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 Geschier

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HERVE



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MessageSujet: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 10:49


Le WNP avait une fiche "Geschier" qui est reproduite à l'annexe E du livre de René Haquin :

http://books.google.be/books?id=fm2zeMy3V9gC&pg=PA188&lpg=PA188&dq=Haquin,+geschier&source=bl&ots=mnYW_6EP3J&sig=tmB4mChydltXfZ7x_GVgSmBFXaY&hl=en&sa=X&ei=b30aUM-NAeO80QWT54DIBw&ved=0CEUQ6AEwAA#v=onepage&q=Haquin%2C%20geschier&f=false

Il s'agit d'un des organisateurs de "l'exfiltration" du néo- nazi allemand Eckerart Weil. Ces "filières d'évasion" semblent bien fonctionner dans l'extrême-droite, comme avec Gaetano Orlando via Mario Spandre. Dans le cas de Weil, il y a eu interception (mouvementée) par la Sûreté de l'Etat.

Ce Geschier a des liens avec le VMO.

Je crois aussi qu'il s'agit de la personne dont on parle ci-dessous

http://uitmedelijden.50.forumer.com/nederlandse-vrijwilligers-in-kroatie-t1184557.html

(...)

Binnen Europese neo-nazistische kringen ontstond er namelijk een hoge mate van sympathie ten aanzien van de Kroatische onafhankelijkheid van het communistische Joegoslavië. Kroatië was van 1941 tot 1945 een fanatieke bondgenoot van Duitsland, wat de solidariteit onder de Europese rechts-extremisten jegens Kroatië verklaart. Het Vlaams Blok en Voorpost organiseerden op 10 april 1992 (bij het secretariaat van het Vlaamse Blok) een “Kroatië-avond”. Deze bijeenkomst werd bijgewoond door diverse rechts-extremisten zoals Douwe van de Bos, Filip de Winter en Wim Verreycken. De oorlog in en het sturen van vrijwilligers naar Kroatië waren het uitgangspunt van de bijeenkomst. In diezelfde periode gingen Filip de Winter en Herman Geschier naar Kroatië. Die Geschier zou betrokken zijn geweest in het wapenhandelcircuit.

Dans l'article suivant :

http://archives.lesoir.be/benoit-de-bonvoisin-et-l-affaire-pdg-en-correctionnelle_t-19910207-Z03LDV.html

il est question de "Amand Geschiere" (voir fiche du WNP ; initiales A.G.)

(...)

Devant un grand tableau en deux planches criblées de sigles de sociétés, de chiffres et de flèches, l'organe du ministère public observe que des vérifications fiscales entamées il y a plus de dix ans par l'ISI ont fait apparaître autour de la société PDG, dont le baron reste suspect d'avoir été le patron occulte, d'importants mouvements de fonds avec notamment le Moyen-Orient, et des «flux monétaires» qui, par un biais ou l'autre, touchent à d'autres dossiers belges ou étrangers que l'on peut inscrire dans une «toile d'araignée» gigantesque qui révélerait l'activité d'un réseau mafieux. Cela va de Riyad et du Koweït à Beyrouth et Kinshasa en passant par Paris, les avions renifleurs, la Suisse du lobby pétrolier, le tout noué en Belgique. Une démonstration troublante, dont les multiples ingrédients doivent être soumis au débat contradictoire et à la critique historique.

Parce que dans le révélateur de ces «flux» réapparaît une mouvance caractéristique. N'y retrouve-t-on pas les noms bien connus de Latinus, d'André Dehaut (le garagiste trafiquant impliqué en marge de l'attentat Vernaillen en 1981), du major Bougerol (l'énigmatique officier détaché chez VDB pour l'officine PIO et Inforep), de Bernard Mercier (du Cepic et du WNP) et Amand Geschiere (tous deux impliqués dans le transfert du néo-nazi allemand Eckerart Weil), du vieux druide nazi Karel de Lombaerde et du «capitaine» Michel Libert (du WNP) chez lequel ont été récemment saisis du papier vierge à entête du Cepic, une note détaillée sur Geschiere (que Latinus nous avait déjà remise en 1983) et du papier à entête de sociétés dont Euromeat, dont on apprend qu'il en existe deux, une appartenant à VDB, l'autre établie à Deurne, comme s'il fallait penser qu'une des deux aurait pu servir de fondement aux rumeurs de trafics de drogue impliquant VDB?

(...)

mais je crois qu'il s'agit de la même personne que "Herman Geschier" qui a voyagé avec Filip de Winter en Croatie.

(il y a plusieurs orthographes dans la littérature : Geshier, Geschier, Geschiere ...)

A noter, dans la fiche du WNP :

(...) A.G. livre des informations compromettantes sur les personnalités politiques de l'organisation (...)

Nous voici à nouveau avec " l'organisation " ... (celle des "fous furieux" dont a parlé Patrick Haemers ?)

Voir aussi

L'enquête: 20 années de déstabilisation en Belgique

Hugo Gijsels - 1990 - 272 pages

Page 140

(...) Himalbo, à Kapellen, un courtier modeste si l'on en croit son bilan. Son gérant est Fons Jacobs qui, selon les fichiers du WNP, est également une connaissance d' Herman Geschier , l'homme qui aurait véhiculé Ekkerhard Weil, un marchand de canons, une relation d'affaires de Benoît de Bonvoisin, qui a ... (...)

Dans le même livre :

(...) Les enquêteurs ne savent presque rien sur l'aile flamande du mouvement, à part quelques noms : Félix De Ceulaerde, Karl De Lombaerde, Guido Delvaux, Fons Jacobs, Walter T., Gilberte H. et un certain J.B (...)

_ _ _


Triunfo , Volume 32

1978 - Extraits

Pascual Gauchon, de Forces Nouveiles, de Francia; Danial Glison y Herman Geschier, del Front de la Jeunesse, de Bélgica (los herederos del rexismo. de Laon Degrelle, refugiado en Espeñei: Sixto de Borbón Parma y Cermen Franco,

_ _ _


"De Bonvoisin et Cie " , 'De Liège à Bruxelles, les prédateurs et l'Etat'
(Philippe Brewaeys, Jean-Frédérick Deliège ; Editions Epo 1992):

Page 65:

"Le 10 janvier 1980, la Sûreté est prévenue par un service de renseignements étranger qu' EKKERHARD WEIL, en fuite, traverse la Belgique. Objectif final: un camp d'entraînement au Liban ou l'Argentine. Son premier point de chute en Belgique se situe à ANVERS, chez UN HOMME D'AFFAIRES, Herman GESHIER. Il devrait ensuite être transféré au 39 de la rue Belliard pour rejoindre un CHATEAU EN ARDENNE, château dont on pouvait croire qu'il appartenait au BARON DE BONVOISIN. Les renseignements que nous avons recueillis nous permettent de penser que cette information a été transmise à la Sûreté de l'Etat par le Bundesambt für Verfassungsschuts (BvF) allemand. Elle résultait de l'interception de communications téléphoniques et a été confirmée par le poste de la Sûreté d'ANVERS. (...)

Page 84:

"Quatre personnes, sont surveillées en permanence pendant les mois de janvier et de février 1981:

- Benoit de Bonvoisin, qui se rendait fréquemment au CERCLE DES NATIONS, à EUROPE MAGAZINE,
au siège de la société PDG ou chez un homme d'affaires ANVERSOIS, HERMAN GESHIER
- Jean Bougerol ..........
- Bernard Mercier ........
- docteur Claude Nancy

Page 130:

Geshier was directeur van ASE.

_ _ _


Le directeur d'Ase n'est autre qu'Herman Geshier.

ASE et Geshier,deux noms qui vont ressurgir dans un des plus gros scandales financiers de la fin des années 70, le krach du consortium 'Euro System Hospitalier"


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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 11:23

Des taupes dans l'extrême-droite

de René Haquin



Pour la suite, voir

http://www.scribd.com/doc/87036809/Des-taupes-dans-l-extreme-droite-extraits

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 13:53



(interview de Eric Lammers dans le dernier livre de Guy Bouten)

Est-ce qu’on était les pions de Latinus, qui voulait impressionner avec son délégant américain ou est-ce qu’il s’agissait d’un entraînement poussé ?

Ou alors s’introduire chez le marchand d’armes Herman Geschier, une relation professionnelle de VDB et du baron Bonvoisin. Un commissaire de la sûreté de l’état nous couvrait. Il opérait sous le nom de « monsieur Vincent ». Seule Libert connaissait son identité.

Par après il s’avérait que c’était Kausse. Nous le faisions pour l’honneur et pour nos idéaux anti communistes. Si jamais on rencontrait des problèmes pendant une mission, on pouvait toujours fuir vers le Paraguay.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 14:24



Extrait du livre

de Bonvoisin et Cie (Brewaeys P.& Deliège J-F)

A la page 140 du livre, il est question de Herman Geshier :

Dossogne ne s'est pas rendu seul à Beyrouth. Il voyageait dans les bagages d'un homme d'affaires belge ayant à l'époque des liens très étroits avec le baron Benoît de Bonvoisin : Herman Geschier ! En cette fin des années 70, Geshier n'a pas encore participé au transfert d'Ekkerhard Weil. Il ne s'est pas encore brouillé avec les cercles bruxellois du CEPIC dans le cadre du versement de commissions pour l'achat de mitraillettes chinoises par un pays d'Afrique du Nord.

