les tueries du Brabant

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 P-magazine nr. 31 - août 2012

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stoukette69



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Lun 13 Aoû 2012 - 10:12

Cet article est très intéressant. merci à Merovingien pour cet excellent travail de traduction.
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fipilip



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Lun 13 Aoû 2012 - 12:39

Hoho a écrit:
Je trouve cette piste générale très intéressante et pas farfelue du tout. C'est intriguant de voir les liens de ces familles, le lien avec le dépeceur est plus flou par contre.

- Dans l'histoire du crime belge, il y a un dépeceur qui est connu. il est condamné en 2004.
- Il connaissait Raymond Lippens, un ami des De Staerkes.
- La petite amie de Leopold Bogaert était une victime du dépeceur de Mons. Leopold Bogaert était un suspect.
- Leopold Bogaert a un lien familial avec De Staerke Leon.
- Leopold Bogaert a un lien familial avec des Dubois d'Ixelles.
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CS1959



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Mar 14 Aoû 2012 - 0:18

... Le friturier reconnait immédiatement sur un photo de journal Philippe De Staerke comme un de ces cinq hommes dont il avait eu peur le 11 novembre 1985. Il reconnait également Leon De Staerke. La friture est située sur la chaussée vers Malines à quelques dizaines de mètres du dancing Le Top Ten de Claude Dubois...


Si ma memoire est bonne, ces individus etaient sortis d une BMW, cette friterie se trouvait en Flandre, a prori non loin de Baasrode.
Il n est pas fait etat ici de ce que, toujours si ma memoire est bonne, l un des individus avait un fort accent bruxellois d une part et que d autre part, il etait accompagne d individus a l accent du midi de la France.
Le midi et Marseille ou PDS semble s etre illustre dans des conditions qui restent indeterminees mais qui relevent de la criminalite.
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CS1958



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Jeu 23 Aoû 2012 - 19:31

LE BORINAGE SE MOBILISE POUR RETROUVER DJAMILA, CASAMIAS, LE MAGE DECEDE D'HORNU, EST TRAQUE PAR LA PJ DE MONS
METDEPENNINGEN MARC
Mercredi 1er octobre 1997
Le Borinage se mobilise pour retrouver Djamila Casamias, le mage décédé d'Hornu, est traqué par la PJ de Mons
La police judiciaire de Mons a pris contact, mardi, avec les enquêteurs du SRPJ d'Angers (France) pour obtenir des renseignements sur un mage, officiellement décédé, à l'âge de 47 ans, dans l'explosion de sa maison à Narbonne, en 1993. Jean-Joseph Casamias, qui exploitait deux cabinets de voyance à Hornu et à Mons, et auquel la police française attribue une dizaine de disparitions, est toujours recherché par Interpol. Il pourrait être vivant.
Au début de 1992, Casamias, prétextant des problèmes avec le fisc, quitte la Belgique. Il emmène dans le Midi sa jeune amie et employée, Djamila Bouaroudj, la fille de Kaci Bouaroudj, l'un des membres de la «filière boraine» accusés à tort d'être les «tueurs du Brabant». La jeune femme va rapidement déchanter. En janvier, elle revient en Belgique. Mais Casamias la rappelle sans cesse, menaçant de se suicider. En avril 1992, elle repart et téléphone à sa maman, Michelle : On va partir, il ne veut pas que je te dise où. C'est à Narbonne qu'il s'installe, rue Cassignol, en plein coeur de la cité. La nuit du 13 au 14 février, une explosion de gaz ravage son appartement. Dans les décombres, les pompiers découvrent les corps de Casamia, qui se fait appeler Jean-Paul Leroy. Les enquêteurs pensent à un suicide : un tuyau de gaz, sectionné, fuyait. L'épouse de Casamia ne reconnaît pas formellement le corps déchiqueté de celui qu'on lui dit être son mari. L'état du cadavre est tel qu'on a recouvert le visage de bandelettes. Les policiers du SRPJ d'Angers s'attellent à reconstituer l'itinéraire du personnage. Partout où il est passé, des disparitions sont signalées. A La Rochelle, les enquêteurs trouvent, sous son logement, une cage. Ils découvrent à l'intérieur des cheveux d'une femme et d'un homme.
La disparition d'un cadre au chômage lui est attribuée. Le corps de Sauveur Martinez, 48 ans, n'a jamais été retrouvé. Le mage se fait aussi appeler Jean-Paul Lerou ou Jean-Louis Arnaud. C'est sous cette identité qu'il recrute par une petite annonce une jeune femme de 24 ans, Véronique Videau, de Saintes, qui a, elle aussi, disparu. A Andilly (Charente), d'autres fouilles mettent au jour une profonde cache sous l'une des habitations qu'il a occupées. Des racines de cheveux d'hommes et de femmes sont là aussi retrouvés.
En avril 1995, enfin, une citerne d'une autre de ses maisons est découverte à Bruxerolles, près de Poitiers. Elle recèle le squelette d'une jeune femme dont la tête est séparée du corps. Les policiers l'identifient, grâce à des analyses génétiques, comme étant celui de Djamila Bouaroudj, la jeune disparue d'Hornu.
Aujourd'hui, sa maman ne veut pas croire qu'il s'agissait là du corps de sa fille. L'une de ses amies m'a téléphoné il y a quelques mois et m'a demandé si j'avais des nouvelles de ma fille. Depuis, j'ai la certitude qu'elle n'est pas morte et que Jean-Joseph Casamias n'a pas succombé dans l'explosion.
Dès aujourd'hui, le comité blanc Enfants sans frontières, qui travaille de concert avec les caeomités de la région de Mons, se lance dans une vaste campagne d'affichage. Avec l'espoir de retrouver Djamila.
Quant aux policiers montois, ils tentent d'étayer cette terrible hypothèse : le mage d'Hornu serait toujours vivant. Lui seul détient le secret des disparitions et des meurtres qui lui sont attribués.

