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 De Bonvoisin, Benoît (Baron)

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lagloupette02



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Mer 1 Déc 2010 - 18:54

Ma question ne concerne pas directement de Bonvoisin, mais je ne sais pas où la mettre. Merci Michel de la déplacer si besoin.

Quelle est la valeur d'un PV ?
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michel
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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Mer 1 Déc 2010 - 19:01

lagloupette02 a écrit:
Ma question ne concerne pas directement de Bonvoisin, mais je ne sais pas où la mettre. Merci Michel de la déplacer si besoin.

Quelle est la valeur d'un PV ?

Il peut être utilisé à charge ou à décharge lors d'un procès.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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lagloupette02



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Mer 1 Déc 2010 - 20:38

Oui, bien sûr. Mais tous comptes faits, il ne s'agit jamais que d'acter les dires de quelqu'un. Qui peut raconter ce qu'il veut. Et cela se retrouve dans un PV. Et après ?
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Henry



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Mer 1 Déc 2010 - 21:27

Vous avez raison lagloupetteO2 mais dites-vous bien que si cela ne convient pas au ministère public ce PV ne parviendra pas le jour de l'audience.
Même si une instruction se fait à charge et à décharge, soyez convaincue que le ministère public a un pouvoir souvent dominateur.
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 5 Déc 2010 - 5:10


A écouter :

"L'heure du crime" sur RTL

http://media.rtl.fr/online/sound/2010/1028/7632963875_l-heure-du-crime-du-28-oct-2010.mp3

Vers la fin de l'émission, il y a la rediffusion d'un journal parlé de RTL daté du 7 juin 1990 :

"Les tueurs fous du Brabant étaient sans doute plus terroristes que fous ; ces commandos (... ) 28 personnes dont plusieurs enfants (...) étaient peut-être les instruments armés d'un complot politique (...) perquisition chez l'oncle du baron Benoît de Bonvoisin (...) soupçonné d'être le financier de l'extrême-droite belge (...) liste de 8 noms de gendarmes (...) groupe fasciste baptisé groupe "G" (...) en relation avec le Front de la Jeunesse (...) la police récupère les noms de ceux qui constituaient le noyau de base de ce corpuscule réactionnaire , le mémoire rappelant la constitution de ce cartel, et une ébauche de plan d'action, le premier jet d'une stratégie de la tension (...) ce document date de 1977 et il prévoit l'attaque aveugle de supers-marchés en Belgique ; or les premiers assassinats des tueurs fous commenceront deux ans plus tard (...) deux des gendarmes sont en prison (...) trois autres ont fait partie des enquêteurs et ont pu manipuler les investigations."

Ce serait intéressant de retrouver d'autres articles sur cette fameuse perquisition et d'en savoir plus sur cet "oncle" (Emmanuel de Bonvoisin ?).

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michel-j



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 5 Déc 2010 - 8:32

Henry a écrit:
Vous avez raison lagloupetteO2 mais dites-vous bien que si cela ne convient pas au ministère public ce PV ne parviendra pas le jour de l'audience.
Même si une instruction se fait à charge et à décharge, soyez convaincue que le ministère public a un pouvoir souvent dominateur.

Exact !... Le proçès se déroule généralement sur fond du rapport de synthèse établi par le J-I (rapport libre ou dicté selon l'affaire traitée)... qui sera repris ou non par le président lorsque celui-ci (librement ou sur ordre) rédigera le "scénario" de SON proçès ; car le véritable metteur en scène de cette comédie reste indubitablement le président.

Là où tout le monde se retrouve bluffé par le fonctionnement de cette aspirateur à vindicte populaire en habits de cérémonie, c'est que la grande majorité des proçès, sans intéret pour le pouvoir, se déroule tout à fait librement... des milliers de jurès pourraient ainsi... jurer... la main sur le coeur et l'esprit serein n'avoir jamais subi la moindre pression, le moindre "conseil"... jamais un journaliste conscient n'aura la sottise d'aller tendre un micro à un jury que l'on sait avoir été suborné; la loi l'interdit... et au besoin le réprime très sévèrement... hors procédure classique.

Le président de la cour de cassation parti en retraite fin des années 80 ( il me semble... l'évènement ne m'ayant pas traumatisé ) avoua lors de son ultime interview connaitre essentiellement un seul grand regret, celui de la plupart des magistrats ; "n'avoir pas su s'affranchir du devoir de reconnaissance".

Traduction ; s'être soumis à l'obligation du renvoi d'ascenseur envers une classe politique qui "joue une constante partie d'échecs" avec les poste clefs de la fonction publique.

Et les candidats-jurés-électeurs-par-obligation tolèrent la pérénité de ce système immonde. Rolling Eyes
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VicarInAspic



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 5 Déc 2010 - 10:48

Galopin-De Bonvoisin:
Les cartels charbon-acier du bassin Ruhr-Lorraine-Sambre/Meuse étaient déjà présents bien avant la 2. guerre. Ces cartels étaient contrôlés par 2 familles, une française et une allemande, qui ensemble dominaient l'industrie. Cette logique économique (ou capitaliste) etait derrière la collaboration du régime Vichy. Ni les français ni les allemands voulaient détruire ces capacités symbiotiques des deux cotés de la frontière. C'est pourquoi les usines en Alsace-Lorraine n'ont pas été détruits.
En fait on a vu à ce moment-là (déjà) la domination de la politique/défense par les intérets économiques. Un meilleur mot pour 'fascisme' , disait Mussolini, est 'corporatisme'.
A l'issue de la guerre c'étaient étrangement toujours les mêmes cartels qui tiraient les ficelles, voir en Allemagne les KRUPP (acier), Thyssen, IG Farben, plus riches que jamais. L' industrie belge , avant, pendant et après la guerre, n'a pas échappé à cette domination. Sur le plan militaire les Allemands ont perdu la guerre. Sur le plan économique ils l' ont gagnée (tout comme le Japon d'ailleurs). Rappelez-vous qu'aux origines de l' UE on retrouve la CECA , Comm Eur Charbon & Acier.(Schumann).
Il y en a qui disent que le projet UE est la continuation (économique) du 'projet allemand'.
A vous de juger.
Et puis il y a aussi le côté Vatican-Opus Dei de ce projet.
Voir 'Béatification de Schumann.'

