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 Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)

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nobody



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MessageSujet: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Lun 12 Fév 2007 - 18:47

200 ou 300.000 morts, un million et demi de déplacés, voilà les dernières données sur le conflit au Darfour. Une région apparemment très pauvre (on parle de pétrole caché quelque part) du Soudan occidental, où se reproduit le scénario habituel: des hommes armés de kalachnikovs sévissent en tuant la population et en brûlant leurs habitations.
Ce sont les Janjawids, les fameuses milices pro-gouvernementales, que le Congrès des Etats-Unis avait qualifiées, en septembre 2004, de «génocidaires», alors que les Nations Unies ont préféré affirmer, le 31 janvier dernier, que «certains responsables pourraient être accusés d'intentions génocidaires».
Pourquoi cette appréciation différente? Ce n'est pas la peine d'aller chercher loin: les armes. Des membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ont conclu, ou sont sur le point de le faire, des contrats lucratifs d'armement avec le Soudan (des dizaines d'avions de combats, des centaines de chars et de véhicules blindés, destinés à l'armée soudanaise).
A eux seuls, Etats Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne représentent plus de 90% du commerce mondial d'armements: entre 1998 et 2002 ils ont exporté des armements pour un montant de 101.000 millions de dollars américains. Le reste du marché est couvert par Israël, devenu un important exportateur dans les secteurs de l'électronique, des drones (petits avions d'observation sans pilote) et des missiles tactiques, puis par la Chine, l'Italie, la Suède, l'Afrique du Sud et le Brésil.

Marché d'armes

Ils vendent à qui? A l'Afrique, par exemple. L'Afrique reste un marché attractif, même s'il est pauvre et apparemment marginal par rapport au marché global des armes. Dans le continent, les armes circulent. Il attire les pays et les producteurs qui veulent se débarrasser des surplus de
la guerre froide ou d'armements dépassés par les progrès technologiques. Et il y a aussi ceux qui ne reculent pas devant le fait de placer sur le marché africain des systèmes de production nouvelle. Les experts affirment que le trafic d'armes reste un problème majeur de sécurité en Afrique subsaharienne ensanglantée par de nombreux conflits. Le rapport Small Arms Survey 2003: Impasse sur le développement", a constaté une tendance à la diminution des conflits armés en Afrique, qui se manifeste par une baisse de la demande des armes légères. Les tentatives de résolution des longues guerres en Angola, en République Démocratique du Congo, au Libéria et au Soudan (dans ce pays, la guerre a duré 22 ans), ainsi que la signature de nombreux accords régionaux sur les armes légères ont contribué à cette diminution. Mais le trafic ne s'est pas, pour autant, arrêté. Le rapport met une nouvelle fois en cause des trafiquants internationaux, déjà dénoncés par les Nations Unies, qui continuent en toute impunité à livrer des armes et de l'équipement militaire à travers le continent africain.
Dans une situation d'absence ou de grand affaiblissement de l'Etat, nombreux sont les acteurs (publics et privés) présents sur les théâtres de guerre: troupes régulières, groupes de guérilla ou paramilitaires, unités d'autodéfense, mercenaires étrangers et troupes régulières étrangères. Tous les moyens sont bons pour financer les achats d'armes: vols, pillages, prise d'otages, contrôle des marchés; taxes ou pots-de-vin sur la production des biens primaires, trafic de diamants ou de la drogue; détournement des aides humanitaires en faveur des unités combattantes (armée ou guérilla).