Pendant que les petites mains du Front s'agitent dans les actions de soutien aux extrêmistes de droite libanais, Europe Magazine vante les mérites de ce négociant qui tente de vendre des infrastructures hospitalières à Beyrouth en association avec Eurosystem. Dans une autre édition de la même revue, on publie la photo de Geshier accompagné du président Chamoun. (...)

Jean Bougerol, la cheville ouvrière de PIO, s'est rendu en 1978 au Liban. S'il faut l'en croire, son chef direct, le général Roman, l'y avait envoyé en mission. (...)

_ _ _


Il est instructif de relire le Nouvel Europe Magazine de septembre 1977 :

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/101931744/Nouvel-Europe-Magazine-Septembre-1977

Si l'on en croit le livre, c'est Herman Geschier qui est à côté du président Chamoun sur la photo de la page 35.

A noter : l'article suivant, sur la Rhodésie, est signé Francis Dossogne. Il a été question de la Rhodésie dans les documents relatifs aux mercenaires (Soldier of Fortune a été créé à ce moment-là).

A voir aussi, le numéro de septembre 1979

http://www.scribd.com/doc/101932353/Nouvel-Europe-Magazine-Septembre-1979

avec l'article sur Eurosystem.

Il y est question de A. Geschier, "International Marketing Manager" de ASE EUROPE.

_ _


Pour information, en "quatrième de couverture", la publicité habituelle pour SVB3 ...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 21:09

Dans la "fiche Geschier" du WNP, il est question de Patrick Huart du comité Ouwendijk.

Il est question de ce comité dans

http://archives.lesoir.be/aubin-un-groupe-paramilitaire-hollandais-dans-un-ancien_t-19891228-Z0281H.html?queryand=%22comit%E9+d%27Ouwendijk%22&firstHit=0&by=10&when=-2&begYear=1988&begMonth=01&begDay=01&endYear=1990&endMonth=08&endDay=02&sort=datedesc&rub=TOUT&pos=0&all=1&nav=1

AUBIN:UN GROUPE PARAMILITAIRE HOLLANDAIS DANS UN ANCIEN FORT

HUBIN,MICHEL; HAQUIN,RENE

Page 9

Jeudi 28 décembre 1989

Ne dramatisons pas du boy-scoutisme dévoyé, diront certains. Pas si simple. Des entraînements au combat ou au tir, à Marche-les-Dames ou à Bourg-Léopold, des camps de survie à La Roche ou Ster-Francorchamps ou Vielsalm, organisés il y a une dizaine d'années par le Front de la jeunesse ou le VMO, ont appris à de jeunes extrémistes la manière de réussir par la suite des raids en ville, qu'il s'agisse de kidnapper un fêtard du Drapeau rouge pour le passer ensuite à tabac, de boycotter une opération 11.11.11, de faire dégénérer une manifestation à Forest-National, d'incendier la maison Belgique-Vietnam à Ixelles, de faire de la provocation sur les jeunes Marocains à City 2 et même, un soir, d'abattre un immigré au café La Rotonde à Laeken avant de se faire évacuer la nuit suivante vers l'Espagne puis le Paraguay. C'est peut-être plus inquiétant que du boy-scoutisme dévoyé.

Le Westland New Post organisait aussi des week-ends et des camps au pays des Rièzes et des Sarts. Le comité d'Ouwendijk en organisait dans la région de Maredsous. Des Hollandais patrouillent chaque été dans la région de Marche-en-Famenne, avec véhicules tout-terrain et tenues paramilitaires. Que diable font tous ces «petits soldats»?

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 21:23


Toujours dans la "fiche Geschier", on peut lire

MMM a connu OTTO SKORZENI

_ _ _ _


http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Skorzeny

(...)

Après la guerre, Skorzeny s'enfuit vers l'Espagne franquiste. Il devient responsable du trésor de guerre nazi constitué sans qu'Hitler le sache par Martin Bormann dès 1944. Sa propre organisation, la Bruderschaft (la «Fraternité»), se transforme en ODESSA («Organisation des anciens membres de la SS », une organisation chargée de gérer les fonds récupérés par les anciens SS et permettre ainsi d'assurer matériellement leur vie future.

En 1953, Skorzeny est envoyé par l'ancien général Reinhard Gehlen en Égypte comme conseiller militaire du général Mohammed Naguib. Avec le général Wilhelm Fahrmbacher et plusieurs anciens nazis tels Oskar Munzel, ancien général de division de Panzer, Leopold Gleim, ancien responsable de la garde personnelle d'Hitler, Joachim Daemling, ancien responsable de la Gestapo à Dusseldorf et le docteur Hans Eisele du camp de Buchenwald, il structure les forces militaires et policières du pays, entraînant les premiers commandos palestiniens et contribuant largement à l'installation d'un complexe d'armement dirigé contre Israël.

En 1970, il crée avec Gerhard Hartmut von Schubert une organisation de lutte anti-communiste basée en Espagne franquiste, qui organise des attentats et recrute des mercenaires : le Paladin group. Il s'adonnait aussi au trafic d'armes, par l'intermédiaire de sa société Atlantico, sise dans l'Espagne franquiste.

Il meurt le 6 juillet 1975 d'un cancer à Madrid. Il avait épousé Ilse von Finkenstein en secondes noces.

_ _ _


Voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paladin_group

(...) le « Paladin Group » recrutait essentiellement des mercenaires afin de lutter contre le « communisme international » (...)

Le groupe était composé d'anciens membres de l'OAS, du SAC, de la Légion étrangère, d'anciens parachutistes et autres aventuriers. Outre l'Espagne, il était lié avec de nombreux pays fascisants, tels que le Portugal de Salazar ou le régime des colonels en Grèce, ainsi que l'Italie et les groupuscules néofascistes impliqués dans la stratégie de la tension aux côtés du réseau Gladio. Le groupe possédait également des bureaux à Zurich, en Suisse.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Ven 3 Aoû 2012 - 21:33



Dans la fiche, il est aussi question d'un dénommé Erik Scherps, "ami personnel" de Geschier.

Je me demande s'il s'agit de la même personne que dans :

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=357932

( ... du trafic d'armes au trafic de cigarettes ... )

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 10:08


1997 - Enquête parlementaire sur les adaptations nécessaires en matière d'organisation et de fonctionnement de l'appareil policier et judiciaire, en fonction des difficultés surgies lors de l'enquête sur « les tueurs du Brabant »

(...)

Une autre piste menant des milieux d’extrême-droite aux « tueurs du Brabant » est celle du trafic international d’armes et de drogue, en particulier du trafic dans lequel des libanais étaient impliqués dans les années septante et quatre-vingt. Dans la littérature, deux voies différentes mènent à cette même piste.

D’une part, on souligne qu’il existait, depuis longtemps déjà, des contacts entre les milieux d’extrême-droite belges et les milices phalangistes au Liban. Un homme tel Latinus, par exemple, était en étroite relation à Bruxelles avec (l’espion ?, le journaliste ?) Faez All Ajjaz, ancien avocat de Beyrouth, qui aurait, semble-t-il, joué un rôle capital dans une importante livraison d’armes de la Belgique auxdites milices dans les années septante. A plusieurs reprises, Latinus a même désigné Ajjaz comme son commissionnaire. Latinus n’aurait pas personnellement introduit d’armes au Liban, à l’inverse d’autres militants d’extrême-droite, dont un certain Geschier, et ce probablement en échange de drogues prohibées. En outre, au Liban ces milices abritaient depuis longtemps déjà certains militants d’extrême-droite dont la situation devenait trop dangereuse en Belgique. Un autre élément intéressant, à cet égard, est le fait que la voiture de Ajjaz a été utilisée lors de l’attaque de l’officier Vernaillen de la gendarmerie en octobre 1981. C’est d’ailleurs sur dénonciation de Bouhouche que cette voiture a été retrouvée. On n’a cependant jamais pu éclaircir de quelle façon elle était arrivée en possession des auteurs de l’attaque (195).

D’autre part, après l’attaque de l’armurerie Dekaise (30 septembre 1982), ce sont les membres de la BSR de Wavre, dont il a déjà été question au début de ce chapitre, qui ont avancé l’idée d’une éventuelle implication des trafiquants d’armes et de drogue libanais d’obédience phalangiste dans cette attaque. Pour résumer leur raisonnement, repris par de nombreux journalistes, Dekaise serait entré en contact avec les trafiquants précités par le biais d’armuriers belges notoires tels un certain Van Baelen et un certain Pourtois (avec qui il faisait, au demeurant, du commerce par une autre voie). Ces trafiquants étaient fort intéressés par les silencieux que Dekaise produisait en régie pour une certaine marque de mitraillette et une certaine marque de pistolet. Le fait que c’est précisément le prototype d’un tel silencieux et deux mitraillettes de cette marque qui ont été volés lors de l’attaque chez Dekaise a amené les gendarmes de la BSR à supposer que cette attaque pouvait être l’œuvre desdits libanais. Ce soupçon a été renforcé par les faits de l’attaque survenue une année
plus tard (septembre 1983) à l’usine textile Wittock-Van Landeghem. Peu auparavant, Pourtois, dont question ci-avant, y avait également introduit des commerçants libanais (et syriens) en vue de l’achat d’un nouveau type de gilets pare-balles. Sept vestes de ce type ont disparu lors du vol commis à Tamise (196) !

