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 Guy WEBER

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Jeu 22 Mar 2012 - 6:58



A noter dans :

http://www.scribd.com/doc/79422580/Hommage-Au-Colonel-Guy-Weber-Page-5

(...) J'eus à nouveau l'occasion de le rencontrer en juillet 1960 à Elisabethville, aujourd'hui Lubumbashi au Katanga, en pleine crise (...)

Je ne sais pas pourquoi Yves du Monceau (GB-Inno-BM, Cobepa) s'est rendu au Katanga en juillet 1960 ...
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Mar 27 Mar 2012 - 15:11


Pour information, un passage de Trinquier à la télé, débattant avec un vétéran du FLN algérien (Yacef Saadi) au sujet du film "La bataille d'Alger", en 1966 (interdit en France juste après sa sortie en salles).


http://www.youtube.com/watch?v=mCkpbjQH4HQ

http://www.youtube.com/watch?v=XKWeKis8oIw&feature=related

http://www.dailymotion.com/video/xcqttj_la-bataille-d-alger-trinquier-vs-sa_news
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Mar 10 Avr 2012 - 11:53


Au sujet de Guy Weber, il faut relire l'article suivant :

http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2010-06-23/lumumba-et-le-peche-originel-du-roi-baudouin-777853.php

Lumumba et le péché originel du roi Baudouin

Ludo De Witte

mercredi 23 juin 2010, 11:28

Sociologue et historien flamand, Ludo De Witte est né en 1956. Il est spécialiste de l'histoire de la décolonisation du Congo belge. Il est, notamment, l'auteur de L'assassinat de Lumumba (Karthala, Paris, 2000).

(...) Un expert de la commission Lumumba du Parlement belge, qui siégea de 2000 à 2001, a retrouvé en effet dans les archives du Palais un échange de lettres entre le chef de cabinet du roi et le major Guy Weber, un des chefs de la petite armée sécessionniste katangaise. Avec l'aide de la Belgique, le Katanga avait rompu avec le pouvoir central, peu de temps après l'indépendance congolaise. Le but de la Belgique était d'affaiblir le gouvernement Lumumba et, finalement, de provoquer sa chute. Dans l'une de ces lettres qui date du 19 octobre 1960, Weber parle d'un accord entre Mobutu et Tshombé. A l'époque, Lumumba est révoqué et le pouvoir central est entre les mains du tandem Kasa Vubu – Mobutu, mais l'ex-Premier ministre conserve une forte popularité, et ses adversaires redoutent son retour au pouvoir. Dans sa lettre, Weber annonce que Mobutu et Tshombé élimineraient complètement Lumumba, « si possible physiquement ». Derrière Mobutu, il y avait le général onusien Kettani, le chef de l'antenne de la CIA Devlin et le colonel belge Marlière. Derrière Tshombé, il y avait des officiers belges, comme Weber.

(...) La lettre de Baudouin est un cas d'école de ce que la CIA nomme un message délivré avec une « plausible deniability » (un déni plausible, une possibilité de dénégation crédible) : l'usage dissimulateur de formules langagières à propos d'activités condamnables ou illégales, dont la signification réelle n'échappe pas au destinataire, mais qui, si nécessaire, au cas où l'affaire est éventée, peut être démentie de la manière la plus digne de foi.

Il est probable que le major Weber, le 17 janvier 1961, dix semaines plus tard, quand il décida de ne pas faire obstacle à ce que se poursuive le calvaire de l'ex-Premier ministre, a pensé à la lettre de Baudouin Ier, durant les heures interminables au cours desquelles Lumumba et ses compagnons d'infortune, aux mains de personnes sous ses ordres, étaient martyrisés puis assassinés. Devant la Commission Lumumba, Weber déclara qu'il avait informé le chef de cabinet du roi de l'assassinat de Lumumba presque tout de suite après qu'il eut été perpétré. Peu de temps après, le chef de cabinet du roi reçut du ministre d'Aspremont-Lynden le conseil de ne plus correspondre avec Tshombé – il faut comprendre : avec Weber. Nous n'en connaissons pas les raisons. Il est permis de supposer que l'épilogue dramatique de la crise congolaise et l'implication du Palais inquiétèrent le ministre et qu'il voulut éviter que la monarchie n'en soit « contaminée » un peu plus.

(...) On est tenté de penser que le frêle et pâle jeune homme de 30 ans coupé du monde qu'était Baudouin en 1960, n'avait pas les épaules assez larges pour porter le fardeau d'une telle politique. Ces jours-là, Paul-Henri Spaak, alors secrétaire général de l'Otan, observait « le côté pathétique et désemparé du Roi qui voit que tout s'écroule sans pouvoir rien faire. » La lettre de Weber lui donna l'occasion, même si ce n'était que sur papier, de prendre la tête de ses officiers et de les mener au combat. Dans ce trop grand palais dont il était prisonnier, sous la coupe de l'entourage de son père, il outrepassa les bornes du raisonnable.