http://www.dieu-parmi-nous.com/NIC/Robert.Schuman.pdf

" Heureusement qu'on a gagné la guerre, sinon nos politiciens s'appèleraient tous Kissinger ou Schultz ou Weinberger et tout le monde roulerait dans des bagnoles allemandes ou japonaises!' Neutral
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 5 Déc 2010 - 12:09

Pour en revenir à Emmanuel de Bonvoisin :

http://www.hayez.be/laconti/LAC_F408.HTM

Il semble s'agir d'un livre sur quelqu'un de sa famille :

http://www.recherche.fr/encyclopedie/Mars_%28illustrateur%29
Mars (illustrateur)

Maurice Bonvoisin, dit Mars

Maurice Charles Mathieu Bonvoisin, dit Mars, né à Verviers (Belgique) le 26 mai 1849 et mort à Menton (Alpes-Maritimes) le 28 mars 1912, est un dessinateur, illustrateur, aquarelliste et aquafortiste belge.
[modifier] Biographie

Il naît dans une famille aisée possédant une filature de laine à Verviers. Très jeune, il montre une disposition pour le dessin et la caricature. Il fait ses études à Liège, puis à Lille. À 22 ans, il perd son père et prend la direction de l’affaire familiale. Grâce à Draner, qui deviendra son ami, son premier dessin paraît dans Le Monde comique en 1872. Il est également ami avec Félicien Rops, dont il collectionne les œuvres.

Après huit ans passés à la tête de l’entreprise familiale, il en cède la direction à son frère et, le succès aidant, il décide de se consacrer exclusivement à sa vocation et s’installe à Paris. Il fournit de nombreux caricatures au journal satirique Le Charivari et des dessins d’actualité à des grands journaux illustrés parisiens tels que La Vie élégante, Le Monde illustré et L'Illustration, notamment pour des visites officielles de souverains ou chefs d’état étrangers. Il se spécialise également dans les évènements mondains et la vie parisienne, illustrant ce que l’on appelait alors « la saison ». Il fréquente les salons chics. En 1893, à l’occasion de la visite de l’escadre russe en France, il la suit pendant tout son séjour et en fait un livre.

Il jouit également d'une grande notoriété en Grande-Bretagne, où il se rend souvent et où son talent est connu et estimé. Il devient ainsi un collaborateur régulier de journaux comme The Graphic ou Lady's Pictorial. Il voyage beaucoup et publie des albums de dessins sur les lieux de villégiature à la mode, dont certains sont financés par des publicités.
Œuvres

* La Vie à Spa
* Bruxelles
* La Vie d’Ostende
* La Vie à Londres
* Aux Rives d’Or
* La Vie à Biarritz
* Paris brillant
* Etretat
* Plage de Bretagne et Jersey
* Les Marins russes
* Mes chéris
* La vie à Champéry
* Mesdames les cyclistes
* Montecarlo et la Riviéra

Bibliographie

* Emmanuel de Bonvoisin , Mars témoin de son époque, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1982

* Portail de l’histoire de l’art Portail de l’histoire de l’art
* Portail de l’humour Portail de l’humour

(il n'y a pas longtemps que la particule a été ajoutée pour faire "de Bonvoisin")
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Lun 6 Déc 2010 - 8:55

Je constate que l'on parle encore de l'Angolagate dans le presse française :

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/304348

Un petit rappel sur maître Mario Spandre :

Au sujet de l'avocat Mario Spandre (décédé), intime de Benoît de Bonvoisin (malade), impliqué notamment dans la sécession katangaise :

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/files/2009/11/angolagatejugement.1258390384.pdf

3.2.2.1.1- Le compte de la société ANGONEGOS Ltd : page 324
3.2.2.1.1.1- L’alimentation du compte ANGONEGOS Ltd : page 325

En février 1992, Monsieur CURIAL élaborait “les premiers actes” d’une société “off shore” dénommée ANGONEGOS Ltd, avec l’aide d’un avocat belge, Maître SPANDRE. Malgré les vols reliant quotidiennement l’Angola à la Belgique, cet avocat conseillait, pour des raisons fiscales, de constituer la société en Irlande, à Dublin (D 5500/2, D 5500/3, D 5517/2, D 5527/2, D 5527/3, D 5528/3, D 5535/2, D 5535/3, D 7501, notes d’audience, pages 310 et 311, conclusions du 24 février 2009, pages 10 à 12, 45 et 46).

- - -

Voir :

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Angolagate-Curial-dans-la-lumiere-84152/

Justice | 17 Novembre 2008 | Mise à jour le 31 Octobre 2009

Angolagate: Curial dans la lumière

Les carnets d'Yves Bertrand ne peuvent pas être sur le devant de la scène dans le procès de l'Angolagate. Jean-Bernard Curial, ancien patron de sociétés en Angola soupçonné d'avoir joué un rôle primordial dans cette affaire de commerce d'armes, a été l'acteur principal de l'audience de lundi. Il est soupçonné d'avoir initié la vente d'armes et d'avoir perçu des commissions.


( ... )

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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 12 Déc 2010 - 8:45


http://archives.lesoir.be/enquete-bonvoisin-du-neuf-liens-avec-les-horodateurs_t-19900608-Z02RLT.html?queryor=Bonvoisin&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1990&begMonth=06&begDay=05&endYear=1990&endMonth=06&endDay=09&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=1&all=7&nav=1

ENQUETE BONVOISIN : DU NEUF ? (LIENS AVEC LES HORODATEURS LIEGEOIS ET LE MARCHE DES ARMES FRANCO-ZAIROIS)

GUILLAUME,ALAIN

Page 18

Vendredi 8 juin 1990

Les enquêtes sur Benoît de Bonvoisin progressent

Du neuf dès aujourd'hui?