Conseils militaires, mercenaires, sécurité

Le commerce des armes alimente plusieurs activités. Certaines sont appelées pudiquement «conseil militaire». L'entraînement, l'encadrement, la fourniture de services logistiques aux différentes formations présentes dans les zones de conflits africaines sont les «spécialités» fournies par des agences internationales spécialisées. La figure du mercenaire a évolué. A côté du «vieux mercenaire», des bandes ramassées selon les besoins, s'est affirmée la figure de véritables et propres multinationales de la «sécurité», auxquels même l'ONU a l'intention de recourir.
Au moins 90 forces privées de sécurité, de différents types sont présentes en Afrique. Surtout pour la protection des compagnies minières et pétrolières. Il y a un fort mélange d'intérêts entre activités d'extraction, commerce des armes et emploi de mercenaires en Afrique, et non pas seulement en Afrique. Les Etats-Unis mais aussi la Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure, la France, ont intégré dans leur stratégie militaire l'utilisation des sociétés de mercenaires.
A côté de l'armement et de l'entraînement fourni d'Etat à Etat, les fournitures d'armements entre organismes privés deviennent toujours plus importantes. Et les considérations d'ordre géopolitique passent souvent à l'arrière plan par rapport à celles à caractère strictement commercial. Cela a été le cas, par exemple, de la compagnie pétrolière ELF, qui a financé les deux parties du conflit du Congo-Brazzaville, afin de maintenir les concessions pétrolières dans le Pays.
La privatisation de la guerre a aussi des conséquences paradoxales en Afrique, comme le montre le vidage progressif des capacités militaires des armées régulières africaines. Redoutant des coups d'Etat et des révoltes militaires, de nombreux présidents africains (dans plusieurs cas, arrivés au pouvoir précisément grâce à un coup d'Etat), ont transformé les unités régulières en «armées de parade», en créant en même temps des gardes prétoriennes bien armées et des milices privées, pour leur propre sécurité. Ces corps sont formés d'hommes fidèles appartenant à la même ethnie que celle de l'homme fort du pays. Il est ainsi clair que, de cette manière, on sape les bases de l'Etat en faveur d'entités au-dessus de l'Etat (l'ethnie, la région, etc.) ou en dehors de l'Etat (les réseaux criminels, les multinationales minières et agricoles etc.).
Le trafic de diamants est un autre exemple de ce type. La commercialisation des diamants produits dans les régions contrôlées par les rebelles en Sierra Leone, a vu plusieurs acteurs: le réseau de trafiquants de diamants, les centres d'achat et de vente (Belgique, Grande-Bretagne, Suisse, Afrique du Sud, Etats-Unis, Israël), les pays voisins, les fournisseurs d'armes (souvent avec des bases dans des paradis fiscaux comme les îles Cayman ou les Emirats Arabes Unis), des compagnies aériennes complaisantes qui les transportaient à destination. Dans le commerce des diamants, on trouve souvent des trafiquants du Moyen-Orient. Plusieurs régions de l'Afrique sont devenues des lieux d'affrontement «par procuration» entre les puissances du Moyen-Orient. Le gouvernement du Soudan, par exemple, est appuyé par l'Iran et reçoit des aides et des financements pour son effort belliqueux, de compagnies pétrolières asiatiques: la compétition pour les ressources vitales touche non seulement les occidentaux, mais aussi les économies asiatiques. L'Afrique subsaharienne risque ainsi de devenir toujours plus un terrain de conquête des économies plus fortes.
La production africaine

Les intérêts de la "new economy" se mêlent avec ceux de la « old economy ». Le Coltan, minerai stratégique pour l'industrie des téléphones portables, est extrait dans une région du Congo sous le contrôle des ex-rebelles, appuyés par l'Ouganda et le Rwanda.
Les plus importantes multinationales occidentales achètent le minerai par l'intermédiaire de sociétés situées en Ouganda et au Kazakhstan.

En plus des armes provenant d'autres parties du monde, la production dans certains pays africains prend des proportions qui pourraient, avec le temps, devenir inquiétantes. Parmi les pays africains producteurs d'armes, on trouve: l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Nigéria, la Namibie, l'Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et l'Egypte. Le plus grand producteur est l'Afrique du Sud, qui a hérité, du régime de l'apartheid, une industrie perfectionnée et diversifiée. Actuellement, en Afrique du Sud, il y a 700 usines qui travaillent dans le secteur militaire et emploient 22.500 personnes (à la fin des années 1980, il y en avait 160.000). D'après les données officielles, le pays exporte des armes dans 61 pays, même si les régions privilégiées sont le Moyen-orient et l'Afrique. Le plus grand client est l'Algérie qui, à elle seule, représente 28% de toutes les ventes en Afrique. Et puis Inde, République Populaire de Chine, Emirats Arabes Unis, Taïwan, Singapour, Thaïlande, Cameroun, Chili, Colombie, Koweït, Oman, Pérou, Swaziland, Congo-Brazzaville, Botswana, Ouganda, Rwanda, Tunisie, Côte-d'Ivoire, Kenya, Zambie, Mozambique et Mexique. L'Algérie achète notamment des UAV (avions sans pilote) de reconnaissance et un ensemble de mise à jour de la flotte d'hélicoptères de combat d'origine soviétique.


Dernière édition par le Lun 12 Fév 2007 - 18:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Lun 12 Fév 2007 - 18:47