MARC METDEPENNINGEN
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maximenicolai

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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Lun 27 Aoû 2012 - 3:29

flanby a écrit:
ce qui nous intéresse c'est celui qui a écrit l'article sur le dépeceur-TBW...

C'est Philip Van Den Bossche qui est à l'origine de ce torchon sauf erreur.
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HERVE



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 2 Sep 2012 - 22:25


Je crois qu'il s'agit de leur premier article sur les Tueurs du Brabant ...

Par ailleurs, les familles tziganes, cela fait penser au gang des Lyonnais :

http://www.ina.fr/video/CAB8001142201/gang-des-lyonnais.fr.html

http://www.ina.fr/video/CAA7701533201/gang-des-lyonnais.fr.html

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CS1958



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 2 Sep 2012 - 22:34

HERVE a écrit:

Je crois qu'il s'agit de leur premier article sur les Tueurs du Brabant ...

Par ailleurs, les familles tziganes, cela fait penser au gang des Lyonnais :

http://www.ina.fr/video/CAB8001142201/gang-des-lyonnais.fr.html

http://www.ina.fr/video/CAA7701533201/gang-des-lyonnais.fr.html


J'ai précisément envoyé un message à ce sujet hier où vendredi............... Rolling Eyes
Voir le film d'Olivier Marchal pour les flash back des 70'
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CS1958



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 2 Sep 2012 - 23:44

Le gang des Lyonnais est une bande organisée de braqueurs qui fut active dans la région lyonnaise et en France entre 1967 et 1977, mais sans jamais avoir de sang sur les mains (du moins lors des braquages que l'on peut leur attribuer)[réf. nécessaire]. À la tête du gang des Lyonnais, deux hommes : Johanny Chavel et Pierre Pourrat, dit « Le Docteur ». Par la suite se joindront Edmond Vidal, Nicolas Caclamano dit « Nick le Grec » et d'autres.
Sommaire
• 1 Historique
• 2 Devenir des membres
• 3 Adaptation au cinéma
• 4 Notes et références
• 5 Liens externes
• 6 Bibliographie

