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 Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas

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MessageSujet: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 3:32

ANALYSE 1 : les vols de l'Austin Allegro et de la VW Santana (10/05/1982)

Il est pour le moins curieux de commettre un car-jacking pour ensuite perpétrer quelques heures plus tard un vol de véhicule dans un garage.

Il est donc intéressant de se demander pour quelle raison l’Austin Allegro a été carjackée.

La première idée qui vient naturellement à l’esprit consiste à penser que l’Austin a été volée en première intention mais, voyant le mauvais état de la voiture, les voleurs décident de l’abandonner pour voler un autre véhicule.

Toutefois cette hypothèse ne tient à l’analyse pas la route, et ce pour plusieurs raisons :

1. L’Austin Allegro est une petite voiture familiale. Il est difficile d’imaginer que des voleurs puissent vouloir utiliser un tel véhicule pour commettre des vols de nuit dans des magasins ou des attaques à main armée.

2. Toujours dans l’hypothèse où le véhicule a été volé en première intention, pourquoi, après que les voleurs aient commis un premier car-jacking, n’en ont-ils tout simplement pas commis un second, en ciblant mieux le véhicule à carjacker cette fois-là. Pourquoi soudainement auraient-ils décidé en quelques heures de changer de méthode et improviser un vol de véhicule dans un garage ?

3. Le vol d’un véhicule dans un garage demande un minimum de préparation : soit une reconnaissance préalable des lieux, soit, à défaut, l’obtention de renseignements via un tiers sur la sécurisation des lieux. L’Austin ayant été volé le 10 mai à 22h20 et la VW Santana dans la nuit du 10 au 11 mai, les voleurs n’auraient dans cette hypothèse pas eu le temps matériel de préparer ce second vol si la cible première était bien l’Austin Allegro.

4. Un véhicule neuf situé dans un garage n’est généralement pas immatriculé. Or il est difficile d’imaginer que les voleurs prennent le risque de circuler sur la voie publique sans plaques dans un véhicule volé et rien n’indique dans le dossier que les plaques de l’Austin Allegro où d’un autre véhicule garé à proximité du garage Brichau étaient manquantes. Par conséquent, les voleurs devaient certainement avoir en leur possession un jeu de plaque, ce qui demande là aussi un minimum de préparation.

5. La VW Santana portait lors du braquage de Wavre une fausse plaque d’immatriculation (DSN237). L’originale de cette plaque avait été attribuée à une personne propriétaire d’une VW Santana. Quand on sait que ce modèle a été importé à seulement 358 exemplaires pour toute la Belgique (dont certains n’avaient pas encore été vendus), si le vol de ce véhicule avait été improvisé, les voleurs ont du par après avoir énormément de peine à trouver une voiture de même marque, de même modèle et de même couleur à partir duquel ils auraient pu établir ces fausses plaques. Or non seulement ils en ont trouvé une, mais de plus, le propriétaire de la plaque DSN237 était domicilié Rue Huysmans … à Ixelles … dans le prolongement de l’Avenue de l’Italie, lieu du car-jacking ! Difficile, voir impossible d’y voir une coïncidence ! Cette voiture avait par conséquent déjà du être repéré avant le vol et le choix de voler spécifiquement une Santana de couleur bleue ne pouvait qu’être prémédité.

En définitive, nous pouvons déduire avec quasi certitude que dès le départ, le vol de la VW Santana se trouvant dans le garage Brichau, était l’objectif des voleurs cette nuit-là et que ce vol avait été au préalable préparé de manière minutieuse.

Mais alors la question initiale reste toujours sans réponse : pourquoi le vol de l’Austin ?

Puisque le vol de l’Austin a eu lieu relativement tard le soir et que le véhicule a été abandonné devant le garage où la Santana a été volée, il est logique de penser que le vol de l’Austin a tout simplement été commis à la seule fin de pouvoir se déplacer jusqu’à Lembeek. Dès lors, le type et l’état du véhicule à carjacker importait peu en définitive car ce véhicule allait juste servir à effectuer un court trajet.

Le vol de l’Austin a donc été commis soit parce que les voleurs ne désiraient pas, par mesure de sécurité, utiliser leur propre véhicule pour se rendre sur le lieu d’un vol, soit plus simplement encore, parce qu’ils ne disposaient pas de véhicule à cet époque.

Ce qui nous permet d’aller encore plus loin dans nos déductions.

Si les voleurs ne désiraient pas utiliser leur propre véhicule pour se rendre sur le lieu d’un vol, il paraît évident qu’ils ne l’ont pas fait pour se rendre à l’endroit où ils ont volé l’Austin. Ils se sont donc rendu Avenue d’Italie, lieu du premier vol, soit à pied, soit en transport en commun. La conclusion est la même dans l’éventualité où ils ne possédaient pas de véhicule.

Mais si les voleurs se déplaçaient en transport en commun, ils auraient probablement volé un véhicule non pas à Ixelles mais à Anderlecht car de là ils auraient pu prendre la E19 qui mène directement à Lembeek.

Ils se sont donc vraisemblablement déplacer ce soir là à pied jusqu’au lieu du carjacking pour ensuite, une fois la voiture volée, se rendre à Lembeek via la Chaussée de la Hulpe puis le ring Ouest.

S’ils se sont effectivement déplacer à pied jusqu’au lieu du carjacking, nous pouvons raisonnablement penser qu’au moins un des auteurs résidait (ou avait au moins un point d’attache) dans un quartier avoisinant, probablement dans un rayon de 2 à 3 kilomètres du lieu du vol !

Outre le fait que le propriétaire de la plaque DSN237 habitait ce quartier, plusieurs faits ultérieurs attribués aux tueurs du Brabant viennent consolider cette hypothèse :

- Les découvertes des VW Santana et Audi 100 dans la commune ixelloise
- Le taxi de Constantin Angelou (retrouvé assassiné dans le coffre de son véhicule) se trouvait à Ixelles lorsqu’il a été vu pour la dernière fois.
- La Peugeot 504 qui a servie lors du hold-up du Delhaize de Genval a été volé à la frontière entre Watermael et Ixelles
- Le propriétaire de la plaque SX976 (utilisée sur la Saab Turbo) était également domicilié à Ixelles.

Quels autres enseignements peut-on tirer de ces 2 vols :

1. Le choix du véhicule. La VW Santana est une berline tricorps. C’est un véhicule de gamme supérieur. Malgré que cette voiture permettait une vitesse de pointe de plus de 180 Km/h dans sa version la plus puissante (2L), soit presqu’autant qu’une BMW 520 ou une Golf GTI à l’époque, on ne peut pas dire que ce véhicule soit le plus adapté pour commettre des attaques à main armée (manque de puissance dans les accélérations du au poids du véhicule). Par contre, à une époque où les berlines étaient encore souvent bicorps, le tricorps offrait l’avantage de proposer un coffre au volume distinct, d’une capacité de 500L de surcroît. Plutôt pratique et utile pour ne pas attirer l’attention sur les routes si l’objectif des malfrats était de voler de nuit des marchandises dans des épiceries ou dans des magasins !

2. L’arme utilisée lors du vol de l’Austin Allegro. La victime a décrit l’arme comme étant un revolver à long canon. Une arme pour le moins peu courante ! Et dont la description ressemble étrangement au fusil de chasse à canon scié retrouvé en 1986 à Ronquières et volé en mars 1982 dans une armurerie à Dinant. Or ce fusil de chasse à canon scié sera également utilisé six mois plus tard lors du braquage de l’armurerie Dekaise. Nous avons donc tout lieu de penser que le vol de la VW Santana n’a pas été sous-traité et que les individus qui ont commis ce vol sont bien les mêmes que ceux qui ont commis le vol chez Dekaise.

