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 F.R.A.P.

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pierre



Nombre de messages : 547
Localisation : charleroi
Date d'inscription : 30/08/2006

MessageSujet: F.R.A.P.   Jeu 10 Fév 2011 - 14:26

Les 20 et 21 avril 1985, deux attentats sont commis à Bruxelles, l'un contre l'OTAN, l'autre contre la firme AEG Telefunken. Ces attentats sont revendiqués par le Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). Il s'agit d'une dissidence des CCC suscitée par le groupe terroriste français Action Directe. Action Directe et la Fraction Armée Rouge souhaitaient voir naître un Front de la guérilla ouest-européenne, sorte de coordination terroriste d'extrême gauche. Les CCC, en raison de nuances idéologiques, avaient refusé de se joindre à ce Front.
Le 26 juin 1985, le FRAP tente un autre attentat contre l'usine ACEC de Drogenbos mais la charge n'explose pas et est abandonnée sans avertissement ni précaution.
Le 15 août 1985, la police perquisitionne deux bases d'Action Directe à Bruxelles, l'une à Uccle, l'autre à Anderlecht. La police y découvre des documents relatifs à de futurs attentats du FRAP, des documents d'Action Directe, des explosifs provenant du vol d'Ecaussines et des armes provenant du vol commis à la caserne de Vielsalm (voir article consacré à l'historique des CCC).
Les deux activistes principaux du FRAP, Chantal Paternostre (arrêtée en juillet 1985) et Luc Van Acker (arrêté en janvier 1986), furent condamnés en octobre 1988 lors d'un procès commun avec les CCC.
study

WiKIPEDIA
Deux attentats ont lieu à Bruxelles. Ils sont revendiqués un peu plus tard par un « Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne » ( « FRAP » ). La vérité sur ce « FRAP » apparaîtra dans les mois et les années qui suivent.
Il s'agit d'une provocation montée par quelques libertaires avec la complicité du groupe français Action Directe. Les premiers y trouvent l'occasion de répandre leur anticommunisme et le second de gonfler artificiellement son « Front de la guérilla ouest-européenne ». Deux personnes seront arrêtées dans le cadre du « FRAP » : Chantal Paternostre et Luc Van Acker. Elles renieront leur aventure et collaboreront avec la justice lors du procès contre les militants des Cellules Communistes Combattantes.
Pour plus de précisions sur cette histoire et ses repentis lamentables, voir : « Le "FRAP", provocation et repentir », « Dénonciation de l'amalgame » et la question n° 57 de « La Flèche et la Cible ».

study
La fFèche

57. Qu’en est-il de l’affaire du « FRAP » et du contentieux qui aurait surgi entre
les Cellules Communistes Combattantes et Action Directe à ce propos ?
Qu’en a-t-il été de l’affaire « FRAP » ?

