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 Thirion, Marc

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michel
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MessageSujet: Thirion, Marc   Mer 13 Juin 2012 - 19:59

A la demande de notre membre PSL (que je salue), je créée un fil consacré à Marc Thirion et je reproduis ce message :

PSL a écrit:
JE ME DEMANDE SI UN FIL PARTICULIER MARC THIRION NE SERAIT PAS A CREER. Michel ?

Que sait on ?
1. lien Marc Thirion-Bérangère d'Oultremont (ulterieurement épouse Menassa)
2. COR para-commando (lieutenant) session en juin74-octobre75, School puis attaché à la liaison para-commando.
A relevé des caches d'armes STBHD (témoignage personnel reçu en juillet 1975).
3. habitait rue Schoofs 13 (près des Caserne d'Etterbeek).
4. envoyé après sa démob. accrédité par RTB (Jacques Burelion), RSR et La Libre Belgique (Victor Zeegers et Jacques Verdussen) au Liban où il a passé son adolescence ( étude chez les Jésuites de Jamour: de ce fait nombreux contact dans les 2 camps, pe Bachir Geymayel ) et effectué des reportages sur les trafics d'armes et de drogues (Bekaa) avant son service militaire, reportage paru notamment dans le Journal d'Europe (groupe Rossel). Les mécanismes de l'Irangate (drogue contre armes) ne sont pas connus à l'époque par les non-initiés.
5. couvre la bataille des Grands Hotels lors de son premier séjour, nombreux reportages radio passés à la RTB et RSR et dans La Libre Belgique)
6. réside derrière l'Hotel Commodore, quartier de Hamra (zone tenue par la gauche Palestino- Progressiste), dans les bureaux d'Atlas Copco ( présence d'un télex) dont le personnel belge est rapatrié sur Chypre.
7. fin mai 1976 (29 ?), déclare au téléphone, peu avant son retour prévu de Beyrouth (second séjour) avoir des documents sensationnels pour un bouquin qu'il écrit.( Lors de ma visite en décembre 1976 dans les locaux, tout a été fouillé et emporté).
8. début juin 1976, entrée des troupes syriennes dans Beyrouth pour contrer les Palestino-Progressistes qui mettent à mal les milices chretiennes; élimination par le Fatah et ses alliés de la Saika (Palestiniens pro Syriens ).
9. le 14 juin 1976, l'assistante de Lucien Georges (correspondant du journal Le Soir) signale disparition de Thirion.
10. Le journaliste franco libanais Sfeir, enlevé le 10 juin par le FPLP, affirme avoir entendu Thirion dans la pièce à côté.
Libéré le 18 juin 1976, Sfeir s'enquiert auprès des ses geoliers (Teyssier Quabou, Porte parole du FPLP devenu depuis Vice-Président du Conseil National Palestinien) du sort de Thirion, il lui est répondu de ne pas s'inquiéter. En septembre 1976, il lui sera répondu de ne plus se mêler de cela. Ce témoignage ne sera connu qu'en 2000, disponible sur le Net, il va disparaitre et Sfeir ne fera plus état de cette version !!!
11. Fin juin 1976, les services des Affaires Etrangères sont saisi du dossier: le Baron Paternotte en charge du dossier. (En 2008, Paternotte affirmera ne pas être au courant et se met en colère quand on lui démontre le contraire!)
12. //ment, le diplomate Camille Reyntjens en poste à Beyrouth recueille des témoignages confirmant l'enlèvement de Thirion par la gauche palestinienne. Marc Kravetz de Libération citant des sources palestiniennes fait état de la présence de Thirion dans le camp de Borj el Baraneh (aéroport de Beyrouth). Georges Habache(FPLP) dément l'enlèvement.
13.Lors d'un entretien avec Paternotte au sujet de Thirion, celui-ci met un terme brutal à la conversation lorsque le sujet des enquêtes de Thirion (trafic d'armes) est évoqué.
14. Ce dossier fait l'objet d'un blackout de la part du Ministère (Renaat Van Eslande), la presse dans son ensemble ne relaie rien, l'AGPB et la Libre resteront pratiquement muette.
15. Dans un télex à Bruxelles, l'Ambassadeur de Belgique au Caire relaie une info du correspondant de la Libre Jacques Godditiabois qui aurait recueilli un témoignage d'un Dirigeant Palestinien lui disant de rester à distance de "cette sombre affaire de trafic d'armes"...
Après, "Nacht und Neubel"...
Ah si, l'ineffable Anne Marie Lizin, ex-présidente du Comité R affirmera en 2003, que Thirion était un mercenaire au service de la milice de Samir Geagea .
Question à 5 balles: pourquoi une telle affaire suscite t'elle un tel désintérêt ?

