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 Stay-behind - Gladio etc.

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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 24 Fév 2013 - 19:37

.


Dernière édition par Et In Arcadia Ego le Sam 16 Aoû 2014 - 5:06, édité 1 fois
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rob1



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 26 Fév 2013 - 20:22

A noter qu'après le déclenchement de la guerre de Corée en juin 1950, le FBI et les armées américaines, craignant une invasion soviétique, ont commencé à construire un réseau stay-behind (de renseignement uniquement) en Alaska.

Cf. "Federal Bureau of Investigation (FBI) file 66-HQ-17381, Bureau War Plans, 1948-1956", http://www.governmentattic.org/
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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 3 Mar 2013 - 15:27



http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=34b1f13ea5df802804b59821d103b3dc857ffa1487942527


En France, ces étranges réservistes de l'ombre

Article paru dans l'édition du 16.11.90


Si l'on en croit des agents du renseignement français, cette " internationale " des services secrets occidentaux est un secret de Polichinelle ou, plus exactement, une organisation qui est à ranger désormais au magasin des accessoires.

Même patronnée par un comité clandestin de coordination de l'alliance atlantique et suivie de près par la Central Intelligence Agency (CIA) aux Etats-Unis, qui entendaient jouer les tuteurs, cette confrérie est allée à la bataille en ordre dispersé : chaque nation opérait pour son propre compte, en dépit des échanges techniques entre les pays. C'est la raison pour laquelle les réseaux en question ont pu prendre des visages différents, selon les circonstances, et qu'ils ont pu suivre des destins séparés.

En France, le réseau " Glaive " s'est appelé, au gré du temps et des humeurs, la mission " Arc-en-ciel ", la mission " Rose des vents " ou encore la " Mission 48 " durant la décennie qui s'étend de 1947, au sortir de la seconde guerre mondiale, à 1958, quand le général de Gaulle arrive au pouvoir. C'est la période de la "guerre froide" entre l'Est et l'Ouest, avec cette hantise des Occidentaux d'établir un cordon sanitaire qui est censé éviter à l'Europe sa contamination par " l'expansionnisme " soviétique.

Un ordre des templiers

Ici ou là, c'est indistinctement la crainte de la stratégie d'affrontement prêtée à Moscou, le déclenchement de ces grèves violentes qui perturbent l'économie française, la constatation de certains sabotages dans les usines qui ravitaillent le corps expéditionnaire en Indochine ou la découverte de tentatives d'espionnage (comme celle, en 1949, des services yougoslaves à Paris, ou celle, en 1952, de " correspondants " du KGB à l'arsenal de Toulon) qui font croire à l'existence d'une cinquième colonne.

La CIA inonde le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), l'ancêtre de l'actuelle DGSE, de ses informations sur l'action, en France, de réseaux communistes d'espionnage au profit de l'URSS. Le SDECE ouvre une antenne à Washington en avril 1951. L'idée naît vite, qui se répandra dans les pays de l'OTAN dont le siège est alors à Paris, de prendre sur le fait les Soviétiques, les philo-soviétiques et leurs partenaires communistes en Europe. Dans le même temps, à compter de 1951, on met sur pied _ à l'exemple de ces commandos Jedburgh qui associèrent les agents alliés de la seconde guerre mondiale dans l'action souterraine _ un réseau qui tient en quelque sorte de l'ordre des templiers. " Arc-en-ciel ", " Rose des Vents " ou " Mission 48 ", comme on voudra l'appeler, est ce réseau de quelques centaines d'hommes en France, triés sur le volet, complices, pour s'opposer à une prise de pouvoir par les communistes qui serait appuyée par éventuelle invasion de l'armée rouge. On retrouvera des réseaux équivalents dans la plupart des pays membres de l'OTAN, sous diverses appellations.

Ce réseau clandestin de résistance à l'intérieur des frontières nationales est sur le modèle d'une structure paramilitaire qui, si besoin était, rechercherait le renseignement, ferait des actions de sabotage ou de guérilla sur les arrières d'une force d'occupation, et qui pourrait mener à bien des opérations d' "exfiltration", c'est-à-dire l'évasion de personnalités françaises (hommes politiques, chefs militaires, etc.) qui ne doivent pas tomber dans les mains de l'ennemi.

Dans les bois de l'Orléanais

L'essentiel du dispositif, en France, est constitué à partir des réservistes du service 29 du SDECE, de certains émigrés de l'Est (qui travaillent pour lui et ont été, parfois parachutés sur leur pays d'origine dans des conditions précaires, voire dramatiques) et à partir du corps de ses traditionnels " informateurs " plus ou moins bénévoles qu'on appelle les " hommes de confiance " ou HC (popularisés par la littérature d'espionnage sous le vocable d'" honorables correspondants "). Autant de " taupes " qui semblent dormir à première vue, prêtes à se manifester à la moindre alerte du " patron " du service " action " du SDECE.

