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 Terrorisme GIA - Mouvance Haemers

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james007



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MessageSujet: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 21 Nov 2010 - 13:08

Des terroristes du GIA sont arrêtés le 5 mars 1998 à Ixelles.
La cellule de Farid Melouk est démantelée.
melouk était recherché depuis 1995 pour les attentats de Paris.

Il est arrêté après 12 heures d'assaut dans l'appartement de son complice, rue Wéry à Ixelles
le dénommé Essoussi Laaroussi.

Il est connu que cette branche finançait le terrorisme par des attaques dur des transports de fonds.
La bande a Maache (bande de la Tulipe, à 500 mètres de la rue Wéry) a servi au financement, via la mouvance Haemers.

Essoussi Laaroussi a été "employé" par Roalnd Potier à la Brid's nest taver à Uccle. Potier tenait cette taverne avec sa compagne : Denis Tyack (la veuve de patrick Haemers).

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james007



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 21 Nov 2010 - 13:15

Article du Soir de l'époque :

http://archives.lesoir.be/le-terroriste-n-ose-prendre-ses-distances-par-rapport-a_t-19990907-Z0H76K.html
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dim



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 21 Nov 2010 - 13:26

etonnant! merci pour les infos
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yesorno



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Mar 12 Juil 2011 - 13:32

salut t'en as d'autres des conneries ? melouk et haemmers ca n'a strictement rien a voir
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luanda



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 10 Fév 2014 - 13:56

Passons sur l’anecdotique. H. Boumali va chercher l’origine de l’O.S. dans le CARNA mais n’a pas lu la contribution de Mahfoud Kaddache présentée en 1987 lors du Colloque sur le P.P.A. Il est vrai que l’auteur travaille uniquement à partir de sources de seconde main. Amar BOUHOUCHE en établissant le lien entre l’O.S. et le F.L.N. a au moins le mérite d’indiquer à ses lecteurs la majeure partie des écrits sur la question. Peut-on s’empêcher de noter qu’aucun auteur ne cite l’autre !

http://insaniyat.revues.org/11475
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HERVE



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 10:38


Sur Farid Melouk (complice de Essoussi Laaroussi) ...

_ _ _


http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160314.OBS6377/farid-melouk-le-djihadiste-qui-lie-les-attentats-de-novembre-a-ceux-de-charlie.html

Farid Melouk, le djihadiste qui lie les attentats de novembre à ceux de "Charlie"

Le terroriste, qui a côtoyé Cherif Kouachi avant les attentats contre "Charlie Hebdo", aurait également entretenu des liens privilégiés avec Abdelhamid Abaaoud, rapporte Mediapart.

Publié le 14 mars 2016 à 18h38

Mediapart a publié, dimanche 13 mars, une enquête mettant en évidence le rôle clé d'un homme lors des attentats contre "Charlie Hebdo" et ceux du 13 novembre dernier : Farid Melouk.

Français d'origine algérienne de 50 ans, ce terroriste est suspecté d'être un des logisticiens chargés de préparer les prochains attentats en France et en Belgique depuis la mort d'Abdelhamid Abaaoud par différents services de renseignements.

Evoqué par le juge d'instruction Marc Trévidic lors de son audition par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les filières djihadistes, le 12 février 2015, Farid Melouk est considéré par le magistrat français comme ayant repris "du service" en Syrie, rapporte Mediapart.

Vieille connaissance du magistrat - Marc Trévidic a notamment enquêté sur la première filière afghane que fréquentait Farid Melouk en 2000 - le terroriste a joué un rôle primordial dans le recrutement de djihadistes.

"Il était à la tête d'un très important réseau d'acheminement de djihadistes. [...] Ces anciens ont un carnet d'adresses phénoménal, en France et en Belgique."

Condamné en 1998, libéré en 2009

Vétéran du djihad, Farid Melouk, dit le Chinois, a déjà vécu plusieurs vies. Faussaire, logisticien, et ancien appui financier des Groupes islamiques armés (GIA) dans les années 1990, Farid Melouk avait pris la fuite vers l'Afghanistan après les sanglants attentats de la station RER de Saint-Michel en 1995.

Pendant un an, Farid Melouk se retrouve au contact des pontes de l'organisation d'Oussama Ben Laden. De retour en France, il choisit de vivre dans la clandestinité. Condamné par contumace en février 1998, le terroriste sera finalement interpellé le 5 mars de la même année à Ixelles un quartier populaire de Bruxelles par les autorités belges après un bref séjour en Croatie. Farid Melouk est condamné à 9 ans de prison devant la cour d'appel de la capitale belge. Extradé en France en 2004, le terroriste purge sa peine jusqu'à sa libération en 2009 et semble faire profil bas.

Quand Melouk jouait au foot avec Beghal et Kouachi

A sa sortie de prison, il rencontre plusieurs vétérans de la guerre sainte, notamment ceux des filières tchétchènes et afghanes, avant de se lier d'amitié avec Djamel Beghal. Entre mai 2009 et mai 2010, ce dernier est assigné à résidence dans le Cantal dans le cadre de sa condamnation pour avoir préparé un projet d'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis en France. Une amitié immortalisée par les services de renseignements français de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) par des photographies prises dans le Cantal. Sur ces clichés, Farid Malouk et Djamel Beghal jouent au football avec... Chérif Kouachi, l'un des futurs auteurs des attentats contre "Charlie Hebdo".

Toujours selon Mediapart, Farid Melouk se serait ensuite fait oublier avant de refaire son passeport en octobre 2012 et partir dans la foulée pour la Syrie. Sur place, le terroriste, serait actuellement en train de constituer un groupe de combattants algériens ralliés récemment à l'Etat islamique après avoir tenu un camp d'entrainement.

Farid Melouk fait désormais partie des cibles prioritaires de l'antiterrorisme français.

Il fait partie des figures du djihad. C'est une de nos cible", déclare un chef haut placé des renseignements français à Mediapart.

Melouk et Abaaoud : bras dessus, bras dessous

Un changement de priorité qui s'explique principalement, selon Mediapart, par la découverte d'une photo troublante dans le téléphone de d'Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud tuée au cours de l'assaut de Saint-Denis. Dans la mémoire du téléphone : une photographie du cerveau des attentats du 13 novembre, sourire éclatant, aux côtés d'un homme portant une longue barbe blanche. Ce cliché figurait déjà sur le compte Facebook d'Abdelhamid Abaaoud en juin 2014.

Selon Mediapart, cet homme pourrait être Farid Melouk. Sollicités par le site d'investigation, d'anciens agents de renseignements et des magistrats ayant enquêté sur le terroriste ont tous confirmé, sans toutefois pouvoir, bien sûr, le certifier "à 100 %", que la photo exhumée par Mediapart était "criante de ressemblance", selon l'expression de l'un d'eux.




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HERVE



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:02


https://www.mediapart.fr/journal/france/130316/attentats-de-janvier-et-de-novembre-le-chainon-manquant

   Attentats du 13-Novembre: notre dossier
   Enquête

Attentats de janvier et de novembre: le chaînon manquant

13 mars 2016 | Par Matthieu Suc

Mediapart a enquêté sur les logisticiens suspectés d’avoir œuvré dans l'ombre des attentats de 2015. Parmi eux, Farid Melouk: ancien des GIA, il a côtoyé Chérif Kouachi et une photo retrouvée par Mediapart le montre comme un proche d'Abdelhamid Abaaoud, établissant ainsi un trait d'union entre les deux vagues d'attentats.

