît complètement délirant. Le 1er avril 1984, le commissaire en chef Henry, de la PJ de Nivelles, se fend pourtant encore d'un procès-verbal qui va dans ce sens. Mais l'enquête n'ira pas plus loin.

Au parquet de Nivelles, la priorité de Jean Deprêtre, c'est la filière boraine. Et cela peut se comprendre: plusieurs suspects sont détenus et un élément matériel les accuse, le fameux Ruger. Deux pistes en même temps, c'est une de trop. C'est montrer qu'on ne croit pas trop à la première. Il faut à tout prix trouver de quoi envoyer les suspects borains aux assises devant lesquelles tous seront finalement acquittés.

Et voilà que, vingt ans plus tard, un témoin reparle de V., évoque un trench taché de sang et remet bien des choses en question...


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dim



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Jeu 5 Jan 2012 - 10:25

qui était le médecin qui passait des drogues (de substitution) à Van Binst & co et qui a été condamné à 3 ans avec sursis? (voir article en haut).
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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Mer 12 Nov 2014 - 15:49

dim a écrit:
qui était le médecin qui passait des drogues (de substitution) à Van Binst & co et qui a été condamné à 3 ans avec sursis? (voir article en haut).

Peut-être ici:

'Le Soir' du 5 octobre 1991


  • La mort par surdose d'une toxicomane

    Le tribunal devait-il punir le docteur Baudour?

    Déjà condamné pour entretien de toxicomanie à trois ans avec sursis en février 1984, le Dr Jacques Baudour s'est vu infliger, en janvier dernier, une autre condamnation à dix-huit mois pour homicide involontaire par défaut de prévoyance et de précaution, et pour entretien de toxicomanie.

    Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait estimé que les 70 milligrammes quotidiens de méthadone prescrits par le médecin, cumulés avec les autres médicaments qu'absorbait Nathalie, étaient à l'origine du décès par surdose de la jeune toxicomane, le 18 février 1987.

    Le Dr Baudour, qui interjeta appel, a dit, vendredi dernier, à la 14e chambre de la cour, que le jugement de première instance n'établit pas de lien de causalité entre ses prescriptions et le décès.

    (...)
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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Mer 12 Nov 2014 - 16:21

Apparemment l'appel a été rejeté.

'Le Soir'  du 11 janvier 1990:


  • LE DR BAUDOUR: 18 MOIS FERME

    BELGA

    Page 6

    Jeudi 11 janvier 1990

    Tribunal correctionnel de Bruxelles

    Le Dr Baudour: 18 mois ferme

    Le Dr Jacques Baudour a été condamné, mercredi, à dix-huit mois de prison ferme, par Mme Sieglinde Voorspoels, présidant la 49e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Le médecin était poursuivi pour homicide involontaire par manque de prévoyance et de précautions à la suite du décès par surdose de médicaments d'une de ses patientes.

    «Dégoûtant, profondément injuste», s'est écriée la mère du psychiatre en entendant le jugement. Mme Voorspoels a aussitôt demandé qu'on la fasse évacuer.

    Le tribunal est particulièrement sceptique quant au sérieux des examens pratiqués par Jacques Baudour sur Michel S... et son épouse, Nathalie M... De l'instruction d'audience, il est apparu que ces deux toxicomanes profonds, totalement clochardisés, absorbaient d'autres médicaments en plus de la méthadone injectable que leur prescrivait le médecin. Ce qui avait d'ailleurs provoqué la mort par surdose de Nathalie M...

    «Le prévenu tente de rejeter la responsabilité de l'association de médicaments sur le toxicomane», precisent les attendus du jugement. Or, une circulaire du 30 novembre 1982 émanant de la Commission provinciale du Brabant rappelle que le médecin reste responsable des ses prescriptions, quelque utilisation qu'en fassent ses patients.

    «Le prévenu n'a pas vraiment prêté attention aux conditions de vie de ses patients», signale encore Mme Voorspoels, en déplorant «les considérations méprisantes» émises par le médecin à l'égard de ses confrères lors de l'instruction d'audience. La méthadone injectable était l'outil principal du traitement administré par le Dr Baudour, tandis que l'encadrement social et psychologique du toxicomane restait accessoire.

