les tueries du Brabant

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 Elnikov , Christian

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K



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MessageSujet: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 12:46

peu de choses ici sauf


Citation :
Lors de cette descente, la BSR a pris des photos des constatations effectuées dans la cave.
Le cadavre n'était évidemment plus présent. On découvrit un document pouvant être utile à l'enquête: il s'agissait
d'une lettre non datée et signée du prénom « Christian".(remarque :>>> Elnikov ????)

Il s'agissait d'une circulaire envoyée par ce Christian à plusieurs membres du WNP et qui souligne
un malaise existant au sein de cette organisation.

Le juge d'instruction Schlicker n'a procédé à aucune enquête sur l'origine, la signification et la portée
de cette lettre. Une enquête a cependant été menée par le juge d'instruction Lyna dans le cadre du dossier
du double meurtre de la rue de la Pastorale.

Il s'est avéré que cette lettre avait été écrite par Christian Elnikoff en vue de provoquer la convocation
d'une réunion afin d'évaluer le degré de fiabilité des principaux membres du WNP après les arrestations
de Marcel Barbier, Eric Lammers et Michel Libert en septembre et octobre 1983.

Cette circulaire a été envoyée alors que Latinus était encore en vie et il était l'un des destinataires.

Cette réunion, qui se voulait secrète, a eu lieu le 26 mai 1984 - un mois après la mort de Latinus
au domicile du 1er Maréchal des logis de la gendarmerie Lucien Marbaix, membre du WNP.

Les membres du WNP dont les noms suivent assistaient à cette réunion: Lucien Marbaix et son épouse,
Christian Elnikoff et son amie, Marc De Jode, Jean-Louis Nemry, Frédéric Saucez et Marcelle Gobert



....et


Cette enquête n'a pas permis d'élucider de façon
substantielle l'affaire du décès de Latinus ni celle du
double meurtre de la rue de la Pastorale. Elle a
cependant révélé qu'il y avait, au début de 1984, de
fortes tensions au sein du WNP entre deux clans qui
s'étaient progressivement formés : d'une part, les par-
tisans de Paul Latinus, à savoir Charles Delom-
baerde, Frédéric Saucez et Jean-Louis Nemry, qui
avaient fait, dans le cadre de l'instruction, des décla-
rations accablantes à charge de Marcel Barbier et Eric
Lammers, et, d'autre part, ceux qui se rangeaient aux
côtés de Michel Libert, libéré le 24 janvier 1984, à
savoir Christian Elnikoff, Marc De Jode et Lucien
Marbaix, qui avaient pris la défense de Marcel Bar-
bier et d'Eric Lammers. Le deuxième groupe con-
sidérait le premier presque comme des traîtres.

Cette enquête n'a cependant pas permis de prouver
que des membres du WNP étaient impliqués dans
l'affaire de la mort de Latinus.

Apparemment, le juge d'instruction de Bruxelles
n'a pas informé le juge d'instruction Schlicker de
Nivelles de cette enquête.


Dernière édition par K le Mar 8 Oct 2013 - 19:26, édité 1 fois
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K



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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 12:47

pourqoui il craque en plein milieu de la comm1:

un peu de lecture:


