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 Christian TAVERNIER

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HERVE



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MessageSujet: Christian TAVERNIER   Lun 30 Avr 2012 - 17:20



http://assassinatsdecooperants.ouvaton.org/spip.php?article1529

Droit de réponse par Christian Tavernier

Article publié le mercredi 11 août 2004 par Mariama

Mis à jour le jeudi 28 décembre 2006

(...)

1. Précisions : Christian Tavernier a fait partie des mercenaires européens au Congo ex-belge dès 1961. Colonel, il a appartenu aux services secrets belges (le SARM). L’un n’est pas exclusif de l’autre : la tenue mercenaire exonère le gouvernement commanditaire.

(...)

4. Nous n’avons pas été témoins de la rencontre à l’hôtel Bristol. Ce qui est certain, c’est que Christian Tavernier, confrère et ami de Bob Denard, fréquente depuis deux ans tant le conseiller élyséen Fernand Wibaux que l’ex-chef d’état-major des Forces armées rwandaises (FAR), le général Augustin Bizimungu, sous l’autorité duquel ces troupes ont participé au génocide de 1994. Ce sont les génocidaires non repentis du Hutu power qui ont été surnommés « Khmers rouges ». Ils ne sont pas plus Cambodgiens que le félin aux yeux verts...

5. Christian Tavernier n’aime pas qu’on lui rappelle son rôle à la tête des mercenaires de Mobutu. Mais il fut aux côtés de ce dernier durant presque 36 ans. En janvier 1997, dans l’Est du Zaïre, il déclarait au Soir de Bruxelles (27/01/1998) : « Je peux vous confirmer ce que vous avez sans doute lieu dans la presse : il y a ici un certain nombre de soldats blancs, 280 environ. Des spécialistes des situations difficiles, des combats de brousse, de la contre-guérilla et parmi eux des Serbes et des Croates. [...] Notre suprématie aérienne est absolue [...]. Nous pourrons exercer le droit de poursuite. [...] Nous avons des moyens et surtout [...] un avantage tactique essentiel [...] la profondeur ».

6. Proche des démocrates-chrétiens belges, et plus particulièrement de l’ex-Premier ministre Léo Tindemans, Tavernier prônait la réinsertion des ex-FAR au Zaïre, sous le patronage de Mobutu. Il s’est retrouvé à leurs côtés, avec la Françafrique et ses mercenaires, d’extrême-droite ou d’ex-Yougoslavie, à défendre un régime totalement corrompu.


Note : SARM = Service d’Action et de Renseignement militaire (Military Action and Intelligence Service)


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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 30 Avr 2012 - 17:27


http://www.liberation.fr/monde/0101202406-l-armada-de-mercenaires-au-zaire-commandes-par-un-belge-280-affreux-menent-la-contre-offensive

Le 24 janvier 1997 à 15h29

L'Armada de mercenaires au Zaïre. Commandés par un Belge, 280 «affreux» mènent la contre-offensive.

Par SMITH Stephen

Kisangani, envoyé spécial

Trente ans plus tard, il est de retour. Christian Tavernier, le Bob Denard belge, est le chef des mercenaires dans l'est du Zaïre, engagés par le président Mobutu pour reconquérir l'Est du pays tombé en octobre dernier aux mains de rebelles. Depuis le début de l'année, cet homme grand et sec, aux cheveux blancs, fait des sauts de puce à bord d'un petit porteur flambant neuf entre Kisangani et Watsa, une ville minière à 700 kilomètres au nord-est de la capitale du Haut-Zaïre. C'est là, en avant-poste dans une zone aurifère d'importance stratégique, que le colonel Tavernier a installé le gros de ses recrues, quelque 280 Serbes, Croates, Russes, Polonais, Belges, Italiens et Français. Tavernier, sexagénaire, connaît bien Kisangani. Son frère cadet, exploitant forestier, y était installé jusqu'à sa mort, du sida, l'an dernier. Quant à Watsa, Christian Tavernier en garde des souvenirs. C'est à Watsa qu'il combattait ­ déjà ­ la rébellion, en 1964-1965, à la tête du «14e codos», une unité de commandos mercenaires.

Le colonel Tavernier n'a jamais vraiment décroché. Conseiller militaire et homme d'affaires, il a longtemps travaillé avec les maquisards du colonel John Garang au Sud-Soudan où, à la fin des années 80, il a dû croiser un certain Laurent Kabila, à l'époque dans l'entourage de Garang et aujourd'hui chef rebelle dans l'est du Zaïre... Ancien du Katanga, du temps de la tentative sécessionniste de Moïse Tshombé et de la «force belge» payée par l'Union minière, Tavernier a failli reprendre du service dans le sud du Zaïre l'été dernier. Mais il a aussi fait des offres de service ailleurs, comme par exemple au Congo pour la restructuration d'une armée comptant moins d'hommes du rang que d'officiers.

Monsieur Afrique. A Paris, Tavernier n'est pas un inconnu. Selon nos informations, il entretient de longue date des relations avec Jacques Foccart, l'octogénaire «monsieur Afrique» du gaullisme. Au moins une fois, en juin dernier, Tavernier a été reçu au 14, rue de l'Elysée par l'ambassadeur Fernand Wibaux, un proche collaborateur de Foccart et conseiller officieux de Chirac pour les affaires africaines. Comme directeur de publication du magazine Fire, Tavernier s'est par ailleurs associé avec «le corsaire de la République», Bob Denard, rédacteur en chef et héros d'un feuilleton d'aventures publié dans cette revue pour mercenaires. «Compte tenu des liens qui existent depuis plus de trente ans entre Denard et Foccart, il est inconcevable que Foccart n'ait pas été, au moins, informé du contrat de Tavernier», estime un diplomate français.

Jacques Foccart était-il seulement «au parfum»? L'étroitesse des relations entre Jacques Foccart et le maréchal Mobutu, qui l'appelle au besoin plusieurs fois par jour, accréditerait l'idée que «le conseiller personnel de Jacques Chirac chargé des relations avec les présidents africains» ait pu jouer un rôle plus important. Cependant, en l'absence de preuves, il faut se borner à constater le nombre considérable de mercenaires français dans l'est du Zaïre. Le premier groupe des dix-neuf «instructeurs», l'état-major autour du colonel Tavernier, arrivé le 3 janvier à Kisangani, comptait en effet un Italien, deux Belges et seize Français. Sur les deux cent soixante autres mercenaires qui, à la mi-janvier, ont été rassemblés à Francfort avant de débarquer sur l'aéroport de Gbadolite, le village natal et «Versailles dans la jungle» du maréchal Mobutu, beaucoup sont originaires de l'ex-Yougoslavie, mais il y a également un «nombre significatif» de Français. «Comme Denard n'est plus opérationnel depuis la débâcle aux Comores, un Belge a pris la tête du groupe qu'il aurait autrement commandé», affirme la même source.

