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 Jacques Monsieur

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HERVE



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Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Jacques Monsieur   Ven 2 Sep 2011 - 11:01

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=295540

(...) Ce qui nous intéresse ici, ce sont les liens qui unissaient Etienne Delhuvenne à un certain Serge Frantsevitch. En 1984, Frantsevitch a été condamné à 4 ans pour incendie volontaire, faux et usurpation. Mais surtout, Frantsevitch était actif dans des activités spécialisées dans la pornographie infantile. Dans le cadre du procès de Jacques Monsieur, trafiquant d'armes notoire, le procureur avait également parlé de liens entre Monsieur et Frantsevitch. Delhuvenne et Frantsevitch, eux, semblent être complices de sociétés- écrans destinées à camoufler des bénéfices tirés du commerce de cassettes pédophiles. (...)

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6 septembre 2009

http://veilleedarmes.wordpress.com/2009/09/06/arrestation-du-trafiquant-darmes-jacques-monsieur-aux-etats-unis/

Arrestation du trafiquant d’armes Jacques Monsieur aux Etats-Unis

Il est connu dans le circuit du commerce des armes, qu’il soit légal ou illégal, sous le nom de « Monsieur MONSIEUR ». Ou le « Maréchal », du fait de son appartenance, dans sa jeunesse, à l’armée belge.

Jacques MONSIEUR, citoyen belge, résident en France, fait partie de ces grands noms qui ont trempé dans des affaires de vente d’armes plus ou moins légales, plus ou moins tolérées et épaulées par les autorités de différents pays du monde. Il est ce que l’on nomme couramment un « trafiquant d’armes », même s’il se défend de cette appellation.

Espion, commerçant, trafiquant … entre l’histoire qu’il raconte, celle que les journalistes essayent de retracer ( par exemple Laurent LEGER, dans son livre Trafic d’Armes (Flammarion, 2006) et ici, ou David SERVERAY, dans ses articles (1, 2, 3) pour Rue 89), et celle que la justice américaine vient de mettre à jour, il est difficile de dresser un portrait de Monsieur Monsieur. Il n’empêche qu’on trouve son nom lié à ceux de pays en conflit : Iran, Ex-Yougoslavie, République Démocratique du Congo …

Déjà jugé pour diverses raisons par les justices belge et française, il vient d’être arrêté aux Etats-Unis, en Alabama précisément, le 28 août, à la descente d’un avion provenant de France. Il a été piégé par les autorités fédérales américaines alors qu’il cherchait à organiser une vente illégale de moteurs d’avions fabriqués aux Etats-Unis en direction de l’Iran.

La manière dont il a été piégé est intéressante, car elle montre bien comment un trafic d’armes peut se passer. Il cherchait des moteurs américains pour des avions F-5 pour renouveler des pièces d’appareil vendus avant 1979 à l’Iran. Il existe aux Etats-Unis depuis 1995 un embargo fédéral sur la vente d’armes en direction de l’Iran, car le régime est considéré comme soutenant le terrorisme international . Pour contourner cette interdiction, Jacques Monsieur s’était procuré un faux certificat d’usage final pour la Colombie : pour les douanes américaines, les moteurs étaient achetés et devaient être livrés en Colombie, pour être montés sur des avions colombiens.

En fait, les agents fédéraux américains avec qui il traitait ont mis à jour la manière dont il allait procéder (voir l’acte d’accusation, en anglais, spécialement les pages 5 à Cool. A partir d’une société basée au Kyrgyzstan, il allait acheter les pièces, les faire livrer en Colombie en se servant de ses faux certificats d’utilisation finale pour passer les douanes américaines. Sur place, il devait trouver un nouveau transporteur pour les acheminer d’abord aux Emirats Arabes Unis, puis en Iran. Ce type de filière, qui est généralement montée pour une seule affaire, et qui change régulièrement, est l’exemple parfait d’un trafic d’armes.

Ce qui est aussi intéressant à noter dans le cadre de cette procédure, est que la vente d’un moteur d’avion est considérée comme une vente d’armes illégale, car cette pièce destinée à faire fonctionner une arme.

Tout ce trafic vaut aujourd’hui à Jacques MONSIEUR d’être poursuivi par la justice américaine pour « conspiracy, smuggling, money laundering, and violating weapons-trafficking laws and export controls related to a U.S. trade embargo on Iran. » Ces 6 charges peuvent l’emmener en prison pour une peine comprise entre 20 et 60 ans. Selon son avocat, Monsieur MONSIEUR devrait plaider « non coupable ».

Ce n’est pas la première fois dans ces dernières années que la justice américaine cherche à faire tomber un grand trafiquant d’armes. Ce fut le cas en 2007 pour Viktor BOUT, le célèbre marchand d’armes russe, arrêté en Thaïlande, qui a évité il y a un mois une extradition vers les Etats-Unis, où il est recherché pour avoir vendu des missiles aux FARC colombiens, vente qui tombe sous le coup de la même loi que Jacques MONSIEUR.

L’ère du trafic en toute impunité est-elle en train de prendre fin, pour des personnes qui ont pu travailler avec l’assentiment des autorités américaines à une autre période, selon les intérêts du moment (en Bosnie pour Jacques MONSIEUR, en Irak pour Viktor BOUT) ? On ne peut que le souhaiter.


Note : il y a de nombreux articles relatifs à Viktor BOUT sur Agoravox.

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6 décembre 2004

http://www.rfi.fr/actufr/articles/060/article_32271.asp

Jacques Monsieur dit «le Renard» : marchand d’armes et espion ?

Pour Jacques Monsieur le commerce des armes n’était qu’une «couverture» pour des activités de renseignement.

A 51 ans, Jacques Monsieur sort de son silence et parle de son activité de marchand d’armes. La justice française à ses trousses, l’homme vit en Belgique où il profite d’une liberté provisoire. Pour sa défense il assure que le trafic d’armes n’était qu’une couverture pour des activités d’espionnage au profit de services de renseignement occidentaux. Celui que l’on surnomme « Le Renard » donne sa version des faits.

De notre envoyé spécial à Bruxelles

Jacques Monsieur, l’homme au patronyme passe-partout, cultive la discrétion comme une seconde nature. Il est presque anonyme, perdu dans la foule mais familier du bar discret d’un hôtel quatre étoiles du centre de Bruxelles. Costume bleu sombre, cravate, attaché-case : la panoplie ordinaire de l’homme d’affaire.

D’emblée, il vérifie : «vous n’enregistrez pas, là ?». Fantasme ou simple réflexe d’homme aux vies cloisonnées ? Celle d’aujourd’hui commence en 1978. Papa est notaire, côté flamand, le fils entame des études de droit, qu’il abandonne en maîtrise. 1978 : l’appel sous les drapeaux. Hasard ou pas ? Jacques Monsieur, plutôt chétif, se retrouve dans un bataillon de chasseurs à pied, «une unité de renseignement». Après un détour par le Portugal (où il se découvre une passion pour les Lusitaniens, de fameux chevaux de dressage), il affirme qu’il bascule «par goût» dans l’univers des «services».

Dès le départ, le cadre de son action est fixé assure-t-il : il sera marchand d’armes, profession idoine pour voyager dans des pays en conflit et se faire des relations au plus haut niveau. Aujourd’hui sous le coup d’une information judiciaire pour «commerce illicite de matériel de guerre», il défend pied à pied cette version de l’histoire : le commerce des armes n’était qu’une «couverture» pour des activités de renseignement. Tout au long de l’entretien -enregistré cette fois- qu’il nous a accordé, Jacques Monsieur n’a cessé d’expliquer pourquoi, derrière le marchand d’armes, il faut voir un espion au service de ses puissants protecteurs.

Le «Renard» s’installe en France

Raffiné et polyglotte, l’agent Monsieur aurait d’abord travaillé pour le SGR, les services secrets militaires belges, tout en étant supervisé par les services américains sur lesquels il refuse d’être plus précis. La nature même des opérations auxquelles il participe laisse penser que la CIA n’est pas étrangère à ses activités. En particulier lors de l’Irangate (fourniture d’armes à l’Iran par les Américains en pleine guerre Iran-Irak et alors que Washington et Téhéran sont à couteaux tirés).

Dans ce contexte, la motivation pécuniaire des services n’est pas à exclure, car les montants des marchés en jeu sont colossaux. Certains services de renseignement ont pu engager ces opérations pour financer leurs propres activités clandestines ou pour affaiblir l’ennemi. A titre indicatif, sur la période 1993-96, les comptes en banque français de Jacques Monsieur encaissent la somme globale de 7 767 646 francs et 30 centimes. De l’argent qu’il utilise notamment pour la réfection du domaine des Amourettes qu’il a acquis dans le centre de la France.

L’amateur de Lusitaniens s’est alors mué en éleveur de chevaux (il se déclare comme «agriculteur») en plein pays berrichon, terre de l’âne noir et des fleurons de l’industrie de l’armement. En s’installant en France, Jacques Monsieur prétend avoir alerté la DST (le contre-espionnage français) de ses activités et de sa «couverture». La DST aurait accepté de fermer les yeux sur le trafic d’armes, en échange d’une collaboration gratuite et désintéressée. Est-ce plausible ? «Possible, répond l’ancien patron de la DST, Yves Bonnet, la DST a parfois recours à des marchands d’armes, car ce sont des gens qui ont des entrées à très haut niveau dans les Etats qu’ils fréquentent».

Trahi ou lâché ?

Au-delà des principes, la façon dont l’intermédiaire contourne les embargos ou les dispositifs légaux en vigueur démontre qu’une telle activité ne peut être envisagée sans la complicité active des autorités militaires. La fourniture d’armes et de munitions à la Croatie et à la Bosnie en est l’exemple le plus achevé. Alors que l’ONU et les forces de l’OTAN imposent un blocus naval en mer Adriatique, plusieurs cargos livrent leurs marchandises directement dans des ports croates. Pour la Bosnie, les livraisons s’effectuent par des avions-cargos Iliouchine se posant sur des aéroports théoriquement contrôlés par les casques bleus ! Dès lors, difficile de ne pas donner un certain crédit à l’hypothèse du «feu orange» (accord officieux) accordé par les services secrets.

La chute de Jacques Monsieur est à rapprocher des déboires d’un autre marchand d’armes désormais bien connu, Pierre Falcone. Les vrais ennuis judiciaires de l’intermédiaire franco-brésilien commencent en décembre 2000, tout juste un mois après l’arrestation de Jacques Monsieur à Téhéran. Dans les deux cas, leurs parrains occidentaux semblent avoir fait le choix de les sacrifier sur l’autel de l’efficacité.

Or, Pierre Falcone se savait menacé par une procédure fiscale démarrée en 1996, comme Jacques Monsieur, dont les activités ont été dénoncées aux autorités judiciaires belges par une dénonciation des douanes américaines… en 1996. Au delà du parallèle entre leurs deux situations, faut-il voir tout un pan des réseaux animés par les services secrets qui, soudainement, s’effondre ? Le rapprochement s’arrête au statut de ces deux intermédiaires : Pierre Falcone est un représentant appointé de la Sofremi, organisme d’Etat, tandis que Jacques Monsieur est un « indépendant », les deux hommes bénéficiant de contact privilégié avec différentes branches du réseau qui anime le ministère de l’Intérieur entre 1993 et 1995. Il faudra d’ailleurs attendre l’alternance politique pour que le ministre de la Défense (socialiste) Alain Richard prenne la décision de porter plainte contre les deux intermédiaires.

Aujourd’hui, Pierre Falcone parcourt l’Asie à la recherche de débouchés pour le régime angolais dont il est devenu le représentant attitré auprès de l’Unesco, jouissant ainsi d’une protectrice immunité diplomatique. Jacques Monsieur, lui, a choisi d’attendre la clémence des juges français ou, à défaut, de ses anciens commanditaires. Mardi 23 novembre 2004, la chambre de l’instruction du Tribunal de Bourges (centre de la France) a décidé d’appliquer le principe du non bis in idem (on ne juge pas deux fois les mêmes faits) à son dossier. En clair, toutes les infractions, pour lesquelles il a déjà été condamné par le tribunal de Bruxelles en décembre 2002, seront écartées de l’instruction française. Habile, le « Renard ».

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31 mars 2008

http://www.rue89.com/2008/03/31/monsieur-monsieur-eleveur-ou-trafiquant-darmes

Monsieur Monsieur, éleveur ou trafiquant d'armes ?

Par David Servenay | Ex-Rue89 | 31/03/2008 | 14H58

Jacques Monsieur, marchand d'armes belge, convoqué après douze ans au tribunal correctionnel de Bourges.

Son histoire est un roman. Douze ans après son arrestation, Jacques Monsieur, trafiquant d'armes belge, va enfin répondre des délits dont il est soupçonné devant le tribunal correctionnel de Bourges. Entre temps, il a passé dix-huit mois en résidence surveillée à Téhéran, avant d'être condamné une première fois à Bruxelles, déjà pour des activité de
"commerce illicite d'armes". L'Iran, l'Afrique, la Bosnie… un tour du monde des entourloupes d'Etat qui pourrait ce lundi être jugé à huis clos.

Marchand d'armes ou dresseur de chevaux ?

A Lignières, au pays de l'âne berrichon, Jacques Monsieur était connu comme un gentleman. La cinquantaine athlétique, passionné de chevaux de dressage lusitanien, il possédait un beau haras -les Amourettes- entièrement rénové par ses soins. Boxes, manège couvert et jolie BMW pour épater la galerie. Souvent parti en Suisse ou au Luxembourg, l'homme menait grand train comme un notable, mais discrètement.

Lorsque les gendarmes belges, accompagnés de leurs collègues français, ont sonné à sa porte en 1996, ils ont découvert sa face cachée, dans un bureau où la femme de ménage avait ordre de ne surtout jamais rien jeter. Et pour cause : entre les catalogues d'artillerie, les faux certificats de destination finale (end-user) et les fax de commandes… les enquêteurs découvrent la panoplie complète du vendeur d'armes.

La longue traque d'un juge d'instruction…

Commence alors pour Gérard Canolle, juge d'instruction à Bourges, une longue traque pour comprendre les ressorts de cette affaire. Sur le papier, Jacques Monsieur a tous les traits du trafiquant d'armes. Héritier d'une riche famille bruxelloise, il a effectué son service militaire dans la logistique des Chasseurs, une » unité de renseignement » précise-t-il lorsque nous le rencontrons à Bruxelles fin 2004.

Recruté par le SGR, les services secrets militaires belges, il aurait aussi travaillé en sous-traitance pour le compte de la CIA. Ses très bons contacts en Iran lui offrent la possibilité de ravitailler le régime des Mollahs, dont l'ensemble des moyens militaires (avions, artilleries, véhicules) sont d'origine américaine. En clair, pour soutenir Téhéran sans en avoir l'air, Washington est obligé d'entretenir un réseau d'intermédiaires aussi occulte qu'efficace. Voilà pour les années 1980.