HAQUIN,RENE
Page 6
Vendredi 30 juin 1989
Commission d'enquête banditisme terrorisme
La confiance perdue du juge Hennart
dans le procureur Deprêtre de Nivelles
Les rapports difficiles entre les juges d'instruction et le procureur du Roi de Nivelles ont été jeudi au centre de la longue audition du juge Luc Hennart, délégué depuis un an à Nivelles et chargé des dossiers de l'assassinat de l'ingénieur Mendez en 1986, de la disparition du policier de la Sabena Zwarts, la nuit du vol d'or à l'aéroport en 1982 et du vol des armes du groupe antiterrorisme Diane de la gendarmerie fin 1981:
«C'est en homme triste que je vais vous parler de M. Deprêtre. J'ai eu des difficultés. Puis un incident. J'en suis arrivé à perdre la confiance qui doit exister à l'égard du procureur. Nous ne nous sommes plus parlé depuis janvier. C'est très grave. L'institution à laquelle j'appartiens ne mérite pas ça...»
C'est le cinquième magistrat de Nivelles à critiquer sévèrement l'attitude du procureur du Roi dont il a par ailleurs été question en séance publique de la Chambre. Le jeune juge Luc Hennart, viscéralement attaché à une indépendance dont il a très clairement énoncé la fragilité, a décrit le climat pourri qu'il a découvert à Nivelles en mars 1988 quand il a repris le dossier Mendez:
«Ma méthode est d'en revenir au fait, de nettoyer le dossier de toutes les hypothèses et de toutes les théories. Le travail des polices s'est fait dans la désorganisation, des indices ont disparu. Des usages sont devenus des règles et la pratique de l'instruction n'était plus tout à fait conforme à ce qui est écrit dans le code.»
Malaise
Le malaise était au Palais de Justice de Nivelles: méfiance entre la BSR et la PJ que couvait le procureur, difficulté pour un juge d'être, à Nivelles, le véritable patron de son enquête. En y arrivant, on lui a proposé un bureau ailleurs, dans les locaux de la PJ. Un juge doit travailler au Palais, dit Luc Hennart. On lui a trouvé un bureau dans une petite maison au fond de la cour. Les moyens mis à sa disposition sont à l'image de la grande misère de la Justice: des moyens «normaux» dit-il, plus une photocopieuse, un an d'attente pour le remboursement de ses frais de déplacement et toujours pas de remboursement du «traitement de texte» qu'il a payé il y a quinze mois...
Sa «cellule» d'enquête: six ou sept gendarmes, deux membres de la PJ (pas toute la PJ comme «on» le prétendait dans des discours, précise-t-il) et depuis février, trois enquêteurs du comité supérieur de contrôle. Aujourd'hui le climat est restauré entre lui et ses enquêteurs, tandis qu'il s'est détérioré vis-à-vis du procureur Deprêtre. «Ce qui est exceptionnel, dit-il, ce n'est pas de ne pas avoir trouvé la solution trois ans après l'assassinat de l'ingénieur Mendez, c'est d'avoir encore des enquêteurs motivés. Le dossier Mendez est porteur de résultat. Est-il lié à d'autres dossiers, aux tueries, aux affaires qui touchent la Sûreté? Je ne dis pas qu'il n'y a pas de lien. Je suis saisi d'un fait, je reviens au fait. Si le fait - pas des hypothèses - me conduit dans d'autres affaires, on pourra joindre. J'ai confiance. Mais il me faut un dossier ancré sur des pieux Franki.»
Perquisition
à la Sûreté
Pourquoi avoir attendu plus d'un an pour perquisitionner à la Sûreté mise en cause au sujet de la location de boxes et de flats par Beijer en janvier 1988? «C'était déjà tardif l'an dernier par rapport à des éléments antérieurs qui touchaient à la Sûreté. J'ai décidé l'an dernier de mettre le dossier en veilleuse pour lire les seize cartons et connaître l'affaire. Dans mes dossiers, je touche à des nerfs sensibles, à la Sûreté, à la Fabrique nationale de Herstal, à la gendarmerie. Quand, conformément à ma méthode de travail, j'ai eu des éléments, j'ai décidé la perquisition. Correctement, mais sans avertir l'administrateur de la Sûreté comme c'était semble-t-il l'habitude. J'aurais dû le faire? Où est-ce écrit? Une circulaire dit qu'il est de bon ton de prévenir le patron d'une administration «sauf si cela peut nuire à la bonne marche de l'instruction». C'est vrai qu'on avait pris des habitudes, qu'il y avait des usages. Il faut en revenir au code d'instruction criminelle. Pour moi il n'y a pas en Belgique de gens plus égaux que d'autres.»