Extrême retenue. Depuis le début de la guerre dans l'est du Zaïre, la France a démenti, à plusieurs reprises, toute implication officielle dans le recrutement de mercenaires. Jacques Chirac aurait même convoqué Jacques Dewatre, le chef des services secrets (Direction générale de la sécurité extérieure, DGSE) pour lui intimer des ordres d'extrême retenue. Selon nos informations, Jacques Dewatre s'est récemment rendu à Kinshasa, et les autorités françaises disposaient des CV complets des dix-neuf premiers mercenaires dès le début janvier. En revanche, à la suite d'articles de presse erronés, les dénégations formelles de Paris sont intervenues avant même l'arrivée sur place du gros de la force mercenaire.

Arsenal. A Kisangani, les «instructeurs» blancs ne se cachent guère. A bord de leur jeep blanche, Marc et Martin, deux gaillards, sillonnent la ville à longueur de journée et, en scannant les fréquences radio, on tombe fatalement sur «Victor-Tango». D'autres mercenaires sont logés à l'hôtel Palm Beach, le meilleur de la place, à plus de 600 francs la nuit. Mardi, onze Blancs en uniforme, à bord de deux Unimog, ont déchargé un avion-cargo sur le tarmac de l'aéroport de Kisangani, au moment où y débarquait un groupe de journalistes étrangers. Il est vrai que l'arsenal de la contre-offensive zaïroise s'y étale également au grand jour: des caisses de munitions russes, un Puma et deux Gazelle français, deux avions à réaction, des Sia-Marchetti italiens, et, fleurons de l'armada de la reconquête, arrivés samedi dernier, trois hélicoptères d'attaque MI-24. Quatre autres de ces forteresses volantes, immortalisées dans Rambo III, seraient encore à venir, via la Pologne et avec escale technique au Caire. Pour des problèmes d'interprétariat avec les pilotes russes, le déclenchement de la contre-offensive zaïroise a dû, un moment, être retardé...

Il n'y a pas que d'un seul côté des «instructeurs». Lors d'un virulent accrochage, le 15 janvier, entre une colonne rebelle et l'armée zaïroise autour du pont sur la rivière Osso, à 80 km à l'ouest de Walikale, deux Blancs ont été tués du côté des assaillants, finalement repoussés, affirment des témoins. Dans sa livraison du 9 janvier, la Lettre du Continent, publiée à Paris, avait déjà signalé la présence, auprès du chef rebelle Laurent Kabila, d'un autre ex-mercenaire de la cause katangaise, le général de brigade à la retraite William Mallants. De nationalité belge comme Christian Tavernier, qu'il connaît bien, cet ingénieur de télécommunications a choisi l'autre camp.

Inégalité. «Le vrai mercenariat est financier», soutient un proche du maréchal Mobutu, selon lequel des fonds koweitiens ­versés en reconnaissance du rôle joué lors du déclenchement de la guerre du Golfe par le Zaïre, alors président du Conseil de sécurité de l'ONU­ auraient permis de «reconstituer l'armée de l'air». De ce financement de l'effort de guerre, les mercenaires profitent également. Les hommes du rang touchent 2000 dollars, environ 10000 francs, tandis qu'un colonel perçoit 27000 F. C'est infiniment plus que la solde, au demeurant rarement versée, des militaires zaïrois de base, qui doivent se contenter de l'équivalent en monnaie locale de 1 dollar. Ce qui n'est pas sans poser des problèmes de cohabitation sur le front où, selon l'expression d'un attaché militaire à Kinshasa, «l'inégalité est la règle, sauf devant la mort».


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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 30 Avr 2012 - 17:51



On peut supposer que Christian Tavernier et Michel Relecom se connaissaient car ils "fréquentaient" tous les deux le président Mobutu. Il en allait sans doute de même de Ronald Rossignol qui a notamment racheté le Mystère 20 du président zaïrois et qui aurait eu d'autres affaires avec lui (y compris via le commerce des armes ?).

Christian Tavernier a créé la revue belge francophone AMI (pour Armes Militaria International) qui parut à partir de 1979. Elle publiait des articles sur les armes et le Militaria (tout objet témoignant de l'activité militaire).

Elle devint ArMI en 1987 puis Fire en 1990.

Le magazine Fire, appartenant aux mercenaires Bob Denard et Christian Tavernier, disparut en 2002.

Ces magazines furent vendus en kiosque en Belgique, en France et en Suisse.

Parmi les collaborateurs : des compagnons de Tavernier au Zaïre et aussi Bob Louvigny (détective privé, voir le fil de discussion), l'américain Chuck Taylor l'ancien para-commando Roger Swaelens ("practical shooting").

Les enquêteurs ont trouvé chez Paul Vanden Boeynants des actions de "Action Press", éditeur de AMI.

Quand Action Press a eu des problèmes financiers, l'ambassadeur zaïrois à Bruxelles (Kengo Wa Dondo) est intervenu (1980), ainsi que le frère de Alain de Villegas de Jette Saint-Pierre (affaire des avions renifleurs). Selon De Morgen, il y a aussi eu une aide de Jean Gol. La faillite est néanmoins arrivée en septembre 1982.

AMI a alors été édité par New Fashion Media (aussi liée à VDB).

Un exemplaire d'une encyclopédie sur les cartouches militaires a été incendié dans le Bois de la Houssière entre le 2 et le 9 novembre 1985 avec d'autres revues d'armes, divers documents et des chèques estampillés Delhaize, volés lors des faits commis à Overijse le 27 septembre 1985.

Le mot « Kalachnikov » est souligné à la page 89, et à la page 87, le mot "URSS" est souligné. De même, avec toutes les munitions de cal. 7,62 mm OTAN.

A la page 9, qui parle toujours du même type de munitions, le mot "Etats Unis" est passé au marqueur.

Selon un intervenant du forum, le livre sur les cartouches militaires dont il est question dans le dossier a été chroniqué dans la revue belge AMI (numéro 50 de février 1984).

Quelques mots tiré de cette chronique:

"L'ouvrage présenté ici est un bon ouvrage, dans la lignée des ouvrages américains présentés en la matière.
Bon nombre de données techniques devront être vérifiées avant de rendre un avis favorable, mais, dès à présent, nous pensons pouvoir dire qu'il s'agira d'un bon achat en tant que premier livre pour les amateurs, collectionneurs débutants, policiers ou militaires ayant cette branche dans les cours élémentaires qui leur sont dispensés."