L’adjudant Dussart de la BSR de Wavre a déclaré devant la première commission parlementaire d’enquête qu’il avait rencontré d’«énormes difficultés» lorsqu’il a enquêté sur cette piste. Il a constaté qu’aussi bien la BSR que la PJ étaient très réticentes à s’engager sur cette piste. Et la sûreté de l’Etat, dont Pourtois était un informateur, a prétendu n’avoir aucun dossier sur ses faits et gestes (...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 11:32


A noter : dans

http://books.google.be/books?ei=39kcUPWWLaeU0QXZrIGADg&hl=fr&id=rqVOAQAAIAAJ&dq=Geschier%2C+front+de+la+jeunesse&q=Geschier#search_anchor

on précise que Herman Geschier (et Daniel Gilson) fait partie du front de la jeunesse en 1978.

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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 12:43



Poker menteur: les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres

Michel Collon - 1998 - 379 pages

(...)

Octobre 1992 : une chambre de commerce croato-flamande est lancée à Anvers sous la direction de l'homme d'affaires Amand Geschier. Grand ami de Filip Dewinter et d'un autre fasciste, le baron de Bonvoisin, Geschier a joué un rôle dans l'organisation fasciste flamande VMO dissoute par la Justice, il a été en contact avec le Führer belge de la seconde guerre mondiale Léon Degrelle, a soutenu les terroristes contras du Nicaragua et les milices fascistes chrétiennes du Liban.

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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 17:32



Il ne semble pas facile de clarifier les liens entre E.S.H. (Euro System Hospitalier) et Geschier (ASE).

Il y a déjà d'autres fils de discussion sur E.S.H.

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1387-l-affaire-eurosystem-hospitalier

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t2225-euro-system-hospitalier?highlight=Eurosystem+Hospitalier

Il serait intéressant d'avoir une biographie la plus complète possible de Daniel Cauchie, parfois qualifié de "gangster".
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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 18:04



Dans l'article suivant (en allemand), consacré à E.S.H., il est question de Willy Declercq :

http://www.zeit.de/1979/33/betten-und-schwestern-fuer-die-saudis

Ce qui peut étonner, c'est l'implication des Poudreries Réunies de Belgique. On les verrait plus dans des contrats d'armement (comme Geschier aussi d'ailleurs).


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MessageSujet: Re: Geschier   Sam 4 Aoû 2012 - 22:14

En ce qui concerne le VMO, dans lequel Geschier était comme un poisson dans l'eau ...

Vers 1980, des contacts ont eu lieu entre les Happart (essentiellement Jean-Marie) et les dirigeants du Front pour assurer la formation paramilitaire du groupe "Hérisson", la milice de l'Action Fouronaise. José Happart, en septembre 1981, a reconnu ces contacts en précisant qu'ils n'avaient jamais abouti contrairement aux rumeurs qui circulaient.

A l'époque, on a observé la présence dans les Fourons, parmi les contre-manifestants francophones, de militants du Front. Fort curieusement, ils entretenaient d'excellents contacts avec les casseurs du VMO lorsqu'ils n'étaient pas membres des deux mouvements en même temps.

L'histoire familiale des Happart est totalement en porte-à-faux avec celle du PS.

Le père, Joseph Happart, a été décoré chevalier de l'Ordre de Léopold II grâce au ministre de l'agriculture Antoine Humblet. Ce dernier est, en 1958, un des fondateurs du CEPIC. Humblet était également membre de la Milice de Jésus-Christ, un ordre chevaleresque catholique anticommuniste et pro-américain.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Dim 5 Aoû 2012 - 16:56



Un texte trouvé sur internet (à approfondir) ...

Un père "très à gauche". Ah bon ?

En 1987, après son entrée au PS, José Happart allait même plus loin lors d'une interview: "Mon père (...) était très à gauche, bien qu'il fut catholique pratiquant. Oui, c'était vraiment un homme de gauche". Tout est faux. Il s'agit d'une légende inventée de toute pièce pour faire accepter le greffon Happart dans un PS wallon marqué par la résistance et l'ouvriérisme.

Le père Happart était un collaborateur, responsable d'une milice pro-nazie dirigée par le VNV, le principal mouvement collaborationniste flamand, la Boerenwacht/Garde Rurale.

Au fil du temps, la Garde Rurale va se rapprocher de l'Ordre Nouveau, se militariser, disposer d'uniformes, d'insignes, de cours de formation fleurant bon le national-socialisme, d'un bataillon d'élite, d'un service de renseignements,...

Mais si en Flandre les partis de la collaboration lui donnent un certain corps, en Wallonie, la Garde Rurale ne marche pas.

Pour motiver ces miliciens, on crée le 4 février 1943 une asbl, le Fonds de la Garde Rurale dont Joseph Happart devient l'un des neuf dirigeants aux côtés du Chef-Général de la Garde Godfried Dalle. A l'époque, les troupes américaines ont commencé à chasser les troupes nazies et fascistes d'Afrique du Nord et l'offensive allemande est stoppée par la capitulation de Stalingrad. Pour l'Ordre Nouveau, la guerre commence à sentir le roussi.

En septembre 1943, le Chef-Général Dalle démissionne. Joseph Happart, lui, reste. En mars 1944, il est confirmé dans son poste de vice-président, c'est à dire de no2. Trois mois avant le débarquement, il ne reste que les inconscients ou les obstinés.

Plus la guerre approche de la fin, plus Joseph Happart monte en grade.

A l'époque, les parents de José Happart vivaient dans la ferme héritée des grands-parents paternels à Lantin. Que s'est-il passé à la fin de la guerre? Selon José Happart, lorsque nous l'avons questionné à ce sujet, la ferme parentale a été pillée entre le départ des Allemands et l'arrivée des Américains "par des gens du voisinage à qui mes parents avaient donné la soupe deux fois par semaine (...) Mon père était rexiste avant 1936. Il a été poursuivi après la guerre, jugé et blanchi. Il a été privé de ses droits civils et politiques qu'il n'a récupérés que des années après, à l'insistance de ma mère". Histoire incohérente car les rexistes d'avant 1936 n'ont pas été poursuivis et l'on ne peut être privé de ses droits civils et politiques qu'après une condamnation.

C'est sans doute pour ces motifs de collaboration que les parents Happart ont déménagé en 1946 pour s'installer à Chertal. "Mon père était Léopoldiste, très religieux et croyait en Pie XII. C'était un anticommuniste très généreux qui défendait les petits contre les gros". On comprend dès lors mieux pourquoi il a fallu retailler un costume sur mesure à José Happart lors de ses premières années "socialistes".

_ _ _


On parle de la "Garde Rurale" (Boerenwacht) dans le fil de discussion consacré à Karel Delombaerde, l'idéologue du WNP. Ce dernier a en effet été le n° 2 de la Boerenwacht en Flandre.

Dans certains documents, il donne également des instructions à la section liégeoise du mouvement.

On peut émettre l'hypothèse que Karel Delombaerde de Joseph Happart se connaissaient ... ou au minimum qu'ils avaient entendu parler l'un de l'autre ...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Lun 6 Aoû 2012 - 11:44



L'information précédente est tirée de l'article suivant (Le Soir Illustré 1999)

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/102137414/Le-Soir-Illustre-Happart-1999


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HERVE



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MessageSujet: Re: Geschier   Lun 6 Aoû 2012 - 12:39



En ce qui concerne Eurosystem Hospitalier (et "Tuna")

http://www.scribd.com/BEGHINSELEN

http://www.scribd.com/doc/102139510/UBU-716-Roger-Boas-Tuna

Sauf erreur de ma part, une des photos semble avoir été prise au "Jonathan" (voir l'affiche dans la partie supérieure de la photo) ...

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K



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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 11:54

bien

ds de bonv et cie de Breways et deliege il y plein de pages

Citation :
Europe Magazine et PlO défendent leurs petits amis

Dès que le scandale Eurosystem apparaît sur la place publique, Europe
Magazine réagit en défendant le consortium: d'une part, le mensuel nie
avec force l'existence du réseau de prostitution de luxe et, d'autre part, il
reporte la responsabilité de l'échec du projet sur. .. l'éternelle Société
Générale. Curieux comportement. Il est vrai que Roger Boas n'est pas le
seul proche de V dB impliqué dans le dossier: la société Medico, dirigée
par le beau-fils de VdB Philippe Chauveau avec l'aide d'un Libanais,
s'occupait de l'ingénierie d'Eurosystem.


Et Europe Magazine de conti-
nuer: il est urgent de mettre fin au scandale car la firme espère obtenir
d'autres contrats au Liban, pays où elle est en contact avec le gouverne-
ment. S'il faut en croire Europe Magazine, celui-ci voulait élargir son
infrastructure hospitalière.

Eurosytem était candidat, en association avec ... ASE et son International Marketing Manager, l'excellent Herman Geshier."

