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 Organisation Hyperion

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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Lun 20 Déc 2010 - 12:39



http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=235e98555afee42cef15a3d037602d2c9d2444424c7b0187


LE LIVRE DU JOUR


Paris, capitale des « années de plomb »


Article paru dans l'édition du 30.11.05


Cofondateur des Brigades rouges (BR) avec Renato Curcio et Margherita Cagol, Alberto Franceschini a été arrêté trop tôt pour avoir du sang sur les mains. Il a purgé dix-huit ans de prison pour constitution de bande armée.

« Le prix me paraît honnête, c'est pourquoi je peux me sentir en paix avec le monde », dit cet homme de 58 ans, responsable, aujourd'hui, d'un centre social et culturel à Rome (Italie). En publiant ce livre-entretien, Alberto Franceschini ajoute une pièce majeure au puzzle des « années de plomb », ce passé pas si simple que l'Italie n'a pas encore soldé. « Les BR continuent d'exister parce qu'on n'a jamais procédé à leur enterrement, regrette-t-il. Et on ne pourra le faire que lorsqu'on saura de manière claire quel est le cadavre à enterrer. »

Que sait-on en effet du plus connu des groupes terroristes transalpins ? Alberto Franceschini tient une chronique méticuleuse des débuts du phénomène, « fruit d'une culture et d'une tradition politique de la gauche italienne ».

Mais le plus intéressant vient de ses doutes ; de ce qu'il a compris plus tard, en prison, et depuis sa libération, en recoupant des informations, en reconstruisant certains épisodes, en réinterprétant à la lumière de l'histoire certaines amitiés et rencontres de clandestinité.

Les Brigades rouges étaient infiltrées par le Parti communiste et l'Etat italiens : « On nous a combattus quand c'était utile de nous combattre, on nous a laissé faire quand c'était utile de nous laisser nous développer », affirme l'auteur, en s'appuyant sur des faits, parfois des détails, qui ne doivent rien au hasard.

On apprend que l'éditeur Giangiacomo Feltrinelli, ami fortuné et « ambassadeur » à l'étranger des mouvements clandestins italiens, roulait pour Cuba, la Tchécoslovaquie et la quasi-totalité du bloc socialiste, tandis qu'un camarade de la première heure, Pierino Morlacchi, avait ses entrées à Pékin et à la Stasi.

Jusqu'où allait l'instrumentalisation des BR à travers ces « agents d'influence » ? Le fondateur raconte comment la philosophie du groupe a évolué lorsque Mario Moretti, le futur cerveau de l'affaire Aldo Moro, en a pris les commandes. Celui-ci travaillait pour un mystérieux « super-clan » animé par un non moins mystérieux Corrado Simioni, dont les contacts étaient en France.

Alberto Franceschini en est convaincu : « Toute l'histoire des BR, à partir d'un certain moment, est profondément marquée par une ville, Paris, où Moretti entretenait des relations d'importance stratégique. »

Le magistrat romain Rosario Priore, qui fut l'un des juges d'instruction de l'affaire Moro, le confirme dans la postface du livre : « Selon toute probabilité, le cerveau parisien a bien existé, écrit-il. En parfaite entente avec les autorités de ce pays, comme l'ont prouvé les enquêtes romaines, il a rempli une fonction de surveillance et de contrôle, et peut-être même joué le rôle de chef de ce monde composite des organisations engagées dans la lutte pour renverser l'ordre établi. »

Entre les deux blocs qui suivaient de près l'évolution politique de l'Italie, une troisième force européenne aurait été conduite par la France... Alberto Franceschini « espère conserver encore longtemps [ses] convictions de gauche », mais il a une formule amère pour résumer son expérience : « Nous sommes partis à la conquête d'un nouveau monde sans nous rendre compte qu'en réalité nous contribuions à consolider le vieux. »


Jean-Jacques Bozonnet


_ _ _


Sur Mario Moretti :

http://www.rifondazione-cinecitta.org/mariomoretti.html

et

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Moretti_(Brigades_rouges)

Mario Moretti (né en 1946 à Porto San Giorgio, dans la province de Fermo, dans la région Marches, en Italie centrale) est l'un des membres fondateurs des Brigades rouges, qui a participé à l'enlèvement et à l'assassinat d'Aldo Moro le 9 mai 1978.

Les circonstances de cet assassinat demeurent troubles. On sait, cependant, que Mario Moretti fut la seule personne à parler à Moro durant les 55 jours de sa détention[1]. Arrêté le 4 avril 1981, il fut remplacé à la tête des BR par son rival Giovanni Senzani, criminologue de son état.

Moretti a été condamné à la prison à vie. Après 15 ans de prison, un régime de semi-liberté lui a été accordé en 1998.

Suspicions et hypothèses

Alberto Franceschini, fondateur des Brigades rouges, accuse Moretti d'avoir été un agent, soit de la CIA, soit du KGB[2]. Cette thèse a également été soutenue par Renato Curcio, l'autre fondateur des BR[3]. Les deux avaient été arrêtés dès 1974.