suite

Le reste des exportations se répartit de la façon suivante: 15% vers les pays du Moyen-Orient, 16% en Asie du Sud; 15% dans le reste de l'Asie; 16% en Europe; 5% aux Amériques, et 1% aux Nations-Unies (équipements pour les Casques Bleus). L'Afrique du Sud - on ne doit pas l'oublier - investit plus d'argent pour les armes que pour la lutte contre le sida
Le Zimbabwe a, lui aussi, hérité de son précédent régime (quand le pays s'appelait encore Rhodésie), d'une industrie embryonnaire de guerre. L'entreprise baptisée en 1984, Zimbabwe Defence Industries (ZDI), produit des armes légères, des munitions et des mines. Le «Know how» pour la production d'explosifs et de mortiers a été fourni par la France, et la Chine a construit une usine de munitions pour des armes d'infanterie. Parmi les clients de la ZDI, il y a l'Angola (l'armée gouvernementale et avant, les rebelles de l'UNITA), les rebelles soudanais et la R D Congo. Lorsque les troupes zimba-
bwéennes appuyèrent le Président L. D. Kabila, en échange des fournitures de la ZDI, Harare obtint la concession de 37,5% des actions de «Gecamines», la société minière congolaise.
La ZDI produit des armes légères (en particulier des copies de la mitraillette israélienne UZI et de la mitraillette tchèque CZ25), et surtout des munitions (de 9mm à 20mm), des projectiles de mortiers (60, 81, et 120 mm), des grenades anti-personnel et anti-chars. Parmi les clients officiels du Zimbabwe, il y a l'Afrique du Sud, le Malawi, le Botswana, la Tanzanie et la Zambie.
L'Ouganda dispose, elle aussi, d'une petite industrie de guerre. Dans ce pays il y a au moins trois usines d'armes. La plus grande, Nakasongola Arms Factory, est de propriété chinoise (une joint venture entre le gouvernement de Pékin et des techniciens et entrepreneurs d'origine chinoise, nord-coréenne et sud-africaine). Cette usine se trouve dans la région de Gulu (où sévit depuis des années la Lord's Resistance Liberation Army, LRA), et produit des armes légères et des mines, fournies à l'armée du Burundi et à l'UNITA angolaise. Il y a aussi la "Saracen" qui fournit l'armée ougandaise, et dont le propriétaire est la Strategic Resources Corporation, nom derrière lequel se cache la célèbre Executive Outcomes (EO), la Compagnie Militaire Privée sud-africaine (PMC), qui a cessé officiellement ses activités à la fin de 1999, mais que l'on suspecte d'agir derrière des noms plus discrets. Il y a enfin Ottoman Engineering LTD, spécialisée dans les armes légères. Un des clients de l'industrie ougandaise est la République Démocratique du Congo.
Au Kenya, la Kenya Ordinance Factories Corporation produit des munitions pour revolvers et fusils d'assaut (de 20 à 60.000 par jour). L'usine a été construite avec le concours de la FN belge et a été inaugurée en 2000. Le gouvernement du Kenya déclare que sa production est destinée seulement aux forces armées locales, et qu'il n'a pas l'intention d'accorder des licences d'exportation.
Le seul producteur d'armes de l'Afrique de l'ouest est le Nigeria. Créée en 1964, la Defence Industries Corporation (DICON) a eu un rôle important durant la guerre de sécession du Biafra (1968-1970). Confiée à des entrepreneurs étrangers, l'usine fut déclarée en faillite en 1972, et son directeur général, un Allemand, fut expulsé du pays. La société a cependant continué à fonctionner avec des hauts et des bas pendant trente ans environ, sous les régimes des militaires. A la fin des années 1990, le nouveau gouvernement civil décida de relancer la production militaire.
Dans ce but, on nomma un nouveau conseil d'administration de la DICON, et l'on établit des contacts avec la Russie pour le transfert de technologies. L'usine nigériane emploie actuellement 700 personnes environ, à Kaduna, où sont produites des armes légères et des munitions; l'usine de Bauchi produit des véhicules blindés légers. Officiellement, les armes produites sont destinées seulement aux besoins des forces armées et de la police du Nigeria.
En Afrique du Nord, le principal producteur d'armements est l'Egypte. Ce pays exporte aussi vers l'Afrique subsaharienne. En 1992, deux ans avant le génocide rwandais de 1994, on signa un contrat d'achat d'armes égyptiennes en faveur de l'armée rwandaise. Le contrat, garanti financièrement par une banque française, comprenait des mortiers de 60 et 82 mm, 16.000 projectiles de mortiers, des obus de 122 mm, avec 3.000 coups, des lance-roquettes, des explosifs au plastic, des mines anti-personnel et 3 millions de projectiles de petit calibre.