En 1979, un journaliste (ADD: Frank de Moor ?) s'intéresse particulièrement aux blindés et à
Eurosystem. Journaliste de l'hebdomadaire Knack, il observe depuis
longtemps les manœuvres du clan VdB. Dans le cadre de son enquête
sur Eurosystem, il se rend au siège de PDG, société spécialisée dans les

138




investissements au Moyen-Orient. Alors qu'à l'époque, rien ne permet
de soupçonner Benoît de Bonvoisin de contrôler cette société, le baron
lui-même pénètre le lendemain dans les bureaux de Knack, porteur
d'une lettre expliquant le rôle de PDG dans l'affaire Eurosystem.

D'autre part, alors que Frank De Moor cherche à démêler les fils de l'af-
faire des blindés, il subit une surveillance discrète: à ses basques, le ma-
jor Jean Bougerol et l'adjudant-chef André Louis."


Pour qu'une mature soit efficace, il faut disposer au minimum d'une demi-douzaine de per-
sonnes.



on trouve plusieures ASE firmes mais si on n'a pas l'adresse près de la gare de anvers....
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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 12:11

et suite
Citation :

Les amitiés libanaises

Dans cette seconde partie des années 70, les milieux politico-affairistes
qui gravitent autour du trinôme PDG-CEPIC-Europe Magazine sont très
branchés sur le Moyen-Orient. n est vrai que les pays producteurs de pé-
trole bénéficient de la manne des pétro-dollars à la suite de la crise pétro-
lière de 1974. Avoir un pied dans cette région peut rapporter gros. Ou
aboutir à un flop monumental comme dans le cas d'Eurosystem. Un petit
pays du Moyen-Orient s'enfonce dans la guerre civile: le Liban. n n'en
sortira qu'au début des années 90.
Du côté des militants d'extrême droite, on se mobilise pour soutenir les
chrétiens libanais. Au cours de l'été et de l'automne 1978, pendant son
passage éclair au Front de la Jeunesse, Paul Latinus a organisé deux mani-
festations anti-syriennes où la droite et l'extrême droite libanaise ont défi-
lé en compagnie du Front de la Jeunesse. Les manifestations étaient coor-
données depuis l'ambassade du Liban à Bruxelles, Latinus étant un
maillon de la chaîne organisatrice. Grâce à ces contacts dans les milieux
pro-phalangistes en Belgique, Karel Delombaerde aurait vendu au Liban
des unités médicales de la firme Modulmed
."

Faisons ici une petite parenthèse. Après avoir travaillé sur l'extrême
droite, le commissaire de la Sûreté de l'Etat Christian Smets est devenu le
responsable de la brigade s'occupant de la subversion émanant de l'étran-
ger. Un de ses hommes a alors recruté un informateur proche de Paul La-
tinus
dans les milieux phalangistes libanais implantés en Belgique.

Quelques semaines plus tard, l'informateur était 'grillé' par la brigade du
commissaire Massart. Nouvel hasard, cet informateur aurait ramené, par
le biais des chrétiens libanais, la brigade de Smets sur la piste de PlO,
comme nous allons le voir.


Alors que Latinus organisait des manifestations avec l'ambassade du
Liban, Francis Dossogne, président du Front de la Jeunesse, se rendait au
pays des cèdres pour y rencontrer deux chrétiens: le président de la Répu-
blique Camille Chamoun et le chef des milices chrétiennes phalangistes
139





5.
Amine Gemayel.

Objectif du mini-trip: organiser un camp d'entraîne-
ment militaire pour les militants du Front sous la direction de Gemayel.
Dossogne ne s'est pas rendu seul à Beyrouth. TI voyageait dans les ba-
gages d'un homme d'affaires belge ayant à l'époque des liens très étroits
avec le baron Benoît de Bonvoisin: Herman Geshier
!"

En cette fin des années 70, Geshier n'a pas encore participé au transfert d'Ekkerhard Weil.
Il ne s'est pas encore brouillé avec les cercles bruxellois du CEPIC dans
le cadre du versement de commissions pour l'achat de mitraillettes chi-
noises par un pays d'Afrique du Nord.


Pendant que les petites mains du Front s'agitent dans les actions de
soutien aux extrémistes de droite libanais, Europe Magazine vante les
mérites de ce négociant qui tente de vendre des infrastructures hospita-
lières à Beyrouth en association avec Eurosystem."

Dans une autre édition de la même revue, on publie la photo de Geshier accompagné du pré-
sident Chamoun.


La légende parlant d"un homme d'affaires belge qui
participe à la reconstruction économique du Liban' surplombe une photo
'des blindés chrétiens montant en ligne ... '43

Lorsque la société PDG s'est installée rue Belliard, elle comptait deux
Libanais parmi ses administrateurs: Félix El Alam et son épouse.

En 1982, date des premiers ennuis financiers de PDG, ils seront remplacés
par deux autres Libanais, chrétiens maronites.

Neveu de l'ancien président chrétien Soleiman Frangié, El Alam est entré en contact avec Benoît
de Bonvoisin par le biais d'un banquier libanais et de l'ambassadeur à Bruxelles de ce même pays, Antoine Francis," le membre du Cercle des Nations dont la signature recopiée a permis à Paul Vanden Boeynants de réaliser un faux en écriture. (ADD voir son proces)

El Alam rapportera gros à PDG: il a négocié la construction de l'hôtel des Postes en Arabie Saoudite, un contrat pour lequel plusieurs sociétés belges ont versé des commissions à PDG (60
millions environ) sans rien obtenir en échange. El Alam était aussi en
contact avec Faez Al Ajjaz, un nom apparu dans l'entourage de Latinus et
dans l'attentat contre le major Vemaillen.

Jean Bougerol, la cheville ouvrière de PlO, s'est rendu en 1978 au Li-
ban. S'il faut l'en croire, son chef direct, le général Roman, l'y avait en-
voyé en mission.

Il y a rencontré le chef d'état-major de l'armée libanaise, le général Victor Khoury,
un ami personnel de Roman, et des officiers libanais ayant suivi avec Jean Bougerolles cours de l'Ecole de Guerre à Bruxelles. Selon Bougerol, cette mission officielle visait à étudier l'envoi
de conseillers militaires belges au Liban. Et Bougerol de conclure son exposé en signalant que' cela ne s'est pas fait. '45

La lettre du commissaire du SDRA Robert Fagnart à son ami Jean Bou-
gerol (voir chapitre 3) indique que l'armée fournissait à Bougerol des
'couvertures' pour se rendre à l'étranger. L'ancienne secrétaire de Jean
140

6.
Bougerol au sein de PIO donne une version fort différente de cette visite
au Liban.

Selon Mme Legon, c'est PDG et non l'armée qui a financé le voyage.
Et si une rencontre avec le général Khoury a bien eu lieu, les
deux envoyés de PIO ont fait le tour de tous les dirigeants chrétiens.

Ils ont discuté entre autres avec Camille Chamoun et les fils - Amine et Béchir -
de Pierre Gemayel, 'le grand chef des phalangistes de l'époque'."

Avant de devenir le leader suprême des extrémistes de droite chrétiens,
Gemayel a fait fortune dans sa pharmacie à Beyrouth. On le connaissait
dans la capitale libanaise comme 'le roi de la capote anglaise', du nom de
cette petite pièce de caoutchouc qu'il vendait en grand nombre, son offi-
cine étant adossée au quartier des lupanars de pauvres."

Les liens de Jean Bougerol avec les milieux de l'extrême droite libanai-
se étaient bien plus profonds que ce qu'il veut bien en dire.

Ainsi, selon le sénateur Serge Moureaux, Bougerol a utilisé ses relations en Belgique
pour accueillir un officier libanais en difficulté." Des phalangistes liba-
nais tournaient également autour du 68 de l'avenue d'Auderghem, siège
de la branche militaire de PIO.
L'un d'eux, Saad Farjallah, un intermédiaire commercial spécialisé dans l'import-export, y résidait.

De même,la société Krafis utilisait le télex de l'avenue d'Auderghem dans le cadre
de ses transactions commerciales. Cette société était dirigée par une amie
de Bougerol, Laure Khoury, une chrétienne libanaise.

Krafis disposait de capitaux belge-tchécoslovaques," ce qui ne manque pas de piquant dans
cet antre de l'anticommunisme qu'était PIO.

Ces relations avec les milieux de l'extrême droite libanaise ont continué après la dissolution de PIO et la faillite de la société PDG.

Les gendarmes qui enquêtaient sur les revenus de Benoît de Bonvoisin et la société CIDEP ont découvert qu'une association, l"Alliance Libanaise', devait 250,000 francs belges à la CIDEP pour services rendus."
Cette association a été fondée en 1977 à Paris.

A l'époque de cette créance, son siège était établi au domicile de son secrétaire général, le co-
lonel Fouad Malek. Ancien patron de la police des Forces Armées Liba-
naises, Malek a été détaché et dirigeait en France la représentation des mi-
lices chrétiennes unifiées. Malek était membre du bureau politique du
Parti des Phalanges Kataïeb, l'aile dure des chrétiens libanais. L'Alliance
Libanaise fonctionnait grâce au soutien financier du Parti Phalangiste Li-
banais d'Amine Gemayel.