Les enquêtes menées sur le baron de Bonvoisin progressent bien. Mais, à Paris, c'est la confusion.

Aujourd'hui encore, le juge d'instruction liégeois Mme Freson procède à la réaudition de certains «témoins» cités dans le volet liégeois de «l'enquête de Bonvoisin». Elle poursuit également le dépouillement de documents fraîchement versés à son dossier, qui viennent d'être recueillis par le juge d'instruction bruxellois Van Espen, et qui lui ont été transmis mercredi.

On sait que de «l'aveu» même de M. Goldinne (de la CGE à Liège) une somme de 1 million a été versée au chef de cabinet du bourgmestre Edouard Close, M. Jules Verbinnen. Une subvention pour campagne électorale, pas une corruption, a expliqué M. Goldinne... tout comme M. Close.

Note spectaculairement discordante dans cet harmonieux concert, la déclaration d'un porte-parole de la CGE à Paris, qui a déclaré: La CGE dément formellement avoir versé directement, ou par l'intermédiaire de sa filiale belge, des fonds au parti socialiste de Liège.

Cette journée de vendredi apparaît donc comme décisive, car dans l'instruction de Mme Freson aucun suspect n'a encore été inculpé... malgré un très lourd climat de suspicion.

A Bruxelles aussi, l'enquête avance bien. Les documents recueillis mardi à Paris par le juge Van Espen sont, nous dit-on, extrêmement intéressants et confirment souvent d'autres éléments de preuve déjà recueillis.

Ces documents concerneraient la Cidep - société éditrice d'Europe magazine, dont le juge ne doute plus qu'elle fût aux mains de B. de Bonvoisin -, ainsi que la CGE (belge et française) dont le «baron noir» a fidèlement servi les intérêts en Belgique et au Zaïre.

Nous l'avions révélé il y a quelques jours: d'autres documents ont été saisis dans l'hôtel parisien du baron De Bonvoisin. Ceux-ci - qui n'ont pas été remis au juge Van Espen - concernaient, entre autres, une proposition de vente de chars d'assaut faite au régime du maréchal Mobutu par une société d'armement française utilisant le baron Benoît de Bonvoisin comme intermédiaire. Voilà pourquoi, lors de l'exécution de la commission rogatoire belge en France, des représentants du Premier ministre Michel Rocard (qui dément cependant toute ingérence) se sont «intéressés» à l'affaire. Voilà pourquoi «l'intérêt supérieur de la France» s'est opposé un temps à l'enquête du juge Van Espen. Voilà pourquoi le communiqué du Parquet de Bruxelles diffusé jeudi salue «la parfaite compréhension des autorités françaises, lesquelles, nonobstant le caractère délicat de certaines matières traitées, ont prêté leur concours en exécutant avec célérité les devoirs demandés (...)»

A propos de cette commission rogatoire tumultueuse, on nous a dit, à Paris, que l'intervention belge se basait sur des faits de «banqueroute, de gestion déloyale et d'abus de biens sociaux». La banqueroute se rapportait aux activités de la Cidep dont le chiffre d'affaires serait, officiellement, de 9 millions en 4 ans. Les gendarmes belges souhaitaient ainsi, dit-on toujours à Paris, enquêter sur quatre factures douteuses adressées par la Cidep à la CGE, pour un montant total de 800.000 FF.

Dans le cadre de cette commission rogatoire on fouilla le bureau du P-DG de la société française et on auditionna, à la PJ, deux de ses directeurs, dont celui qui est chargé de la gestion des filiales belges. Au cours de ces interrogatoire les enquêteurs belges souhaitèrent interroger les témoins français sur des pots-de-vin versés par des représentants de la CGE à des personnalités belges pour favoriser l'implantation de la CGE dans plusieurs villes du pays.

ALAIN GUILLAUME
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 12 Déc 2010 - 8:49


http://archives.lesoir.be/un-subside-electoral-qui-a-la-couleur-de-la-corruption_t-19900607-Z02RHX.html?queryor=Bonvoisin&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1990&begMonth=06&begDay=05&endYear=1990&endMonth=06&endDay=09&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=2&all=7&nav=1

UN SUBSIDE ELECTORAL QUI A LA COULEUR DE LA CORRUPTION

GUILLAUME,ALAIN; GUTIERREZ,RICARDO

Page 1

Jeudi 7 juin 1990

Un «subside électoral» qui a la couleur de la corruption

Liège: ça a l'odeur de la corruption, la couleur de la corruption, mais ce ne serait qu'un subside électoral...

L'«enquête Bonvoisin» - en fait, les enquêtes - n'a pas fini de faire des vagues. À Liège, où un juge d'instruction se demande si une affaire de corruption ne se cache pas sous le marché des horodateurs, la justice progresse. Oui, la Compagnie générale européenne (filiale de la CGE française) a bien fait parvenir une somme de 1 million de francs au bourgmestre de Liège, Édouard Close. Georges Goldine, patron de la CGE et ancien échevin PRL de la Cité ardente «l'avoue» chez le juge... Mais il précise, dans la foulée, que cette subvention à la campagne électorale de M. Close n'avait rien d'exceptionnel et qu'elle n'était pas le moins du monde liée au marché des horodateurs. Une affaire... «banale», donc.

Pour Mme Fréson, le juge qui traite ce dossier, il reste, face à cet «aveu», à vérifier si le versement du million s'est fait de façon parfaitement légale (du point de vue fiscal par exemple). Et si, contrairement aux déclarations de Georges Goldine, aucun pacte préalable ne liait le versement du million et l'octroi de la concession des horodateurs..., auquel cas on se trouverait bien en présence d'une affaire de corruption.

Mardi, l'administrateur délégué de la CGE, M. Goldine, avait été «cueilli» à son retour d'URSS, à l'aéroport de Bruxelles-National. Il avait été entendu pendant plusieurs heures, jusqu'à 2 heures du matin. Tout comme le bourgmestre de Liège, M. Close. Une «confrontation» indirecte, à trois, s'était même déroulée avec, par téléphone depuis la prison de Forest, le baron Benoît de Bonvoisin.