Historique[modifier]
En 1967 se forme la « bande du Gros Caillou », bande constituée à l'origine de 4 personnes : Jean-Claude Porta, Gilles Porta (dit "l'Archange du chalumeau"), Maurice Gilly et Guy Reynaud. Ils commencent leur carrière par de menus braquages, mais prennent vite de l'importance, et recrutent de nouveaux membres. De ce groupe vont sortir plusieurs hommes qui vont constituer le « gang des Lyonnais » :
• Guy Reynaud dit « Le Dingue » ou « Le P'tit Guy » (il sera condamné à 20 ans de prison, en fera 17 dont un séjour à l'hôpital psychiatrique de Villejuif et finira sa vie en 1991 à l'âge de 47 ans) ;
• Pierre Rémond dit « Nonoeil » (abattu par la police à 39 ans dans un bar au cours d'une fusillade qui vit aussi le décès d'un policier et celui d'un autre membre du groupe : un certain Roméo Morani)
• Jean Augé, dit le « parrain ».
Ceux-ci ont participé à plusieurs affaires, dont le rapt de Christophe Mérieux en décembre 1975 pour une rançon de 20 millions de francs qui fut organisé par Louis Guillaud (surnommé « La Carpe », il sera arrêté car la police a reconnu sa voix au téléphone, fera 14 ans de prison sur les 20 de sa condamnation et finira sa vie (à 78 ans) en se suicidant fin 2008 à Marles-les-Mines où il s'était retiré après avoir abattu le compagnon de sa fille) et Jean-Pierre Marin (ce dernier fut soupçonné d'avoir participé au meurtre du juge François Renaud). Filé par la police qui a trouvé ses empreintes en enquêtant sur le rapt du petit Merieux, Marin est tué lors de son interpellation en 1976.
De 1970 à 1974, la bande, composée d'un noyau stable de huit personnes, multipliera les braquages. Leur coup le plus célèbre est le braquage de l'hôtel des Postes de Strasbourg, en 1971, l'un des plus gros braquages de l'après-guerre. Ils ont multiplié les méfaits : braquage du magasin Carrefour de Vénissieux le 5 février 1973, des établissements Champiers à Tarare le 31 octobre 1973, de la Société Générale de Chazelles-sur-Lyon cinq jours plus tard, de celle de Feurs le 10 décembre, du Crédit Lyonnais de Nevers le 4 avril 1974, de la Banque Populaire de Chalon-sur-Saône le 31 octobre de la même année1. On soupçonne aussi le gang d'avoir exécuté Jean Augé le 15 juin 1973 pour une affaire de prêt d'argent destiné à un trafic de drogue et qu'Augé aurait utilisé à un autre achat (un bar peut-être).
Le procès du gang a eu lieu en juin 1977. Johanny Chavel et Pierre Pourrat ont été condamnés à mort par contumace. Pierre Pourrat s'est évadé de la prison de Valence en 1975, a été repris deux ans plus tard et est mort d'un cancer en 1981, juste après avoir bénéficié d'une grâce médicale. Quant à Johanny Chavel, on a perdu sa trace depuis 1973 (en fait, si l'on en croit certaines sources, il aurait été « liquidé » vers le milieu de l'année 1973 par ses complices : voir le documentaire de Stéphane Granzotto 2011 ci-dessous). Edmond Vidal fut condamné à 10 ans de réclusion pour le braquage de Strasbourg. Il en fit 5 et sortit de prison en juin 19821.