Dans la matinée du 11 avril 2010, quatre hommes se rendent à pied sur le terrain de foot communal de Murat, dans le Cantal. Les deux premiers, les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) qui suivent la scène au loin et au téléobjectif, les connaissent. Ils les ont immortalisés la veille en train de faire des courses à la supérette du coin. Leur rencontre est la raison même de la filature policière : Djamel Beghal, vétéran du djihad mondial, jouissant d’une réputation de fin théologien auréolée par un séjour en Afghanistan avant les attentats du 11-Septembre, reçoit un ancien codétenu, Chérif Kouachi, jeune membre de la filière dite des Buttes-Chaumont.




Les terroristes Farid Melouk, Chérif Kouachi, Djamed Beghal et Ahmed Laidouni s'apprêtent à jouer au foot dans le Cantal, le 11 avril 2010. © DR


Le premier inconnu qui les accompagne, porteur d’une barbe drue, d’un treillis et d’un sweat à capuche par-dessus un kamis, la tunique traditionnelle afghane, sera désigné dans le procès-verbal de surveillance sous l’appellation « XH1 ». Le second, revêtu d’un bonnet, d’un manteau trois-quarts et dont la barbe commence déjà à virer au gris, héritera de « XH2 ». Sur le terrain de foot, « XH2 » fait office de gardien tandis que Djamel Beghal et Chérif Kouachi tirent au but. Sur le chemin du retour à l’hôtel, Kouachi et « XH2 » devisent en tête-à-tête.




Farid Melouk et Chérif Kouachi devisent comme deux vieux copains


En fin d’après-midi, après avoir pointé à la gendarmerie – déchu de sa nationalité française mais inexpulsable en Algérie où il est né, Djamel Beghal est assigné à résidence –, l’homme autrefois condamné pour avoir fomenté un projet d’attentat, qu’il a toujours nié, contre l’ambassade américaine à Paris, rejoint Chérif Kouachi et « XH2 » pour une longue promenade dans le massif auvergnat. Accoudés à une rambarde, les trois individus palabrent sur un pont surplombant un cours d’eau, traversent un hameau, des pâturages, s'enfoncent dans les bois et échappent au regard des policiers qui les retrouvent au coucher du soleil en train de discuter à proximité d'une chapelle. Deux semaines plus tard, les policiers finissent par identifier « XH1 » et « XH2 ». Ils placeront ce dernier sur écoute et en garde à vue. Puis ils le relâcheront.

Cinq ans plus tard, au lendemain du massacre de Charlie Hebdo, les images de la séance de foot font le tour du monde, illustration d'un passage de relais entre le terrorisme d'hier, Beghal, et celui d'aujourd'hui, Kouachi. Mais, désormais, le second est mort, le premier de nouveau en prison et c'est l’un des personnages à l'arrière-plan des photos, « XH2 », qui focalise l'attention des forces de l’ordre.

Cet homme s’appelle Farid Melouk. Des services de renseignement français comme étrangers suspectent ce Français d’origine algérienne de 50 ans d’être, au sein de l’État islamique, un des logisticiens chargés des préparatifs des prochains attentats en France et en Belgique. Un rôle dévolu jusque-là à Abdelhamid Abaaoud. Abaaoud est accusé d’avoir été en contact avec Mehdi Nemmouche, le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, d’avoir dirigé le commando de Verviers qui projetait de frapper au lendemain de l'attentat contre l’Hyper Cacher, d’avoir été l’instigateur des attentats ratés de Sid Ahmed Ghlam à Villejuif et d’Ayoub el-Khazzani dans le Thalys et enfin, d’avoir coordonné et participé à ceux du 13-Novembre. La place est vacante depuis que ce jeune émir belge de l’État islamique a trouvé la mort lors de l’assaut du RAID à Saint-Denis.




Farid Melouk dans ses jeunes années.


Plusieurs sources nous ont confirmé l’intérêt porté à Farid Melouk. « Il fait partie des figures du djihad, c’est une de nos cibles », déclare, laconique, un ponte de l’antiterrorisme, sans vouloir en dire plus sur les éléments factuels qui incitent à l’inscrire parmi les priorités des services occidentaux.

D'après nos informations, Melouk, après avoir tenu un camp d'entraînement, serait en train de constituer un groupe de combattants algériens ralliés depuis peu à l'État islamique. Surtout, Mediapart a pu consulter dans le dossier gigogne consacré aux attentats du 13-Novembre le procès-verbal d’exploitation d’un scellé, en apparence anodin, celui d’un téléphone de Hasna Aït Boulahcen, la cousine germaine d’Abdelhamid Abaaoud, tuée avec lui à Saint-Denis. Ce portable a été retrouvé lors de la perquisition de l’appartement de la mère de Hasna et n’est a priori pas d’une importance vitale pour la suite de l’enquête.

Dans la mémoire du cellulaire, des photos de sa propriétaire en train de prendre la pose, seule ou avec un aspirant, ou encore une image d’un enfant brandissant un fusil d’assaut. L’agent de la DGSI qui dresse le procès-verbal précise « indiquer sous chaque photographie les éléments intéressants ».

Ainsi, à propos du gamin armé, « il pourrait s’agir de Youness ABAAOUD », écrit-il, prudent. Abdelhamid avait emmené avec lui son petit frère, âgé de 13 ans, en Syrie où celui-ci aurait trouvé la mort. Mais l’agent ne dit mot des images dédiées au terroriste. Toutes sont déjà connues. À l'exception d'une, la seule où Abdelhamid Abaaoud, casquette vissée sur la tête et tout sourire, est accompagné d'un autre homme. Un homme qui l'empoigne et dont le visage est familier.

La barbe est beaucoup plus longue et beaucoup plus blanche, les traits plus tirés, mais les fossettes, le nez en trompette, les sourcils évoquent Farid Melouk. Sollicités, d’anciens agents de renseignement et des magistrats ayant enquêté sur Melouk ou l’ayant eu dans leurs bureaux ont tous confirmé, sans toutefois pouvoir, bien sûr, le certifier « à 100 % », que la photo exhumée par Mediapart était « criante de ressemblance », selon l’expression de l’un d’eux.




Abdelhamid Abaaoud et Farid Melouk


Le terroriste à tu et à toi avec le tueur de Charlie Hebdo est donc retrouvé, bras dessus, bras dessous, avec celui du 13-Novembre. Trait d’union des attentats qui ont ensanglanté la France l’an dernier. Si l’identité venait à être confirmée par les services – pour l’heure, ceux contactés nous ont affirmé tout ignorer d’un possible lien Melouk/Abaaoud –, se pose alors la question de savoir si le quinquagénaire a joué un rôle dans ces sanglants événements. Si les hommes qui, depuis l’étranger, donnaient ordres et conseils aux Kouachi, à Coulibaly et à Abaaoud n’étaient pas une seule et même personne ? Et donc, si tous ces attentats sont liés entre eux ?

« Un carnet d’adresses phénoménal, en France et en Belgique »

La photo avec Abdelhamid Abaaoud ne peut être datée mais elle a été envoyée à Hasna Aït Boulahcen le 23 septembre, soit moins de deux mois avant les attaques conjointes du Bataclan, des terrasses et du Stade de France. Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, les services ignorent que Farid Melouk a quitté son dernier domicile connu de Vénissieux. En tout cas, la fiche de renseignement émise au titre de la traque des frères Kouachi ne le mentionne pas. Un mois plus tard, les services ont, semble-t-il, rattrapé leur retard et appris que le vétéran a rejoint le pays de Shâm.