    Dans son jugement, le tribunal affirme aussi que la portée de sa condamnation du 16 février 1984 semble avoir échappé au prévenu qui a continué de traiter des toxicomanes en dehors de toute structure. (Belga.)
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CS1958



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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Mer 12 Nov 2014 - 19:00

CS1958 a écrit:
Tueries du Brabant: de nouvelles pistes(02/12/2002)


© DH
Un témoignage tardif fait le lien entre certaines tueries. Exclusif

BRUXELLES De mi 82 à fin 1985, les tueries du Brabant ont fait vingt-huit victimes. L'affaire reste encore actuellement un mystère. Vingt-huit meurtres impunis. Dont celui d'un restaurateur, M Jacques Van Camp, assassiné le 2 octobre 1982 dans son établissement les Trois Canards à Ohain. Dans le restaurant, on retrouvera un imperméable Burberry beige, taille 52.


Dix-neuf ans ont passé. Récemment, un homme a cherché à nous contacter. Un homme très malade et qui le sait. Nous avons compris, pour lui avoir parlé des heures durant, que sa volonté est de soulager sa conscience.


Une phrase revient souvent: `Vider mon sac´. Nous connaissons cet homme. Nous connaissons sa prudence. Il nous parle `de certitude à 100 pour 100´. Mardi dernier encore, il s'est fait confirmer une nouvelle fois que c'était bien ainsi que les choses s'étaient passées cette nuit noire de septembre 1983. Il veut l'anonymat. Nous le respecterons.


La nuit du 16 au 17 septembre 1983, le gendarme Marcel Morue et deux Bruxellois, le couple Fourez-Dewit qui rentrait de Paris, ont été abattus au Colruyt de Nivelles. Notre homme nous dit que cette nuit-là, `une jeune femme habitant alors avenue du Forum à Laeken a hébergé deux hommes. L'un d'eux portait un imperméable Burberry taché de sang. Elle a lavé le trench dans sa baignoire´.


On savait qu'un Burberry avait été trouvé le 2 octobre 1983 aux Trois Canards à Ohain. Et voilà qu'en 2002, un homme rapporte que seize jours plus tôt, après la précédente tuerie - celle du Colruyt de Nivelles - un homme portant un Burberry taché de sang l'a fait laver dans un appartement de Laeken.


Et que cet homme, c'était un certain V. (nous connaissons le nom complet, Ndlr). C'est le lien du Burberry. Nous préciserons que ce témoignage est encore plus étonnant qu'il est apporté par quelqu'un qui n'en soupçonne pas la portée. Il ignorait qu'un Burberry avait été retrouvé aux Trois Canards peu de temps après la tuerie du Colruyt de Nivelles.


Qui est V.? Nous avons enquêté. Et découvert qu'il avait déjà été cité dans le dossier des tueries. C'était un Bruxellois. 20 ans. Long mince (1,82 m). Toxicomane, il n'a plus vécu longtemps. On l'a retrouvé, le 10 novembre 83, mort dans un chantier d'extension du métro bruxellois. Probablement d'une overdose. Sur le moment, il n'y a pas eu d'enquête, car à l'époque, la justice n'en avait que pour la filière boraine coupable idéale (mais qui fut acquittée).


On parle pourtant déjà de V. le 7 mai 1984 comme d'un possible tueur du Brabant. Son nom est cité par un des Borains, Adriano Vittorio. Mais on pense à une manoeuvre de diversion. On oublie V.


Pas tout à fait pourtant puisqu'en 1998, le juge Lacroix envisage de le faire exhumer. La CBW (Cellule Brabant Wallon) veut son ADN. C'est qu'entre-temps, une relecture du dossier apprend qu'avant de mourir, V. aurait fait (à un certain VB) ce qui ressemble fort à des aveux. Allant même jusqu'à expliquer pourquoi précisément les tueurs avaient choisi d'aller aux Trois Canards et pas ailleurs.


De là, des liens ont été faits avec le vol d'armes chez Dekaise à Wavre (septembre 82), le meurtre (décembre 82) à Beersel du concierge de l' Auberge du Chevalier et même l'attaque à Tamise du fabriquant de vestes pare-balles Wittock-Van Landeghem, le 10 septembre 83, huit jours avant le Colruyt de Nivelles.


Il avait toujours manqué un élément matériel. Ce morceau du puzzle, c'est peut-être aujourd'hui cet homme malade qui le détenait, sans le savoir, depuis 1983, depuis le premier jour. Le lien du Burberry.


