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 Affaire Cools

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HERVE



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MessageSujet: Affaire Cools   Jeu 19 Juin 2014 - 9:52






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alain



Nombre de messages : 1633
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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Jeu 19 Juin 2014 - 10:09

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Dernière édition par alain le Lun 21 Juil 2014 - 12:14, édité 1 fois
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CS1958



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Lun 21 Juil 2014 - 12:12

Cools est évoqué sur le fil "Ronquières"....

Je place ici, (sur la bonne rubrique) les notes personnelles prises sur cette affaire il y a un an environ:

André Cools
André Cools est assassiné par balle le 18 juillet 1991 à 7h25 par deux personnes sur l'avenue de l'Observatoire (domaine de la Tourelle). Sa compagne est gravement blessée.

Une cellule spéciale composée de six agents de la police judiciaire et criminelle dite « cellule Cools » est mise en place suite à cet assassinat, et placée sous tutelle de la juge Ancia, ce juge étant en faction de garde lors des faits.
Deux personnes d'origine tunisienne ont été condamnées en juin 1998 pour avoir perpétré l'assassinat d'André Cools et la tentative d'assassinat de sa compagne, ils purgent actuellement une peine de vingt-cinq ans de prison à Tunis pour ces faits.
Les deux meurtriers, Ben El Amine Abdelmajid et Ben Rajib Abdeljalil, avaient été engagés par la mafia italienne pour un travail saisonnier à Agrigente, en Sicile, lors de la récolte des agrumes. André Cools leur avait été présenté comme un revendeur de drogue.
En 2004, Richard Taxquet, chauffeur et ex gendarme de la section de Grace Hollogne du ministre Alain Van der Biest, Pino di Mauro, Cosimo Solazzo et Domenico Castellino ont été condamnés à 20 ans de prison pour avoir organisé cet assassinat, tandis que Luigi Contrino et Carlo Todarello ont écopé de cinq ans de prison. Le suicide d'Alain Van der Biest en 2002 a éteint la procédure judiciaire à son encontre.
En juin 1996, les déclarations d'un témoin anonyme donnent une orientation plus claire à l'enquête. Le témoin désigne un autre socialiste liégeois, Alain Van der Biest, et plusieurs membres de son entourage comme étant les donneurs d'ordre. Suite à ce témoignage, les tueurs d'André Cools, deux Tunisiens, sont arrêtés en septembre 1996 dans leur pays. Ils y seront condamnés à 20 ans de prison en 1998. Mais les deux hommes ont assuré tout ignorer des commanditaires, expliquant qu'ils avaient été recrutés en Sicile par des intermédiaires venus de Liège pour éliminer un « gêneur » dans un trafic de drogue.

Alain Van der Biest avait été le « fils spirituel » d'André Cools. Il en avait d'ailleurs fait son successeur comme ministre régional wallon. Mais l'ancien poulain d'André Cools avait perdu la confiance de son mentor. Selon l'accusation, Alain Van der Biest et les membres de son cabinet ministériel auraient décidé d'éliminer celui qui risquait de les faire « tomber ». Inculpé pour l'assassinat d'André Cools, Alain Van der Biest a toujours nié. En mars 2002, il s'est suicidé.
18 juillet 1991. André Cools est abattu à Cointe.
26 juillet 1991. Mise à l'instruction de la gestion du cabinet Van der Biest.
21 novembre 1991. Entendu par la juge Ancia, Van der Biest évoque un système de financement du PS mis en place par Cools.
12 juin 1992. Alain Van der Biest est mis en cause par Todarello dans l'assassinat, avec Taxquet, son secrétaire, et Di Mauro, son chauffeur. Todarello est l'oncle par alliance de Taxquet.
18 février 1993. Mise à l'instruction du dossier Agusta. Van der Biest met en cause l'ex-ministre Coëme.
15 avril 1994. Todaro est abattu en Sicile. C'est lui qui aurait trouvé les tueurs qui ont abattu André Cools.
1996. Un témoin anonyme désigne Alain Van der Biest comme le commanditaire de l'assassinat de Cools.
8 septembre 1996. Van der Biest est incarcéré. Il quitte Lantin le 2 janvier 1997.
27 juin 1997. Van der Biest est condamné à deux ans avec sursis dans l'affaire de la gestion de son cabinet.
2 juin 1998. A Tunis, les deux tueurs de Cools sont condamnés à 20 ans.
10 juin 1998. La cour d'appel aggrave la peine d'Alain Van der Biest dans l'affaire de la gestion du cabinet.
10 décembre 2001. Renvoi en chambre des mises en accusation des inculpés de l'affaire Cools : Van der Biest, Taxquet, Di Mauro, de Santis, Todarello, de Benedictis, Contrino, Solazzo et Castellino.
Parmi les huit accusés, le plus en vue, Richard Taxquet, ancien policier devenu secrétaire particulier d'Alain Van der Biest. Il est accusé d'avoir fait appel à deux oncles, Carlo Todarello et Silvio De Benedictis, pour recruter les tueurs.
L'assassinat d'André Cools aurait été organisé par :
1-Solazzo,
2-Todarello, oncle par alliance de Richard Taxquet
3-Di Mauro, chauffeur au cabinet Van der Biest
4-Taxquet, Richard Taxquet, ancien gendarme et ancien policier devenu secrétaire particulier d'Alain Van der Biest. Lors de l'enquête judiciaire menée par la juge d'instruction liégeoise Véronique Ancia, Richard Taxquet et Alain Van der Biest se sont accusés mutuellement.

Pour l'ex-policier communal devenu secrétaire particulier du ministre wallon, Alain Van der Biest avait énormément d'ambition sur le plan politique et craignait de voir sa carrière brisée par André Cools à cause de l'anarchie qui régnait dans son cabinet, ce qui s'est confirmé dans l'analyse de ses carnets intimes où il écrivait souhaiter voir "crever" son mentor. Alain Van der Biest s'étant suicidé un an avant le procès, il n'a pas pu répondre devant les assises aux accusations de Taxquet et a crié son innocence jusque dans la lettre d'adieu qu'il a laissée à sa femme.
Au fil de l'enquête, la cellule Cools a par ailleurs creusé plusieurs pistes qui ont donné lieu à des scandales retentissants. Parmi celles-ci: l'affaire Agusta-Dassaut (André Cools aurait pu menacer de révéler les pots-de-vin versés au PS et au SP par la firme d'hélicoptères italiens et l'avionneur français pour obtenir des contrats avec la Défense) et l'affaire Smap (il aurait pu là aussi menacer de révéler les combines du directeur Léon Lewalle qui avait planqué des millions en Suisse) mais aucun lien avec la mort du ministre n'a jamais pu être clairement établi.
5-Van der Biest, Alain Van der Biest (Grâce-Berleur, 4 mai 1943 – Grâce-Hollogne, 17 mars 2002) était un homme politique belge du Parti socialiste (PS). De 1990 à 1992, il fut ministre wallon chargé des Pouvoirs locaux et des Travaux subsidiés, en remplacement d'André Cools. Il a publié des textes en tant qu'écrivain. Il s'est également engagé dans la militance wallonne en publiant Notre nation: Forcer un destin pour la Wallonie. En 1991, il est inculpé et emprisonné plusieurs mois à la prison de Lantin dans le cadre de l'assassinat d'André Cools. Il est libéré en 1997. En 2002, une semaine avant que la chambre des assises de Liège ne se réunisse pour décider si de nouvelles accusations doivent être portées, il se suicide en laissant une lettre à son épouse dans laquelle il clame une dernière fois son innocence et déclare "je veux que mon calvaire s'achève".