Devenir des membres[modifier]
• André Ben Arab, un des seuls membres du gang acquitté lors du procès, fut abattu le 22 juin 1977 dans son bar Le Chambéry situé rue Sainte-Catherine, et qui servait alors de couverture à toutes sortes d'activités illicites.
• Nick le Grec fut un membre actif de ce gang. Réfugié en Espagne, il fut un temps désigné comme le commanditaire possible de l'assassinat du juge François Renaud. Il sera abattu devant son bar Le Chalet, avenue Berthelot à Lyon, en 1989.
• Michel Silmetzoglu tentera de se ranger des affaires, mais après des ennuis judiciaires pour loterie truquée et proxénétisme, il sera retrouvé mort le 30 juillet 1988 les os brisés.
• Jean Pierre Gandeboeuf est toujours en activité puisqu'en détention depuis 2000 dans une affaire de trafic de drogue internationale (« affaire Topaze ») où il côtoie entre autres les frères Perletto (« caïds » du Var).
• Réfugié aussi en Espagne, Jacques Grangeon (possible co-auteur du braquage de Strasbourg entre autres) suspecté de trafic de drogue, vivant à Marbella depuis janvier 1996 est tué le 5 octobre de la même année ainsi que sa compagne Catherine. Dans sa villa outre de l'argent en quantité, on trouve 560 Kg de haschich.
• Pierre Zakarian, dit « Pipo », se serait reclassé après de nombreux séjours en prison dans le commerce des textiles dans les années 90 ; il est décédé d'une tumeur au cerveau en 1994.
Adaptation au cinéma[modifier]
Le film Les Lyonnais2 de Olivier Marchal, est sorti le 23 novembre 2011 dans la région Rhone-Alpes et le 30 novembre de la même année dans le reste de la France. Il met notamment en scène Gérard Lanvin dans le rôle d'Edmond Vidal.
Notes et références[modifier]
1. ↑ a et b Les grandes histoires criminelles, Ed Hors Collection, 2008 (ISBN 978-2258-07627-3)
2. ↑ Fiche Allociné [archive]
Liens externes[modifier]
Bibliographie[modifier]
• Hubert Nivon, La Saga des Lyonnais (1967-1977), Le Cherche Midi. Collection "Documents", 2003.
• Frédéric Ploquin "Parrains et caïds; La France du grand banditisme dans l'œil de la PJ" Fayard 2005.
• Documentaire de Florence Nicol, Le casse de Strasbourg, 80 min, 2010, Jimmy.
• Le documentaire "Le Gang des lyonnais" réalisé par Stéphane Granzotto en 2011. Durée 52 minutes, format full HD. Diffuseur France3.
• Le gang des Lyonnais, la véritable histoire, du journaliste lyonnais Richard Schittly, Editions La Manufacture de Livres, 2011
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CS1958