Dans ce dossier Mendez, le pistolet à la bolognaise découvert en janvier 1988 chez Anne Bouhouche était-il ou pas l'une des armes de la tuerie de novembre 1985 au Delhaize d'Alost? Ni oui, ni non. Le juge a des raisons de se méfier des avis changeants des experts en balistique.
«Propositions»
et jeu de confidences
Sans porter un seul jugement sur l'homme, en préjugeant même d'une absence de malhonnêteté dans son chef, le juge Hennart n'en est que plus dur à l'égard du procureur Deprêtre dont le comportement est peut-être une des clés de l'échec des enquêtes.
Des usages dangereux, comme l'habitude pour un procureur d'assister à toutes les réunions de travail du juge et des enquêteurs, avaient fini à Nivelles par gommer toute indépendance du juge d'instruction vis-à-vis du parquet. Le juge doit-il faire confiance aveugle au procureur? Ce n'est pas l'avis de Luc Hennart: le secret des orientations de l'enquête appartient au juge, le désultat des investigations, le dossier, peut être à tout moment consulté par le parquet.
«Je trouvais anormale la présence du procureur à nos réunions. J'ai eu dur à le faire admettre, pourtant ce n'était qu'un retour à la règle. Puis quand le procureur Deprêtre en arrive à me faire des propositions.. euh... je ne dis pas malhonnêtes... mais...»
M. Hennart dit avoir refusé d'ouvrir des dossier à charge de X ou Y pour justifier un repérage téléphonique par Zoller que le procureur lui proposait d'utiliser ensuite dans son dossier, si c'était intéressant. Quand le procureur Deprêtre lui propose en mars 1988 de rencontrer l'administrateur de la Sûreté M. Raes, M. Hennart trouve que ce n'est pas normal. «On est en train de glisser, de devenir dépendant du parquet...», dit-il.
M. Hennart parle aussi du jeu des confidences du procureur Deprêtre: «Je vous dis ceci entre nous... et quand je quittais mon bureau, la moitié du Palais était au courant». Les rapports du procureur avec sa PJ dérivaient aussi: le procureur insistait pour qu'on lui dise tout ce qui se passait dans l'enquête. Le juge Hennart a été jusqu'à l'incident, avertissant le procureur Deprêtre que si ces pratiques continuaient, il reconcerait à avoir recours à la PJ dans ses enquêtes. Il a proposé à Jean Deprêtre de faire le point avec le commissaire en chef. «Le procureur m'a répondu de donner mon avis à la PJ de mon côté et lui du sien.»
La lettre volée
Le juge Hennart ajoute:
«Quand vous entendez le procureur traiter le président du tribunal de nabot, traiter d'autres personnes de porc ou de noms du même tonneau...»
Le député Laurent ajoute, faisant allusion à la lettre «confidentielle et personnelle» de Jean Deprêtre au ministre de la Justice relative à la commission d'enquête:
«... et de parler d'un député médiocre de Charleroi...»
Le député Eerdekens signale qu'aujourd'hui le ministre de la Justice a déclaré en séance publique que le procureur Deprêtre, qui a, on le sait, déposé plainte pour le «vol» de cette lettre, avait lui-même contribué à diffuser ce document «confidentiel».
Il résume le problème en une conversation éclair avec le procureur Deprêtre. «Je veux la vérité!», disait-il au juge qui a répliqué: «Alors, laissez-moi travailler...»
La situation à Nivelles est devenue dangereuse. De plus en plus de réticences à mettre des éléments sur PV (parce qu'on sait qu'ils seront transmis au procureur) pèsent sur les enquêtes. On sait que le procureur jouait les courroies de transmission avec les autorités administratives. D'autres magistrats ont cité le cabinet du ministre Gol et la Sûreté.
Le juge Hennart relève encore qu'à Nivelles, le courrier des juges d'instruction allait au secrétariat du parquet. C'est changé: les PV de ses enquêteurs lui sont personnellement et directement adressés. A cause du risque de fuites, il a aussi refusé de photocopier son dossier en six exemplaires comme le demandait le parquet général. Il ignore si le procureur de Nivelles photocopie. Aujourd'hui, le parquet général est au courant de la situation, mais le procureur de Nivelles a mal pris l'initiative du juge Hennart.
«Avec le procureur de Nivelles, rien n'est confidentiel...», conclut le juge Hennart.
RENÉ HAQUIN.