3. La description des auteurs. La description des auteurs d’un méfait par un témoin est toujours à prendre avec des pincettes. Surtout si les auteurs prennent la peine de se déguiser avec une moustache postiche ou une perruque. Il est toutefois possible de s’intéresser à leur taille et à leur silhouette. La victime du car-jacking décrit l’un des auteurs comme étant grand et mince, l’autre comme étant plus petit et relativement âgé (cheveux grisonnants). Deux profils qui reviendront souvent dans les affaires des tueurs du Brabant. Mais surtout la victime précise dans son audition que le plus grand de ses agresseurs portait des lunettes. Ce qui n’est guère courant car les malfaiteurs qui en portent dans leur vie quotidienne les retirent généralement avant de commettre un méfait en public. Or un des braqueurs de l’armurerie Dekaise est décrit comme portant également des lunettes. Ce détail permet, tout comme pour le fusil de chasse à canon scié, d’établir un lien relativement solide entre les auteurs du vol de l’Austin Allegro et ceux de l’armurerie.

4. La méthode utilisée pour voler l’Austin Allegro. Début des années 80, les voitures étaient encore très mal sécurisées contre le vol avec effraction et nombres de truands connaissaient les techniques adéquates pour les voler en toute discrétion. L’utilisation de la violence pour s’emparer de l’Austin, par la prise inutile de risques qu’elle induit, tend dès lors à démontrer que non seulement les tueurs du Brabant n’étaient pas des professionnels expérimentés issus du grand banditisme mais que de plus, ils n’avaient probablement pas de contact avec ce milieu. Le vol à l’étalage de la canardière corrobore d’ailleurs cette idée.



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 3:34

ANALYSE 2 : le vol avec effraction à l’épicerie Piot à Maubeuge (14/08/82)

Après avoir analysé le vol de la VW Santana, je me suis penché sur le vol avec effraction commis à Maubeuge quelques mois plus tard. Voici le résultat de mes réflexions.

Quels sont les éléments connus à propos de ce vol ?

1. La date du vol : dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 août 1982 (entre 3h30 et 4h du matin). Soit plus de 3 mois après le vol de la VW Santana à Lembeek.
2. Le lieu du vol : en France, dans une épicerie située dans le centre de Maubeuge (place des Nations), à quelques kilomètres de la frontière belge, à 20 Km de Mons via la N2, à 30 Km de Binches, Lobbes ou Thuin via la D649.
3. Le butin : des bouteilles de vin, de champagne, du foie gras et des denrées alimentaires.
4. Le nombre des auteurs : deux ou trois, dont un individu grand à forte corpulence qui faisait le guet.
5. Arme utilisée par les truands : un pistolet de calibre 7,65mm qui, d’après la balistique, aurait également été utilisé lors du braquage chez Dekaise un mois et demi plus tard.
6. Véhicule utilisé : une voiture de grosse cylindrée de couleur foncée munie de plaques belges, probablement la VW Santana volée au garage Brichau.
7. Autres informations sur les faits :
- c’est un appel anonyme qui a prévenu la police d’un cambriolage en cours
- les fils téléphoniques ont été arrachés (alors que les propriétaires de l’épicerie étaient en voyage)
- des empreintes ont été relevées mais elles n’ont pas permis d’identifier les auteurs du vol. Aucune information n’a été communiquée sur l’endroit où ces empreintes ont été prélevées, nous ne pouvons donc pas être certain que ces empreintes ont bien été laissées par l’un des voleurs.

Qu’est-il possible de déduire de ces différents éléments ?

1. Les auteurs :

Avant de commencer à tirer des déductions, il est très important de s’assurer en premier lieu que ce vol a bien été commis par les tueurs du Brabant.

Outre l’expertise balistique, cinq autres éléments permettent de lever les éventuels doutes :

- le véhicule, dont la description correspond à celui utilisé lors du braquage chez Dekaise.
- les fils de téléphone arrachés : les tueurs du brabant les arracheront systématiquement, même lors des hold-up commis dans les grandes surfaces.
- le vol de denrées alimentaires : ce type de vol a également été commis à Beersel en décembre 82 et à Nivelles en octobre 83, le mobile n’est donc pas un mobile anormal.
- la proximité avec Lobbes, Anderlues et Mons, trois localités qui seront plus tard liées aux tueurs.
- la promptitude à utiliser des armes à feu, même pour des faits mineurs. Des policiers surprennent les truands à Maubeuge, ils tirent, des policiers les surprennent à Wavre ou à Nivelles, ils tirent.

2. La localisation géographique :

La grande majorité des faits liés aux tueurs sont localisés à Bruxelles ou en Brabant. Cependant une autre zone géographique peut être délimitée pour toute une série de faits : le vol à Maubeuge, le vol à main armée dans une bijouterie d’Anderlues, l’abandon à deux reprises de véhicules utilisés par la bande dans un bois près de Lobbes, et l’abandon dans les rues de Mons du taxi d’Angelou Constantin.

L’existence de cette deuxième zone géographique laisse à penser qu’au moins un des membres de la bande résidait dans cette zone.

Cette hypothèse permettrait d’expliquer différents faits :

- Elle pourrait expliquer que des vols aient été commis à Maubeuge et à Anderlues, loin de la zone géographique principale (le Brabant Wallon). Surtout que commettre un cambriolage en France à une époque où l’espace Schengen n’existait pas encore demandait nécessairement de connaître les petites routes frontalières pour éviter de passer devant les postes de douane.

- Elle pourrait également expliquer pourquoi la VW Golf volée à Plancenoit (14/02/83) a été abandonnée à plusieurs dizaines de kilomètres de la périphérie bruxelloise, au Bois d’Hourpes plus précisément (Lobbes).
Cette voiture a été retrouvée le 9 juin 1983, soit le lendemain du vol de la Saab 900 dans un garage de Braine l’Alleud.
Ainsi, nous pouvons imaginer que le membre de la bande habitant cette région s’est rendu le mardi 7 juin en train jusqu’à Bruxelles, à participer au vol de la Saab dans la nuit du 7 au 8 et est rentré chez lui au volant de la Golf, avec pour mission de s’en débarrasser au plus vite, ce véhicule devenant inutile. Ce qu’il fit le jour même au bois d’Hourpes (non sans avoir récupéré au préalable tout ce qui avait de la valeur, tels que les sièges, le volant, la batterie, les phares,…)

- Elle permettrait aussi d’expliquer que le taxi d’Angelou Constantin ait été retrouvé à Mons et que l’Audi 100 volé à Waterloo ait été retrouvé à Ixelles mais j’y reviendrai plus en détail une prochaine fois.

3. Le mobile :

Le mobile semble évident. Or si le mobile dans ce fait est effectivement le vol, vu la violence déployée pour un simple cambriolage de nuit dans une épicerie, il est logique de penser que pour tous les autres faits commis par les tueurs du Brabant, pour la plupart beaucoup plus rentable que ce vol, le mobile sera le même !

Il est donc important de bien s’assurer qu’un mobile autre que le vol ne pourrait se trouver derrière ce cambriolage. Le seul élément qui pourrait éventuellement remettre en doute le mobile est le coup de téléphone anonyme qui a averti la police d’un cambriolage en cours. (S’il n’y avait pas eu ce coup de téléphone, le cambriolage se serait déroulé sans incident et le mobile serait donc indiscutable)

Si ce coup de téléphone a été donné par un voisin réveillé par les bruits d’effraction, le seul mobile possible reste bien sûr le vol.