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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PSL



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 15:15

Merci à Michel.
Certains se demanderont ce que vient faire ce sujet sur un Forum consacré au TBW. Je répondrai que, si les TBW sont bien comme je le pense, un avatar d'une extrème-droite utilisée par des gens de pouvoir ivres de leurs impunités, il me semble qu'il n'est pas inutile de remonter aux sources (EurosystemH., livraisons d'armes...) de ce sentiment d'impunité.
Comprenons-nous bien, dans le contexte de l'époque, je ne suis pas choqué que l'on ait livré des armes à une communauté maronnite en guerre contre un ennemi qui se présentait également comme un ennemi de l'Occident (attentat, détournement....) et que dans cette communauté il se soit trouvé des individus pour payer ces armes.
Mais une tout autre chose pour les décideurs occidentaux est de recevoir, en paiement de ces armes, de la drogue et de se remplir personnellement les poches...Il semblerait bien que cela soit devenu une norme dans un certain milieu belge des années 80 et 90.
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K



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 15:33

en plus il livraient des armes aux maronites mais ils ne voulaient pas perdre une grosse commandes pour les arabes non plus!


et la l'histoire des 250 silencieux me tracasse car un membre lançait :Sabra et chatilla !

pas mal comme date !!!

quelles groupes columbiènes ou autres pourait utiliser 250 silencieux ?

je presumais que le massacre était planifié et une partie des silencieux était déjà partis !

en apprenant trop tard le but de l'achat ils ont a tout pris fait marche arrière et pour denigrer la livraison partièle ils ont monté une fausse attaque pour dire : le voila : on n' jamais livré !!!

mais tout l'hypothese s'effondre avec le vol du canon a dinant trop en avant sauf si cette date est fausse
car jen' ai jamais vu une article de presse sur ce vol.

donc fausse hypothese ?


en tout cas je pense que nutribel&associes comme pourtois travaillait en accord avec la sureté

et bou aussi, car quand nutribel démenage de av loiuse , deux semaines après castaldo annule un garage au beau site


en plus bou ouvre une boite mail au poste rue de boondael au même moment que Nutribel s'installe ds la rue d'automne tout près



Dernière édition par K le Jeu 14 Juin 2012 - 19:45, édité 2 fois
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PSL



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 16:01

Bonjour K, excusez moi mais je suis nouveau et j'ai un peu de mal avec toutes ces infos dont vous parlez; cela se trouve t'il sur le fil et où ? ou bien vous pouvez m'en dire plus ?
1. grosse commande pour les Arabes ?
2. 250 silencieux ?
3. canon à Dinant ?
4. Nutribel, Pourtois ?
Merci.
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CLEMENTL.



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 16:11

NUTRIBEL INTERNATIONAL INDUSTRIES

Voir www.bendevannijvel.com index Libanese Connectie
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michel
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 16:40

PSL a écrit:
Bonjour K, excusez moi mais je suis nouveau et j'ai un peu de mal avec toutes ces infos dont vous parlez; cela se trouve t'il sur le fil et où ? ou bien vous pouvez m'en dire plus ?
1. grosse commande pour les Arabes ?
2. 250 silencieux ?
3. canon à Dinant ?
4. Nutribel, Pourtois ?
Merci.

Vous devez lire le passage consacré à l'attaque de l'armurerie Dekaise.

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( Dr. Robert RENDU)
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K



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 17:21

naturellement tout cela ne se passe pas en 1976 mais en 1982

canon := fusil de pourtois cal 10 volée à dinant et scieé et utilisée chez dekaize

autres anomalies: l'apport de 5 nouveaux Ingram qqs jours avant , fraichement inscrites le matin même par dekaise , pas volé et sortis d'urgence du magasin de dekaise par pourtois tandis que dekaise était encore à l'hospital

le magasin saccagé mais les photos montrent que les fusils sont encore bien rangé derrière le comptoire ,
que le vitre du buffet comptoir et bien brisées: les silencieux + ingrams adaptées : là dedans ?
ou ils voulaient les billes et les pistolet engfield démilitarisées ??? pour rigoler un peu >
tout cela induit les gendarmes à le rotir un peu sur le feu et le quidam demande de l'aide a depretere qui condamne les gendarmes : c'st un victime pas un complice !