L'héritage des conflits terminés

Quand une guerre se termine, un des problèmes à affronter est le désarmement des anciens combattants. Malheureusement, malgré les efforts faits par les Nations Unies et par d'autres organisations, le désarmement total reste, dans pas mal de cas, un mirage. Au Libéria, par exemple, où la guerre civile entre les combattants fidèles au Président déposé Charles Taylor et les rebelles des LURD (Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie) et du MODEL (Mouvement pour la Démocratie au Libéria) s'est terminée au mois d'août 2003, le programme de démobilisation et de désarmement de plus de 85.000 combattants, dont 20.000 enfants soldats (certains avaient moins de 9 ans), fait par l'Onu, n'a démarré que le 15 avril 2004.
Les anciens combattants reçoivent 300 dollars (en deux tranches, 150 dollars tout de suite, le reste trois mois plus tard, lorsqu'ils ont completé le programme de réinsertion dans la société civile). Le fait qu'ils n'ont pas l'obligation de se présenter avec leur arme pour la remettre aux Casques Bleus de l'ONU, a créé une situation paradoxale par rapport à la Côte d'Ivoire, pays voisin, où les rebelles des «Forces neuves» doivent remettre leurs armes en échange d'une somme de 900 dollars. Il s'est ainsi créé un trafic d'armes entre les deux pays, car les anciens rebelles libériens cherchent à gagner deux fois, en participant au programme de désarmement dans leur propre pays et au programme en cours en Côte-d'Ivoire. Ils se font passer pour des combattants ivoiriens, ou encore, ils vendent leurs armes aux rebelles de la Côte-d'Ivoire, en échange d'une tranche des 900 dollars reçus pour la remise de l'arme.
Les armes en circulation vont ainsi alimenter des circuits illégaux qui fournissent la délinquance et les guérillas des pays voisins. L'héritage de mort que représentent ces armes continue ainsi à être une source de déstabilisation pour des régions entières de l'Afrique. L'arme préférée du banditisme africain n'est pas le revolver mais la kalachnikov (AK47), recyclée par les anciens rebelles. Les braconniers qui sévissent dans le Parc national Kafue en Zambie septentrionale, par exemple, utilisent des kalachnikov importées dans le pays par des réfugiés angolais. Dans le nord du Cameroun, plus de la moitié des bandits de grand chemin sont des anciens rebelles provenant de République Centrafricaine, du Tchad et du Nigeria. A cause de la diffusion importante d'armes légères dans le continent, 18% des homicides et des suicides avec des armes à feu, enregistrés en un an dans le monde entier, se sont produits en Afrique.
Sur notre continent, les armes de guerre servent dans 35% des homicides, dans 13% des vols, et dans 2% des viols. Le pays le plus touché par la violence armée est l'Afrique du Sud, où, chaque année, il y a 30 homicides avec armes à feu par 100.000 habitants, donnée qui met ce pays à la deuxième place au plan mondial, après la Colombie.

Désarmement possible

D'après des experts, toutefois, la situation africaine est tragique mais pas désespérée. On estime que le nombre d'armes légères en circulation en Afrique est de 30 millions (5% de toutes les armes légères en circulation dans le monde). Plus de 8 millions d'armes légères seraient en circulation rien qu'en Afrique de l'Ouest, dont plus de la moitié sont entre les mains de rebelles ou de criminels. Les experts sont de l'avis que les efforts internationaux pour juguler ce genre de trafic n'ont eu que peu d'effet, faute de mesures punitives véritables. Ils mettent une nouvelle fois en cause des trafiquants internationaux qui continuent en toute impunité à livrer des armes et de l'équipement militaire à travers le continent africain. Il s'agit d'un chiffre important mais qui ne rend pas impossible la réalisation de programmes de désarmement. Il faut souligner toutefois que 80% de ces armes sont aux mains de civils, contribuant ainsi à l'instabilité de plusieurs régions de l'Afrique.
D'autre part, cette donnée est préoccupante parce qu'elle signifie que même avec un nombre relativement réduit d'armes, un nombre réduit de rebelles est en mesure de compromettre la vie de pays entiers. La présence d'armes au Libéria et en Sierra Leone a entraîné des courants illégaux dirigés aussi vers des pays considérés relativement stables, comme le Ghana où, d'après des données officielles, il y a plus de 40.000 armes à feu hors du contrôle de l'Etat. Au Nigeria, pays traversé par des tensions ethniques et religieuses qui débouchent souvent sur des actes de violence, il y aurait au moins un million d'armes détenues illégalement. Au cours des trois guerres civiles qui ont secoué le Congo-Brazzaville en 1993, 1997 et 1998-1999, les différentes milices ont reçu un flot constant d'armes. Sur les 74.000 armes légères distribuées aux forces combattantes congolaises, 24.500 provenaient des arsenaux des forces de sécurité, et 49.500 avaient été importées d'Israël, de l'Afrique du Sud, de la Chine, de la République Démocratique du Congo, du Gabon et du Zimbabwe. Le Congo-Brazzaville a la triste réputation d'être le premier pays où une milice (les Cobra), est entrée en possession des roquettes russes RPO-A Shmel. Des engins meurtriers, employés en Afghanistan et en Tchétchénie, qui produisent des explosions monstrueuses, provoquant une décompression si forte et soudaine qu'elle rase au sol les bâtiments avoisinants la cible et écrase les poumons.

Sources: Ag. FIDES, J&P, Amnesty I., NU.

repris sur : http://www.afriquespoir.com/Ae30/page8.html
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MessageSujet: Communiqué de presse Oxfam – 09 Octobre 2003   Lun 12 Fév 2007 - 18:55

Communiqué de presse Oxfam – 09 Octobre 2003
Attention, danger : le commerce mondial des armes n’est pas réglementé

L’absence de réglementation du commerce mondial des armes est alarmante, permettant que des armes soient vendues à des gouvernements répressifs, à des auteurs de violations des droits humains et à des criminels, peut-on lire dans un nouveau rapport publié ce jeudi 9 octobre 2003.