La Bosnie, le Congo-Brazaville et soudain… la chute à Téhéran

Repéré par la police belge dès 1987, il s'installe en France en 1993 pour ne rien changer à ses habitudes. Jonglant avec les comptes en banque à Genève et au Luxembourg, souvent entre deux avions, il organise alors l'une des principales filières de ravitaillement en armes lourdes des forces bosniaques et croates. Pour cela, il obtient des Américains d'ouvrir la couverture radar servant au blocus réalisé par la Navy en mer Adriatique. Le genre d'opérations difficile à monter pour simple éleveur de chevaux du Cher !

Il remet le couvert en 1997, en pleine guerre congolaise, où le président Pascal Lissouba lui commande hélicoptères et armes lourdes, pour contrer les rebelles de Denis Sassou Nguesso. En arrière-plan, les hommes d'Elf (le tandem Jack Sigolet-André Tarallo) assurent le financement de l'opération. Ils interviendront notamment après la guerre, car le vainqueur ne veut pas payer l'addition du vaincu. Où l'on découvrira d'ailleurs que la compagnie pétrolière a fourni son aide, indirectement, aux deux camps, puisque le président du Gabon, Omar Bongo, a laissé passer des cargaisons d'armes pour Sassou.

Dans son équipe, comme le raconte Bakchich, Jacques Monsieur a su rassembler des talents divers : Patrice Bourges (fils de l'ancien ministre de la Défense), ingénieur conseil pour la technique, Yves-Michel Deloche, expert en aéronautique, Pierre Ferrario, armurier, ou encore Jean-Claude Uthurry-Borde, homme à tout faire pour régler problèmes financiers et douaniers.

» La DST a parfois recours à des marchands d'armes »

En levant le voile sur les activités de Jacques Monsieur, la justice française va avoir à trouver une réponse au classique moyen de défense des marchands d'armes. Travaillait-il pour son compte exclusivement ? Pour celui de riches commanditaires privés ? Ou encore en » feu orange » pour le compte d'Etats tout à fait respectables, dont la réputation ne peut être entachée par de sombres arrangements inavouables ? Est-ce plausible ? Voici ce qu'en pensait l'ancien patron de la DST, Yves Bonnet, interrogé en 2004 :

» Possible, la DST a parfois recours à des marchands d'armes, car ce sont des gens qui ont des entrées à très haut niveau dans les Etats qu'ils fréquentent. »

L'homme n'en est pas à son premier tour de passe-passe. Il a toujours prétendu avoir l'aval de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Le contre-espionnage français aurait été au courant de ses activités –ce qui n'est pas étonnant-, mais les aurait aussi tolérées –ce qui est moins courant. La règle du métier étant de ne jamais se faire prendre la main dans le sac. A 54 ans, le » Renard » sera-t-il aussi convaincant qu'il le fut à Bruxelles lors d'un premier procès dont il était ressorti libre ?

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9 octobre 2008

http://www.rue89.com/2008/10/09/trafic-darmes-laffaire-jacques-monsieur-plane-sur-langolagate

Trafic d'armes : l'affaire Jacques Monsieur plane sur l'Angolagate

C'est devenu un classique chez les avocats pénalistes confrontés à une grosse affaire politico-financière. A l'ouverture de l'audience, faire le procès du juge et de l'enquête. Dans l'Angolagate, les ténors du barreau ont plutôt choisi d'attaquer la procédure, déjà mise à mal pendant l'enquête. Pourtant, une affaire similaire de trafic d'armes a été jugée au printemps dernier à Bourges. Elle devrait, logiquement, faire jurisprudence. Analyse.

Un jugement passé inaperçu, dans une affaire similaire

Mercredi 21 mai 2008, il y avait peu de monde au Tribunal de grande instance de Bourges. Pourtant, ce jour-là, les magistrats rendaient publique leur décision sur une énorme affaire de trafic d'armes. Or, l'histoire du marchand belge Jacques Monsieur s'est écrite à la même époque que celle de Pierre Falcone. Dans les années 90, M. Monsieur, fils de bonne famille passionné de chevaux de dressage lusitaniens, s'installe à Lignières (Cher) pour restaurer un haras au pays de l'âne noir.

Fort de ses contacts avec les réseaux Pasqua, il poursuit son activité d'intermédiaire, avec l'assentiment des services secrets occidentaux, comme il l'expliquera dans l'unique entretien accordé en 2004 à RFI. Il achète, vend et livre toute sorte d'armes à des pays aussi différents que l'Iran, l'Inde, le Venezuela, le Togo, le Qatar, les deux Congo… Un vrai « lord of war », surnommé « the fox » (le renard) dans le milieu.

Le cas Monsieur est intéressant pour les avocats engagés dans la procédure de l'Angolagate, car les points de similitude sont nombreux :

•Jacques Monsieur effectue de nombreuses transactions entre pays étrangers (armes iraniennes vendues au Congo Brazzaville en 1997) ;
•il passe le plus souvent par une société (Matimco) basée à l'étranger (Bruxelles) ;
•il utilise de nombreuses banques étrangères (Luxembourg, Suisse) et des relais dans les paradis fiscaux ;
•la seule matérialité établissant le « commerce illicite d'armes » repose souvent sur un contrat ou une lettre de crédit signé, ou parfois un échange de faxes.

Une jurisprudence constante depuis 1939

Logiquement, maître Hervé Cabeli, avait plaidé durant la procédure la nullité des poursuites, puisque les transactions ne passaient pas, matériellement, par la France. Un argument repris dès mardi par les avocats de l'Angolagate.

Dans son jugement, le TGI de Bourges est formel (voir le document). Les poursuites pour « commerce illicite d'armes » sont valables, car elles reposent sur le décret-loi de 1939 qui définit deux principes :

•dans l'article 2, il est indiqué que la fabrication et le commerce d'armes de guerre « ne peuvent fonctionner et l'activité de leurs intermédiaires ou agents de publicité ne peut s'exercer qu'après autorisation de l'Etat et sous son contrôle ».

•dans l'article 24, le même texte « sanctionne expressément toute personne qui “exercera son activité en qualité d'intermédiaire” à l'occasion de la fabrication ou du commerce des matériels, armes et munitions des catégories visées à l'article 2 du décret, sans qu'aucune condition de nationalité de la personne ne soit édictée ».

Et la conclusion des juges est d'une logique implacable :

« Aucune des dispositions du décret-loi précité n'impose, par ailleurs, que le matériel d'armement ou les munitions transitent sur le territoire national, le texte se bornant à incriminer les personnes accomplissant des actes de commerce ou agissant en qualité d'intermédiaire, dès lors qu'un seul élément de l'acte de commerce a été accompli sur le territoire national ;

L'argumentation de Jacques Monsieur -tendant à la démonstration de l'existence d'un vide juridique dans l'hypothèse où les armes et munitions n'ont pas transité sur le territoire national- devra donc être écarté ; »

En 2001, la Cour de cassation a déjà « nettoyé » la procédure

L'agitation de la prestigieuse brochette d'avocats de l'Angolagate ressemble fort à un coup pour rien. D'autant plus que cette procédure, comme toutes les affaires politico-financières d'envergure, a fait l'objet d'un peignage juridique pointilleux. Tout le monde semble avoir oublié qu'en juin 2001, la Cour de cassation avait annulé une partie de la procédure et des mises en examen, au motif justement de non-conformité avec le décret de 1939. (Voir la vidéo)


Note : dans l'Angolagate, on retrouve le nom de maître Spandre, avocat et intime du baron Benoît de Bonvoisin et hôte du terroroste italien en fuite Gaetano Orlando ...

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/files/2009/11/angolagatejugement.1258390384.pdf

3.2.2.1.1- Le compte de la société ANGONEGOS Ltd

Alors que le Gouvernement angolais souhaitait couper l’approvisionnement en
diamants de l’UNITA et organiser le marché de cette richesse naturelle afin
d’endiguer les fraudes, il demandait que fût créée une société, ayant pour objet l’importation et la commercialisation de marchandises, autorisée, de manière exceptionnelle, à négocier à l’étranger en devises étrangères, notamment en dollars.

En février 1992, Monsieur CURIAL élaborait “les premiers actes” d’une société
“off shore” dénommée ANGONEGOS Ltd, avec l’aide d’un avocat belge,
Maître SPANDRE. Malgré les vols reliant quotidiennement l’Angola à la Belgique, cet avocat conseillait, pour des raisons fiscales, de constituer la société en Irlande, à Dublin

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3 septembre 2009

http://www.rue89.com/2009/09/03/comment-se-reconvertir-quand-on-a-fait-du-trafic-darmes

Comment se reconvertir quand on a fait du trafic d'armes ?

Par David Servenay | Ex-Rue89 | 03/09/2009 | 15H55

Un trafiquant d'armes international peut-il se reconvertir une fois qu'il a été démasqué ? Apparemment, non. Telle fut ma première réflexion en découvrant l'arrestation du Belge Jacques Monsieur il y a quelques jours aux Etats-Unis. L'homme a comparu mercredi devant un tribunal de l'Alabama. La justice américaine lui reproche d'avoir essayé de vendre des pièces de F5, un avion américain, à… l'Iran. Il risque soixante-cinq ans de prison.

Un fils de bonne famille recruté par la CIA

La première fois que j'ai rencontré Jacques Monsieur, dans le hall d'un quatre-étoiles à Bruxelles, j'avoue que la question m'a traversé l'esprit : que va-t-il faire de sa vie ?

A l'époque (hiver 2004), cet homme de 51 ans venait d'être condamné par la justice belge à une peine symbolique, après avoir croupi un an et demi à Téhéran en résidence surveillée. Il payait deux décennies d'une vie de trafiquant d'armes.

Avec son air malicieux, il n'avait pas vraiment l'allure de l'acteur Nicolas Cage dans « Lord of War », un trafiquant flamboyant assoiffé de pouvoir. Plutôt un sympathique VRP, enlisé dans des problèmes d'avocat, de juge et de diplomatie. Le genre de période où plus personne ne vous connaît. Il se demandait d'ailleurs vers quelle activité professionnelle se tourner…

Attention, je ne vais pas le plaindre. Fils de bonne famille, Jacques Monsieur a eu la belle vie. Recruté par les services belges de renseignement pendant son service militaire, il devient dans les années 80 l'un des intermédiaires préférés des « backdoors » de la CIA, les filières clandestines de l'agence.

Le problème du moment est simple : comment fournir discrètement à Téhéran les pièces nécessaires à la maintenance de ses équipements militaires (avions, artillerie, chars…), tous d'origine américaine ?

On sait aujourd'hui que le grand jeu consistait à aider autant l'Irak de Saddam Hussein que l'Iran de l'ayatollah Khomeiny… La réponse s'appelle l'Irangate et l'ensemble des filières clandestines mises en place par la CIA et souvent sous-traité à ses alliés occidentaux.

Un entrepreneur autodidacte et pluricompétent

Au tournant des années 90, il déménage en France. A Lignières, dans le Berry, un petit village tranquille où il élève dans un joli haras des Lusitaniens, chevaux de dressage portugais. De son bureau (bordélique) où la femme de ménage a interdiction de jeter le moindre papier, il développe sa petite entreprise.

En 1992-93, en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, il inverse les flux. Des armes iraniennes sont livrés clandestinement aux milices qui s'opposent à l'armée serbe. Là encore, la CIA couvre ces opérations, en neutralisant la couverture radar en mer Adriatique pour laisser passer les cargos bourrés d'armes. Des munitions de fusils d'assaut, des mortiers, des obus…

A chaque fois, Jacques Monsieur déploie des trésors d'ingéniosité. Car vous n'imaginez pas à quel point il est compliqué de contourner les lois qui réglementent le marché de l'armement. Il faut :

•obtenir la marchandise, souvent dans des entreprises d'Etat
•trouver le bon moyen de transport (bateau, avion)
•avoir un très efficace transitaire en douanes
•s'assurer d'un mode de paiement parfaitement fiable (une lettre de crédit bancaire)

Dernier obstacle -le plus difficile : trouver un certificat de destination finale (« end-user certificate ») bidon. Quand un pays est sous embargo, il est impossible de lui livrer directement la marchandise. Dans le cas présent, Jacques Monsieur avait choisi la Colombie pour faire tampon entre les Etats-Unis et l'Iran. La plupart du temps, cela suppose d'acheter la signature d'un haut fonctionnaire.

Bref, il faut réunir de nombreuses compétences pour faire ce métier : commercial, logisticien, juriste et… corrupteur. Alors, pourquoi Jacques Monsieur n'a-t-il pas su s'insérer plus traditionnellement sur le marché du travail ?

Une activité de schizophrène

La plupart des grands trafiquants d'armes (Victor Bout, Jacques Monsieur, Pierre Falcone, JB Lasnaud, Georges Starck pour ne citer qu'eux) ont une longue pratique des services de renseignement.

Certains sont même carrément d'anciens espions, comme Bout qui a été officier du KGB. Or, tous gardent une forme de nostalgie de ce monde parallèle où le bien et le mal se confondent, où l'Etat vous incitent contourner la loi et où le pouvoir prend soudain une forme que vous n'imaginiez pas. Tout cela n'incite pas revenir dans le monde normal.

Un bon trafiquant d'armes a même l'obligation d'être schizophrène. A Lignières, Jacques Monsieur vivait comme un notable de province. Avec ses chevaux, une belle femme, des amis venant passer le week-end à la campagne. Et dès le lundi, il repartait pour la Suisse et le Luxembourg, à répartir les commissions, les lettres de crédit…

Je suppose que sa nouvelle vie commençait à l'ennuyer, lorsqu'il a accepté en février l'offre d'un émissaire (en réalité, un agent américain sous couverture) : trouver des moteurs de F-5 et de C-130 pour ses amis iraniens. A 56 ans, Jacques Monsieur est quasi-assuré de passer sa retraite à l'ombre d'un pénitencier. En attendant, il a plaidé « non coupable ».

http://asset.rue89.com/files/YannGugan/2009_09_03_jacques_monsieur.pdf
( 11 pages )

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3 septembre 2009

http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9B03EED9153FF930A3575AC0A96F9C8B63&scp=1&sq=Jacques%20Monsieur&st=cse

WORLD BRIEFING | THE AMERICAS;

U.S. Arrests Belgian In F-5 Engine Case

By THE ASSOCIATED PRESS

Published: September 3, 2009

A Belgian man has been arrested on charges that he sought to buy fighter jet engines for Iran, federal prosecutors said in Washington on Wednesday.