Cela nous amène à oser une hypothèse. Est-ce que ce faux pas ne jetterait pas quelque lumière sur sa fuite ultérieure dans un mysticisme religieux ? Une évasion qui aurait comme origine les difficiles journées d'octobre et qui se serait renforcée avec l'arrivée au Palais d'une catholique ultra comme Fabiola ? La foi du Roi était celle d'une soumission aveugle – ne se qualifie-t-il pas dans son journal intime d'« insecte » qui voudrait devenir un « beau cheval » et qui, pour cette raison, implore le pardon de Dieu ? Si cette hypothèse est juste, sa soumission fut également toute sa vie une expiation, qui l'enferma dans un pacte du silence avec les complices du crime, des nobles comme d'Aspremont-Lynden et des officiers comme Weber, qui devint plus tard aide de camp de Léopold III.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Mar 10 Avr 2012 - 14:25


Un extrait d'un autre livre de Guy Weber est sur :

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/88700077/Guy-Weber-Katanga-Trinquier

Cela concerne principalement le Katanga.

Il y a par ailleurs quelques éléments intéressants dans "Comme je les ai connus".

De 1962 à 1965, Guy Weber était à Fontainebleau, au quartier général des Forces Terrestres centre-europe, sous la houlette du général allemand Speidel (ancien chef d'Etat-Major de Rommel).

Le 1er janvier 1967, Guy Weber était le commandant en second du 2ème régiment de Carabiniers Cyclistes, à Spich, en Allemagne Fédérale. C'est à ce moment qu'il fut proposé pour occuper le poste de "Assistant pour la nation-hôte" au sein du SHAPE. Le 8 janvier 1967, il a rencontré L.L. Lemnitzer à Rocquencourt.

Il a été relevé de ses fonctions au SHAPE en 1969, probablement suite à un article qu'il avait fait paraître dans la presse, et envoyé en Allemagne.

Il devait déjà connaître Léopold III puisque c'est en janvier 1969 que ce dernier demanda à Guy Weber de trouver un officier supérieur susceptible de devenir son aide de camp.

Au moment de son départ pour l'Allemagne, Léopold III le pria de réunir quelques amis fidèles à son domicile "pour une modeste réception à laquelle la princesse Lilian et lui, le roi, assisteraient."

"Abasourdis, nous avons invité rapidement Yves du Monceau et Guy Merzbach, des amis de toujours. (...)"

_ _


Une confirmation des liens entre Guy Weber et Yves du Monceau (Brigade Piron, Ottignies, GB-Inno-BM, COBEPA)

Au sujet de Guy Merzbach :

http://archives.lesoir.be/des-retrouvailles-emouvantes-samedi-a-tervuren_t-19941017-Z08N1F.html


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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Mer 11 Avr 2012 - 22:09

vous connaisez cet article aussi deja je pense sur weber

http://www.resistances.be/tueurs16.html
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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 16 Avr 2012 - 9:09



On m'a dit que Guy Weber était en contact avec Micombero :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Micombero

Si quelqu'un en sait plus ... (peut-être via le CRAOCA)

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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 16 Avr 2012 - 18:37




Le texte du livre de Trinquier " Notre guerre au Katanga " est disponible sur :


http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/89660661/Trinquier-Notre-guerre-au-Katanga


Il est intéressant de lire simultanément ce qu'a écrit Guy Weber sur cette période de l'histoire (et sur Trinquier).



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 16 Avr 2012 - 19:59



Des extraits d'un autre livre de Trinquier ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Trinquier ) sont sur

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/89667001/Trinquier-Le-temps-perdu-extraits
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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Mar 17 Avr 2012 - 5:36


Il semblerait que Guy Weber ait écrit beaucoup de choses sous des pseudonymes.

Il n'est pas le seul ...

L'ouvrage suivant est signé G. Heinz et H. Donnay

http://www.crisp.be/librairie/product.php?id_product=944

Heinz et Donnay sont en réalité les pseudonymes de Jules Gérard Libois et de Jacques Brassinne.


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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 27 Mai 2012 - 9:50



Je viens d'avoir la confirmation de ce que je croyais au sujet des liens entre Guy Weber et l'intelligence militaire (belge et SHAPE).

Je n'ai pas pu consulter les archives de Tervuren mais je suis entré en contact avec quelqu'un qui a pu le faire.

Cela indique que c'est bien de Guy Weber que l'on parle dans l'article suivant (lien Everaert - Vanden Boeynants)

L'armée belge contre l'ennemi intérieur

http://www.scribd.com/doc/86217858/WEBER-L-armee-belge-contre-l-ennemi-interieur

Pour rappel : Guy Weber avait comme "ami de toujours" (comme il l'écrit lui-même ; au minimum depuis la brigade Piron) Yves Du Monceau de Bergendael (qui a été bourgmestre d'Ottignies et patron de GB-Inno-BM) ; une (auto ?) biographie va bientôt sortir sur ce dernier ... je me demande s'il parlera de Guy Weber ...

_ _ _


Guy Weber avait suivi une formation en matiere de securite / intelligence au SHAPE a partir de
1973. Enfin, c'est probable qu'il avait travaille dans des operations secretes de NATO en 1974. C'etait l'epoque active de GLADIO, qui a ete supervise par SHAPE a ce moment. A ce moment, les services secretes de l'OTAN a ete actif dans plusieurs theatres mondiales ou Weber avait de l'experience.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 13:17


Pour information :








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dim



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 14:30

ce bon vieux gottlieb et ses projets completement dingues...
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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 15:31

Sur Gottlieb ( LSD, etc ) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sidney_Gottlieb





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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 18:36


Pour information ...