Lorsqu'André Cools, profondément déçu par l'évolution linguistique du PSB-BSP, décide en 1981 de quitter la présidence du parti, son poulain Alain Van der Biest est quasi au sommet de sa propre gloire. C'est donc à Grâce-Hollogne, à quelques mètres de l'Hôtel de ville où il occupe, depuis 1977, le siège mayoral, qu'il annonce sa candidature à la présidence d'un PS dont il a été secrétaire national. En face de lui, un certain... Guy Spitaels. Cette défaite date de 1981. Elle n'empêchera évidemment pas Alain Van der Biest de poursuivre sa carrière politique. Toujours proche d'André Cools, le jeune député devient ainsi... Président du groupe socialiste à la Chambre en 1983 où il succède à un autre proche du Maître de Flémalle tombé en disgrâce, Guy Mathot.
Cinq ans plus tard, Alain Van der Biest devient ministre pour la première fois. Aux Pensions, un poste où il s'ennuiera prodigieusement. Il y sera remplacé en 1990 par un autre ami d'André Cools, l'ex-gouverneur de la Province de Liège, M. Gilbert Mottard. Quant à lui, il devient ministre régional wallon.
Et c'est du portefeuille ministériel... d'André Cools qu'Alain Van der Biest héritera, celui des Affaires intérieures et des Travaux publics wallons. Un portefeuille qu'il gérera jusqu'en 1992 tout en s'éloignant de plus en plus d'André Cools, son mentor lui reprochant sa légèreté en matière de gestion de la chose publique et son penchant marqué pour l'alcool...
Lorsqu'Alain Van der Biest quitte sa charge régionale, André Cools est mort depuis un an, dans les circonstances tragiques que l'on sait. Réélu député - il restera au parlement jusqu'en 1995 -, Alain Van der Biest est toujours bourgmestre de Grâce-Hollogne à l'époque. Cette charge mayorale, il l'assume depuis la fusion des communes en 1976 et il réussit même à éviter un... scrutin communal. Comme la loi le prévoyait, en effet, le conseil communal sera purement et simplement reconduit sans élection, avec l'aval de tous les partis représentés.
Alain Van der Biest restera bourgmestre de Grâce-Hollogne jusqu'en 1994. Cette année-là, il ne se représente plus aux élections et il sera remplacé, au mayorat, par Maurice Mottard. Il est vrai, qu'à l'époque, Alain Van der Biest est déjà pris dans la tourmente judiciaire. Celle de la gestion chaotique de son cabinet ministériel qui induira un procès fameux; celle aussi de l'assassinat d'André Cools dont il est accusé, pour la première fois, depuis juin 1992...
Depuis, Alain Van der Biest était politiquement absent de la scène liégeoise. Son épouse Betty, par contre, avait pris le relais au niveau communal en conduisant une liste intitulée RVDB, lire Rassemblement pour la Vérité et le Droit en Belgique. Une liste qui a réussi à décrocher - aux dépens du PS local - cinq sièges de conseillers au dernier scrutin communal. Preuve, s'il en était besoin, qu'Alain Van der Biest restait on ne peut plus populaire dans sa commune...
• Que devient le dossier Cools? La procédure va se poursuivre normalement, mais l’action publique et pénale concernant Alain Van der Biest est éteinte. On ne saura donc jamais si l’ancien ministre aurait ou non été renvoyé devant les assises, ni bien entendu sur quoi cela aurait débouché.
• Était-il le commanditaire de l’assassinat?
Là encore, c’est impossible de répondre. Il était accusé de l’être, et a toujours nié. Force est de constater en tout cas que s’il existe des éléments contre lui, ceux-ci n’ont jamais été publiquement révélés.
• A-t-il su ce qui se tramait contre André Cools?
Sans être le commanditaire, il est possible effectivement qu’il ait pu savoir quelque chose. Mais là encore, rien n’est prouvé. On reste là encore dans le domaine des supputations et il est fort probable qu’on y reste toujours.
• A-t-on voulu sa peau?
Il a toujours affirmé que oui. "On m’accuse, mais sans donner de mobile et surtout sans preuve" a-t-il souvent répété en substance.
• Ses déboires sont-ils dûs à l’alcool?
Alain Van der Biest a eu de gros problèmes d’alcoolisme, ce n’est pas un secret. Et certains déboires sont sans doute venus de là. Une situation qu’André Cools lui-même ne supportait plus. Mais il ne buvait plus un verre d’alcool depuis plusieurs années. Une règle à laquelle il ne dérogeait plus.
• Était-il égaré en politique?
Il affirmait en tout cas que non. "Je suis plutôt atypique, nous déclarait-il en décembre passé. Je faisais de la politique et j’écrivais des livres. Au milieu des années 80, le Roi m’avait proposé d’abandonner la politique pour me consacrer entièrement à la littérature."
• Aurait-il pu revenir un jour en politique?
Il l’avait déjà fait indirectement. Aux dernières élections communales en effet, son épouse Betty s’était présentée à la tête d’une nouvelle liste qui n’était autre qu’une dissidence socialiste. Ce parti a finalement récolté cinq sièges, tandis que la majorité socialiste traditionnelle était déstabilisée et perdait quatre sièges. Quant à un retour plus large en politique, et en son nom propre, personne ne peut évidemment répondre.
• Le témoin anonyme va-t-il se manifester à nouveau?
On pourrait en tout cas l’espérer, même si cela ne changera sans doute plus les choses.
• Quelle image gardera-t-on de lui?
Cela dépend sans doute de chacun. Dans un premier temps, son nom restera vraisemblablement lié à l’affaire Cools. Ensuite, ce sera du domaine de l’histoire. Cette histoire qu’il aimait tant.
Feu Alain Vanderbiest avait été retrouvé inconscient dans un sale état à coté de sa voiture, rue des Français, à Ans. C'était lors de l'enquete sur l'affaire Cools. Non officiellement, il avait été passé à tabac avec des objets métalliques (genre clé a mollette, mais plus certainement 7,65 mm). Officiellement, selon l'intéressé lui-même, il avait trébuché dans un café de la même rue et était tombé tête la première sur une clenche de porte. Le café s'appelait la Sitdda, c'est à dire l'"étoile" en dialecte sicilien. C'est également le nom de la plus méconnue des mafias siciliennes, parce que la plus récente. Il est certain qu'au travers du "patron" de Vanderbiest, Léon-François Deferm, Guy Mathot, tout comme Guy Spitaels, avaient des liens indirects mais bien réels quand même, avec la mafia (la vraie, pas seulement la mafia du Parti Socialiste).
6-Mathot. La nomination de Guy Mathot comme ministre de la Région wallonne, chargé des affaires intérieures, des pouvoirs locaux et des travaux subsidiés, est un nouvel épisode d'une carrière exceptionnelle. Guy Mathot est né à Nandrin, près de Seraing, le 26 avril 1941. À 21 ans déjà, il est licencié en sciences botaniques. Pendant trois ans, il est assistant à l'université de Liège, puis il entre au ministère de l'Éducation de Fernand Dehousse (1965-66). Il passe au secrétariat général du SETCa (syndicat socialiste des employés), au ministère des Relations communautaires de Freddy Terwagne avant de connaître, à 27 ans, une première consécration: il devient secrétaire national du PS. Il le restera quatre ans (1968-72).
En 1970, il n'a pas 30 ans et devient, avec 3.000 voix, bourgmestre de Seraing. Il le resta 18 ans et, même dans ses années noires (1983-84), il ne perdit jamais la confiance d'une bonne part des habitants de cette banlieue si souvent traumatisée, où rien de ce qui se dit à Liège ne semble vrai, où Bruxelles est une autre planète, et où un homme du cru ne peut pas être foncièrement mauvais. Aux législatives de 1981, Mathot «fait» 21.027 voix, son record. Aux communales de 1982, il obtient 57 % à la tête de la liste PS. En novembre, 20.394 personnes l'ont choisi. Il est, électoralement, intact.
De 1977 à 1980, Guy Mathot est ministre des Travaux publics (et des Affaires wallonnes) dans les gouvernements Tindemans III, Vanden Boeynants et Martens I. Sa gestion fut très critiquée. Les cahiers d'observations 137 et 138 (1980-81 et 1981-82) de la Cour des Comptes sont sévères. On lui reproche des dépenses inconsidérées dans plusieurs dossiers: circuit de Francorchamps, accès autoroutier de Remouchamps, Rodange-Athus, Sarma de Liège, WTC, Centre Albert, etc.