Un bon de commande est présent, permettant de commander cette revue à "la librairie des éditions" rue du Trône à Bruxelles.

L’intervenant est convaincu que les tueurs lisaient la revue AMI. Ce n'est pas la première fois qu'elle apparait dans l’enquête. En vrac, on y a lu :

- publicité pour Dekaise.
- compte-rendu de compétitions d'action-shooting, où on peut retrouver des noms familiers.
- éloge des riot-guns à travers plusieurs articles.
- et donc chronique de ce livre.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 30 Avr 2012 - 19:08



BRAECKMAN,COLETTE

Page 8

Vendredi 3 octobre 1997

Les étranges réseaux en Afrique centrale : souvenirs de mercenaire

Christian Tavernier, du Zaïre au Congo

L'épopée des télex volés

(III et fin).

Retraité à Tahiti, l'ex-comparse de Bob Denard ne renie rien de ses amitiés. Ni de ses années de collaboration avec Mobutu.

Max-Olivier Cahen, le fils de diplomate, qui a été à l'école, à l'université, au gymnase ou ailleurs avec tout ce qui compte parmi les rejetons de la jet society diplomatico-affairiste, a fait équipe depuis plusieurs années avec un personnage d'un tout autre calibre : Christian Tavernier, ancien compagnon d'armes du célèbre mercenaire Bob Denard, qui fut longtemps éditeur de la revue «Fire» à Bruxelles, lue par tous les acheteurs et les vendeurs d'armes, ainsi que de la revue « L'Eventail», recueil de mondanités.

Tout cela n'était que passe-temps pour Tavernier, amoureux de l'Afrique des aventuriers et des missionnaires, membre du conseil de sécurité de Mobutu et fidèle, de la première comme de la dernière heure, du vieux Léopard. Christian Tavernier, qui se dit aujourd'hui pensionné et prêt à vivre des jours meilleurs du côté de Bora Bora, ne renie ni ses amitiés ni ses activités antérieures et reconnaît bien volontiers ses années de renseignement au profit de Mobutu.

Il assure que, depuis les années 70, il entretient des rapports privilégiés avec le Sarm (Service d'action et de renseignements militaires), qui fut peut-être l'un des meilleurs parmi les services d'information de Mobutu. C'est le Sarm en effet qui collabora avec les Israéliens durant les années 70, lorsque ces derniers assuraient la sécurité rapprochée du Guide et le tenaient informés grâce au Mossad (de tels services étaient rémunérés financièrement, mais aussi politiquement : le Zaïre de Mobutu avait été l'un des premiers à rompre l'embargo que les pays africains infligeaient à Israël).

L'efficacité du Sarm et des Israéliens (qui collaboraient aussi avec la CIA) était telle qu'ils avaient placé sous écoute l'ambassade de Belgique : Depuis la fin des années 70, assure aujourd'hui Tavernier, toutes les dépêches confidentielles qui sortaient de l'ambassade étaient interceptées, adressées à la bonne attention de Mobutu et m'étaient également communiquées. Le ministère des Affaires étrangères nie le caractère systématique de ces écoutes. Il en veut pour preuve qu'après le vol de télex survenu en 1995, lorsque les mesures de sécurité furent renforcées et réduit le nombre de destinataires, aucune fuite ne fut plus constatée.

Peut-être... Tavernier assure quant à lui que les services d'écoute sont demeurés opérationnels... jusqu'à aujourd'hui : Les fameux télex de Max-Olivier Cahen, je les avais aussi, par mes propres sources. Et lorsqu'après la prise de pouvoir de Kabila, mes petits gars à Kinshasa m'ont demandé des instructions, je leur ai dit, en toute simplicité, de se mettre au service du nouveau pouvoir ! Autrement dit, Kabila devrait être aussi bien informé que l'était Mobutu...

Informé, Tavernier l'était aussi, et en 1995 déjà, il nous annonçait que Mobutu souffrait d'une maladie grave, sans doute incurable, ce que les Américains n'ignoraient pas, eux non plus. C'est pourquoi, afin d'assurer une retraite tranquille à son vieux patron, Tavernier multiplia les propositions non conflictuelles : démobiliser une armée improductive, accepter de céder en partie le pouvoir à un Premier ministre, se diriger vers des élections, régler le cas des réfugiés rwandais en envoyant les militaires à Kamina.

REPRENDRE GOMA

Lorsque la guerre éclata au Kivu, en octobre 1996, c'est tout naturellement que Tavernier se retrouva en piste : un an plus tôt, pour le compte des Français et de Mobutu, il s'était rendu sur la frontière soudanaise ainsi qu'à Goma, et avait fait rapport de son voyage, à Paris et à Gbadolite. En outre, depuis deux ans, il militait (sans succès) pour le plan Tindemans.

Bref, lorsqu'au moment de l'offensive de Kabila, les Français, désireux de voir les forces gouvernementales reprendre Goma, lui proposèrent de reprendre du service, il accepta sans hésiter. L'idée, dit-il, était d'établir un quartier général à Libreville, d'injecter une centaine de Français accompagnant un bataillon zaïrois, d'amener du matériel performant à Bunia. A l'époque, dit Tavernier, j'étais partagé sur les chances de succès de l'opération : s'il s'agissait d'une révolte locale, elle pouvait être matée sans problèmes. Mais si d'autres forces, des pays étrangers en l'occurrence, soutenaient les combattants de l'AFDL, nous n'avions aucune chance.

C'est la deuxième hypothèse qui se vérifia : Goma ne fut évidemment jamais reprise, et Bunia tomba bien plus vite que prévu. Auparavant cependant, Bunia, proche du Soudan, a accueilli des «crap» français (commandos de recherche et d'action en profondeur) et les forces mobutistes avaient été dotées de matériel sophistiqué, qui leur permettait de localiser leur position, en longitude et latitude. Ce matériel s'avérera d'ailleurs très utile, moins pour l'offensive qu'au moment de la débandade.

Tavernier assure qu'il a réalisé très vite qu'il se trouvait en face d'un adversaire bien organisé, bien soutenu. Il est persuadé, aujourd'hui encore, que des intérêts miniers voire mafieux américains - en tous cas non officiels - soutenaient ses adversaires : L'ambassadeur américain à Kinshasa ne cessait de répéter que les Etats-Unis n'y étaient pour rien...