Dès son arrivée en France, Fouad Malek a été
dans le collimateur des services de renseignements occidentaux qui le dé-
crivent comme un homme de basses œuvres, un tueur, un trafiquant notoire.

Ces connexions intriguent et inquiètent certains policiers. Ils savent
que la majeure partie des activités des extrémistes phalangistes sont liées
au trafic d'armes et de drogue.
141


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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 12:23

Citation :
Les milliards d'Eurosystem Hospitalier


PDG recevait beaucoup d'argent. La firme anversoise Smet Jet, dont les
dirigeants ont été condamnés - en première instance, l'affaire étant en
mars 1992 devant la Cour de Cassation - dans le cadre d'un trafic de dé-
chets nucléaires de la Transnuclear, lui a versé 10.475.930 francs. La
contribution d'Antwerp Steal Export (ASE), était plus modeste:
6.922.000 francs seulement. Le directeur,d'ASE n'est autre qu'Herman
Geshier. ASE et Geshier, deux noms qui vont ressurgir dans un des plus
gros scandales financiers de la fin des années 70, le krach du Consortium
'Euro System Hospitalier'.



Opération Ginungagapp


Anvers. A quelques pas de la gare Centrale, du zoo et du quartier
diamantaire, Herman Geshier a ses bureaux. L'homme a participé
au transfert manqué d'Ekkerhard Weil en janvier 1981. Au jour et
à l'heure de la 'livraison', Bernard Mercier l'attendait au siège du
CEPIC.l Mais personne n'est venu, la Sûreté de l'Etat ayant inter-
cepté Geshier, Weil et leurs comparses. Dans l'extrême droite, on
est convaincu que Geshier est le traître qui a vendu la mèche à la
Sûreté. Une erreur qui aura des conséquences
.
Le WNP a beaucoup parlé de ses 'liens' avec la Sûreté et du vol
des télex dans les installations de l'OTAN. Le groupe n'était pas
130

8.
seulement utilisé pour déstabiliser les services de renseignements
belges. Il a laissé sa marque dans d'autres opérations, comme celle
contre Herman Geshier
.


En juin 1982 au plus tard démarre l'opération Ginungagapp, 'la
fin du monde' dans la mythologie nordique chère aux nazis.

Le WNP s'attache aux basques d'Herman Geshier et met ses faits et
gestes sur ordinateur. Une des fiches le concernant sera remise par
le WNP à la presse.'


Deux équipes du WNP sont dans le coup.


1.: L'une, flamande, compte dans ses rangs Félix De Ceulaerde
.

Il a fait partie de l'équipée Weil aux côtés de Geshier qu'il a connu au début des an-
nées 60 dans 'Jeune Europe'.

En 1964, De Ceulaerde a démissionné de 'Jeune Europe' et est devenu membre du Parti Communiste.
Il en sera exclu trois ans plus tard, lorsque le secrétaire de la sec-
tion du PCB se sera aperçu qu'il s'agissait d'un infiltré fasciste.


De Ceulaerde participe alors à la formation du 'Stahlhelm " une
organisation qui servira à exfiltrer des néo-nazis allemands recher-
chés par la police. De Ceulaerde écrivait également dans Europe
Magazine et aurait été en relation avec le major Bougerol
.


Lorsqu'Herman Geshier résidait à l'étranger, De Ceulaerde re-
levait son courrier et dormait parfois dans les bureaux de ce même
Geshier.

Trois constats donc:

 -d'abord, De Ceulaerde accédait facilement aux informations confidentielles concernant Geshier qui
intéressaient le WNP.
 
-Ensuite, il a le profil type d'un des 445 correspondants utilisés par Jean Bougerol pour PlO.

 -Enfin, il avait toutes les raisons de se venger de Geshier, jugé responsable de
l'arrestation de Weil.

Détail intéressant: les militants flamands du WNP qui entouraient De Ceulaerde faisaient partie de la même association d'anciens du Front de l'Est que Karel Delombaerde.'

2.:La deuxième équipe, francophone, était dirigée par Michel Libert, le bras droit de Latinus chargé du renseignement au WNP.


Au printemps 1983, l'équipe s'est rendue plusieurs fois à Anvers pour tenter de cambrioler les bureaux de Geshier. En cas de pépin, les membres du WNP pouvaient joindre le commissaire de la Sûreté Joseph Kausse au nom de 'Monsieur Vincent'. Ce même commissaire - un des deux démocrates présentés par Claude Eerdekens et Philippe Laurent lors de la fameuse émission de
l'Ecran Témoin - a avancé les fonds nécessaires à la réalisation de cette opération Ginungagapp.'

Michel Libert provient lui aussi des milieux d'anciens collaborateurs. Entendu par la Gendar-
merie dans le cadre de l'enquête sur le WNP, Libert va lâcher un
élément qui prend ici tout son relief: 'C'est Emile Lecerf qui m'a
131

9.
présenté à Bougerol, ce vers 1979 environ, dans le cadre d'un
emploi à SDRA. '5 Al' époque, Paul Latinus structure ses réseaux
de renseignements qui deviendront quatre ans plus tard, en 1983,
le fameux WNP. Dans chaque équipe qui surveille Herman Ge-
shier, une personne au moins a le profil d'un correspondant de
Pla ou plutôt, vu la date des événements, du réseau Miller qui lui
a succédé.
A Bruxelles, l'adjudant Goffinon enquête sur le vol de la Mazda
appartenant à Faez Al Ajjaz, le 'journaliste' saoudien mentor du
WNP. Cette voiture a été utilisée pour commettre l'attentat contre
le major Vernaillen.

Vers le mois d'août 1982, Faez Al Ajjaz pro-
pose à l'adjudant Goffinon de rencontrer Paul Latinus: il peut lui
fournir des éléments sur des milieux terroristes.

Lors de la première rencontre, Latinus parle d'une filière libyenne.
La deuxième fois, il lui propose un dossier sur un trafic d'armes concernant
Herman Geshier.
Lors de la troisième rencontre, l'adjudant Goffinon signale à Latinus qu'il préfère ne plus le rencontrer, ses informations étant trop imprécises."

Après la mort de Latinus, des militants du WNP et plus particulièrement Michel Libert accuseront
l'adjudant Goffmon d'avoir été mêlé à l'organisation du WNP, toujours sans preuves probantes.

Au procès 'PDG', le substitut Godbille s'est posé la question de
savoir si l'on n'avait pas taillé un costume sur mesure au commis-
saire Smets de la Sûreté de l'Etat. On peut se demander si la même
bande de tailleurs ne prenait pas les mensurations de l'adjudant Goffinon.

En juin 1981, plusieurs mois avant cette rencontre avec Latinus
par l'entremise d'Al Ajjaz, l'adjudant Goffinon a été mis au courant d'un trafic de drogue dans de la viande congelée. Selon Goffinon, trois personnes y seraient impliquées:

le commandant François (qui dirigeait I'anti-stups de la Gendarmerie belge et qui était
tombé dans un énorme scandale de trafic),
Cammerman (un des trafiquants de l" affaire François ')
et Paul Vanden Boeynants.'

L'information lui venait d'un fonctionnaire du Comité Supé-
rieur de Contrôle, M. Depré. Recontacté par Goffinon, Depré a re-
fusé d'encore parler, ses supérieurs hiérarchiques étant déjà au
courant de sa démarche. Le président du Comité Supérieur de
Contrôle n'était autre que Raymond Charles, un proche de VdB.

Huit jours après sa première rencontre avec Depré, Goffinon a été
appelé par un de ses supérieurs pour savoir s'il enquêtait sur V dB.
Ce supérieur avait été prévenu par le commandant de la Gendar-
merie, le général Beaurir, lui-même contacté par V dB.
132





Le 11 octobre, une voiture de la section de la BSR de Bruxelles
dont Goffinon dépend explose.

Deux jours plus tard, la Justice re-
çoit un coup de téléphone anonyme proférant des menaces de mort
à l'égard de Goffinon, du major Vernaillen, de Depré et du juge
d'instruction chargé du dossier.

Deux semaines plus tard, le major
Vernaillen est victime de l'attentat où l'on utilise la Mazda. L'en-
quête sur le trafic de drogue s'est enlisée.

Devant la commission d'enquête, deux autres gendarmes - le
major Vernaillen et le maréchal des logis Raes - ont confirmé peu
ou prou les dires de l'adjudant Goffinon. Lors de son passage de-
vant la même commission, Paul Vanden Boeynants a, bien enten-
du, nié être lié à ce trafic de drogue et avoir fait pression sur son
ami le général Beaurir. Curieusement, des trois pandores, VdB n'a
attaqué en justice que le gendarme subalterne.


A l'Est, de nouveaux problèmes de bidoche

Le WNP constitue donc un dossier sur Herman Geshier. Après
avoir essayé d'y intéresser Goffinon, il le remet à la Justice. On y
affirme, entre autres, que Geshier se livre au trafic de drogue dans
de la viande congelée par le biais de la société 'Euromeat', elle-
même en relation avec la fameuse 'Kintex', une couverture des
services secrets bulgares. Libert ajoute dans sa fiche que des es-
pions soviétiques, expulsés de Belgique en 1984, y sont revenus
grâce à la couverture d'Euromeat.