Le conflit entre la Cour et Mathot est dur. Nous disposons d'une note interne de 1982 où l'on parle de gabegie, de pratiques ministérielles destinées à masquer le fait que 200 millions ont été dérobés au Trésor public pour être versés à un particulier, etc... C'est un peu exagéré. Ainsi, l'affaire du WTC se dégonflera quand apparaîtra une... erreur de calcul.
Au moment où sortent ces dossiers, Pascal de Roubaix, alors député UDRT, demanda une commission d'enquête. Elle fut refusée. On créa cependant une sous-commission des Finances pour examiner de plus près les rapports de la Cour des Comptes. La sous-commission n'a jamais vraiment fonctionné.
Dans les dossiers évoqués ci-dessus, il apparaît que, si Guy Mathot a heurté la Cour des Comptes, c'est parfois guidé par un souci de «bien faire». Ainsi, dans l'affaire Rodange-Athus, les 50 millions «détournés» ont profité à la cellule de reconversion. Dans l'affaire de l'autoroute de Remouchamps, l'entrepreneur rencontra de la roche et demanda 60 millions en supplément de prix. Refusé par l'administration, pour qui le risque était prévisible. Guy Mathot vérifia l'exactitude de la présence de roches et accorda 41,4 millions.
Le dossier le plus lourd est sans doute celui du Centre Albert de Charleroi. Le 1 er février 1979, Guy Mathot, bien qu'en affaires courantes, passa un contrat dit «d'option d'achat», - en réalité un véritable contrat d'achat -, avec une société ayant son siège à l'étranger, dans des conditions particulièrement désavantageuses pour l'État (ce sont les 200 millions dérobés au Trésor Public). La Cour des Comptes intervint par lettre au ministre le 13 février 1979. Elle reçut réponse le 24 mars 1981. En deux pages, Guy Mathot fait état de travaux à réaliser et d'un flou juridique pour justifier le contrat.
À supposer qu'il ait bel et bien commis des erreurs de gestion, Guy Mathot n'a pas perdu la confiance de ses pairs. En 1980, après un passage éclair à l'Éducation nationale et à l'Intérieur, il est nommé ministre du Budget. C'est à ce titre qu'il clôturera lui-même le dossier du Centre Albert.
A l'époque, la dette galopait. En 1981, on atteint 12,5 % de déficit et 12,9 % en 1982, record national. Guy Mathot ne peut pas être tenu pour seul responsable de cette catastrophe. On peut cependant affirmer qu'il n'a pas fait le maximum pour arrêter le train. Ainsi, lors de l'élaboration du budget 1982, on le vit se quereller avec le ministre des Finances, Vandeputte. Optimiste, il voulait boucler le budget en rajoutant 50 milliards aux recettes.
En 1981, Guy Mathot devient également vice-premier ministre, après l'accession de Guy Spitaels à la présidence du PS. Guy Spitaels, c'est important, n'aurait sans doute pas battu Ernest Glinne sans l'appui de Guy Mathot.
En décembre 1981, l'équipe Eyskens quitte la scène. Le PS plonge pour six ans dans l'opposition. La publicité donnée aux rapports de la Cour des Comptes, les ennuis judiciaires de certains proches et des rumeurs concernant sa vie privée font de Mathot l'incarnation de tous les vices que le Café du Commerce prête aux hommes politiques. Replié sur l'hôtel de ville de Seraing, il se défend et attend que l'orage passe.
Non candidat aux élections de 1985, il est sénateur coopté en 1987. Sa traversée du désert se peuple d'oasis: on le trouve dans les conseils d'administration du Centre hospitalier du Bois de l'Abbaye, de la Maison sérésienne, de Socolié, de la Sorasi, de l'Intercommunale de la Médecine du Travail, de la Prévoyance sociale, de la STIL.
Au sein de la fédération liégeoise, déchirée entre «happartistes» et «orthodoxes», Guy Mathot a suivi son tempérament convivial et n'a pas pris position. Il doit sans doute son poste de ministre régional à ce rôle pacificateur, à sa patience qui ressemblait à une contrition... et au soutien apporté à Spitaels en 1981.
José Desmarets: «Un homme monté trop vite, trop jeune»
Guy Mathot? Ah, c'était un homme charmant! Telle fut la première réaction de José Desmarets, quand nous l'avons distrait de la garde de son petit-fils (mille excuses) pour lui demander de se souvenir. José Desmarets, parlementaire de 1971 à 1987, fut quatre fois ministre. Il était en particulier le vice-Premier ministre PSC, chargé aussi de la Défense nationale, dans le gouvernement Eyskens en 1981, où Guy Mathot était vice-Premier ministre PS et chargé du Budget.
C'était un très bon camarade. Une seule chose m'énervait: il arrivait toujours en retard aux réunions fixées le matin. Guy Mathot était doué, très intelligent mais, comme souvent dans ce cas, ce n'était pas un bûcheur.
Politiquement, il le définit comme correct et loyal. Il était plutôt social-démocrate, estime José Desmarets. Ce n'était en tout cas pas un socialiste doctrinaire. C'était un pragmatique, un peu trop gentil, un peu trop influençable. À mon goût, il téléphonait trop souvent à son président de parti, Guy Spitaels. Quand l'affaire Cockerill a éclaté, il n'a pas opposé beaucoup de résistance à la FGTB liégeoise. Il est vrai que sa situation, comme sérésien, était très difficile. Il a passé des heures pénibles.
Certains ont écrit de Guy Mathot qu'il avait été le pire ministre du Budget de l'histoire du pays. José Desmarets relativise le jugement: Il n'était pas excellent. Il aurait pu être plus ferme. Mais la période était réellement atroce. En 1981, on était au plus fort de la crise.
Les affaires judiciaires et les doutes sur la gestion aux Travaux publics n'avaient pas encore éclaté au grand jour. José Desmarets n'en a apparemment pas été entièrement surpris. Pour moi, Guy Mathot était monté trop vite, trop jeune. Il était parfois faible. Il laissait faire autour de lui, et il n'était pas toujours très bien entouré...
Surpris par le retour? En politique, rien ne m'étonne plus. Choqué? Je suis un légaliste. J'imagine que la Justice a fait son devoir. Quant à savoir si c'était opportun...
Éclaboussé mais jamais mouillé
De 1982 à 1987, le nom de Guy Mathot a été cité à plusieurs reprises en marge d'affaires judiciaires. Les suites n'ont abouti qu'à des non-lieu. Il s'agissait toujours, selon Guy Mathot, de campagnes insidieuses.
Novembre 1982: Guy Mathot est la cible de reproches multiples: un dossier touchant au «World Trade Center» à Saint-Josse, une affaire de faux tableaux à Gand, des observations critiques de la Cour des Comptes, le tout suivi par une demande d'enquête parlementaire d'un député de l'UDRT.
JAMAIS IL N'Y A EU CONFUSION
Guy Mathot écrit au président de la Chambre qu'il se met à la disposition des autorités qui voudraient l'entendre sur les objets de cette campagne insidieuse.
Quelques jours plus tard, des journaux accrochent à «l'affaire Mathot» le grelot du «Gotha», ce club privé liégeois fréquenté par des personnalités notamment politiques, tenu par Jean-Louis Mosbeux, dont l'extradition manquée des Pays-Bas fut attribuée à des lenteurs au parquet de Liège.
Mosbeux, condamné par défaut à deux ans, en décembre 1982, est ensuite arrêté en Espagne en août 1983 puis extradé. Il fait opposition, mais le tribunal confirme cette peine en février 1984, alourdie de trois mois supplémentaires infligés par la cour d'appel.
C'est l'époque où éclate l'escroquerie au rachat de la raffinerie Chevron de Feluy. Le nom de Mathot resurgit, parce que l'ancien ministre est proche de plusieurs des inculpés parmi lesquels se trouve une ancienne amie (déjà citée dans l'affaire des faux tableaux). Mathot répond qu'il ignore tout. Elle est et n'est plus qu'une ancienne relation, nous écrit-il. Jamais il n'y a eu confusion entre ma gestion des affaires de l'État et ma vie privée.
Les deux comptables arrêtés dans le dossier Feluy avaient aussi été chargés d'une expertise au club de foot de Seraing, où se développe une enquête sur l'existence de caisses noires. Je ne suis plus administrateur du FC Sérésien depuis décembre 1983, précise encore Guy Mathot.
A Liège, André Cools soulève le problème de celui par qui le scandale arrive. L'exécutif de la fédération liégeoise du PS, souhaitant que Guy Mathot puisse se consacrer entièrement à sa défense, l'invite à s'abstenir momentanément d'exercer les responsabilités politiques qu'il détient des instances du PS. A quoi Mathot réplique qu'il n'est pas d'accord sur le fond de l'histoire. Sur le plan communal, l'union socialiste de Seraing l'assure de son soutien.