Sergio Flamigni, écrivain et ancien élu du Parti communiste italien, ancien membre de la commission d'enquête parlementaire sur l'assassinat d'Aldo Moro, théorise que Moretti aurait pu être été utilisé par Gladio pour contrôler les Brigades Rouges et poursuivre une opération de stratégie de la tension[4].

_ _ _


CIA ou KGB ?


«Mario Moretti era un infiltrato, Cia e Kgb dietro il caso Moro»

Il fondatore delle Br Franceschini: «Giusti i dubbi posti dall'ultimo film»

Giovanni Bianconi sul Corriere della Sera

ROMA - Quando si accendono le luci del cinema e sullo schermo c'è ancora il nipote di Aldo Moro che canta «Maledetti voi, signori del potere...», l'ex brigatista Alberto Franceschini si scopre a piangere: «Mi sono commosso, perché è esattamente il film che avrei voluto vedere». Renzo Martinelli, regista di «Piazza delle Cinque lune - il thriller del caso Moro» , si scopre invece arrabbiato: «Abbiamo detto cose fortissime, ci sono accuse violentissime contro personaggi pubblici come il capo brigatista Mario Moretti o l'ex presidente Cossiga, eppure su una denuncia così radicale è scesa un'inspiegabile cortina di silenzio». Franceschini cerca di spiegargliela: «E' una tecnica, meglio non parlarne che essere costretti a rispondere su certe cose». Il cineasta e l'ex terrorista sono sostanzialmente d'accordo: una congiura copre i misteri del caso Moro, garantiti dal silenzio degli ex br che furono protagonisti del sequestro e dell'omicidio del leader democristiano. A cominciare da Mario Moretti, la mente dell'operazione. Nel film si dice senza giri di parole che è una spia, il braccio operativo di interessi che superano i confini italiani e quelli dell'Atlantico, fino agli Stati Uniti. «Ogni volta che in questa storia compaiono i servizi segreti, dietro c'è la figura di Moretti», dice un protagonista nel mezzo di un dialogo che riassume le presunte trame oscure del delitto di 25 anni fa. E Franceschini, che di Moretti fu compagno d'armi ai tempi delle prime Br, che cosa ne pensa? Di dubbi sul capo che prese il posto suo e di Renato Curcio dopo il 1974 l'ex terrorista ne ha seminati tanti, in questi anni. Dopo la visione di film la domanda non può che essere diretta: allora Moretti era una spia? Vi ha giocati tutti quanti?
«L'espressione spia non mi piace - risponde Franceschini -, preferisco parlare di infiltrato». Da parte di chi? «Del terzo livello». Un termine nuovo, per il terrorismo. E' stato usato molto (e anche un po' a sproposito) per la mafia, non per la lotta armata. Che vuol dire? «Il primo livello - spiega Franceschini - era il movimento rivoluzionario e il secondo le Br, che quel movimento infiltrarono al fine di reclutare militanti. Poi c'è stato il terzo livello, rappresentato da chi utilizzava anche la lotta armata per garantire gli equilibri del mondo sanciti a Yalta, nel 1945, quando l'Est e l'Ovest rappresentati da Roosevelt, Churchill e Stalin si spartirono il mondo».

I discorsi s'intrecciano e sembrano sfiorare, a tratti, la fantapolitica applicata agli anni di piombo. Come si spiega, infatti, che decine di pentiti e dissociati (a tutti i livelli dell'organizzazione) non abbiano mai voluto o saputo dire niente sui sospetti riguardanti Moretti o altre «stranezze» del caso Moro? «Piazza delle Cinque lune » - racconta il regista - parte dalle anomalie dei 55 giorni della primavera 1978, dal sequestro all'omicidio di Moro, e smaschera «le menzogne» raccontate su alcuni passaggi-chiave della vicenda: dalla strage di via Fani alla scoperta del covo di via Gradoli, dalla prigione alla tipografia clandestina. Secondo gli autori del film niente torna delle versioni brigatiste, mentre tutto (o quasi) si spiegherebbe con la loro interpretazione dei fatti. E un «padre fondatore» delle Br come Franceschini è d'accordo.

Ma il regista è comunque soddisfatto della telefonata ricevuta dalla vedova di Moro, la signora Eleonora, silenziosa da 25 anni, che l'ha chiamato prima ancora che uscisse il film per dirgli: «Se lei sapesse com'è sporca la verità di questa storia, forse sarebbe meglio lasciar fare a Dio». E Franceschini ricorda che il primo a sospettare, nelle Br, che Moretti era una spia non fu lui ma Curcio; e rammenta una frase che gli disse Moretti, in carcere, quando lui era in procinto di dissociarsi: «Se pensi di vendere le Br ti sbagli, l'unico che può farlo sono io».