En Roumanie, Geshier utilise
pour ces trafics les services d'un certain Arabin. Cerise sur le gâ-
teau, Geshier est également en contact avec le commissaire de la
Sûreté Christian Smets et, précise Michel Libert, Geshier 'a été
jusqu'à présent couvert pour toutes ses actions par l'administra-
teur général de la Sûreté Albert Raes'
. 8

On nage à nouveau en pleine manipulation. il existe en effet une
seconde firme 'Euromeat', dont le siège est situé à Ostende et dont
les actionnaires ne sont autres que Paul Vanden Boeynants et cer-
tains de ses proches.

Arabin a participé au transfert raté de Weil.
Quant au discours sur la Sûreté, on retrouve l'obsession de son infil-
tration par les pays de l'Est déjà entendue dans d'autres bouches.

Seul élément concret qui pourrait plus que vaguement accréditer
cette note: Herman Geshier et Albert Raes se sont fréquentés à
Bruges. Sur les bancs de l'école primaire, lorsqu'ils avaient huit
ans.
A notre connaissance, ils n'ont plus été en rapport depuis.
Bornons-nous à une constatation: le WNP, et plus précisément
Michel Libert - mis en contact avec Bougerol par le biais de Le-
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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 12:37

Citation :
cerf - constitue avec l'aide de Félix De Ceulaerde - un autre cor-
respondant de Bougerol- une fiche dans laquelle interviennent un
trafic de drogue incorporée à de la viande congelée, une firme por-
tant le même nom qu'une autre appartenant à VdB, des activités
commerciales avec les pays de l'Est dans le secteur de la bouche-
rie et les deux éternels' agents soviétiques' de la Sûreté. Puisse un
jour la Justice comprendre la logique de rédaction de cette fiche et
- surtout -les motifs qui ont poussé le WNP -ces futurs résistants
clandestins! - à ce qu'elle tombe aussi facilement dans l'escarcel-
le de cette même Justice.

1 Minutes de l'audition de Bernard Mercier devant la commission sénatoriale
d'enquête 'GIadio', op.cit.
2. Des taupes dans l'extrême droite, René Haquin, Ed. EPO, Berchem, 1984.
3. 'WNP: de vlaamse tak', Hilde Geens, Humo, 25 février 1988.
4. 'WNP: de vlaamse tak', op.cit.
5. Procès-verbal du 9 avril 1986, annexe 3 au PV 1184 de la brigade de Wavre.
6. Minutes de l'audition de l'adjudant Guy Goffinon devant la commission parle-
mentaire d'enquête sur le terrorisme et le grand banditisme, 12 décembre 1989.
7. Rapport de la commission d'enquête parlementaire sur le grand banditisme et le
terrorisme, audition de Mr. Goffmon, page 245.
8. Extrait des fiches de Michel Libert sur Herman Geshier, archives des auteurs.


En 1976, un important projet immobilier est mis sur pied par un consortium
d'entreprises belges: il concerne la construction de deux hôpitaux militaires
pour la Garde Nationale saoudienne. Valeur du contrat: 35 milliards de
francs belges. Mais les difficultés fmancières vont s'accumuler. En juillet
1979, c'est la faillite. L'Inspection Spéciale des Impôts et le Comité Supé-
rieur de Contrôle entament une enquête, soupçonnant l'utilisation d'argent
noir: entre 8,5 et Il milliards de francs se sont perdus en Belgique et en Ara-
bie Saoudite. Le parquet de Bruxelles s'en mêle également, craignant une
faillite frauduleuse. Malgré l'ampleur du scandale, on n'a jamais plus en-
tendu parler de ce dossier judiciaire." TI est vrai que le Prince Albert s'était
rendu en Arabie Saoudite en 1975. TI dirigeait la délégation venue présenter
le projet à la famille royale saoudienne. Le traitement judiciaire de la faillite
et de l'argent noir d'Eurosystem devenait particulièrement délicat dès lors
que le frère du Roi Baudouin apparaissait dans le dossier. D'autant que les
enquêteurs vont tomber sur un réseau de prostitution de luxe qui n'hésitait
pas à faire chanter des hommes politiques.

Principal animateur du projet Eurosystem Hospitalier: un ancien agent
de la Sabena à Djeddah, Daniel Cauchie. Cette famille n'a pas de chance
dans les affaires puisque son cousin Pierre Cauchie, directeur de la firme
Decaux Belgium, sera inculpé plus tard dans le cadre des affaires lié-
geoises sur lesquelles nous reviendrons. Principal actionnaire du projet
134

16.
Eurosystem, la Société Générale, par le biais entre autre, d'une de ses fi-
liales, les Poudreries Réunies de Belgique. Actionnaire minoritaire, la so-
ciété ASCO de Roger Boas, le marchand d'armes qui a fait fortune à
l'époque où son ami V dB était ministre de la Défense nationale.
Mars 1979, la section 'mondaine' de la BSR de Bruxelles perquisition-
ne chez Mme Fortunato Israël. Elle est à la tête d'un réseau européen de
prostitution de luxe connu sous le nom du réseau 'Tuna'. Les enquêteurs
découvrent un document reliant trois personnalités belges à des filles du
réseau: le général Fernand Beaurir, commandant de 'leur' gendarmerie,
Roger Boas et une troisième personne, un homme d'affaires ami de
VdB.32 f
Ils apprennent que Fortunato Israël a été jusqu'en 1976 la responsable
des relations publiques pour Eurosystem. Grâce à son réseau de prostitu-
tion, elle approchait partout en Europe, aux frais du consortium, des
hommes d'affaires et des ministres. Fin 1976, le réseau Tuna passait sous
le contrôle de sa collègue Lydia Montaricourt. Fortunato Israël n'avait
cependant pas de souci matériel à se faire, puisqu'elle allait émarger au
'pay-roll' de sociétés de Roger Boas en tant que décoratrice."
Les gendarmes n'étaient pas au bout de leurs surprises. 'Dans le cou-
rant de l'été 1979, on a découvert que le cabinet de VdB louait parfois
l'intégralité d'un sauna pour y passer une soirée avec des invités du mi-
nistre. Cela se passait entre autres au 'Lotus', à la place Meiser ou au
'Paddock', au square Ambiorix. D'autres filles du réseau Tuna avaient
également participé en compagnie de V dB et de ses amis - parmi lesquels
Roger Boas - à un safari au Kenya - où, hasard, Khashoggi est propriétai-
re d'un club féerique, le 'Mount Kenya Safari Club' (voir encadré en fin
de chapitre). Mais les intéressés nièrent ces révélations et les choses en
restèrent là. La majeure partie des informations recueillies par la BSR ne
tombaient pas - il est vrai - sous le coup de la loi. Elles étaient politique-
ment explosives. '34
Le réseau de prostitution a encore fait parler de lui. Au début des an-
nées 80, Jean-Claude Garot, le rédacteur en chef de Pour était sur sa piste.
Il avait même recueilli un témoignage sur cassette concernant des 'ballets
roses'. En juillet 1981, deux commandos d'extrême droite mettaient le
feu à Pour, faisant semble-t-il disparaître les élèments en sa possession.
Paul Latinus disposait également de certaines pièces sur ce réseau de
prostitution de luxe.
Le 13 février 1990, la chaîne de télévision privée VTM provoque un
séisme en Belgique. A l'écran, Maud Sarr, une ancienne prostituée du ré-
seau Tuna-Montaricourt. Elle affirme que des politiciens (Paul Vanden
Boeynants), des magistrats (Jean Deprêtre et Henri Jaspar, tous deux inti-
mement mêlés aux enquêtes sur le WNP et Paul Latinus) et des policiers
135

(Léon François, le commandant du BND impliqué dans le scandale de
trafic de drogue) participaient à des parties fmes avec des filles de Tuna-
Montaricourt. Une semaine après ces 'révélations', Paul Vanden Boey-
nants était entendu devant la commission parlementaire d'enquête sur le
grand banditisme et le terrorisme chargée de déméler les fils des tueries
du Brabant. Tous les intéressés nieront à nouveau les faits.
Les relents de 'scandalite sexuelle' tournant autour de cette affaire de
prostitution de luxe n'intéressent que la presse à sensation. Qu'on ait ou
pas 'pédalé dans la confiture' ne regarde que les intéressés, leur vie privée
et leur morale. On constate cependant que ces milieux de la prostitution
de luxe visent le monde politique, économique et judiciaire. Un moyen,
pour la crirnirlalité organisée, d'étendre son influence - par le chantage et
la corruption - jusqu'au sommet de l'appareil d'Etat.
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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 12:39

beaucoup de choses déjà à placer ds son context .....politique
a suivre
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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 13:10

provisoirement recapitulation politique

Citation :

>> En avril 1981 ?, Mark Eyskens est préféré à lui, contre toute attente, pour présider un gouvernement du reste éphémère (on l’expliquera, par la suite, par des fuites au Palais sur son dossier fiscal).

>>19 mai 81 l'article ds le morgen direction CEPIC finaçait FJ)

>>reaction exemple de d'intox et désinformation Damoclès, Bilan affaire CEPIC  par Paul Van kerckhoven

>>Op 21 mei 1981, tien dagen nadat de leden van de com-
missie Wijninckx inzake de privé-milities de beruchte nota
toegestuurd krijgen, kondigt PSC- en Cepic-voorzitter Paul Vandenboeynants aan, dat dat Cepli-kopstukken

Baron de Bonvoisln (schatbewaarder),
Paul Vankerkhoven (onder-voorzitter
secretaris-generaal ridder  Jean   Breydel,
en bestuurslid Bernard Mercier

uit al hun functies in de PSC en de Cepic geschorst worden.