JUILLET 1989
Commission d'enquête banditisme terrorisme
HAQUIN,RENE
Page 9
Jeudi 6 juillet 1989
Commission d'enquête banditisme terrorisme
Ecarté de la Sûreté à cause du WNP
le commissaire Kausse vide son sac
Comme une fusée propulsée par l'amertume, le commissaire de la Sûreté Joseph Kausse, écarté du service en 1985 après (ou pour?) avoir découvert deux ans plus tôt la présence de son collègue Smets dans le groupe néo-nazi Westland New Post, a fait jeudi à la commission parlementaire d'enquête des révélations tellement «fortes» que le président Bourgeois hésitait même à laisser acter par exemple qu'«au procès du double assassinat de la Pastorale en 1987, la présidente Mme Lumen a donné l'occasion à M. Smets de mentir sous serment, en présence de l'avocat général M. Jaspar».
Fausses notes de frais, caisses noires, fuites organisées, complicité d'agents de la Sûreté dans l'incendie de l'hebdomadaire Pour, collaboration d'agents du service avec l'extrême droite, intimidations, filatures, pressions et provocations à l'égard de Kausse, tentatives de le faire passer pour fou, récupération de ses propres rapports par les autorités de la Sûreté pour justifier le rôle de Smets: le commissaire Kausse a vidé le fond de son sac:
«Jusqu'en 1975, au service de protection des VIP, l'argent que nous recevions à l'issue de certaines visites de personnalités étrangères allait dans une caisse d'entraide. Après, des sommes importantes, reçues notamment après la visite d'un chef d'Etat africain, ont été remises à l'administrateur général. Dès mon arrivée, en janvier 1982, à la brigade chargée de la lutte contre la subversion dans le Brabant wallon et à Bruxelles (B2C), j'ai refusé à l'inspecteur Deroock de continuer à entretenir une caisse noire, alimentée par une partie des rémunérations des informateurs et destinées à des opérations spéciales, comme cela se faisait, paraît-il, du temps de mon prédéceseur, M. Smets», dit le commissaire Kausse.
Il raconte les réactions suscitées par la découverte du rôle de Smets au WNP et par le dépôt d'un premier rapport de B2C le 7 février 1983, sur le WNP:
«Quand mon chef M. Massart et moi avons donné nos premières informations et les premiers rapports sur le WNP, MM. Raes et De Vlieghere n'avaient pas l'air d'être au courant, dit-il. Le 7 mars 1983, nous avons reçu d'Espagne un télex citant le nom de Libert, notre informateur sur le WNP. Le 10 mars, le commissaire Smets rentrait son rapport de neuf pages sur le WNP qu'il connaissait depuis longtemps. Puis un article est paru à ce sujet dans le Nouvel Europe magazine. Un mois plus tard, on commençait à répandre le bruit que j'étais d'extrême droite...»
Caches d'armes
Joseph Kausse raconte un peu dans le désordre la chronologie des événements de 1983, les difficultés rencontrées à la Sûreté. Plusieurs députés lui demandent ce qu'il pense du fond du problème:
«J'ai bien vu qu'à la Sûreté on ne pouvait pas toucher à Deroock ni à Smets. Smets était une sorte d'homme de main du patron. Il avait notamment travaillé dans l'affaire Bonvoisin. Il avait des contacts avec l'extrême droite. Je vous dirai d'autres choses à huis clos. Pour moi, le WNP était dangereux: ce groupe était clandestin, groupait des militaires et des gendarmes, avait des contacts à l'étranger. J'ai une liste d'une soixantaine de membres. Smets, je pense, a été victime de sa folie des grandeurs. Il travaillait avec une bande d'acolytes dont il était facile d'abuser. Ça a sans doute dégénéré. Le résultat de sa pénétration au WNP n'a pas été utile à la Sûreté, mais à Latinus, oui. Le WNP savait que la Sûreté avait un plan de caches d'armes en prévision du temps de guerre. Le WNP a fait la même chose. La théorie de Smets piégé par Latinus, je n'y crois pas. Je prends mon collègue pour un homme intelligent. Je trouve regrettable qu'il vienne maintenant avec cette explication. Elle n'est pas plausible.»