E nei racconti di pentiti e dissociati non c'è grande spazio per le «dietrologie» che si intravedono nel film, e prima ancora in tanta letteratura. «Perché nelle galere c'è stata la contrattazione su quello che si doveva e non si doveva dire - accusa Franceschini - e il silenzio è stato pagato con la libertà o i benefici di legge a favore degli ergastolani». C'è però il particolare che almeno un br che partecipò all'agguato di via Fani sta ancora in galera, e che i misteri veri o presunti del caso Moro - a parte la fine che ha fatto l'originale del memoriale scritto dallo statista ostaggio delle Br, su cui s'interrogò per primo il generale Dalla Chiesa - sembrano gravare più sulle azioni dello Stato che su quelle delle Br. Ma il regista e l'ex terrorista insistono e lanciano una fida: «Perché chi si dovrebbe sentire quantomeno diffamato dalle nostre affermazioni non ci denuncia? Forse sarebbe un modo per verificare chi mente».




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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Lun 20 Déc 2010 - 16:06

Le Père Morlion a écrit (au moins) un livre :

Auteur(s) : Morlion, Félix-A. (O.P., Le P.)

Titre(s) : Félix-A. Morlion,... L'Apostolat de l'opinion publique [Texte imprimé]. Introduction d'Albert Beaudet,...

Publication : Montréal, Fides (imprimé au Canada), (1950). In-16 (190 x 125), 245 p., figure et portrait sur la couv. mobile. [D. L. 2365] -IIc-


Autre(s) auteur(s) : Beaudet, Albert. Préfacier

Notice n° : FRBNF32467633

Il faut sans doute aller à la BNF pour le trouver !
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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Lun 20 Déc 2010 - 21:55

Il ne faut pas aller à Paris ! Le bouquin est à l'Albertine :

Titre : L'apostolat de l'opinion publique. Presse, radio, cinéma / Félix-A. Morlion
Auteur(s) : Félix-A. Morlion
Editeur(s) : Liége : La Pensée catholique, 1946
Collation : 32 p ; 16°
Collection : Etudes religieuses ; n° 574
Cote de l'ouvrage : B 722 574 (Magasin - Salle de lecture géné


Pour en revenir plus directement à Hyperion, voici ce que dit Wikipedia en italien :

Gli stessi componenti del Superclan sarebbero tra i nuclei direttivi ed operativi della scuola di lingue Hyperion di Parigi , considerato da alcuni centro di coordinamento e di influenza di tutti i gruppi terroristici di sinistra europei e medio-orientali per conto dei servizi segreti occidentali.

Les mêmes composants de Superclan serait parmi les noyaux et la gestion opérationnelle de l'école de langues Hypérion de Paris , considérée par certains comme la coordination centrale et de l'influence de tous les groupes terroristes de l'aile gauche en Europe et au Moyen-Orient pour le compte des agences de renseignement occidentales.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Lun 20 Déc 2010 - 22:20

Une vision que je trouve vraisemblable, tirée du livre suivant :

La verità da Gladio al caso Moro (Einaudi 2000), de Giovanni Pellegrino.

Giovanni Pellegrino, presidente della Commissione Stragi per 7 anni, suggerisce in un suo libro che Hyperion in realtà costituisse un punto d'incontro tra i servizi segreti delle nazioni contrapposte nella Guerra Fredda, necessario nella logica di conservazione degli equilibri derivanti dagli accordi di Yalta. Hyperion quindi sarebbe stato un mezzo per azioni comuni contro eventuali sconvolgimenti dell'ordine di Yalta. Proprio la politica di apertura al PCI attuata da Moro, poteva considerarsi una minaccia degli stessi equilibri politici consolidatisi fino a quel momento[5].

Giovanni Pellegrino , président de la Commission massacres pendant sept ans, suggère dans son livre que Hyperion effectivement constituer un point de rencontre entre les services de renseignement des pays opposés à la guerre froide , la logique nécessaire pour la conservation des soldes résultant de l'accord de Yalta . Hyperion, puis il aurait été un moyen d'action commune contre toute perturbation de la « ordre de Yalta . Proprio la politica di apertura al PCI attuata da Moro, poteva considerarsi una minaccia degli stessi equilibri politici consolidatisi fino a quel momento [5] . Juste la politique d'ouverture à la PCI réalisée par Moro, pourrait être considéré comme une menace de la politique consolidatisi même équilibre à ce jour [5]


_ _ _


Selon cette vision des choses, Hyperion aurait eu pour but de maintenir le statu quo de la guerre froide. Les initiatives d'Aldo Moro auraient certainement changé les choses et c'est pourquoi il devait disparaître. Peut-on dire la même chose d' Olof Palme ?

Cela nous ramène à

http://www.scribd.com/doc/28694771/Olof-Palme-Brabant-wallon-meme-gachette-2

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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mar 21 Déc 2010 - 23:30

Sur Franco Troiano (Hyperion - Eurologos) :

http://www.tesionline.it/news/cronologia.jsp?evid=4432

http://www.tesionline.it/news/cronologia.jsp?evid=4055

http://www.tesionline.it/news/cronologia.jsp?evid=498
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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mer 22 Déc 2010 - 12:48


Un autre article parlant d' Hypérion ... avec un point de vue différent ...

http://www.liberation.fr/societe/0101425602-la-paix-des-italiens

Société 23/09/2002 à 01h05

La paix des Italiens

Enquête

Le pouvoir socialiste, soucieux d'aider les militants des années de plomb à sortir du terrorisme, accepte de nouer des contacts. Le récit inédit du principal négociateur de l'accord,le magistrat Louis Joinet.