PAS MOTIF A...
Coup de théâtre fin mai 1984, avec une perquisition et l'interrogatoire de Guy Mathot à la PJ de Liège. Dès le lendemain, il demande personnellement que soit levée son immunité parlementaire pour que la clarté soit faite sur les accusations dont il est l'objet. Le parquet de Liège demande la levée de l'immunité. C'est chose faite fin juin. Les poursuites sont autorisées, à la condition, précise la Chambre, que Guy Mathot puisse exercer son mandat parlementaire dans les différentes assemblées législatives, aux séances publiques et de commission.
Le PSC Léon Remacle, président de la commission qui a fait rapport sur le dossier Mathot, précise que pour la commission, il ne devrait pas y avoir dans le dossier motif à mandat d'arrêt.
La cour de cassation rend quasi simultanément un arrêt qui annule tous les actes de la fin mai, la visite domiciliaire, la perquisition, la fouille corporelle et l'audition de Guy Mathot dans le cradre de l'enquête sur le FC Seraing, mais tout aussitôt le parquet de Bruxelles demande à entendre l'ancien ministre dans le dossier du rachat de la raffinerie de Feluy.
Guy Mathot répond dans un document de neuf pages remis au président de la Chambre, le PRL Jean Defraigne. En septembre, la Chambre, sur avis favorable de la commission spéciale toujours présidée par Léon Remacle, lève l'immunité parlementaire du député-bourgmestre de Seraing. Les enquêtes se poursuivent donc tant à Bruxelles qu'à Liège.
Mars 1985: l'ancienne amie de Guy Mathot et d'autres inculpés dans le dossier Feluy sont remis en liberté. En décembre 1987, la chambre du conseil de Bruxelles accorde le non-lieu à cinq inculpés, dont Guy Mathot, auquel avait été reproché en cours d'instruction un recel de malfaiteur, pour avoir véhiculé son amie un jour où les gendarmes voulaient l'entendre.
En février 1988, la cour d'appel de Gand acquitte l'ancienne amie de Mathot dans le dossier d'escroquerie lié à la toile de Jérôme Bosch, cédée à la jeune femme par l'homme d'affaires bruxellois Charlie De Pauw, décédé depuis lors.
En avril 1989, l'ancienne amie de Mathot est condamnée à trois ans ferme dans l'affaire de l'escroquerie au prétendu rachat de la raffinerie de Feluy, peine que la cour d'appel a portée à quatre ans, au mois d'octobre 1989.
Quel «souffle nouveau»?
L'annonce de la nomination de Guy Mathot comme ministre de la Région wallonne a parfois suscité des réactions indignées dans l'opinion publique: «Quoi! Ce magouilleur!». Les éléments invoqués depuis 1980 contre le nouveau ministre ont cependant toujours été trop minces pour cautionner de telles accusations.
Certes, Guy Mathot a parfois fréquenté des gens qui se sont avérés douteux, a mené une vie moins rangée que d'autres, mais rien ne permet d'affirmer qu'il ait posé un seul acte pénalement punissable. Au contraire, la justice n'a jamais rien retenu contre lui.
De même, s'il a bousculé des règles de bonne gestion et commis l'une ou l'autre erreur dans ses fonctions ministérielles, rien non plus ne permet d'insinuer qu'il aurait confondu ses propres intérêts et ceux de l'État. Et il n'est ni le premier, ni le dernier ministre à commettre une bourde...
Néanmoins, sa désignation jette un froid. Sa réputation entretient des rumeurs incompatibles avec la confiance dont devrait jouir tout ministre. Loin d'avoir été - jusqu'ici - un homme de grands projets (mais hélas, ils sont nombreux dans les exécutifs à pouvoir subir la même critique), il a surtout connu la carrière d'un professionnel qui connaît à la perfection les règles du jeu politique. Aux grands débats entre militants, il préfère les réseaux des amis, l'art du donnant-donnant.
Cette pratique explique largement le choix de Spitaels. Mathot a envoyé l'ascenseur au président en 1981. Il a bien manoeuvré dans les crises internes de la fédération liégeoise. Il a enfin reçu sa récompense.
C'est aussi l'accent mis, via cette désignation, sur le froid réalisme du pouvoir comme moteur de l'action politique, qui déçoit. Guy Mathot qui revient, c'est le signe que Guy Spitaels et du PS occupent le pouvoir en Wallonie, avec assurance, voire avec culot. C'était pourtant le moment, disait-on, de donner un souffle nouveau à la vie politique...
La nomination étant faite, il reste à Guy Mathot, lui-même, fort aussi de son score personnel obtenu le 24 novembre, à démontrer dans les mois à venir, que la réputation qui lui colle à la peau depuis tant d'années est usurpée et qu'il peut être un bon gestionnaire à l'heure où la Wallonie en a bien besoin. Sa nomination est regrettable. À lui de le faire oublier.
7-…et un autre personnage politique important… ?
André Cools devait être abattu parce qu'il embêtait trop de personnages haut placés. La décision de le faire abattre daterait de fin 1990.
Les tueurs auraient été recrutés par l'intermédiaire de Calogero Todaro, habitant Via Pirandello, à Canicatti. Il avait été contacté par un personnage de l'entourage de Cosimo Solazzo. (NDLR: Castellino). Calogero Todaro et ce même personnage auraient d'ailleurs fait l'objet d'un contrôle policier ensemble à Canicatti en juillet 1991.
Lors des tractations préalables à l'exécution du contrat, Calogero Todaro serait venu en Belgique vers la fin juin 1991 et aurait été logé dans les bureaux de la société Sodenet à Liège, société appartenant à Cosimo Solazzo. À cette occasion, il aurait d'ailleurs donné des communications téléphoniques au départ du poste téléphonique de ce bureau vers son épouse à Canicatti.
Dans les jours qui ont précédé l'assassinat, le point de contact téléphonique pour atteindre Calogero Todaro était un café situé à Canicatti et fréquenté assidûment par ce dernier.
Les tueurs, deux Tunisiens habitant en Sicile, ont été pris en charge par le personnage contrôlé en compagnie de Calogero Todaro à Canicatti (NDLR: Castellino). C'est Calogero Todaro qui devait leur servir de chauffeur pour l'exécution de l'assassinat. Ils ont été logés dans un studio situé à Liège, boulevard Emile de Laveleye, loué par Cosimo Solazzo au nom d'un de ses amis. Dans ce studio, les deux tueurs auraient été contrôlés par la police la veille des faits et auraient normalement dû se présenter au bureau de police le 18 juillet 1991. Ce qu'ils n'ont pas fait, vu les circonstances.
Calogero Todaro a été renvoyé en Sicile peu avant les faits par Cosimo Solazzo et les autres et n'a donc pas conduit les tueurs le 18 juillet 1991. En état d'ébriété, il s'était conduit de manière particulièrement dangereuse en tirant des coups de feu en l'air avec les armes destinées à l'assassinat dans les jours qui précédaient celui-ci. Les tueurs ont été évacués le jour même des faits immédiatement après l'assassinat par le même personnage qui les a reconduits vers l'Italie en passant par la France (NDLR: toujours Castellino).
Les armes utilisées pour l'assassinat ont été fournies par Pino Di Mauro. Il s'agissait d'un FN 7.65 avec un gros silencieux et d'un GP 9 mm. Cette dernière arme n'a pas tiré ce jour-là. Les tueurs se sont débarrassés de leurs armes après leur fuite.
Alain Van der Biest et Richard Taxquet auraient insisté particulièrement sur l'urgence d'abattre André Cools avant les vacances 1991 parce qu'il promettait de faire des révélations importantes à la rentrée. Après les faits, Todaro, ayant appris la personnalité de la victime, a réclamé plus d'argent .
Calogero Todaro aurait été abattu devant son domicile à Canicatti il y a plus ou moins deux ans (NDLR: le 15 avril 1994). Après l'assassinat de Todaro, sa veuve s'est installée à Tarente et serait en possession de certains documents et écrits ayant un rapport avec l'affaire Cools et conservés après la mort de son mari. Bref, un témoignage explosif qui a rapporté près de 200.000 € à son auteur.
Pino di Mauro, chauffeur au cabinet Van der Biest, a entraînés au tir et leur a fourni les armes ainsi que de faux papiers.