C'est dans les bois de l'Orléanais, au camp de Cercottes, ou dans les casernements du 11 choc, à Calvi, que ces réservistes de l'ombre, inconnus du directeur général du SDECE, s'entraînent au maniement des armes, à la manipulation des explosifs, à l'observation ou à l'usage des transmissions.

Après l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, en 1958, le réseau est, dit-on, tombé en léthargie, même si on a gardé le contact entre alliés. A l'OTAN et, en particulier, chez les Américains, on se prit à se méfier de la France. La CIA soupçonnait le fondateur de la V République de songer à un renversement des alliances et d'être entouré de conseillers sous influence de l'Union soviétique. Le divorce avec l'OTAN est venu en 1966, lorsque les troupes françaises furent soustraites au commandement intégré. L'arrestation, en 1963, pour cause d'espionnage au profit de Moscou, de Georges Pâques, un fonctionnaire français en poste à l'OTAN, a donné des arguments aux services américains qui, de surcroît, n'ignoraient pas que le général de Gaulle avait demandé au SDECE d'oeuvrer " tous azimuts ", y compris en prospectant outre-Atlantique.

Plonger dans la clandestinité

Tout est-il terminé pour autant en 1990 ? M. Chévènement le certifie lorsqu'il tient à se démarquer de ce qui se passe, aujourd'hui, en Italie, où le gouvernement de M. Giulio Andreotti doit s'expliquer, devant le Parlement, sur la survivance de la structure armée " Glaive ", en relation avec l'OTAN et la CIA. Le président de la République, M. François Mitterrand, a reconnu, mardi 14 novembre, avoir dissous la " branche " française. " Je n'ai pas eu d'efforts à le faire. Il ne restait que quelques résidus ici et là dont j'ai découvert l'existence avec un peu de surprise, car tout le monde les avait oubliés. "

En réalité, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui a pris la suite du SDECE en 1981, est, comme tous les services de renseignement dans le monde, un organisme secret (mais pas inconnu des Français) qui a été conçu dès le départ pour pouvoir plonger _ sans préavis et immédiatement _ dans la clandestinité si, d'aventure, les circonstances l'y contraignaient.

Ce qui signifie, en particulier, que la DGSE doit rester en état de fonctionner en cas d'invasion du territoire national. Elle doit tester régulièrement les moyens qu'elle a de cacher ses archives là où elles seraient hors de portée, de transférer son état-major loin de France pour qu'il continue d'être actif, de faire évader en toute sécurité les personnalités qu'il serait nécessaire d'" exfiltrer ", de veiller à la permanence de ses systèmes de transmissions et de maintenir avec les alliés les procédures de coordination qui existent dès le temps de paix.

Des prédécesseurs, nommés après 1981, de l'actuel directeur général de la DGSE se souviennent encore d'avoir expérimenté, plus ou moins volontairement, la capacité du service à faire, par exemple, disparaître une autorité grâce au réseau d'entraide et aux complicités dont disposent ses agents un peu partout.

Le réseau-fantôme des réservistes, ce vivier disponible de volontaires entraînés dans lequel puise le service, est toujours là, au seul profit des responsables des opérations de la DGSE. Il est activé à la demande, sa composition varie avec les circonstances, et il fonctionne _ dans chaque corporation qui peut être amenée à rendre des services à la DGSE _ sur la base de groupes cloisonnés, qui s'ignorent entre eux mais que chaque chef peut mobiliser sur l'heure pour une mission déterminée. Depuis " Arc-en-ciel ", " Rose des Vents " ou "Mission 48 ", le mur de Berlin est tombé et, avec lui, l'obsession anticommuniste : avec, parfois, des matériels qui datent encore du temps où la CIA fournissait les réseaux alliés, les réservistes continuent leurs " périodes ", au cas où d'autres tâches les solliciteraient.

ISNARD JACQUES

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 3 Mar 2013 - 17:39


Selon "A", il est intéressant de noter la caserne de Cercottes parmi les centres d'entraînement de "Gladiateurs" français; cette caserne a probablement un lien le 11e Choc, un régiment parachutiste très lié au "service action" du SDECE puis de la DGSE.

Cette unité a produit pas mal de "mercenaires" d'extrême-droite /sous-traitants pour les services français, notamment des individus qui opéraient avec Bob Denard, et/ou en en Birmanie aux côtés de la guerrilla Karen.

La DGSE a des installations à Cercottes, mais je ne sais pas si le 11e choc y est basé; en tout cas ce régiment n'a rien à envier aux forces spéciales du régime d'apartheid (des "bêtes de guerre" et des "tueurs") : liens avec l'extrême-droite, années de plomb, guerres (néo)coloniales, "sales guerres"dans le Tiers-Monde, Françafrique etc)

Voir les liens suivants:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cercottes

http://en.wikipedia.org/wiki/11e_Choc

http://fr.wikipedia.org/wiki/11e_r%C3%A9giment_parachutiste_de_choc

http://www.google.fr/search?as_q=&as_epq=%2211e+choc%22+AND+%22barbouzes%22&as_oq=&as_eq=&as_nlo=&as_nhi=&lr=&cr=&as_qdr=all&as_sitesearch=&as_occt=any&safe=images&as_filetype=&as_rights=

http://www.google.fr/search?as_q=&as_epq=%2211e+choc%22+AND+%22mercenaires%22&as_oq=&as_eq=&as_nlo=&as_nhi=&lr=&cr=&as_qdr=all&as_sitesearch=&as_occt=any&safe=images&as_filetype=&as_rights=