SIMONNOT Dominique

Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République. Dans la foule qui crie sa joie, place de la Bastille, des Italiens hurlent la leur : «Vive la France ! Vive la bonne flicaille française !» Ils sont là depuis quelques mois, parfois quelques années. L'arrivée de la gauche au pouvoir est pour eux l'espoir d'avoir trouvé un refuge en France. Militants de l'extrême gauche, activistes de la lutte armée, ils sont accusés dans leur pays de «participation à bande armée», «association subversive», «complot contre l'Etat». Et pour certains, d'assassinats. En Italie, pour les juger, des lois d'exception ont été votées dans l'urgence. Outre des incriminations étranges telles que «concours moral et psychique» à des infractions, la loi procure primes et impunité aux repentis qui dénoncent ceux qu'ils disent être leurs anciens camarades. Chaque accusé a son ou ses «repentis» qui, intarissables, chargent à outrance et souvent se contredisent. «Mon repenti dit que...», s'effarent les réfugiés. En Italie, après des procès fleuves, les condamnations (notamment par contumace) pleuvent : dix ans, vingt ans, perpétuité... Plus tard, des hommes politiques qui ont traqué les extrémistes seront accusés de corruption ou d'avoir trafiqué avec la mafia. Certains connaîtront la mise en examen, la prison. D'autres l'exil.

Mais en 1981, on n'en est pas là. La fuite pour les activistes des années de plomb est une nécessité, pas un repli tactique. Déjà, beaucoup le savent, ils se sont trompés. La lutte armée est un échec. Que faire maintenant ? On se loge comme on peut. Chez des copains français. On vit comme on peut. En donnant des cours d'italien. En faisant la plonge dans des restaurants. Surtout, il leur faut trouver une solution durable. Trouver comment entrer en contact avec le gouvernement. Jean-Pierre Mignard était, dès la première heure, avec Francis Teitgen (devenu plus tard bâtonnier de Paris) et Henri Leclerc, l'un de leurs avocats : «Les exilés nous ont demandé de les aider.» C'est par le biais du cabinet Leclerc que commencent les démarches.

142 noms de réfugiés

Chez le Premier ministre, Pierre Mauroy, Louis Joinet, magistrat, est notamment chargé des extraditions. Il participe aux réunions consacrées à la lutte contre le terrorisme : «Dès mon arrivée à Matignon, se souvient-il, j'ai demandé un état des lieux. Les premières listes reçues comportaient 142 noms de réfugiés recherchés à des titres divers. Premières réticences : la chancellerie souligne les carences fréquentes des dossiers de la justice italienne et ces dysfonctionnements dureront jusqu'en 1992.» Dans une note de cette année-là, le ministère français de la Justice souligne en effet : «Rome informe de leur situation pénale (des réfugiés, ndlr) sans que celle-ci soit jamais exposée de façon globale et clairement exploitable mais fait montre en revanche d'une relative mauvaise volonté à fournir les renseignements complémentaires sollicités.»

Ce n'est pas la première tension entre la France et l'Italie sur la question. En 1976, le centre culturel Hyperion, créé à Paris par trois Italiens, est accusé par Rome d'être la plaque tournante des Brigades rouges, puis d'en abriter le cerveau. L'enquête est menée, elle est longue. En 1979, interrogé sur le sujet, le ministre de l'Intérieur Christian Bonnet répond : «Les affirmations italiennes sont sans fondement.»

Fin 1981, la presse italienne se déchaîne à nouveau contre la France par Hyperion interposé. A Matignon, on se fait communiquer le dossier. Le centre est effectivement blanchi, comme le confirme une nouvelle enquête. Pourtant, un des dirigeants du centre, rentré en Italie voir sa mère, est arrêté par des policiers cagoulés, mis à l'isolement total un mois et reste incarcéré trois ans sans jamais être interrogé. Il sera libéré après une grève de la faim de l'abbé Pierre, alerté par sa nièce qui travaillait à Hyperion. Le vieux curé avait aussi raconté toute l'affaire à François Mitterrand. «Cet épisode a été déterminant dans l'élaboration de la "doctrine Mitterrand", souligne Louis Joinet. Le chef de l'Etat, ne l'oublions pas, était avocat, et il a, dès lors, pris une certaine distance avec les demandes italiennes.» Une phrase de Mitterrand résonne encore aujourd'hui dans sa tête : «La vraie question politique que pose le terrorisme est, certes, de savoir comment on y entre, mais surtout comment on en sort». Le précepte le guidera.