Jacques Monsieur, a citizen of Belgium and a resident of France, was arrested Friday in New York on charges that he conspired with an Iranian, Dara Fotouhi, to buy F-5 fighter jet engines and parts, according to an indictment and affidavit. The Justice Department described the two men as experienced arms dealers who had been working with the Iranian government to obtain military items.
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alain



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Ven 2 Sep 2011 - 11:33

C est simple si Monsieur est tombe !.....c est juste qu'il a déplu au MOSSAD
Son trafic mettait en danger Israel !
Et ,pour la petite histoire ,SGR ,DST,CIA que du blabla ........il a ete serre par la gendarmerie française .le reste est du feuilleton journalistique,loin de la réalité !
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Ven 2 Sep 2011 - 21:05


Un article en néerlandais :

http://www.apache.be/2011/04/grootste-belgische-wapensmokkelaar-was-de-ideale-verkoper/

Grootste Belgische wapensmokkelaar was de ideale verkoper

Gepubliceerd door De Redactie op 12 april 2011

(...)

Handelaar des doods. Het verhaal van Jacques Monsieur, Belgiës grootste misdadiger ooit van Willy Van Damme is uitgegeven bij Borgerhoff & Lamberigts. (256 pagina’s, 19,95 euro.)

Une traduction automatique de l'introduction de ce long article :

Le journaliste Willy Van Damme a écrit une biographie documentée forte sur Jacques Monsieur, un presque inconnu auprès du grand public belge, qui pendant vingt ans a fait son chemin de marchand d'armes illégales et d'espionnage à l'échelle planétaire. Le livre donne une image glacée de ce "marchand de mort", de son entourage et de ses mécènes.

«L'histoire de Monsieur Jacques est très importante" dit Van Damme dans son introduction. "Cela donne une meilleure vue de l'histoire du monde de 1980 à 2000. Il corrige dans une large mesure l'image que nous avons eu jusqu'à récemment sur ​​cette période. Il est également très important car il est le seul des grands revendeurs d'armes illégales connu à partir de cette période qui, avec une certitude absolue que ce sont ces activités menées en étroite consultation et de supervision, et même le commandement de l'intelligence militaire occidentale. Il montre aussi le caractère immoral et criminel de cette intelligence, pour qui le sacrifice de centaines de milliers si nécessaire sans problème. "

(...)
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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 8:48

24 septembre 2010

(Jacques Monsieur devrait donc être en liberté actuellement)

(le dernier paragraphe sur ses activités dans les années 1980 est intéressant ... y aurait-il des informations sur ses elations avec Serge Frantsevitch ?)


http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/612138/jacques-monsieur-ecope-de-23-mois-de-prison-aux-usa.html

Jacques Monsieur écope de 23 mois de prison aux USA

Ch. Ly.

Mis en ligne le 24/09/2010

Le marchand d’armes belge a évité le pire en collaborant avec la justice américaine. Par ailleurs, la Belgique a transmis son dossier au TPI.

Le marchand d’armes belge Jacques Monsieur a été condamné le 22 septembre aux Etats-Unis à 23 mois de prison pour avoir tenté de contourner l’embargo sur l’Iran. La décision de justice a été annoncée par le journal local de Mobile (Alabama) où se déroulait discrètement le procès.

Jacques Monsieur, 57 ans, a reçu une sentence relativement légère en raison de sa collaboration avec la justice américaine. Ayant déjà passé treize mois en prison, il sera libéré dans dix mois.

En février 2009, le marchand d’armes était tombé dans le piège d’un agent fédéral américain à qui il avait émis le souhait d’acheter des moteurs pour des avions de combat F-5, à destination de l’Iran. Téhéran avait acquis ces avions construits par le fabricant américain Northrop avant l’imposition de sanctions en 1995 et souhaitait apparemment les moderniser.

Son avocat Arthur Madden n’a fait aucun commentaire à la fin de l’audience, note le chroniqueur judiciaire du journal local, le “Press-Mobile”. Les détails de l’“assistance significative” apportée par l’inculpé à la justice américaine, selon le procureur, ont été discutés à huis clos, entre le juge, le procureur et l’avocat de la défense.

Un deuxième inculpé, un Iranien prénommé Dara Fotouhi, qui avait assisté par la suite le marchand belge dans ses tractations avec l’agent américain, est en fuite.

L’agent secret devait exporter les pièces détachées de Mobile vers la Colombie, puis vers le Venezuela, enfin vers l’Iran. Monsieur avait été secrètement inculpé par le tribunal en Alabama, puis arrêté à New York en 2009.

Se disant ancien membre des services de renseignement de l’armée belge (ce que la Défense ne veut ni confirmer, ni démentir), Monsieur est un personnage sulfureux qui a trempé dans tous les trafics d’armes de ces deux dernières décennies : Iran, Congo, Chine, Burundi, Tchad, Venezuela, Croatie, Bosnie. Il a déjà été condamné en Iran, en Turquie, en Belgique, en France… mais chaque fois, à des peines relativement légères.

“La Libre Belgique” peut aussi confirmer que le Parquet fédéral a envoyé vers le 10 septembre son dossier au Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, à la requête de l’inculpé Radovan Karadzic, qui veut prouver que les pays de l’Onu, avec l’aide de Monsieur, avaient enfreint l’embargo vers la zone du conflit. L’avocat de Karadzic, Peter Robinson, confirme ce vendredi qu’il a bien reçu sept fardes (frappées du sceau confidentiel) de la Belgique et qu’il a assigné un membre de son équipe parlant le français à les passer au peigne fin.

Selon une autre source, ce dossier regroupe des informations, factures et bordereaux ayant trait aux activités de Jacques Monsieur pendant les années 80. “Les fardes contiennent le dossier qui a mené à sa condamnation en 2002 (en Belgique, ndlr), ce qui est pertinent pour nous”, relève l’avocat américain.
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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 8:53


25 août 2010

(j'aurais voulu être l'archéologue dont on parle à la fin de l'article)

http://www.lalibre.be/actu/international/article/604668/karadzic-demande-le-dossier-monsieur-a-la-belgique.html

Karadzic demande le dossier "Monsieur" à la Belgique

Christophe Lamfalussy

Mis en ligne le 25/08/2010

La Belgique est invitée à fournir trois dossiers judiciaires bruxellois sur le marchand d’armes belge. Le TPI appuie la demande de l’inculpé serbo-bosniaque.

La chambre de première instance du Tribunal pénal international (TPI) de La Haye a donné jusqu’au 3 septembre à la Belgique pour transmettre à La Haye trois dossiers judiciaires sur le marchand d’armes belge Jacques Monsieur, condamné pour trafic d’armes en 2002 et aujourd’hui inculpé aux Etats-Unis.

La décision a été rendue par les juges du TPI vendredi dernier, a appris "La Libre Belgique". Elle fait suite à une demande introduite par Radovan Karadzic, l’ancien chef des Serbes de Bosnie, inculpé de crimes de guerre et de génocide, dont le procès est en cours.

"C’est pour prouver que les pays membres de l’Onu violaient l’embargo sur les armes pendant la guerre de Bosnie, et ont fourni à l’armée bosniaque des armes qui ont servi à attaquer les villages serbes autour de Srebrenica", nous a déclaré mardi Peter Robinson, l’un des trois conseillers légaux de Karadzic, poursuivi pour génocide et crimes de guerre pendant la guerre bosniaque (1992-95). "Nous voyons aussi à la barre des témoins qui accusent Karadzic de violer les résolutions de l’Onu. Il veut prouver que les pays membres violaient eux-mêmes ces résolutions", ajoute-t-il.

Pendant la guerre, un embargo de l’Onu sur les exportations d’armes existait, mais c’était un secret de polichinelle qu’il était contourné pour armer les armées bosniaque et croate, désarmées face aux forces serbes qui avaient mis la main sur l’essentiel de l’arsenal de l’ex-armée yougoslave.

Au terme d’un procès à huis clos, Jacques Monsieur avait été condamné en 2002 par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir vendu une quantité d’armes de guerre (chinoises et iraniennes) à la Croatie et à la Bosnie, mais aussi lors de l’Irangate. L’instruction à son encontre avait débuté dans cette affaire en 1993, en pleine guerre yougoslave. Il avait été condamné à 40 mois de prison avec un sursis de trois ans, et pu rapidement rejoindre sa demeure en France.

Curieusement, Karadzic ne demande pas à la Belgique le dossier de 2002 mais trois dossiers antérieurs qui datent, selon les numéros fournis par l’inculpé à la justice belge, des années 1984 et 1985. Le parquet de Bruxelles n’était pas en mesure de dire, hier, à quoi correspondent ces dossiers, ceux-ci n’étant pas informatisés et n’existant que sous forme de dossiers papier.

Peter Robinson explique que cette demande est transmise à la Belgique "pour le background", afin de vérifier les antécédents de Jacques Monsieur.

Ce dernier a affirmé dans plusieurs interviews, notamment pour RFI, qu’il avait travaillé pour le service de renseignement de l’armée belge et fourni des armes à la Bosnie et à la Croatie avec l’accord tacite de "certaines instances". Les livraisons se faisaient par mer pour la Croatie, par air pour la Bosnie.

Lors d’une audience le 16 août au TPI, Karadzic a considéré le marchand d’armes belge comme un "témoin potentiel pour la défense" et a affirmé que Jacques Monsieur a contourné l’embargo des Nations unies "avec la coopération des services de renseignement des Etats-Unis et de l’Otan". Jacques Monsieur, 57 ans, est actuellement détenu aux Etats-Unis, où son procès pour tentative de violation de l’embargo sur les armes vers l’Iran doit débuter en septembre.

La demande de Karadzic a été une première fois refusée par le ministère belge de la Justice le 11 août dernier, car la loi belge de coopération avec les tribunaux internationaux de 2004 n’autorise le transfert de dossiers judiciaires vers La Haye que si le procureur du TPI en fait la demande ou s’il y a une ordonnance de la chambre du TPI. Karadzic s’est alors tourné vers cette chambre qui a rendu sa décision le 20 août.

Celle-ci "invite la Belgique" à coopérer avec l’accusé et à lui fournir les documents, ou à lui fournir une réponse motivée d’ici le 3 septembre. Le ministère de la Justice va dès lors devoir contacter le parquet de Bruxelles et retrouver ces fameux dossiers de 1984-85. "Croyez-moi, il faudra un archéologue !", dit-on au palais de justice.

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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 8:57


28 mars 2008

http://www.bakchich.info/Monsieur-Monsieur-bientot-devant,03149.html

Monsieur Monsieur bientôt devant le juge

JAMES BONDERIE | vendredi, 28 mars 2008 | par Laurent Léger

James Bond peut dormir sur ses deux oreilles, Jacques Monsieur ne devrait pas lui voler la vedette. Trafics d’armes, liaisons dangereuses avec les services secrets du monde entier, les soupçons abondent. Pourtant ses compatriotes belges doutent de ses compétences de super 007. Son procès nous le dira, il débute lundi 31 mars, à Bourges.

A Bourges, où l’on fabriqua des missiles Exocet et des avions de chasse, on s’intéresse à l’industrie militaire. Mais les affaires de défense qui seront évoquées au tribunal local, lors du procès qui démarre lundi 31 mars 2008, devraient dévoiler des commerces moins reluisants. Ceux des trafics d’armes pratiqués à destination de théâtres de guerre sous embargos, d’États peu recommandables ou de rébellions.

En Croatie, en Bosnie, au Congo-Brazzaville, en Iran et ailleurs, Jacques Monsieur, un Belge qui fut installé à La Celle Condé, aux Amourettes, une charmante demeure berrichonne, exerçait des talents d’intermédiaire et de courtier en armements. A force de fréquenter les agents de la DST, de la CIA ou du Mossad, le service d’espionnage israélien, quand il ne prenait pas le thé avec les dirigeants d’Elf, voire les mollahs iraniens, qui furent longtemps de bons copains, il avait « oublié » de quémander les autorisations nécessaires à son joli métier…

C’est en 1986 que Monsieur attire pour la première fois l’œil des autorités de plusieurs pays. Tout commence avec une mystérieuse valise, interceptée par les douanes belges. Appartenant à David Benelie, un curieux personnage, la valise est remplie de documents concernant l’achat-vente d’armements, de papiers vierges suisses et sud-africains, de négatifs de cachets de douane.

On y trouve aussi des papiers de la société de Jacques Monsieur, avec qui Benelie fait du business, et un certificat de non réexportation – un document qui certifie que les armes achetées sont livrées au bon destinataire - falsifié. La valise leur vaudra à tous les deux leur première interpellation. « L’enquête révèlera l’appartenance de Benelie au Mossad, les services secrets israéliens », écrit la police belge dans l’un des premiers documents officiels consacrés au trafiquant.

Les trafics de Monsieur Jacques

Ce Benelie reste une énigme : il utilise son vrai nom, David Azoulay, né en 1938 au Maroc, ou alors celui de David Benelie, né en France ou à Casablanca en 1945… L’homme détient la double nationalité, israélienne et sud-africaine, c’est un ancien du secteur militaro-sécuritaire israélien.

Ex-officier de l’armée israélienne, et ancien chef de la sécurité de la compagnie aérienne El Al en Afrique, il utilisera un bureau dans les locaux de Jacques Monsieur. Son frère, haut gradé du Mossad, aurait contribué à l’enlèvement du criminel nazi Eichmann, en Argentine. Il est entré au service de Marc Rich, le célèbre trader dont la gigantesque fraude fiscale fut effacée par le président Bill Clinton à la veille de son départ de la Maison-Blanche, en 2001.

Voilà les fréquentations de Jacques Monsieur dans les années 1980. En 1985, lui et Azoulay-Benelie ont vendu à la Chine des lance-grenades fabriquées en Belgique, alors que la destination officielle était les Pays-Bas. En route, les lance-grenades s’étaient métamorphosés en « matériel de signalisation maritime ».

Ça sera souvent le cas avec Monsieur. Les documents nécessaires aux commerces d’armements internationaux manquent, ou des États qui lui font confiance lui procurent des certificats de complaisance. Il fait ami-ami avec les présidents ou leurs ministres, c’est bien pratique pour faire du business dans des pays à régime faible. Quand il le faut, des comptes bancaires à Dubaï – tels ceux de la puissante famille d’Ali Nategh Nouri, alors président du Parlement iranien - ou ailleurs reçoivent quelques belles gratifications, histoire de fluidifier la négociation commerciale…

Installé en France, Jacques Monsieur masque son activité derrière une pseudo exploitation agricole. En réalité, ce sont des obus de mortier, des munitions au phosphore, des fusils et autres joujoux qui sont promus et vendus depuis son bureau, au premier étage des Amourettes. Une poignée de proches ou de collaborateurs se retrouvent avec lui au tribunal pour « commerce de matériels de guerre, armes et munitions des quatre premières catégories sans l’autorisation du ministre de la Défense ».