Documents
Le député Laurent demande à Kausse s'il a une explication sur la raison pour laquelle on a demandé à la Sûreté le «dossier Chomé époux Lyna» le 8 septembre 1983 alors que l'affaire WNP venait d'être mise à l'instruction chez Mme Lyna après l'arrestation de Barbier:
«Un mois avant, nous avions reçu une note de France sur l'avocat Chomé. Un de mes collaborateurs, M. Feron, avait pris le dossier Chomé-Lyna et l'avait laissé dans son tiroir. En septembre, le secrétaire de M. De Vlie-ghere m'a redemandé ce dossier. C'était pour M. Raes. J'ai d'ailleurs ici une note avec toutes les dates de déplacement de ce dossier dans le service...»
Le président Bourgeois explose:
«Tout le monde peut-il emporter des pièces de la Sûreté chez lui? Je trouve cela grave. Depuis quand avez-vous cette pièce?»
Le commissaire Kausse:
«Depuis 1983. C'est un document administratif. Je l'ai pris pour assurer ma défense.»
Le député Eerdekens:
«Je demande que ce document soit remis, et je regrette cette manie de la photocopie, ici, au parquet de Nivelles et ailleurs. Mais si ce que dit M. Kausse est vrai, alors MM. Raes et De Vlie-ghere nous ont dit volontairement ou non des choses incorrectes.»
M. Kausse remet ce document, de même que le brouillon, de la main de M. Smets, de l'attaque contre l'hebdomadaire Pour publiée dans le Nouvel Europe magazine quelques mois avant l'incendie. Il dépose aussi la liste des membres du WNP et la copie d'une lettre de Barbier, que Kausse a reçue de Libert, dans laquelle Barbier rapporte que Smets lui aurait demandé s'il était capable de tuer un agent de la Sûreté:
«C'était de moi dont il s'agissait, dit Kausse. J'ai fait rapport à M. Raes. Je n'ai jamais eu de réponse. Trouvez-vous cela normal? Est-ce normal qu'après l'incendie de Pour l'inspecteur De Roock soit allé à la PJ disculper un suspect en disant qu'à la date de l'incendie, le 5 juin 1981, il avait la jambe plâtrée à la suite d'une chute de moto qui s'est produite le 12 juin 1981? Ça, ce n'est pas un document de la Sû-reté. L'inspecteur Estiévenart m'a dit qu'après la mort de Latinus M. De Vlieghere l'avait incité à retourner chez le juge pour appuyer la thèse du suicide.
«Après 1983, à la Sûreté, on nous a coupé nos sources sur l'extrême droite. Pour chercher des explications sur les tueries du Brabant dans l'extrême droite, nous n'avions plus les moyens...»
Audition difficile, suivie l'après-midi par la réaudition du général de gendarmerie Berck-mans, ou plus exactement par les explications d'un capitaine, expert juridique, sur la vision qu'a la gendarmerie du maintien de l'ordre et de la maîtrise de la grande criminalité. De cela aussi on reparlera plus tard.
Parce que, mercredi soir, après un entretien avec les journalistes et un apéritif offert par le président de la Chambre M. Nothomb, la commission est partie en vacances, laissant l'été aux trois magistrats experts pour étudier les dossiers et revoir tout cela en septembre...
RENÉ HAQUIN