Visites mouvementées

A l'époque, au fond d'une petite rue du XVe arrondissement, les Italiens se retrouvent régulièrement, dans un local qui regroupe les comités tiers-mondistes. Ils créent une association. Ils y discutent, s'y bagarrent, se traitent de «traître», de «connard», de «fils de pute». Parfois, les coups de poing volent. «Fallait-il se mettre dans les mains de l'Etat français ? C'était un débat quasi théologique entre nous, raconte un ancien de l'association. Entre ceux qui voulaient l'asile en France, sans rien donner en contrepartie, et ceux qui recherchaient une solution politique. La vérité est que nous étions, pour la plupart, au bout du rouleau et qu'il s'agissait pour nous de refaire notre vie.» Louis Joinet, de son côté, réfléchit : «L'expérience m'avait appris que la clandestinité est la pire des choses, elle produit des chefs, mais pas de débats. C'est dans cet esprit qu'avec l'accord de Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur, il a été décidé de discuter avec les avocats.»

Jean-Pierre Mignard revoit encore les visites mouvementées de l'association au cabinet Leclerc, boulevard d'Ornano (Paris XVIIIe) : «Ils venaient parfois à vingt, ils étaient tout sauf une bande organisée, ils s'engueulaient, mais ils ont réussi à adopter une attitude commune.»

«Un acte de foi démocratique»

Finalement se tracent les contours d'une solution. A l'association, le message de Joinet passe, on comprend que «rien ne serait possible sans une complète transparence vis-à-vis du gouvernement français. Il fallait constituer une liste, donner nos noms, dates et lieux de naissance». Les cas les plus lourds, ceux qui ont du sang sur les mains, une douzaine de personnes, partent vers des pays lointains. Un groupe de travail est constitué au ministère de l'Intérieur, supervisé par le préfet Maurice Grimaud. Avec des conseillers ministériels (Matignon, Intérieur, Justice) et des policiers de très haut rang. Jean-Pierre Mignard explique : «De la part de ces Italiens, cette déclaration représentait un acte de foi démocratique. D'ailleurs, les policiers avaient été très frappés que des gens présentés comme dangereux se déclarent aussi facilement. De toute façon, ils préféraient les avoir à portée de main, plutôt que de les savoir dans la nature.»

Louis Joinet remarque de son côté : «Certains policiers scrutaient avec curiosité cette démarche. Il était sans précédent pour eux que ces gens sortent, quasi collectivement, de la clandestinité.» Des enquêtes sont ordonnées, les Italiens sont filés, surveillés. Comme leurs amis français. L'une se rappelle : «Mon père, qui travaillait pour une grosse société française, a été convoqué par son directeur. Il lui a demandé s'il connaissait mes fréquentations et l'a mis en garde. Cela m'avait fait peur. Je me disais que les flics avaient du temps à perdre, à chercher aussi loin, à remonter jusqu'à nos parents...» A Matignon, Louis Joinet est destinataire des rapports de police : «Ils montraient qu'aucun d'eux ne commettait d'atteinte à l'ordre public. C'est l'époque où, en Italie même, une partie des magistrats commence à contester les lois d'exception votées pour juger les terroristes. Au même moment les repentis, pour se défausser, se sont mis à charger de plus en plus les exilés, ce qui a non seulement relancé de violentes campagnes de presse en Italie contre la France, mais surtout, provoqué une subite inflation des demandes d'extradition et une aggravation de leur flou juridique.»

En 1984, enfin, les Italiens et leurs avocats tiennent une conférence de presse. En échange de l'asile, ils offrent leurs noms, la promesse du respect des lois françaises et l'engagement de répondre à toute convocation par l'intermédiaire de leurs avocats. Ils veulent seulement garder une liberté d'expression. Et, plus fondamental, ils décident d'«ouvrir le débat sur les raisons de l'échec de la lutte armée». Louis Joinet : «Pour les avocats, il s'agissait d'un vrai, d'un grave engagement et cela a pesé sur la décision de l'avocat Mitterrand. Nous pensions surtout que le risque était grand de voir ces Italiens retourner à la clandestinité, soit le plus sûr moyen d'alimenter les dérives issues du terrorisme». «En somme, reprend Louis Joinet, au-delà du tout policier et du tout judiciaire, il s'agissait de faciliter le cheminement de ceux qui cherchaient à sortir de la lutte armée, du terrorisme, pour aller vers une solution politique. L'important est de ne surtout pas marginaliser ceux qui ont une réflexion politique.»

La doctrine Mitterrand

C'est ainsi que, le 20 avril 1985, au congrès de la Ligue des droits de l'homme, François Mitterrand fait sa fameuse déclaration : «Prenons le cas des Italiens, sur quelque 300 qui ont participé à des actions terroristes durant de longues années avant 1981, plus d'une centaine sont venus en France, ont rompu avec la machine infernale, le proclament et ont abordé une deuxième phase de leur propre vie. Bien entendu, s'il était démontré que tel ou tel manquait à ses engagements, nous trompait, nous frapperions. Mais j'ai dit au gouvernement italien que ces Italiens étaient à l'abri de toute sanction par voie d'extradition et que ceux qui poursuivent des méthodes que nous condamnons, eh bien, nous le saurons, et, le sachant, nous les extraderons !» Il n'aura jamais à le faire. Les réfugiés se fondent peu à peu dans la société française, travaillent, ont des enfants. Beaucoup sont aujourd'hui français d'ailleurs. D'autres Italiens arrivent, s'installent en France et, dans le cadre de «la doctrine Mitterrand», cherchent à sortir de la «machine infernale».