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 2 Sep 2012 - 23:55

La véritable histoire du gang des lyonnais

Par Anthony Laurent Publié le 28/11/2011 à 18H28, mis à jour le 28/11/2011 à 18H42



A l’occasion de la sortie du film "Les Lyonnais" d’Olivier Marchal, le 30 novembre, la capitale des Gaules s’offre le grand frisson en replongeant, avec un brin de nostalgie, dans ce passé où la ville avait pris des allures de Chicago des années 30 sous l'influence du célèbre gang des lyonnais.


A tout seigneur, tout honneur, c'est un ancien flic de la PJ, qui a choisi de réhabiliter l'une des plus célèbres bandes de malfaiteurs français : "Le gang des lyonnais", auteur en 1971 à Strasbourg du plus gros casse de l'après-guerre.
Lors de l'avant-première du film, le 21 septembre 2011 à Lyon, Olivier Marchal avait réuni autour des acteurs : Edmond Vidal, le chef présumé de ce gang issu de Décines ; Gilles Bénichou, l'une des figures du milieu lyonnais, mis en examen et incarcéré dans le cadre de l'affaire Neyret et Michel Neyret, ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise, inculpé et placé en détention préventive début octobre pour "corruption, trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs, violation du secret professionnel et détournements de biens". Si le hold-up, le 30 juin 1971, de l’hôtel des Postes de Strasbourg reste le fait d’armes le plus marquant des lyonnais, le gang s’est principalement illustré dans sa région d’origine, Rhône-Alpes, avec notamment le rapt de l’héritier de la famille Mérieux, libéré contre une rançon de vingt millions de francs. La police lyonnaise leur impute également les braquages en 1973 du Carrefour de Vénissieux, de la Société Générale de Chazelles-sur-Lyon, puis de celle de Feurs, ou encore de la banque Populaire de Chalon-sur-Saône, l’année suivante. Quant à l’opération strasbourgeoise, elle avait été méthodiquement élaborée à partir du précédent casse de noël 1970 contre la poste de Chambéry. Même à la lumière des nombreuses pièces judiciaires, enquêtes ou procès, sur Edmond Vidal, Johanny Chavel, Louis Guillaud, Jacques Grangeon, Pierre Pourrat, Nicolas Caclamano, René la Canne, Guy Renaud, Pierre Rémond, Jean Augé, Jean-Pierre Grandeboeuf (…) l’histoire du célèbre gang recèle encore de nombreuses zones d’ombre.Des zones grises qui nourrissent la légende et alimentent les écrits ou fantasmes des amateurs de romans noirs. Richard Schittly, journaliste au quotidien lyonnais « Le Progrès » et correspondant du Monde, s’enfonce dans la brèche et publie « Le gang des Lyonnais, la véritable histoire », un ouvrage paru en 2011 aux éditions « La Manufacture de Livres » qui retrace toute la saga du gang à travers les récits de témoins encore vivants. Son journal n’est pas en reste puisque le Progrès propose ce mois-ci un numéro spécial intitulé « 40 faits divers extraordinaires ». Dans ce hors-série, les histoires des figures du grand banditisme lyonnais des années 70 côtoient, entre autres, les aventures rocambolesques du convoyeur de fonds aux deux visages : Toni Musulin. Mais dans une ville, qui malgré son calme apparent, reste le théâtre régulier de braquages violents et la plaque tournante de nombreux trafics, c’est l’assassinat d’un juge qui continue, plus de trente ans après, d’alimenter les soupçons et la controverse à propos du gang des lyonnais et de ce soit-disant "code d'honneur".Francis Renaud, le fils du juge assassiné, vient de publier aux « Editions du Rocher » un plaidoyer en faveur d’une réhabilitation du travail et de la mémoire de son père. Il y affirme que l’argent du casse de Strasbourg aurait fini dans les caisses de l’UDR, le parti gaulliste. Dans ce livre, il établit également un lien entre les activités illégales du S.A.C. et le milieu lyonnais, une théorie déjà illustrée en 1976 par Yves Boisset dans « Le juge Fayard dit Le Shériff ». Francis Renaud rapproche même l’assassinat de son père, d’une autre affaire mystérieuse : la mort de Robert Boulin, ce Ministre de la République, en passe de succéder à Raymond Barre, retrouvé mort en 1979 et probable victime d’une machination politique maquillée en suicide. Un gang de voyous, un juge assassiné, un ministre décédé et des histoires de financements politiques occultes... Certains n’ont peut-être pas intérêt à ce que toute la lumière soit faite sur ces années sombres où les bandits lyonnais n’avaient rien à envier à la pègre marseillaise. Une chose est sûre, dans ses mémoires autobiographiques parues chez Michel Lafon et intitulées « Pour une poignée de cerises», Edmond Vidal dit "Monmon" n’a certainement pas tout dit, mais le pouvait-il vraiment, sans risquer d’être à son tour sorti du jeu ?
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CS1958



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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 2 Sep 2012 - 23:58

20 novembre 2011, par Georges Moréas

Le gang des Lyonnais : un flash-back troublant


Alors que le film d’Olivier Marchal, Les Lyonnais, va sortir sur les écrans, Francis Renaud, le fils du juge assassiné en 1975, publie un livre qui laisse entendre que son père aurait pu être victime du gang de Momon Vidal. Cela nous ramène près de 40 ans en arrière : Nick-le-Grec supplante Jeannot la Cuillère et deux commissaires de police, dont Charles Javilliey, un as de la PJ, se retrouvent derrière les barreaux. Comme Michel Neyret aujourd’hui.