Afin de faire face à ces problèmes, trois organisations internationales ont uni leurs efforts pour lancer une campagne dans plus de 50 pays à travers le monde. La « Campagne pour le contrôle des armes » a pour objectif de limiter la prolifération des armes et leur utilisation abusive, mais aussi de convaincre les gouvernements d’adopter un traité sur le commerce des armes ayant force de loi.

La prolifération des armes et la violence armée ont atteint un seuil critique, exacerbant les atteintes aux droits humains, la pauvreté et les conflits. Chaque minute, une personne est tuée, victime de la violence armée, tandis que bien d’autres subissent des atteintes à leurs libertés fondamentales et de graves blessures. Selon le rapport, le commerce des armes représente un marché mondial dangereusement incontrôlé.

Voici quelques-unes des conclusions de ce rapport :

* Au niveau national, le contrôle des exportations d’armes est très déficient. La facilité d’accès aux armes accroît l’ampleur de la violence armée, agit comme un détonateur sur les conflits et prolonge les guerres lorsqu’elles ont éclaté. Par ailleurs, les civils sont de plus en plus pris pour cibles.
* Les conflits et la violence armée empêchent que l’aide parvienne à ceux qui en ont cruellement besoin et les privent souvent des services de santé et d’éducation.
* Les attentats du 11 septembre 2001 et la « guerre contre le terrorisme » qui en a découlé ont accentué la prolifération des armes, au lieu de canaliser la volonté politique vers leur contrôle.
* La « guerre contre le terrorisme » s’est traduite par une augmentation des exportations, notamment pour les États-Unis et le Royaume-Uni, vers de nouveaux alliés (tels que le Pakistan, l’Indonésie et les Philippines), sans considération des droits humains ni des questions liées au développement.

« Chaque année, des centaines de milliers de personnes sont victimes d’exécutions illégales, sont torturées, violées ou déplacées en raison de l’utilisation dévoyée des armes. La " guerre contre le terrorisme " figurant au premier rang des préoccupations internationales, le contrôle des armes devrait susciter un intérêt accru. Pourtant, c’est l’inverse qui se produit. Le cercle vicieux des transferts d’armes, des conflits et des violences peut et doit être enrayé », a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International.

Afin d’entreprendre de porter remède à ces problèmes, Amnesty International, Oxfam et le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) lancent ensemble une campagne mondiale pour le contrôle des armes. Cette campagne s’attachera à promouvoir l’adoption d’un traité international relatif aux transferts d’armes, ou Traité sur le commerce des armes, ainsi que de diverses mesures pertinentes au niveau local et régional, destinées à limiter la prolifération et l’utilisation dévoyée des armes.

« Le commerce des armes échappe à tout contrôle. C’est un problème mondial ayant des répercussions dramatiques au niveau local – et ce sont les populations démunies qui en souffrent le plus. Un Traité sur le commerce des armes fait cruellement défaut, afin de stopper le flux d’armes en direction des auteurs de violences et de contribuer à rendre toutes nos sociétés plus sûres », a affirmé Barbara Stocking, directrice d’Oxfam.

Selon le rapport, dans de nombreuses régions du monde, la possession d’armes de plus en plus mortelles devient partie intégrante de la vie quotidienne. Pour les fermiers vivant dans le nord de l’Ouganda, les fusils d’assaut AK 47 remplacent les lances ; en Somalie, les enfants sont aujourd’hui appelés « Uzi », ou « AK » ; certains pays comme l’Irak comptent maintenant plus d’une arme à feu par habitant.

« Préoccupés par la recherche d’armes nucléaires, biologiques et chimiques dans leur lutte contre le " terrorisme ", les gouvernements ont largement fait abstraction des véritables " armes de destruction massive " – les armes légères. Ainsi, elles continuent de proliférer, au prix de centaines de milliers de vies », a indiqué Rebecca Peters, directrice du RAIAL.

Outre son appel en faveur d’un Traité sur le commerce des armes, la Campagne pour le contrôle des armes exhorte à mettre en œuvre les points suivants :

* les gouvernements doivent développer et renforcer le contrôle des armes au niveau régional ;
* les gouvernements doivent contrôler rigoureusement les exportations nationales d’armes, les intermédiaires et les vendeurs, mais aussi s’employer davantage à prévenir les utilisations dévoyées par les membres des forces de l’ordre et à protéger leurs citoyens contre la violence armée ;
* les autorités locales et les dirigeants des communautés doivent contribuer à améliorer la sécurité au niveau de la communauté, en développant des projets visant à réduire l’offre et la demande d’armes au niveau local.