peu apres ils y les histoires de destabilisations par des canons de pistolet de la gendarmerie soi-disant volées à la gendarmerie ....que soi disant les gendarmes de wavre essaient d 'échanger contre des balles pour leurs revolvers.

les canon venaient de chez un copain de d. a qui il téléphone presque tout les jours et en plus c'est une perqui lancée par bou qui a fait cette prise etc... (doc commissions)

-c'est aussi depretre qui a essayé de maintenir HORS des attaques a investir sur les TBW

-en plus cela a pris les gendarmes presque une année avant qu'ils se sont mis sur la pistes des libanais >>panique chez d

en plus c'est par qui que ces gendarmes se trouvent sur cette piste ??? (Libert 1983 ??? je pense )

mais allez , on retourne au sujet qu'est ce qui c'est passé en 1976 au Liban ???

Dek n'etait pas encore armurier donc il faut savoir si Nutribe-kintexl commerçait déjà avec cette région sinon il n'y pas de relation entre la disparation de Th en 1976 et les faits en 1982

par contre soc gen et PRB devaient déjà exister.




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K



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 17:38

sur votre info 14 :

Citation :
Gouvernement Tindemans I (8 décembre 1976 - 4 mars 1977) PSC/CVP- ...
Premier ministre Léo Tindemans CVP
Ministre de la Défense nationale et des affaires bruxelloises Paul Vanden Boeynants PSC
Ministre des Finances Willy De Clercq PVV
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement
Renaat Van Elslande CVP
etc
-----------------------------
Citation :

Gouvernement Tindemans II ( 3 juin 1977 - 20 octobre 1978) PSC/CVP- PSB/BSP-
Tindemans2
Premier ministre Léo Tindemans CVP
Ministre de la Défense nationale et des affaires bruxelloises Paul Vanden Boeynants PSC
Ministre des Finances Willy De Clercq PVV
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement
Renaat Van Elslande CVP
c'est donc pas facile de definir la periode exacte

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K



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 17:52

sur info 5 batailles des grandes hôtels:

http://www.cartage.org.lb/fr/themes/geohis/Histoire/chroniques/pardate/Chr/750413a.htm


Citation :
Liban, I. -1975-1976: chrétiens et palestiniens s'affrontent


13 avril 1975 - L'incident de l'autobus d'Aïn-Remmaneh, qui mit le feu aux poudres le 13 avril1975, qui en est responsable? Question bien dépassée. Il est vrai qu'il y a eu vingt-sept morts et dix-neuf blessés parmi les passagers palestiniens et propalestiniens, contre quatre morts et sept blessés libanais au sein de la foule phalangiste et prophalangiste massée devant une église. Mais les passagers de l'autobus étaient armés, en traversant un quartier chrétien profondément hostile. Il est surtout vrai que, à défaut de ce premier affrontement du 13 avril1975, le conflit eût éclaté ailleurs et autrement. Comme une gestation arrive à son terme, le Liban de 1975 devait accoucher de sa guerre.