13.07.89  premiere demande de  rehabilation de  Bihay


15 :07 :89 : Samedi 15 juillet 1989


CRIMES DE LA PASTORALE: UN VIEUX DU WNP AVOUE ET DISCULPE BARBIER...
Crimes de la Pastorale:
un vieux du WNP avoue
et disculpe Barbier...
Rebondissement dans les dossiers brûlants sur lesquels la commission d'enquête sur le banditisme et le terrorisme a «planché» jusqu'il y a huit jours: Christian Elnikoff, un des «vieux» du groupe néo-nazi «Westland New Post» de Paul Latinus, s'accuse aujourd'hui du double assassinat de la rue de la Pastorale le 18 février 1982 à Anderlecht, pour lequel Marcel Barbier, aujourd'hui en prison, fut condamné à perpétuité en 1987. Assez peut-être pour recommencer le procès.

Elnikoff a posté jeudi ses aveux, notamment à notre adresse. Puis il a téléphoné à un proche et au 101 avant de tenter un double suicide à son domicile à Etterbeek: taillades profondes dans le bras droit, électrocution dans le bain.
Il n'est pas mort. Vendredi matin, nous l'avons trouvé salle 9, aux urgences de l'hôpital d'Etterbeek.
Elnikoff, alias Müller au WNP, nous a répété ses aveux: «En 1982, il (Paul Latinus) m'a demandé de liquider le couple VDMeulen-Arcoulin, sous le prétexte habituel pour lui qu'ils étaient ennemis. J'ai exécuté la mission, de la façon qu'il avait demandée, je les ai tués deux fois».



Aveux écrits, signés, authentifiés par l'empreinte du pouce droit, qu'Elnikoff, 57 ans, ancien de l'OAS et militant WNP, nous a confirmés avant de les répéter à la police judiciaire: «Oui, c'est moi, accompagné d'un autre gars, qui ai tué à la rue Pastorale en février 1982. Un troisième était dehors, qui se promenait à côté de la voiture.
[/b]» Maintenant, puisque j'ai décidé d'arrêter les frais, d'en finir, j'aime autant que ce ne soit pas un pauvre type comme Marcel Barbier (condamné à perpétuité par les assises du Brabant en mai 1987, sur aveux ensuite rétractés mais sans preuve) qui paye les pots.
» Après cette affaire, Latinus m'a dit d'étouffer et de cavaler. J'ai quelqu'un pour porter le chapeau, me disait-il.»
RENÉ HAQUIN.
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 19:40

ah bon :de WNP feiten waren verjaard maar het proces moest nog komen en niemand was nog geinteresseerd


cfr Ghijsels :