Contact
Erik Todts (Oxfam Solidarité) - Belgique
Tél. : 32 2 501 6703 - eto@oxfamsol.be
repris sur :
http://www.oxfam.org/fr/news/pressreleases/2003/pr031008_arms.htm
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Lun 12 Fév 2007 - 18:58

Contrairement à ce qui a été affirmé sur un autre fil, on remarque que les guerilla ont besoin d'armes légères et pas uniquement de canon, chars, etc...
Des sommes énormes passent par ce trafic sans aucun controle. Et bien souvent la Belgique apparait, dans de nombreux rapports.

Aujourd'hui on fournit le pakistan, mais hier?
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Lun 12 Fév 2007 - 19:16

http://grip.org/bdg/pdf/g3133.pdf
Je vous invite à voir les chiffres.

Dans la série, je tue ton fils, mais je te donne à manger...

il est vrai qu'une partie de cet argent (ventes des armes) sert à financer des associations humanitaires (qui arrivent rarement à destination).

Je vais m'arréter la avant que l'on me qualifie de gauchiste, extrémistes etc...
Mais il ne s'agit pas d'interprétation mais de documents concrets.

Alors ma question (j'en ai beaucoup comme quidam) est :

Pensez vous qu'un trafic de cet ampleur pourrait amener à tuer, dans notre pays?
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nobody



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 10:47

Les interviews de fonctionnaires belges et de trafiquants d'armes implantés en Belgique portent à
croire qu'au moins jusqu'en 1997, peu de mesures efficaces furent prises pour stopper le trafic d'armes
passant par la Belgique et particulièrement par l'aéroport d'Ostende85.


repris Rapport sur le trafic des armes.

On peut donc affirmer que des tarfics d'armes existent,
que la Belgique est une plaque tournante du trafic,
et qu'avant 1997, rien ne se faisait d'efficace pour lutter contre ce trafic.
De surcroit, on peut penser que bon nombre d'aeroports belge, en l'occurence ostende, étaient utilisés pour transporter ces armes vers les pays du soleil.
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Marc



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 11:06

C'est exact, il faut réfléchir sur la question.

Selon l'histoire, les trafiquants d'armes à ce niveau sont des gens discrets. Voir un lien avec les TBW ? Auraient-ils une philosophie de carnage d'innocents pour arriver à leurs fins ? Ces crimes ne leur profitent pas. Je ne pense pas, sauf peut-être et encore où qlq chose ou un grain de sable vient perturber un pareil trafic.
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 11:15

J'ai une autre vision des choses, une autre analyse. Mais elle n'a d'importance que pour moi. Je préfère continuer à mon rythme...

Restons les pieds sur terre, et sur du concret.
Interdiction pour PdB de venir sur le fil... Very Happy Very Happy Very Happy
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nobody



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 11:20

Vous etes fixés sur un détail...
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nobody



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 11:27

A en croire le rapport, des armes soient fabriqués en Belgique, soient ayant passés en Belgique se retrouve dans des pays, où elles n'ont, normalement rien à y faire.
Je me rappelle de ces armes déclassés de la gendarmerie, et qui devaient donc etre officiellement detruites, qui se sont retrouvés à l'autre bout du monde pour des raisons inconnues.
Au secours l'arca, venait vous expliquer... Very Happy Very Happy Very Happy

Mais bon, surement une erreur administrative ( Very Happy ) ou un mec bourré qui a signé le mauvais papier. Very Happy

Plus serieusement, je me demande combien de lien existe vraiment, je parle de concret, entre ce genre de trafic et/ou de piste et les affaires des tueries et connexes. Je met connexes, car je me pose la meme questions entre les "connexes " et les affaires des tueries connues et reconnues.
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nobody



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Jeu 15 Mar 2007 - 11:32

desolé pour fautes et grammaire, trop vite cliqué.

Alors on peut commencer ...?
1 - Peut on pensez que Mendez et le fait qu'il travaillait à la FN puisse etre abordé dans cette piste? Pure hypothese mais on peut chercher?

2 - La piste de la Kintex? Des enqueteurs en ont parlé. Ils etaient persuadés qu'elle pouvait etre intéressante. A en croire certains éléments, on peut parler de trafics d'armes.

3 - ???

Avez vous d'autres points (à verifier) ou à débattre pouvant mener à ce genre de piste (armes)?
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luanda



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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Ven 4 Juil 2014 - 6:13

trafic d uranium france ,namibie en 79 ce n est sans doute pas le bon fil ?