Vous pourriez être intéressés par :

http://www.globalresearch.ca/william-pawley-the-kennedy-assassination-and-watergate-tilt-and-the-phase-three-story-of-clare-boothe-luce/5313486

Il serait aussi instructif de faire une recherche sur Grossouvre et sur le BCRA (en commençant pas Wikipedia) car cela éclaire le Stay-behind français ...

Il est probable que les Belges réfugiés en Angleterre lors de la seconde guerre mondiale ont eu des contacts avec le BCRA. Je pense à Guy Weber et Yves du Monceau de Bergendael.



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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 21:35


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Grossouvre

(...)

François de Grossouvre gardera des attaches affectives fortes avec le Liban (Lydia Homsy, la marraine de son fils cadet Henri, était libanaise).

(...)

Pendant la guerre, il rencontre Pierre Mendès France à bord d’un bombardier. Ce dernier sera à l’origine de la première rencontre entre François de Grossouvre et François Mitterrand. Ce bombardier français appartient, semble-t-il, à un groupe de bombardement sous commandement américain. François de Grossouvre disait avoir un grade dans l'armée américaine supérieur à son grade français.

À la Libération, il sera établi qu'il était infiltré au SOL

http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27ordre_l%C3%A9gionnaire

en tant qu'agent de l'ORA.

Note : ORA = une organisation clandestine de résistance ; en février 1944, toutes les organisations clandestines, ORA, FTPF, AS, fusionnent pour devenir les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI)

Sous le nom de code de « Monsieur Leduc », il devient le chef du réseau stay-behind « Arc-en-ciel », installé par l'OTAN en France, dans le cadre de l'opération Gladio.

(...)

Ses liens avec les limonadiers lui permettent, avec des collaborateurs italiens, l’homme d’affaires Gilbert Beaujolin et le nord-américain Alexandre Patty, d’obtenir une licence exclusive de production de Coca-Cola. Il s'associe avec Napoléon Bullukian (le parrain de son fils Henri) pour l'embouteillage. C’est la première usine de ce type en France.

Note : Napoléon Bullukian était très probablement franc-maçon.

(...)

Selon Frédéric Laurent, Dominique Venner et François d'Orcival, après avoir quitté ses fonctions officielles en 1985, il continuait à être chargé par le président de la République française de missions de diplomatie parallèle dans des pays sensibles (Golfe, Maroc, Liban, deux Corée, Pakistan) et continuait aussi à être un personnage clé du système Stay behind, et cela jusqu'à la fin de sa vie. Selon Jean Lacouture, Pierre Favier et Michel Martin-Roland, François de Grossouvre n'occupait plus aucune fonction, et n'avait d'ailleurs joué qu'un rôle marginal entre 1981 et 1985 alors que François de Grossouvre a joué un rôle important de coordination des services de renseignements et de missions de diplomatie secrètes confiées par François Mitterrand. François de Grossouvre était jusqu'à la fin de sa vie officiellement président du comité des chasses présidentielles où étaient régulièrement invités des chefs d'États, des diplomates, et des responsables gouvernementaux.

_ _ _


Sur François De Grossouvre :

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/La-vengeance-de-Francois-de-Grossouvre-182497/

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20100522.OBS4325/la-these-du-suicide-de-francois-de-grossouvre-contestee.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/18/01016-20100618ARTFIG00575-grossouvre-sa-famille-conteste-la-these-du-suicide.php

_ _ _

http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Grossouvre

According to The Economist's obituary, "He was recruited into the French espionage service and helped to organise Gladio, an American backed plan to create an armed resistance movement in Western Europe against a Russian invasion."

Created by Colonel Fourcaud, in liaison with the US National Security Council, and then by Grossouvre, this network allegedly used the SAC Gaullist militia and the DPS, the National Front's currently dissolved militia.[6] The DPS was created along with Jacques Foccart, after the 1982 dissolution of the SAC, and allegedly provided mercenaries for activities in the former French colonies in Africa.

_ _ _


http://guerre.libreinfo.org/manipulations/mensonges-de-guerre/105-guerres-secretes-otan/500-guerres-secretes-otan-france.html

(...) Rose des Vents

La révélation de l’existence du Plan Bleu et son interruption en 1947 ne mit pas un terme à la guerre secrète contre le communisme. Bien au contraire, le Premier ministre socialiste Paul Ramadier fit en sorte que ses loyaux dirigeants au sein des services secrets militaires ne soient pas éclaboussés par le scandale. Quand la tempête fut passée, fin 1947, il ordonna à Henri Ribière, le directeur du SDECE, et à Pierre Fourcaud, son adjoint, de mettre en place une nouvelle armée anticommuniste secrète sous le nom de code « Rose des Vents », en référence à l’étoile symbole de l’OTAN. Le nom était plutôt bien trouvé car, quand l’OTAN fut établie à Paris en 1949, le SDECE mena sa guerre secrète en étroite collaboration avec l’Alliance Atlantique. [21] Les combattants de l’ombre comprenaient tous que, dans le contexte maritime, la rose des vents est le repère que l’on place sous l’aiguille du compas qui indique le cap et en fonction duquel on effectue les corrections nécessaires si le navire menace de dévier de sa trajectoire.