Même après la perte du Kivu, Tavernier réitère, en vain, ses anciennes propositions : démobiliser les éléments inutiles de l'armée de Mobutu, afin de stopper les pillages, décréter le Kivu «zone ouverte», et essayer de défendre le reste du pays. Pour cela, Tavernier, et derrière lui le Premier ministre Kengo wa Dondo demandent le soutien des Français mais, dit l'ancien mercenaire, Alain Juppé refuse : il ne veut pas aller plus loin.

LES SERBES À KISANGANI

Etrange refus, car au même moment des Serbes, que tout le monde dit être recrutés par les Français, débarquent à Kisangani et, au lieu de se montrer discrets, s'installent en bout de piste, au vu et au su des humanitaires et des journalistes !

Tavernier assure qu'il n'a rien à voir avec les tueurs de Srebrenica, qu'il a toujours désapprouvé leur présence, que ces derniers avaient été recrutés par le conseiller spécial de Mobutu, Sethi Yale, lequel a pu avoir été aidé par les anciens de la cellule africaine de l'Elysée, mais à titre personnel...

Une fois encore, la France se révèle plurielle : le Premier ministre Alain Juppé bloque les soutiens logistiques à l'armée de Mobutu, mais d'autres forces, militaires, ne renoncent pas et recourent à tous les moyens pour tenter de bloquer ce qu'ils considèrent toujours comme l'offensive des Tutsis désireux de reconstituer l'empire hima.

Toujours est-il que la ville de Watsa, proche du Soudan, saute, que la centaine d'hommes recrutés par Tavernier se replient, que les quatre hélicoptères achetés à grands frais (surtout au niveau des commissions perçues) par Sethi et Kengo s'avèrent inutiles car les maillons manquent pour assurer la continuité de la chaîne des munitions (!), et que Kisangani finit par tomber.

A ce moment, Tavernier, qui assure n'avoir jamais dirigé l'équipe des Serbes, comprend que la fin est inéluctable : Kinshasa finira par être prise, l'opinion locale et internationale est devenue totalement hostile à Mobutu. Bref, il n'y a plus qu'à laisser tomber, ce qu'il conclut assez rapidement. Et après quelques dernières missions d'observation des forces adverses, menées en hélicoptère, il décide de prendre une retraite précipitée du côté de Tahiti...

Il n'empêche que le mercenaire ne renie rien : ni son embauche par les Français, ni ses années au service de Mobutu, ni son système d'écoutes à Kinshasa. Lui, il se gausse, mais presque avec gentillesse, des déboires de Max-Olivier Cahen : Le pauvre, le voilà accusé d'avoir subtilisé des télex dont tout le monde disposait déjà...

COLETTE BRAECKMAN

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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 30 Avr 2012 - 20:06

il me semble que la première revendication de l'enlèvement de VDB avait aussi été adressé à un agence presse AMI , venant du Brigade Socialiste Révolutionnaire" (BSR)
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 10:52

Extrait de

War Dog: Fighting Other Peoples' Wars

By Al J. Venter






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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 10:58


http://www.uv.es/~pla/zaire/crap.txt

(...)

There are even French troops among the mercenary force led, on paper, by the Belgian adventurer Christian Tavernier.

According to Colonel Yamba, who defected from the Zairian army after active service in the Eastern provinces during the 1980s, "what you call mercenaries are actually 500 French soldiers from Bangui [one of France's main permanent bases in the region]. According to journalist Colette Braeckman, "the elite CRAP (Deep Search and Action) unit,(1) was trained at Kota Koli, a Zaire army training camp set up by Belgian officers, and now operates from a base in Kisangani".

The mercenary Tavernier is just a cover. According to Billets d'afrique newsletter "the General Staff of the mercenary force is 80% staffed by French instructors." And "In June 1996, Christian Tavernier visited the Elysee palace [home to French President Jacques Chirac] According to one French diplomat, 'given the links between Foccart [an Elysee advisor] and Bob Denard [France's most famous mercenary boss] it is inconceivable that Foccart would not have been at the least aware of Tavernier's contract Since Denard is no longer operational since his disastrous [failed coup attempt] in Comoros, a Belgian took the lead, a position which Denard would otherwise have occupied."(2)

(...)

1. Comando de Recherche et Action en Profondeur. See Colette
Braeckman, Le Dinosaure, Fayard 1991

2. Billets d'Afrique, February 1997.

3. Billets d'Afrique, February 1997.

4. Le Soir, 5 December 1996


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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 11:35

Extraits de

Mercenaries: An African Security Dilemma

By Abdel-Fatau Musah, J. 'Kayode Fayemi


Note : il y a de nombreux autres passages de ce livre qui parlent de Tavernier. Voir Google Books ...












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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 11:58

Extraits de

France, Zaïre, Congo, 1960-1977. [i.e. 1997]: echec aux mercenaires

































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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 12:04


http://www.liberation.fr/monde/0101192119-l-opposition-a-mobutu-et-l-occident-a-son-chevetils-craignent-une-destabilisation-du-zaire-s-il-disparait

L'opposition à Mobutu et l'Occident à son chevet
Ils craignent une déstabilisation du Zaïre s'il disparaît.


12 septembre 1996 à 22:26

Par SMITH Stephen

Libération

Les chancelleries occidentales le soignent au téléphone, les opposants zaïrois lui envoient leurs meilleurs «féticheurs». Si les mages d'Afrique ne sont guère autorisés à approcher le maréchal Mobutu, en convalescence «plus difficile que prévue» à Lausanne où il a été opéré d'un cancer à la prostate le 22 août, l'homme fort du Zaïre s'entretient fréquemment au téléphone avec «les quatre Jacques»: le président Chirac, le garde des Sceaux Jacques Toubon, le ministre de la Coopération Jacques Godfrain et, pratiquement tous les jours, avec Jacques Foccart, l'octogénaire «Monsieur Afrique» du gaullisme et père putatif de tous les réseaux franco-africains. Demain, un missi dominici de la République devra rendre visite au maréchal à l'hôtel Beau Rivage. «Mobutu va mal et, du coup, dans toutes les capitales occidentales on craint l'implosion du Zaïre», explique une source française.