En effet, dès le début de son audition, le 12 février 2015, devant la commission d’enquête sur les filières djihadistes de l’Assemblée nationale, le juge Marc Trévidic éprouve le besoin de parler de ce « client ». Un propos qui, un an plus tard, a une valeur prophétique. « Des anciens ont repris du service, s’inquiète celui qui est alors un pilier du pôle antiterroriste. Ainsi Farid Melouk, dont j’ai appris la présence en Syrie. […] J’en avais eu à connaître en 2000 en réglant le dossier de la première filière afghane, il était à la tête d’un très important réseau d’acheminement de djihadistes. […] Ces anciens ont un carnet d’adresses phénoménal, en France et en Belgique… »




Farid Melouk, vétéran du djihad, a « un carnet d'adresses phénoménal », selon le juge Trévidic.


Dans la nomenklatura du terrorisme international, Farid Melouk, dit Le Chinois, a ce qu’on appelle un pedigree. Ce natif de Lyon fait partie en 1995 du réseau de Chasse-sur-Rhône qui assure la base logistique aux membres des Groupes islamiques armés (GIA) qui frappent alors la France au cours d’une vague d’attentats à la bonbonne de gaz piégée, faisant huit morts et plus de cent-soixante-dix blessés. Melouk fabrique des faux papiers, récolte de l'argent ou trouve des caches pour Ali Touchent, considéré comme l'un des organisateurs de l'attentat du 25 juillet 1995 à la station RER de Saint-Michel, ainsi que pour Khaled Kelkal, abattu par les gendarmes français, le 27 septembre.

Dans la foulée, Le Chinois se met en cavale et s’envole pour l’Afghanistan. Il y passe un an. « J’étais dans un camp où j’ai suivi une instruction paramilitaire », dira-t-il aux policiers qui l’interrogent après sa séance de football et sa randonnée dans le massif auvergnat avec Djamel Beghal et Chérif Kouachi. Farid Melouk est localisé à Khalden, un des principaux camps d'entraînement d’Al-Qaïda. « Dans la mythologie djihadiste, les anciens d’Afghanistan sont auréolés d’une aura spécifique. Aux yeux des plus jeunes, aujourd’hui encore, ils incarnent l’âge d’or du terrorisme », nous confie le juge Trévidic.

Farid Melouk se trouve alors au contact de piliers de l’organisation d’Oussama Ben Laden, comme le recruteur Amor Ben Mohamed Sutti, alias Abou Nadir, ou encore Rachid Boukhalfa, alias Abou Doha, chargé du soutien logistique pour les conflits armés. De retour en France, mais vivant désormais dans la clandestinité, il tient, selon le jugement du tribunal correctionnel de Paris rendu, en son absence, le 19 février 1998, « un rôle de recruteur de jeunes, les initiant à l’intégrisme religieux et les poussant à partir s’entraîner en Afghanistan ».




Farid Melouk officie comme gardien de but, Djamel Beghal en tant qu'attaquant, le 11 avril 2010


Melouk se rend à son tour en Croatie pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie « en tant qu’humanitaire auprès d’une association d’une mosquée de Vénissieux », assurera-t-il à la SDAT. Faisant l'objet d'un mandat d’arrêt, il est interpellé le 5 mars 1998 par la police belge. Melouk s'était retranché avec des complices dans une maison du quartier populaire bruxellois d’Ixelles. Parmi eux, l'autre leader du réseau, Mohamed Chaould Baadache, alias Abou Qassim, en relation avec un des plus proches lieutenants d'Oussama Ben Laden. Mais des moujahidines présents, c'est Le Chinois qui oppose la plus farouche résistance.

« On a discuté longtemps avec Farid Melouk qui était retranché dans un grenier, raconteront, trois ans plus tard, les négociateurs dans la revue de la police fédérale belge. Le dialogue se terminait inéluctablement par des prières, des récitations d'extraits du Coran. C'était peine perdue. Dans sa logique, une mort au combat lui permettrait d'être considéré comme un martyr. »

Après quelques échanges de coups de feu, les forces de l’ordre le mettent hors d’état de nuire. Un de ses complices se terrait, lui, à Verviers, là où dix-sept ans plus tard, Abaaoud cachera un commando venu de Syrie qui s’apprêtait à passer à l’acte. Considéré dorénavant comme un « membre actif de l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat » (GSPC), Farid Melouk écope de neuf ans d'emprisonnement par la cour d'appel de Bruxelles, pour « tentative de meurtre, détention d'armes et d'explosifs, usage de faux documents administratifs, rébellion avec arme et association de malfaiteurs ». Il est extradé en 2004 afin de purger sa peine française.

Enfin libre, en juillet 2009, Farid Melouk fait mine de mener une vie normale. Il est supposé être employé dans une société de menuiserie et serrurerie, en fait un emploi fictif. Farid Melouk passe son temps libre à regarder sur son ordinateur des vidéos de propagande montrant des martyres ou glorifiant les attentats contre le World Trade Center.

Il fréquente d’autres vétérans du djihad, un ancien des filières tchétchènes et le beau-frère par alliance d'Amedy Coulibaly, membre du groupe Ansar Al-Fath suspecté de préparer des attentats visant le siège du contre-espionnage français et l’aéroport d’Orly. Surtout, il voit Ahmed Laidouni, un ancien des filières afghanes, le « XH1 » qui reste en bordure du terrain de foot dans le Cantal. Au cours de ce week-end, Farid Melouk se marie religieusement… en l’absence de sa fiancée de vingt et un ans sa cadette. Djamel Beghal fait office d’imam. Plus tard, Farid Melouk exercera la fonction de tuteur pour le mariage de la nièce de Beghal. La jeune femme épouse Slimane Khalfaoui, un membre du groupe de Francfort qui projetait un attentat contre le marché de Noël à Strasbourg, lui-même étant le beau-frère d’Ahmed Laidouni.

Il s’inquiète de savoir si ses nièces regardent « la Star Academy »

Lors de la naissance du premier enfant du couple Melouk, les parents reçoivent des textos faisant référence aux mécréants. « Bienvenu dans le monde des kouffars, tu ne vas pas être déçue », prophétise un SMS reçu le 3 juin 2010. Ce à quoi Farid répond, dans une syntaxe approximative, à son interlocuteur : « Le pere te dit [ma fille] et dans un monde de muslim celui son pere et sa mere. C le bled unikemen kè koufar », ce que l’on peut traduire par : « Le père te dit : [ma fille] est dans un monde musulman, celui de son père et de sa mère. C’est le lieu [où ils vivent] uniquement qui est mécréant. »




Farid Melouk en 2010


À l’une de ses sœurs, Farid s’époumone contre l’école où on ne parle aux filles « que de garçons », s’inquiète de savoir si ses nièces regardent « la Star Academy », évoque les « chanteuses qui chantent à moitié nues ». Sa propre épouse se rend en niqab au commissariat de Bron pour signer tous les vendredis le registre du contrôle judiciaire auquel elle est astreinte.

La jeune femme est suspectée d’association de malfaiteurs dans une affaire où apparaît le Tunisien Moez Garsallaoui, un haut cadre d’Al-Qaïda chargé de superviser des attentats en Europe, qui recevra notamment Mohamed Merah avant d’être tué par un drone américain en octobre 2012. Garsallaoui est le nouvel époux de Malika El-Aroud, une ressortissante belge surnommée « la veuve noire », ayant été mariée à l’un des kamikazes qui a tué le shah Massoud, en préambule au 11-Septembre. El-Aroud et Garsallaoui se seraient installés un temps en Belgique, là où Melouk a tant de contacts.




Chérif Kouachi, baguettes de pain sous le bras, et Farid Melouk


Toujours à sa sœur, Farid Melouk confie en juin 2010, qu’il n’a « plus rien à faire en France », mais qu’il est considéré « comme un indésirable » où qu'il aille maintenant. Il regrette de ne pas être libre de partir vivre dans un pays arabe où il pourra entendre l'appel à la prière et éduquer ses enfants dans le droit chemin. En octobre 2012, il se fait refaire son passeport. La Syrie va bientôt lui offrir cet ailleurs dont il rêve et l’État islamique lui fournir les moyens de ses ambitions.