Tout cela mérite bien un petit flash-back…

En 1971, parmi la centaine de hold-up comptabilisés dans la région Rhône-Alpes, au moins cinq sont attribués à une même équipe : des individus lourdement armés, grimés ou masqués, chacun revêtu d’une blouse bleue. Et à chaque fois, ils prennent la fuite à bord d’une Renault Estafette. Au mois d’août, grâce à un coup de téléphone anonyme, les gendarmes de Bourg-en-Bresse retrouvent le véhicule. Ils découvrent à l’intérieur un véritable arsenal : des armes de tous calibres, des munitions, des cagoules, des postiches, etc. Tout laisse à penser que les malfaiteurs ont pris la sage décision d’arrêter les frais, de prendre leur retraite. Et, avant de tirer leur révérence, comme un dernier pied de nez, ils font don de leurs outils de travail à la maréchaussée. En fait, ils sont juste partis en vacances. En septembre, le ballet reprend, avec du matériel tout neuf. En février 1972, quatre hommes armés attaquent un transporteur de fonds sur le parking du Carrefour de Vénissieux. Les convoyeurs résistent. Fusillade. L’un des bandits est blessé, mais les malfaiteurs parviennent à s’enfuir avec un butin qui frôle le million de francs. Le lendemain, les gendarmes surprennent un étrange manège : ce qui semble bien être un transbordement entre une Estafette et une BMW. À la vue des képis, l’Estafette prend le large, tandis que le conducteur de la puissante BM s’embourbe dans la terre meuble du chemin. L’homme est interpellé. Il s’agit d’un gitan de 27 ans : Edmond Vidal. Il se dit ferrailleur. En 1967, il a été condamné à cinq ans de réclusion pour une agression à main armée contre un bar de Lyon en compagnie d’un truand bien connu : Jean-Pierre Gandeboeuf. Mais ce jour-là, les gendarmes n’ont rien à lui reprocher. Ils le laissent partir, sans doute à regret. Et ils avisent le service de police judiciaire.

C’est le début de la traque du gang des Lyonnais. Elle durera plusieurs années.

Aussitôt informé, avant même d’être officiellement saisi de l’enquête, le chef du groupe de répression du banditisme de Lyon, le commissaire Georges Nicolaï, entre en scène. Au bout de quelques semaines, le noyau de l’équipe est identifié. Outre Edmond Vidal, dit Momon, il y a Pierre Zakarian, dit Pipo, et Michel Zimetzoglou, alias Le Grec. Ces deux derniers sont associés dans la gérance d’un restaurant du quartier Saint-Jean de Lyon, « Le Tire-Bouchon », avec Joseph Vidal, dit Galane, le frère du précédent.

À cette époque, une affaire de proxénétisme éclabousse la police lyonnaise. Les commissaires Louis Tonnot, de la sûreté urbaine, et Charles Javilliey, de la PJ, sont soupçonnés de corruption. Javilliey, spécialisé dans la lutte contre le grand banditisme, possède pourtant un palmarès impressionnant. Il se défend comme un beau diable. Il affirme que ses relations avec le milieu, voire ses petits arrangements, sont le prix à payer pour obtenir des tuyaux. Rien n’y fait. Il est incarcéré. Condamné en première instance, il sera finalement relaxé devant la Cour d’appel en 1974. Ce charivari fait bien les affaires des truands et notamment d’un certain Jean Augé, dit Petit-Jeannot, le parrain du milieu lyonnais. Celui qui tire les ficelles. On peut se demander si quelqu’un bénéficie aujourd’hui de l’incarcération du commissaire Michel Neyret…