Pino Di Mauro a accompagné et assisté Taxquet dans la recherche des tueurs. Il a surveillé la future victime, fourni de faux papiers et des armes aux Tunisiens, menacé les tueurs, supervisé les opérations. Giuseppe Di Mauro (56 ans), un ancien gardien de prison. Giuseppe `Pino´ Di Mauro, ancien gardien de prison reconverti comme chauffeur d'Alain Van der Biest, sur recommandation de Richard Taxquet, joue selon la justice un rôle essentiel à différentes étapes du dossier. Bien qu'il nie être coupable, il est par exemple suspecté d'avoir dirigé les opérations sur le terrain, le 18 juillet 1991. Mais on trouverait la `patte´ Di Mauro déjà dans les préparatifs de l'assassinat: missions de `reconnaissance´ et surveillance d'André Cools, transport des armes sur le lieu du crime... M. Van der Biest a lui-même évoqué des conversations que M. Di Mauro tenait avec Richard Taxquet, où il était question de réunions à caractère criminel.
Cosimo Solazzo, Simon «Cosimo» Solazzo (53 ans), le patron de la société Sodenet, s’est vu remettre l'argent destiné aux tueurs qu'il hébergera à Liège. Cosimo Solazzo a reçu de l'argent de Todarello, a contacté et menacé Castellino, a négocié le contrat et fourni l'argent à Todarello. Il a également encadré les tueurs tunisiens lors de leur passage à Liège et était présent les 17 et 18 juillet 91. Après les faits, il a empoché 350.000 F et un contrat de la... Région wallonne! Le rôle supposé de Simon `Cosimo´ Solazzo passerait par un lien privilégié avec plusieurs intervenants, dont Todarello et Castellino. Il a également fourni un logement aux tueurs, boulevard Emile de Laveleye, à Liège, pour les quelques jours qu'ils y ont passés avant l'assassinat - lors duquel il aurait du reste été concrètement mobilisé. Déjà cité par Todarello en 1992, il revient à l'actualité en 1996, lorsqu'on établit plus avant que sa société de nettoyage, Sodenet, a obtenu dès le mois de septembre 1991 des contrats suspects auprès de la Région wallonne. En paiement de services rendus à la `mouvance Van der Biest´, ont pensé les enquêteurs.
Domenico Castellino, engagé par Cosimo Solazzo pour trouver les assassins, les a aidés à fuir, avant de les reconduire en Sicile. Domenico, dit "Mimo", Castellino, est un Italien âgé de 51 ans. Ce père de 4 enfants a été condamné en 1976 à deux ans et deux mois de prison pour hold-up; en 1996 à 18 mois d'emprisonnement pour trafic de fausse monnaie; et en 1999 à 7 ans de prison pour trafic de stupéfiants.