Nous avons déjà apporté la réponse la plus complète
qu’il nous soit possible dans un document publié en janvier 1990 : « Le " FRAP ", provocation
et repentir ». Nous renvoyons donc à ce document et nous nous contenterons ici de
récapituler le problème en quelques lignes.
Au printemps 1985 trois attentats ( dont le dernier échoua ) eurent successivement lieu à
Bruxelles, contre l’« Assemblée de l’Atlantique Nord » et les firmes AEG / Telefunken et
ACEC. Ces actions furent signées « FRAP » et les deux premières accompagnées d’un
communiqué « politique » aussi confus que suspect : des stupidités anarcho-militaristes en
contre-pied flagrant de la propagande marxiste-léniniste développée victorieusement à
l’époque par les Cellules Communistes Combattantes.
En juillet 1985 la police arrêtait Chantal Paternostre — libertaire folklorique — et en janvier
1986 Luc Van Acker — libertaire culturel. Dans le même mouvement, elle investissait des
structures clandestines partagées par le «FRAP » et ... Action Directe. Ce dont nous étions
tristement convaincus depuis longtemps était ainsi confirmé au grand jour : ce « FRAP »
n’était rien d’autre qu’une provocation irresponsable et malveillante construite en orbite du
groupe français.
Du fait de son caractère frelaté, de sa corruption idéologique, etc., l’aventure « FRAP » en
elle-même pouvait seulement servir les intérêts de la contre-révolution, mais le pire apparut
avec le comportement de Paternostre et Van Acker face à la répression. La bourgeoisie
trouva dans ces deux misérables les plus fidèles collaborateurs politiques et sa justice trouva
en eux les marionnettes repenties dont elle avait besoin en avant-plan pour masquer ses
manoeuvres contre nous en arrière-plan. Les repentis Paternostre et Van Acker furent
remerciés comme de coutume : par une condamnation de principe.
Concrètement, l’affaire « FRAP » se ramène à ça — et rien de plus. Mais ensuite bien
évidemment surgissent des questions politiques concernant Action Directe. Comment
expliquer sa complicité là-dedans ? À quoi rime de fabriquer des groupes artificiels ? Action
Directe partage-t-elle les puérilités libertaires proclamées par ce « FRAP » ? Si Action Directe
est en désaccord avec les orientations marxistes-léninistes des Cellules Communistes
Combattantes — ce qui est parfaitement son droit —, depuis quand serait-il permis de
substituer à la confrontation politique, honnête et constructive, des intrigues et des
provocations dignes des services policiers ? L’aventure « FRAP » a été tout profit pour la
contre-révolution : confusion idéologique, discrédit du combat communiste, collaboration à la
répression ... Est-ce de cette façon qu’Action Directe entend faire triompher ses fantasmes
« frontistes » ? Et l’on pourrait aisément allonger la liste des questions.
Quoi qu’il en soit, nous estimons qu’AD a fait preuve d’indignité politique et militante dans
cette histoire, qu’elle a entretenu une agression délibérée contre notre organisation et le
combat communiste révolutionnaire dans notre pays. Nous n’accepterons jamais une chose
pareille et le temps seul sera insuffisant à l’oubli.
Dans le courant de l’année 1984, les échanges politiques entre Action Directe et notre
organisation ont révélé des divergences fondamentales et insurmontables. Nous en avons
tiré progressivement la conclusion d’un arrêt des relations régulières et, en ce qui nous
concerne, nous le concevions naturellement dans le respect mutuel. L’aventure du « FRAP »
a brisé cette confiance. Depuis lors nous avons décidé de rompre tout contact avec les
militant( e )s d’Action Directe aussi longtemps qu’ils et elles ne présenteront pas une autocritique
sincère, correcte et complète de leurs agissements dans le cadre de cette affaire. Et
nous avons appelé les camarades qui partagent notre morale ... et notre indignation à faire
preuve d’une même rigueur, d’une même exigence. Cela bien entendu, sans remettre en
cause l’indéfectibilité de la solidarité envers des révolutionnaires confrontés à la répression.