Son ami Laidouni y va le premier et convainc « ses frères » Melouk et Khalfaoui de faire de même. Une fois installé, Melouk fait venir sa femme et ses trois filles. Ahmed Laidouni est, lui, arrêté à l'été 2014 par la police marocaine alors que, de passage, il s'apprêtait à se rendre sur le continent européen via l'Espagne. En compagnie de Slimane Khalfaoui, Farid Melouk monte un camp d'entraînement et désormais un groupe armé.

En garde à vue le 11 août 2010, les enquêteurs de la SDAT avaient essayé de sonder la profondeur de son engagement militant.
« Quelle est votre position concernant les attentats commis contre les pays occidentaux ?, demande un enquêteur.
— Je ne souhaite pas répondre à cette question. »




Chérif Kouachi, Djamel Beghal et Farid Melouk rentrent de leur entraînement de foot


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HERVE



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:05


http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/BONELLI/52619

> Février 2015, pages 1, 14 et 15

Attentats de Paris, l’onde de choc

Les chemins de la radicalisation

(...)   Dans le contexte français, ces injonctions religieuses peuvent constituer simultanément un rappel à l’ordre pour des enfants trop émancipés (dans leurs sorties, leurs fréquentations ou leurs manières de s’habiller) et un appui plus directement politique aux groupes armés. Comme celui de M. Djamel Beghal, présenté comme le mentor de Chérif Kouachi et de Coulibaly, rencontré à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis en 2005. Né en 1965, il participe aux réseaux de soutien du GIA en France, ce qui lui vaut d’être arrêté en 1994. Avec Coulibaly et Chérif Kouachi, il fait également partie des quatorze personnes soupçonnées d’avoir préparé en 2010 l’évasion de M. Smaïn Aït Ali Belkacem, l’un des artificiers des attentats de 1995. En détention, Kouachi aurait également pris contact avec M. Farid Melouk, lui aussi condamné pour son soutien logistique à ces attaques. Dans ces rencontres s’opère un lien entre des générations différentes de militants actifs de l’islam politique. Il inscrit l’engagement dans une histoire plus longue, jalonnée de faits d’armes, de défaites et de réorientations (6).  (...)


Laurent Bonelli

Maître de conférences en science politique à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense (Institut des sciences sociales du politique).


(6) Des mécanismes similaires sont observables pour d’autres mouvements clandestins. Lire « Sur les sentiers escarpés de la lutte armée », Le Monde diplomatique, août 2011.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:11


Farid Melouk et Zacarias Moussaoui

http://historycommons.org/entity.jsp?entity=farid_melouk





https://fr.wikipedia.org/wiki/Zacarias_Moussaoui

Zacarias Moussaoui (زكريا موسوي) est un citoyen français né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz.

Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès et de sept jours de délibération, il est reconnu coupable1 par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie, États-Unis, de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats du 11 septembre 2001 et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

http://www.theguardian.com/uk/2001/sep/18/september11.usa2

Terror suspect in US had London connection

(...)

The French newspaper Le Soir reported that Moussaoui had been in contact with an Algerian Islamic militant, Farid Melouk, who is serving a nine-year sentence in a Brussels prison. Melouk is suspected of belonging to the Algerian terrorist movement, the Armed Islamic Group, and was arrested in 1998 after a shootout with police who raided his home in Brussels.

(...)

_ _ _

4 articles avec les mots 'melouk' et 'moussaoui'.

1.
Reid, enfant de l'extrémisme islamique londonien […] A la mosquée de Brixton, la route de Reid a peut-être croisé celle de Zacarias Moussaoui, Français d'origine marocaine, âgé de 33 ans, qui a été arrêté le 17 août […] Il a également eu des contacts avec Raid Melouk, membre présumé du GIA (Groupe islamique armé) incarcéré à Saint-Gilles depuis mars 1998. Les parcours de Moussaoui et de Reid se confondent: ils arrivent à la mosquée en toute discrétion, […] "Le Soir" du 27/12/2001
2.
Des formules chimiques dans les tanières de Bruxelles […] leur cible est un rêve qu'il aimerait un jour réaliser. C'est trop beau! Moussaoui aurait bénéficié de coups de pouce français Néanmoins, les […] Lundi, lors de la réunion, les magistrats européens n'ont pas parlé de Zacarias Moussaoui et Farid. Le premier est incarcéré aux Etats-Unis dans le cadre de l'enquête […] aimerait rencontrer Melouk pour en savoir plus sur la personnalité de Moussaoui. Ça pourrait se faire dans le cadre des commissions rogatoires, commente le juge bruxellois Christian De Valkenner. Cela cadre avec ses dossiers même si Melouk est hors-circuit maintenant. Zacarias Moussaoui, Français d'origine algérienne, […] "Le Soir" du 18/09/2001
3.
Un deuxième réseau terroriste en Belgique […] Les Français s'intéressent à Trabelsi mais aussi à Farid Melouk, membre présumé du GIA, incarcéré depuis trois ans à la prison de Saint-Gilles (lire en page 3). Il aurait entretenu des contacts avec un certain Zacarias Moussaoui. Ce Français d'origine algérienne est, depuis le 17 août, emprisonné à Minneapolis. Officiellement détenu pour infraction à loi sur l'immigration, Moussaoui suivait des cours de pilotage sur simulateur dans une école privée américaine. […] "Le Soir" du 17/09/2001
4.
Le juge Bruguière veut entendre Farid Melouk Le juge Bruguière veut entendre Farid Melouk FRÉDÉRIC DELEPIERRE Ce lundi, les juges antiterroristes français Jean-Louis […] Soupçonné d'appartenir à la mouvance «afghane», Melouk pourrait fournir des informations sur Moussaoui. Coïncidence frappante à relever aussi entre les dossiers Melouk et Moussaoui: […]

"Le Soir" du 17/09/2001

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:14



http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2016/03/24/print-8-193678.php





Par Hassane Zerrouky

La capitale belge a une histoire ancienne avec les islamistes. Dans les années 1990, elle a été à la fois une base de repli, de planque, de transit notamment pour les membres des réseaux du Groupe islamique armé (GIA). Et sans doute pour d’autres activistes islamistes. C’est à Bruxelles qu’Ali Touchent, tué en mai 1997 à Alger, s’était installé pour préparer la vague d’attentats qui allait ensanglanter Paris durant l’été 1995. C’est dans la capitale belge qu’il a rencontré le Français d’origine algérienne Safé Bourada, chef du réseau du GIA de Chasse-sur-Rhône, l’homme qui a assuré la logistique à Boualem Bensaïd et Aït Belkacem, venus spécialement d’Alger via la Turquie et l’Italie pour commettre les attentats de la station RER Saint-Michel à Paris(1). C’est aussi à Bruxelles que se planquait l’un des organisateurs des attentats du métro parisien, le Français d’origine algérienne Farid Melouk avant son arrestation rocambolesque en mars 1998.

Dans la capitale belge toujours, la galaxie du GIA, avant de se transformer en GSPC (Groupe salafiste pour le combat et la prédication), comptait de nombreux «militants» d’origines diverses. Parmi eux, le Tunisien Tarek Maaroufi, soupçonné d’avoir fourni les faux documents ayant permis aux deux terroristes marocains Kacem Bakkali et Karim Touzani de se rendre en Afghanistan et d’assassiner Shah Massoud le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats du World Trade Center. Condamné en 1995 à trois ans de prison avec sursis pour appartenance au GIA, avant d’être déchu de la nationalité belge, Tarek Maaroufi a regagné la Tunisie en mars 2012 où il a vite repris du service. Lors de ce procès de 1995, ont été condamnés deux Marocains, les frères Ali et Youcef Al-Marja, mais aussi Ahmed Zaoui, membre de la direction de l’ex-Front islamique du salut (FIS), suspecté d’être le chef du GIA en Europe. Condamné à quatre ans de prison avec sursis, Zaoui s’est «enfui» vers la Suisse avant d’atterrir en 2002 en Nouvelle-Zélande.