Les copains d’abord

Parmi ses amis, il y a Patrice Bourges, fils de l’ancien ministre français de la Défense Yvon Bourges (sous Giscard), bon connaisseur des spécifications techniques des matériels, qui sert aussi d’intermédiaire. « On veut utiliser ses contacts à Chypre, en Turquie, ou en Algérie pour proposer 276 tonnes de cartouches ou des lunettes de tir israéliennes », relate une synthèse de police de 1997. Il aurait, selon le réquisitoire du parquet de Bourges, touché une somme pas bien importante : 7500 euros ! Patrice Bourges assure qu’il s’agit de simples frais remboursés… Au juge, il a expliqué que son boulot consistait notamment à vérifier si les acheteurs des armes de Jacques Monsieur disposaient des autorisations. Mais lui, par contre, n’avait pas pensé demander les siennes à Monsieur. Patrice Bourges a, depuis, été recruté à MBDA, la société de missiles, dans l’orbite du géant aéronautique EADS.

On trouve aussi Jean-Claude Uthurry-Borde (fidèle collaborateur de Monsieur pour les affaires croates et congolaises, intermédiaire avec la Côte d’Ivoire, le Togo et le Burkina Faso) et Pierre Ferrario (intervenu avec la Croatie et pour une vente de mitrailleuses au Qatar).

Cette affaire provoqua quelques tiraillements dans la Françafrique : Lissouba ayant perdu la guerre, son successeur Denis Sassou N’Guesso refusa de payer les hélicos. Les équipes africaines d’Elf, André Tarallo et Jack Sigolet, proches des Congolais, avancèrent une partie de l’argent pour régler la facture au trafiquant. Le tout sur fond de menaces, de pressions et chantages divers de tous les côtés…

Pas si 007 que ça

Car les relations troubles avec les services secrets sont au cœur de l’affaire Monsieur. Gageons que dans la salle du tribunal de Bourges se glisseront, la semaine prochaine, quelques barbouzes anonymes. A moins que ses avocats n’obtiennent gain de cause : ils ont demandé le huis clos, comme cela avait été le cas lors de son procès belge…

Jacques Monsieur et ses amis, comme Pierre Ferrario, assurent le cœur sur la main que « toutes les actions qu’il avait menées avaient reçu l’aval de la DST », selon le réquisitoire du parquet. Pour les Belges, les choses sont à peu près claires : Monsieur n’est qu’un simple « informateur » des services secrets, contrairement à ses affirmations selon lesquelles il serait un véritable agent, un « 007 » au service du roi des Belges, du gouvernement français, des services israéliens et de la CIA américaine. Un sacré programme !
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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 9:02

3 septembre 2009

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/re-bonjour-monsieur-61036

"Re-Bonjour, Monsieur !"

…. a dit le douanier américain, de Mobile, en Alabama, hier, à un ressortissant Belge. Vous allez me dire, ce n’est pas fréquent et je vais vous répondre c’est vrai. Ce qui est plus surprenant, c’est la suite. L’homme, après quelques amabilités s’est retrouvé embarqué illico presto par des agents fédéraux du FBI, et enfermé dans une geôle de Baldwin County.

Il risque 20 ans de détention …. Il s’appelait en fait Monsieur, c’est son nom de famille, ce qui explique que la familiarité américaine n’était pas dû à une subite assimilation de la langue française. C’est Jacques Monsieur, en fait, que les américains viennent d’arrêter, un belge résidant en France… et un homme connu depuis des lustres pour avoir été impliqué dans divers trafics d’armes. Cette fois ce que les autorités US lui reprochent, c’est d’avoir voulu vendre des pièces d’avion de chasse et de transport à l’Iran, pays toujours sous embargo américain. Cela faisait six mois qu’il était pisté, paraît-il. Ah bon, première nouvelle.

Monsieur, surnommé partout "The Fox", le renard, en raison de ses capacités à négocier, n’est pas un inconnu. Il avait attiré la curiosité des gendarmes français il y a dix ans déjà, en 1999, qui avait conduit à perquisitionner son haras près Lignières dans le Cher, "aux Amourettes", dans le Berry (acheté en 1993), pour y fouiller un peu ce qu’il en était de sa société Matimco, dont le siège était en île Maurice et dont certains de ses administrateurs s’appelaient François Lasnosky (connu sous le nom de Jean-Bernard Lasnaud), et Patrice Bourges (le propre fils d’Yvon Bourges, l’ancien ministre gaulliste de la Défense). Les pandores avaient déboulé suite à la découverte d’une valise de documents égarée par un dénommé Davis Benelie, alias David Azoulay, qui lui aussi a un curriculum saisissant qui le relie directement au Mossad (il a la double nationalité israelo-sud africaine et son frère est effectivement un agent du Mossad), et a été longtemps au service de Marc Rich, millionnaire sulfureux ami de Bill Clinton, qui lui a sauvé la mise à une époque. Bref, un beau bureau ou plutôt un beau dispositif comme on a pu l’écrire ailleurs… . Un bureau-dispositif où l’on trouve aussi Andreï Izdebtsky : responsable de la firme slovaque Joy Slovakia, ou Pierre Ferrario, qui serait paraît-il son lien avec la DST, ou Claudine Fraiture, la responsable des comptes gérante elle du cabinet North Atlantic Consultant, installé à Bruxelles…. Bref, une belle brochette de trafiquants, d’armes quoi, ayant croisé à plusieurs reprises en Afrique un dénommé Charles Pasqua et son fils.

Joy slovakia est un cas intéressant dans la liste : "En 1996, un à-valoir d’un million de dollars est versé sur un compte suisse contrôlé par la société Joy Slovakia. Ce pactole provenait de Tchétchénie. Les rebelles tchétchènes du général Doudaïev ont été mis en contact avec le réseau des trafiquants d’armes de Monsieur et Marty Cappiau à travers Bernard et Nicolas Courcelle. Le premier a une carrière impressionnante. Ancien parachutiste au 6e RPIM, il passe à la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), la structure qui remplace depuis 1981 la sécurité militaire française et qui est également en charge du signalement des trafics d’armes et des recrutements de mercenaires". Cappiau, le mercenaire, se fera descendre en 2001 et Luchaire deviendra après le garde du corps d’une dénommée Anne Pingeot (la mère de Mazarine) avant de devenir le responsable du DPS de JM LePen…. Bref, que du beau linge encore dans l’entourage de "Monsieur"...

A la Celle sur Condé, Il passait inaperçu dans le village pourtant, notre trafiquant d’armes… même s’il ne se présente même pas sur la photo des habitants . La Celle sur Condé ; ce hameau relié à Lignières, où le voisin suicidé de Monsieur (suicidé de bien étrange façon) s’appelait James Andanson… un autre beau cas de figure et un dossier plus que sulfureux…. à un point assez inimaginable, d’ailleurs (lisez, vous en tomberez des nues !)…

Lasnaud étant lui aussi répertorié comme vendeur d’armes, habitant le Sud de la Floride tout en étant recherché "activement" par la France depuis des années et possédant lui-même une société de vente d’armes située aux Caraïbes. L’homme auprès de Monsieur est donc également connu : voici ce que j’en disais en avril 2008 dans mon tout premier "Cargo" : "Lasnaud avait été arrêté lui à la frontière suisse le 25 mai 2002, puis relâché. Au procès de Jacques Monsieur, débuté le 31 mars dernier dans l’indifférence journalistique générale (c’est à huis clos paraît-il !), ce dernier indique avoir livré des hélicoptères MI-24 et MI-8 Modelex à l’ancien président Pascal Lissouba, contre des cargaisons de pétrole. Le tout pour 60 millions de dollars. Payés pas n’importe comment nous dit RFI : "Des munitions fournies par l’Iran. Or, ces livraisons facturées 60 millions de dollars, ont été réglés par les fonds de souveraineté du Congo, fonds gérés par la Fiba, la banque d’Elf. Autrement dit, l’argent du pétrole.".. Ah, voilà qui est intéressant et resitue un peu plus les méandres et les marigots dans lesquels court notre Renard… ceux des services secrets, notamment ici ceux de la DST française (devenue depuis Direction centrale du renseignement intérieur ou DCRI), qui était obligatoirement au courant… Remarquez, c’est comme ça qu’on apprend que l’Iran aussi, vend des armes et ne fait donc pas qu’en acheter….

Il y expliquait en effet sans broncher à des confrères dont l’inusable Bakchich que selon lui il n’avait rien à craindre car il était "couvert" par les services occidentaux (DST, CIA, Mossad). On ne pouvait mieux résumer à quoi s’attende avec notre second bonhomme, ce Jacques Monsieur qui avait donc déjà acheté du matériel iranien (Modelex est iranien, c’est en fait la vitrine de vente à l’export du ministère de la défense du pays) pour le revendre au Congo. Modelex encore, qui avait vendu des obus de 107 "Haseb" à l’Argentine… ce genre d’obus qu’on trouve un peu partout disséminé dans le monde…et que les Iraniens ne se privent pas de monter partout... L’arme favorite des attaques en Irak et en Afghanistan. Selon Bakchich, Monsieur lui aussi n’était donc pas un inconnu des services secrets, et de tous bords : "En Croatie, en Bosnie, au Congo-Brazzaville, en Iran et ailleurs, Jacques Monsieur, un Belge qui fut installé à La Celle Condé, aux Amourettes, exerçait des talents d’intermédiaire et de courtier en armements. A force de fréquenter les agents de la DST, de la CIA ou du Mossad, le service d’espionnage israélien, quand il ne prenait pas le thé avec les dirigeants d’Elf, voire les mollahs iraniens, qui furent longtemps de bons copains, il avait « oublié » de quémander les autorisations nécessaires à son joli métier…" Pour mémoire, Monsieur avait fait deux années de prison en Iran en 2000 pour espionnage… L’Iran, une veille histoire d’amour pour lui en quelque sorte : "Au cœur des investigations belges, l’Iran occupe une place de choix. Dans les années 80, la République islamique utilise les compétences et les relations de Jacques Monsieur pour obtenir des armes, en violation de l’embargo international. Comme les Etats-Unis veulent pouvoir faire pièce à l’Irak, Washington décide de recourir aux services de l’intermédiaire belge. Jacques Monsieur peut donc fournir des missiles américains, fabriqués sous licence belge, avec un certificat "end-user" israélien (autrement dit l’utilisateur final des armes est l’armée israélienne prétendent les certificats). En 1985, les douanes suisses découvriront le pot aux roses, car le circuit de paiement passe par l’ambassade iranienne". Bref, lors de l’affaire des "Contras", et de l’Irangate, de sinistre mémoire, Monsieur a joué un rôle vital, et a donc bien servi les intérêts... américains. De là à en faire un agent de la CIA, il n’y a qu’un pas qu’on franchira aisément... L’Iran avait alors récupéré des missiles antichar TOW de cette façon, via un second intermédiaire marchand d’armes, Manucher Ghorbanifar... grand ami d’un dénommé Hossein Mossavi... oui, le même qui s’est opposé récemment à Mahmoud Amadinejad ! Le monde est bien petit, mon cher monsieur...

Voilà donc celui qu’on a arrêté hier, et dont le cas nous fait furieusement penser à celui de Viktor Bout, qui décrépit depuis en Thaïlande (il a perdu une bonne paire de kilos semble-t-il !). Et cette fois, c’était pour vendre quoi au fait ? Deux petits réacteurs de F-5 et des pièces détachées de C-130 ! A L’Iran, ces anciens geôliers ! Deux types d’appareils de fabrication américaine, mais qui font partie comme les F-14 de l’ossature des forces aériennes iraniennes, des avions achetés aux temps de la splendeur du Shah. L’Iran possède en effet un parc hétéroclite certes, mais un parc assez fourni d’appareils. Notre homme proposait donc des moteurs J85-21 plus récents que ceux d’origine, pouvant servir de remplacement pour les F-5 devenus pour certains de rutilants Sa’eqeh ou Sa’eqeh-80 à deux queues avec des entrées d’air à bords francs et un radar amélioré. Payés 300 000 dollars les deux réacteurs et 100 000 les pièces de C-130. A un envoyé venu des Emirats Arabes Unis et plus exactement de Dubaï…en fait quelqu’un de la CIA infiltré paraît-il. Voilà qui est fort étrange : comment un renard aussi rusé aurait pu aussi facilement mettre le pied sur un tel gros piège, avec un aussi petit appât ? Selon les américains, dans les négociations Monsieur était accompagné d’un ressortissant iranien vivant en France, Dara Fotouhi, 54 ans , qui n’a pas été inculpé à ce jour par les américains... Pourquoi donc ? Mystère.

Quelque chose coince en fait… d’autant plus que questions pièces détachées d’avions iraniens, les services américains n’ont pas vraiment de conseils à donner aux autres…. ils ont ainsi arrêté en 2007 seulement leurs envois de pièces détachées de F-14 à l’Iran… qui en avait acheté 79 sous le Shah, et dont beaucoup sont maintenus en parfait état de vol, et rééquipés de missiles russes ou modifiés maison… leurs missiles AIM-54 ayant été sabotés par les américains dès la vente ! Il en reste environ une cinquantaine, dont environ une trentaine en ordre de vol : l’Iran, possède donc toujours le roi de TopGun... Jusqu’en 2007, donc, les américains auraient pu s’arrêter eux-mêmes, donc…. étrange situation.

Des moteurs et des pièces achetés à qui et comment au fait ? A Trast Aero Space, une division d’une société existante du Kyrgyzstan nous indique l’enquête naissante… or cette société est une de celles interdites de vol depuis au moins deux ans, pour ne pas avoir respecté les règles de sécurité aérienne. Les pièces détachées auraient été achetées aux Etats-Unis via Trast Aero pour y être envoyées en Colombie, d’où elles seraient reparties ensuite vers les Emirats Arabes Unis… et ce d’autant plus que Dubaï, d’où venait l’intermédiaire iranien rencontré à Paris et à Londres, détient la surveillance du port de New-York et de ses containers, ou qu’à l’aéroport de Dulles un petit pavillon à part, au nom discret de Landmark Aviation, appartenant à Carlyle revendu aussi à Dubai sert depuis toujours de plaque tournante aux vols de la CIA…utilisé par tous les avions de ""renditions flights" allant à Guantanamo... Dubaï, encore et toujours Dubaï, où s’est carrément installé Carlyle. La firme qui a racheté Landmark appartient au Sheikh Ahmed bin Saeed ad-Maktoum. Or c’est aussi le président-fondateur de la compagnie Emirates.... l’une des premières à avoir commandé des A-380... Bref, l’homme pèse lourd dans les débats actuels. Et Dubaï revient bien souvent dans les débats depuis le 11 septembre.