Un passage de Marie Monique Robin (Escadrons de la mort..., CHP5, p.49) :

« L'élimination physique fait partie de la routine quotidienne des hommes du "service Action" du SDECE, raconte Thyraud de Vosjoli, un ancien de la "Piscine" qui dirigea l'antenne du SDECE à Washington au début des années 1950. Ces hommes font leur devoir et sont fiers de leur professionnalisme, conscients de rien avoir à envier au savoir faire de la Gestapo ou du KGB".

C'est précisément dans le service Action qu'est intégré le capitaine Aussaresses, en 1946.

Jacques Morlane, son patron, lui demande de créer une «unité spéciale, le 11e « bataillon parachutiste de choc », dit "11e Choc", véritable bras armé des services secrets [ Il sera dissous en décembre 1963, sur ordre du général De Gaulle, à cause de l'attitude de ses cadres, majoritairement favorables à l'OAS.]. Nommé commandant, il est affecté à la citadelle de Mont-Louis, à 80 km à l'est de Perpignan, où il entraîne quelque 850 hommes, dont un certain Philippe Castille (qui mènera l'attentat contre le général Salan en 1957, avant de devenir le chef des plastiqueurs de l'OAS). L'insigne de ce bataillon spécial, c'est "Bagheera", une tête de panthère noire choisie « pour honorer la mémoire des membres du service Action en Extrême-Orient ». C'est pour avoir créé le 11e Choc que Paul Aussaresses est décoré de la Légion d'honneur, à vingt-neuf ans.

« Quelle était la mission du 11e Choc?

- Eh bien, il devait mener ce qu'on appelait alors la "guerre psychologique", partout où c'était nécessaire, et notamment en Indochine.

- Concrètement?

- Je préparais mes hommes à des opérations clandestines, aéroportées ou non, qui pouvaient être le plasticage de bâtiments, des actions de sabotage ou l'élimination d'ennemis ... Un peu dans l'esprit de ce que j'avais appris en Angleterre. » (...)

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K



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 3 Mar 2013 - 21:34

bonne peche hervé:votre lien:

http://www.cf2r.org/images/stories/notes_historique/nh-17.pdf

Citation :
Centre Français de Recherche sur le Renseignement
___________________________________________________________________________
17 Square Edouard VII, 75009 Paris - France
Tél. : 33 1 53 43 92 44 Fax : 33 1 53 43 92 92 www.cf2r.org
Association régie par la loi du 1er juillet 1901 SIRET n° 453 441 602 000 19


NOTE HISTORIQUE N°17
RETOUR SUR LES RESEAUX STAY BEHIND EN EUROPE :
LE CAS DE L’ORGANISATION LUXEMBOURGEOISE

Gérald Arboit




« Jamais personne n’a mené l’enquête au sujet des activités du service de
renseignement luxembourgeois et de celle des services secrets du monde entier au
Luxembourg », notait un hebdomadaire indépendant luxembourgeois promouvant un
livre, forcément sulfureux, sur le sujet1. Il est vrai qu’établir l’histoire du
renseignement au Luxembourg, exercice qui n’est déjà pas chose aisée dans de
grands pays, relève de la gageure.

........



L’histoire du Stay Behind luxembourgeois permet de remettre en perspective
1 Ibid., p. 13.
les révélations autour de « Gladio ». Comme l’avait rappelé Claude Silberzahn,
ancien directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE) dès 1995, le dispositif était
connu « sous la dénomination “Stay Behind” » partout en Europe occidentale et n’était
« qu’une structure “dormante” et non armée, destinée à maintenir en place un réseau
logistique — essentiellement de communication et d’exfiltration — en cas d’occupation du
territoire par des forces ennemies »1
. Et rien d’autre.

Les détournements d’objectif en Italie, et certainement en Belgique et en Turquie, ne constituent pas une règle pour ces réseaux de la Guerre froide, mais bien autant d’exceptions.
L’erreur faite par certains, renouvelée une nouvelle fois en janvier 2008 dans la presse
luxembourgeoise, à propos des « Bommeléerten »2, a été de croire et de prétendre le
contraire.

Pour bien comprendre la réalité des structures Stay Behind, il fallait prendre
leur histoire au commencement, et non succomber aux facilités médiatiques......


lis bien :
qu’une structure “dormante” et non armée, destinée à maintenir en place un réseau
logistique — essentiellement de communication et d’exfiltration


moi je pense que cette structure était si vieux qu'il fallait urgent la renouveller et rajeunir.