Hier, c'est André Cools qui a été entendu par le juge, à sa demande. C'est en effet l'un des proches d'André Cools, l'ex-colonel Jean Dubois (chez qui on a retrouvé la trace du paiement de un million), qui dirige la société SWGS chargée de la gestion des horodateurs liégeois.

André Cools a visiblement voulu mettre un terme à ce que d'aucuns présentent comme ses «rapports privilégiés» avec la tentaculaire CGE. À la fédération liégeoise du PS, les proches du «maître de Flémalle» ne manquent pas de rappeler que si plusieurs sociétés publiques n'ont pas été cédées à la CGE, c'est bien grâce à André Cools, du temps où il exerçait la tutelle sur les communes wallonnes. Et d'insister sur le fait qu'on parle beaucoup du socialiste Jean Dubois, mais beaucoup moins du président de la CGE liégeoise, le social-chrétien Guy Vos.

À Bruxelles, le juge Van Espen, qui a «lancé» l'enquête sur le baron Benoît de Bonvoisin, progresse également dans ses investigations. À pas de géant. Il est revenu hier, enchanté, d'un voyage à Paris, où il était accompagné du substitut Godbille. Les deux hommes y avaient rencontré un juge et un procureur français pour obtenir de leur part les documents saisis le 16 mai dernier dans la résidence parisienne du «baron noir». On sait que certains de ces documents touchaient directement à «l'intérêt supérieur de la nation française». Le juge Van Espen n'était pas intéressé par ce volet (français) de l'affaire Bonvoisin, et il l'a si bien expliqué aux Français... qu'on lui a remis une caisse pleine de documents se rapportant, eux, à l'affaire belge.

ALAIN GUILLAUME

et RICARDO GUTIÉRREZ
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 12 Déc 2010 - 8:50


http://archives.lesoir.be/le-bourgmestre-de-liege-entendu-par-la-justice-des_t-19900606-Z02RA2.html?queryor=Bonvoisin&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1990&begMonth=06&begDay=05&endYear=1990&endMonth=06&endDay=09&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=3&all=7&nav=1

LE BOURGMESTRE DE LIEGE ENTENDU PAR LA JUSTICE DES HEURES D'INTERROGATOIRE POUR DECRYPTER LE MARCHE DES HORODATEURS

Page 19

Mercredi 6 juin 1990

Le bourgmestre de Liège entendu par la Justice

Des heures d'interrogatoire pour

décrypter le marché des horodateurs

Nouvelle péripétie dans l'affaire des «horodateurs liégeois», un marché public que la Justice soupçonne d'avoir été entaché du payement de pots-de-vin à des personnalités politiques. Hier, l'ancien échevin liégeois des Travaux publics Georges Goldine (PRL) et administrateur-délégué de la filiale belge de la Compagnie générale des Eaux, a été interpellé à sa descente d'avion (il revenait de Moscou) par des enquêteurs de la police judiciaire liégeoise. Il a été ramené au Palais de Justice de Liège où il a été interrogé jusqu'à 22 h. Rien n'a filtré sur cet interrogatoire. Le parquet s'est refusé à toute déclaration.

A 15 h, les portes du palais de Justice étaient franchies par le bourgmestre Edouard Close qui disait sa volonté de répondre aux questions qui me seront posées. Il a été entendu durant plus de quatre heures par le juge d'instruction Freson et a quitté le Palais à 20 h 15 par une porte dérobée.

Ces deux interrogatoires s'inscrivent dans le prolongement de l'enquête ouverte à propos de l'attribution à la firme Rauwers du marché des horodateurs liégeois. Un accord préalable aurait été conclu entre les quatre firmes concernées par l'appel d'offres (Rauwers, la filiale de la CGE Setex, Uhoda et Demarche) et un pot-de-vin d'un million aurait été versé à Jules Verbinnen, le chef de cabinet d'Edouard Close. L'affaire des horodateurs avait éclaté suite à une série de perquisitions menées dans le cadre de l'arrestation du baron Benoît de Bonvoisin, l'agent d'influence en Belgique de la Compagnie générale des Eaux. Il est reproché à la CGE d'avoir acquitté des fausses factures dressées par la Cedip, la société éditrice du magazine d'extrême droite «Europe Magazine» dont le réel patron ne serait autre que le baron de Bonvoisin. Condamné en 1984 pour banqueroute, le baron ne pouvait plus exercer de fonction d'administrateur.
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 12 Déc 2010 - 8:55

http://archives.lesoir.be/des-archives-du-front-de-la-jeunesse-versee-au-dossier_t-19900605-Z02R6Q.html?queryor=Bonvoisin&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1990&begMonth=06&begDay=05&endYear=1990&endMonth=06&endDay=09&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=5&all=7&nav=1

DES ARCHIVES DU FRONT DE LA JEUNESSE VERSEE AU DOSSIER DES TUERIES/BONVOISIN-GROUPE G-TUERIES AMALGAMES ?

HAQUIN,RENE

Page 22

Mardi 5 juin 1990

Des archives du Front de la Jeunesse versées aux dossiers des tueries

Amalgames hasardeux ou éclairantes convergences?

Le «groupe G» est connu depuis belle lurette..

Les factieux du «groupe G» étaient-ils des tueurs? Le juge, dont l'enquête a suscité la question, se rend à Paris pour le dossier Bonvoisin

Plusieurs confrères annonçaient samedi que d'importants documents relatifs aux activités du «groupe G» (qui à la fin des années septante regroupait des gendarmes proches du «Front de la jeunesse») révéleraient l'existence d'un projet de déstabilisation du pays par des attentats à la bombe et par une campagne d'agressions meurtrières. Mais dans les milieux de l'enquête, on s'étonne et l'on parle d'amalgames.