Au début, on s'est battu une semaine pour s'arrêter un petit mois, durant lequel la vie reprit presque comme si de rien n'était. Les zones de combat redevenaient des rues les termes "Beyrouth-Ouest"et "Beyrouth-Est"n'avaient pas encore été inventés et les lignes de démarcation n'existaient pas. Si l'affaire en était restée là -trois "rounds"en avril, en mai et en juin-suivis d'une pause en juillet plus longue et censée déjà être définitive avec gouvernement d'union nationale à la clé,-elle n'eût sans doute pas été élevée à la dignité de "guerre", bien qu'elle ait fait mille morts.
Les phalangistes se considéraient investis de la mission de se substituer à l'Etat défaillant pour combattre les Palestiniens, dont le poids militaire, notamment à Beyrouth, rompait progressivement le délicat équilibre libanais. Ils entraînèrent la population chrétienne-mais pas l'armée comme ils l'imaginaient-dans la bataille. En face, les Palestiniens, tout en mettant en avant les partis libanais de gauche et musulmans-ce qui donne naissance au duo ambigu "islamo-progressiste", avec pour corollaire celui, contesté, de "conservateurs-chrétiens",-menaient la bataille avec la suffisance de qui se croit le plus fort. Ils l'étaient. Politiquement, militairement, l'Etat libanais ne faisait plus le poids face à une OLP intérieurement envahissante et internationalement triomphante.
Ce ne sont encore que les premiers balbutiements d'une guerre qui ne cessera de se compliquer et de s'enchevêtrer, mais déjà ses éléments de base se mettent en place: paralysie de l'Etat et de l'armée, prélude à leur désintégration clivages entre communautés menant inexorablement à leur éclatement mise en branle d'un mécanisme qui finira par broyer Palestiniens et Libanais à la fois, les uns et les autres fonçant tête baissée dans les pièges les plus grossiers arbitrages syriens qui, empêchant quiconque, par un subtil jeu de bascule, d'être vaincu et encore moins vainqueur, se transformeront en tutelle intrusion israélienne, qui débouchera sur l'invasion pusillanimité d'un Occident oscillant entre un intérêt passionné mais inefficace et le désintérêt total.
En septembre1975, la guerre fait un saut qualitatif elle atteint le centre de Beyrouth. Les lignes de démarcation s'ébauchent, les quartiers de la ville et non plus sa banlieue font connaissance avec les obus, les enlèvements de musulmans par les chrétiens, et vice versa, entrent dans les mœurs. Octobre, novembre, décembre: incendie des vieux souks et du port, bataille des grands hôtels et le "samedi noir"(6 décembre1975), point culminant de la sauvage pratique de l'exécution sommaire "sur base confessionnelle".
Qui a commencé? C'est un peu l'œuf et la poule. Lors du tristement célèbre "samedi noir", les chrétiens ont massacré entre cent et deux cents musulmans dans des rues bruyantes, au sein d'une population qui n'a pas encore appris la ségrégation communautaire. Mais il est également vrai que cela suivit l'exécution, tout aussi sommaire, de quatre jeunes gens chrétiens du côté de Fanar (Metn). On peut ainsi remonter de liquidation en liquidation jusqu'au meurtre de trois vieux moines au Nord. La cassure intercommunautaire s'élargit.
Mais, malgré le "samedi noir", le président Hafez El Assad reçoit à Damas le même jour le chef des phalanges, Pierre Gemayel.

Les Palestiniens se croient encore maîtres de la décision, convaincus que Damas, même s'il manœuvre, devra en définitive se ranger derrière leur panache. Vanité! les Syriens sont déjà les vrais maîtres du jeu, alors que, parallèlement, les Israéliens se sont introduits chez les chrétiens
.