Une groupe a recuperé l'argent allocqué et les hommes pour faire sa propre gueguere ;

regarde Lib_ert et Sauc°cez, tous les deux sortis apres formation au TTR , CTR et pe aussi Morse

c'est la formation nécessaire pour aller dormir en societé , avec une pactole pour monter sa boîte et sa couverture.

D'ailleurs le bon copain nem$_ry , captaine de reserve , de partie aussi ds cette boîte?
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rob1



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Lun 4 Mar 2013 - 1:32

HERVE a écrit:
Selon "A", il est intéressant de noter la caserne de Cercottes parmi les centres d'entraînement de "Gladiateurs" français; cette caserne a probablement un lien le 11e Choc, un régiment parachutiste très lié au "service action" du SDECE puis de la DGSE.
C'est le centre-école du "service action". Le Centre d'instruction des réservistes volontaires parachutistes (CIRVP) créé à Persan-Beaumont, transféré à Cercottes à partir de 1950, forme les membres du service action à la contre-guérilla et au sabotage (fana de l'aviation 414). Il sert aussi à l'entraînement périodique des réservistes des services spéciaux (principalement des anciens du BCRA ou de la Résistance, qui acceptent d'être réactivés en cas de besoin), parmi lesquels un certain Jacques Foccart. Ce qui n'est pas le moindre paradoxe puisque étant le "monsieur Afrique" de l'Elysée, c'est souvent à son instigation que le service action est utilisé... L’idylle tourne mal lorsque le service action se montre peu disposé à pourchasser les officiers de l'OAS. (Pierre Péan, l'homme de l'ombre)

Le centre sert aussi à former détachements étrangers à la guérilla, dont des moudjahidines afghans dans les années 80 (cf. livre de Jean-Christophe Notin, qui rapporte cependant aussi des entraînement à Caylus et la Braconne.)

Pierre Martinet rapporte que Cercottes avait "longtemps abrité le régiment du service action" et qu'il aurait les insignes du 11e choc... ce qui est a priori incorrect. (J'ai un doute, n'arrivant pas à savoir où était basé le 11e régiment parachutiste de choc durant sa deuxième vie, 1986-1993... ?) La DGSE y aurait entraîné des membres de l'UCK. (Pierre Martinet, Un agent sort de l'ombre.)

K a écrit:
lis bien :
qu’une structure “dormante” et non armée, destinée à maintenir en place un réseau
logistique — essentiellement de communication et d’exfiltration
Ca correspond avec ce qu'en a dit Le Roy-Finville, qui a participé à la mise sur pied de la section Bretagne du réseau Arc-en-ciel / mission 48. Son témoignage est dans le livre de Philippe Bernert, SDECE Service 7, paru en 1980 (donc avant la controverse "Gladio"). Il parle d'émetteurs radios et d'appareils photo distribués, mais aucune référence à des armes.
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K



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Lun 4 Mar 2013 - 10:41

un des principes d'un stay behind c'est de séparer action et ramassage intelligence,communication et exfiltration

au WNP tout est mélangé .

WNP est un pseudo "gladio" de boyscouts
d'ailleurs le body guard de latinus l'a dit qu'ils étaient des serpières...

on l'a trouvé p.... aussi.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mer 13 Mar 2013 - 21:45


Pour information :

http://www.youtube.com/user/alternativeviewtv

(aussi http://archive.org/details/AV_153_154_155-COVERT_ACTION )

Selon "A", John Stockwell y contribuait fréquemment. Il a le même parcours que Philip Agee et Ralph McGehee, mais en plus spectaculaire car il semble qu'il se situait à un échelon plus élevé qu'eux dans la hiérarchie de la CIA. Il était carrément responsable du programme angolais vers 1975, une opération majeure dans l'histoire de l'agence. Quoiqu'il en soit, Agee a contribué lui aussi à l'émission (bien que moins souvent).

Voir :

http://www.thirdworldtraveler.com/Stockwell/John_Stockwell.html


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K



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mer 23 Avr 2014 - 10:12

.


Dernière édition par K le Mar 1 Juil 2014 - 21:49, édité 1 fois
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alain



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mer 23 Avr 2014 - 14:51

[quote="HERVE"]

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=34b1f13ea5df802804b59821d103b3dc857ffa1487942527


En France, ces étranges réservistes de l'ombre

Article paru dans l'édition du 16.11.90


Si l'on en croit des agents du renseignement français, cette " internationale " des services secrets occidentaux est un secret de Polichinelle ou, plus exactement, une organisation qui est à ranger désormais au magasin des accessoires.

Même patronnée par un comité clandestin de coordination de l'alliance atlantique et suivie de près par la Central Intelligence Agency (CIA) aux Etats-Unis, qui entendaient jouer les tuteurs, cette confrérie est allée à la bataille en ordre dispersé : chaque nation opérait pour son propre compte, en dépit des échanges techniques entre les pays. C'est la raison pour laquelle les réseaux en question ont pu prendre des visages différents, selon les circonstances, et qu'ils ont pu suivre des destins séparés.