Les gouvernements se succèdent. En 1986, à Matignon, Louis Joinet laisse sa place à un magistrat de l'autre bord. En 1989, Charles Pasqua siège dans une commission d'information qui, au Sénat, planche sur la question des réfugiés italiens. Avec d'autres, Louis Joinet y est convoqué. «A la fin de mon audition, j'ai remis une note explicative au sénateur Thyraud, rapporteur, pour lui faciliter la tâche. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles», raconte-t-il. La droite au pouvoir, Chirac et Balladur, Premiers ministres, sont parfaitement au courant du dossier et n'ont jamais extradé aucun des Italiens.

1988, la roue tourne encore. Michel Rocard est nommé Premier ministre, Louis Joinet revient à Matignon. Il redemande un état des lieux et reconstate «avec étonnement» : «Il n'y a toujours pas eu d'extradition d'Italiens, alors que certains d'entre eux ont été arrêtés et déférés devant les chambres d'accusation, dont certaines ont délivré des avis favorables à l'extradition.» Mais jamais aucun ministre de la Justice, ni aucun Premier ministre, de droite ou de gauche, ne signera le décret d'extradition obligatoire avant un renvoi en Italie.

Sauf pour Paolo Persichetti, ancien des Unités combattantes communistes, extradé le 25 août dernier, dont le décret, signé en septembre 1994 par Edouard Balladur, n'avait jamais été mis à exécution. Le 11 septembre, après une rencontre avec son homologue italien, Dominique Perben, le garde des Sceaux, a dit «assumer totalement» l'extradition de Persichetti.

Oublier les années de plomb

Quelles seraient les conséquences d'une remise en cause de la parole de l'Etat français ? Les plus concernés sont sans doute les réfugiés aujourd'hui insérés, «mais, au plan des principes, estime Louis Joinet, les plus gravement touchés sont surtout des avocats. Ils se sont portés garants de la confiance en la parole donnée et se trouveraient ramenés, a posteriori, à l'état d'indicateurs. Il est difficilement concevable qu'un pareil traitement soit réservé à des membres du barreau».

En Italie, aujourd'hui, le débat sur une amnistie des années de plomb se poursuit sans jamais aboutir. Plus de vingt ans après. Amer, un réfugié constate qu'«en revanche, le gouvernement a fait voter des lois qui, de fait, mettent le Premier ministre Silvio Berlusconi à l'abri des nombreuses instructions en cours contre lui». Pour tentative de corruption de magistrats, corruption ou abus de biens sociaux.



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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mer 22 Déc 2010 - 20:53

Quelques extraits du livre " Affaires d'Etat " de Henry Allainmat et Gilbert Lecavelier chez Albin Michel :

( ... )

La longue traque contre Hyperion commence en 1979, quand le juge de Padoue, Pietro Calogero, entame une enquête confidentielle sur cette école, en collaboration avec les services secrets français. Mais cette enquête est "brûlée" par des indiscrétions et, la presse publiant des "travaux en cours", le juge italien décide de classer momentanément l'affaire. Il sera établi que ces fuites venaient des services secrets italiens qui travaillaient en cheville avec la loge pseudo-maçonnique P2. Les trois dirigeants italiens d'Hyperion, Mulinaris, Berio et Simioni, peuvent ainsi donner une conférence de presse où ils protestent de leur innocence et affirment être les victimes d'une machination.

Les investigations reprennent début 1980, quand il s'avère que la totalité des enseignants de l'école Hyperion de Paris sont des membres fondateurs de l'organisation extrémiste Sinistra Proletaria (Gauche prolétarienne) d'où sont issues les Brigades rouges.

Le président d'Hyperion - dont le siège se trouve à deux pas de la Tour d'Argent, symbole du consumérisme capitaliste - se nomme Françoise Tüscher et elle est la nièce de l'abbé Pierre, le célèbre animateur des communautés d'Emmaüs. Elle a longtemps flirté avec les Brigades rouges italiennes avant de revenir en France.

Cette école, qui semble bien être le repaire du terrorisme international, a des succursales à Londres, Bonn, Bruxelles, et, pendant un certain temps, en a eu à Rome et Milan. Le magazine Europeo, qui donne une abondante documentation sur Hyperion dans son numéro du 29 mars 1982, semble persuadé que ce réseau "scolaire" est directement organisé par quelque service secret.

Hyperion est née d'une association appelée Agora, dont le fondateur fut Michel Tubiana, avocat, secrétaire du Comité international de défense des prisonniers politiques d'Europe de l'Ouest, qui se mobilisa pour la défense de la Bande Baader-Meinhof et celle de l'avocat allemand Klaus Croissant, étroitement lié à la naissance de la Fraction armée rouge.