Après avoir vécu en Italie, en Allemagne et en France, il s'est installé en Belgique en 1980. En 1991, cet Italien qui fréquentait le "milieu interlope italo-liégeois", a rencontré dans un café Cosimo Solazzo, le patron de la société Sodenet. Celui-ci lui a procuré un peu de travail et lui a fait rencontrer Carlo Todarello. C'est dans ce cadre qu'il a fait son entrée dans ce qui deviendra le "dossier Cools". Castellino a effectué des repérages à la demande de Solazzo. Chargé de trouver des hommes de main, il a contacté des tueurs potentiels en Allemagne mais les plans ont échoué. Il s'est ensuite adressé à Luigi Contrino qui s'est lui-même mis en contact avec Calogero Todaro, décédé depuis. Ce dernier a été véhiculé par Castellino en vue de recruter les deux tueurs tunisiens.
Lorsque ceux-ci sont arrivés en Belgique, Castellino a joué le rôle de "taxi". Le jour des faits, c'est lui qui a conduit les Tunisiens sur les lieux des faits et les a repris pour les reconduire en Italie. Il a aussi été chargé de leur remettre les armes et les faux-papiers. En aveux sur les faits en 1996, Castellino a notamment expliqué que les armes lui avaient été données par Pino Di Mauro. Il a fait état de conversations sur le crime entre Richard Taxquet et Alain Van der Biest. Mimo Castellino reconnaît avoir rencontré Cosimo Solazzo dans les bistrots de son quartier, à Grâce-Hollogne. En 1991, celui-ci lui demande de le mettre en contact avec des gens qui pourraient exécuter un contrat. Dans un premier temps, Castellino présente Giacomo Di Liberto, un Sicilien qu'il a connu en Allemagne. Solazzo lui remet 300.000 francs (7.300 euros) et Di Liberto disparaît dans la nature avec l'argent.
« C'est le point de départ des ennuis de mon client, analyse Me D'Amico. Les autres ne lui pardonneront pas sa parole donnée. Après cet échec, il faut trouver d'autres tueurs. Castellino en parle à son ami Luigi Contrino, qui s'adresse à Calogero Todaro, une petite frappe sicilienne appartenant à la Stidda, une branche rivale de la mafia traditionnelle. Après plusieurs péripéties, Todaro, que Castellino rencontre en Sicile, refuse d'effectuer lui-même le contrat mais s'engage à recruter des tueurs. Ce seront les deux Tunisiens, installés en Sicile depuis quelques années. Le 12 juillet 1991, Castellino et Todaro arrivent à Liège avec les Tunisiens. À la suite d'une dispute avec Todaro, Castellino servira de chauffeur aux tueurs. Le jour de l'assassinat, il les attend rue Varin (Guillemins) dans une Ford Escort. Il ira jeter les armes dans l'Ourthe et prendra la fuite vers la France.
Carlo Todarello a fait de tonitruantes déclarations en 1992. Il accusait déjà MM.Taxquet, Solazzo, Di Mauro et - tantôt oui, tantôt non - Alain Van der Biest d'avoir fomenté le complot contre Cools. Mais ses très nombreuses `versions´ ont tôt fait douter de sa crédibilité. La justice retient notamment à ce stade de lui qu'il avait `rassuré´ l'ancien ministre, peu avant le crime, quant à sa `bonne´ exécution. Mais Todarello fournissait comme mobile l'affaire des `titres volés´, ce qui s'est avéré sans fondement.
Luigi Contrino. Luigi Contrino a accepté d'aider Castellino, a recruté Todaro (le fournisseur sicilien des tueurs), a encadré les tueurs à Liège et a procédé au repérage des lieux. Il était aussi présent le 17 juillet 91 lors de la première tentative d'assassinat et est intervenu dans le paiement des tueurs.
Carlo Todarello, recruter des tueurs, recrutés en Sicile par Carlo Todarello. Truand d'origine italienne et oncle par alliance de Richard Taxquet, dénonce dans la presse son neveu et Van der Biest comme commanditaires de l'assassinat. Carlo Todarello a accepté le contrat proposé par Taxquet et recruté Solazzo. Il a également participé à la fourniture d'une voiture qui aurait dû servir au crime et à la séance d'intimidation d'Alain Van der Biest. Richard Taxquet a pris les premiers contacts avec De Benedictis et Todarello pour trouver des tueurs. Il a demandé la voiture et donné 750.000 F à Todarello.