Jean Augé a été collabo durant la guerre, mais, lorsque le vent a tourné, il est entré dans un bar et il a tué deux Allemands - au hasard. Ce qui a fait de lui un héros. Reconverti au Gaullisme, il est rapidement devenu le responsable du SAC (Service d’action civique) pour toute la région. Durant la guerre d’Algérie, il a fait partie de cette police parallèle qui se livrait aux pires exactions : exécutions sommaires, torture... Ses amis lui avaient gentiment attribué le sobriquet de « Jeannot la Cuillère », car dans les interrogatoires, il utilisait cet ustensile pour énucléer ses victimes. On dit de lui qu’avec son complice, un ancien sous-officier, il préparait ses coups comme un chef d’état-major. Il a été le mentor d’Edmond Vidal et probablement le cerveau du hold-up de l'hôtel des postes de Strasbourg. Quasi une opération commando. Après son arrestation, comme beaucoup de truands, Edmond Vidal a d’ailleurs tenté de politiser ses méfaits en revendiquant des centaines d’opérations pour le compte du SAC. Ce qui n’a jamais été confirmé. Petit-Jeannot a été abattu en juin 1973 alors qu’il se rendait à son club de tennis.

Les malheurs du commissaire Javilliey n’empêchent pas Pierre Richard, le n°2 de la PJ, de se frotter aux informateurs. Et il obtient de l’un d’eux un tuyau sur le prochain coup que prépare le gang des Lyonnais. L’idée de faire un flag fait toujours bander les flics. Plus de cent policiers travaillent jour et nuit pendant plus d’un mois et demi sur Momon et sa bande. Des surveillances, des filatures, des écoutes sauvages, et même la sonorisation, avec l’aide de la DST, du domicile de certains suspects - à l’époque, en toute illégalité. Mais rien ne va comme prévu. Peut-être un problème de commandement… ou de sous. Finalement, Honoré Gévaudan, le directeur des affaires criminelles de la PJ, donne l’ordre d’arrêter les frais et de « casser » l’affaire. C’est l’opération « chacal ». Et c’est quitte ou double, car les preuves sont bien minces... Le véhicule d’Edmond Vidal est repéré devant le domicile de sa compagne, Jeanne Biskup, dite Janou, à Sainte-Foy-lès-Lyon. Lorsque le couple sort, tous deux sont interpellés. En douceur. Momon n’est pas armé. Dans la foulée, le reste de l’équipe est arrêté, à l’exception de l’un d’entre eux, qu’on ne retrouvera jamais. Peut-être l’indic qui a été invité à se mettre au vert avant les hostilités… À moins que ses amis aient découvert le pot aux roses… En tout cas, on n’en a plus jamais entendu parler. Des dizaines d’hommes et de femmes en garde à vue, des perquisitions dans toute la région, des centaines de P-V… Pour les nostalgiques de la fouille à corps, l’un des membres du gang, Pierre Pourrat, alias Le Docteur, tente de s’ouvrir les veines durant sa garde à vue à l’aide d’un canif qu’il avait dissimulé dans son slip. Mais les flics sont à cran. Trop longtemps que ça dure. L’ambiance est virile et certaines auditions sont musclées. On raconte que l’un des juges (il y en avait beaucoup), en voyant la tête légèrement carrée de Momon Vidal, lui aurait demandé s’il voulait déposer une plainte contre les policiers. Il aurait répondu : « Non, Monsieur le juge, c’est une histoire entre hommes ». Je ne sais pas si l’anecdote est vraie, mais c’est le fond du film d’Olivier Marchal : démontrer que les bandits de l’époque avaient un code d’honneur. Le romantisme d’un artiste. Personnellement, je trouve plutôt indécent de faire d’Edmond Vidal un homme d’honneur, comme on a fait de Jacques Mesrine un justicier, ou du terroriste Carlos un Che Guevara. Les années ne peuvent effacer les crimes des uns et des autres. Je n’aime pas les criminels qui se racontent sous prétexte qu’ils ont pris des rides.