Or qu’apprend-on aussi sur les compagnies interdites de vol du Kyrgyzstan dont la liste est visible un peu partout ? qu’outre Trast Aero, il y a aussi Air Manas, Avia Traffic Company, Aerostan, Click Airways, Dames, Eastok Avia, Golden Rule Airlines, Itek Air, Kyrgyz Trans Avia, Kirghizstan, Max Avia, S Group Aviation, Sky Gate International Aviation, Sky Way Air, Tenir Airlines et Valor Air. Or parmi celles-ci, si Sky Gates est en fait jordanienne d’origine, Tenir Airlines, qui a repris en réalité une société appelée "Santa Cruz Imperial" est la plus intéressante : un de ces Il-76 a régulièrement volé de Dubaï vers Kaboul ou vers Bagdad. Là, il n’atterrissait pas à Baghdad International Airport, mais invariablement à Al-Muthanna, le vieil aéroport le plus proche de la Green Zone. Bien plus discret... Que faisaient ces avions ? On s’en doute un peu : Efraîm Diveroli n’est pas très loin... Un de ces trois Illyushins : EX-065 (serial number 53460832), le EX-071 (43452546) et le EX-075 (53463908). Or, en approchant l’aéroport, les trois appareils émettaient aussi invariablement le signal connu d’Air Trans, une des sociétés de Victor Bout….Visiblement, Tenir était à nouveau une des compagnies fantômes du maitre de guerre… Trast Aero est aussi l’une des dernières à faire encore voler les Bac-111, qui ne sont pas loin d’être des avions poubelles volantes comme ceux dans lesquels on avait trouvé des caisses de Kalachnikovs en partance vers le Burkina Faso, le Congo ou le Nigeria… Depuis l’année dernière revole ainsi à son nom un modèle 510ED (EX-215), qui provient justement du Nigeria : l’avion revole, alors qu’il avait été vendu… pour pièces détachées seulement !

Ok, se dit-on, l’homme s’est donc fait bêtement coincer pour une vente illicite pour un montant somme toute dérisoire au regard de ce qu’il a brassé jusqu’ici et fort peu crédible. Mouais : mais à son procès de 2002 , en Belgique, où il avait été condamné à 40 mois avec sursis…à peine sorti de sa prison d’Iran, il avait entonné un tout autre air de violon. Selon Georges Berghezan, spécialiste au GRIP, en effet , notre homme avait réussi en Bosnie à vendre des armes malgré l’embargo de l’ONU car il avait bénéficié d’un coup de pouce bien connu : "il y en a pour des dizaines de milliers de tonnes d’armes aux croates et aux musulmans de Bosnie. Et lui prétend avoir agi sur instruction de la CIA, et qu’il aurait été envoyé à Zagreb. Il a réussi à contourner l’embargo des Nations Unies qui était en fait de surveiller."’lir le dossier du GRIP ici). Exactement le double du système Bout, qui lui, faisait voler ses avions pour l’ONU ou USAID tout en s’en servant comme transports d’armes...

Monsieur aurait été à une époque membre de la CIA, y aurait gagné des millions de dollars, ou en tout cas aurait bénéficié de son aide, pour chuter bêtement aujourd’hui pour 400 000 petits dollars à l’entrée d’un portillon d’aéroport en Alabama ? Après avoir brassé des dizaines de millions de dollars, se faire pincer pour une somme pareille et risquer 20 ans de prison ? La CIA laisserait tomber aussi facilement ceux qui l’ont tant aidée ??? Ou bien Monsieur, tombe aujourd’hui pour appuyer un peu plus sur les négociations actuelles entre les Etats-Unis et l’Iran, dont certaines ont lieu discrètement dans un hôtel à… Paris depuis 2003 ?

"Re-Bonjour, Monsieur le renard", aurait pu dire l’employé de l’aéroport de Mobile… mais qui joue donc le donc rôle du corbeau, dans cette nouvelle fable américaine ?

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 12:58


Voir aussi :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/cargos-de-nuit-vague-2-39363

Cargos de nuit (vague 2)

(...) Retour sur les liaisons dangereuses qu’entretiennent des ports comme Anvers, pivot de l’approvisionnement en armes de l’armée américaine en Irak.

(...) Bref, la majeure partie des chargements de troupes de l’Otan ou des bases US en Allemagne, quand elle ne part pas de Bremehaven, transite par Anvers ou Rotterdam. Evidemment, à Anvers, la SNCB est dans le coup, qui participe des transferts par voie ferroviaire de ces matériels de guerre. Et tout cela sans qu’on ne s’en émeuve outre mesure. Des chargements dangereux circulent, mais en containers on ne les distingue pas, ce doit être ça l’avantage. L’Otan a trop bon dos, et la France, elle, ne l’aurait pas accepté à Marseille. On en reste pour autant aux transports légaux. Mais on peut craindre autre chose, via cette filière camion-péniche-porte-conteneurs. L’Europe centrale n’est pas si loin que ça, via l’axe Rhin-Danube. La Roumanie, l’Ukraine, la Serbie ou le Kosovo, la Croatie ne sont pas obligés de passer par la filière Mer Noire, un peu trop surveillée par l’ex-Urss. Anvers est à portée de fleuve, le port est plus discret qu’Odessa, et les contrôles fluviaux plus souples ou plus discrets. Avec en effet sur place des agences portuaires ou de transit... très spéciales, parfois même installées en plein pays comme au Brabant flamand, à proximité de la capitale belge, à Tervuren. En la personne de Claudine Fraiture, la gérante du cabinet North Atlantic Consult. Une dame aujourd’hui représentante exclusive des lunettes de visée nocturne ITT, denrée très prisée en ce moment par tout le monde militaire, le représentant français d’ITT étant la Jenoptec qui fournit l’armée du pays. La dame citée n’est pas une totale inconnue. Elle a été mise en examen en 2000 comme associée du marchand d’armes Jacques Monsieur, lui-même lié à François Lasnosky et Patrice Bourges (le propre fils d’Yvon Bourges), tous accusés d’avoir vendu illégalement des armes en Bosnie-Herzégovine, au Qatar, en Afrique du Sud, au Congo-Brazzaville, au Vénézuela, en Côte d’Ivoire et en Angola... Des profiteurs de guerre, bénéficiant de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie.

Jacques Monsieur est un cas d’espèce atypique dans le monde des marchands d’armes : c’est un juriste de formation mais aussi un officier de réserve de l’armée belge qui fit plusieurs missions en son temps pour le Service général de renseignement (SGR, ex-SGDRA) de l’armée belge. On comprend pourquoi dans ce cas on a autant hésité en Belgique à l’arrêter une fois sa ou ses contrebande(s) découverte(s). Le journal de Morgen révéla en effet le 23 août 1989 qu’il fournissait des armes dans le cadre de l’Irangate, en réussissant même à vendre 600 missiles US Tow à Téhéran... il n’avait en fait qu’un boulevard à traverser pour se rendre au siège de l’Otan, où il avait toujours eu ses entrées.

Monsieur ou un autre consultant très intéressant, un de ses associés, Lasnosky, qui s’appelle aussi Jean-Bernard Lasnaud, qui a aujourd’hui plus de 60 ans et habite... la Floride, où il passait encore avant 2002 des jours tranquilles, fortune faite avec sa firme locale Caribbean Group. "Over the years, Lasnaud, 60, has been sought on a number of arms-related charges - mostly allegations of embargo violations and financial fraud - in France, Belgium and Argentina. A Belgian newspaper reported in 1983 that Lasnaud was convicted in absentia for illegal arms trafficking. He was sentenced to two years in prison, but the newspaper said police could not find him. A few years later, he showed up in the United States." Dans les années 90, il a vendu pour 70 tonnes d’armes à l’Equateur, via l’aide du capitaine Horacio Estrada, un des capitaines argentins de l’époque des tortures (et tortionnaire lui-même). Ce dernier a fini par être retrouvé mort à Buenos Aires, en train de négocier la vente de 1500 fusils à la Sierra Leone, avec à l’autre bout de son ordinateur... Lasnaud. Les autorités américaines ne l’arrêtèrent pas pour autant malgré cette preuve de son implication dans le trafic. Elles avaient trop besoin de lui, pour armer alors la Croatie sans alerter les vigiles de l’Onu, prompts à faire respecter l’embargo décrété. Les armes, affrétées par Lasnaud, proviendront de l’Argentine, de L’Afrique du Sud, de la Hongrie, de la Slovénie, de la Bulgarie, de la Pologne, de l’Ukraine et de... l’Iran, qui doit écouler alors ses énormes surplus de guerre contre l’Irak. Via Modelex, l’exportateur officiel du ministère iranien de la Défense, qui connaît à l’époque sa période faste. Le fils de Lasnaud, Alexandre, reconnaissant même plus tard que des radars chinois auraient aussi été vendus par son père, via l’armée américaine, parfaitement au courant du deal ! Leur correspondant en Croatie est Ante Gotovina, un véritable voyou devenu général croate, recherché par le Tribunal pénal international et arrêté à Ténérife, le 7 décembre 2005 après une longue cavale. Son procès s’est ouvert le 11 mars 2008 à La Haye. L’homme a fait partie du service d’ordre de JM Le Pen dans les années 80, au sein de la société de surveillance KO. "Selon les renseignements généraux, KO sert de couverture au Service d’action civique (SAC), organisation secrète créée en 1959, en marge du mouvement gaulliste." On n’a toujours pas compris comment il était sorti de prison en France quelques mois seulement après être tombé pour un vol de bijoux. L’aide d’un réseau d’extrême droite organisé dans plusieurs pays, dont la France à Nice et en Corse, l’a aidé durant toute sa cavale alors qu’on le poursuivait pour crimes contre l’humanité. Chose de laquelle il devra répondre aujourd’hui. JB Lasnaud, lui, continuant tranquillement ses œuvres sur son site : en vendant même des scanners géants pour conteneurs...

Gotovina, mais aussi Vladimir Zagorec, l’adjoint direct du ministre croate de la Défense dans le gouvernement de Fanjo Tudjman, le dirigeant du pays bien peu regardant (et passablement corrompu lui-même). (...)

Lasnaud avait été arrêté lui à la frontière suisse le 25 mai 2002, puis relâché. Au procès de Jacques Monsieur, débuté le 31 mars dernier dans l’indifférence journalistique générale (c’est à huis clos paraît-il !), ce dernier indique avoir livré des hélicoptères MI-24 et MI-8 Modelex à l’ancien président Pascal Lissouba, contre des cargaisons de pétrole. Il y explique sans broncher que selon lui il n’avait rien à craindre car il était "couvert" par les services occidentaux (DST, CIA, Mossad) via sa société Matimco Ltd (d’origine mauricienne !). En fait il révèle aussi s’être fait aider par un dénommé David Benelie, en fait de son vrai nom David Azoulay, un homme ayant la double nationalité, israélienne et sud-africaine... et ancien du Mossad (c’est son frère qui avait capturé Eichmann !), lui-même en relation étroite avec Marc Rich, sulfureux homme d’affaires US... ayant acheté du pétrole à l’Iran en pleine crise iranienne des otages ! L’homme, réfugié en Suisse, sera absous en 2001 par Clinton, décidément dans tous les mauvais coups tortueux. Rich est juif, né en 1934, à... Anvers, et avait dû quitter la ville en 1942 sous la pression des nazis. Son accusateur, dans l’affaire de l’Irangate, s’appelait Rudolph Giuliani, à l’époque procureur général... et son avocat s’appelait Lewis Libby ! Le monde est trop petit, parfois. Rich était en fait lui aussi un trafiquant d’armes notoire :

(...) Depuis de l’eau a coulé sous les ponts des marchands d’armes : Ariel Sharon est dans le coma et Viktor Bout emprisonné, comme quoi tout arrive. D’autres consultants portuaires sont tout aussi intéressants, surtout s’ils ont leur bureau à Anvers même. La société Falconsult, par exemple. Dirigée depuis 2002 par un homme qui revendique aujourd’hui "26 ans d’expérience" dans les ports de Zeebrugge et Anvers. Avec un poste de directeur, notamment entre 1980 et 2006, chez Hesse-Noord Natie, une autre société d’exploitation de terminaux portuaires. Or c’est cette firme, justement, par laquelle sont passés tous les transbordements militaires US d’Anvers décrits plus haut, notamment déjà ceux de la première guerre du Golfe ! Les trains arrivaient au Vrasenedok, au terminal Hesse-Noord Natie, quais 1237-1239. Un service signé Hesse-Noord Natie qui a dégagé des bénéfices faramineux : en 2003, 12 685 000 $, en 2004, 13 150 000 $, en 2005, 8 000 000 $ et en 2006 encore 1 200 000 $. Le 15 mars dernier encore, l’USS Gilliland venait encore y charger ses matériels de guerre supplémentaires. Notre homme, sur son site d’entreprise, arbore un drapeau anglais... mais pas de drapeau belge. A la place, un drapeau... flamand, ce qui pourrait, à ce stade, surprendre. Pas vraiment : tout petit il faisait déjà partie de l’association estudiantine catholique flamande (KVHV, Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbond), a fondé en 1976 le NSV, un mouvement ultra-nationaliste, et a participé également au groupe de Warande, sur l’indépendance de la Flandre. Chaud partisan d’une "Forza Flandria", il vient d’être élu président... du Vlaams Belang. De gérer les chars US en partance pour la guerre mène à tout, semble-t-il. A la fortune et à la gloire en politique, pour Bruno Valkeniers.

On a toujours su la fascination qu’exercent les armes chez les gens d’extrême droite, Gotovina en étant un excellent exemple. Ce qu’il y a à craindre, c’est que des gens de cette nature placés à des endroits stratégiques en arrivent à profiter des trous béants existant dans la circulation des armes en Europe comme dans le monde pour se constituer un stock de guerre... en prévision d’une guerre civile ou d’un coup d’Etat, dont tout parti de ce genre rêve un jour ou l’autre. En septembre 2006, justement, la Belgique se réveille groggy avec l’annonce de la découverte d’un complot militaire visant son roi et le pays. Un groupe néonazi, baptisé Sang-Terre-Gloire-Honneur (BBET, Bloed-Bodem-Eer-Trouw), très actif au sein de l’armée. On arrête 17 personnes, "principalement des militaires et des personnes ayant une idéologie d’extrême droite qui, pour certains, s’exprime clairement par le racisme, la xénophobie, le négationnisme, l’antisémitisme et le néonazisme", précise le parquet belge. Mais ça ne s’arrête pas qu’à un folklore idéologique. Ces gens ont des armes, et ont appris à s’en servir au cours de week-ends de formation où ils s’entraînent, parfois même sur les terrains de l’armée. Pire : ils avaient des armes, car ils en faisaient commerce. (...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 15:41


31 mars 2009

http://www.rfi.fr/actufr/articles/060/article_32272.asp

Le dispositif de Jacques Monsieur

Gros plan sur l’organisation mise en place par le trafiquant d’armes Jacques Monsieur.