>>En xx juin 1981, plusieurs mois avant cette rencontre avec Latinus
par l'entremise d'Al Ajjaz, l'adjudant Goffinon a été mis au courant d'un trafic de drogue dans de la viande congelée. Selon Goffinon, trois personnes y seraient impliquées:

le commandant François (qui dirigeait I'anti-stups de la Gendarmerie belge et qui était
tombé dans un énorme scandale de trafic),
Cammerman (un des trafiquants de l" affaire François ')
et Paul Vanden Boeynants.'

L'information lui venait d'un fonctionnaire du Comité Supé-
rieur de Contrôle, M. Depré. Recontacté par Goffinon, Depré a re-
fusé d'encore parler, ses supérieurs hiérarchiques étant déjà au
courant de sa démarche. Le président du Comité Supérieur de
Contrôle n'était autre que Raymond Charles, un proche de VdB.

(xx+ )Huit jours après sa première rencontre avec Depré, Goffinon a été
appelé par un de ses supérieurs pour savoir s'il enquêtait sur V dB.
Ce supérieur avait été prévenu par le commandant de la Gendar-
merie, le général Beaurir, lui-même contacté par VdB.


>> 1 juin 1981 :Le baron de Bonvoisin, décrit dans la note comme le financier, par socié-
tés interposées, du Front de la Jeunesse et du Nouvel Europe Magazine,
réagit violemment. D'autant que la note va plus loin et précise que le pe-
tit-fils d'Alexandre Galopin aurait dû héberger chez lui un néo-nazi alle-
mand en fuite, Ekkerhard Weil.

Le 1" juin 1981, il envoie une lettre particulièrement virulente au ministre de la Justice:
Citation :

'Monsieur le Ministre, la plaisanterie de mauvais goût commise contre moi par votre administra-
tion a suffisamment duré pour que vous ayez pu prendre vos responsabilités.'

'Aussi, je vous demande, tous les éléments de votre rapport à mon sujet
étant faux, quelle sanction définitive vous avez prise ou allez prendre
contre les coupables, pour éviter que d'autres autorités que la vôtre ne
doivent s'en charger.' ....

>>damocles:....en reponse aux questions d'un journaliste du Soir ,
Citation :
le ministre de la justice dela justice reconnaissait le 5 juin que la note incrimée pouvait contenir des erreurs ,
mais ....


>> damocles8  le baudruche est dégonflé commentait la libre Belgique 25 juin ...

>>le lundi 29 juin 1981. le président national du CEPIC, le
Député liégeois Jean-Pierre Grafé. annonça dans une conférence de presse que deux des quatre membres du CEPIC mis en cause par la note de la Sûreté de l'Etat avaient été réhabilités et réintégrés dans toutes leurs fonctions au PSC et au CEPIC.

Selon Grafé, rien ne pouvait être reproché à ces deux hommes,
tant sur le plan politique que sur le plan judiciaire.Il agissait
du vice-président Paul Vankerkhoven et du secrétaire-general
Jean Breydel Mais Grafé garda le silence sur le sort de Mercier
et de Bonvoisin


Dernière édition par K le Mer 16 Oct 2013 - 13:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Geschier   Mer 16 Oct 2013 - 13:23

donc on apprend que VDB a déjà un dossier fisc en l'air puis quand il met 4 pilotis du Cepic hors jeu tout de suite on sort un autre dossier sur les drogues pour le destabiliser en plus via un membre du HKT  mais VDB a encrore trop de supports

qqs mois plus tard Latinus fait la même chose de nouveau avec Goffinon.
mais si la date du

Citation :
Vers le mois d'août 1982, Faez Al Ajjaz pro-
pose à l'adjudant Goffinon de rencontrer Paul Latinus: il peut lui
fournir des éléments sur des milieux terroristes.

Lors de la première rencontre, Latinus parle d'une filière libyenne.
La deuxième fois, il lui propose un dossier sur un trafic d'armes concernant
Herman Geshier.
Lors de la troisième rencontre, l'adjudant Goffinon signale à Latinus qu'il préfère ne plus le rencontrer, ses informations étant trop imprécises

est correcte cel n'a plus de sens car

en novembre 1981 VDB perd le pouvoir


où est l'erreur ?

Citation :
in november 1981, was het VDB's laatste kabinetschef, Gerard Deprez, die hem op een zitting van het partijbureau, uit zijn stoel verdreef. Het bloed vloeide van VDB's neus nadat hij in de verhitte discussies stomweg tegen een stenen pilaar in het vergaderlokaal was gelopen
question est quand latinus a contacté goffinon ?
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MessageSujet: Re: Geschier   Jeu 17 Oct 2013 - 17:21

continuons avec l'info sur geschier ds debon deBrewaeys&deliege:

Citation :
18.
La commission Wijninckx

Trois ans avant la parution de cette note, le Front de la Jeunesse s'était radi-
calisé et s'était lancé dans l'action violente: attaques d'ambassades de pays
à régime politique d'inspiration marxiste, de locaux de mouvements de
gauche ...

De l'autre côté de la frontière linguistique, le Vlaams Militanten
Orde (VMO) faisait de même. Une situation jugée inquiétante par le monde
politique qui décide de constituer une commission sénatoriale d'enquête sur
les milices privées dirigée par le sénateur SP Jos Wijninckx.

Elle est officiellement installée le 19 juin 1980.

Pendant plusieurs mois, elle s'interroge
sur les liens entre les groupuscules d'extrême droite et l'armée, la gendar-
merie, les agences de détectives, les entreprises de sécurité ...

Alors que l'enquête de la commission bat son plein, l'actualité se char-
ge de rappeler dramatiquement aux sénateurs toute l'importance de leurs
travaux: le 8 novembre 1980, des militants du Front tabassent un profes-
seur, rue Neuve à Bruxelles.

Un mois plus tard, le 6 décembre, trois membres du Front de la Jeunesse tuent un travailleur immigré au café 'La Rotonde'.

Fin décembre, un autre membre du FJ et deux sympathisants
mettent le feu à la Maison Arabe de Culture Ouvrière.

En février 1981, la commission entre dans une zone de turbulences.
Le 19 de ce mois, l'administrateur-directeur général de la Sûreté publique est
à la barre. Le huis clos est prononcé. Il est interrogé sur les rapports entre-
tenus par certains membres du CEPIC avec le Front de la Jeunesse.
Politiquement, c'est un fameux saut qualitatif: la commission quitte le terrain
des groupuscules fascistes pour celui d'un parti à vocation gouvernementale.

Mais Albert Raes refuse de citer des noms sans l'accord de son mi-
nistre de tutelle, Philippe Moureaux, titulaire du département de la Justice.'


Toujours en février 1981, une note de synthèse quitte les services
d'étude de la Sûreté en direction du cabinet Moureaux.

Le 22 avril 1981, la commission procède à une nouvelle audition d' Al-
bert Raes, toujours à huis clos. Cette fois, le chef de la Sûreté est pressé de
questions: les sénateurs désirent savoir qui sont les bailleurs de fonds de
ces mouvements.
A nouveau, refus de citer des noms sans autorisation du
ministre.'
Dès le lendemain, le président de la commission interroge le ministre par écrit.
Albert Raes, de son côté, fait parvenir un nouveau rapport de synthèse à Philippe Moureaux.
Le cabinet du ministre de la Justice rédige la note envoyée au président de la commission Wijninckx et à plusieurs ministres.'

Le 19 mai 81, celle-ci paraît dans De Morgen et provoque un véritable séisme au PSC.
Les personnes mises en cause sont suspendues de leurs fonctions au CEPIC.
Par la suite, le PSC décidera de dissoudre ses familles et priera les membres du CEPIC de choisir entre leur appartenance au parti ou à sa fraction extrémiste.
79


Citation :
Le baron rouge ... de colère

Le baron de Bonvoisin, décrit dans la note comme le financier, par socié-
tés interposées, du Front de la Jeunesse et du Nouvel Europe Magazine,
réagit violemment. D'autant que la note va plus loin et précise que le pe-
tit-fils d'Alexandre Galopin aurait dû héberger chez lui un néo-nazi alle-
mand en fuite, Ekkerhard Weil.

Le 1" juin 1981, il envoie une lettre parti-
culièrement virulente au ministre de la Justice: 'Monsieur le Ministre, la
plaisanterie de mauvais goût commise contre moi par votre administra-
tion a suffisamment duré pour que vous ayez pu prendre vos responsabili-
tés.'
Citation :
'Aussi, je vous demande, tous les éléments de votre rapport à mon sujet
étant faux, quelle sanction définitive vous avez prise ou allez prendre
contre les coupables, pour éviter que d'autres autorités que la vôtre ne
doivent s'en charger.'
'Veuillez aussi porter à ma connaissance comment vous envisagez la
réparation qui m'est due pour le tort qui m'a été fait. '
'Je me considère fondé à recevoir votre réponse dans les huit jours.'
'Dans l'attente de vous lire, je vous envoie, Monsieur le Ministre, l'ex-
pression de mon indignation sur cette affaire qui prouve, si besoin en est
encore, le délabrement de la Belgique. '4
Philippe Moureaux n'est pas le seul homme politique à être rudoyé.