study

Archive Le Soir GUILLAUME,ALAIN
Samedi 22 octobre 1988
C.C.C.: perpétuité;
F.R.A.P.: 5 ans
Le procès des Cellules communistes combattantes et du Front révolutionnaire d'action prolétarienne est fini. Jeudi soir, les douze jurés de la cour d'assises du Brabant ont rendu leur verdict.
Un large verdict de culpabilité pour Carette, Sassoye, Vandegeerde et Chevolet (tous quatre des C.C.C.) ainsi que pour Chantal Paternostre et Luc Van Acker (du F.R.A.P.)
Vendredi, ces mêmes jurés ont décidé des peines qu'il convenait d'infliger aux accusés. Il reste à régler, ce lundi, la question des intérêts civils.
Quatre fois la perpétuité pour les C.C.C. et deux fois cinq ans de prison ferme pour les deux membres du F.R.A.P.: pour comprendre ces peines, on doit se souvenir, d'abord, du verdict rendu jeudi vers 23 h 30 par les douze jurés des assises du Brabant, après treize heures et vingt minutes de délibération...
ALAIN GUILLAUME.
Suite en sixième page.
Les C.C.C. devant les assises du Brabant
La perpétuité pour les C.C.C.;
les membres du F.R.A.P.: 5 ans
Jeudi, vers 23 h 30, les jurés des assises du Brabant ont rendu un verdict suivant largement les réquisitions du ministère public et condamnant, pour la plupart des accusations, les quatre membres des Cellules communistes combattantes (C.C.C.) et les deux membres du Front révolutionnaire d'action prolétarienne (F.R.A.P.) traduits devant eux.
La surprise n'est pas grande: Carette, Sassoye, Chevolet, Vandegeerde ont été reconnus coupables de tous les attentats commis par les C.C.C. Des interrogations planaient à propos de Chantal Paternostre et Luc Van Acker que les jurés ont jugé coupables, en tout cas, de la tentative d'attentat contre les A.C.E.C. et coupables d'appartenir à une association de malfaiteurs.
Et hier, vers 21 h 30, après plus de trois heures de délibérations,le jury se prononçait sur les peines: la perpétuité pour Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Pascale Vandegeerde et Didier Chevolet et cinq ans de réclusion pour Chantal Paternostre et Luc Van Acker.
Les quatre membres des C.C.C. ont été, en outre, déchus de leurs droits civils et politiques.
Il est 23 h 22, jeudi, quand les douze jurés des assises du Brabant entrent dans la salle d'audience. Les bancs du public sont largement fournis: bien plus que pour des assises «ordinaires». Les jurés ont pris treize heures et vingt minutes pour fixer leur opinion. C'est une longue litanie de «oui» qui commence. Oui, les quatre membres des C.C.C. sont coupables de tous les attentats qu'on leur reproche; coupables de l'attentat contre la F.E.B.; coupables d'avoir tué les deux pompiers, Marcel Bergen et Jacques Van Marcke; coupables d'avoir blessé leurs camarades. Au cours du procès, Sassoye avait déclaré, subrepticement, que Chevolet et Vandegeerde n'appartenaient pas à cette époque à l'organisation terroriste. Le jury ne l'a pas cru. En ce qui concerne les quatre membres des C.C.C., restait un doute: la participation de Pascale Vandegeerde au mitraillage d'un gardien de la firme Securitas lors de l'attentat contre la B.B.L. L'avocat général pensait qu'aucune femme n'avait participé à ce mitraillage. Les jurés ont suivi son opinion et lavé Vandegeerde de cette accusation.
Luc Van Acker a reconnu avoir appartenu - mais pour une action ponctuelle - au F.R.A.P. mais il s'est dit convaincu que le montage électrique qu'il avait fait pour cet autre groupe terroriste n'avait pas pu servir à l'attentat manqué contre les A.C.E.C. Les jurés n'ont pas suivi cette version des choses. Pour eux, Van Acker est bien membre d'un groupe terroriste et son montage a servi à l'attentat des A.C.E.C.
Chantal Paternostre, elle, a nié toute participation aux activités du F.R.A.P., toute appartenance à ce mouvement. Elle non plus, les jurés ne l'ont pas crue. Elle est, selon ceux que le sort a désignés pour représenter l'opinion publique, membre d'une association de malfaiteurs et coupable d'avoir participé à l'action contre les A.C.E.C. en rédigeant un brouillon de texte revendicatif. Ces deux accusés, toutefois, n'ont pas été reconnus coupables des autres actions revendiquées par le F.R.A.P.
Luc Van Acker n'a jamais nié avoir confectionné pour le F.R.A.P. un montage électrique destiné au système de mise à feu d'une bombe. S'il reconnaît une «sympathie active et ponctuelle» pour ce groupe terroriste, il nie cependant en être un membre. Il nie en outre que son montage soit celui qu'on a retrouvé dans une bombe qui avait fait long feu devant les bâtiments des A.C.E.C., à Bruxelles. Les jurés ne l'ont pas cru. Ils ont déclaré Van Acker coupable d'association de malfaiteurs et coupable d'avoir participé activement à la tentative d'attentat contre les A.C.E.C. Il risque ainsi une peine de 3 à 20 ans de prison.
Chantal Paternostre, par contre, a toujours nié l'ensemble des accusations portées contre elle et réclamé un acquittement. Ici aussi, les jurés en ont décidé autrement. Selon eux, Paternostre est coupable d'avoir appartenu au F.R.A.P., coupable d'avoir participé activement à la tentative d'attentat contre les A.C.E.C. Selon le jury, elle est par contre étrangère à toutes les actions antérieures du F.R.A.P. et elle n'a commis aucun des délits qui lui étaient reprochés «dans la foulée» de son supposé passage à l'appartement conspiratif de la rue des Cottages.
Le verdict des jurés sur le cas de Chantal Paternostre appelle quelques remarques, car la défense de l'accusée a été (très) partiellement suivie. C'est sans doute le brouillon de revendication retrouvé avenue Zamenhof et écrit par Chantal Paternostre qui a - au moins en partie - motivé la décision du jury sur la participation de l'accusée à l'attentat des A.C.E.C. Les juges n'ont donc pas désavoué le gendarme Gobert, qui avait découvert ce brouillon, et qui avait été rudement attaqué par la défense de l'accusée. Par contre, peut-être ont-ils désavoué les filatures de l'Escadron spécial d'intervention (ou sa manière de rapporter ces filatures à la justice). En effet, il ne reste rien, dans le verdict, du passage de Chantal Paternostre à l'appartement conspiratif de la rue des Cottages. Une visite que les gendarmes disent avoir observée.
ALAIN GUILLAUME



www.LucVanAcker.com
Chantal Paternostre



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http://soscharleroi.com
gilbertmuda



Nombre de messages : 62
Date d'inscription : 02/01/2011

MessageSujet: Re: F.R.A.P.   Jeu 10 Fév 2011 - 20:57

Chantal paternostre qui est une des dirigente de radio air libre ( 87.7) à bruxelles
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F.R.A.P.
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