Ses marchés

C’est une lapalissade : ils évoluent au rythme de la tectonique géopolitique. Dans les années 80, Jacques Monsieur affirme avoir effectué de nombreux voyages dans les pays de l’Est. Puis, en 1985, au cœur de l’Irangate, il se consacre à l’Iran, dont il assurera l’approvisionnement en pièces détachées durant plus d’une décennie, tout en écoulant des stocks iraniens de munitions et d’armes (artillerie et armes légères) au profit de différents clients en guerre (Equateur, Bosnie, Congo-Brazzaville).

Au moment du conflit en ex-Yougoslavie, de 1992 à 1995, il est à nouveau celui qui met en oeuvre le double jeu de la politique des alliés occidentaux, en équipant des belligérants normalement soumis à un embargo de l’ONU. Après sa mise en examen, en 1998, il semble ne plus avoir de véritables orientations de travail. Il tente de se reconvertir dans d’autres secteurs (téléphonie mobile) et vers d’autres clients prêts à débourser le prix fort pour ses services (Côte d’Ivoire).

Son équipe

Andreï Izdebtsky : gérant de la firme slovaque Joy Slovakia, apparaît comme l’un des principaux associés de Jacques Monsieur pour les pays de l’Est.

Jean-Bernard Lasnaud : correspondant de Jacques Monsieur installé près de Miami en Floride. Ce Français, très connu sur le marché de l’armement, semble bénéficier d’une protection directe de la CIA.

Jean-Claude Uthurry-Borde : le vrai bras droit de Jacques Monsieur, présent dans la plupart des opérations du marchand d’armes.

Pierre Ferrario : ex-gérant d’une armurerie à Paris, se dit très proche de la DST, la Direction de la surveillance du territoire. Il travaille ponctuellement avec Jacques Monsieur.

James Marty Cappiau : ancien parachutiste belge, reconverti dans la sécurité privée, après avoir servi dans les rangs de l’armée croate. Engagé comme mercenaire par le Congolais Lissouba, il supervise les livraisons d’armes de Jacques Monsieur. Il a été tué dans un règlement de compte entre mafieux à Zagreb.

Claudine Fraiture : ingénieur en aéronautique, gérante de la North Atlantic Consultant, cabinet de lobbying installé à Bruxelles puis près de Tours, cette société s’occupait de la comptabilité des activités de Jacques Monsieur.

Patrice Bourges : fils d’Yvon Bourges, ancien ministre de la Défense (1975-1980), cet ingénieur a beaucoup voyagé pour le compte de Jacques Monsieur qui cherchait à se prévaloir d’appuis politiques en France.

Ses circuits

Comme tous les intermédiaires évoluant sur le marché gris des armes, Jacques Monsieur a d’abord un très bon carnet d’adresses dans le monde entier. En particulier des correspondants dans la plupart des sociétés publiques ou semi-publiques qui gèrent les approvisionnements de l’Etat, comme la Kintex bulgare ou la Norinco chinoise.

Lorsqu’il le faut, il s’adresse directement aux acheteurs des MOD (Minister of Defense), comme en Iran ou dans les divers pays africains avec lesquels il commerce.

En cas de nécessité, il est capable de trouver des vrais-faux EUC (End-User Certificate ou Certificat de destination finale), autrement dit un Etat qui accepte de produire un certificat justifiant l’autorisation d’exportation, comme le prévoient les règlements internationaux. Un faux EUC coûte environ 5% du marché.

Enfin, il dispose d’un réseau de comptes bancaires dans le monde entier, les principaux étant situé au Luxembourg (Banque Handlowy International de Luxembourg) et en Suisse (BNP Genève). Il s’agit de comptes dont l’identifiant est souvent une société-écran située dans un paradis fiscal (île Maurice ou Panama). La plupart des transactions sont effectuées par lettre de crédit, garantissant ainsi au vendeur le paiement du matériel livré.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 16:46



http://archives.lesoir.be/tueurs-en-serie_t-19930703-Z06YWG.html

La «note Remiche» chez le juge

La note adressée à Melchior Wathelet en novembre 1988 à propos de l'achat des hélicoptères Agusta est entre les mains du juge d'instruction Véronique Ancia depuis quelque temps déjà.

Elle constitue donc un élément de l'instruction judiciaire menée à propos de l'assassinat d'André Cools dans laquelle il ne m'incombe pas d'interférer. Telle est en substance la réponse formulée par Jean-Luc Dehaene, vendredi en Commission de la Chambre, à une interpellation de Patrick Dewael, le chef de groupe du VLD.

Ce dernier interrogeait le Premier ministre à propos d'une note datant du 24 novembre 1988 dans laquelle Benoît Remiche, alors chef de cabinet-adjoint du ministre de la Justice, Melchior Wathelet, soulignait notamment: il semble que l'ombre de Claudine Fraiture et d'une certaine mafia socialiste plane sur ce dossier dans l'attribution du marché à la firme Agusta.

Patrick Dewael estime notamment que le ministre de la Justice, après avoir pris connaissance de cette note, aurait dû faire usage de son droit d'injonction positive en la transmettant aux autorités judiciaires. (Belga).

_ _ _


Claudine Fraiture : ingénieur en aéronautique, gérante de la North Atlantic Consultant, cabinet de lobbying installé à Bruxelles puis près de Tours, cette société s’occupait de la comptabilité des activités de Jacques Monsieur.

_ _ _


( ... ) le juge Gérard Canolle a mis en examen, en octobre 2000, la ressortissante belge Claudine Fraiture (gérante du cabinet North Atlantic Consult), l'homme d'affaires français François Lasnosky (alias Jean-Bernard Lasnaud), et Patrice Bourges (fils d'Yvon Bourges, ancien ministre gaulliste de la Défense et proche du très opusien archiduc Otto de Habsbourg). Les éléments de l'enquête font apparaître un trafic organisé avec l'assentiment de la France et des États-Unis. Des armes produites par la firme d'État iranienne Modelex auraient été acheminées clandestinement vers des pays sous embargo, voire aux différents protagonistes d'un même conflit. Le réseau aurait notamment vendu des armes en Bosnie-Herzégovine, au Qatar, en Afrique du Sud et au Congo-Brazzaville, au Vénézuela, en Côte d'Ivoire et en Angola. Cette instruction française s'ajoute aux huit affaires pénales impliquant Jacques Monsieur qui ont été instruites en Belgique.

_ _ _


http://nightvision.com/products/military/international_reps.html

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ADIV = Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (service secret militaire)


http://www.uitpers.be/artikel_view.php?id=1187


( ... ) Niet alleen verborg men dus gegevens aan het gerecht maar poogde men ook nog te liegen tegen het Comité I. Ook de politici werden in het ongewisse gelaten. Claudine Fraiture: "Van die wapenhandel van Monsieur waren geen Belgische politici op de hoogte." Ondanks het feit dat er in België in 1986 een schandaal uitbarst rond wapenleveringen via Oostende aan Iran (wat na een parlementair onderzoek in 1991 resulteert in een nieuwe wapenwet) start Monsieur met steun van de veiligheidsdiensten eind 1991, onmiddellijk na het afkondigen van het wapenembargo tegen Joegoslavië, met een nieuwe illegale wapentrafiek. Dit ook nadat de ADIV in 1990 in opspraak was gekomen met de zaak Gladio. Een door haar geleid binnenlands netwerk van geheime agenten dat nauw samenwerkte met dubieuze en extreem rechtse figuren en groepjes


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alain



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 3 Sep 2011 - 17:23

HERVE a écrit:


http://archives.lesoir.be/tueurs-en-serie_t-19930703-Z06YWG.html

La «note Remiche» chez le juge

La note adressée à Melchior Wathelet en novembre 1988 à propos de l'achat des hélicoptères Agusta est entre les mains du juge d'instruction Véronique Ancia depuis quelque temps déjà.

Elle constitue donc un élément de l'instruction judiciaire menée à propos de l'assassinat d'André Cools dans laquelle il ne m'incombe pas d'interférer. Telle est en substance la réponse formulée par Jean-Luc Dehaene, vendredi en Commission de la Chambre, à une interpellation de Patrick Dewael, le chef de groupe du VLD.

Ce dernier interrogeait le Premier ministre à propos d'une note datant du 24 novembre 1988 dans laquelle Benoît Remiche, alors chef de cabinet-adjoint du ministre de la Justice, Melchior Wathelet, soulignait notamment: il semble que l'ombre de Claudine Fraiture et d'une certaine mafia socialiste plane sur ce dossier dans l'attribution du marché à la firme Agusta.

Patrick Dewael estime notamment que le ministre de la Justice, après avoir pris connaissance de cette note, aurait dû faire usage de son droit d'injonction positive en la transmettant aux autorités judiciaires. (Belga).

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Claudine Fraiture : ingénieur en aéronautique, gérante de la North Atlantic Consultant, cabinet de lobbying installé à Bruxelles puis près de Tours, cette société s’occupait de la comptabilité des activités de Jacques Monsieur.

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( ... ) le juge Gérard Canolle a mis en examen, en octobre 2000, la ressortissante belge Claudine Fraiture (gérante du cabinet North Atlantic Consult), l'homme d'affaires français François Lasnosky (alias Jean-Bernard Lasnaud), et Patrice Bourges (fils d'Yvon Bourges, ancien ministre gaulliste de la Défense et proche du très opusien archiduc Otto de Habsbourg). Les éléments de l'enquête font apparaître un trafic organisé avec l'assentiment de la France et des États-Unis. Des armes produites par la firme d'État iranienne Modelex auraient été acheminées clandestinement vers des pays sous embargo, voire aux différents protagonistes d'un même conflit. Le réseau aurait notamment vendu des armes en Bosnie-Herzégovine, au Qatar, en Afrique du Sud et au Congo-Brazzaville, au Vénézuela, en Côte d'Ivoire et en Angola. Cette instruction française s'ajoute aux huit affaires pénales impliquant Jacques Monsieur qui ont été instruites en Belgique.

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http://nightvision.com/products/military/international_reps.html

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ADIV = Algemene Dienst Inlichting en Veiligheid (service secret militaire)


http://www.uitpers.be/artikel_view.php?id=1187


( ... ) Niet alleen verborg men dus gegevens aan het gerecht maar poogde men ook nog te liegen tegen het Comité I. Ook de politici werden in het ongewisse gelaten. Claudine Fraiture: "Van die wapenhandel van Monsieur waren geen Belgische politici op de hoogte." Ondanks het feit dat er in België in 1986 een schandaal uitbarst rond wapenleveringen via Oostende aan Iran (wat na een parlementair onderzoek in 1991 resulteert in een nieuwe wapenwet) start Monsieur met steun van de veiligheidsdiensten eind 1991, onmiddellijk na het afkondigen van het wapenembargo tegen Joegoslavië, met een nieuwe illegale wapentrafiek. Dit ook nadat de ADIV in 1990 in opspraak was gekomen met de zaak Gladio. Een door haar geleid binnenlands netwerk van geheime agenten dat nauw samenwerkte met dubieuze en extreem rechtse figuren en groepjes


HEUREUSEMENT :que les journalistes ne rendent pas la justice !!! (ils disent tellement de conneries cheers )
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Mar 13 Sep 2011 - 11:12



http://willyvandamme.wordpress.com/

Voir aussi :

https://wikispooks.com/ISGP/dutroux_and_nebula/Beyond_Dutroux_part_two_Nebula.htm

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Emails from Willy Van Damme (willyvandamme.wordpress.com).

September 23, 2010: "Concerning Geoffrey’s Bank. The owner for almost 100% was Arno Nejman with his wife Elizabeth Schurmann, a Brussels based Jewish family active in textile business and originating from Austria and Hungary. They were friends with the Levi’s known for their jeans. It was created in 1958 and named after their son Geoffrey born in 1956 who now lives in Cannes. ... They often named themselves as Newman to disguise their Jewish background."

September 29, 2010: "99,9% of the stock was held by Arno Nejman (Newman). [The bank] was named after their in 1956 born son Geoffrey Nejman. [The bank] used to be called the A & J van den Bergh Bank that was active in the meat trade and was taken over in 1958 by people who were active in the international textile trade (U.S., China). These days Geoffrey Nejman lives in Cannes and would not comment. Around 1980 [the bank] basically was broke and on orders of the Banking Commission was taken over by the Liege-based Gesbanque (a Spanish bank). ... Only at that point the [weapons] trade was discovered. Amongst others they traded with Idi Amin Dada and in conversations weapons were referred to as "stitching machines". Directors was mother Elizabeth Nejmans (Schurmann) until the Banking Commission intervened. Originally they came from Austria/Hungaria and were friends with the Levi family (Strauss). They also didn't speak any French. Partners in the weapons trade of Geoffrey certainly were Jacques Monsieur and Jean Bernard Lasnaud."

September 30, 2010: "I'm working on a book about Monsieur. From the Chamber of Commerce file of the Belgian Matimco NV (there also is a in 1994 erected Matimco Ltd in Mauritius) it turns out that Nejman and Monsieur were partners. That about Amin comes from people who had taken over the bank and then found that out. They didn't know anything about the weapons trade of Geoffrey; only about the financial problems. You'll all find that in the book. Lasnaud himself stated to Le Parisien that he and Monsieur worked together. He even stated that he had learned Monsieur de ropes. In Brussels of the 70s and also still the 80s the textile trade was very important and Jewish families played a large role here. The influence of Israel was central. According to two very reliable sources, all textile barons payed protection money to Israel. Pierre Salik (Salik jeans) was a central figure here. According to those sources, the man (a Jew) even helped finance the large emigration wave of the Soviet Jews to Israel. Pierre Salik and his father were clients of notary Paul Monsieur, father of Jacques. And while still in college, Monsieur started selling Salik jeans in a warehouse in Brucom, Sint-Pieters-Leeuw. I still have to get the details about this. From Salik to the Mossad and the Brussels arms traders was only a small step in that period. Paul Van den Boeynants/Henri Simonet controlled Brussel in those days."


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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Mer 14 Sep 2011 - 10:58

A voir aussi (en néerlandais) :

http://willyvandamme.wordpress.com/2011/04/22/jacques-monsieur-komt-vrij-uit-amerikaanse-cel/

Jacques Monsieur libéré de sa cellule américaine

Posté le 22 avril 2011 par Willy Vandamme

La semaine prochaine, le jeudi 28 avril, le marchand d'armes et espion belge Jacques Monsieur sera enfin libéré de sa cellule américaine (...)