Quant à Farid Melouk, libéré en 2009, après avoir purgé une peine de neuf ans de prison, il a repris du «service» selon l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic et effectué plusieurs fois le voyage à Bruxelles. Et ce, avant que les policiers français ne retrouvent sa trace à la suite des attentats du 13 novembre dernier à Paris. En effet, sur le téléphone portable de la Franco-Marocaine Hasna Aït Boulahcen tuée à Saint-Denis (région parisienne), les policiers découvrent une photo prise en Syrie. Publiée par le site Médiapart, elle le montre aux côtés d’Abdelhamid Abaaoud, cousin de Hasna et chef du commando auteur du carnage perpétré au Bataclan à Paris. Melouk figure également sur des photos aux côtés de Djamel Beghal, un ancien du GIA aujourd’hui en résidence surveillée en France, et de Cherif Kouachi, l’un des deux frères auteurs du carnage de Charlie Hebdo.

Les exemples ci-dessus révèlent ainsi l’existence de filières islamistes anciennes, que l’on croyait démantelées, où se croisent deux générations de terroristes, celle des années 90 qui ne s’est pas repentie, et la nouvelle, plus jeune, ayant grandi dans son ombre, aujourd’hui membre de Daesh. Molenbeek, ce quartier de Bruxelles présenté comme une plaque tournante des réseaux islamistes où, pas plus tard que mardi dernier, onze recruteurs de Daesh ont été arrêtés, est certainement cet arbre qui cache la forêt islamiste. Quand on sait, par exemple, que la Grande Mosquée de Bruxelles a été financée par l’Arabie Saoudite, la gestion en ayant été confiée aux Saoudiens pour 99 ans, et que le Centre islamique et culturel de Belgique (CICB) également fondé par les Saoudiens et présidé par l'ambassadeur d'Arabie Saoudite, est en fait le siège européen de la Ligue islamique mondiale, ONG panislamiste basée à La Mecque, créée en 1962 pour contrer les idées progressistes, il ne faut pas s’étonner des progrès du salafisme wahabbite en Belgique et ailleurs en Europe.

En effet, gravitent autour de ces deux institutions une série de pseudo-centres «culturels», une université islamique et une nuée d’organisations et de groupuscules islamistes radicaux comme le groupe «Sharia4Belgium» qui a organisé des manifestations dans la capitale belge appelant à transformer la Belgique en… Etat islamique !

Terminons sur un point. Après les tueries de Paris en janvier et novembre 2015, puis les attentats de Bruxelles, avec en toile de fond, les tueries au quotidien en Syrie, en Libye et les menaces pesant sur la Tunisie et l’Algérie, les tenants du «qui-tue-qui ?» me semblent bien silencieux. Que deviennent-ils ? On ne les entend plus, alors qu’on s’attendait à ce qu’ils imputent cette vague d’attentats à une manipulation fomentée par les services syriens, voire, pourquoi pas, par le FSB russe. Les temps changent…

H. Z.

(1) Hassane Zerrouky. La Nébuleuse islamique. Editions-1 (Calmann-Levy).

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:15


http://www.bfmtv.com/societe/attentats-les-tetes-pensantes-sont-des-gens-que-l-on-connait-bien-avance-trevidic-962115.html

Attentats: "Les têtes pensantes sont des gens que l’on connait bien", avance Trévidic

Mis à jour le 25/03/2016 à 20h15

Ancien juge du pôle antiterroriste, Marc Trévidic a dû traiter un grand nombre de dossiers sur des jihadistes. Il décrit notamment Salah Abdeslam comme un personnage "complexe", différent des autres kamikazes.

Il a suivi la plupart des affaires de terrorisme ces dernières années. Marc Trévidic, ancien juge au pôle antiterroriste de Paris, est revenu vendredi soir sur les avancées de l'enquête des attentats de Bruxelles qui fait désormais le lien avec ceux du 13 novembre à Paris. "C’est tellement vieux les réseaux franco-belges en la matière", décrit-il.

Alors qu'il s'exprime sur BFMTV pour la première fois depuis l'arrestation de Salah Abdeslam, Marc Trévidic explique que "ce qu'il s’est passé en Belgique à partir de l’arrestation d’Abdeslam a précipité les choses". Selon le magistrat, les attaques de Bruxelles "devaient certainement être beaucoup plus organisées, plus programmées".

"Il y en a d’autres à interpeller"

Si ces arrestations mettent un coup de frein à cette filière, Marc Trévidic est pessimiste sur l'avenir. "Quand on voit le nombre de matériel qui est saisi à différents endroits, le nombre de personnes impliquées que ce soit en France ou en Belgique, on se dit qu’on a quand même échappé au pire et qu’il devait sûrement se préparer quelque chose de très programmé, très organisé", poursuit-il.

"Là, ils sont quand même déstabilisés mais il y en a qui sont dans les rues", prédit-il. Je ne crois pas qu’il y avait une seule personne à Argenteuil avec tout ce qu’ils ont trouvé, ça me parait impossible. (...) Ca laisse penser qu’il y en a d’autres à interpeller le plus vite possible et qu’ils pourraient faire des choses comme ça s’est passé à Bruxelles."

Abdeslam, "une personnalité complexe"

Mais pour l'ancien juge du pôle antiterroriste, les événements tragiques de ces derniers mois en Europe ne sont pas le fruit d'apprentis jihadistes. "Pratiquement tous les gros réseaux que l’on a eu à traiter ces dernières années sont des réseaux franco-belges, détaille Marc Trévidic. Dans les années 90, c’était le réseau Farid Melouk, qui est certainement l’un des penseurs de ce qu’il nous est arrivé le 13 novembre et en Belgique."

"Les têtes pensantes sont malgré tout des gens que l’on connait bien", insiste-t-il. Assurant que pour "comprendre qui dirige", il faut se pencher sur les jihadistes "anciens".

Plus précisément sur le cas de Salah Abdeslam, Marc Trévidic estime que le terroriste présumé "a une personnalité plus complexe que celle de l'automate terroriste qui vient se faire exploser". "Il y a quand même des failles, des retours en arrière, des choses qui seront certainement à exploiter", imagine le magistrat, qui pense qu'il doit exister "une façon peut-être de l'interroger qui peut être payante" pour l'amener à parler car "il dit beaucoup de mensonges". Car même si Abdeslam "minore" sa participation aux attentats du 13 novembre, "elle est énorme", conclut Marc Trévidic.

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 11:17


https://books.google.be/books?id=UaKVSz6sSoAC&pg=PA6&lpg=PA6&dq=Farid+Mellouk&source=bl&ots=QW6312jOIR&sig=WfUgUiLaejl4Y-zVv_IgH3skUkg&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwicr_qv4t7LAhXBew4KHSlIB00Q6AEIXjAO#v=onepage&q=Farid%20Mellouk&f=false

Belgium and counterterrorism policy in the Jihadi era (Egmont Paper 15)

Par Rik Coolsaet,Tanguy Struye de Swielande

(...)

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 12:52


http://www.humanite.fr/node/178749

Jeudi, 12 Mars, 1998

Belgique: six membres présumés du GIA maintenus en détention.