Examinons les autres possibilités (en ratissant très large) :

- Ce coup de téléphone a été donné par les tueurs du Brabant eux-mêmes. Mais dans ce cas là, quelle raison pourrait pousser des malfaiteurs à se mettre ainsi en danger. Se confronter aux forces de l’ordre ? Mais pourquoi ? Et pourquoi en France et en simulant un cambriolage ? Cela n’a guère de sens ! Et il faudrait encore expliquer dans cette hypothèse pour quelle raison les fils téléphoniques auraient alors été arrachés ! De plus il apparaît que dans toutes les autres situations où ils ont été confrontés à des policiers (à Wavre, à Hoeilaart, à Nivelles et à Braine l’Alleud), c’est bien le hasard et la fatalité qui sont à l’origine de ces affrontements et non pas une intention délibérée ‘’d’en découdre’’.

- Ce coup de téléphone a été donné par une personne qui était informée du projet de cambriolage à Maubeuge et qui souhaitait que les auteurs se fassent arrêter. Ici aussi cela n’a pas beaucoup de sens car il faudrait que cette personne ait été mise au courant de ce cambriolage et surtout de l’heure exacte à laquelle il serait commis. De plus il faudrait encore expliquer dans cette hypothèse quelles auraient été les raisons qui auraient pousser cette personne à effectuer cette dénonciation, pourquoi elle ne se serait tout simplement pas contenter de dénoncer les noms des truands ou l’endroit de leur cache et pourquoi elle ne se serait plus manifester par la suite, voyant que sa dénonciation n’avait pas donné les résultats escomptés. Cette possibilité, tout comme la précédente, ne tient donc pas la route.

- Ce coup de téléphone a été donné par une sorte de commanditaire, qui désirait faire passer un test aux truands avant de leur confier des missions plus importantes (hypothèse soulevée sur ce forum). Dans cette hypothèse, il faudrait déjà expliquer pourquoi le véhicule a été volé plus de 3 mois avant les faits et pourquoi les truands auraient choisi un véhicule lourd peu adapté pour commettre des exactions. De plus, j’imagine mal comment ce commanditaire aurait présenté ce cambriolage aux truands (‘’je vous paie pour aller voler des bouteilles et des denrées dans telle ville, dans telle épicerie, tel jour’’) et surtout comment il s’en serait sorti par après pour faire comprendre à ces truands qu’il n’était en rien responsable de l’arrivée impromptue des policiers. Il existe sans nul doute d’autres moyens de faire passer un test à des truands sans que ceux-ci ne viennent à penser que leur commanditaire leur a joué un mauvais tour. Tout comme les deux précédentes, cette hypothèse paraît donc assez invraisemblable.

Il n’y a dès lors guère de doute à avoir, les tueurs du brabant étaient bel et bien à l’origine des petits truands désœuvrés qui avaient pour seul mobile l’argent. Dans un premier temps, ils se contentaient de commettre de simples cambriolages de nuit dans des commerces, pour finir, appâter par l’argent facile, par commettre des hold-up à main armée dans des grandes surfaces.

Outre le cambriolage plus ou moins similaire commis à Nivelles en septembre 1983 (vol là aussi de denrées alimentaires), deux autres éléments viennent renforcer la thèse des truands cambrioleurs : la découverte au bois de la Houssière de toute une série de télécommandes (volées probablement en même temps que des appareils TV et vidéo dans un commerce spécialisé) et d’une carte routière avec toute une série de localités qui ont été soulignées (le fait que ces localités étaient groupées par zone laisse penser que les truands les ratissaient au fur et à mesure pour y perpétrer des cambriolages).

4. L’usage de la force :

Ne pas hésiter à tirer sur des policiers pour un simple cambriolage afin de ne pas se faire attraper est assez typique de truands qui ont déjà fait quelques années de prison. Et qui sont prêts à prendre tous les risques pour ne pas devoir y retourner. Un primo délinquant qui commet pareil vol ne risque pas grand-chose. Mais la sanction peut être lourde pour un multirécidiviste, surtout s’il se trouve en liberté conditionnelle et si sa peine comportait du sursis pour partie. Plusieurs autres petits détails laissent penser que les tueurs étaient d’anciens taulards, qui avaient probablement fait connaissance en prison et qui étaient libérés depuis peu au moment de commettre leurs premiers méfaits en 82. J’y reviendrai ultérieurement.

Toutefois des empreintes ont été apparemment prélevées sur le lieu du cambriolage, la recherche d’identification n’ayant par ailleurs rien donné. Ce qui ne va pas bien évidemment dans le sens de l’hypothèse émise ci-dessus. Aussi, il serait intéressant de savoir où ces empreintes ont été prélevées. Car, outre le fait qu’il est difficile d’imaginer que les truands n’étaient pas gantés pour commettre leur méfait, à moins que ces empreintes aient été retrouvées sur des douilles, il me semble compliqué, dans un lieu tel qu’un commerce, de pouvoir affirmer avec certitude qu’elles appartiennent effectivement à un des malfaiteurs et non pas à un proche des commerçants, à un fournisseur ou à un client.

Quel est le scénario le plus vraisemblable ?

A partir des déductions faites sur le vol des voitures et le cambriolage à Maubeuge, nous pouvons élaborer un scénario capable d’expliquer de manière logique les faits commis par les truands jusqu’en septembre 1982 :

Après s’être fourni en armes, les truands se mettent à la recherche d’un véhicule adéquat pour commettre des cambriolages de nuit dans des commerces. Pour ce faire, il faut que le véhicule soit puissant et qu’il propose un grand coffre compartimenté (pour que la marchandise volée ne soit pas visible de l’extérieur). A l’occasion, l’un des truands, résidant Ixelles, aperçoit en rue une voiture qui vient d’être commercialisée et qui pourrait parfaitement convenir : une VW Santana. Il prend note de la plaque d’immatriculation du véhicule et se met à chercher chez des concessionnaires un modèle d’exposition neuf de même couleur que le véhicule repéré. Il fini par trouver pareil véhicule au garage Brichau de Lembeek. Ce garage offre de plus l’avantage d’être mal sécurisé. Les plaques de la voiture repérée sont dupliquées. Le vol du véhicule est planifié pour le lundi 10 mai. Ce soir là, une fois la nuit tombée, il se rend à pied avec un complice dans le sud d’Ixelles. A la première opportunité qui se présente à eux, les deux individus s’emparent sous la menace du fusil à canon scié volé quelques mois plus tôt à Dinant d’une Austin Allegro. Ils se servent de ce véhicule pour se rendre jusque Lembeek, via la Chaussée de la Hulpe et le ring Ouest. Ils abandonnent le véhicule sur place et repartent avec la VW Santana neuve munie des fausses plaques dupliquées au préalable.

Les mois suivants, à l’aide de ce véhicule, ils commettent de nuit de nombreux cambriolages sans qu’aucun incident ne survienne. Jusqu’au samedi 14 août. Cette nuit là, après avoir fait un crochet pour prendre leur comparse habitant la région de Lobbes, les truands passent la frontière pour profiter du fait qu’à cette période de l’année, la majorité des français sont partis en vacance. Ils se rendent à Maubeuge et décident de s’attaquer à une épicerie peu sécurisée. Un des trois malfaiteurs fait le guet. Les deux autres forcent la porte d’entrée, sectionnent les fils téléphoniques (au cas où les propriétaires seraient malgré tout présents à l’étage) puis chargent dans le coffre de la VW Santana tout ce qui a un minimum de valeur. Cependant les bruits de l’effraction ont réveillé un voisin qui s’empresse d’avertir la police. De peur d’avoir des ennuis par après avec les malfrats, nombreux dans la région, il ne laisse pas son nom. Lorsque les policiers arrivent sur place, le guetteur n’hésite pas à se servir de son pistolet de calibre 7,65mm (arme de petit calibre). Profitant de l’effet de surprise et de la confusion, les truands prennent rapidement la fuite direction la Belgique, probablement via Jeumont.