Nous avons annoncé fin avril, au lendemain de la vague de perquisitions ordonnées par le juge Van Espen dans le cadre de l'instruction Bonvoisin, que les archives du «Front de la jeunesse» avaient été saisies au domicile de Victor Dossogne à Zellik, qui fut administrateur de la Cidep, la société éditrice d'«Europe magazine» et père de Francis Dossogne, l'ex-leader du «Front» qui a été interrogé il y a un mois à ce sujet.

Ces documents n'intéressant pas directement l'instruction de M. Van Espen, ce dernier les transmit aux trois juges d'instruction chargés des dossiers des tueries du Brabant (la cellule de Jumet et celle de Termonde) ainsi qu'à la cellule de Nivelles en charge du dossier Mendez et des dossiers des attentats commis à la gendarmerie au début des années 80.

Pour l'affaire de Bonvoisin, on apprend que le juge Van Espen et le substitut Godbille se rendent ce mardi en commission rogatoire à Paris dans l'intention d'obtenir communication de documents saisis à la résidence de Benoit de Bonvoisin, et qui concernent un marché d'armement passé entre une société française et le Zaïre. Un marché sur lequel le juge cherche à savoir si des commissions ont été versées au baron.

Dans les pièces saisies se trouvent des documents que recherchaient notamment les juges Hennart et Collin. Celui-ci fut en charge des dossiers relatifs au baron de Bonvoisin et à la société PDG perquisitionnée rue Belliard en 1981. Une affaire qui vient, enfin, d'être fixée au 5 septembre devant la Correctionnelle de Bruxelles.

Y figurent des procès-verbaux sortis de la BSR de Bruxelles et des informations issues du BCR (le bureau central de renseignements de la gendarmerie). Les noms de six gendarmes membres du groupe G, parmi lesquels Madani Bouhouche, un officier à l'époque à la brigade de Ganshoren et un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Jumet (qui n'a pas fait partie de la cellule d'enquête sur les tueries, nous précise-t-on à bonne source).

L'appartenance de Bouhouche au «groupe G» avait été annoncée par l'ancien gendarme Martial Lekeu, qui en fit également partie avant de quitter la gendarmerie puis de quitter la Belgique avec sa famille pour les USA. C'est là que Lekeu fit ses révélations parlant d'un projet de coup d'Etat dans lequel s'inscriraient les tueries du Brabant. Le nom de Lekeu revient notamment dans le dossier du juge Troch sur l'attaque de la fabrique de gilets pare-balles à Tamise en 1983.

Le juge Hennart, en charge de l'affaire Mendez mais aussi du vol des armes à la gendarmerie fin 1981, s'intéresse évidemment de très près aux membres du groupe G et aux autres personnes proches du «Front», parmi lesquelles des militaires (notamment de l'Ecole royale militaire) et des membres de la Sûreté. On pourrait également reparler d'un autre vol de mitraillettes à la gendarmerie d'Erpe-Mere au début des années 80: la technique d'effaçage des empreintes par un extincteur à poudre avait été utilisée, comme elle fut utilisée pour «nettoyer» la Mazda de l'Arabe Faez Al Ajjaz, utilisée pour l'attentat chez le major Vernaillen en octobre 1981.

Tant à Bruxelles qu'à Jumet, on ne semble cependant pas considérer que les documents saisis chez le père de Francis Dossogne bouleversent les enquêtes en cours: une partie des informations ainsi découvertes était connue, plusieurs gendarmes du «groupe G» ont à plusieurs reprises été interrogés.

Rappelons qu'une réunion des membres du groupe G chez l'officier de gendarmerie avait été photographiée dans les années septante par la section «info» de la BSR de Bruxelles.

A noter enfin que Léopold Van Elsbroeck, en détention à Louvain-centrale, a fait en 1986 des déclarations à la cellule de Termonde relatives à des réunions néo-nazies auxquelles participaient entre autres Bultot et Bouhouche. C'est sur la base de confidences de Bultot que Van Elsbroeck a parlé de ces réunions dont il dit avoir vu des photos.

RENÉ HAQUIN

La dénomination «groupe G» heurtera tous ceux qui savent qu'elle fut celle du «Groupe général de sabotage de Belgique», un réseau de résistance anti-nazie!

Constitué fin 1942, il fut dirigé successivement par l'ingénieur Jean Burgers, exécuté par les Allemands le 6 septembre 1944, et par Robert Leclercq, qui devint secrétaire général de l'U.L.B.

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billbalantines



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Dim 12 Déc 2010 - 21:33

HERVE a écrit:
http://archives.lesoir.be/des-archives-du-front-de-la-jeunesse-versee-au-dossier_t-19900605-Z02R6Q.html?queryor=Bonvoisin&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1990&begMonth=06&begDay=05&endYear=1990&endMonth=06&endDay=09&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=5&all=7&nav=1

DES ARCHIVES DU FRONT DE LA JEUNESSE VERSEE AU DOSSIER DES TUERIES/BONVOISIN-GROUPE G-TUERIES AMALGAMES ?

HAQUIN,RENE

Page 22

Mardi 5 juin 1990

Des archives du Front de la Jeunesse versées aux dossiers des tueries

Amalgames hasardeux ou éclairantes convergences?

Le «groupe G» est connu depuis belle lurette..

Les factieux du «groupe G» étaient-ils des tueurs? Le juge, dont l'enquête a suscité la question, se rend à Paris pour le dossier Bonvoisin

Plusieurs confrères annonçaient samedi que d'importants documents relatifs aux activités du «groupe G» (qui à la fin des années septante regroupait des gendarmes proches du «Front de la jeunesse») révéleraient l'existence d'un projet de déstabilisation du pays par des attentats à la bombe et par une campagne d'agressions meurtrières. Mais dans les milieux de l'enquête, on s'étonne et l'on parle d'amalgames.

Nous avons annoncé fin avril, au lendemain de la vague de perquisitions ordonnées par le juge Van Espen dans le cadre de l'instruction Bonvoisin, que les archives du «Front de la jeunesse» avaient été saisies au domicile de Victor Dossogne à Zellik, qui fut administrateur de la Cidep, la société éditrice d'«Europe magazine» et père de Francis Dossogne, l'ex-leader du «Front» qui a été interrogé il y a un mois à ce sujet.