La coopération secrète s’intensifiant avec les USA, le SDECE ouvrit, en 1951, une antenne à Washington. [22] D’après le plan d’ensemble de lutte contre le communisme en Europe de l’Ouest adopté par la CIA et l’OTAN, l’armée dite Rose des Vents avait pour mission, au sein du SDECE, de localiser et de combattre les éléments communistes subversifs à l’intérieur de la IVe République. De surcroît, elle devait planifier des mesures d’évacuation et fournir une base de repli convenable à l’étranger. Ses hommes étaient formés pour des opérations de sabotage, de guérilla et de collecte de renseignements sous occupation ennemie. Le territoire français était divisé en nombreuses zones géographiques stay-behind où étaient affectées des cellules clandestines, chaque zone étant placée sous le contrôle d’un officier du SDECE. Une base de repli pour un gouvernement français en exil fut installée au Maroc et le SDECE envoya une partie de ses archives microfilmées à Dakar, au Sénégal. [23]

Le plus célèbre des combattants de la Rose des Vents est peut-être François de Grossouvre, qui devint le conseiller pour les opérations spéciales du Président socialiste François Mitterrand en 1981. Pendant la seconde guerre mondiale, de Grossouvre s’était engagé dans la milice de Vichy qu’il prétendit par la suite avoir infiltrée pour le compte de la Résistance. Après 1945, les services secrets l’enrôlèrent dans les rangs de la Rose des Vents. L’agent du SDECE Louis Mouchon, qui recruta lui-même bon nombre de soldats de l’ombre, raconta un jour comment de Grossouvre avait été contacté : « Notre homme à Lyon, Gilbert Union, qui pendant la guerre avait effectué des missions pour le BCRA et qui était un passionné d’automobiles, venait de se tuer dans un accident de la route. Pour le remplacer le SDECE recruta François de Grossouvre en 1950. » Mouchin précisa que l’homme n’avait pas été recruté uniquement pour son expérience de la guerre mais également pour ses contacts : « Son entreprise, les sucres Berger & Cie, nous offrait une très bonne couverture. Il avait vraiment d’excellents contacts. » [24]

En tant que conseiller spécial du Président Mitterrand, de Grossouvre joua un rôle considérable dans la guerre clandestine en France au début des années 1980, mais, en 1985, il fut dessaisi de ses principales fonctions après que son goût du secret ait fini par exaspérer les collaborateurs plus vertueux de Mitterrand. Il semble que les deux hommes aient cependant continué à entretenir de bonnes relations puisque, quand, suite aux révélations sur la dimension européenne de Gladio, Mitterrand se trouva au cœur du scandale et dut démanteler le réseau français, « il consulta d’abord son “éminence grise” François de Grossouvre ». [25] Au moment de sa mort, la participation de de Gossouvre à la guerre secrète ne faisait plus l’ombre d’un doute. « Il a été recruté par les services d’espionnage français et a contribué à bâtir le Gladio, un plan soutenu par les Américains visant à créer un mouvement de résistance armée à une invasion de l’Europe de l’Ouest par les Soviétiques », put-on lire dans la rubrique nécrologique de The Economist après que de Grossouvre, alors âgé de 76 ans se soit suicidé au Palais de l’Élysée, le 7 avril 1994. [26]

L’ancien agent de la CIA Edward Barnes servit comme officier de liaison avec le réseau stay-behind Rose des Vents jusqu’en 1956. Après les révélations de 1990 sur les armées secrètes, il rappela comment non seulement Washington mais également les Français redoutaient une prise de pouvoir par les communistes. « De très nombreux Français souhaitaient être prêts à intervenir si quelque chose se produisait. » D’après Barnes, la résistance à une invasion soviétique était la motivation première du Gladio français alors que promouvoir des activités politiques anticommunistes en France « aurait pu être un objectif secondaire ». [27] Toujours selon l’ex-agent de la CIA, le programme stay-behind français consistait en « quelques dizaines » d’hommes recrutés individuellement par la CIA afin que chacun crée à son tour son propre petit réseau. Si, selon ce qu’on a pu observer dans d’autres pays, chaque Gladiateur recrutait et entraînait 10 autres hommes, on peut déduire des assertions de Barnes que le Gladio français comptait environ 500 soldats.