Si les urologues du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) se retranchent derrière le secret médical, l'entourage du marchéal-président révèle que celui-ci aurait appris, voici sept mois, qu'il souffrait d'une «anomalie» à la prostate. Depuis, pour se préparer à l'opération, Mobutu a très fortement maigri, au point qu'il est apparu à un émissaire français l'ayant rencontré début juillet à Faro, au Portugal, comme «flottant dans ses vêtements». Après un passage dans sa propriété au cap Martin, sur la Côte d'Azur, où il aurait installé une grande partie de sa famille, le maréchal s'est rendu le 15 août en Suisse, subissant l'intervention chirurgicale sept jours plus tard. Depuis, son «visa humanitaire» a été prolongé par les mêmes autorités suisses qui, début août, ont déclaré persona non grata le général Pinochet, l'ancien dictateur chilien. Il est vrai que le geste humanitaire à l'égard de Mobutu profite, aussi, aux créanciers. Selon le département suisse des Affaires étrangères, ceux-ci négocient actuellement le règlement d'une dette (en loyers, travaux et frais de traiteur) d'environ six millions de francs.

«On n'en est plus aux frasques de l'individu, insiste un responsable à Paris, très inquiet de la stabilité au Zaïre.» Un souci partagé à Bruxelles, l'ex-métropole du Congo belge. Déjà fin juin, un officier des services secrets belges, le colonel Tavernier, a été reçu à l'Elysée où il s'est enquis de la maladie de Mobutu et de la manière dont «on pourrait tenir le pays». Au Zaïre, le Premier ministre Kengo Wa Dondo, qui multiplie les appels au secours, n'a aucune prise sur l'armée, dont il n'est pas seul à redouter un coup de force en l'absence de Mobutu. Dans les églises à Kinshasa, même l'ennemi juré du maréchal, l'opposant radical Etienne Tshisekedi, fait lire des prières d'action de grâce pour le prompt rétablissement du dictateur.


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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 4 Jan 2013 - 12:10


http://archives.lesoir.be/christian-tavernier_t-19970127-Z0D7TC.html?query=Tavernier&queryand=Tavernier%2C+colette&queryor=Tavernier&firstHit=20&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=27&all=30&nav=1


CHRISTIAN TAVERNIER

BRAECKMAN,COLETTE

Page 2

Lundi 27 janvier 1997


Sur la guerre dans l'Est du Zaïre, entre les rebelles de Kabila et l'armée de Mobutu encadrée par les mercenaires.

Vous vous trouvez quelque part dans l'Est du Zaïre, préparant la reconquête des territoires contrôlés par les rebelles. Les hostilités ont-elles déjà commencé ?

- Je peux vous dire que nous n'avons pas encore tiré un seul coup de fusil. Nous en sommes toujours au stade des préparatifs. De mon point de vue, tout mort est un mort inutile. Il faut tenter à tout prix d'éviter la catastrophe humaine qui se prépare. J'ai vu, tout près d'ici, les camps de réfugiés rwandais. Ces gens se trouvent dans un état épouvantable : à Lubutu, cinquante d'entre eux meurent chaque jour et les organisations humanitaires ne peuvent pas faire face à la situation. C'est l'horreur absolue. Moi, en ce moment, je me contente de distribuer du sel aux populations civiles...


Où en sont les préparatifs de la guerre ?

- Je peux vous confirmer ce que vous avez sans doute lu dans la presse : il y a ici un certain nombre de soldats blancs, 280 environ. Des spécialistes des situations difficiles, des combats de brousse, de la contre-guérilla et parmi eux des Serbes et des Croates. Par contre, il n'y a aucun Angolais, aucun Sud-Africain dans le jeu, et aucune puissance européenne ne nous soutient. Il est faux de mettre la France en cause. C'est peut-être le Koweït qui intervient dans notre financement, mais aucun État de l'Union européenne. Et je me demande s'il est vrai ou non que les États-Unis soutiennent le camp d'en face. Je ne le crois même pas. Des deux côtés, on est seul... Mais notre suprématie aérienne est absolue. Les journalistes qui ont vu des hélicoptères de combat n'ont aperçu que 10 % des moyens dont nous disposons.


Où en est l'armée zaïroise dans tout cela ?

- Les éléments sains de cette armée sont avec nous : les soldats ont dorénavant été payés, équipés, ils ont le moral. Même la Division spéciale présidentielle a été placée sous le contrôle du général Mahele. Désormais, les fonds destinés à l'armée arrivent aux destinataires, ils ne sont plus détournés. L'armée est dirigée par un homme efficace, professionnel, le général Mahele qui est un type bien. D'ailleurs, ici, la population est calme, réconfortée. Cela dit, je maintiens que la seule solution pour le Zaïre c'est l'organisation d'élections, et qu'avant cela, cette armée doit être profondément réorganisée avec une aide internationale, à laquelle la Belgique pourrait participer. Il faut que nous cessions de rater le coche.


La guerre est-elle encore évitable ? Et si oui, à quelles conditions ?

- Oui, elle peut l'être et c'est pour cela que je lance cet appel avant que les hostilités ne commencent réellement. Il faut qu'une solution politique intervienne entre Kigali et Kinshasa : Kagame doit comprendre que s'il retire ses troupes du Zaïre, le Rwanda ne sera pas attaqué. Sinon, nous pourrons exercer le droit de poursuite, et le Zaïre pour sa part assure qu'il ne soutient pas les ex-FAR. Une personnalité belge, indépendante et qui a la confiance des deux parties, comme Léo Tindemans, pourrait entamer une négociation entre Kigali et Kinshasa.


Vous ne parlez pas de Kabila, des forces zaïroises qui se trouvent au Kivu...

- Pour moi, Kabila n'est qu'un pantin de Kagame. Il ne compte pas et, même s'il y a des Zaïrois dans les forces adverses, je considère que c'est le Rwanda et aussi l'Ouganda qui mènent la danse.

C'est pour cela que je lance cet appel afin que l'on tente, aujourd'hui encore, d'éviter une guerre régionale : le Rwanda doit savoir que nous avons des moyens et surtout que nous avons un avantage tactique essentiel. Nous avons la profondeur, et eux pas. Ce que nous voulons, c'est permettre au gouvernement zaïrois de transition de rétablir son autorité sur l'ensemble du territoire national, ce qui est légitime, puis réformer l'armée, puis aller aux élections.


Une solution politique vous semble encore possible ?

- Certainement, car il y a des gens intelligents des deux côtés, Kagame comme Kengo mesurent les enjeux. Mais ceux qui ont spéculé sur l'éclatement du Zaïre se sont trompés : le sentiment national existe bel et bien et l'opinion zaïroise soutient la reconquête. J'espère que ce message parviendra à Kagame.

Il faut relancer le plan Tindemans, démobiliser une partie de l'armée zaïroise, déplacer les ex-FAR, donner des deux côtés des garanties de sécurité.

Un règlement politique devrait encore pouvoir intervenir. Mais il est temps.