Ces documents n'intéressant pas directement l'instruction de M. Van Espen, ce dernier les transmit aux trois juges d'instruction chargés des dossiers des tueries du Brabant (la cellule de Jumet et celle de Termonde) ainsi qu'à la cellule de Nivelles en charge du dossier Mendez et des dossiers des attentats commis à la gendarmerie au début des années 80.

Pour l'affaire de Bonvoisin, on apprend que le juge Van Espen et le substitut Godbille se rendent ce mardi en commission rogatoire à Paris dans l'intention d'obtenir communication de documents saisis à la résidence de Benoit de Bonvoisin, et qui concernent un marché d'armement passé entre une société française et le Zaïre. Un marché sur lequel le juge cherche à savoir si des commissions ont été versées au baron.

Dans les pièces saisies se trouvent des documents que recherchaient notamment les juges Hennart et Collin. Celui-ci fut en charge des dossiers relatifs au baron de Bonvoisin et à la société PDG perquisitionnée rue Belliard en 1981. Une affaire qui vient, enfin, d'être fixée au 5 septembre devant la Correctionnelle de Bruxelles.

Y figurent des procès-verbaux sortis de la BSR de Bruxelles et des informations issues du BCR (le bureau central de renseignements de la gendarmerie). Les noms de six gendarmes membres du groupe G, parmi lesquels Madani Bouhouche, un officier à l'époque à la brigade de Ganshoren et un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Jumet (qui n'a pas fait partie de la cellule d'enquête sur les tueries, nous précise-t-on à bonne source).

L'appartenance de Bouhouche au «groupe G» avait été annoncée par l'ancien gendarme Martial Lekeu, qui en fit également partie avant de quitter la gendarmerie puis de quitter la Belgique avec sa famille pour les USA. C'est là que Lekeu fit ses révélations parlant d'un projet de coup d'Etat dans lequel s'inscriraient les tueries du Brabant. Le nom de Lekeu revient notamment dans le dossier du juge Troch sur l'attaque de la fabrique de gilets pare-balles à Tamise en 1983.

Le juge Hennart, en charge de l'affaire Mendez mais aussi du vol des armes à la gendarmerie fin 1981, s'intéresse évidemment de très près aux membres du groupe G et aux autres personnes proches du «Front», parmi lesquelles des militaires (notamment de l'Ecole royale militaire) et des membres de la Sûreté. On pourrait également reparler d'un autre vol de mitraillettes à la gendarmerie d'Erpe-Mere au début des années 80: la technique d'effaçage des empreintes par un extincteur à poudre avait été utilisée, comme elle fut utilisée pour «nettoyer» la Mazda de l'Arabe Faez Al Ajjaz, utilisée pour l'attentat chez le major Vernaillen en octobre 1981.

Tant à Bruxelles qu'à Jumet, on ne semble cependant pas considérer que les documents saisis chez le père de Francis Dossogne bouleversent les enquêtes en cours: une partie des informations ainsi découvertes était connue, plusieurs gendarmes du «groupe G» ont à plusieurs reprises été interrogés.

Rappelons qu'une réunion des membres du groupe G chez l'officier de gendarmerie avait été photographiée dans les années septante par la section «info» de la BSR de Bruxelles.

A noter enfin que Léopold Van Elsbroeck, en détention à Louvain-centrale, a fait en 1986 des déclarations à la cellule de Termonde relatives à des réunions néo-nazies auxquelles participaient entre autres Bultot et Bouhouche. C'est sur la base de confidences de Bultot que Van Elsbroeck a parlé de ces réunions dont il dit avoir vu des photos.

RENÉ HAQUIN

La dénomination «groupe G» heurtera tous ceux qui savent qu'elle fut celle du «Groupe général de sabotage de Belgique», un réseau de résistance anti-nazie!

Constitué fin 1942, il fut dirigé successivement par l'ingénieur Jean Burgers, exécuté par les Allemands le 6 septembre 1944, et par Robert Leclercq, qui devint secrétaire général de l'U.L.B.


Sauf erreur, je ne pense avoir rien lu à propos de ces réunions 'néo-nazies' entre Bultot et Bouhouche ni de photos dans le livre de Léopold VanEsbroeck? Un oubli?...
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K



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Lun 13 Déc 2010 - 12:52

Citation :
On pourrait également reparler d'un autre vol de mitraillettes à la gendarmerie d'Erpe-Mere au début des années 80: la technique d'effaçage des empreintes par un extincteur à poudre avait été utilisée, comme elle fut utilisée pour «nettoyer» la Mazda de l'Arabe Faez Al Ajjaz, utilisée pour l'attentat chez le major Vernaillen en octobre 1981.

qqun un idee? 1980, 81 ?
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Ven 12 Aoû 2011 - 9:00


http://archives.lesoir.be/une-usine-a-faux-saisie-chez-le-frere-de-benoit-de-bonv_t-19960215-Z0APCQ.html


UNE "USINE A FAUX" SAISIE CHEZ LE FRERE DE BENOIT DE BONVOISIN JUGES,POLICIERS,JOURNALISTES:"TOUS AGENTS DU KGB"GUILLAUME,ALAIN

Page 15

Jeudi 15 février 1996

Une «usine à faux» saisie chez le frère de Benoît de Bonvoisin

Juges, policiers, journalistes : «tous agents du KGB»

Le baron Benoît de Bonvoisin a-t-il franchi le «pas de trop» qu'on pouvait craindre depuis si longtemps ? Peut-être. Hier en effet, nos confrères du «Soir illustré» et de «La Libre Belgique» ont révélé qu'un juge bruxellois a procédé à une série de perquisitions chez le baron et dans son entourage... découvrant ainsi une quantité phénoménale de faux documents - dont certains utilisés par Benoît de Bonvoisin - conçus pour discréditer des dizaines de personnes. Le parquet de Bruxelles a confirmé l'essentiel de ces informations.