La justice belge a confirmé le maintien en détention de six des sept membres présumés du groupe islamique armé algérien (GIA) arrêtés la semaine dernière à Bruxelles lors d'une opération des forces de sécurité. Seul Fati Somrani, de nationalité belge, a bénéficié d'une remise en liberté provisoire, contre laquelle le parquet de Bruxelles pourrait cependant faire appel. Farid Melouk, Français d'origine algérienne, Mohamed Talbi, Marocain, Allal Hajjaji et Omar Maarouf, Danois d'origine marocaine, et Bakhti Raho-Moussa, Suédois d'origine algérienne, restent en prison. Le mandat d'arrêt du septième inculpé, Laaroussi Essoussi, Tunisien, avait été confirmé lundi.

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Lun 28 Mar 2016 - 13:05


Sur la bande à Maache (bande de la Tulipe) :

http://www.metronews.fr/blog/mafia/2013/05/11/diams-de-bruxelles-des-regionaux-de-letape/

Diam’s de Bruxelles : des régionaux de l’étape

Par Jérôme Pierrat le 11/05/2013

A priori, l’affaire des diam’s de Bruxelles serait à imputer à la mouvance des braqueurs bruxellois et notamment à certains ex-membres de la célèbre bande d’Ixelles, du nom d’une des communes de Bruxelles. Au début des années 90, elle se distinguait dans les cambriolages, vols de voitures etc.

L’un des présumés braqueurs des pierres n’est autre qu’ El Hussein Bajjardi, 40 ans, qui a donc fait ses classes place de la tulipe à Ixelles avec la fratrie des Maâche, devenus eux aussi des braqueurs belges bien connus des deux côtés de la frontière.

El Hussein avait été arrêté en 1994 pour une histoire d’extorsion d’un commerçant pakistanais de la Tulipe et l’année suivante il s’évadait de la prison de Forest en Belgique avant de se réfugier en France. Il se faisait arrêter à la Grande-Motte à côté de Montpellier en août 1997 avec deux associés. Les policiers avaient découvert un arsenal dans un box : trois kalachs, pistolets-mitrailleurs, explos, détos, grenades etc.

Le trio était soupçonné de vouloir monter sur un fourgon. Le lendemain, une dizaine de complices présumés était arrêté à leur tour dans le nord de la France pour association de malfaiteurs. Et l’on soupçonnait alors tout ce petit monde d’être derrière l’attaque mortelle d’un fourgon à Lesquin dans le nord en 1995 (90 millions de francs) et d’un autre deux jours avant à Dilbeek. Deux jours avant l’interpellation d’El Hussein, c’est son frère Rachid, alors âgé de 20 ans, qui s’était fait serrer pour une attaque de Dab à Rocourt– la huitième d’une longue série.

_ _ _


Voir aussi :

http://archives.lesoir.be/enquete-contre-l-internationale-du-braquage-huit-truand_t-19971211-Z0EL30.html

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Mar 29 Mar 2016 - 21:28


Il serait intéressant qu'en approfondissant sur Farid Melouk et/ou Mohamed Badache, on arrive sur Mohamed Mediène...

Parce que Mohamed Mediène a été très longtemps à la tête de la sécurité militaire algérienne. Je suppose qu'il a eu, au moins au début, des contacts avec le KGB mais il paraît qu'il avait ses entrées au Pentagone et à la CIA.

En jouant à fond la carte "conspirationniste", il serait assez remarquable que la DIA organise les tueries du Brabant (selon le témoignage de Joël Lhost) au moment où les attaques de fourgons Securitas par Patrick Haemers servaient en partie à financer l'extrême-droite ... et que d'autres attaques par la bande Mâache (et ses liens avec la mouvance Haemers ?) financent le GIA ...

On comprendrait peut-être que Laaroussi Essoussi (complice de Farid Melouk) ait travaillé pour Denise Tyack.

Tout cela me semble spéculatif mais on peut soutenir que le complexe militaro-industriel a eu besoin d'ennemis pour justifier les dépenses publiques et privées dans la "sécurité" : contre le communisme avant 1990 et contre l'islamisme militant après. Les sociétés de gardiennage font des affaires en or actuellement.

Encore faudrait-il prouver tout cela ... en reconnaissant que les salafistes, takfiristes, etc ont une grande autonomie et décident sans doute seuls de leurs cibles.

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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Mer 30 Mar 2016 - 12:23


L'avis d'un spécialiste ...


(...) sur les liens entre terrorisme (islamiste) et banditisme. Nous avons travaillé ces dernières semaines sur le trafic d’armes et il y a un terme qui revient en permanence qui est « porosité » entre les deux milieux, ce qui est présenté comme une nouveauté alors qu’il n’y a rien de réellement de neuf. Je me souviens aussi d’affaires assez spectaculaires en Lorraine où des saisies d’armes, de drogues et de numéraires en grandes quantité avaient été effectuées dans le cadre d’enquête recoupant le banditisme et le GIA.

Il est intéressant aussi de noter que tous ces anciens du GIA étaient liés de près ou de loin (et parfois de très près) au DRS algérien. Ce qui il y a 20 ans apparaissait comme une ambiguïté, voire comme une théorie du complot, sur le comportement et les menées de l’armée algérienne pendant cette décennie 90 semble aujourd’hui ne plus faire de doute dans l’esprit de la plupart des spécialistes de la question (chercheurs, universitaires, journalistes, anciens militaires, etc.) : les GIA étaient en majorité manipulés, sinon associés, à l’armée algérienne, fournissant par les massacres le prétexte du maintien de la dictature de généraux dont certains auraient accumulé des fortunes colossales.

L’on voit ainsi, au fil de l’avancée des enquêtes sur les attentats de Paris, apparaître un tas de types qui naviguent en zone grise, tels Olivier Corel dans le Sud Ouest ou Claude Hermant. Des gens qui ont visiblement rendu au minimum des services aux services avant de peut-être s’en affranchir et passer hors de leur contrôle.

Je crois que finalement les enquêteurs travaillant sur ces affaires sont en milieu connu avec des gens connus de longue date pour certains.

L’info concernant Laaroussi est en tout cas intéressante car ce nom n’était, je crois, n’était sorti nul part pour l’instant.


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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Jeu 31 Mar 2016 - 9:39


Le Vif daté du 1er avril :






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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Jeu 31 Mar 2016 - 13:18



Un message intéressant de "Crevette" sur l'autre forum francophone :