Cette confrontation avec les forces de l’ordre ne restera toutefois pas sans conséquence. Les truands, malgré qu’ils s’en soient sortis indemnes, vont effectivement prendre conscience à cette occasion qu’ils ne sont pas suffisamment armés en cas de gros pépin. Et décideront d'y remédier.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 3:36

ANALYSE 3 : la localisation de la cache des truands

Grâce à certains éléments, nous pouvons localiser avec plus ou moins d’exactitude la zone géographique où était située la cache des truands. Pour ce faire, il est possible de procéder de deux manières différentes.

1ère méthode :

Lors de mon analyse concernant le vol de l’Austin Allegro et de la VW Santana, j’étais arrivé à la conclusion qu’au moins un des truands habitait probablement à Ixelles.

En partant de ce postulat, nous pouvons imaginer que la cache des truands pourrait se situer à proximité immédiate de cette habitation, donc à Ixelles ou dans ses environs.

Pour vérifier si cette théorie est plausible ou non, nous pouvons la confronter aux faits, surtout que certains d’entre eux, suite à des heurts avec les forces de l’ordre notamment, nous renseignent de manière précise sur les directions prises par les truands pour se rendre à leur cache après avoir commis leur méfait.

1. Le vol à main armée de l’armurerie Dekaise à Wavre.

Puisque les truands ont été pris en filature par un véhicule de la gendarmerie, nous connaissons une partie de leur itinéraire de fuite : la N4 jusqu’à Overijse pour prendre ensuite la route qui mène à Hoeilaart, lieu où on perd leur trace. Si leur destination finale était effectivement Ixelles, l’itinéraire de fuite correspond en tout point puisqu’une fois arrivé à Hoeilaart, il leur suffisait de prendre la chaussée de Groenendaal puis la chaussé de la Hulpe pour se retrouver moins de cinq minutes après dans la commune bruxelloise. (Attention, les apparences pourraient laisser croire que la VW Santana a été utilisée comme véhicule relais puisqu’elle a été retrouvée en feu. Mais ce n’est pas le cas car elle a été abandonnée en soirée alors que le hold-up a été commis en matinée. C’est donc bien le fait que le véhicule était devenu inutilisable et trop ‘’chaud’’ qui a poussé les truands à s’en débarrasser)

2. Le cambriolage perpétré à Nivelles

La fusillade qui a eu lieu à Braine l’Alleud, sur la chaussée de Nivelles (N27) un peu après le carrefour avec l’avenue Alphonse Allard, nous donne ici aussi des indications très précises sur la direction prise par les truands. Et une fois encore la route prise initialement par les truands avant la fusillade aurait pu les mener rapidement vers Ixelles, en prenant à Waterloo la chaussée de Bruxelles (N5). De même, après la fusillade qui les a forcés à faire demi-tour, la route empruntée (en direction de la chaussée d’Alsemberg) jusqu’au moment de la crevaison reste logique si l’objectif était de rallier Ixelles.

3. Le double hold-up de Braine l’Alleud et d’Overijse.

Ces faits nous fournissent un double renseignement. Tout d’abord par l’ordre chronologique dans lequel ils ont été exécutés. En effet, lorsque vous commettez un double hold-up, vous vous arrangez logiquement pour que le lieu du second hold-up soit le plus proche en distance et en temps de votre cache. Vous vous arrangez également pour qu’en aucun cas vous ne deviez repasser dans votre fuite à proximité du lieu du premier hold-up. La localisation d’une cache à Ixelles répond parfaitement à ces critères.
De plus, certains témoins du hold-up d’Overijse ont déclaré que le véhicule des truands avait pris la direction de Bruxelles. Or en partant d’Overijse, en empruntant la Brusselsesteenweg, la E411, le viaduc Herrmann-Debroux et l’avenue du Triomphe, vous arrivez en quelques minutes au niveau du cimetière d’Ixelles.

En conclusion, nous pouvons dire que tous les faits où les directions empruntées par les truands sont connues corroborent une localisation éventuelle de la cache à Ixelles ou dans ses environs.

2ème méthode :

Maintenant, examinons les mêmes faits mais en envisageant cette fois-ci toutes les localisations possibles pour les éliminer au fur et à mesure que des déplacements nous sont connus.

1. Le vol à main armée de l’armurerie Dekaise à Wavre.

Nous savons que les truands se trouvaient à Hoeilaart et qu’ils se dirigeaient vers Groenendaal lorsque leur trace a été perdue. De là, 3 possibilités s’offrent à eux : soit la chaussé de La Hulpe vers Ixelles et Watermael –Boitsfort, soit l’Avenue Dubois vers Uccle et Rhode-Saint-Genèse, soit le Ring Ouest vers Waterloo, Braine l’Alleud et tout le sud du pays.

2. Le cambriolage perpétré à Nivelles

Comme les truands se trouvaient sur la N27 direction Waterloo lorsque la fusillade a éclaté, nous pouvons supprimer Braine l’Alleud et tout le sud du pays (direction opposée à celle prise). Nous pouvons en déduire que la cache doit donc forcément se trouver à Ixelles, Watermael-Boitsfort, Uccle (et ses environs), Rhode-Saint-Genèse ou Waterloo.

3. Le double hold-up de Braine l’Alleud et d’Overijse.

En admettant que la cache n’a pas changé d’emplacement entre 1983 et 1985, si celle-ci se trouvait du côté de Waterloo, de Rhode-Saint-Genèse, d’Uccle (et de ses environs), les truands auraient forcément braqué en premier lieu le Delhaize d’Overijse avant celui de Braine l’Alleud pour ne pas devoir revenir sur leurs pas et pour ne pas devoir parcourir de distances trop longues alors que toutes les patrouilles de police devaient forcément être en alerte.
Par conséquent, nous arrivons à la même conclusion que via la 1ère méthode : la cache doit forcément se situer à Ixelles ou dans ses environs car seule cette localisation permet d’expliquer tous les déplacements connus des truands vers leur cache !

Autres faits venant conforter la localisation de la cache à Ixelles :

1. L’abandon de la VW Santana à la drève des Tumuli à Ixelles. Nous pouvons imaginer qu’après la fusillade à Hoeilaart, les truands sont parvenus à rejoindre leur cache et ont attendu la tombée de la nuit pour s’en débarrasser. Le véhicule étant endommagé et activement recherché, les truands ne pouvaient pas prendre le risque de parcourir une longue distance entre la cache et le lieu où l’abandonner. La cache devrait donc logiquement se situer dans un rayon de quelques kilomètres de la drève des Tumuli.

2. Le hold-up du Delhaize de Genval. Cette attaque à main armée est la première attaque d’une grande surface réalisée par la bande. Après la fuite pour le moins mouvementée qui a suivi l’attaque de l’armurerie Dekaise, il est logique de penser que les truands aient choisi une cible qui leur permettait de pouvoir rapidement regagner leur cache. Dans ce contexte le choix du Delhaize de Genval est particulièrement judicieux si la cache était bien localisée à Ixelles car via les longues lignes droites rapides de la N275 (Chaussée de Bruxelles, puis chaussée de la Hulpe) vous arrivez en quelques minutes dans le sud de la commune bruxelloise.
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Chronos



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 3:37

CONCLUSION DES 3 ANALYSES :

Un des truands habitant Ixelles (voir la 1ère analyse), un autre (celui surnommé ‘’tueur’’) la région de Mons/Thuin/Lobbes (voir la 2ème analyse), la cache située à Ixelles (voir la 3ème analyse), le vol comme seul et unique mobile (voir la 2ème analyse), à partir de ces 4 éléments il est possible d’expliquer, dans les moindres détails, de manière simple, logique et cohérente, absolument tous les faits perpétrés par la bande des tueurs du brabant depuis le samedi 13 août 1982 jusqu’au tragique samedi 9 novembre 1985.