Cette nouvelle affaire de Bonvoisin commence à Bruxelles au procès Cidep-PDG (une histoire de faux, d'escroquerie, d'abus de confiance où le baron sera condamné à trois ans de prison). En mars 1995, à l'ouverture du procès, puis en mai à quelques jours du jugement, Benoît de Bonvoisin dépose au tribunal plusieurs documents. Ils émanent d'un «consultant en sécurité», André Moyen, d'un ancien gendarme, Christian Amory, d'un agent de la Sûreté et d'un espion d'une agence de renseignement américaine (la NSA). Ces documents mettent en cause gravement deux enquêteurs de la BSR, l'amie de l'un d'eux (qui serait un agent de l'Est), le substitut Jean-François Godbille (au Ministère public dans le procès !), l'ancien patron de la Sûreté Albert Raes, un de ses anciens agents, Christian Smets. Tous présentés comme les membres d'un complot visant à «avoir la peau» du baron, par une lourde condamnation... ou par son élimination physique !

Mais ces documents sont soit mensongers, soit des faux. Les agents de la Sûreté et de la NSA n'existent pas. La provocation est dans le style du baron qui, depuis des années et malgré plusieurs jugements, hurle qu'il est victime d'un complot fomenté par le KGB et «son agent» Raes. Personne ne s'étonne de cette nouvelle rodomontade; le Parquet classe l'affaire.

Mais à l'automne, un nouveau vent de folie se met à souffler et de nouveaux documents «explosifs» circulent, dans les milieux judiciaires et politiques. Un exemple : des notes du débriefing par les services américains d'un espion russe affirmant que le KGB «gérait» Albert Raes et que l'ancien patron de la Sûreté aurait touché un million de dollars pour prix de sa traîtrise.

C'en est trop. Le procureur du Roi de Bruxelles met l'affaire à l'instruction à la fin du mois de décembre : un dossier de faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse est ouvert entre autres à charge de Benoît de Bonvoisin. Le 6 février, sur ordre du juge Goblet, la PJ de Bruxelles perquisitionne chez Benoît de Bonvoisin, chez son frère Pierre, chez le «privé» André Moyen, chez l'avocat bruxellois Jean-Paul Dumont (mêlé, il y a peu, à une sinistre affaire visant le substitut Godbille).

Chez Pierre de Bonvoisin, on découvre plus de 200 documents dont l'immense majorité (sinon la totalité) sont des faux grossiers visant à incriminer des dizaines de personnes. A tel point que le Parquet parle, aujourd'hui, d'une véritable usine de confection de faux.

Parmi ces pièces bouleversantes, des contrats, courriers, rapports tendant à faire croire que plusieurs magistrats (MM. Jean-François Godbille et Pierre Morlet, mais aussi M. Bernard Fabri... qui a condamné le baron à trois ans de prison) sont payés au Luxembourg par le KGB. Les magistrats sont en bonne compagnie, puisque les faux «dénoncent» plusieurs journalistes (Philippe Brewaeys du «Soir illustré», Jean-Frederik Deliège de «La Libre Belgique», René Haquin du «Soir»), eux aussi payés par le KGB... tout comme un ex-avocat du baron et plusieurs policiers !

Qui a confectionné ces faux ? La question n'est que rhétorique, dit-on au Parquet, car il est clair qu'on peut, dans cette affaire, tirer des liens de complicité et de corréité entre plusieurs faits et plusieurs suspects... contre lesquels une avalanche de plaintes se déclenche.

Al. G.
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alain



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Ven 12 Aoû 2011 - 9:59

Pourquoi ces journalistes ont ils quitte la profession (rene est +,ok )?
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Lun 17 Oct 2011 - 20:49


Extraits du livre suivant :

VDB Un Citoyen Au-Dessus De Tout Soupcon


Par Jan Willems


On a déjà écrit beaucoup de choses sur Bernard de Bonvoisin. Son grand-père maternel était Alexandre Galopin, qui fut pendant des années à le tête de la Société Générale. Galopin fut un des banquiers que le gouvernement Pierlot chargea en mai 1940 de veiller au bon fonctionnement de l'administration de notre pays pendant l'occupation. Il fut par ailleurs l'auteur de deux documents qui furent utilisés après la libération par un certain nombre de collaborateurs économiques pour justifier leur comportement.

Le père de Bonvoisin fut également pendant des années membre de la direction de la Société Générale. Il y représentait le groupe des sociétés immobilières et les secteurs du diamant et des assurances. En raison de son importance, la famille de Bonvoisin avait ses entrées à la cour, et c'est encore le cas aujourd'hui.

Le frère de Benoît de Bonvoisin, Pierre-Alexandre, qui fait partie des cadres supérieurs de la Société Générale, a épousé une comtesse de Jonghe d'Ardoye. Sa soeur Marie-Cécile est candidate PSC à Woluwé-St. Pierre et l'épouse du comte Hervé d'Ursel déjà mentionné.

(...)

Selon un rapport du Comité Supérieur de Contrôle, le service social et culturel de l'armée (CDSCA) aurait fait pression en 1974 sur plusieurs de ses fournisseurs pour qu'ils versent de l'argent dans la caisse électorale de Vanden Boeynants. Le baron de Bonvoisin intervint comme intermédiaire dans cette transaction illégale effectuée par Freddy Rossignol (collaborateur et fidèle ami de Vanden Boeynants).

_ _ _

Page 83

Le nom de Charlie De Pauw parut pour la première fois en 1957 comme actionnaire d'une importante société immobilière. Il s'agissait de l'entreprise "Terres et Domaines" déjà mentionnée, dont Jean Cruysmans et la "Caisse Privée" avaient été les cofondateurs en 1953.
A la même assemblée générale où Charlie De Pauw fit son entrée au conseil d'administration de la société, la banque suisse Pictet reprit les actions de la Caisse Privée. Parmi les autres actionnaires, on peut citer le comte Philippe d'Ursel et son altesse royale le prince Rodolphe de Croy. Charlie De Pauw se trouvait donc en illustre compagnie.