Avenue du Forum, V. portait un imper taché de sang. Lui est mort. Mais un second homme l'accompagnait. Et celui-là vit encore.



Ne tirez pas sur le journalisteNous avons beaucoup hésité quand cet homme très malade et usé nous a contactés. Le plus simple était de ne pas l'écouter. De lui expliquer que les tueries, ça fait vingt ans. Que les enquêteurs, à Jumet, sont visiblement sur d'autres pistes, comme chacun a pu le voir lors de cette émission d'Appel à témoins encore consacrée le mois passé aux tueries du Brabant.

Un détail nous a convaincus du contraire. C'est le détail du Burberry. Vêtement trop peu courant, convenons-en, pour ne pas se remarquer s'il revient deux fois dans deux tueries en quinze jours d'intervalle.

Répétons: quand notre informateur nous parle d'un Burberry, il ignore qu'un trench de la même marque a été retrouvé après le meurtre à Ohain du patron des Trois Canards. C'est ce détail, cette coïncidence qui ne s'invente pas, qui nous a poussés à multiplier les entretiens avec notre informateur. Chacun a compris que si le propriétaire du Burberry oublié aux Trois Canards n'a jamais été identifié, il serait énorme de savoir qui portait le Burberry taché de sang avenue du Forum à Laeken la nuit du 16 au 17 septembre 1983 après la tuerie du Colruyt de Nivelles.

Nous n'affirmons rien d'autre. Il reste évidemment à établir que les deux Burberry ne font qu'un. Il reste à vérifier le témoignage - ça ne doit pas être impossible. Reste surtout à savoir ce qu'est devenu le Burberry trouvé à Ohain. A-t-il été conservé dans des conditions suffisantes pour permettre des analyses style ADN (si le travail n'a pas encore été fait?). Nous n'avons d'autre prétention que de livrer un témoignage tardif mais provenant d'une personne digne de foi et sincère dans sa démarche.

Minuscule fil de laine d'une pelote peut-être plus facile à détricoter? Mais trop d'inconnues subsistent et c'est bien le motif pour lequel nous n'indiquerons rien permettant d'identifier V. Par respect pour sa famille qui, pensons-nous néanmoins, se reconnaîtra.

Gilbert Dupont




Les aveux de V...
BRUXELLES V. - l'homme de l'avenue du Forum au Burberry taché de sang - est mort le 10 novembre 1983 à Bruxelles officiellement d'une overdose. Certains font remarquer que la date correspond à un ralentissement des tueries du Brabant. Exception faite néanmoins du meurtre le 1er décembre 1983, à Anderlues, d'un couple de bijoutiers, celles-ci s'interrompent pendant quasiment deux ans.

Un mois après le décès de V., le 3 décembre 1983, trois hommes et une femme sont interpellés à Ohain dans un restaurant qui n'est pas celui des Trois Canards. La femme, c'est la soeur de V. Un des hommes, B., devient subitement important dans l'enquête. C'est lui qui affirme aux enquêteurs que son ami V., avant de mourir, lui a avoué qu'il avait participé à la tuerie du Colruyt de Nivelles deux mois et demi plus tôt.

Pas seulement. Il fournit bien d'autres détails - sur le meurtre de l' Auberge du Chevalier à Beersel, le vol des gilets pare-balles à Tamise et l'exécution du patron des Trois Canards à Ohain. Mais à l'époque, tout cela paraît complètement délirant. Le 1er avril 1984, le commissaire en chef Henry, de la PJ de Nivelles, se fend pourtant encore d'un procès-verbal qui va dans ce sens. Mais l'enquête n'ira pas plus loin.

Au parquet de Nivelles, la priorité de Jean Deprêtre, c'est la filière boraine. Et cela peut se comprendre: plusieurs suspects sont détenus et un élément matériel les accuse, le fameux Ruger. Deux pistes en même temps, c'est une de trop. C'est montrer qu'on ne croit pas trop à la première. Il faut à tout prix trouver de quoi envoyer les suspects borains aux assises devant lesquelles tous seront finalement acquittés.

Et voilà que, vingt ans plus tard, un témoin reparle de V., évoque un trench taché de sang et remet bien des choses en question...