Propos recueillis par COLETTE BRAECKMAN


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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 23 Aoû 2013 - 12:03

Un témoignage ...

Lorsque Roger Faulques, officier parachutiste français, a reçu le commandement du camp
d'instruction de Shinkolobwe  où était formé en 1961 le 1er bataillon d'Infanterie Portée, il a eu
l'adjudant Christian Tavernier sous ses ordres et l'avait surnommé "serpent à lunettes". Il ne
l'appréciait pas beaucoup. Christian Tavernier a fait son chemin et en janvier 1963, il était capitaine.
Il est mort sans laisser de biographie, cela aurait été intéressant, car il racontait qu'il avait travaillé
pour la Sûreté Militaire  de Mobutu à la fin des années 80. Il aurait eu le grade de colonel !

_ _ _


Sur Roger Faulques :

http://www.opex360.com/2011/11/07/deces-du-commandant-roger-faulques-une-figure-de-la-legion-etrangere/

(...)

Mais alors que l’armée est sur le point d’être secouée par le putsch des généraux d’Alger, le commandant Faulques est mis en disponibilité par le minitre des Armées de l’époque, Pierre Messmer, pour apporter un discret soutien à la rébellion katangaise, animée par Moïse Tshombé à partir de décembre 1960. Dans cette affaire, l’on retrouve notamment le nom du colonel Trinquier, le théoricien de la guerre subversive.

Pour aider la rébellion katangaise, des mercenaires français vont être recrutés. L’on parle alors des “affreux”. Ces soldats de fortune, commandés par Faulques, vont opposer une vive résistance, en décembre 1961, contre les forces des Nations unies envoyées au Katanga, une riche province de l’ancien Congo belge. Le 21, un cessez-le-feu est signé, et l’officier mis en diposition revient en France.

Deux ans plus tard, des mercenaires français sont envoyés au Yémen, grâce à des fonds du MI-6, le sevice secret britannique. Le commandant Faulques s’occupera, à Paris, de la base arrière de l’opération, confiée à un certain Bob Denard. On retrouve les deux hommes au moment de l’affaire du Biafra.

Après ces histoires, on n’a plus vu le commandant Faulques, sauf à l’occasion de la fête de Camerone, célébrée par la Légion étrangère tous les 30 avril

(...)

_ _


Roger Faulques a-t-il pu rencontrer le préfet Etienne des Rosaies ? Je pense à la présence de représentants de l'Ordre de Malte à la fête de Camerone et aussi à la présence de Etienne des Rosaies au Biafra ...

Sur les amitiés de Roger Faulques :

http://www.defendre-ses-droits.com/news/index.php?id_news=303

(...) j'étais rue Ste Dominique à Paris avec un vieil ami , ancien béret rouge, ancien et sans doute toujours agent de la CIA , vétéran du Mozambique, du Katanga et d'ailleurs avec Trinquier, Faulques , Guerin Serac tous anciens du 11éme choc, il rentrait d'Amérique Centrale


Note : je ne sais pas si Tavernier a connu Guerin Serac ...

_ _


Voir :

http://etudesgeostrategiques.com/2013/03/11/la-revolte-des-mercenaires-contre-mobutu-en-1967/

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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 23 Aoû 2013 - 13:24


Voir aussi :

http://jfk.hood.edu/Collection/Weisberg%20Subject%20Index%20Files/S%20Disk/Souetre%20et%20al,%20Published/Item%2007.pdf

L'orchestre noir
Frédéric Laurent





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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 23 Aoû 2013 - 16:45