A condition d’accepter l’horrible réalité que pour 3 ou 4 malfrats sans envergue, la vie d’autrui n’avait absolument aucune valeur, qu’un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas.

Vingt-huit vies prises pour rien et autant de crimes qui resteront malheureusement, à voir les derniers soubresauts de l’enquête, à tout jamais impunis.
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 4:47

L'attaque de Tamise me parait inaccessible à quelques malfrats sans envergure, ne fut-ce que du point de vue de l'information, en effet ces gilets étaient des modèles expérimentaux qui étaient produits sur un autre site et amenés à Tamise uniquement pour les tests...alors oui un employé a pu parler mais il faudrait déjà un fameux concours de circonstances pour qu'une bande de 4 gugusses sans foi ni loi en soit informé !

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FAITESVITE



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 9:02

@chronos même si çà reste théorique je trouve vos analyses très fines, je ne sais pas si c'est votre métier mais en tout cas vous faites preuve de méthode, c'est clair, net et cohérent.
Pourquoi pensez vous que celui qui habite la région de Mons est killer et pas un autre membre des TBW? Sans doute lien balistique sur Angelou mais je l'ignore?
Pourquoi pensez vous qu'ils sont reparti de maubeuge vers la belgique via jeumont, il aurait été plus simple de passer par Goegnies Chaussée, d'autant que via jeumont il était je pense impossible d'éviter un poste de douane (sauf à pied via le pont de grand reng) alors que via Goegnies c'était possible de le contourner (après peut être qu'un habitant d'Erquelines peut nous apprendre plus là dessus, je connais bien mais j'ignore peut-être certains passages).
Par contre il y a un autre itininéraire possible quand on sort de maubeuge pour rejoindre la belgique, en sortant de maubeuge, au lieu de prendre la route de mons, en traversant la route de valencienne on prend la route qui bifurque légérement à droite, pratiquement parallèle à la route de mons. Après avoir traverser le quartier du pont allant, sans changer de route, on se retrouve sur la route de Vieux reng, en pleine campagne et si au lieu de tourner à droite à vieux reng pour rejoindre la place du village on continue tout droit dans une petite route étroite, on arrive à Grang reng...et là on est en belgique!
Par contre à l'époque il y avait quand même un petit poste de douane à cet endroit, avec juste un petit abris et jamais plus de 2 fonctionnaires, et un bar juste à côté. Forcer le barrage en cas de contrôle n'était de toute façon pas un problème pour les tbws...

@totor pour Tamise c'est la manière dont ils ont eu l'info sur les gilet pare balle qui ai ai mystérieuse, mais ensuite à priori il n'y avait qu'un gardien la nuit, pour des mec qui tirent sur tout ce qui bouge çà n'a rien d'inquiétant. Pour l'info parfois c'est les hasards de la vie qui font les choses, après tout à l'époque se procurer des gilets pare balle pour des gens lamba était quasi impossible, et vu les risques qu'ils prenaient on peut comprendre qu'ils aient ressenti le besoin de s'en procurer.
Il suffit que l'un d'entre eux ai connu un ouvrier de l'usine, ou par exemple fréquenté le même bar et qu'un ouvrier se soit venté en public de fabriquer des gilets pare balle dernier cri...bref on ne sait pas mais il est possible que ce soit de l'opportunisme plus que du calcul.
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 14:56

@FAITESVITE : oui mais il aurait fallu qu'ils fréquentent le milieu des ouvriers flamands de la région d'Anvers, ça ne colle pas avec une provenance "francophone" des auteurs telle que supposée par Chronos, je pense qu'il y avait au moins un Flamand dans la bande.
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FAITESVITE



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 15:57

Mais rien ne dit qu'ils habitent tous au même endroit, c'est bien ce que suppose chronos et que j'vais déjà supposé par le passé, çà n'est pas incompatible.
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Sam 25 Mai 2013 - 16:15

Bien sur ils n'habitent selon moi pas au même endroit mais je critique sa thèse du groupuscule, il est pour moi clair qu'ils étaient plus que 4 ! Rien que la diversité de portraits-robot milite en ce sens, mais bon je suppose que Chronos va venir balayer d'un revers de la main mon hypothèse !
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Dim 26 Mai 2013 - 8:38

pourquoi devraient-ils habiter au même endroit ? et pourquoi pas travailler plutôt ?
comme dans une caserne par exemple.
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Dim 26 Mai 2013 - 11:18

oui ou à la Sureté de l'Etat Wink
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Chronos



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 2:10

FAITESVITE a écrit:

Pourquoi pensez vous que celui qui habite la région de Mons est killer et pas un autre membre des TBW? Sans doute lien balistique sur Angelou mais je l'ignore?

Entre autres choses la balistique effectivement. Mais surtout le mobile de ce meurtre. Et toutes une série de petits détails. J'y reviendrai en temps voulu


FAITESVITE a écrit:
Pourquoi pensez vous qu'ils sont reparti de maubeuge vers la belgique via jeumont, il aurait été plus simple de passer par Goegnies Chaussée, d'autant que via jeumont il était je pense impossible d'éviter un poste de douane (sauf à pied via le pont de grand reng) alors que via Goegnies c'était possible de le contourner (après peut être qu'un habitant d'Erquelines peut nous apprendre plus là dessus, je connais bien mais j'ignore peut-être certains passages).
Par contre il y a un autre itininéraire possible quand on sort de maubeuge pour rejoindre la belgique, en sortant de maubeuge, au lieu de prendre la route de mons, en traversant la route de valencienne on prend la route qui bifurque légérement à droite, pratiquement parallèle à la route de mons. Après avoir traverser le quartier du pont allant, sans changer de route, on se retrouve sur la route de Vieux reng, en pleine campagne et si au lieu de tourner à droite à vieux reng pour rejoindre la place du village on continue tout droit dans une petite route étroite, on arrive à Grang reng...et là on est en belgique!
Par contre à l'époque il y avait quand même un petit poste de douane à cet endroit, avec juste un petit abris et jamais plus de 2 fonctionnaires, et un bar juste à côté. Forcer le barrage en cas de contrôle n'était de toute façon pas un problème pour les tbws...

Après la fusillade à Maubeuge, les postes frontières ont été directement prévenus et les douaniers étaient sur leur garde. Or ils n'ont rien vu. Donc les truands sont passés forcément par une route dépourvu de tout poste.

Si la destination des truands étaient Lobbes/Thuin, le plus direct était de passer via Jeumont. Plusieurs routes étaient à ma connaissance dépourvues de postes de douane, notamment une très discrète qui passait via la rue des Usines et qui longeait la Sambre via le chemin du Halage.

Mais la route que les truands ont réellement empruntée n'est en définitive qu'un détail.
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Chronos



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 2:12

totor a écrit:
L'attaque de Tamise me parait inaccessible à quelques malfrats sans envergure, ne fut-ce que du point de vue de l'information, en effet ces gilets étaient des modèles expérimentaux qui étaient produits sur un autre site et amenés à Tamise uniquement pour les tests...alors oui un employé a pu parler mais il faudrait déjà un fameux concours de circonstances pour qu'une bande de 4 gugusses sans foi ni loi en soit informé !


Vous partez du principe que les voleurs étaient bien informés.

Mais tout laisse à penser justement qu’ils étaient très mal renseignés !

Car dans le cas contraire, à moins de penser que les voleurs étaient stupides au point de préférer des gilets en phase de test à des gilets testés et garantis opérationnels, le vol n’aurait pas eu lieu à Temse au siège de Wittock-Van Landeghem, mais à Zele, lieu où les gilets étaient fabriqués et stockés.

De plus, si les voleurs étaient correctement informés, ils ne se seraient pas amusés à ouvrir plusieurs boîtes dans l’entrepôt avant de se diriger vers le laboratoire.