Durant ces 48 heures de garde à vue, si les clients ne sont guère bavards, les perquisitions sont payantes : 274 scellés. Des armes, des munitions, de l’argent, des cartes routières annotées… Finalement, en rassemblant les pièces du puzzle, 14 vols à main armée sont mis au crédit de l’équipe. Celui de Strasbourg, le hold-up du siècle comme dit la presse, ne fera pas partie du lot. Et comme il se murmure que l’argent (près de 12 millions de francs) aurait renfloué les caisses d’un parti politique, certains laissent entendre que les policiers n’ont pas trop insisté. Ce qui est faux, en tout cas au niveau de l’instruction judiciaire, car le juge François Renaud s’accroche sérieusement à cette piste. Il place tout le monde en détention, notamment Jeanne Biskup, la compagne d’Edmond Vidal, et même son épouse dont il est séparé depuis plus d’un an. Une pratique inhabituelle, à l’époque. Le truand se rebelle et refuse dans ces conditions de répondre aux questions du magistrat. Il veut que sa compagne soit libérée. La presse s’en mêle et critique à mi-mots la dureté de François Renaud. Ainsi, le 27 juin 1975, Le Progrès de Lyon cite les avocats des malfaiteurs qui stigmatisent les « bons plaisirs que le juge s’octroie » de laisser à l’isolement la dernière femme détenue. Huit jours plus tard, le juge Renaud est assassiné : trois balles de calibre .38 Spécial, dont deux à bout portant. Cela ressemble fort à de l’intimidation. Son successeur ne reprendra pas les recherches sur le SAC et Jeanne Biskup retrouvera la liberté dans les semaines qui suivent la mort du magistrat.

On peut se demander pourquoi Edmond Vidal voulait tant que sa compagne sorte de prison. Il existe une hypothèse : elle aurait su où était dissimulé le butin de la bande. Un magot estimé à 80 millions de francs. Mais un autre personnage devait, lui aussi, être dans la confidence : Nicolas Caclamanos, alias Nick-le-Grec, le conseiller financier de la bande. Et peut-être celui du SAC, avant qu’il ne se fâche avec Jean Augé. Une fâcherie qui a coûté la vie à Petit-Jeannot. Le journaliste d’investigation, Jacques Derogy, celui qui sans doute connaissait le mieux cette affaire, pense que Nick-le-Grec a commandité la mort du juge Renaud. Il en devait une à Momon pour lui avoir fait perdre pas mal d’argent dans une affaire de drogue qui avait mal tourné. L'occasion de se dédouaner. Un personnage ambigu, ce Caclamanos, mi-flic mi-voyou, il jouait sur les deux tableaux. On dit même qu'il roulait pour le Narcotic bureau. Il aurait donc versé 500 000 francs à des tueurs à gages pour liquider François Renaud. Mais dans quel but ? Pour se réhabiliter aux yeux de Momon Vidal ou pour empêcher le juge de mettre le nez dans les affaires du SAC ? Personne ne le sait. Peut-être un peu les deux, comme à son habitude.

Le procès s’ouvre en juin 1977. L’avocat général demande la réclusion criminelle à perpétuité pour Edmond Vidal. Après une longue délibération, vers 22 heures, le verdict tombe : dix ans. Cris de joie et applaudissements dans la salle d’audience. C’est la première fois sans doute que le président d’une Cour d’assises est ovationné par les proches de celui qu’il condamne… Quant à Jeanne Biskup, elle écope de cinq ans de prison dont la moitié avec sursis, ce qui lui permet de sortir libre du tribunal.

Edmond Vidal a été libéré en 1981. Plusieurs membres du gang des Lyonnais ont depuis connu une fin tragique, comme Michel Simetzoglou, ligoté sur un pneu et probablement brûlé vif. On se demande pourquoi. Un désaccord sur le partage du magot, peut-être… Quant à l’enquête sur la mort du juge Renaud, elle n’a jamais abouti.
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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 8 Sep 2013 - 13:20

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Et In Arcadia Ego

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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Dim 8 Sep 2013 - 16:49

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maximenicolai

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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   Sam 25 Jan 2014 - 8:11

Cet article de P Mag, est un torchon et un résidu de crétineries débitées sans source sur pied d'une analyse ridicule et d'un raisonnement grotesque de son auteur. Pour ceux qui cherchent un champion pour un diner le mercredi, foncez, vous le tenez. (Toutes catégories confondues).
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MessageSujet: Re: P-magazine nr. 31 - août 2012   

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