En France, le réseau " Glaive " s'est appelé, au gré du temps et des humeurs, la mission " Arc-en-ciel ", la mission " Rose des vents " ou encore la " Mission 48 " durant la décennie qui s'étend de 1947, au sortir de la seconde guerre mondiale, à 1958, quand le général de Gaulle arrive au pouvoir. C'est la période de la "guerre froide" entre l'Est et l'Ouest, avec cette hantise des Occidentaux d'établir un cordon sanitaire qui est censé éviter à l'Europe sa contamination par " l'expansionnisme " soviétique.

Un ordre des templiers

Ici ou là, c'est indistinctement la crainte de la stratégie d'affrontement prêtée à Moscou, le déclenchement de ces grèves violentes qui perturbent l'économie française, la constatation de certains sabotages dans les usines qui ravitaillent le corps expéditionnaire en Indochine ou la découverte de tentatives d'espionnage (comme celle, en 1949, des services yougoslaves à Paris, ou celle, en 1952, de " correspondants " du KGB à l'arsenal de Toulon) qui font croire à l'existence d'une cinquième colonne.

La CIA inonde le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), l'ancêtre de l'actuelle DGSE, de ses informations sur l'action, en France, de réseaux communistes d'espionnage au profit de l'URSS. Le SDECE ouvre une antenne à Washington en avril 1951. L'idée naît vite, qui se répandra dans les pays de l'OTAN dont le siège est alors à Paris, de prendre sur le fait les Soviétiques, les philo-soviétiques et leurs partenaires communistes en Europe. Dans le même temps, à compter de 1951, on met sur pied _ à l'exemple de ces commandos Jedburgh qui associèrent les agents alliés de la seconde guerre mondiale dans l'action souterraine _ un réseau qui tient en quelque sorte de l'ordre des templiers. " Arc-en-ciel ", " Rose des Vents " ou " Mission 48 ", comme on voudra l'appeler, est ce réseau de quelques centaines d'hommes en France, triés sur le volet, complices, pour s'opposer à une prise de pouvoir par les communistes qui serait appuyée par éventuelle invasion de l'armée rouge. On retrouvera des réseaux équivalents dans la plupart des pays membres de l'OTAN, sous diverses appellations.

Ce réseau clandestin de résistance à l'intérieur des frontières nationales est sur le modèle d'une structure paramilitaire qui, si besoin était, rechercherait le renseignement, ferait des actions de sabotage ou de guérilla sur les arrières d'une force d'occupation, et qui pourrait mener à bien des opérations d' "exfiltration", c'est-à-dire l'évasion de personnalités françaises (hommes politiques, chefs militaires, etc.) qui ne doivent pas tomber dans les mains de l'ennemi.

Dans les bois de l'Orléanais

L'essentiel du dispositif, en France, est constitué à partir des réservistes du service 29 du SDECE, de certains émigrés de l'Est (qui travaillent pour lui et ont été, parfois parachutés sur leur pays d'origine dans des conditions précaires, voire dramatiques) et à partir du corps de ses traditionnels " informateurs " plus ou moins bénévoles qu'on appelle les " hommes de confiance " ou HC (popularisés par la littérature d'espionnage sous le vocable d'" honorables correspondants "). Autant de " taupes " qui semblent dormir à première vue, prêtes à se manifester à la moindre alerte du " patron " du service " action " du SDECE.

C'est dans les bois de l'Orléanais, au camp de Cercottes, ou dans les casernements du 11 choc, à Calvi, que ces réservistes de l'ombre, inconnus du directeur général du SDECE, s'entraînent au maniement des armes, à la manipulation des explosifs, à l'observation ou à l'usage des transmissions.

Après l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, en 1958, le réseau est, dit-on, tombé en léthargie, même si on a gardé le contact entre alliés. A l'OTAN et, en particulier, chez les Américains, on se prit à se méfier de la France. La CIA soupçonnait le fondateur de la V République de songer à un renversement des alliances et d'être entouré de conseillers sous influence de l'Union soviétique. Le divorce avec l'OTAN est venu en 1966, lorsque les troupes françaises furent soustraites au commandement intégré. L'arrestation, en 1963, pour cause d'espionnage au profit de Moscou, de Georges Pâques, un fonctionnaire français en poste à l'OTAN, a donné des arguments aux services américains qui, de surcroît, n'ignoraient pas que le général de Gaulle avait demandé au SDECE d'oeuvrer " tous azimuts ", y compris en prospectant outre-Atlantique.

Plonger dans la clandestinité

Tout est-il terminé pour autant en 1990 ? M. Chévènement le certifie lorsqu'il tient à se démarquer de ce qui se passe, aujourd'hui, en Italie, où le gouvernement de M. Giulio Andreotti doit s'expliquer, devant le Parlement, sur la survivance de la structure armée " Glaive ", en relation avec l'OTAN et la CIA. Le président de la République, M. François Mitterrand, a reconnu, mardi 14 novembre, avoir dissous la " branche " française. " Je n'ai pas eu d'efforts à le faire. Il ne restait que quelques résidus ici et là dont j'ai découvert l'existence avec un peu de surprise, car tout le monde les avait oubliés. "

En réalité, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui a pris la suite du SDECE en 1981, est, comme tous les services de renseignement dans le monde, un organisme secret (mais pas inconnu des Français) qui a été conçu dès le départ pour pouvoir plonger _ sans préavis et immédiatement _ dans la clandestinité si, d'aventure, les circonstances l'y contraignaient.