Reste juste à savoir si le nom de la société était ou non reprise en 1983 dans les pages jaunes à la rubrique gilet pare-balles, car dans l’affirmative, ce vol pouvait être entrepris sans posséder au préalable la moindre information !
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Chronos



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 2:21

totor a écrit:
Bien sur ils n'habitent selon moi pas au même endroit mais je critique sa thèse du groupuscule, il est pour moi clair qu'ils étaient plus que 4 ! Rien que la diversité de portraits-robot milite en ce sens, mais bon je suppose que Chronos va venir balayer d'un revers de la main mon hypothèse !

La diversité des portraits-robots ???

Depuis quand n’êtes-vous plus retournés sur le site killersbrabant ?

Car de portraits il n’en reste plus que six !

Et encore, les 2 de droites représentent le même individu et les portraits à gauche de la 1ère et 2ème ligne se ressemblent beaucoup. Les 2èmes portraits de la 1ère et 2ème ligne présentent également quelques similitudes (confirmées par la grande taille de l’auteur)

Il faudra dès lors trouver un autre argument !

Et expliquer pourquoi, si les truands étaient si nombreux, commettaient-ils toujours des hold-up à trois alors que la présence d’un 4ème complice dans le rôle de chauffeur aurait été d’une aide plus qu’appréciable ! Et également expliquer pourquoi aucun d’entre eux, moins impliqués, n’a jamais parlé ou même fait involontairement de confidences à un indic.

Personnellement, je pense qu’en réalité tous les faits ont été perpétrés par les trois mêmes individus : le "vieux", le "tueur", le "géant". Trois individus qui évoluaient en marge des réseaux classiques du banditisme (qu'ils ne connaissaient pas), s’approvisionnant par eux-mêmes en armes et en véhicules, commettant toujours ensemble tous leurs méfaits sans que quiconque n'en soit, d'une manière ou d'un autre, informé. Ce qui expliquerait pourquoi en 30 ans personne ne les a jamais dénoncé.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 3:10

Chronos a écrit:
totor a écrit:
L'attaque de Tamise me parait inaccessible à quelques malfrats sans envergure, ne fut-ce que du point de vue de l'information, en effet ces gilets étaient des modèles expérimentaux qui étaient produits sur un autre site et amenés à Tamise uniquement pour les tests...alors oui un employé a pu parler mais il faudrait déjà un fameux concours de circonstances pour qu'une bande de 4 gugusses sans foi ni loi en soit informé !


Vous partez du principe que les voleurs étaient bien informés.

Mais tout laisse à penser justement qu’ils étaient très mal renseignés !

Car dans le cas contraire, à moins de penser que les voleurs étaient stupides au point de préférer des gilets en phase de test à des gilets testés et garantis opérationnels, le vol n’aurait pas eu lieu à Temse au siège de Wittock-Van Landeghem, mais à Zele, lieu où les gilets étaient fabriqués et stockés.

De plus, si les voleurs étaient correctement informés, ils ne se seraient pas amusés à ouvrir plusieurs boîtes dans l’entrepôt avant de se diriger vers le laboratoire.

Reste juste à savoir si le nom de la société était ou non reprise en 1983 dans les pages jaunes à la rubrique gilet pare-balles, car dans l’affirmative, ce vol pouvait être entrepris sans posséder au préalable la moindre information !

Surement pas c'était une production très discrète et confidentielle, j'ai lu dans le rapport de la commission d'enquête que les ouvriers qui tissaient le kevlar ne savaient pas ce qu'ils tissaient, les rouleaux de kevlar tissés ne restaient jamais plus de quelques jours au même endroit, il n'y avait aucune indication dessus. Les seuls clients de l'époque étaient l'armée, la police, la gendarmerie, les sociétés de gardiennage et de transport de fonds, ainsi que quelques marchands d'armes. Aucune raison de faire leur pub dans les pages jaunes !


Dernière édition par totor le Mer 5 Juin 2013 - 3:20, édité 1 fois
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 3:19

Chronos a écrit:
totor a écrit:
Bien sur ils n'habitent selon moi pas au même endroit mais je critique sa thèse du groupuscule, il est pour moi clair qu'ils étaient plus que 4 ! Rien que la diversité de portraits-robot milite en ce sens, mais bon je suppose que Chronos va venir balayer d'un revers de la main mon hypothèse !

La diversité des portraits-robots ???

Depuis quand n’êtes-vous plus retournés sur le site killersbrabant ?

Car de portraits il n’en reste plus que six !

Et encore, les 2 de droites représentent le même individu et les portraits à gauche de la 1ère et 2ème ligne se ressemblent beaucoup. Les 2èmes portraits de la 1ère et 2ème ligne présentent également quelques similitudes (confirmées par la grande taille de l’auteur)

Il faudra dès lors trouver un autre argument !

Et expliquer pourquoi, si les truands étaient si nombreux, commettaient-ils toujours des hold-up à trois alors que la présence d’un 4ème complice dans le rôle de chauffeur aurait été d’une aide plus qu’appréciable ! Et également expliquer pourquoi aucun d’entre eux, moins impliqués, n’a jamais parlé ou même fait involontairement de confidences à un indic.

Personnellement, je pense qu’en réalité tous les faits ont été perpétrés par les trois mêmes individus : le "vieux", le "tueur", le "géant". Trois individus qui évoluaient en marge des réseaux classiques du banditisme (qu'ils ne connaissaient pas), s’approvisionnant par eux-mêmes en armes et en véhicules, commettant toujours ensemble tous leurs méfaits sans que quiconque n'en soit, d'une manière ou d'un autre, informé. Ce qui expliquerait pourquoi en 30 ans personne ne les a jamais dénoncé.

J'y vais souvent sur ce site mon petit monsieur !

Oui ce sont les seuls PR qui restent à identifier par la cellule, mais tous les autres PR ne sont pas tombés du ciel ! Oui certains sont farfelus mais penser que les TBW n'étaient que 3....désolé pour la référence mais allo quoi !

Certains PR jugés fantaisistes ont été éliminés, mais c'est un secret de polichinelle de savoir que plusieurs PR ont été identifiés par la cellule, et que selon moi ces personnes sont mortes ou alors la police manque de preuves pour les inculper.

Quand vous parler des faits parlez-vous de tous les faits ou seulement des attaques de supermarché ?
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davidoff



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 9:40

Bonjour, moi je me demande ce que deviennent les marchandises, surtout alimentaires, après les vols. Comment, à qui, et par qui sont elles écoulées? Il devait y avoir un moyen de remonter cette filière non? A moins bien entendu qu'il ne s'agissait de vols "sur commande".
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totor



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 13:57

Ils ont surement fini dans l'horeca, à noter que le butin du vol du Colruyt de Nivelles est resté dans le coffre de la Mercedes Fourez-Dewit abandonnée à Braine-l'-Alleud.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 19:53

totor a écrit:

Surement pas c'était une production très discrète et confidentielle, j'ai lu dans le rapport de la commission d'enquête que les ouvriers qui tissaient le kevlar ne savaient pas ce qu'ils tissaient, les rouleaux de kevlar tissés ne restaient jamais plus de quelques jours au même endroit, il n'y avait aucune indication dessus.

Tout ceci pour éviter les vols internes tout simplement, le kevlar étant une matière très onéreuse !

totor a écrit:
Les seuls clients de l'époque étaient l'armée, la police, la gendarmerie, les sociétés de gardiennage et de transport de fonds, ainsi que quelques marchands d'armes. Aucune raison de faire leur pub dans les pages jaunes !

Le gilet n'étant pas du matériel militaire top secret et la vente de gilet n'ayant jamais été interdite en Belgique aux particuliers, la société n'avait aucune raison de ne pas faire de publicité !

Consultez les pages d'or, vous verrez qu'il existe bien une rubrique gilet pare-balles !