>>>Ghijsels ::gesproken tegen Marcel Barbier wegens de dubbele moord
in Anderlecht. Al het overige werd met de mantel der liefde
bedekt, werd niet vervolgd wegens verjaring van de feiten
of werd bedacht met vrijspraak. De belangrijkste oorzaak
van deze bizarre rechtsgang was het feit dat het hele WNP-
dossier in schijfjes werd opgediend cn ontdaan van zijn
nochtans overduidelijke politieke context.
Voor de Bendecommissie van het parlement verklaarde
advocaat-generaal Pierre Porlet in juli 1989 dat de opsplit-
sing van de diefstal van de NAVO-telexen en de vervolging
van WNP als privémilitie in twee verschillende dossiers een
enorme vergissing was. Uitgerekend de diefstal van de te-
lexen was immers het bewijs bij uitstek dat WNP een sub-
versieve en paramilitaire privémilitie was die wel degelijk
een bedreiging vormde voor de veiligheid van het land. Het
waren profetische woorden.
Toen de daders van de telexendiefstal na een juridische
processie van Echternach die zeven jaar aansleepte op 1 ok-
tober 1990 voor de militaire rechtbank verschenen, was
niemand nog in de waarheid geïnteresseerd. Latinus had
steeds beweerd dat de diefstal op bevel van een buitenlandse
geheime dienst was georganiseerd. De rechtbank wilde niet
eens weten over welke geheime dienst het dan wel ging.
Sterker nog: de zeven WNP-militaircn die een daad van
hoogverraad hebben gepleegd werden afgeschilderd als
brave idealisten. Niemand - ook de beschuldigden en hun
advocaten niet - kon zijn oren geloven toen auditeur Van
Winsen in zijn vordering vergoelijkte dat de feiten al lang
geleden plaatshadden, dat de inhoud van dc telexen vrijwel
zonder belang was cn dat er in 1983 nog een grote dreiging
van de Sovjetunie uitging. Bovendien waren de feiten vol-
gens de auditeur al lang achterhaald en sinds 1988 zelfs ver-
jaard. De auditeur vroeg vrijspraak en de krijgsraad volgde
hem; dc zeven WNP'ers werden vrijgesproken.



Est ce que E était seulement impliqué ds pastorale ? pourqoui son suicide à cette date là ?
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 19:44

Citation :
Vendredi 1er février 1991
L'assassinat des diamantaires anversois
Truands mais pas tueurs?
Entre doute et conviction
Réquisitoire, plaidoiries pour Éric Lammers et première plaidoirie pour Françis Verzar hier aux assises de Liège où se termine l'examen du dossier du double assassinat des diamantaires Ludovic et Patrick Moons, le 13 avril 1988 à Anvers. Rappelons que cette affaire est jugée à Liège parce que tous les accusés sont francophones.
Pas d'argument surprise dans le réquisitoire de l'avocat général Hubert Massa qui, comme l'avait fait la partie civile, reproche à la défense d'avoir voulu déformer la réalité et d'avoir manqué de rigueur. Pour lui, le duo Lammers-Verzar était déjà entré en action en 1984 dans une affaire d'attaque à main armée avec vol d'un diamant et de tableaux, qui valut à Lammers sa première condamnation.
Reconnaissant l'existence de nombreux éléments à charge d'Éric Lammers, Me Bouton souligne cependant que cet ancien élève de l'École royale militaire a commencé sa carrière criminelle quand il fut dénoncé par Marcel Barbier pour le double assassinat de la rue de la Pastorale à Anderlecht, une accusation dont il a été lavé par acquittement en 1987 et dont un autre ancien du WNP, Christian Elnikoff, s'est accusé en 1989, sans être d'ailleurs pris au sérieux par les autorités.
Me Simone Coelst s'est inquiétée du climat lourd de malaise et de tension de ce procès. Il reste de trop nombreuses zones de flou, dit-elle:
On est parti d'un accusé, Lammers, et on a ensuite essayé de faire coller les choses pour le mettre à l'ombre. Aucun élément de ce dossier ne donne une certitude absolue de sa culpabilité, ni les indices matériels insuffisamment analysés, ni l'ensemble des déclarations de Sabine Caudal qui sont parfois fausses, parfois totalement illogiques, ni les témoins anversois dont aucun n'a reconnu avec certitude Éric Lammers.
Puis Me Jean-Paul Dumont a amplifié, parlant d'une instruction perroquet, d'un dossier qui, avec Lammers, se situe manifestement en périphérie d'autres dossiers lourds (les assassinats de la Pastorale, les tueries du Brabant, le WNP, Latinus, la bande Haemers, l'affaire VDB):
Il est devenu un truand, apparemment tout est perdu pour Lammers, dit-il. Pourtant, mon rôle est de faire apparaître un doute. Ce que Sabine Caudal a dit doit être vrai à 50 %, mais il y a 50 % qui ne tiennent pas.
Pour Me Dumont, Éric Lammers n'a pas pu tuer seul les deux diamantaires dans les conditions décrites par Sabine Caudal. L'explication de Lammers affirmant avoir donné à Philippe Lacroix (de la bande de Patrick Haemers) les indices matériels retrouvés près des corps des diamantaires est vraisemblable, puisque Maurice Lammers, père d'Éric, connaissait Lacroix, notamment pour avoir racheté sa voiture. Des pistes n'ont pas été suivies, des devoirs n'ont pas été faits, il reste tant de questions qu'il faut y réfléchir, que la réflexion veut dire le doute, et que le doute signifie une réponse négative sur la culpabilité de Lammers, conclut l'avocat.
Me de Quevy, enfin, ouvre le feu pour Francis Verzar, disant tout de go que le mode d'information utilisé dans cette affaire (par informateurs anonymes) conduit parfois à l'erreur judiciaire et que les accusations retenues contre Verzar, homme intelligent mais client difficile à gérer, ne correspondent pas à la réalité.
Suite des plaidoiries ce matin.
RENÉ HAQUIN
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 19:45