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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Lun 19 Sep 2011 - 13:44

C'est en néerandais mais cela en vaut la peine ...

http://www.houtekiet.com/boeken/p/detail/het-geheim-van-belliraj

http://www.scribd.com/doc/49535794/Het-Geheim-van-Belliraj-Georges-Timmerman

Mandelbaum

Naast het spoor naar ‘de man met de baard’ ziet het Brussel­se parket in 2006 nog een tweede element dat voldoende zwaar weegt om het oude onderzoek naar de moord op Wy­bran te heropenen. Het gerecht vermoedt namelijk een mo­gelijk verband tussen de moord op Wybran en de zaak Man­delbaum. Het feit dat er een dergelijke link zou bestaan, is opzich al ophefmakend. Want dat betekent dat Wybran, een gerespecteerd lid van het Joodse establishment, erg bedenke­lijke contacten onderhield met een criminele bende die sa­menwerkte met of gecontroleerd werd door de Mossad. Het spoor is op het eerste gezicht vrij mager: volgens poli­tiebronnen was Sylvain Alalouf, een lid van een groep crimi­nelen rond Mandelbaum, eind jaren tachtig gedomicilieerd in de woning van Wybran in Ukkel. Of Alalouf inderdaad op dit adres woonde, is onzeker. Maar het is weinig waarschijn­lijk dat Wybran niet op de hoogte zou geweest zijn van het feit dat Alalouf op zijn adres gedomicilieerd was.

Naarmate het onderzoek vordert, valt het gerecht van deene verbazing in de andere. Alalouf was een Israëlische ge­heim agent, die begin jaren tachtig had samengewerkt met Jacques Monsieur, de beruchte Belgische wapensmokkelaaren agent van de Belgische militaire inlichtingendienst. Mon­sieur werkte onder meer voor de Mossad en andere westersegeheime diensten. Die samenwerking vond plaats in het kadervan de Iran­Contraaffaire, een reeks geheime wapenleveran­ties door de vs en Israël aan tegenstanders van ayatollah Kho­meini in Iran. Aanvankelijk was het de bedoeling om op die manier westerse gijzelaars in Libanon vrij te kopen. Na ver­loop van tijd werd de opbrengst van de wapenverkoop ge­bruikt om de Contra­rebellen, de tegenstanders van de link­se Sandinisten in Nicaragua, illegaal te financieren. Eind jarentachtig, in de periode dat Alalouf op het adres van Wybrangedomicilieerd stond, maakte hij deel uit van een internatio­nale bende misdadigers die zich bezighield met de smokkel van wapens, deviezen en cheques, goud, ivoor, diamant, en zelfs uranium 235 en rode mercury.

Het gerecht kwam die bende per toeval op het spoor. Op 3 ja­nuari 1987 werd in een grot in Beez, nabij Namen, het lijk gevonden van Stéphane Mandelbaum, een jonge Brusselsekunstschilder. De man was vermoord met een kogel door het hoofd en zijn lichaam was bewerkt met bijtend zuur. Al snelbracht het gerecht de moord in verband met de diefstal van een kostbaar schilderij van Modigliani, door drie mannen, onder wie Mandelbaum. Er zou ruzie ontstaan zijn over de verdeling van de buit. Bij elke stap die het onderzoek zette, tuimelden de speurders over nieuwe Mossadconnecties. Het gestolen schilderij werd teruggevonden bij een huiszoeking in de woning van Rami Weinbaum in Vorst. Weinbaum bleek een voormalige agent van de Mossad te zijn, maar ook eentopman van de Leumi Bank of Israël en als dusdanig een be­langrijke financier van de staat Israël, én daarnaast ook eenbelangrijke spilfiguur in de internationale kunstsmokkel. Kort voor de moord op Mandelbaum had Weinbaum, samen meteen ander bendelid, tien liter bijtend zuur gekocht bij een Brusselse drogist. Het gerecht verdacht Weinbaum ervan de opdrachtgever te zijn voor de moord op Mandelbaum en hij werd in voorhechtenis genomen. Maar in zijn cel wist Wein­baum zelfmoord te plegen.

De man met wie Weinbaum het bijtend zuur ging kopen, was Nouriel Nourieli, alias Youri, zaakvoerder van een kledingzaak in Elsene en een Israëlische officier die werkte voor de veilig­heidsdienst van de Israëlische ambassade in Brussel. In de vs had Nourieli eerder al een gevangenisstraf van zes jaar opge­lopen wegens drugshandel. Ook Nourieli werd aangehouden voor de moord op Mandelbaum, maar omwille van een pro­cedurefout moest hij worden vrijgelaten. Daarna verdween hij in de natuur. Volgens een proces­verbaal van de bob van Chiney werkten Nourieli en Alalouf samen met Juan Borges, alweer een man van de Israëlische geheime dienst. Het trio voerde onder meer onderhandelingen over de verkoop van wapens aan Libië. Borges had begin jaren tachtig een affaire met Anne Bouty, een geschorste advocate die later bekend­heid zal krijgen als de echtgenote van Michel Nihoul, eenhoofd rolspeler in de zaak ­Dutroux. Cadreco, het juridisch adviesbureau van Bouty dat ze samen met Borges had opge­richt, zou een belangrijk steunpunt geweest zijn voor de clan­destiene werking van de Mossad in België. Borges werd even­eens aangehouden voor de moord op Mandelbaum, maar kwam weer vrij en nam de wijk naar Canada. In 1992 werd hijsamen met vijf andere beschuldigden bij verstek veroordeeld voor de diefstal van het schilderij van Modigliani. Voor de moord op Mandelbaum werd uiteindelijk niemand veroor­deeld.

“Alles begon in de vroege jaren tachtig, toen Brussel eendraaischijf was voor een trafiek waarbij de Amerikaanse pre­sident Ronald Reagan enorme hoeveelheden wapens via Is­raël en België naar Iran liet verschepen,” schreef onderzoeks­ journalist Walter De Bock in De Morgen . “Jacques Monsieur werkte toen samen met enkele Israëlische agenten, onder wieJuan Borges, Sylvain Alalouf en Georges Drouviotis. Samen leverden ze illegaal wapens aan Iran en de christelijke milities in Libanon. Zo verkochten ze zesduizend tow ­raketten aan Iran. De factuur vermeldde een bedrag van niet minder dan 83 miljoen dollar. Er werd in die tijd in bepaalde Brusselse milieus vlug en veel geld verdiend.”

Nog een opvallend detail: zowel Monsieur als de groeprond Alalouf gebruikten een gelijkaardige dekmantel voorhun illegale wapenhandel, met name Belgische firma’s diezogenaamd ‘medisch materiaal’ exporteerden naar het bui­tenland. Voor Monsieur ging het om de naamloze vennoot­schap Mides, terwijl Borges en Alalouf voor hun wapensmok­kel naar Iran en naar de Libanese christelijke falangistenwerkten via de nv Candy Medical. Deze laatste firma kon voorhaar commerciële communicatie de telex gebruiken van het bedrijf Italtrade van Giulio Mongia, gevestigd aan de Stépha­nieplaats nummer 10 in de Brusselse gemeente Elsene. Uit­gerekend in datzelde gebouw bevond zich het appartement van de bejaarde dame waar op 12 oktober 1986 het schilderijvan Modigliani werd gestolen.

Het onderzoek naar de link tussen de moord op Wybranen de zaak­ Mandelbaum heeft niets opgeleverd. De bende waarvan Mandelbaum deel uitmaakte, blijft gehuld in vele mysteries. Een intrigerende vraag is welke rol de Brusselsedokter in deze zaak zou kunnen hebben gespeeld. Het feit dat hij een adres of misschien wel onderdak verschafte aan Alalouf geeft in elk geval stof tot nadenken. Het is ondenkbaar dat Wybran een operationele case officer of katsa van de Mossad kan geweest zijn. Maar gelet op zijn connectie met Alalouf is het misschien wel denkbaar dat Wybran een sayan (He­breeuws voor helper) is geweest. De Mossad beschikt als eni­ge geheime dienst ter wereld over een uniek systeem van jood­se vrijwilligers in landen buiten Israël, of sayanim , waarop de geheime dienst occasioneel een beroep kan doen. Het gaat meestal om respectabele burgers die boven elke verdenking staan en die niet de Israëlische nationaliteit hebben. Aan dat profiel zou Wybran kunnen beantwoorden. Desgevraagd leve­ren sayanim hand­ en spandiensten aan de operationele ledenvan de Mossad. Die ondersteuning kan bestaan uit medische zorg, geld, logistiek, zoals het leveren van auto’s of onderduik­ adressen, of het verzamelen van inlichtingen. Officiële cijfers zijn er niet, maar het aantal sayanim in West­Europa wordtgeschat op ettelijke duizenden. Of Belliraj op de hoogte was van de eventuele activiteiten van Wybran voor de Mossad, is onbekend. Als Belliraj hiervan op de hoogte was, dan was hij uitzonderlijk goed geïnformeerd.

Noten :

Rome en Wenen waren de meest spectaculaire aanslagen van de groep Abu Nidal. Op 27 december 1985 opende een commandohet vuur op de incheckbalie van de Israëlische luchtvaartmaat­schappij El Al in de internationale luchthaven van Rome. Er vie­len16 doden en 99 gewonden. Enkele minuten later gooide een ander commando in de luchthaven van Wenen handgranaten naar passagiers met bestemming Tel Aviv, waarbij twee doden en 39 gewonden vielen.

Hobeika was de beruchte chef van de Libanese militaire inlich­tingendienst. Voor de Mossad was Hobeika een belangrijk con­tact. Hij had in Israël een commandotraining gevolgd. Hobeika was in 1982 de aanvoerder van de falangistische milities die in de Palestijnse vluchtelingenkampen Sabra en Shatila duizenden burgers hebben afgeslacht. Hij werd op 24 januari 2000 vermoord met een autobom.



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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Mar 20 Sep 2011 - 13:36



A voir sur le fil "Juan Borges", un chapitre de la version française du livre de Douglas De Coninck "30 témoins morts" intitulé "Brigitte JENART, un curieux suicide".

(...)

A posteriori, on peut sans doute affirmer que l’intervention de Nihoul a rendu possible un spectaculaire vol de tableau et un meurtre mafieux, et peut-être plus encore. Au milieu des années quatre-vingts, Borgès travaille avec un parrain mafieux italien et il trimbale des mallettes pleines de dollars noirs. En tant qu’agent du Mossad, les services secrets israéliens, il est impliqué dans la mise sur pied d’un contrat pour la livraison de six mille missiles TOW au régime des ayatollahs en Iran, pour une valeur de 83 millions de dollars.

Les conseils juridiques sont assurés par la société Cadreco, créée par Annie Bouty et Juan Borgès. A cette époque, Bruxelles était une plaque tournante du trafic d’armes à destination de l’Iran, grâce auquel les Américains et les Israéliens espéraient affaiblir la position de Saddam Hussein. Tout cela n’apparaît au grand jour que fin 2002, après l’extradition vers la Belgique du trafiquant d’armes belge Jacques Monsieur, qui avait longtemps été détenu en Iran.

(...)

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Kranz



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Sam 24 Déc 2011 - 20:11

A écouter, émission téléchargeable en MP3.

http://www.franceinter.fr/podcasts

13h30 Rendez-vous avec X
Jacques Monsieur (1) rediffusion
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 0:25

Merci pour l'information ...

http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-jacques-monsieur-1-rediffusion

En septembre 2009, l’un des plus importants marchands d’armes au monde, en tout cas l’un des plus connus, était arrêté aux Etats-Unis. Jacques Monsieur, citoyen belge résidant en France, était inculpé par un grand jury pour conspiration.

Motif : la tentative d’exportation illégale de pièces détachées d’avions de combat vers l’Iran, un état frappé d’embargo par Washington ! Une arrestation qui sonnait l’âge de la retraite – une retraite forcée – pour un homme qui a joué un rôle occulte dans la plupart des conflits armés de ces 3 dernières décennies.

Mais coup de théâtre : en avril dernier, Jacques Monsieur est libéré. Il avait plaidé coupable sous la pression de la justice américaine pour finalement n’être condamné qu’à une peine légère de 23 mois alors qu’il risquait beaucoup plus. Ne préférait-on pas ainsi Jacques Monsieur dehors que bavard devant un jury ? Il échappe une fois de plus à une détention de longue durée…. Comme il l’a déjà réussi en Iran, en Turquie, en Belgique et en France !

L’homme est habile et détient encore de nombreux secrets. Ses liens avec les services de renseignement de nombreux états n’ont jamais vraiment été éclaircis. Il était donc tentant pour Monsieur X de retracer la carrière du marchand d’armes et de mettre en lumière quelques vérités très embarrassantes…

Bibliographie :

"Trafic d’armes, enquête sur les marchands de mort", Laurent Léger, Flammarion, 2006

« Trafics d’armes vers l’Afrique, une spécialité belge ? », Georges Berghezan, Complexe, 2002


Jacques Monsieur (2) rediffusion
par Patrick Pesnot | le 31/12/11

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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 0:30

Une partie de son procès en Belgique était à huis clos.

Un journaliste a écrit que l'on aurait parlé des liens entre Jacques Monsieur et Serge Frantsevitch ("le beau Serge" ???).

Il serait très intéressant d'en savoir plus. On peut espérer que les enquêteurs ont approfondi leurs recherches.

On peut aussi se demander si Serge Frantsevitch a travaillé pour ARI (Beijer - Bouhouche).

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alain



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 11:03

HERVE a écrit:
Merci pour l'information ...

http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-jacques-monsieur-1-rediffusion

En septembre 2009, l’un des plus importants marchands d’armes au monde, en tout cas l’un des plus connus, était arrêté aux Etats-Unis. Jacques Monsieur, citoyen belge résidant en France, était inculpé par un grand jury pour conspiration.

Motif : la tentative d’exportation illégale de pièces détachées d’avions de combat vers l’Iran, un état frappé d’embargo par Washington ! Une arrestation qui sonnait l’âge de la retraite – une retraite forcée – pour un homme qui a joué un rôle occulte dans la plupart des conflits armés de ces 3 dernières décennies.

Mais coup de théâtre : en avril dernier, Jacques Monsieur est libéré. Il avait plaidé coupable sous la pression de la justice américaine pour finalement n’être condamné qu’à une peine légère de 23 mois alors qu’il risquait beaucoup plus. Ne préférait-on pas ainsi Jacques Monsieur dehors que bavard devant un jury ? Il échappe une fois de plus à une détention de longue durée…. Comme il l’a déjà réussi en Iran, en Turquie, en Belgique et en France !