Et n'hésitez pas à contacter les revendeurs pour leur demander si vous pouvez en tant que particulier acheter un gilet.

Evidemment, de vulgaires truands qui consultent les pages jaunes pour voler des gilets, ça fait forcément moins fantasmer que des professionnels du terrorisme particulièrement bien renseignés volant du matériel top secret !

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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 20:11

davidoff a écrit:
Bonjour, moi je me demande ce que deviennent les marchandises, surtout alimentaires, après les vols. Comment, à qui, et par qui sont elles écoulées? Il devait y avoir un moyen de remonter cette filière non?

Effectivement toute la marchandise volée devait être revendue d'une manière ou d'une autre.

Probablement via un ''fourgue''

Il aurait été particulièrement intéressant à cette époque d'enquêter chez les receleurs ayant pignon sur rue à Ixelles ou dans les environs.

Surtout qu'après le vol au Colruyt de Nivelles, les enquêteurs avaient déjà tous les éléments en main pour comprendre que la cache des truands était située probablement à Ixelles et que les tueurs n'étaient à la base que de vulgaires cambrioleurs.

Maintenant, 30 ans après, difficile de remonter cette piste.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 20:17

totor a écrit:
Chronos a écrit:
totor a écrit:
Bien sur ils n'habitent selon moi pas au même endroit mais je critique sa thèse du groupuscule, il est pour moi clair qu'ils étaient plus que 4 ! Rien que la diversité de portraits-robot milite en ce sens, mais bon je suppose que Chronos va venir balayer d'un revers de la main mon hypothèse !

La diversité des portraits-robots ???

Depuis quand n’êtes-vous plus retournés sur le site killersbrabant ?

Car de portraits il n’en reste plus que six !

Et encore, les 2 de droites représentent le même individu et les portraits à gauche de la 1ère et 2ème ligne se ressemblent beaucoup. Les 2èmes portraits de la 1ère et 2ème ligne présentent également quelques similitudes (confirmées par la grande taille de l’auteur)

Il faudra dès lors trouver un autre argument !

Et expliquer pourquoi, si les truands étaient si nombreux, commettaient-ils toujours des hold-up à trois alors que la présence d’un 4ème complice dans le rôle de chauffeur aurait été d’une aide plus qu’appréciable ! Et également expliquer pourquoi aucun d’entre eux, moins impliqués, n’a jamais parlé ou même fait involontairement de confidences à un indic.

Personnellement, je pense qu’en réalité tous les faits ont été perpétrés par les trois mêmes individus : le "vieux", le "tueur", le "géant". Trois individus qui évoluaient en marge des réseaux classiques du banditisme (qu'ils ne connaissaient pas), s’approvisionnant par eux-mêmes en armes et en véhicules, commettant toujours ensemble tous leurs méfaits sans que quiconque n'en soit, d'une manière ou d'un autre, informé. Ce qui expliquerait pourquoi en 30 ans personne ne les a jamais dénoncé.

J'y vais souvent sur ce site mon petit monsieur !

Oui ce sont les seuls PR qui restent à identifier par la cellule, mais tous les autres PR ne sont pas tombés du ciel ! Oui certains sont farfelus mais penser que les TBW n'étaient que 3....désolé pour la référence mais allo quoi !

Certains PR jugés fantaisistes ont été éliminés, mais c'est un secret de polichinelle de savoir que plusieurs PR ont été identifiés par la cellule, et que selon moi ces personnes sont mortes ou alors la police manque de preuves pour les inculper.

Quand vous parler des faits parlez-vous de tous les faits ou seulement des attaques de supermarché ?


Je parle évidemment de l’ensemble des faits.

Vous devez savoir qu’un portrait robot est très rarement ressemblant, surtout si le témoin n’a vu la personne que quelques secondes, qui plus est dans une situation de stress intense. Aussi, 10 témoins d’un fait décriront systématiquement son auteur de 10 manières différentes. Et à moins qu’une de ces 10 personnes ne soit particulièrement physionomiste, aucun de ces 10 portraits robots ne sera réellement ressemblant ! Seules quelques caractéristiques (couleur de peau, couleur de cheveux, forme et aspect général du visage, signes distinctifs particuliers) se retrouveront présentes dans un certain nombre de portraits.

Et je n’évoque même pas le cas où l’auteur de l’agression est déguisé ou à son visage partiellement camouflé. Car dans ce genre de situation, il a été prouvé que la fiabilité du portrait robot est extrêmement faible. Ce qui explique pourquoi la nouvelle cellule d’enquête a décidé de retirer de son site tous les portraits robots dont l’auteur était masqué ou visiblement déguisé pour n’en retenir finalement que six.

Dès lors, développer votre argument sur le nombre initialement élevé de portraits robots n’a guère de sens.

Demandez-vous plutôt pourquoi, si les truands étaient au moins 4, n’y avait-il jamais de chauffeur lors des braquages de grandes surfaces. A moins que vous n’êtes pas convaincu de l’utilité d’un chauffeur dans ce genre de hold-up ?


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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 20:44

Chronos a écrit:
totor a écrit:

Surement pas c'était une production très discrète et confidentielle, j'ai lu dans le rapport de la commission d'enquête que les ouvriers qui tissaient le kevlar ne savaient pas ce qu'ils tissaient, les rouleaux de kevlar tissés ne restaient jamais plus de quelques jours au même endroit, il n'y avait aucune indication dessus.

Tout ceci pour éviter les vols internes tout simplement, le kevlar étant une matière très onéreuse !

totor a écrit:
Les seuls clients de l'époque étaient l'armée, la police, la gendarmerie, les sociétés de gardiennage et de transport de fonds, ainsi que quelques marchands d'armes. Aucune raison de faire leur pub dans les pages jaunes !

Le gilet n'étant pas du matériel militaire top secret et la vente de gilet n'ayant jamais été interdite en Belgique aux particuliers, la société n'avait aucune raison de ne pas faire de publicité !

Consultez les pages d'or, vous verrez qu'il existe bien une rubrique gilet pare-balles !

Et n'hésitez pas à contacter les revendeurs pour leur demander si vous pouvez en tant que particulier acheter un gilet.

Evidemment, de vulgaires truands qui consultent les pages jaunes pour voler des gilets, ça fait forcément moins fantasmer que des professionnels du terrorisme particulièrement bien renseignés volant du matériel top secret !


C'était une autre époque, vous ne pouvez pas comparer les pratiques commerciales de l'époque et celles d'aujourd'hui, il faut pouvoir se replacer dans le contexte de l'époque !
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Mer 5 Juin 2013 - 21:11

Chronos a écrit:
totor a écrit:
Chronos a écrit:
totor a écrit:
Bien sur ils n'habitent selon moi pas au même endroit mais je critique sa thèse du groupuscule, il est pour moi clair qu'ils étaient plus que 4 ! Rien que la diversité de portraits-robot milite en ce sens, mais bon je suppose que Chronos va venir balayer d'un revers de la main mon hypothèse !

La diversité des portraits-robots ???

Depuis quand n’êtes-vous plus retournés sur le site killersbrabant ?

Car de portraits il n’en reste plus que six !

Et encore, les 2 de droites représentent le même individu et les portraits à gauche de la 1ère et 2ème ligne se ressemblent beaucoup. Les 2èmes portraits de la 1ère et 2ème ligne présentent également quelques similitudes (confirmées par la grande taille de l’auteur)

Il faudra dès lors trouver un autre argument !

Et expliquer pourquoi, si les truands étaient si nombreux, commettaient-ils toujours des hold-up à trois alors que la présence d’un 4ème complice dans le rôle de chauffeur aurait été d’une aide plus qu’appréciable ! Et également expliquer pourquoi aucun d’entre eux, moins impliqués, n’a jamais parlé ou même fait involontairement de confidences à un indic.