Silvio De Benedictis, recrutait des tueurs. Silvio De Benedictis a pris les premiers contacts avec Todarello, a livré la voiture mentionnée ci-dessus ainsi qu'une arme et des munitions. Il a également prêté 500.000 F à Taxquet. Silvio De Benedictis, cité comme quelques autres dès 1992 comme complice, a admis certains des faits qu'on lui reproche - en proposant toutefois des explications différentes de celles de la justice. Ainsi, il a reconnu avoir eu des contacts avec un tiers en vue de recruter un tueur dans le milieu yougoslave amstellodamois, mais en vain. Il a aussi admis que le cheminement d'un pistolet Star prêté aux assassins (l'arme ne faisant toutefois pas feu) ne lui était pas tout à fait étranger... Il nie en revanche avoir prêté un demi-million de francs afin de `financer´ le crime. Des indices font en outre penser qu'il devait être rémunéré après l'assassinat.
Mauro De Santis aurait aidé à la recherche de tueurs, à la fourniture de faux papiers. Il a fourni la voiture. Il aurait aussi fourni de faux papiers et un pistolet. Mauro De Santis semble être avec Silvio De Benedictis, le `représentant´ du milieu carolo dans l'affaire - mais il affirme pour sa part que cette appréciation sur sa personne ne découle que de règlements de compte malveillants. Bref, il est supposé avoir fourni un véhicule Mazda `commandé´ pour l'assassinat (même s'il ne servira finalement pas, car jugé trop voyant). Surtout, il est réputé avoir introduit l'une des armes utilisées par les Tunisiens le 18 juillet 1991 dans le groupe criminel, soit un pistolet Star qui... avait été saisi le 7 juin 1985 et déposé au greffe du tribunal correctionnel de Charleroi! De plus, il aurait participé à la livraison de documents d'identité falsifiés aux tueurs.