Janvier1976, que faut-il dire? Damour-la Quarantaine? Ou la Quarantaine-Damour? Lequel de ces deux horribles massacres-de chrétiens à Damour et de musulmans à la Quarantaine-a-t-il précédé (et motivé) l'autre? En termes de siège, c'est la Quarantaine.
D'assauts et donc de tueries, c'est Damour. Mais ce n'est pas un "match nul". Les Syriens ne s'y trompent pas: les chrétiens sont en train de perdre la partie les Palestiniens-car ce sont eux les vrais protagonistes, sous couvert d' "islamo-progressistes"-de la gagner. Cela, Damas ne le tolère pas. La Syrie aide et aidera constamment le vaincu pour qu'il n'y ait précisément pas de vainqueur.
On a souvent accuséle président Assad d'avoir changé, au Liban, de politique comme de chemise, et cela parce qu'on le voyait changer d'alliés. C'est faux la politique syrienne entre chrétiens et Palestiniens dans ce pays a été , au fil des dix longues années, d'une remarquable continuité: ne jamais laisser ni un allié devenir trop fort, ni un adversaire être éliminé de la scène-sauf Arafat.
Ce ne sera évident que plus tard mais Damas bascule à ce moment en faveur des chrétiens, impose une trêve, qui durera deux mois (mi-janvier, mi-mars1976) et sera rompue par un coup d'Etat d'opérette, d'autant plus incongru qu'il s'insère dans une vraie guerre, dure, meurtrière, dévastatrice.
Le peu qui subsistait de l'armée et de l'Etat éclate: le président de la République, Soleiman Frangié, abandonne le palais présidentiel et se réfugie en terrain phalangiste-c'était alors l'union sacrée chez les chrétiens, la rupture n'interviendra qu'en1978. Quant à l'armée, si elle se désintègre, du moins ne participe-t-elle pas aux combats, ou si peu, à travers l' "armée du Liban arabe", fraction sans grande envergure qui rallie le camp "palestino-progressiste", tandis que des officiers chrétiens aident les milices de leur communauté.
L'affrontement syro-palestinien
De la mi-mars à la mi-novembre, ce sont huit mois tragiques, la plus longue phase d'hostilités ininterrompues des dix ans de guerre, dont le foyer principal est Beyrouth, mais dont les convulsions secouent tout le Liban. Avant que le front ne se stabilise et que les chrétiens ne regagnent du terrain avec le soutien de la Syrie, ils perdent pied de tous côtés. A Beyrouth, de l'hôtel Holiday Inn à l'immeuble Fattal-deux hauts lieux de la guerre,-leur recul n'excède pas 800 mètres.
Mais c'est le cœur de la cité qui meurt, ravagé par les combats, pillé et saccagé boutique après boutique, bureau après bureau, dans le sillage de l'avance des "palestino-progressistes": la fin d'un monde.
Au nord aussi, les chrétiens lâchent prise au Koura. Plus grave: leur sanctuaire de la montagne centrale est attaqué par le haut, par ces crêtes hautaines dont ils s'enorgueillissent et qui tombent entre les mains de leurs ennemis. Entraînés par le chef druze Kamal Joumblatt, qui commet l'erreur de défier ouvertement les Syriens en voulant cueillir une victoire qu'il sent à portée de main, les Palestiniens s'enhardissent à proclamer que "la route de Jérusalem passe par Jounieh"(cœur du pays chrétien). Autant dire, dans le contexte d'alors, par Damas...
Dès lors, le président Assad deviendra leur ennemi implacable-et le restera, même durant les longues années 1978-1982, où il est contraint, par le traité de Camp David, à refaire alliance avec eux jusqu'à les éjecter enfin de la scène en1983, ou, du moins, de les faire sortir du Liban et de Syrie.
Fermant les yeux sur les relations déjà étroites des milices chrétiennes avec Israël, la Syrie croise le fer avec les Palestiniens en juin1976, puis de nouveau à l'automne. Les armes syriennes font couler le sang palestinien sans qu'à Damas le régime s'effondre, sans même qu'il soit affaibli. L'URSS, sollicitée désespérément par la résistance palestinienne, laisse faire son allié syrien.
Remis en selle après que Damas eut inversé le cours de la guerre, les chrétiens renouent avec le succès au nord et, à Beyrouth, au camp de Tell-el-Zaatar, au prix il est vrai d'un effroyable massacre supplémentaire...
L'équilibre rétabli, et l'Arabie saoudite ayant convaincu les présidents Assad et Sadate d'arrêter leur épreuve de force-car depuis un an et demi que dure la guerre au Liban, le chef de l'Etat égyptien y a constamment pris le contre-pied de Damas,-la situation est mûre pour une pause, que l'on prend à l'époque pour la paix. La caution arabe permet à la Syrie de transformer son armée au Liban en une Force arabe de dissuasion.
Entre-temps, le Liban a pu se doter d'un nouveau président, Elias Sarkis, qui hérite d'un non-pouvoir, homme seul s'il en fut jamais à la tête d'un Etat qui n'existe plus.
Les Libanais apprennent, durant cette période noire entre toutes, que la guerre, outre les obus, les liquidations, les francs-tireurs et les destructions qu'ils connaissaient déjà , c'est aussi l'électricité coupée, l'eau qui n'arrive plus aux immeubles, l'essence qui disparaît, l'aéroport, après le port, qui se ferme, avec, en prime, dans le secteur "palestino-progressiste", le chaos et le banditisme.
Par centaines de mille, ils fuient cette terre devenue brusquement hostile à la vie.
Pourtant, l'espoir est dans leur tête et leur cœur. Démesuré, infondé, mais tellement réel que même ceux qui fuient emportent des valises et dans ces valises la certitude qu'il y en a pour un mois ou deux. Que les jeunes trouvent dans la guerre une raison de vivre et y adhèrent, surtout du côté chrétien que les étudiants ne veulent plus rejoindre leurs universités à l'étranger, pour faire le coup de feu.
Chez les chrétiens, c'est la patrie, la terre, que l'on défend avec un dévouement souvent sublime. Chez les "palestino-progressistes", c'est une cause.