Personnellement, je pense qu’en réalité tous les faits ont été perpétrés par les trois mêmes individus : le "vieux", le "tueur", le "géant". Trois individus qui évoluaient en marge des réseaux classiques du banditisme (qu'ils ne connaissaient pas), s’approvisionnant par eux-mêmes en armes et en véhicules, commettant toujours ensemble tous leurs méfaits sans que quiconque n'en soit, d'une manière ou d'un autre, informé. Ce qui expliquerait pourquoi en 30 ans personne ne les a jamais dénoncé.

J'y vais souvent sur ce site mon petit monsieur !

Oui ce sont les seuls PR qui restent à identifier par la cellule, mais tous les autres PR ne sont pas tombés du ciel ! Oui certains sont farfelus mais penser que les TBW n'étaient que 3....désolé pour la référence mais allo quoi !

Certains PR jugés fantaisistes ont été éliminés, mais c'est un secret de polichinelle de savoir que plusieurs PR ont été identifiés par la cellule, et que selon moi ces personnes sont mortes ou alors la police manque de preuves pour les inculper.

Quand vous parler des faits parlez-vous de tous les faits ou seulement des attaques de supermarché ?


Je parle évidemment de l’ensemble des faits.

Vous devez savoir qu’un portrait robot est très rarement ressemblant, surtout si le témoin n’a vu la personne que quelques secondes, qui plus est dans une situation de stress intense. Aussi, 10 témoins d’un fait décriront systématiquement son auteur de 10 manières différentes. Et à moins qu’une de ces 10 personnes ne soit particulièrement physionomiste, aucun de ces 10 portraits robots ne sera réellement ressemblant ! Seules quelques caractéristiques (couleur de peau, couleur de cheveux, forme et aspect général du visage, signes distinctifs particuliers) se retrouveront présentes dans un certain nombre de portraits.

Et je n’évoque même pas le cas où l’auteur de l’agression est déguisé ou à son visage partiellement camouflé. Car dans ce genre de situation, il a été prouvé que la fiabilité du portrait robot est extrêmement faible. Ce qui explique pourquoi la nouvelle cellule d’enquête a décidé de retirer de son site tous les portraits robots dont l’auteur était masqué ou visiblement déguisé pour n’en retenir finalement que six.

Dès lors, développer votre argument sur le nombre initialement élevé de portraits robots n’a guère de sens.

Demandez-vous plutôt pourquoi, si les truands étaient au moins 4, n’y avait-il jamais de chauffeur lors des braquages de grandes surfaces. A moins que vous n’êtes pas convaincu de l’utilité d’un chauffeur dans ce genre de hold-up ?



C'est un argument qui vaut ce qu'il vaut et il y a eu quelques attaques avec chauffeur notamment Dekaise si je ne m'abuse, enfin il faudrait que je passe tous les faits en revue sous cet angle mais vous avez raison là-dessus. C'est un point très peu abordé dans le "profilage" des tueurs, mais avouez que le fait de travailler sans chauffeur ne les a pas handicapés. Au lieu d'utiliser cette constatation comme un argument massue pour appuyer votre thèse je pense qu'il serait plus sain d'en discuter ensemble et de confronter les points de vue.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Jeu 6 Juin 2013 - 1:28

totor a écrit:


C'est un argument qui vaut ce qu'il vaut et il y a eu quelques attaques avec chauffeur notamment Dekaise si je ne m'abuse, enfin il faudrait que je passe tous les faits en revue sous cet angle mais vous avez raison là-dessus. C'est un point très peu abordé dans le "profilage" des tueurs, mais avouez que le fait de travailler sans chauffeur ne les a pas handicapés. Au lieu d'utiliser cette constatation comme un argument massue pour appuyer votre thèse je pense qu'il serait plus sain d'en discuter ensemble et de confronter les points de vue.

La seule attaque effectuée avec chauffeur est celle du Delhaize d'Uccle. Mais dans cette attaque, seuls deux individus sont sortis du véhicule. Les truands étaient donc au nombre de trois comme pour toutes les autres attaques à main armée.

Opérer sans chauffeur augmente considérablement les risques de pouvoir fuir en cas d'accrochage. Impossible dès lors d'imaginer que les truands aient pris pareil risque si un 4ème comparse pouvait être présent.

De plus, il est également difficile de penser que les truands aient pu dire à un membre de la bande que sur tel ou tel coup il ne pourra pas participer, et donc toucher une partie du butin. Agir ainsi augmente considérablement les risques de tension et donc de délation.

Dès lors, pour moi, il ne fait guère de doute que les truands étaient juste au nombre de trois :

- le "géant" (celui au milieu sur la photo en haut de page) : un grand mince au cheveux blond et au visage blanc, un peu plus jeune que ces 2 comparses, résidant probablement à Ixelles
- le "vieux" (celui à gauche sur la même photo): un homme trapu au cheveux grisonnants, probablement d'origine espagnole et résident vraisemblablement à Braine-le-Comte
- le "tueur" (celui à droite) : un homme athlétique au teint basané et aux cheveux noirs, probablement d'origine nord africaine et ancien légionnaire, résidant vraisemblablement à Lobbes/Thuin

La diversité des signalements peut facilement s'expliquer par le fait que les truands se déguisaient sans cesse : masques, cagoules, perruques, moustaches postiches, fausse lunette, emploi de plusieurs couches de vêtement pour augmenter la corpulence et même talon de chaussure coupée pour faire paraître moins grand (dans le cas du "géant"). Sans parler de la difficulté pour un témoin de donner une taille, un âge et une description d'une personne qu'il a à peine le temps d'apercevoir.

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Chronos



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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   Jeu 6 Juin 2013 - 1:35

totor a écrit:
Chronos a écrit:
totor a écrit:

Surement pas c'était une production très discrète et confidentielle, j'ai lu dans le rapport de la commission d'enquête que les ouvriers qui tissaient le kevlar ne savaient pas ce qu'ils tissaient, les rouleaux de kevlar tissés ne restaient jamais plus de quelques jours au même endroit, il n'y avait aucune indication dessus.

Tout ceci pour éviter les vols internes tout simplement, le kevlar étant une matière très onéreuse !

totor a écrit:
Les seuls clients de l'époque étaient l'armée, la police, la gendarmerie, les sociétés de gardiennage et de transport de fonds, ainsi que quelques marchands d'armes. Aucune raison de faire leur pub dans les pages jaunes !

Le gilet n'étant pas du matériel militaire top secret et la vente de gilet n'ayant jamais été interdite en Belgique aux particuliers, la société n'avait aucune raison de ne pas faire de publicité !

Consultez les pages d'or, vous verrez qu'il existe bien une rubrique gilet pare-balles !

Et n'hésitez pas à contacter les revendeurs pour leur demander si vous pouvez en tant que particulier acheter un gilet.

Evidemment, de vulgaires truands qui consultent les pages jaunes pour voler des gilets, ça fait forcément moins fantasmer que des professionnels du terrorisme particulièrement bien renseignés volant du matériel top secret !


C'était une autre époque, vous ne pouvez pas comparer les pratiques commerciales de l'époque et celles d'aujourd'hui, il faut pouvoir se replacer dans le contexte de l'époque !

Qu'avait-il de particulier le contexte de l'époque ? Il me semble justement que la législation dans les années 80 était beaucoup plus laxiste qu'actuellement. De plus, la vente de gilet pare-balles a toujours été autorisée, que ce soit en Belgique ou partout en Europe. Je ne vois dès lors pas très bien quelle raison aurait pu pousser un fabriquant de gilet a ne pas promouvoir son produit.
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MessageSujet: Re: Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas   

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Un témoin mort est un témoin qui ne témoignera pas
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