Il est très difficile de déterminer le nombre exact des participants à cette guerre secrète contre le communisme. L’Intelligence Newsletter basée à Paris a indiqué suite à la découverte des armées secrètes de la CIA qu’« un directeur de service de renseignement français de l’époque avait offert de mettre à la disposition de la CIA quelques 10 000 “patriotes” entraînés et armés sélectionnés parmi les effectifs des forces armées françaises » et formés pour intervenir « dans l’hypothèse où un gouvernement communiste arriverait au pouvoir ». Barnes prétendit que la CIA « n’avait aucune idée du nombre d’hommes qui surgiraient d’un peu partout. Il n’y avait aucun moyen de le calculer. Parmi ceux que j’ai rencontrés se trouvaient aussi bien des paysans, des citadins ou des commerçants. » La plupart n’avaient pas besoin de beaucoup d’entraînement puisqu’ils s’étaient déjà battus pendant la seconde guerre mondiale et avaient effectué des opérations spéciales derrière les lignes ennemies pour le compte du BCRA. [28]

Afin de garantir l’indépendance matérielle des soldats de l’ombre, la CIA et le SDECE avaient disséminé des caches d’armes secrètes à travers tout le pays. « Des tas de trucs en tout genre étaient planqués dans des endroits reculés, pratiquement tout ce dont on peut avoir besoin », y compris des armes, des explosifs, des pièces d’or ou des bicyclettes ; les transmetteurs radio et les codes constituaient la première des priorités. Afin de préserver la clandestinité du réseau, la règle était de ne divulguer les informations qu’aux personnes strictement concernées. Barnes précisa que lui-même n’était autorisé à rencontrer qu’une dizaine de recrues de la CIA « de peur que je les grille ou qu’ils me grillent. Vous ne pouviez pas simplement demander à un type “Déterre-moi ça, Untel”. Il y a sûrement eu pas mal de cafouillages. Certains de ces gars enterraient le matériel quelque part et ils vous indiquaient un autre endroit. » [29]


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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Dim 2 Déc 2012 - 21:43



Ce qui précède pose la question de l'appartenance de Guy Weber (et de Yves du Monceau de Bergendael ?) à un stay-behind "militaire" belge.

Lire aussi :

http://fr.scribd.com/doc/59001131/37/II-L%C2%B6apres-OAS

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 8:54



Petit commentaire sur

http://fr.scribd.com/doc/59001131/37/II-L%C2%B6apres-OAS

Selon un lecteur attetif, il ne s'agirait pas d'un livre, mais d'un mémoire de recherche rédigé par un étudiant (histoire contemporaine ou science politique). Il est d'ailleurs classé dans la catégorie "Travaux scolaires: dissertations et thèses" (visible dans le menu "infos et évaluations" de l'interface). Il s'agit vraisemblablement d'un mémoire de Master. Ce n'est pas une thèse de doctorat ...

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Henry



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 13:39

Cela se lit comme un roman.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 14:03



Ce qui suit n'est pas mal non plus, mais en anglais :

http://www.physics911.net/pdf/DanieleGanser_Terrorism_in_Western_Europe-1.pdf

Terrorism in Western Europe: An Approach to NATO’s Secret Stay-Behind Armies

by Daniele Ganser

(...)

Il serait instructif de regarder ce qui a été attribué à Gladio / Stay-behind lorsque Lyman Lemnitzer était SACEUR (1963 - 1969) ... en se disant que Guy Weber était plus que probablement au courant ...

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K



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 14:08

bien
une petite partie :de , après OAS....

Citation :
.....
Pour le juge Pelice Casson, qui avait découvert le Gladio, ces réseaux ne sont qu'une partie
d'un ensemble bien plus vaste. Selon lui, une sorte de gouvernement invisible délient la haute
main sur ce genre d'affaires. Selon les circonstances qui changent avec le temps, quelques
organisations peuvent être liquidées, mais le pouvoir au sommet ne change guère et continue
d'étendre son pouvoir en utilisant différents moyens. «J'ai vu le pouvoir au sommet
contrôlant tout. Vers la fin de mon enquête, j'ai reçu une lettre. Elle disait : « Vous êtes aux
portes du pouvoir
. Si vous essayez d'entrer par cette porte, nous ne savons pas ce qui peut
arriver. » Même si nous avons pu voir quelque chose, cela ne représente qu'une partie de
l'ensemble. Ce pouvoir est plus grand. (...) Gladio n'était pas l'organisation suprême. Il y a
une entité au-dessus qui les gère toutes. Mais les personnes qui sont en bas n'en savent rien.
Klles n'ont aucune idée des connexions à haut niveau. » Suite à ses années d'investigation
dans les arcanes du pouvoir italien. Casson conclut que Gladio devait toujours exister mais
sous un nom différent.ïïs
Gouvernement invisible ou non. cette conclusion du juge Casson met l'accent sur la facilité
avec laquelle une société démocratique peut être contrôlée de l'intérieur et ainsi tomber entre
les mains d'individus antidémocratiques, de psychopathes ou d'individus souffrant d'autres
....
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K