20 :12 :82 Elnikoff membre de Ydrassil
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 19:49

affaire WNP:

11 :12 :84 Affaire WNP : dernière audition : Christian Elnikoff 11 dec 1984>instruction 6 april 1985
Haq p87
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mar 8 Oct 2013 - 19:59

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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mer 9 Oct 2013 - 7:07

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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mer 9 Oct 2013 - 9:21

EPE, très intéressant, car Jacques Borsu = ex-"Jeune Europe", en contact avec Degrelle, camps d'entrainement avec VMO+FJ, ...

Surtout: Borsu = ex-mercenaire (sous Denard). De nouveau un lien entre le WNP et le monde des mercenaires. Toujours les mercenaires...

En plus: Borsu = "Comité Hongrie" et là on est en plein dans le monde de Otto von Habsburg, son PanEurope et l'AESP, le CEPIC, PIO, Opus, OTAN, loge P7 (>P2) via de Stankovich et Töttösy, ... ce qui a finalement resulté dans ce fameux IESP.
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Mer 9 Oct 2013 - 11:28

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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Dim 20 Avr 2014 - 22:04

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Dernière édition par K le Mar 1 Juil 2014 - 22:01, édité 1 fois
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Et In Arcadia Ego



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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Lun 21 Avr 2014 - 0:45

Citation :

PV: 100418 du 22/02/1988
Verbalisants: Giffinon Guy, Vega y Laruelo, BSR-Wavre cellule Mendez
Objet: Audition de NEMRY Jean-Louis, né à.....

Je désire m’exprimer en français et fais choix de la procédure en cette langue.
A votre demande de savoir dans quelle circonstance je suis entré au WNP, je vous dirai qu’en 1980, je faisais partie du front de la Jeunesse. Dans l’année scolaire 1980 – 1981, je me suis inscrit à l’école du Louvre à Paris durant une période de un an. C’est ainsi que durant mon absence, il y a eu plusieurs élément judiciaires concernant le Front de la Jeunesse. En 1981, suite à ces événements, BARBIER a créé un service de sécurité du Front de la Jeunesse. En ont fait partie notamment moi-même, WEYKAMP, LAMMERS et Philippe VAN ENGELAND. Nous avons reçu pour cela, des entraînements donnés par BARBIER et un donné par CALMETTE. A un momment donné, BARBIER nousa proposé de faire partie d’un autre service beaucoup mieux structuré, mais sans en préciser le nom. J’ai accepté sa proposition et vers la mi quatre vingt-un, j’ai dû me rendre avec BARBIER, WEYKAMP, LAMMERS et LIBERT à DIXMUDE pour exercer un service de protection........

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1264p210-l-affaire-wnp#68395
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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Lun 21 Avr 2014 - 9:41

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MessageSujet: Re: Elnikov , Christian   Aujourd'hui à 1:28

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Elnikov , Christian
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