Ce qui signifie, en particulier, que la DGSE doit rester en état de fonctionner en cas d'invasion du territoire national. Elle doit tester régulièrement les moyens qu'elle a de cacher ses archives là où elles seraient hors de portée, de transférer son état-major loin de France pour qu'il continue d'être actif, de faire évader en toute sécurité les personnalités qu'il serait nécessaire d'" exfiltrer ", de veiller à la permanence de ses systèmes de transmissions et de maintenir avec les alliés les procédures de coordination qui existent dès le temps de paix.

Des prédécesseurs, nommés après 1981, de l'actuel directeur général de la DGSE se souviennent encore d'avoir expérimenté, plus ou moins volontairement, la capacité du service à faire, par exemple, disparaître une autorité grâce au réseau d'entraide et aux complicités dont disposent ses agents un peu partout.

Le réseau-fantôme des réservistes, ce vivier disponible de volontaires entraînés dans lequel puise le service, est toujours là, au seul profit des responsables des opérations de la DGSE. Il est activé à la demande, sa composition varie avec les circonstances, et il fonctionne _ dans chaque corporation qui peut être amenée à rendre des services à la DGSE _ sur la base de groupes cloisonnés, qui s'ignorent entre eux mais que chaque chef peut mobiliser sur l'heure pour une mission déterminée. Depuis " Arc-en-ciel ", " Rose des Vents " ou "Mission 48 ", le mur de Berlin est tombé et, avec lui, l'obsession anticommuniste : avec, parfois, des matériels qui datent encore du temps où la CIA fournissait les réseaux alliés, les réservistes continuent leurs " périodes ", au cas où d'autres tâches les solliciteraient.

.


Dernière édition par alain le Dim 20 Juil 2014 - 20:30, édité 1 fois
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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Sam 17 Mai 2014 - 17:00



Un article détaillé et très intéressant :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/daniele-ganser-les-historiens-le-151983

Daniele Ganser : Les historiens, le 11-Septembre et les armées secrètes de Gladio

(...)

Journal of 9/11 Studies Volume 39, mai 2014
(Titre original : La « stratégie de la tension » dans l’après Guerre froide)
http://www.journalof911studies.com/resources/2014GanserVol39May.pdf

Traduction GV pour IlFattoQuotidiano.fr

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Sam 21 Juin 2014 - 6:55



En allemand :

http://www.jungewelt.de/2014/06-21/069.php

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 24 Juin 2014 - 11:53


Un article du "Morgen" du 16 novembre 1990 :





Il est question des liens avec le SDRA, ce qui est intéressant vu que dans le même journal se trouve un artice sur Licio Gelli et une autre sur la famille Dossogne (qui mérite toute notre attention !)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 24 Juin 2014 - 12:28


Sur la même page :





(c'est la meilleure qualité que j'ai pu obtenir jusqu'à présent mais je ne renonce pas)







Ce n'est plus une surprise de lire que dans le Stay-behind allemand se trouvent des anciens SS et Waffen-SS ...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 24 Juin 2014 - 12:45


Toujours dans le même journal :
















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alain



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 24 Juin 2014 - 15:52

.


Dernière édition par alain le Dim 20 Juil 2014 - 20:29, édité 1 fois
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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 20 Juil 2014 - 20:28



Dans la base DNSA, un lecteur attentif est tombé sur les extraits d'un document militaire américain publié en 1979.

Je dis bien "extraits" car il manque une grosse partie du document.

Cependant, en consultant l'avant-dernière page (page 11/12) on trouve des scénarios de "guerre non conventionnelle", "action directe" et opérations stay-behind en Europe et en Asie.





(...)










Références:
Citation: Organization, Missions and Command and Control of Special Forces and Ranger Units in the 1980s. Report, April 18, 1979, 11 pp.

Collection: Philippines
Item Number:PH01456
Origin: United States. Army War College. Strategic Studies Institute
From: Smith, DeWitt C., Jr.



Voir aussi:

https://www.google.fr/search?as_q=&as_epq=%22+Organization%2C+Missions+and+Command+and+Control+of+Special+Forces+and+Ranger+Units%22&as_oq=&as_eq=&as_nlo=&as_nhi=&lr=&cr=&as_qdr=all&as_sitesearch=&as_occt=any&safe=images&as_filetype=&as_rights=&gws_rd=ssl

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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 21 Sep 2014 - 16:33


Un lecteur attentif me communique des liens vers des documents de la CIA récemment déclassifiés :

http://cryptome.org/2014/09/cia-release-index.htm

http://fr.scribd.com/doc/240317681/2492-pages-Release#

Il y a des informations sur Gehlen, Pavitt, Haig, Kissinger, Oberursel (Camp King) ... même si cela ne concerne pas directement les dossiers qui nous intéressent.