http://anneesdeplomb.topdiscussion.com/t2880-gladio2-ou-les-islamosfachos#44608

GLADIO2 ou les islamos=fachos ? Hier à 21:47

c'est bizarre! Depuis Mehdi NEMMOUCHE, je me dis qu'il y a trop de trucs bizarres...
Au Musée Juif, c'est là que ça a commencé, la proximité d'un "véhicule de service", la présence inattendue de Didier REYNDERS...et puis NEMMOUCHE qui s'est fait piquer comme un imbécile avec des armes à sa descente d'un bus alors qu'il aurait été plus facile de voyager en voit
ure...
Et ce n'est même probablement pas lui... La justice est incapable de prouver valablement sa culpabilité ou son implication...
Attentats de CHARLIE-HEBDO et Hypermarché CASHER: beaucoup de coins d'ombres aussi.
Attentats de PARIS ... Salah ABDESLAM est-il réellement impliqué comme on le prétend?
La ceinture d'explosifs dans la poubelle ainsi que le GSM...
Attentats de BRUXELLES ... Dommage pour les malheureux civils, alors qu'il aurait été plus frappant de faire sauter le Lambermont et le 16, rue de la Loi...
Et la cerise sur le gâteau, c'est l'arrivée des "hooligans" sur la Place de la Bourse...
Sans aucun problème! Comme sur du papier à musique!
Oui, quand on sait que le "chef d'orchestre" était ... Hervé VAN LAETHEM!!!
Toujours bénéficiant de "protections", bien-sûr... Au point de réaliser la jonction à VILVOORDE et d'arriver triomphalement à la gare de BRUXL et de défiler quasi militairement dans les rues!
Ce gars bénéficie du soutien de ses anciens "patrons" du SGR.
Il s'est forgé un "background" à toute épreuve depuis son incorporation à l'ECSOFA à DINANT et puis à l'Ecole d'Infanterie à ARLON, d'où il sortira breveté sergent instructeur.
Ses qualités l'ont fait tôt remarquer. Il militera dans les mouvements flamingants, au côté de Bert ERICSON. Pour fonder ensuite l'ASSAUT.
C'est en 1992 qu'il rencontra Léon DEGRELLE lors d'un voyage en Espagne. (le type à gauche sur la photo)
Malgré des "affaires" de bizutages (bouteille de coca et manche à balai sur la personne de miliciens) et malgré un "extrémisme" plutôt évident, il sera maintenu en fonction alors que d'autres auraient été virés.
Il proposera des alliances éphémères à Daniel FERET, puis à Marguerite BASTIEN.
Il "démissionnera" finalement de l'armée et travaillera pour des sociétés financières dont celle des frères VAN HECKE et SA EULER HERMES.
Il se déclare aujourd'hui "en chômage" à 8OO euros par mois...
Pas mal, appartement, voiture, costards, restos, et voyages en avion (Irak, Syrie, Grèce...) et s'impliquera dans des tas de mouvements à l'étranger dont ceux d'Yvan BENEDETTI en FRANCE.

Ma conclusion: Un gigantesque "GLADIO"!
1) Renforcer l'appareil sécuritaire en Europe;
2) Doubler, voire même tripler les budgets militaires belges et des autres alliés de l'OTAN ici en Europe, à la demande des USA...
Voilà...

On comprend mieux pourquoi les "hooligans" ont pu arriver sans encombre sur la Place de la Bourse et pourquoi le bourgmestre Yvan MAYEUR a menti et n'a pas bougé pour empêcher cette armée de défiler sur BRUXELLES...

Tout cela fait partie du "programme"...
Nous voici dans "GLADIO-2"..

(SIC.)..1 bon vent .................


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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 3 Avr 2016 - 12:05


Une autre énigme qui mérite l'attention : le rôle des services secrets marocains...

Les autorités algériennes ont publiquement déclaré que le GIA avait un soutien au Maroc, ce que les autorités marocaines ont toujours nié.

Il faut se souvenir que le Maroc participait au "Safari club", l'Algérie avait refusé.

https://en.wikipedia.org/wiki/Safari_Club

Voir aussi :

https://en.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Dlimi

(...)   Morocco was at the time a very close ally of the United States. Hassan II had sent troops to Zaire in 1977 and 1978 to support US intervention, and also assisted UNITA in Angola since the mid-1970s. He had agreed to the setting up of a CIA station in Morocco, which became one of its key installations in Africa.[15] Hassan II had visited US Secretary of Defense Caspar Weinberger and the State Secretary Al Haig in 1981, as well as the president of the US Senate Committee on Foreign Relations and the Deputy Director of the CIA.[15] (...)

_ _ _

http://www.maghress.com/fr/marochebdo/64205

Qui a tué le général Ahmed Dlimi ?

Abdellatif Mansour

Publié dans MarocHebdo le 04 - 03 - 2005

(...)

_ _ _

http://rami.tv/fr/biog.htm#destin

Qui gouverne le Maroc?

Le destin du général Dlimi

(...)

_ _ _

https://books.google.be/books/about/Killing_Hope.html?id=-IbQvd13uToC&redir_esc=y

_ _ _

Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis ont toujours été très bonnes et des avions US y étaient stationnés (il y en a peut-être encore).

Les relations entre le Maroc et l'Arabie saoudite sont également très bonnes et cette dernière apporte une aide financière importante à l'Etat marocain.

Par contre, il y avait une situation conflictuelle entre le Maroc et l'Algérie, notamment à cause du Sahara occidental et du Front Polisario.

Difficile de connaître les réelles positions des services secrets dans tout cela. On peut cependant supposer que l'Arabie saoudite a soutenu les régimes arabes "monarchiques" et pas les régimes laïques (Irak, Syrie, Algérie...)

_ _ _

Un élément qu'il faut garder à l'esprit : les excellents contacts entre les autorités marocaines et quelqu'un comme André Moyen (né en 1915).

Je crois même qu'il avait créé un bureau Securitas à Casablanca.

Au début des années 1980, le Maroc était une dictature dirigée par le roi Hassan II. Les services de sécurité étaient omniprésents et la surveillance de la population était stricte (ce qui n'a pas empêché les "émeutes du pain"). Les formes étaient respectées puisqu'il y avait un Parlement (sans véritable pouvoir) et même un parti communiste (avec un unique élu, toujours le même ... mais tout le monde savait que les élections étaient truquées).

Il y avait également une censure très active (dont le Monde Diplomatique fut parfois la victime). Il n'était évidemment pas question de discuter de la mort de Oufkir ou de Dlimi...

Beaucoup plus récemment, les activités de Belliraj restent énigmatiques pour moi.

_ _ _

https://books.google.be/books/about/Killing_Hope.html?id=-IbQvd13uToC&redir_esc=y





_ _ _

http://www.nytimes.com/1981/03/26/world/us-drops-sahara-issue-in-arms-sales-to-morocco.html

U.S. DROPS SAHARA ISSUE IN ARMS SALES TO MOROCCO

By BERNARD GWERTZMAN, Special to the New York Times

Published: March 26, 1981

WASHINGTON, March 25— The Reagan Administration, in its first policy statement on the conflict in Western Sahara, said today that it would no longer pursue the Carter Administration's efforts to link arms sales to Morocco with progress by the Moroccans to achieve a negotiated settlement of the territorial dispute.

Testifying before two House Foreign Affairs subcommitees, Morris Draper, Deputy Assistant Secretary of State for Near Eastern and South Asian Affairs, said that arms sales to Morocco would in the future be based on the same criteria as ''for other friends.''

''It is the prevailing view of this Administration that America's allies and close associates should expect understanding and reliable support,'' he said, adding that it would be against the spirit of such a policy to withhold arms needed for ''reasonable and legitimate''purposes.

The official said, however, that the United States would encourage Morocco to seek a peaceful, negotiated settlement of the conflict over Western Sahara, formerly Spanish Sahara.

'Players Other Than Morocco'

''We will not, however, make decisions on military equipment sales explicitly conditional on unilateral Moroccan attempts to show progress towards a peaceful negotiated settlement,'' Mr. Draper said. ''This position recognizes the reality that there are players other than Morocco in the Western Saharan conflict with a capacity to influence the outcome.''

The Moroccans have been engaged in a six-year war against guerrillas known as the Polisario Front for control of Western Sahara, turned over by Spain in 1976 to Morocco and Mauritania. In 1979 Mauritania relinquished its territorial claims.

The Polisario guerrillas, seeking an independent nation, have received support from Algeria and Libya. The Carter Administration supplied Morocco with limited military supplies but only on condition of progress toward a solution.

Last July, for instance, the State Department notified the House Foreign Affairs Committee that King Hassan II of Morocco had been made aware ''of the linkage and knows that we want to see our supply of arms proceed in parallel with movement toward a peaceful solution of the Western Saharan dispute.'' Congressman Sees U.S. 'Tilt'

Representative Lee H. Hamilton, Democrat of Indiana, said today that the Reagan Administration was ''tilting'' toward Morocco in the war, despite Mr. Draper's affirmation that the United States was neutral.