MONDE 24 janvier 1997
L'Armada de mercenaires au Zaïre. Commandés par un Belge, 280 «affreux» mènent la contre-offensive.
Kisangani, envoyé spécial
Trente ans plus tard, il est de retour. CHRISTIAN TAVERNIER le Bob Denard belge, est le chef des mercenaires dans l'est du Zaïre, engagés par le président Mobutu pour reconquérir l'Est du pays tombé en octobre dernier aux mains de rebelles. Depuis le début de l'année, cet homme grand et sec, aux cheveux blancs, fait des sauts de puce à bord d'un petit porteur flambant neuf entre Kisangani et Watsa, une ville minière à 700 kilomètres au nord-est de la capitale du Haut-Zaïre. C'est là, en avant-poste dans une zone aurifère d'importance stratégique, que le colonel Tavernier a installé le gros de ses recrues, quelque 280 Serbes, Croates, Russes, Polonais, Belges, Italiens et Français. Tavernier, sexagénaire, connaît bien Kisangani. Son frère cadet, exploitant forestier, y était installé jusqu'à sa mort, du sida, l'an dernier. Quant à Watsa, Christian Tavernier en garde des souvenirs. C'est à Watsa qu'il combattait ¬ déjà ¬ la rébellion, en 1964-1965, à la tête du «14e codos», une unité de commandos mercenaires.
Le colonel Tavernier n'a jamais vraiment décroché. Conseiller militaire et homme d'affaires, il a longtemps travaillé avec les maquisards du colonel John Garang au Sud-Soudan où, à la fin des années 80, il a dû croiser un certain Laurent Kabila, à l'époque dans l'entourage de Garang et aujourd'hui chef rebelle dans l'est du Zaïre... Ancien du Katanga, du temps de la tentative sécessionniste de Moïse Tshombé et de la «force belge» payée par l'Union minière, Tavernier a failli reprendre du service dans le sud du Zaïre l'été dernier. Mais il a aussi fait des offres de service ailleurs, comme par exemple au Congo pour la restructuration d'une armée comptant moins d'hommes du rang que d'officiers.
Monsieur Afrique. A Paris, Tavernier n'est pas un inconnu. Selon nos informations, il entretient de longue date des relations avec Jacques Foccart, l'octogénaire «monsieur Afrique» du gaullisme. Au moins une fois, en juin dernier, Tavernier a été reçu au 14, rue de l'Elysée par l'ambassadeur Fernand Wibaux, un proche collaborateur de Foccart et conseiller officieux de Chirac pour les affaires africaines. Comme directeur de publication du magazine Fire, Tavernier s'est par ailleurs associé avec «le corsaire de la République», Bob Denard, rédacteur en chef et héros d'un feuilleton d'aventures publié dans cette revue pour mercenaires. «Compte tenu des liens qui existent depuis plus de trente ans entre Denard et Foccart, il est inconcevable que Foccart n'ait pas été, au moins, informé du contrat de Tavernier», estime un diplomate français.
Jacques Foccart était-il seulement «au parfum»? L'étroitesse des relations entre Jacques Foccart et le maréchal Mobutu, qui l'appelle au besoin plusieurs fois par jour, accréditerait l'idée que «le conseiller personnel de Jacques Chirac chargé des relations avec les présidents africains» ait pu jouer un rôle plus important. Cependant, en l'absence de preuves, il faut se borner à constater le nombre considérable de mercenaires français dans l'est du Zaïre. Le premier groupe des dix-neuf «instructeurs», l'état-major autour du colonel Tavernier, arrivé le 3 janvier à Kisangani, comptait en effet un Italien, deux Belges et seize Français. Sur les deux cent soixante autres mercenaires qui, à la mi-janvier, ont été rassemblés à Francfort avant de débarquer sur l'aéroport de Gbadolite, le village natal et «Versailles dans la jungle» du maréchal Mobutu, beaucoup sont originaires de l'ex-Yougoslavie, mais il y a également un «nombre significatif» de Français. «Comme Denard n'est plus opérationnel depuis la débâcle aux Comores, un Belge a pris la tête du groupe qu'il aurait autrement commandé», affirme la même source.
Extrême retenue. Depuis le début de la guerre dans l'est du Zaïre, la France a démenti, à plusieurs reprises, toute implication officielle dans le recrutement de mercenaires. Jacques Chirac aurait même convoqué Jacques Dewatre, le chef des services secrets (Direction générale de la sécurité extérieure, DGSE) pour lui intimer des ordres d'extrême retenue. Selon nos informations, Jacques Dewatre s'est récemment rendu à Kinshasa, et les autorités françaises disposaient des CV complets des dix-neuf premiers mercenaires dès le début janvier. En revanche, à la suite d'articles de presse erronés, les dénégations formelles de Paris sont intervenues avant même l'arrivée sur place du gros de la force mercenaire.
Arsenal. A Kisangani, les «instructeurs» blancs ne se cachent guère. A bord de leur jeep blanche, Marc et Martin, deux gaillards, sillonnent la ville à longueur de journée et, en scannant les fréquences radio, on tombe fatalement sur «Victor-Tango». D'autres mercenaires sont logés à l'hôtel Palm Beach, le meilleur de la place, à plus de 600 francs la nuit. Mardi, onze Blancs en uniforme, à bord de deux Unimog, ont déchargé un avion-cargo sur le tarmac de l'aéroport de Kisangani, au moment où y débarquait un groupe de journalistes étrangers. Il est vrai que l'arsenal de la contre-offensive zaïroise s'y étale également au grand jour: des caisses de munitions russes, un Puma et deux Gazelle français, deux avions à réaction, des Sia-Marchetti italiens, et, fleurons de l'armada de la reconquête, arrivés samedi dernier, trois hélicoptères d'attaque MI-24. Quatre autres de ces forteresses volantes, immortalisées dans Rambo III, seraient encore à venir, via la Pologne et avec escale technique au Caire. Pour des problèmes d'interprétariat avec les pilotes russes, le déclenchement de la contre-offensive zaïroise a dû, un moment, être retardé...
Il n'y a pas que d'un seul côté des «instructeurs». Lors d'un virulent accrochage, le 15janvier, entre une colonne rebelle et l'armée zaïroise autour du pont sur la rivière Osso, à 80 km à l'ouest de Walikale, deux Blancs ont été tués du côté des assaillants, finalement repoussés, affirment des témoins. Dans sa livraison du 9 janvier, la Lettre du Continent, publiée à Paris, avait déjà signalé la présence, auprès du chef rebelle Laurent Kabila, d'un autre ex-mercenaire de la cause katangaise, le général de brigade à la retraite William Mallants. De nationalité belge comme Christian Tavernier, qu'il connaît bien, cet ingénieur de télécommunications a choisi l'autre camp.
Inégalité. «Le vrai mercenariat est financier», soutient un proche du maréchal Mobutu, selon lequel des fonds koweitiens ¬versés en reconnaissance du rôle joué lors du déclenchement de la guerre du Golfe par le Zaïre, alors président du Conseil de sécurité de l'ONU¬ auraient permis de «reconstituer l'armée de l'air». De ce financement de l'effort de guerre, les mercenaires profitent également. Les hommes du rang touchent 2000 dollars, environ 10000francs, tandis qu'un colonel perçoit 27000F. C'est infiniment plus que la solde, au demeurant rarement versée, des militaires zaïrois de base, qui doivent se contenter de l'équivalent en monnaie locale de 1 dollar. Ce qui n'est pas sans poser des problèmes de cohabitation sur le front où, selon l'expression d'un attaché militaire à Kinshasa, «l'inégalité est la règle, sauf devant la mort».

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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Ven 23 Aoû 2013 - 18:03



Christian Tavernier a effectué deux contrats de six mois au 6e BCE, puis il s'est reconverti dans le secteur civil.

Ses relations avec les autres officiers mercenaires étaient normales, mais il n'avait pas une très bonne réputation à cause de son ambition et il s'était fait des ennemis.

Il est revenu au Congo en septembre 1964 en se donnant un grade supplémentaire (capitaine-commandant) et ce n'était pas bien vu par ses collègues capitaines. D'ailleurs, le général Mobutu lui a donné l'ordre de rectifier son grade.

Sa réputation au combat était aussi critiquée et certains le surnommaient "Folie bergère", car il faisait des grands moulinets avec ses bras quand il s'énervait.

Comme beaucoup d'anciens, il a cherché de s'imposer auprès de Tshombé, mais peu ont réussi.

Certains courtisans le critiquaient et le soupçonnaient de viser leur place. D'autres ont tenté de profiter que les relations Mobutu - Tshombé commencent à se détériorer pour placer leurs pions et on cite le cas d'officiers mercenaires qui auraient courtisé Mobutu au moment opportun pour évincer un rival, mais j'ignore à quel moment Tavernier, qui était passé dans le civil, a pu jouer double-jeu.

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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Sam 24 Aoû 2013 - 14:41

L'un des jeunes lieutenants de Denard, "F.X." (François Xavier Sidos, lié à Pierre Sidos le dirigeant de l'Oeuvre Française) a critiqué Tavernier de façon virulente concernant l'opération de 1997 au Zaïre. On peut lire cela dans "Les soldats libres", publié en 2002 par une maison d'édition française plutôt fascisante, "L'Aencre" (L'Aencre est aussi une librairie parisienne dont les dirigeants étaient eux même liés aux milieux des barbouzes-mercenaires opérant en Afrique, dans les années 90-2000).