Sur le climat général des années 1980, il y a

http://www.foia.cia.gov/sites/default/files/DOC_0006122556.pdf





(...)





(...)







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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Dim 21 Sep 2014 - 17:17


Voir aussi :

https://www.youtube.com/watch?v=C-fM7i2GW0k

et les livres de John Loftus

ainsi que

The Nazi Hydra in America: Suppressed History of a Century
Par Glen Yeadon

notamment sur Google Books

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Lun 27 Oct 2014 - 14:45


http://www.dedefensa.org/article-m_moires_du_dehors_dia-phg_bruxelles_1987-1988_24_10_2014.html

Mémoires du dehors: DIA-PhG à Bruxelles, 1987-1988

24/10/2014 - Archives PhG

(...) Pour le reste, je reviens ici-bas où le travail ne manque pas. J’étais alors confirmé dans le jugement qu’une offensive puissante continuait à être conduite contre l’Europe, de la part d’organismes américains qu’on pouvait identifier sans hésitation. La DIA représentait le Pentagone. On sait que ce service, et le Pentagone en général, étaient soupçonnés précisément d’avoir déclenché et égrené une chaîne d’événements pendables, des mystères existant autour des Brigadi Rossi d’Italie aux “tueurs du Brabant”, en Belgique ; j’en ai déjà parlé, en abondance, sur la place que cela mérite d’ailleurs, dans le premier Tome de ces mémoires. Je crois fermement que cette affaire de 1988, avec Kloske et la DIA, si elle n’a pas de lien direct avec le reste, lui est liée évidemment, dans tous les cas par la logique des enchaînements. Je jugeai complètement extraordinaire que les services français, sachant évidemment que j’étais Français, n’aient pas cherché à s’informer auprès de moi, qu’ils aient accepté l’information de la DIA comme on accepte la parole de l’Évangile. De façon plus générale dans ce constat, et d’une façon qui vaut autant pour aujourd’hui, 16 ans plus tard (le 11 avril 2004), pour le domaine psychologique sans aucun doute, cette révérence pour tout ce qui vient d’Amérique subsiste. N’y échappent que des exceptions, notamment une partie des services de renseignement français (certains à la la DGSE, certes pas à la DST) qui entretient un sarcasme vigilant pour l’utilisation intensive des technologies que font les Américains, leurs manières de cow boys, leur inculture, leur désintérêt étonnant à force d’ignorance et d’indifférence pour tout ce qui leur est extérieur...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Lun 27 Oct 2014 - 20:02


Pour information ...











































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soldat inconnu



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Sam 1 Nov 2014 - 12:29

Vendredi 7/11
Retour aux sources
«Au coeur de la guerre froide»

Le sujet:
Pour son deuxième rendez-vous de la saison, Elodie de Sélys replong en plein coeur de la Guerre Froide.
En 1990, en Italie, des magistrats découvrent un réseau de complicité entre des organes d'État et des groupuscules terroristes néofascistes.
Ils révèlent alors l'existence de «Gladio», une organisation paramilitaire dormante.
«Gladio» faisait partie d'un projet de l'OTAN, qui avait mis en place un groupe similaire dans tous les pays d'Europe de l'Ouest : les réseaux «Stay Behind», en vue de résister en cas d'agression communiste.
Ce documentaire cherche à comprendre ce qu'était vraiment ce réseau, et ses penchants pour le terrorisme d'Etat.
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Sam 1 Nov 2014 - 12:41


Cela devrait en effet être intéressant !


http://www.rtbf.be/tv/guide-tv/detail_retour-aux-sources?uid=621669396668

22:35 - Vendredi 07 novembre

Retour aux sources Au coeur de la guerre froide

Durée : 01:08
Controle parental : Pour tous
Thématique : Documentaires

Pour son deuxième rendez-vous de la saison, Elodie de Sélys nous propose un Retour aux sources qui nous replonge en pleine guerre froide. Elle nous présentera une grande enquête internationale sur le réseau clandestin de l'OTAN dont l'objectif était de résister à une invasion soviétique: le réseau Stay Behind, connu depuis 1990 par le nom de sa section italienne : le Gladio. « Au coeur de la guerre froide, les hommes de l'ombre », un documentaire écrit et réalisé par le journaliste italien Lucio Mollica et coproduit par la RTBF.

En 1990, en Italie, des magistrats découvrent un réseau de complicité entre des organes d'État et des groupuscules terroristes néofascistes. Ils révèlent alors l'existence de Gladio, une organisation paramilitaire dormante. Gladio faisait partie d'un projet de l'OTAN, qui avait mis en place un groupe similaire dans tous les pays d'Europe de l'Ouest : les réseaux Stay Behind, en vue de résister en cas d'agression communiste. On découvre alors que des réseaux Stay Behind étaient en place dans pratiquement tous les pays européens, même des pays neutres ou non membres de l'OTAN comme la Suède et la Finlande. Rassemblées en un réseau international, les organisations avaient un nom de code différent dans chaque pays. Durant toute cette période de guerre froide, des milliers d'agents en sommeil étaient donc prêts à entrer en action au cas où l'Armée rouge avait occupé l'Europe Occidentale.