Cette étrange école de langues possède une façade irréprochable : elle donne des cours aux cadres des grosses sociétés établies à Paris (Fiat, Total, IBM, etc). Quel extraordinaire moyen de pénétration dans les sphères dirigeantes de sociétés capitalistes ... Même le Centre Beaubourg a un contrat avec Hyperion ! Vuccio Berio, professeur à l'école, actuellement sous mandat d'arrêt international, dirige sa propre compagnie théâtrale, spécialisée dans la Commedia dell'Arte, et située boulevard Beaumarchais, à Paris. Il a participé au festival de Rennes et était financé, pour quelques dizaines de millions de francs, par le budget culturel de la ville de Paris. Corrado Simioni, cofondateur d'Hyperion et sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis le 14 juin 1982, tient souvent des séminaires dans une villa proche de Rouen, propriété de l'école. En réalité, ces séminaires couvrent des réunions des membres de l'ETA, de l'IRA et d'Action directe. On voit qu'on ne se cache pas et qu'on émarge même aux budgets des économies capitalistes. ce qui s'appelle sans doute "profiter des contradictions du système combattu"...

Le juge d'instruction Rosario Priore et le substitut du procureur Nicola Amato, assurant la suite de l'enquête sur l'assassinat d'Aldo Moro, sont arrivés aux trois conclusions suivantes concernant le rôle de l'école Hyperion :

1. Elle assure l'approvisionnement en armes des Brigades rouges. Ces armes sont réunies au Moyen-Orient et distribuées aux groupes terroristes européens. Même filière, mais avec des armes plus sophistiquées provenant de Suisse, d'Espagne et d'Allemagne fédérale.
2. Hyperion envoie des "petites colonnes" au Liban et dans d'autres pays pour y subir un entraînement militaire et se former à la guérilla urbaine. Une quarantaine de Français et d'Italiens ont été arrêtés dans un camp d'entraînement palestinien lors de la percée des Israéliens au Liban.
3. Hyperion "gère" un réseau d'abris sur le territoire français où les terroristes viennent se mettre au vert après un "coup". Hyperion est un point de rencontre entre diverses organisations terroristes européennes. D'ailleurs, la DST fut amenée à s'intéresser aux activités de 'l'équipage" de la péniche Justine amarrée à cent mètres de l'école Hyperion. Louée par un Arménien, elle recevait beaucoup de monde, à commencer par des membres de l'école et possédait une forêt d'antennes radio qui paraissaient plus que superfétatoires pour naviguer sur le canal du Midi ... Une "planque" et une écoute téléphonique, réalisées courant mars 1984, confirmèrent que cette Justine était en fait l'un des abris en France des brigadistes.

L'autre branche importante du réseau Hyperion se trouve à Londres, avec une couverture socio-professionnelle identique à celle de Paris. Le centre de Bruxelles ne manque pas non plus d'intérêt. Il se camoufle sous la raison sociale d'un centre d'étude de langues, Eurologos. Son fondateur-directeur, M. Troiano, Milanais, possède un passé en tout point semblable à ceux de ses collègues parisiens Berio et Simioni. Il vient de la gauche "extra-parlementaire", plus précisément du groupe Sinistra Proletaria et fut, à la fin des années 60, membre du groupe terroriste GAP (Groupe prolétaire armé), animé en Italie par Giangiacomo Feltrinelli, éditeur pour ce pays de la Tricontinentale. Il émigra et "s'amenda" au début des années 70. Ce qui ne l'empêcha pas de rencontrer Mulinaris à plusieurs reprises.Leur dernier contact eut lieu à l'aéroport de Zaventem (Bruxelles) et Troiano s'y rendit à bord d'un véhicule portant une plaque diplomatique.

( ... )

Michele Galati, le numéro deux de la colonne vénitienne des Brigades rouges (qui) affirme que Hyperion est le "cerveau" de ces mêmes brigades. ( ... ) Michele Galati s'est montré prolixe sur la collaboration entre l'école Hyperion et Mario Moretti, le chef militaire des Brigades rouges : "Je sais, avoua-t-il, que Mario Moretti allait régulièrement à Paris pour rencontrer Mulinaris à l'école Hyperion et que, bien qu'irrité par le rôle de la structure française, qu'il considérait plus intellectuelle que combattante, il en avait besoin à cause des liens qu'elle avait établis avec les étrangers. La colonne parisienne apparaît ainsi comme un centre de coordination et de support pour la lutte armée en Europe ( ... ) C'est toujours la structure française, abritée dans cette école de langues vivantes, qui détenait le cotact avec les Palestiniens afin d'obtenir des livraisons d'armes."

( ...)

Un document très important dit "142" confirme les accusations des magistrats italiens. Il s'agit d'un texte rédigé par des brigadistes en exil et confirmant la nouvelle organisation subversive. Il révèle l'existence à Paris d'une "colonne extérieure".

( ... )



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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mar 28 Déc 2010 - 21:57

Un autre site à consulter :

http://www.rifondazione-cinecitta.org/mariomoretti.html
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alain



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mar 1 Nov 2011 - 11:43

.