Mr. Draper said: ''I think the present Administration feels strongly that traditional old friends such as Morocco need additional support and consideration.''

Secretary of State Alexander M. Haig Jr., in one of his first acts of office, approved the sale of 108 M-60 tanks to Morocco, which had been requested by the Moroccans but not approved by the Carter Administration.

Mr. Draper said the tanks would not be delivered for three years and were not suited for the desert terrain where much of the fighting has been taking place. Mr. Draper said that Mr. Haig had also approved the scheduled delivery of six OV-10 reconnaissance planes and 20 F-5E jet fighters.

That package was approved by the Carter Administration but only on the ground that Morocco show ''forthcomingness'' in the search for a compromise.

The announcement that the tanks were being sold to Morocco caused a stir in Algeria, a rival of Morocco. The announcement came only two days after Algeria had successfully served as intermediary in obtaining release of 52 Americans held hostage in Iran. ---- Morocco Reports a Victory

RABAT, Morocco, March 25 (UPI) -Morocco said today that its troops beat back a 3,000-member unit of Polisario guerrillas who allegedly entered the Western Sahara from Mauritania.

Moroccan officials said four battalions of guerrilllas tried to capture the Moroccan stronghold of Guelta Zemmur yesterday in a dawn attack, but were beaten back with ''heavy losses in men and material.''

_ _ _

http://www.nytimes.com/1982/02/12/world/haig-in-morocco-seeks-us-landing-rights.html

HAIG, IN MOROCCO, SEEKS U.S. LANDING RIGHTS

By BERNARD GWERTZMAN, Special to the New York Times

Published: February 12, 1982

(...)

_ _ _

http://www.nytimes.com/1982/05/20/world/us-and-morocco-reported-near-accord.html

U.S. AND MOROCCO REPORTED NEAR ACCORD

By BARBARA CROSSETTE, Special to the New York Times

Published: May 20, 1982

(...)

Secretary of State Alexander M. Haig Jr. said after a White House meeting today between President Reagan and King Hassan II of Morocco that he hoped the accord would be completed this week. Mr. Haig discussed the use of Moroccan bases by United States forces when he was in Morocco in February.

King Hassan, who is on a state visit to Washington, raised in turn the issue of United States economic and military aid to Morocco, according to another Administration official, who asked not to be identified. Morocco is fighting in the neighboring Western Sahara against rebels of the Polisario independence movement.

(...)


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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 3 Avr 2016 - 13:12


Nul doute : la situation au Sahara occidental avait attiré l'attention de beaucoup de "services" et notamment de la DIA ...

Conflict and Insurgency in the Contemporary Middle East
publié par Barry Rubin




(...)



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http://www.jstor.org/stable/524532?seq=1#page_scan_tab_contents




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HERVE



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MessageSujet: Re: Terrorisme GIA - Mouvance Haemers   Dim 3 Avr 2016 - 17:39


En repensant au "Safari club" qui faisait notamment le sale boulot que la CIA ne pouvait plus faire, j'en viens à me poser des questions sur Alexandre de Marenches ("Porthos"), décédé en 1995.

http://www.liberation.fr/france-archive/1995/06/05/alexandre-de-marenches-exfiltre-vers-l-au-dela_135611

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Histoire politique des services secrets français: De la Seconde Guerre ...
Par Roger FALIGOT,Jean GUISNEL,Rémi KAUFFER




_ _ _

Cela vaut aussi la peine de relire "The French Secret Service" de Douglas Porch et "Le pouvoir sans visage" de Pierre Marion.

A la page 406 du premier livre :

And no wonder, as Marenches claims to have taken over an organization more like the mafia than a state agency : "Some agents were running drugs and guns ; others were engaged in kidnapping, murder, and the settling of the most bloody scores". For a bribe, criminals could have their police records destroyed (...) But the SDECE's main product was political scandal generated to discredit powerful politicians, up to and including the President of the Republic. (...) President François Mitterand, whose platform promised the abolition of the SDECE, has categorized his secret services as "a costly farce", "whose sole purpose is to serve as a vehicle for American influence.

Note : avec le dossier Farewell, François Mitterand, utilisant des informations de la DST, a démontré que bien qu'ayant des communistes dans son gouvernement, il ne laisserait pas aux soviétiques la possibilité de faire n'importe quoi.

Le second livre, de Pierre Marion, est sous-titré "Le complexe militaro-industriel". Il est basé sur le discours du 17 janvier 1961 du président Eisenhower : plus du cinquième de son allocution de départ ("Farewell Address") est consacré au complexe militaro-industriel aux Etats-Unis. Eisenhower alerte ses concitoyens sur les menaces que ce complexe fait peser sur le fonctionnement des mécanismes politiques et des processus démocratiques. Il exprime sa crainte de voir ainsi mises en péril les libertés. Et il conclut par un appel solennel à une opinion vigilante et informée ("an alert and knowledgeable citizenry") pour qu'elle assure la coexistence de cette formidable machinerie de défense avec le maintien d'objectifs et de voies pacifiques, de manière que puissent progresser de concert la sécurité et la liberté.

Pierre Marion : " Mais c'est pendant la période où je fus directeur général de la DGSE que je pus en prendre la pleine mesure. Je trouvais les services secrets truffés d'officiers supérieurs en symbiose avec le haut commandement de défense. J'étais en contact fréquent avec les membres de la haute hiérarchie et pouvais observer le jeu de leurs influences. Je siégeais dans des réunions où je pouvais apprécier les manipulations auxquelles étaient soumis le ministre et son cabinet, prendre conscience des cheminements souterrains qui affectaient l'entourage direct du président et du Premier ministre. Je rencontrais les dirigeants industriels et me trouvais associé à certaines de leurs actions, en particulier à l'étranger. Je saisis alors tout ce que recouvrait le complexe militaro-industriel.

Lorsque, plus tard, éclatèrent en 1985 les affaires Greenpeace, Luchaire et SNPE en France, mais aussi les scandales Irangate aux Etats-Unis, Bofors en Suède, d'autres en Hollande, je n'eus aucune difficulté à reconstituer les mécanismes qui les avaient rendu possibles. (...)

De tout temps, les affaires militaires ont été entourées de secret. C'est souvent nécessaire, presque toujours excessif, parfois bien utile pour occulter des vérités. (...)

... des groupes d'hommes dont les credo, la puissance et les intérêts sont intimement liés à une lecture "militariste" de l'histoire. Ils sont implantés aussi bien dans les pays développés que dans ceux en voie de développement, dans les démocraties que dans les Etats totalitaires. Ils tirent l'essentiel de leur réussite ou de leur richesse de la tension internationale, de la production, du commerce et quelquefois de l'usage des armes. Ils entretiennent entre eux, par-dessus les frontières, souvent par des canaux occultes, des relations suivies.

Ces groupes constituent les complexes militaro-industriels (...)

Comme chez les deux superpuissances, une redoutable communauté d'intérêt s'est créée entre responsables militaires, ingénieurs de la défense et industriels, communauté protégée par les dimensions de secret et de sécurité nationale qui lui sont attachés, communauté qui dispose de puissants moyens et d'efficaces canaux occultes d'influence.

Trop d'événements douloureux et dramatiques ont affecté la vie des peuples sans qu'ils puissent intervenir effectivement dans les choix de guerre. Il paraît maintenant indispensable que l'opinion soit informée, en particulier sur ces complexes dirigés par la stratocratie. Il faut, comme le souhaitait le président Eisenhower en 1961, que les citoyens soient alertés sur les menaces qu'ils recèlent. (...) "

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