Page 86

La maison d'Ursel appartient à ce qu'on appelle dans les cercles aristocratiques "les princes du Salon Bleu", c'est-à-dire la haute noblesse. Et le comte Philippe d'Ursel n'est pas un rejeton quelconque de cette lignée, puisqu'il dirige aujourd'hui l'Association de la Famille d'Ursel, la société qui gère le patrimoine familial.
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K



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Lun 17 Oct 2011 - 21:37

Freddy le père de l'advocat R. du compagnie ROSSair
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michel
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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 12:40

Je pensais qu'il était dans le coma?

Le baron de Bonvoisin attaque l'Etat et exige 6,25 millions

Rédaction en ligne
samedi 24 décembre 2011, 11:52
Le baron Benoît de Bonvoisin exige 6,25 millions d'euros du ministre de la Justice pour avoir été stigmatisé depuis trente ans en tant que « baron noir » par la Sûreté de l'Etat.


Belga
Le baron Benoît de Bonvoisin exige 6,25 millions d'euros du ministre de la Justice. Il estime être stigmatisé depuis déjà trente ans en tant que « baron noir » sur base d'une note de la Sûreté de l'Etat qui s'est ébruitée en 1981 et qui semble fausse, rapporte samedi De Tijd.

Les arguments les plus importants, qui justifient son indemnisation ferme, proviennent d'un rapport du Comité permanent R, qui contrôle les services de renseignements et de sécurité belges. Ce rapport a été établi en 2009. Il dévoile notamment comment le Sûreté de l'Etat a tenu le baron de Bonvoisin à l'oeil dans le début des années 80.

Le Comité R avait affirmé, en février 2010, dans un rapport intermédiaire, que des notes et les rapports de la Sûreté « contiennent des affirmations non vérifiées et formulées sans la moindre nuance, tout comme des présomptions et même des déductions formulées sans réserve et sans enquête sur la crédibilité et la fiabilité ».

Ancienne figure de proue du Cepic (aile droite de l'ex-PSC), Benoît de Bonvoisin a alors été surnommé le « baron noir » en raison de ses accointances alléguées avec l'extrême droite.

(belga)

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 15:31


C'est en effet une surprise ...

Tant mieux car j'avais l'impression que nous tirions sur une ambulance ...

http://www.rtl.be/info/belgique/faitsdivers/845875/le-baron-de-bonvoisin-exige-6-25-millions-d-euros-de-l-etat-belge

Le baron de Bonvoisin exige 6,25 millions d'euros de l'Etat belge

24 Décembre 2011 08h59

Le tristement célèbre baron Benoît de Bonvoisin exige 6,25 millions d'euros du ministre de la Justice. Il estime être stigmatisé depuis déjà trente ans en tant que "baron noir" sur base d'une note de la Sûreté de l'Etat qui s'est ébruitée en 1981 et qui semble fausse, rapporte samedi De Tijd.

(...)

http://www.tijd.be/nieuws/archief/Baron_de_Bonvoisin_eist_6_25_miljoen_van_Belgische_staat.9141462-1615.art?highlight=Bonvoisin&ckc=1

24 december 2011 door Lars Bove

Baron de Bonvoisin eist 6,25 miljoen van Belgische staat

De beruchte baron Benoît de Bonvoisin eist 6,25 miljoen euro van de minister van Justitie omdat hij nu al dertig jaar gebrandmerkt is als de 'zwarte baron' op basis van een nota van de staatsveiligheid die in 1981 uitlekte en die onwaar is gebleken. Een recent rapport van het Comité I is bijzonder kritisch voor de manier waarop de staatsveiligheid de Bonvoisin volgde.

Meer in De Krant


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alain



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 17:23

Une ambulance plutôt blindée (comme 1 panzer ) increvable ......le solstice d hiver lui a ete profitable ......le diable est mort de rire bounce
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Henry



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 18:18

Le Comité R avait affirmé, en février 2010, dans un rapport intermédiaire, que des notes et les rapports de la Sûreté « contiennent des affirmations non vérifiées et formulées sans la moindre nuance, tout comme des présomptions et même des déductions formulées sans réserve et sans enquête sur la crédibilité et la fiabilité ».

Cela me fait un peu penser aux ADM de Saddam.
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alain



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 19:00

AH ;a l'époque Sarfatti avait bien réussi son coup ,...... au service des porteurs de valisses d ailleurs ........1 des 2 etait ministre Twisted Evil
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HERVE



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MessageSujet: Re: De Bonvoisin, Benoît (Baron)   Sam 24 Déc 2011 - 19:57



N'en parlait-on pas il y a 20 ans ?

Plus récemment, il y a quand même eu le jugement de l'affaire des faux du KGB ...

(n'a-t-on pas parlé de André Moyen à cette occasion ?)

De vieilles affaires remonteraient-elles à la surface ... ?

http://archives.lesoir.be/benoit-de-bonvoisin-et-l-affaire-pdg-en-correctionnelle_t-19910104-Z03GJ2.html

BENOIT DE BONVOISIN ET L'AFFAIRE PDG EN CORRECTIONNELLE A BRUXELLES LE TRIBUNAL DEMANDE LE DOSSIER SURETE RESPECT LIBERTE PRESSE

HAQUIN,RENE

Page 15

Vendredi 4 janvier 1991

(...)

Pendant ces deux matinées d'audience, de part et d'autre de la barre, les critiques lancées à la presse ont foisonné. Pour le ministère public, les fuites organisées, les publications d'informations parfois fausses ont révélé des manipulations tenant aux mécanismes connus de la subversion. Et la défense en a remis...

En s'en prenant, mercredi, nommément à plusieurs confrères, dont Serge Dumont, de l'hebdomadaire «Le Vif», Me Graindorge a jeté un malaise tel que, jeudi, Serge Dumont est venu suivre l'audience avec son avocat Me Piret, en robe.

(...)

Serge Dumont, de son vrai nom Maurice Sarfatti ...

http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-02-02/le-ministre-vanackere-reclame-la-liberation-immediate-de-serge-dumont-819362.php

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