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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 15:55

via l'autre lien donné par Hervé


Citation :
ITALY
Italian judge Felice Casson discovered the secret NATO army in summer 1990
in Rome while researching acts of right-wing terrorism in the archives of the Italian
military secret service. He concluded that in Italy there were clear links to terrorist
operations. During the Cold War, the United States and Great Britain feared the
strong Italian Communist Party (PCI), in alliance with the Italian Socialist Party
(PSI), might weaken NATO from within. Therefore, as Judge Casson explained in a
British Broadcasting Corporation documentary on Gladio, a strategy of tension was
employed to weaken the political parties on the left, in Italy, and beyond. 8 Casson
added,
That’s to say, to create tension within the country to promote conservative, reactionary social
and political tendencies. While this strategy was being implemented, it was necessary to
protect those behind it because evidence implicating them was being discovered. Witnesses
withheld information to cover right-wing extremists.9
According to Casson, the best documented case of this complicated and demonic
strategy of tension occurred in the village Peteano in 1972 where three members of
the Italian paramilitary police, the Carabinieri, had been killed by a car bomb. For
many years, this terrorist attack was blamed on the Italian left-wing terror organization
Red Brigades until Casson reopened the case and found right-wing terrorist Vincenzo
Vinciguerra had carried out the crime. Casson arrested Vinciguerra, who on trial in
1984 testified it had been comparatively easy for him to escape and hide because
large segments of the Italian security apparatus had shared his anti-communist
convictions, and therefore silently supported crimes that discredited the Left. After
the bombing, Vinciguerra recalled,
A whole mechanism came into action…the Carabinieri, the Minister of the Interior,
the customs services, and the military and civilian intelligence services accepted the
ideological reasoning behind the attack.10
Vinciguerra explained at his trial in 1984,
With the massacre of Peteano and with all those that have followed, the knowledge should
by now be clear that there existed a real live structure, occult and hidden, with the capacity
of giving a strategic direction to the outrages. [This structure] lies within the state itself.
There exists in Italy a secret force parallel to the armed forces, composed of civilians and
72 GANSER
The Whitehead Journal of Diplomacy and International Relations
military men, in an anti-Soviet capacity, that is, to organise a resistance on Italian soil
against a Russian army.
With this far-reaching testimony, Vinciguerra revealed the existence of the Gladio
secret army and linked it to terrorism, insisting what he was describing was “a secret
organisation, a super-organisation with a network of communications, arms, and
explosives, and men trained to use them.” As a right-wing terrorist, Vinciguerra
insisted this
super-organisation, lacking a Soviet military invasion which might not happen, took up the
task, on NATO’s behalf, of preventing a slip to the left in the political balance of the
country. This they did, with the assistance of the official secret services and the political
and military forces.12
Based on this testimony of Vinciguerra and the findings of Casson, numerous
Italians, above all on the political Left, are convinced today that Gladio was a terrorist
organization and both the CIA and NATO have promoted terror in their country.
Supported by Judge Casson, a group of Italian parliamentarians under the presidency
of Senator Giovanni Pellegrini, investigated Gladio and in 1995 presented a 370
page long public report in which they cautiously confirmed that the “CIA [had]
enjoyed maximum discretion” in Italy during the Cold War.13 In 2000, a second
parliamentary investigation into Gladio carried out by the leftist Gruppo Democratici
di Sinistra concluded in a more outspoken fashion the strategy of tension had been
supported by the United States in order to “stop the PCI, and to a certain degree also
the PSI, from reaching executive power in the country.”14
Those massacres, those bombs, those military actions had been organised or promoted or
supported by men inside Italian state institutions and, as has been discovered more
recently, by men linked to the structures of United States intelligence.15
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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 16:20


Il ne faut pas négliger ce qui se fait dans l'ombre ...

Juste pour information (et sans nécessairement faire de liens) :

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html

Euro-federalists financed by US spy chiefs

By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels

12:00AM BST 19 Sep 2000

(...)

The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account.

(...)

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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 17:08



Toujours pour information :

http://www.geheimdienste.info/texte/ServiceSecretsAllemands.htm

Mueller, Michaël et Erich Schmidt-Eenboom:
Histoire des services secrets allemands

Préface de Roger Faligot, Nouveau monde ed. Paris 2009.


L'Organisation Gehlen, le noyau de base nazi des services secrets ouest-allemands. (BND, Bundesnachrichtendienst)

L'exemple de l'Organisation Gehlen (OG) est le plus symbolique de la continuité entre le IIIème Reich et la RFA: cette organisation nazie est véritablement le noyau de base de la nouvelle institution du BND, le service de renseignement de la RFA.

Egalement connue sus le nom de "réseau Gehlen", l'OG fut fondée par le général major de la Wehrmacht Rheinhart Gehlen, un passionné d'Union soviétique, contre laquelle il participa à la conception du Plan Barbarossa.

Nommé en 1942 chef du réseau de renseignement sur les armées étrangères de l'Est (FHO), Gehlen dépendit également du Sicherheitsdienst (SD) du Troisième Reich. Au moment de la débâcle nazie, il constitua son Organisation Gehlen (OG) avec des cadres issus de la SS et de divers services de sécurité nazis, dont d'authentiques criminels de guerre. Il décida de se mettre au service des Etats-Unis, qui hésitèrent puis acceptèrent cette "aubaine". L'OG disposait en effet, sur l'URSS, d'informations, de fichiers et d'expériences des services secrets nazis dont les services occidentaux n'avaient pas idée. Les 3,1 millions de prisonniers de guerre allemands en URSS étaient considérés par Gehlen comme "espions potentiels".