    M. Michel Rocard expose à M. le Ministre des Affaires étrangères ce qui suit:  une enquête, récemment publiée et étayée de documents précis et convaincants, porte de graves accusations sur le rôle que jouerait la France dans le transport et la commercialisation d'uranium en provenance de Namibie, au mépris de la résolution du 24 septembre 1974 de l'assemblée générale de l'ONU qui stipule que «nulle personne ou entité, constituée ou non en société, ne peut rechercher, prospecter, explorer, prendre, extraire, exploiter, traiter, raffiner, utiliser, vendre, exporter ou distribuer une ressource naturelle quelconque, qu'elle soit d'origine animale ou minérale, située à l'intérieur des limites territoriales de la Namibie, sans l'assentiment et l'autorisation du conseil des Nations Unies pour la Namibie.» Dès lors, plusieurs questions se trouvent posées:
    1. Que transportait le vol UTA 280 qui a atterri à 4 h 20 du matin le 16 novembre 1979 à l'aéroport de Marseille-Marignane? Existe-t-il des documents de douane correspondant à ce vol?
    2. Dans l'affirmative, quelle origine indiquaient-ils pour les matières transportées? Quelle était la nature de ce fret, et si les documents portent la mention «autres minerais non ferreux et concentrés», comme il arrive parfois, peut-on connaître de manière plus précise son contenu?
    3. Est-il exact que le 13 janvier 1979, un MIG 21, immatriculé 44, de l'aviation angolaise, a intercepté le vol UTA 274-280? Est-il exact que le directeur des affaires africaines et malgaches a, par lettre du 2 avril 1979, fait état des «problèmes délicats que soulève périodiquement le transport de minerai d'uranium namibien par la compagnie UTA»


    4. Dans l'affirmative, les positions exprimées dans cette lettre à l'égard des délibérations de l'assemblée générale de l'ONU correspondent-elles à la position officielle de la France?
    5. Au cas où de nouveaux incidents de transport aérien se produiraient, susceptibles d'avoir des conséquences plus tragiques que celui évoqué ci-dessus, quelle serait la position de la France?
    6. Est-il exact que la CFP a acquis des intérêts dans la mine de Rössing en Namibie et, dans l'affirmative, quelle a été l'attitude des représentants de l'Etat au conseil d'administration lorsque cette décision a été arrêtée?
    7. Est-il exact que le représentant du Commissariat à l'énergie atomique auprès d'Euratom assume des responsabilités au sein d'un cartel regroupant la France, l'Afrique du Sud, le Canada, l'Australie et la compagnie multinationale Rio Tinto Zinc? Dans l'affirmative, cette mission est-elle exercée avec l'approbation, directe ou tacite, du gouvernement français?
    8. Au cas où l'ensemble des informations mises à jour par cette enquête seraient exactes, quelle cohérence y a-t-il entre cette politique qui s'apparente à la contrebande et les déclarations officielles du gouvernement français sur le droit à l'autodétermination de la Namibie et l'illégalité de la présence sud-africaine dans ce territoire?
    9. Le Premier Ministre est-il disposé à nommer ou à favoriser la création d'une commission d'enquête dont les conclusions seraient communiquées au Parlement?


RÉPONSE
    1. Pour des raisons qui tiennent à son attachement à la charte des Nations Unies, et notamment au respect de la répartition des pouvoirs que celle-ci établit entre l'assemblée générale et le conseil de sécurité, le gouvernement français, comme de nombreux autres pays, ne reconnaît aucune valeur juridique au décret sur les ressources naturelles de la Namibie qui a été promulgué par le conseil des Nations Unies pour la Namibie, le 27 septembre 1974, et dont l'application a été recommandée par l'assemblée générale dans sa résolution 3295 (XXXIX) du 13 septembre 1974. Le gouvernement n'estime pas, en effet, qu'il soit de l'intérêt des États membres de l'ONU, et tout d'abord de la France, membre permanent du conseil de sécurté, de consentir à ce que l'assemblée générale des Nations Unies ignore les limites que la charte met à son action.
    La reconnaissance de la légitimité de ce « décret » conduirait à attribuer à l'assemblée générale et à ses organes subsidiaires une compétence en matière de sanctions qui n'appartient qu'au conseil de sécurité. En l'absence de toute décision du conseil de sécurité en la matière, les activités des sociétés françaises en Namibie ne sauraient être considérées comme contrevenant au droit international. Néanmoins, chaque fois qu'il a été interrogé par des entreprises au sujet de leurs activités dans le territoire namibien, le gouvernement n'a pas manqué de leur rappeler la situation particulière dans laquelle se trouve celui-ci aux veux de la Communauté internationale.
    C'est d'ailleurs an raison de cette situation et afin de ne pas paraître cautionner la présence sud-africaine an Namibie que la Coface et le comité des investissements n'accordent aucune garantie pour des opérations commerciales intéressant ce territoire. Cette ligne de conduite sera maintenue tant que la Namibie n'aura pas accédé à une indépendance internationalement reconnue, conformément au plan de règlement élaboré par cinq pays occidentaux, dont la France, et approuvé par le conseil de sécurité l'an dernier.