Voici encore un témoignage qui correspond bien aux circonstances envisagées pour la manifestation de la vérité. Cela remonte à 2002. Le message remonte à 2011. Nous sommes fin 2014. Quel est le résultat de l'exploitation de cette information ?
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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Mer 12 Nov 2014 - 20:25

Gilbert Dupont dans 'La Dernière Heure' du 04/05/2002:


  • Il avait fait des déclarations explosives dans l'enquête sur les tueries du Brabant

    BRUXELLES

    Interpellation à Bruxelles d'un truand verviétois non rentré de congé pénitentiaire. Philippe Heyne, 36 ans, a été appréhendé lors d'une opération montée par l'ex-escadron spécial d'intervention. Le parquet de Bruxelles le soupçonne d'avoir projeté d'attaquer un marché de véhicules d'occasion.
    L'avenir seul dira si les soupçons étaient fondés. Philippe Heyne a été arrêté par la juge Sophie Huguet. Il est incarcéré à Forest. La police est persuadée que l'arrestation a empêché un hold-up.
    Heyne avait été condamné à cinq ans en juin 1996 pour bagarre (mortelle) dans un café. Ce qui ne l'empêche pas d'être déjà en congé pénitentiaire deux ans plus tard. Et d'en profiter, le 19 octobre 1998, pour régler ses comptes façon western. Il voulait, c'est vrai, venger l'honneur d'une amie que des voyous avaient insultée.
    Etait-ce un motif pour dégainer un CZ 75 9 mm parabellum et faire feu dix fois en direction de la bande?
    Jugé (en novembre 1999) pour tentative de meurtre, Ph. Heyne prenait trois ans supplémentaires aux cinq ans encaissés en 1996 par la terreur de Verviers...
    Et donc, Ph. Heyne bénéficiait - en 2002 - d'un nouveau congé pénitentiaire. Il quitte son Verviers natal et est revu à Bruxelles à faire ce qui ressemble fort à du repérage.
    Il est armé, lors de son interpellation par l'Esi. Il est accompagné, enfin, d'un autre nom connu de la justice, un certain Francis Van Binst qui est Bruxellois, a 43 ans et ne semble plus avoir eu de vrais problèmes judiciaires depuis une dizaine d'années. Sa dernière condamnation - 2 ans d'emprisonnement - datait de 1991.
    Francis Van Binst a fait des déclarations explosives dans l'affaire des tueries du Brabant wallon. Il a été l'ami de Vincent Louvaert, un tox mort le 10 novembre 1983 d'une overdose (qui fit beaucoup parler).
    Jamais inculpé, Van Binst a en revanche été entendu comme témoin-clé sur les confidences qu'il prétendait avoir reçues de Louvaert dans l'affaire des tueries du Brabant.
    Van Binst affirmait que Louvaert lui avait tout expliqué du meurtre du concierge de l'Auberge du Chevalier, Jose Vanden Eynde, à Beersel, en décembre 1982.
    Louvaert lui avait indiqué qui avait tué Jacques Van Camp - et pourquoi - dans son restaurant de l'Auberge des Trois Canards, le 2 octobre 1983, à Ohain. Il avait parlé aussi du hold-up de Tamise et du bain de sang du Colruyt de Nivelles, en septembre 1983.

Qu'est devenu ce 'témoin-clé' après son audition ? scratch
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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Jeu 13 Nov 2014 - 12:11

Citation :
Reste surtout à savoir ce qu'est devenu le Burberry trouvé à Ohain. A-t-il été conservé dans des conditions suffisantes pour permettre des analyses style ADN (si le travail n'a pas encore été fait?). Nous n'avons d'autre prétention que de livrer un témoignage tardif mais provenant d'une personne digne de foi et sincère dans sa démarche.

bizar que gilles ne sait pas que on avait cherché en vain où était ce Burburry ,trouvé

1devant 3CC ds un champs
2 a coté ou
3 a l'arriere du 3CC


ils l'ont retrouvé  ( une deuxième fois) ds un camionette de la gendarmerie qqs jours après le meurtre

puis après combien de fois ils ont encore déménagé ?


pour certains tests de la deuxième vague (armes ,douilles ? ) on avait constaté un an après que rien avait été fait ) Dery était à la retraite quand ?
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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Jeu 13 Nov 2014 - 12:18

le Burburry a bien été inspecté car j'ai lu qqs part qu' un inspecteur avait pu trouver la trace de ce burburry (à Bruxelles) qui était de second- classe car il avait des défauts ou qqs chose de ce genre.
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MessageSujet: Re: Van Binst, Francis   Aujourd'hui à 19:11

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Van Binst, Francis
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