Le rôle de l'OG dans la formation du BND est rarement évoqué dans les documents officiels et la presse, et le personnage de Rheinhart Gehlen est parfois présenté comme un quasi-dissident du nazisme. Tel n'est pas le portrait qui en ressort de l' ouvrage publié en 2009 par Michael Müller et Erich Schmidt-Eenboom, qui met en relief, plutôt qu'une "dissidence", un jeu personnel trouble et, surtout, un large "recyclage" de cadres nazis au profit d'actions du "monde libre" qui se caractérisent par une certaine continuité avec le passé nazi, notamment dans le soutien aux dictatures d'extrême-droite et à leurs polices politiques. Il est vrai qu'il y a là parfaite convergence entre ce "post-nazisme" et la politique suivie par les Etats-Unis.

Le BND et ses agents de l'OG serviront dans de multiples opérations de lutte contre le communisme: à l'Est bien sûr (RDA, Tchécoslovaquie, Hongrie, soutien aux insurgés ukrainiens de Stepan Bandera) mais aussi en Iran (formation de la police politique du Shah, la SAVAK) au Portugal (la PIDE, la police politique de Salazar, également assistée par la CIA et les services français) au Chili (la DINA de Pinochet), l'organisation avec le réseau GLADIO du coup d'état des colonels grecs en 1967, l'action au Portugal, après la révolution des œillets de 1974, pour contrer l'influence du Parti Communiste Portugais, des "gauchistes" et de la gauche militaire - de concert avec la CIA et la social-démocratie allemande et européenne.

Le SPD oeuvrait cependant à l'encontre des plans d'intervention militaire au Portugal envisagée par le secrétaire d'état américain Henri Kissinger.

En avril 1968, Gehlen fut mis à la retraite, mais son influence continua à s'exercer au travers le réseau personnel qu'il avait mis en place dans le BND. Plus tard, au moment de la dislocation du bloc de l'Est et de la Yougoslavie, le BND jouera un rôle important dans la fourniture d'armes (puisés dans les stocks de la RDA) aux nationalistes croates et dans le soutien à l'UCK albanaise au Kosovo, contre la Serbie.

Il est piquant de constater que les héritiers des services secrets nazis se retrouvent, en Croatie au début des années 90, aux côtés de ceux des Oustachis (fascistes croates) qui ont conservé en Bolivie, leur pays-refuge après la défaite fasciste, une puissance organisation par ailleurs vouée à la déstabilisation du président de gauche Evo Moralès.

Le préfacier de l'ouvrage, Roger Faligot ajoute:
"De multiples opérations plus récentes, menées conjointement par les services spéciaux français et allemands, en Ukraine et en Géorgie, lors de la guerre d'Irak ou du conflit du Kosovo, attendront leur heure pour être dévoilés".

Et ce préfacier de se féliciter de ce que la fusion des deux Allemagnes et la désintégration des services de l'Est aient permis la formation d' "une agence (ouest-allemande) beaucoup plus équilibrée" et qui a "déployé ses antennes et participe à la bataille souterraine contre les périls qui menacent tant son propre pays que l'Europe dans son ensemble".

Et R.Faligot, exprimant une réserve envers les auteurs de l'ouvrage d'ajouter:
"Ce qui rend parfois le lecteur moins critique que les auteurs à la vue de cette métamorphose".

Les archives entr'ouvertes, les documents déclassifiés des services secrets occidentaux nous fournissent donc quelques nouveaux éclairages sur la guerre menée contre le communisme et à la faveur de la dislocation du "bloc" et des fédérations de l'Est. Ainsi, ce qui était parfois considéré comme "fantasme du complot" se confirme aux meilleures sources : oui, l'Allemagne est bien intervenue dans le démantèlement de la Yougoslavie!

On se prend à rêver à ce qu'il en serait si les archives des mêmes services subissaient la même épreuve de transparence que celles de la STASI est-allemande !

Ce n'est pas demain la veille qu'on saura TOUT ce qu'il faudrait savoir sur le BND, la CIA, le MOSSAD, les services français ou britanniques, le passé de leurs activités… et le présent des opérations en cours…

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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 18:08


Dans le document suivant :

http://www.physics911.net/pdf/DanieleGanser_Terrorism_in_Western_Europe-1.pdf

Terrorism in Western Europe: An Approach to NATO’s Secret Stay-Behind Armies

by Daniele Ganser

(...)

While the press claimed the NATO secret armies were “the best-kept, and most damaging, political-military secret since World War II,” the Italian government, amidst sharp public criticism, promised to close down the secret army. 3 Italy insisted identical clandestine armies had also existed in all other countries of Western Europe. This allegation proved correct and subsequent research found that in Belgium, the secret NATO army was code-named SDRA8, in Denmark Absalon, in Germany TD BDJ, in Greece LOK, in Luxemburg Stay-Behind, in the
Netherlands I&O, in Norway ROC, in Portugal Aginter, in Switzerland P26, in Turkey Counter-Guerrilla, and in Austria OWSGV. However, the code names of the secret armies in France, Finland, Spain, and Sweden remain unknown.

(...)