    2. Le vol UTA 260 qui a atterri à Marignane, le 16 novembre 1979, transportait environ 25 tonnes d'uranium contenu dans des concentrés provenant de la mine de Rössing. Ces concentrés appartenaient à une société étrangère ayant passé un contrat avec une société française spécialisée dans la transformation de ce minerai. Il n'est pas d'usage que ces sociétés imposent à leurs clients des conditions sur la provenance de l'uranium. Les documents douaniers réglementaires d'importation temporaire ont été adressés, après le transport sous douane, aux services compétents. Il faut noter d'ailleurs, à ce sujet, que la compagnie UTA a fait savoir que le contrat qu'elle avait conclu avec la société exploitante de la mine de Rössing a pris fin au mois de décembre dernier et qu'elle n'assurerait donc plus le transport du minerai provenant de celle-ci.
    3. Il est exact que la CFP a acquis, en 1973, des intérêts dans la mine de Rössing en Namibie. L'affaire a été examinée par le conseil d'administration de la société, le 6 juin 1973, soit avant le vote de la résolution de l'assemblée générale des Nations Unies du 24 septembre 1974 qui ne crée d'ailleurs, elle-même, comme il a été dit plus haut, aucune obligation juridique à une société privée. Les représentants du gouvernement n'avaient pas, en conséquence, à élever d'objection à une telle opération.
    4. La représentation de la France auprès d'Euratom est assurée par un ambassadeur représentant permanent de la France auprès des communautés et non par un représentant du CEA. Les experts du CEA, qui sont amenés à se rendre dans les groupes d'experts d'Euratom, n'assument pas de responsabilité au sein d'un quelconque cartel.
    Dans le genre cynique, et avec le «style» diplomatique, on doit avoir du mal à faire mieux.

http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://resosol.org/Gazette/1980/38p11.html&title=%5B1%5D
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Ven 4 Juil 2014 - 6:17


trafic d uranium france ,afrique du sud pour etre exacte
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Ven 15 Aoû 2014 - 10:12

mars 1978, à la suite d'une réunion entre Algériens, Angolais et activistes du Front national de libération du Congo, les services secrets zaïrois sont informés de l'éventualité d'une opération de déstabilisation dans la région de Shaba, région riche en matières premières stratégiques

le 17 mai, dans la journée, les légionnaires sont transportés par quatre DC-8 appartenant à la compagnie civile UTA, depuis Sari-Solenzara vers Kinshasa suivis par un Boeing 707 et des [i]avions gros porteur US (Lockheed C-5 Galaxy) gros porteurs C5-Galaxy de l'armée de l'Air américaine[ [/i]emportant du matériel et de l'armement et cela, sans prévenir les Belges. Ce sont des pilotes militaires belges qui s'entraînent en Corse qui en préviennent leurs supérieurs à Bruxelles.


(...)

Le 18 mai, en début d'après-midi, les C-130 de la Force aérienne belge (15e Wing) décollent de l'aéroport militaire de Melsbroek (Bruxelles) à destination de l'ancienne base belge de Kamina. Mais la France retarde l'autorisation de vol et l'Algérie refuse le survol de son territoire aux avions belges, alors qu'elle a laissé passer les Français.

(...)

beaucoup ne peuvent s'empêcher d'avoir l'impression que Paris freine l'opération belge, le président français Giscard d'Estaing...

(...)

Les contacts politiques franco-belges se déroulent dans une ambiance de rivalité et de confusion, les Français accusant les Belges de chercher à provoquer la chute de Mobutu et les Belges accusant les Français d'avoir abandonné toute idée de coopération11. Le but serait de rechercher la chute de l'influence belge encore forte depuis la fin de la puissance coloniale, notamment dans le but de précipiter la faillite de la Gécamine, société sous contrôle d'intérêts belges
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Kolwezi
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Dim 31 Aoû 2014 - 13:15

À titre d’exemple, si les américains lui fournissaient volontiers des armes (250 F-4D, à 5 millions $ pièce en 1971,
80 F-14 à 30 millions $ pièce en 1974 et 160 F-16 pour un montant global de 3.8 milliards de dollars en 1976),
ils refusaient de lui vendre une aciérie.

un simple fournisseur de matières premières à bas prix. Après ce refus américain, l’Iran avait acheté sa première
aciérie à la Russie
Soviétique et s’apprêtait à construire une plus grande unité avec l’aide des italiens à
Bandar Abbas.

5 centrales nucléaires françaises, 2 centrales nucléaires allemandes, la deuxième plus grande raffinerie de
cuivre du monde pour Sar-tcheshmeh (fournie par la Belgique) ou encore la plus grande usine chimique du monde

qui devait être construite par les japonais à Bandar Chahpou

En tous les cas, nos amis américains ne voulaient certainement pas l’industrialisation d’un pays qui devait à leurs yeux rester comme ses voisins arabes, un simple fournisseur de matières premières à bas prix.


http://www.iran-resist.org/article4095.html
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MessageSujet: Re: Les armes et l'Afrique (simplement pour réfléchir)   Aujourd'hui à 9:08

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