La découverte de Stay Behind en 1990 crée un scandale de proportions internationales, qui fait trembler les gouvernements dans la moitié de l'Europe.

Ce film tente d'essayer de comprendre ce qu'était vraiment Stay Behind. Un projet anti-invasion fidèle à son objectif originel, ou un réseau clandestin au service du terrorisme d'État ? Le film dévoile pour la première fois des documents appartenant à l'organisation. Des agents et des officiers de Stay Behind dans plusieurs pays (Italie, Allemagne, Belgique, Luxembourg), ouvrent pour la première fois les portes du réseau le plus secret de l'OTAN. Nous verrons les agents qui étaient derrière les lignes de la guerre froide, pour découvrir leurs objectifs et les secrets qui sont restés cachés dans l'ombre de Stay Behind.

Ainsi, l'ancien chef de la Sûreté belge, Albert Raes qui a dirigé un des deux réseaux Stay Behind en Belgique. Pour la première fois il accepte d'en parler. Il témoigne que le projet a débuté en Belgique, pays considéré à l'époque comme l'un des plus vulnérables en cas d'invasion. Comment ces réseaux ont-ils influencé le climat politique en Belgique depuis la fin des années '70 ? Quelle est leur implication, réelle ou imaginaire, dans les tueries du Brabant wallon ?

Producteur : Renaud Gilles
Animateur/trice - présentateur : Elodie De Selys
Réalisateur : Patrick Destiné


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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 18 Nov 2014 - 10:07


Pour l'historien américain J. Patrice McSherry, il existe des liens directs entre les organisations stay-behind européennes et l'Opération Condor en Amérique du Sud.

Stefano Delle Chiaie, membre de Gladio, a eu des contacts avec des agents de l'Opération Condor — selon Le Monde diplomatique, Delle Chiaie aurait aussi rencontré le numéro deux des Loups gris, Abdullah Catli, en 1982 à Miami. Ainsi, Michael Townley, un agent de la DINA chilienne, a-t-il mis en contact la DINA avec Delle Chiaie afin que ce dernier prépare la tentative d'assassinat de Bernardo Leighton à Rome en 1975. Delle Chiaie a aussi participé, aux côtés de Klaus Barbie, au coup d'État bolivien de 1980.

Difficile de ne pas penser à Elio Ciolini... et à Guillaume Vogeleer (qui a travaillé pour la DIA, a rencontré Stefano delle Chiaie et John K. Singlaub)...

_ _ _

« A review of early Cold War history in Europe demonstrated that parallel organizations created ther, under the auspices of NATO and the U.S. government, bore striking similarities to Operation Condor – and in several cases were directly linked to Condor. »

J. Patrice McSherry, Predatory States: Operation Condor And Covert War In Latin America, Rowman & Littlefield Publishers, 2005, p. 244.

_ _ _

J. Patrice McSherry soutient que Kissinger a donné en 1976, au cours d'une série de rencontres avec les pays concernés par l'Opération Condor, « carte blanche » à leurs équipes dirigeantes.

J. Patrice McSherry, Predatory States: Operation Condor And Covert War In Latin America, Rowman & Littlefield Publishers, 2005, p. 112.

_ _ _

http://www2.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010306/

In the cable, Ambassador White relates a conversation with General Alejandro Fretes Davalos, chief of staff of Paraguay's armed forces, who told him that the South American intelligence chiefs involved in Condor "keep in touch with one another through a U.S. communications installation in the Panama Canal Zone which covers all of Latin America."  This installation is "employed to co-ordinate intelligence information among the southern cone countries."  White, whose message was sent to Secretary of State Cyrus Vance, is concerned that the U.S. connection to Condor might be revealed during the then ongoing investigation into the deaths of former Chilean foreign minister Orlando Letelier and his American colleague Ronni Moffitt who were killed by a car bomb in Washington, D.C.  "It would seem advisable," he suggests, "to review this arrangement to insure that its continuation is in U.S. interest."





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HERVE



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MessageSujet: Re: Stay-behind - Gladio etc.   Mar 18 Nov 2014 - 12:02


http://www.mediapart.fr/journal/france/171114/sarkozy-kadhafi-la-verite-qu-ils-veulent-etouffer?page_article=1

Notre dossier: l'argent libyen de Sarkozy

Sarkozy-Kadhafi : la vérité qu’ils veulent étouffer

17 novembre 2014 | Par Edwy Plenel

La confirmation judiciaire des soupçons de financement de l’ancien président de la République française Nicolas Sarkozy par la dictature libyenne du défunt Mouammar Kadhafi est une nouvelle d’importance. Révélée par Mediapart il y a trois jours, elle est pourtant absente des fils d’agence et de toutes les chaînes d’information en continu. Afin de secouer cette injustifiable indifférence, nous publions l’intégralité du document ignoré par la plupart des médias.

(...)

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