There is a possibility the LOK was directly involved in the Greek military coup d’état on April 20, 1967, which took place one month before the scheduled national elections for which opinion polls predicted an overwhelming victory of the leftleaning Center Union of George and Andreas Papandreou.48 Based on a NATO designed response to a communist insurgency, the so-called Prometheus plan, the LOK under the command of paratrooper Lieutenant Colonel Costas Aslanides, took control of the Greek Defense Ministry. In the darkness of the night, tanks with flashlights rolled into Athens and under the command of Brigadier General Sylianos Pattakos gained control over communication centers, the parliament, the royal palace,
and according to detailed lists, arrested over 10,000 people. Many of those arrested were later tortured. Phillips Talbot, the Unitd States ambassador in Athens, disapproved of the operation and complained to the CIA chief of station in Athens, Jack Maury, that the coup represented, “a rape of democracy,” to which Maury answered, “How can you rape a whore?”49

_ _ _


Avec les réserves d'usage au sujet de Père UBU ...

www.pereubu.be

3 juin 2008

L’Aginter press et la Belgique

L’Aginter Press était fort active au Portugal [soutien à Salazar] et en Espagne [un des boss de l’Aginter Press était le beau-frère de Franco].

Le Belge Florimond Damman, grand défenseur de l’impérialisme chrétien et pourfendeur du communisme au sein de la ligue mondiale anti communiste [WACL] fut tout un temps un des officiers de contact en Belgique de l’agence.

Il fut aussi fort impliqué dans l'affaire des "avions renifleurs" [où le groupe ELF se fit truander comme jamais avec des détournements invraisemblables touchant des personnalités jusqu’au sommet de l’Etat français]. Nombreux sont ceux qui pensent que ces sommes détournées furent utilisées pour subventionner des mouvements d'extrême-droite sous couvert [et avec la bénédiction] des structures démocratiques en place.

C’est d’ailleurs toujours comme cela que fonctionnait ce Damman : membre influent de la Ligue Internationale de la Liberté, de la CREC [une association anti-communiste pure et dure], de l’Académie Européenne de Sciences Politiques [qui avait son siège à Bruxelles] et du Cercle des Nations, il était aussi le grand organisateur des "dîners causeries Charlemagne" où étaient invités les décideurs des milieux conservateurs européens : Julio Andreotti, Otto de Hasbourg, Raymond Barre, Paul Boudin,.... Le but était de faire rencontrer des hommes d’affaires et des politiques avec une série de personnes de l’ombre " qui pensaient bien " [lobbyman, financiers, hommes de réseaux] et qui pouvaient les influencer pour faire avancer leurs idées.

Opération Prométhée

La théorie qui sous-tendait toute ces " influences " venait directement de l’opération Prométhée. Peu après la Question Royale, des cercles conservateurs belges, partisan d’une grande Europe anti-communiste, se retrouvaient régulièrement. De nombreux anciens militaires du Congo partageaient ces vues et étaient prêts à " aller au charbon ".

En France, le même modèle existait au sein de la " Cité Catholique ", qui fournissait l’aide logistique.

Ces croisés des temps modernes diffusaient leur prose, au départ à partir du mouvement ultra conservateur Ordre et Tradition et ensuite via l’Aginter press. C’est eux qui fomentèrent le coup d’Etat avorté en Belgique en 1973 avant d’appliquer leur modèle avec succès à la Grèce, avec la prise de pouvoir des colonels.

Déstabilisation

En Belgique, l’Aginter Press envoya ses mercenaires [recrutés parmi les anciens de l’OAS et du réseau Catena] à deux reprises pour tenter de mettre fin à l’emprise et la menace communiste sur l’ensemble des structures de l’Etat : le 26 mars 60, ils flinguèrent un prof de l’ULG, un certain Georges Laperches. Ils rééditèrent leur tentative d’assassinat sur les frères Moureaux mais ceux-ci, se sachant surveillés, ont pu in extremis sortir par une porte dérobée et éviter de tomber sous les balles des flingueurs.

Serge Moureaux fut, entre autres, visé par ce qu’il avait publiquement apporté son soutien aux Fellaghas du FLN. Beaucoup de ces " fellouzes " vivaient en clandestinité chez nous. Ils disposaient de relais en Belgique pour faire passer les Algériens recherchés par les autorités françaises. Un comité viendra même aider financièrement ces " passeurs ", au rang desquels on retrouva notamment Serge Moureaux, Guy Cudell, Wilfried Martens, Roger Lallemand.

Les techniques de déstabilisation utilisées par ces réseaux Catena et toutes ces mouvances hyper cathos le furent pour justifier, sous couvert démocratique, avec l’aval du politique, une reprise en mains. Elle connut plusieurs exemples en Italie, en Espagne et en Belgique dans les années de plomb [fin des années 70 jusqu’en 1985] : tirs aveugles dans la foule, attaques et attentats sanglants pour impressionner l’opinion publique.

On sait ce qu’il en est advenu…

Louise UBU


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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Lun 3 Déc 2012 - 18:14



Si je poste ce qui précède dans ce fil de discussion, c'est parce que le coup d'Etat des colonels grecs a eu lieu le 21 avril 1967.

Les réseaux Stay-behind (dont le réseau grec LOK) étaient sous le commandement du SACEUR Lyman Lemnitzer dont l'assistant était Guy Weber.

Difficile de croire que Guy Weber n'a joué aucun rôle.

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MessageSujet: Re: Guy WEBER   Aujourd'hui à 19:11

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