Dernière édition par alain le Sam 29 Nov 2014 - 15:42, édité 1 fois
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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Mer 2 Nov 2011 - 21:53



http://archives.lesoir.be/france%A0le-medecin-personnel-de-l-abbe-pierre-est-il-un_t-20020314-Z0LLLH.html?queryor=abb%E9+pierre&firstHit=20&by=10&when=-2&begYear=2002&begMonth=03&begDay=01&endYear=2002&endMonth=03&endDay=15&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=26&all=176&nav=1

AFP

Page 4

Jeudi 14 mars 2002

France Le médecin personnel de l'abbé Pierre est-il un braqueur proche de l'extrême gauche ?

Le « toubib des pauvres » a été incarcéré à Paris

Le médecin personnel de l'abbé Pierre, l'Italien Michele d'Auria, plus connu sous le nom d'Antonio Canino, soupçonné d'avoir commis quatre hold-up en Italie, a été arrêté à Paris et incarcéré dans la nuit du 22 au 23 février, a-t-on appris, mercredi, auprès d'Emmaüs France, la fondation du défenseur des pauvres.

Le journal « Libération », qui révèle cette affaire dans ses éditions de ce mercredi, rappelle que la justice italienne a condamné Antonio Canino par contumace à neuf ans de prison et a demandé son extradition. Le « médecin des pauvres » est soupçonné d'avoir perpétré ces braquages en liaison avec un groupuscule d'extrême gauche. Les enquêteurs italiens le suspectent en effet d'avoir été dans les années 80 un « sympathisant » des Cocori (Comité communistes révolutionnaires), un groupuscule de gauche qui a rejoint plus tard le groupe Prima Linea. Toutefois, précise « Libération », les faits qui lui sont reprochés auraient été commis par son jeune frère Lucio.

« J'ai du mal à imaginer qu'il s'agit du même homme »

Le président d'Emmaüs France, Jean-Rousseau, déclare ne pas avoir été en mesure de rencontrer le docteur Canino depuis son incarcération et n'avoir que des informations très limitées sur cette affaire.

Il a ajouté qu'un comité de soutien a été créé par des amis du médecin qui était un excellent praticien, très disponible, proche des gens qu'il était amené à soigner.

L'avocate du médecin, Me Frédérique Pons, a indiqué pour sa part qu'il se trouvait en Afrique du Sud, à l'hôpital de Soweto, où il travaillait pour Médecins du monde, aux dates où deux hold-up ont été commis. Son passeport en atteste, a-t-elle précisé.

Par ailleurs, Me Pons a ajouté qu'elle n'arrive pas à comprendre les raisons qui auraient incité un médecin, qui possédait deux cabinets à Milan avant de se tourner vers l'humanitaire, à commettre des attaques à main armée.

J'ai du mal à imaginer qu'il puisse s'agir du même homme, a-t-elle déclaré. (AFP.)·

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g.damseaux



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Sam 29 Nov 2014 - 12:05

C'est marrant cette idée d'une logistique terroriste se cachant derrière des sociétés civiles et organisant entre autres des points de chute en France pour des gens ayant commis des délits terroristes en Europe. ( Avec une implication éventuelle de services de renseignements ) Cela me fait penser à l'opération Fascination... la DST a toujours négligé de nous envoyer , en retour, les éléments relevés concernant le financement du réseau ''Aide & Amitié''. ( Détruit fin des années '70) Hypérion serait la réponse à cette destruction ?
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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Ven 16 Jan 2015 - 9:16


Sur le père Morlion ...

http://www.foia.cia.gov/sites/default/files/document_conversions/5829/CIA-RDP80R01731R003300410030-2.pdf





(...)





_ _ _


Sur Allen Dulles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Allen_Dulles

(...)  Il fait ses études à l'université de Princeton et il entre dans les services diplomatiques en 1916. Il est envoyé en Suisse ; c'est lui qui est responsable du rejet de la demande de Lénine d'un visa pour les États-Unis. En 1926, il obtient un diplôme de droit et trouve un emploi dans une société de New York où travaille déjà son frère Foster. Il travaille alors comme financier pour Wall Street, et notamment pour la Standard Oil dont il représente les intérêts en Europe. À ce titre, il est impliqué dans des liens financiers avec l'Allemagne nazie avant et pendant la guerre (1939-1945). [réf. nécessaire] Dulles a été recruté par William J. Donovan pour devenir chef des opérations à New York pour le compte du COI (Coordinator of Information) organisme qui est renommé Office of Strategic Services (OSS) en 1942.  (...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Organisation Hyperion   Ven 28 Oct 2016 - 7:13


http://www.repubblica.it/cronaca/2016/10/27/news/caso_moro_il_bierre_franceschini_moretti_una_spia_riduttivo_si_sentiva_lenin_-150728012/

Caso Moro, l'ex br Franceschini: "Moretti una spia? Riduttivo, si sentiva Lenin"

Il fondatore br alla Commissione Moro: "Hyperion 'parlamento' degli 007 internazionali". "Dalla Chiesa fu fermato a un passo dalla sconfitta dei brigatisti". "All'Asinara temevamo di essere uccisi". Fioroni: "Strano il salto di capacità militare e culturale dopo il suo arresto"

di ALBERTO CUSTODERO

27 ottobre 2016

(...)


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