L’homme est habile et détient encore de nombreux secrets. Ses liens avec les services de renseignement de nombreux états n’ont jamais vraiment été éclaircis. Il était donc tentant pour Monsieur X de retracer la carrière du marchand d’armes et de mettre en lumière quelques vérités très embarrassantes…

Bibliographie :

"Trafic d’armes, enquête sur les marchands de mort", Laurent Léger, Flammarion, 2006

« Trafics d’armes vers l’Afrique, une spécialité belge ? », Georges Berghezan, Complexe, 2002


Jacques Monsieur (2) rediffusion
par Patrick Pesnot | le 31/12/11

Pour les SR Belges (civil et militaire ),il etait juste 1 :IRC !
A dater du jour ou il a voulu jouer cavalier seul ........et ne plus encaisser son chèque mensuel IRC ........il a ete lâché aux chiens (comme disait l autre farao
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 19:31


La suite samedi 31 décembre 2011 :

http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-jacques-monsieur-2-rediffusion#comment-39286

Espion ou marchand d’armes ? Ou bien espion et marchand d’armes ! Le mystère demeure quand on se penche sur l’existence de ce curieux personnage qu’est Jacques Monsieur !

Aujourd’hui libre, ce Belge qui a longtemps vécu en France a été un rouage de ce que l’on a appelé l’Irangate… C’est à dire la fourniture secrète et illégale, en pleine guerre Irak-Iran, de considérables quantités d’armes américaines à Téhéran par l’intermédiaire d’Israël. Un trafic auquel certaines entreprises ont aussi participé et Jacques Monsieur n’y a sans doute pas été tout à fait étranger…

Mais – c’est en tout cas ce qu’a affirmé Monsieur X la semaine passée – le trafiquant ne s’est pas contenté de vendre des armes. Il a aussi effectué du renseignement et il aurait même recruté un général iranien qui a ensuite connu une fin tragique… Mais si Monsieur a espionné, pour quel service secret a-t-il travaillé ? Les Belges, les Américains ou peut-être même les Israéliens avec lesquels il était régulièrement en contact ?

Quoi qu’il en soit, après la fin, en 1988, de la première guerre du Golfe, le marchand d’armes a poursuivi ses activités. Et on a retrouvé sa trace dans presque tous les points chauds du monde des années 90. Une décennie qui a aussi vu son installation en France dans une belle et discrète propriété berrichonne où il a élevé des chevaux. Un exil qui lui également permis de prendre ses distances avec les autorités belges… Monsieur X poursuit le récit de cette vie hors du commun.

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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 19:54


Au sujet du procès de Jacques Monsieur aux USA :

De VS wou alleen informatie

Bovendien blijkt dat de interesse van de VS voor Jacques Monsieur vooral beperkt was tot het verkrijgen van informatie van de man. Welke juist weten wij niet. Als hij inderdaad schuldig was, waarom dan die naar Amerikaanse normen vederlichte straf van 23 maanden? Wat de goede waarnemer ook opvalt, is dat zijn arrestatie er komt na twee eerdere gelijkaardige arrestaties. Zo arresteerde men in 2007 de Syrische wapensmokkelaar en drughandelaar Monzar al Kassar en in 2008 zijn Russische collega en vrachtvervoerder Victor Bout. Beiden hebben in het verleden steeds nauw samengewerkt met de VS en de DIA, de Defence Intelligence Agency. Zoals dus ook Jacques Monsieur.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 20:33

Intéressant de noter que les trois trafiquants en question (Monzar al Kassar, Jacques Monsieur et Viktor Bout) sont "tombés" lors de négotiations touchant la Colombie.

Monzar al Kassar, le "prince de Marbella", est intervenu dans l'Irangate : la compagnie "Enterprise" de Oliver North lui avait acheté pour 2,2 millions de dollars d'armes (produites en Pologne et transitant par le Portugal).

Peut-on faire l'hypothèse que les trois arrestations ont eu pour but de récolter des informations sur l'Irangate ? Difficile d'en être certain car les trafiquants arrêtés ont été liés à beaucoup de dossiers.

A noter aussi l'importance de la DEA : Drug Enforcement Administration.

La DEA a pour tâche de conduire la guerre contre les drogues. Depuis 9/11, elle agit en fait contre tous ceux qui "supportent le terrorisme", même si la drogue n'y joue qu'un petit rôle.

La DEA a plus de bureaux à l'étranger que la CIA.

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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Dim 25 Déc 2011 - 20:49


A lire (en néerlandais) :

http://www.apache.be/2011/04/12/grootste-belgische-wapensmokkelaar-was-de-ideale-verkoper/

Cela confirme certains des liens sujvants :

Frantsevitch - Monsieur - Salik - Nejman

Financieel had Jacques Monsieur geen enkele reden om zich in de gevaarlijke wereld van de wapensmokkel te storten. Hij was de zoon van een welgestelde notaris uit Halle, behaalde een doctoraat in de rechten aan de ULB en kreeg via erfenissen een fortuin in de schoot geworpen.

Terwijl hij nog aan de universiteit studeerde, begon hij zijn eerste zaakjes op te zetten. Hij kon daarbij terugvallen op relaties van zijn vader, die als notaris dossiers regelde voor figuren uit het Brusselse affairistenmilieu rond politicus Paul Vanden Boeynants, zoals bouwtycoon Charly De Pauw en textielfabrikant en jeanskoning Pierre Salik. Met als startkapitaal de opbrengst van de verkoop van zijn ouderlijke woning en met de steun van Salik begon hij een kleine keten van jeanswinkels in het Brusselse. Daarnaast investeerde hij ook in garages, de handel in tweedehandsauto’s en zelfs in de doodkistenmakerij van zijn neef.

Na zijn legerdienst als reserveofficier bij de Jagers te Paard in Aarlen, kon hij meteen aan de slag bij de Amerikaanse wapenproducent CIC International, een groep die volgens insiders “heel goede contacten onderhield met de CIA”. Volgens Van Damme ging Monsieur “vermoedelijk in die capaciteit ook werken als informant voor de ADIV, de Belgische militaire inlichtingendienst”.

Begin jaren tachtig installeerde Monsieur zich in Brussel, waar hij actief was in zowel de textielhandel als de wapenhandel. Het eerste diende vermoedelijk vooral als dekmantel voor het tweede. Getuigen uit die tijd beschrijven hem als het prototype van de perfecte zakenman, altijd netjes in het pak, correct, discreet en beleefd, veeltalig en welbespraakt, kortom: een zeer goede verkoper.

Via Pierre Salik werd Monsieur geïntroduceerd bij een aantal joodse zakenlui in de Brusselse wijk Triangle, mannen die goede contacten onderhielden met Israël, zoals vader en zoon Nejman van de Brusselse Geoffrey’s Bank. Toen in een Londense luchthaven bij het laden een kist op de grond viel, bleken er geen machineonderdelen maar wapens in te zitten, bestemd voor Somalië. Het gerecht ontdekte dat de Geoffrey’s Bank, officieel gespecialiseerd in textielexport, in feite als draaischijf diende voor een grote illegale wapenhandel, onder meer voor de Oegandese dictator Idi Amin Dada.

(...)
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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Lun 26 Déc 2011 - 8:45


http://www.listenoire.ca/modules/smartsection/item.php?itemid=56

Jacques Monsieur - Profession : trafiquant d'armes


On y parle notamment de

James Marty Cappiau
Bernard et Nicolas Courcelle
la société Luchaire
International Consulting Services
MATIMCO
Jack Sigolet

Extrait :

Son histoire n’est pas banale. Né en Belgique, ses premières armes il les a faits au sein du SGR, les services secrets militaires belges. De cette période, c’est le «blackout total». Certains ont laissé entendre qu’il aurait dès ce moment été approché par la CIA et qu’il aurait participé à l’affaire Iran-Contra, mais rien n’est moins sûr. Durant la même période toutefois (1985-1986), il a vendu au gouvernement chinois des lance-grenades de fabrication belge en compagnie d’un certain David Benelie. Arrêtons-nous un instant sur cet homme, d’une grande importance pour la suite de l’histoire. Né David Azoulay, Benelie détient la double nationalité israélienne et sud-africaine. Ex-officier de l’armée israélienne, il a également travaillé pour la compagnie aérienne El Al à titre de chef de sécurité en Afrique. En 1986, les douanes belges avaient intercepté une valise à l’origine des premiers soupçons entretenus à l’endroit de Jacques Monsieur. C’est que la valise en question contenait des documents concernant l’achat et la vente d’armements, des papiers de la société de Jacques Monsieur ainsi qu’un faux certificat de destination finale. L’enquête mena jusqu’au trafiquant belge et révéla l’appartenance de Benelie au Mossad israélien. Les deux hommes n’ont toutefois jamais été inculpés en rapport avec cette affaire, mais Monsieur resta dans la mire des services belges.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Jacques Monsieur   Lun 26 Déc 2011 - 9:28


http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/cargos-de-nuit-vague-2-39363

Jacques Monsieur est un cas d’espèce atypique dans le monde des marchands d’armes : c’est un juriste de formation mais aussi un officier de réserve de l’armée belge qui fit plusieurs missions en son temps pour le Service général de renseignement (SGR, ex-SGDRA) de l’armée belge. On comprend pourquoi dans ce cas on a autant hésité en Belgique à l’arrêter une fois sa ou ses contrebande(s) découverte(s). Le journal de Morgen révéla en effet le 23 août 1989 qu’il fournissait des armes dans le cadre de l’Irangate, en réussissant même à vendre 600 missiles US Tow à Téhéran... il n’avait en fait qu’un boulevard à traverser pour se rendre au siège de l’Otan, où il avait toujours eu ses entrées.

Monsieur ou un autre consultant très intéressant, un de ses associés, Lasnosky, qui s’appelle aussi Jean-Bernard Lasnaud, qui a aujourd’hui plus de 60 ans et habite... la Floride, où il passait encore avant 2002 des jours tranquilles, fortune faite avec sa firme locale Caribbean Group. "Over the years, Lasnaud, 60, has been sought on a number of arms-related charges - mostly allegations of embargo violations and financial fraud - in France, Belgium and Argentina. A Belgian newspaper reported in 1983 that Lasnaud was convicted in absentia for illegal arms trafficking. He was sentenced to two years in prison, but the newspaper said police could not find him. A few years later, he showed up in the United States." Dans les années 90, il a vendu pour 70 tonnes d’armes à l’Equateur, via l’aide du capitaine Horacio Estrada, un des capitaines argentins de l’époque des tortures (et tortionnaire lui-même). Ce dernier a fini par être retrouvé mort à Buenos Aires, en train de négocier la vente de 1500 fusils à la Sierra Leone, avec à l’autre bout de son ordinateur... Lasnaud. Les autorités américaines ne l’arrêtèrent pas pour autant malgré cette preuve de son implication dans le trafic. Elles avaient trop besoin de lui, pour armer alors la Croatie sans alerter les vigiles de l’Onu, prompts à faire respecter l’embargo décrété. Les armes, affrétées par Lasnaud, proviendront de l’Argentine, de L’Afrique du Sud, de la Hongrie, de la Slovénie, de la Bulgarie, de la Pologne, de l’Ukraine et de... l’Iran, qui doit écouler alors ses énormes surplus de guerre contre l’Irak. Via Modelex, l’exportateur officiel du ministère iranien de la Défense, qui connaît à l’époque sa période faste. Le fils de Lasnaud, Alexandre, reconnaissant même plus tard que des radars chinois auraient aussi été vendus par son père, via l’armée américaine, parfaitement au courant du deal ! Leur correspondant en Croatie est Ante Gotovina, un véritable voyou devenu général croate, recherché par le Tribunal pénal international et arrêté à Ténérife, le 7 décembre 2005 après une longue cavale. Son procès s’est ouvert le 11 mars 2008 à La Haye. L’homme a fait partie du service d’ordre de JM Le Pen dans les années 80, au sein de la société de surveillance KO. "Selon les renseignements généraux, KO sert de couverture au Service d’action civique (SAC), organisation secrète créée en 1959, en marge du mouvement gaulliste." On n’a toujours pas compris comment il était sorti de prison en France quelques mois seulement après être tombé pour un vol de bijoux. L’aide d’un réseau d’extrême droite organisé dans plusieurs pays, dont la France à Nice et en Corse, l’a aidé durant toute sa cavale alors qu’on le poursuivait pour crimes contre l’humanité. Chose de laquelle il devra répondre aujourd’hui. JB Lasnaud, lui, continuant tranquillement ses œuvres sur son site : en vendant même des scanners géants pour conteneurs...

_ _ _


Sur Anvers :

http://www.avoixautre.be/spip.php?article1880

Sur Ante Gotovina :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ante_Gotovina

Le 23 juillet 2001, le Tribunal de Zagreb émet un mandat d'arrêt, suivi par un mandat d'Interpol le 21 août. Les États-Unis offrent alors une récompense de 5 millions USD pour sa capture. Enfin le 28 août 2003, dans la résolution no 1503 du conseil de sécurité de l’ONU exhorte la Croatie à « intensifier la coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie »9.

En septembre 2004, la presse croate annonce que le MI6 aurait trouvé Gotovina, mais la présence des agents britanniques est publiquement éventée, par des alliés présumés de Gotovina au sein de l'un des services secrets croates (la Protivobavještajna Agencija ou POA). Ce scandale contraint Franjo Turek, chef de la POA, à la démission. En septembre 2005, la BBC annonce que Gotovina se cacherait dans un monastère franciscain en Croatie ou dans les territoires croates de Bosnie-Herzégovine. Carla Del Ponte accusa publiquement le Vatican de protéger Gotovina. (...)

Repéré le 7 décembre 2005 par les services de renseignement croates et espagnols aux îles Canaries (Espagne), Ante Gotovina est arrêté dans le restaurant d'un hôtel de luxe.

Durant ses quatre ans de fuite, il aurait bénéficié du soutien d'un large réseau, composé du crime organisé, d'hommes politiques croates (il est particulièrement soutenu par l'extrême-droite et d'anciens combattants) et d'anciens légionnaires et également de la DGSE5. Selon le quotidien croate Jutarnji List, Gotovina aurait, durant cette période, pratiquement fait le tour du monde, muni d'un un faux passeport au nom de « Kristijan Horvat ». Selon la police espagnole, les tampons de ce passeport attestent qu'il « s'est rendu au Japon, au Brésil, en Malaisie, au Chili, en Argentine, à Tahiti, à l'île Maurice, en Russie, en Chine et en République tchèque». Le gouvernement croate, pour se blanchir de l'accusation de l'avoir caché, a fait valoir que ce faux passeport ne comportait aucun tampon d'entrée ou de sortie de Croatie.

(...)

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