Dernière édition par K le Jeu 14 Juin 2012 - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 18:00

s'il y a livraison d'armes cela doit se passer avant la bataille , mais à ce moment c'est des livraisons pour l'armée libanaise , tandis que pendant la bataille les niveaux des stocks baissent et les differentes fractions font des commandes d'urgentes.
donc c'est plustôt vers decembre 1975 et plus tard ,donc avant le gouvernement Tindemans 1.

ces convoys se passent en bateau sur le port dont les quais doivent etre tenus par les phalanges

note aussi qu'ils parlent de Pierrre Gemayel
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 18:12

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Gemayel

…………………….
un homme influent au parlement, et pour être le père de Bachir Gemayel et d'Amine Gemayel


wicki :
Citation :


Le Liban a été à proximité des champs de bataille des guerres israelo-arabes, et Gemayel a souvent changé de position à ce sujet. Ses partisans y ont vu un signe de flexibilité, tandis que ses détracteurs y ont vu un signe d'incohérence. Gemayel s'opposa à la signature des accords du caire imposés au gouvernement libanais. Dans les années 70, il s'opposa à la présence palestinienne armée au Liban. Le parti Kataeb a entretenu une milice privée, qui sera commandée par son fils Bachir.


Gemayel changea aussi de position à propos de l'intervention syrienne durant la guerre du Liban de 1975 à 1990. Il accueillit d'abord favorablement l'intervention syrienne, mais il devint bientôt convaincu que la Syrie occupait le Liban pour des raisons qui lui étaient propres.

En 1976, il rejoignit la plupart des leaders chrétiens principaux, y compris l'ancien président Camille Chamoun, le diplomate Charles Malek, et le leader radical Étienne Sacr, pour s'opposer à l'occupation syrienne.

Le 11 octobre 1978, Gemayel a amèrement dénoncé la présence militaire syrienne, et le front libanais se joignit à l'armée libanaise dans la guerre de 100 jours, perdue contre l'armée syrienne.

Succession
Gemayel vit son plus jeune fils, Bachir Gemayel, être élu président du Liban le 23 août 1982, et être assassiné le 14 septembre, neuf jours avant son entrée en fonction. Il n'y a jamais eu aucune certitude quant à l'identité des assassins, bien qu'on pense généralement que le régime syrien était derrière eux. Le plus vieux frère de Bachir, Amine Gemayel a été élu à sa place. Pierre Gemayel resta d'abord en dehors du gouvernement de son fils, mais bientôt en 1984, après avoir participé à deux conférences à Genève et à Lausanne en Suisse, qui ont contribué à mettre fin à la guerre civile et à l'occupation du pays par les troupes syriennes et israéliennes (qui avaient envahi le pays en 1982), il accepta de participer encore une fois à un cabinet d'union nationale. Il était toujours en poste quand il mourut à Bikfaya, le 29 août 1984, âgé de soixante-dix-huit ans.[/b][/b]
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 18:26

on peut donc supposer que c'est Bechir, son fils qui commandait?? le Kateeb en 1976 déjà peut avoir fait des achats de munition en Belgique en peut avoir payé en drogues ???


il était encore en vie quand l'affaire dek éclate mais c'est quand même encore peu de liens avec nos affaires des TBW
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pierre



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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Jeu 14 Juin 2012 - 23:58

les fumeur de H le savent bien, dans les année 80' ont ne trouvais que du libanais, puis dans les année 90 ils ce sont remis à fumé du marocain.
Ils étaient différent et facilement reconnaissable, on ne trouve plus de Libanais depuis longtemps.
drunken
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Mar 11 Sep 2012 - 18:20

K a écrit:
s'il y a livraison d'armes cela doit se passer avant la bataille , , tandis que pendant la bataille les niveaux des stocks baissent et les differentes fractions font des commandes d'urgentes.
donc c'est plustôt vers decembre 1975 et plus tard ,donc avant le gouvernement Tindemans 1.

ces convoys se passent en bateau sur le port dont les quais doivent etre tenus par les phalanges

note aussi qu'ils parlent de Pierrre Gemayel

"...mais à ce moment c'est des livraisons pour l'armée libanaise"

EN 08/1974, TOUT LE MONDE s'armait (les milices)et PdlV y était Ambassadeur.
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MessageSujet: Re: Thirion, Marc   Aujourd'hui à 0:10

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