"FX" n'est pas une source très fiable (que ce soit à cause de son idéologie ou de sa proximité avec Denard), mais son récit a le mérite de montrer l'hostilité des fidèles de Denard envers Tavernier.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Sam 24 Aoû 2013 - 16:53


http://fr.wikipedia.org/wiki/AMI/ArMI/Fire

La revue belge francophone AMI (pour Armes Militaria International) parut à partir de 1979. Elle publiait des articles sur les armes et le Militaria.

Elle devint ArMI en 1987 puis Fire en 1990. Le magazine Fire, appartenant aux mercenaires Bob Denard et Christian Tavernier, disparut en 2002.

Ces magazines furent vendus en kiosque en Belgique, en France et en Suisse.

http://hlebooks.com/presse/total.htm

Différents magazines retrouvés dans le Bois de La Houssière ...

Il s'agit des magazines suivants :

AMI (Armes Militaria Infos).
Armes international - N° 25 - dec 85 - jan 86.
L'amateur des armes - N° 30.
Armes international - N° 1 - december 1983.

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t2439-magazines-d-armes

Voir aussi les messages précédents (notamment avril 2012)

Les enquêteurs ont trouvé chez Paul Vanden Boeynants des actions de "Action Press", éditeur de AMI.

Quand Action Press a eu des problèmes financiers, l'ambassadeur zaïrois à Bruxelles (Kengo Wa Dondo) est intervenu (1980), ainsi que le frère de Alain de Villegas de Jette Saint-Pierre (affaire des avions renifleurs). Selon De Morgen, il y a aussi eu une aide de Jean Gol. La faillite est néanmoins arrivée en septembre 1982.

AMI a alors été édité par New Fashion Media (aussi liée à VDB).
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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Dim 25 Aoû 2013 - 4:11

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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 26 Aoû 2013 - 0:37

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dim



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Lun 26 Aoû 2013 - 12:23

Après son doctorat à l'ULB, Jouret a participé comme para aux operations de Kolwezi. Plus tard (en 1977) il est parti aux Philipinnes, avant le bordel connu: Annemasse, grand-maitre à l'ORT (= Origas, liens avec AMORC, le reseau Foccart, SAC, OSMTJ, Gladio?, ...) en 1983, l'Ordre international chevaleresque de tradition solaire (OICTS) en 1984, l'Ordre du Temple Solaire (OTS), ... mais le gus aurait été aussi membre de la loge Opéra et même des Milices de JC ! Selon Armand Van Ghyseghem, Luc Jouret et Willy Vassaux auraient infiltré des mouvances esotériques sur demande du PIO.
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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Mer 28 Aoû 2013 - 9:42

.


Dernière édition par K le Sam 26 Juil 2014 - 11:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Mer 5 Fév 2014 - 11:49



http://jfk.hood.edu/Collection/Weisberg%20Subject%20Index%20Files/S%20Disk/Souetre%20Jean%20with%20aka's/Item%2015.pdf





Le fait que Tavernier affirme avoir travaillé pour la CIA de 1960 à 1975 peut éclairer d'un jour nouveau le schéma de Paul Latinus :





Cela éclaire-t-il aussi l'affaire des avions renifleurs (Giscard d'Estaing) ?

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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Mer 21 Mai 2014 - 9:00


Il est question de Christian Tavernier (et de Jean-Claude Wavreille) dans le livre

Mercenaires S.A.
Pa Philippe Chapleau et François Misser (DDB, 1998)

Voir :

http://fr.scribd.com/doc/225392813/Mercenaires-s-a-Tavernier-Wavreille


notamment :





(référence à "La Libre Belgique" du 21 janvier 1998)

Voici de que dit "alain" sur le Karibu :

c est le KARIBU ....;tenu par 1 des filles de TSHOMBE
Il etait possible d y rencontrer Jean-Claude PAUL (voir fondation ASBL MOISE TSHOMBE ,moniteur 20mars 1997 .
But INFOS et RENSEIGNEMENTS sur le CONGO !
Jean-Claude avait 1:BCS no 307 148/95 au cul ,(vol ,recel,et trafics armes )
Et ,pour la petite histoire le resto ,etait frequente ,par des politiques de droite ,des militaires ,des hauts fonctionnaires (carriere CONGO )et des cadres du SANCTI BENEDICTI PRO EUROPA (belges)

_ _


Les droites nationales et radicales en France - Répertoire critique
(J.Y. Camus & R.Monzat, 1992)

p.185
Fraternité Saint-Benoît pour une Europe Chrétienne
Aix-en-Provence
Prés. : René Pellabeuf

"La Fraternité Saint-Benoît milite pour que l'Europe unie qui s'édifie ait des moeurs et des institutions en conformité avec la loi naturelle -loi assumée par le Christianisme-."

Le "comité d'honneur" de la fraternité qui à l'échelon européen s'appelle "Fraternitas Sancti Benedicti pro Europa christiana", comprend essentiellement des nobles et des militaires : en Belgique Mgr. l'archiduc Charles Louis d'Autriche, la comtesse de Looz Corswarem, le lieutenant-général Janssens, M.F. Dubois maître de la Militia Sanctae Mariae Europe (dont dépend de fait la FSB) ; en Allemagne "Son Altesse Impériale et Royale l'Archiduc Otto de Habsbourg" (ce député CDU proche de feu Franz-Josef Strauss anime des réseaux européens dont la FSB semble constituer un élément) ; en France le professeur Jérôme Lejeune, le général Jean Callet ; en Espagne notamment le général José Marquez y Alvarez de Toledo, duque de Santa Cristina ; au Portugal Dom Antonio José Rafael, évêque de Bragança.

La FSB est membre du Cercle civique européen de Jean-Bernard Leroy, et coopère avec plusieurs structures européennes issues de la Cité catholique.

La FSB semble agir surtout souterrainement par l'intermédiaire de ses membres investis dans d'autres associations ou partis politiques.

_ _ _


Le lieutenant-général Janssens était proche de Georges Herbint ...

_ _ _





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HERVE



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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Mer 21 Mai 2014 - 10:45


Sauf erreur de ma part, Christian Tavernier a obtenu le grade de colonel dans le service "action renseignement militaire" SARM.

Jean-Claude Wavreille côtoyait plusieurs exilé katangais Il était en contact régulier avec le fils de Kimba et avec André Tshombe.

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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Mer 21 Mai 2014 - 11:12

tiens , si qqun pouvait confirmer que l'agence presse de TAV. ,annonciateur du kidnap de VDB par une bande de proletaires était situé aux rue des coccinelles aussi ? comme la madame en salami retrouvé a BEEZ?
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MessageSujet: Re: Christian TAVERNIER   Aujourd'hui à 3:59

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