Le 30 septembre 1981, Benoît de Bonvoisin dépose plainte en diffamation
contre le chef de Cabinet du Vice-Premier Ministre, Gérard Deprez. Ce
dernier, dans des conversations informelles, aurait prétendu 'connaître
deux personnes prêtes à témoigner que j'aurais reçu officiellement ou of-
ficieusement M. Almirante (N.d.l'A.: le leader du parti néo-fasciste ita-
lien MSI) dans notre propriété de Maizeret."

A l'époque, Gérard Deprez était candidat à la présidence du PSC et allait mettre fin aux menées fac-
tieuses du CEPIC à l'intérieur du PSC.


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MessageSujet: Re: Geschier   Jeu 17 Oct 2013 - 17:37

Citation :
Weil, un coup pourri


Ekkerhard Weil, ce terroriste néo-nazi, est également au cœur de l'affaire
de Bonvoisin. Selon la fameuse note attribuée à la Sûreté de l'Etat, le ba-
ron n'aurait pas seulement fmancé l'extrême droite par sociétés interpo-
sées. Le fuyard 'aurait dû, selon la note, être conduit par Mercier en Ar-
denne dans une propriété appartenant à de Bonvoisin, et ensuite en Fran-
ce.??
Cette dernière accusation met Benoît de Bonvoisin hors de lui. 'Mon
grand-père a été tué par les nazis. Comment peut-on penser que je puisse
abriter un terroriste néo-nazi chez moi?"! De fait, Benoît de Bonvoisin
possède une lettre de l'ancien Procureur du Roi de Bruxelles, Francis
Poelman, signalant que le nom du baron n'apparaît pas dans le dossier ju-
diciaire concernant le transit de Weil." La Sûreté se serait-elle trompée à
ce point? Serait-ce un élément de nature à démontrer la thèse du baron de
Bonvoisin selon laquelle il est la victime d'un complot orchestré par la
Sûreté de l'Etat? Nous n'avons pas pu faire toute la lumière sur cette af-
faire qui est un des. dossiers les plus secrets du service civil belge de ren-
seignements.
Né le 6 juin 1949 à Berlin, Ekkerhard Weil est condamné en 1971 par
un tribunal militaire de l'ancienne capitale du Reich à six ans d' emprison-
nement pour tentative de meurtre sur une sentinelle soviétique.

En 1975,en possession de matériel de propagande néo-nazie, il est arrêté en You-
goslavie pour vol de voiture.
En 1977, il est soupçonné de se livrer à des activités terroristes; un an plus tard, un tribunal de Berlin le condamne à trois nouvelles années de prison pour complicité dans une tentative d'in-
64

23.
cendie d'un bureau d'une organisation communiste. Lors d'un congé pé-
nitentiaire, il décide de ne pas rejoindre sa cellule. Auparavant, il avait dé-
jà fait une tentative d'évasion et agressé un journaliste. Avec un tel pedi-
gree, Ekkerhard Weil passe aux yeux de certains Belges pour un anticom-
muniste conséquent.

Le 10 janvier 1980, la Sûreté est prévenue par un service de renseigne-
ments étranger qu'Ekkerhard Weil, en fuite, traverse la Belgique.

Objectif final: un camp d'entraînement au Liban ou l'Argentine. Son premier
point de chute en Belgique se situe à Anvers chez un homme d'affaires,
Herman Geshier.

Il devrait ensuite être transféré au 39 de la rue Belliard
pour rejoindre un château en Ardenne, château dont on pouvait croire
qu'il appartenait au baron de Bonvoisin.

Les renseignements que nous avons recueillis nous permettent de penser que cette information a été
transmise à la Sûreté de l'Etat par le Bundesambt für Verfassungsschutz
(BvF) allemand. Elle résulterait de l'interception de communications té-
léphoniques et a été confirmée par le poste de la Sûreté d'Anvers.

Le 22 janvier, le réseau décide de transférer Weil d'Anvers à Bruxelles
puis à Paris, à bord d'un véhicule officiel du ministère de l'Intérieur.

Ce véhicule devait être prêté, voire conduit, par un certain Bernard Mercier.

Le 29 janvier 1980, Ekkerhard Weil quitte sa planque anversoise dans
une Peugeot rouge. Au volant, Herman Geshier.

Les autres passagers sont Félix De Ceulaerde - soupçonné de faire partie de PlO et futur membre
du WNP - Gérald Arabin - travaillant pour la même firme que Geshier-
et l'amie de l'homme d'affaires anversois. La voiture, cependant, ne file
pas seule vers Bruxelles.

A ses basques, les équipes de filature de la Sûre-
té de l'Etat et de la BSR de la Gendarmerie d'Anvers.

Dans la capitale, la Peugeot rouge est arrêtée au carrefour de l'avenue
Général Wahis et du boulevard Léopold ID.

Dans le parking souterrain du square de Meeûs où il a été emmené avec les autres passagers, Ekkerhard Weil fausse compagnie à ses anges gardiens et remonte quatre à quatre la
rampe qui le sépare de l'air libre. A l'heure de la sortie des bureaux, l'inspecteur qui cavale après Weil dégaine son arme de service et tire. Weil est rattrapé.
Les embrouilles commencent.

Comme Ekkerhard Weil a été intercepté
dès son entrée dans Bruxelles, impossible de vérifier la suite des renseignements fournis par le BvF concernant la rue Belliard et le château de Maizeret. Et la Sûreté - avec à sa tête Albert Raes - refusera de donner la source de ses renseignements. Elle ira même jusqu'à brouiller les pistes
pour ne pas 'découvrir' le service étranger. A moins qu'elle n'ait voulu
éviter de 'griller' un de ses informateurs de haut niveau, placé dans l'entourage immédiat du baron de Bonvoisin et qui n'est pas Herman Geshier.
65

24.
Ce dernier a connu Emile Lecerf au sein de l'organisation ' Jeune Euro-
pe'. Par son entremise, il a fait la connaissance de Jean Bougerol, de Ber-
nard Mercier et du baron Benoît de Bonvoisin.

Mis en cause dans la fameuse note, ces trois derniers nient avoir participé au transfert d'Ekke-
rhard Weil. Devant la commission 'Gladio', le major Bougerol a reconnu
qu'on lui en avait fait la proposition, mais qu'il n'y avait pas donné sui-
te."

Devant cette même commission, Bernard Mercier a déclaré qu'il
avait effectivement rendez-vous le 29 janvier 1981, en fin d'après-midi
au 39 rue Belliard, avec Herman Geshier, mais sans qu'il soit question de
transporter Weil."

Benoît de Bonvoisin nie tout et parle de provocation.


'Lisez le livre de mon ami Christian Souris. il a montré qu'Ekkerhard
Weil était un agent provocateur des pays de l'Est. '35
C'est en effet ce que sous-entend le journaliste." L'élément principal
de son argumentation est la libération de Weil qui, recherché en Alle-
magne, a été conduit à la frontière française. L'objectif est ici de mettre en
cause le ministre de la Justice de l'époque, Renaat Van Elslande (CVP).
Mais selon nos informations, la Belgique ne pouvait pas forcer Weil à re-
tourner en Allemagne, en raison du traité d'extradition qui existe entre les
deux pays. Cela a été à l'origine d'une sérieuse prise de bec entre la Sûre-
té et M. Van Elslande.

L'affaire Weil est cependant une affaire pourrie où nombre de gens ont
des choses à cacher.

Ainsi, un rapport des services d'études de la Sûreté"
mentionne qu'il a été arrêté près du ring de Bruxelles mais certains ins-
pecteurs du service de filature affirment que cette arrestation a eu lieu
beaucoup plus près de la rue Belliard, après quelques incidents.

Le chauffeur de la voiture aurait tout fait pour que Weil n'arrive pas à destination.
De même, on s'interroge sur le rôle joué par l'inspecteur Michel Dufrane,
celui qui, sous les yeux d'un collègue ébahi, a tiré lors de la tentative
d'évasion de Weil
.

Michel Dufrane était un militant du CEPIC fort
proche de Jean Breydel, le secrétaire général du mouvement. Il jouera un
rôle important dans les menées qui, dans les années à venir, vont déstabi-
liser la Sûreté
.

Et pourquoi arrêter Weil? Il suffisait de le laisser fIler puisque la Sû-
reté connaissait ses points de chute. Du côté de la Sûreté, on se défend
en avançant des arguments techniques: difficultés de planquer sans se
faire repérer tant à la rue Belliard qu'au château de Maizeret, formation
au contre-espionnage des deux principaux responsables de l'opération
(chef de la brigade de filature et commissaire en chef), obligation de
faire arrêter une personne recherchée, ... Quel est le poids de ces argu-
ments alors que la Sûreté a laissé passer la possibilité de démanteler une
filière d'extrême droite surprise en flagrant délit d'assistance à un mal-
faiteur?
66


qui a compris le role de dufrane?foutu dehors plus tard de la sureté
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