Un véritable séisme. Les Belges se sont réveillés groggy en ce 18 juillet 1991 lorsque, la voix blanche, le ministre de la Justice de l’époque, Melchior Wathelet, annonce, en direct, sur les antennes de la RTBF radio, qui l’a invité pour son émission matinale, à 8 heures, que le ministre d’Etat socialiste André Cools vient d’être assassiné.

Les assassinats politiques sont, en effet, exceptionnels en Europe. Il y a bien eu Olof Palme, le Premier ministre suédois abattu en 1986 dans une rue de Stockholm, et l’ancien président du Conseil italien, Aldo Moro, éliminé après son enlèvement par les Brigades rouges italiennes. En Belgique, rien, depuis le 18 août 1950, date à laquelle le député communiste Julien Lahaut est assassiné sur le seuil de sa maison, à Seraing, en pleine question royale.
C’est en quittant l’appartement qu’il occupait avec sa compagne Marie-Hélène Joiret que le "maître de Flémalle" tombe sous les balles de deux tueurs, à quelques pas à peine de sa voiture. Grièvement blessée, Marie-Hélène Joiret en réchappe.
Les citoyens belges sont alors loin de se douter des secousses et des répliques que cet assassinat va engendrer. André Cools est en effet une personnalité complexe et pour tout dire hors normes. Admiré par les uns, redouté par les autres, le "maître de Flémalle" venait, à 63 ans, de quitter l’avant-scène politique. Mais l’ombre de cet homme de pouvoir planait toujours sur la région liégeoise. En fin stratège, parfois brutal, il avançait ses pions sur l’échiquier, montant parfois les uns contre les autres, ceux qu’il disait "avoir faits". Persuadé que le pouvoir n’était pas que politique, il s’était reconverti dans le redéploiement économique de sa région. Mais il gardait plus qu’un pied en politique. Il avait peut-être quitté le bureau du PS mais il ambitionnait, dit-on, de remplacer le président Guy Spitaels par son fils spirituel, Philippe Moureaux.
C’est dire si l’enquête s’annonçait difficile car Cools ne s’était pas fait que des amis. Peu de temps avant sa mort, à l’occasion d’une réception, il avait confié à Lily Portugaels, journaliste à "La Libre Belgique", "tu auras de quoi écrire en septembre".
Par le hasard des tours de garde, c’est une jeune juge, venue des juridictions de la jeunesse, Véronique Ancia, qui descend sur les lieux et se voit confier l’instruction judiciaire. Dans les premiers jours, elle convoque les amis et adversaires politiques d’André Cools. Parmi ceux-ci Philippe Moureaux et Alain Van der Biest. Cet ancien protégé d’André Cools, ministre wallon des Affaires intérieures (PS), est mis en cause le 26 juillet dans une première lettre anonyme qui accuse également, sans toutefois le citer nommément, son secrétaire particulier, Richard Taxquet. Ces deux noms seront encore évoqués quelques mois plus tard par Maurice Demolin, ex-secrétaire de la Fédération liégeoise du PS, qui fut très proche d’Alain Van der Biest avant de s’en écarter. Mais ces deux noms ne sortiront au grand jour qu’à l’été 1992 lorsque Carlo Todarello, un truand d’origine italienne, oncle par alliance de Richard Taxquet, contacte la presse.
Il accuse non seulement les deux hommes mais aussi Pino Di Mauro, chauffeur au cabinet Van der Biest. Il évoque aussi les noms de Guy Mathot ainsi qu’un certain "Schmitz".
Il dit avoir reçu de l’argent de Taxquet pour recruter les tueurs qui devaient être amenés par Cosimo Solazzo. Tous ces hommes d’origine italienne sont inculpés, à Neufchâteau, par le juge Jean-Marc Connerotte, dans le cadre d’un vaste trafic de recel de titres volés.
L’annonce fait l’effet d’une bombe. Le juge chestrolais est persuadé que ce dossier est lié à l’assassinat d’André Cools. Mais, à Liège, Véronique Ancia travaille sur d’autres pistes, liées au financement du PS. Elle suspecte que l’on tente de l’éloigner du véritable mobile de l’assassinat. Car, sur la base du témoignage de Philippe Moureaux, elle enquête sur l’attribution du contrat des hélicoptères Agusta pour l’armée belge. André Cools menaçait-il de dénoncer l’attribution des pots-de-vin ? Elle ne laissera pas tomber ce dossier qui débouchera sur les condamnations de Guy Spitaels et de Guy Coëme, pour le PS et de Willy Claes pour le SP.
Ce ne sera pas la seule piste financière suivie par la magistrate. Elle s’intéresse à la Smap, une compagnie d’assurances dont le conseil d’administration était présidé par André Cools. Son patron Léon Lewalle est arrêté en juillet 1994, tout comme son prédécesseur et un assureur suisse. André Cools aurait-il menacé de révéler l’existence de réserves de la compagnie cachées en Suisse ? Ces deux dossiers, qui déboucheront sur des condamnations, occuperont la juge Ancia entre 1994 et 1996. Mais elles ne feront pas avancer l’enquête sur l’assassinat d’André Cools, où le juge Connerotte croit saisir le bon bout.
Léon Lewalle a décidé de parler et de révéler le dessous des cartes de ce qui fut une des plus grosses affaires de ces vingt dernières années : le financement occulte des hommes politiques et des partis politiques belges.
Accusé dans un premier temps d'être le commanditaire de l'assassinat du Ministre d'Etat André Cools, Léon Lewalle est pris en otage par une justice qui n'arrive pas à mettre la main sur les assassins et qui refuse d'avouer qu'elle s'est trompée de piste. Arrêté sur base d'une dénonciation anonyme, Léon Lewalle est accusé d'avoir détourné des milliards de francs belges des caisses de la SMAP. Cette accusation révélera au grand jour le mécanisme du financement occulte de la politique belge par des entreprises.
Lewalle, caissier forcé d'une machine à sous mise en place par les politiques pour leur financement, sera lâché par ses «amis»
Les relations entre les deux cellules d’enquête des deux juges sont exécrables. Elles ne cessent de se détériorer.
Le 1er juin 1994, toujours persuadé que le dossier des titres volés est lié à l’assassinat d’André Cools, Jean-Marc Connerotte place sous mandat d’arrêt Richard Taxquet et consorts. Le même jour, la Cour de cassation le dessaisit des dossiers Cools et titres volés et les attribue à la juge Véronique Ancia qui avance à grands pas sur les dossiers financiers. Mais pas sur le dossier Cools. En 1996, au parquet comme au parquet général de Liège, on conclut tout doucement qu’aucune piste ne mène aux assassins.
C’est alors que surgit un témoin providentiel. On est en juin 1996 et cet homme, qui se fera verser quelque 200 000 euros et dont l’identité n’a jamais été divulguée, relance la piste avancée par Todarello.
Et il donne des éléments qui peuvent être recoupés. Il est très précis : il divulgue l’origine des tueurs, le nom d’intermédiaires, les appartements où les deux tueurs ont été abrités, les armes
A côté des quatre personnes brièvement arrêtées à Neufchâteau, il désigne Domenico Castellino et Luigi Contrino. Le premier conduira les enquêteurs le long de l’Ourthe, où, se fondant sur ses indications, des plongeurs retrouveront une mallette avec les deux armes des tueurs. Bingo !
L’enquête s’accélère : les deux tueurs tunisiens sont arrêtés à Tunis. Ils reconnaissent plusieurs acteurs. Ils affirment notamment qu’ils ont été convoyés entre la Sicile, où ils étaient occupés comme saisonniers, et Liège par Domenico Castellino. Ils expliquent que Pino Di Mauro les a entraînés au tir et que Cosimo Solazzo leur a trouvé un hébergement à Liège.
Mais qui est au sommet du complot ? Le témoin anonyme désigne Alain Van der Biest et Guy Mathot. Tous deux démentent avec la dernière énergie. Mais, si le second ne sera pas incriminé, le premier, dont des proches sont clairement impliqués, n’échappera pas aux foudres de la justice. Direction Lantin. Avec Richard Taxquet notamment.
Mais qui est le commanditaire ? Alain Van der Biest ? Avec pour mobile son divorce avec André Cools, qui voulait l’écarter de son poste de ministre wallon des Affaires intérieures. Richard Taxquet ? Car André Cools voulait que Van der Biest se débarrasse de cet homme qu’il appelait "le joueur de mandoline" et qui avait une magnifique couverture au cabinet pour ses petits trafics ?
Van der Biest et Taxquet se rejettent la responsabilité. L’ex-ministre se suicide en mars 2002, emportant ses secrets dans la tombe, un an et demi avant le début du procès d’assises.
Six hommes seront condamnés et deux autres seront acquittés. Dans cette configuration, les figures de Taxquet et de Pino Di Mauro se dégagent comme les commanditaires, qui auraient voulu se débarrasser d’André Cools, lequel aurait pu mettre un terme à leurs petits trafics.
Avec l’ombre d’Alain Van der Biest ? Ou d’autres ? Certains y croient car, à l’inverse de plusieurs des autres accusés, Richard Taxquet et Pino Di Mauro ont toujours protesté de leur innocence.
Vingt ans après l’assassinat d’André Cools, on ignore toujours l’identité des personnes qui ont commandité sa mort : "Je suis quelqu’un de très patient et je me dis qu’un jour où l’autre, une chose apparaîtra et nous permettra de savoir plus précisément comment les choses se sont passées. Clairement, il reste encore des zones d’ombres", déclare son ex-compagne.
La gestion de son parquet par Anne Thily est sévèrement mise en cause par un ancien avocat général.
Le suicide du premier avocat général liégeois, Hubert Massa, n'aura intéressé les médias que le temps d'un ou deux articles. Puis, la vie judiciaire a continué. Comme avant. Et pourtant, démarche exceptionnelle, un ancien haut magistrat liégeois est sorti publiquement de sa réserve. Au mois de mai dernier, l'avocat général Jean-Philippe de la Croix devenait, à sa demande, juge au tribunal de la jeunesse de Dinant. Un coup dur pour Hubert Massa (les deux hommes étaient amis d'enfance); mais, nous a expliqué le juge, "c'était cela ou bien nous y laissions notre peau". "Nous", parce qu'un autre avocat général, Alain Zapliscki, quittait également le parquet pour devenir juge de paix.
Un parquet en déroute
Comment donc expliquer ces départs volontaires du Parquet général? Pour Jean-Philippe de la Croix, la réponse est simple: depuis le départ de Léon Giet et l'arrivée d'Anne Thily, le parquet général de Liège est en pleine déroute. Il est vrai que dans les milieux judiciaires, beaucoup en sont à regretter Léon Giet. "C'était un vrai patron toujours prêt à nous écouter. Il faisait corps avec son personnel. Anne Thily n'incarne que l'autorité" précise le juge dinantais. Et il est vrai qu'avec Anne Thily c'est, en fait, le clan Happart qui a mis la main sur le Parquet général liégeois. Un clan revanchard qui a pris pour cible les socialistes coolsiens et le milieu catholique. Pour Jean-Philippe de la Croix on assiste, en effet, à "une véritable chasse aux calotins" et Anne Thily "laisse faire". Quant aux fidèles d'André Cools et à sa famille, ils gardent en mémoire le pas de deux effectué par Anne Thily et José Happart dans le cadre de l'affaire des faux documents d'Horst Hermann et dans la libération prématurée des organisateurs de l'assassinat du ministre d'État.
Des fuites au Parquet général
De plus, les scandales se sont succédé. Il y a d'abord eu, en novembre 96, l'inculpation et l'arrestation de Franz-Joseph Schmitz, avocat général, accusé d'escroquerie et de corruption. Puis, ce fut au tour du premier avocat général ...........d'être inculpé et arrêté sur base d'un dossier monté par Anne Thily. On y parlait de proxénétisme, débauche de mineurs, escroquerie, fraude, détournements, on en passe et des meilleures. De tout cela, il reste une inculpation pour faux et usage, bien sûr suffisante pour écarter ........... de ses fonctions. Puis, il y a eu le cas de cet auditeur du travail de Verviers, également accusé de pédophilie sur les ondes de la RTBF après, comme dans l'affaire ........., une fuite au niveau du Parquet général. M. Malmendier a, depuis lors, été lavé de tout soupçon mais le mal est fait. Ajoutons à cela les deux départs d'avocats généraux et de plusieurs employés, dont certains avaient de nombreuses années d'ancienneté, et on comprendra le malaise qui règne au Parquet général de Liège. "Ce Parquet est complètement désorganisé, explique Jean-Philippe de la Croix, on va jusqu'à y perdre des dossiers. Et puis, une partie de ses membres sont victimes de mesquineries".
"Relations d'extrême droite"
C'est ainsi que, récemment, Hubert Massa avait appris qu'on le soupçonnait, en haut lieu, d'entretenir des "relations" avec des employées du Parquet. Une rumeur calomnieuse, qui lui était restée en travers de la gorge. Ensuite, après qu'il n'avait pu accéder au poste de procureur du Roi de Verviers, il y avait eu cette petite phrase d'Anne Thily à un de ses collègues: "C'est normal qu'il ne soit pas nommé. Avec ses relations d'extrême droite!" Là aussi, il avait marqué le coup. Dans ce climat délétère, une porte s'était ouverte: Hubert Massa pouvait entrer au cabinet du ministre Duquesne. Mais, il était convaincu "qu'elle ne le laisserait pas partir". Surchargé de travail (les dossiers Cools et Dutroux dépassent le demi-million de pages), stressé par un climat lourd et malsain, en conflit, semble-t-il, avec Anne Thily à propos du dossier Cools, Hubert Massa s'est donné la mort chez lui, dans son bureau, au milieu du dossier Cools, après avoir soupé en famille. Au petit matin, un membre du Parquet général est venu fouiller ce bureau puis l'a fermé à double tour et s'en est allé avec la clé! Quant à Anne Thily, si elle est revenue pour les obsèques, elle est repartie en Espagne dès le lendemain, alors qu'un véritable chef de corps aurait, sans hésiter, écourté ses vacances et repris son poste.
Six jours après le suicide d'Hubert Massa Liège: polémique entre magistrats sur la gestion du Parquet général
Le suicide de l'avocat Hubert Massa, qui s'est donné la mort mardi soir pour des raisons encore inexpliquées, est entré ce week-end dans une phase polémique: un ami du défunt et ancien avocat général du parquet de Liège, Jean-Philippe de la Croix, émettait l'hypothèse, ce samedi, dans les colonnes du quotidien «Vers l'Avenir», d'un lien entre ce drame et la conduite du parquet de Liège sous la direction de Mme Anne Thily, procureur général.
Pour Jean-Philippe de la Croix, devenu à sa propre demande... juge de la jeunesse à Dinant, Hubert Massa était un ami d'enfance: ils se connaissaient depuis l'âge de 15 ans, provenaient tous deux de la région verviétoise et s'étaient découvert une passion simultanée et commune, pour le barreau en premier lieu, pour le ministère public ensuite. Mais, toujours selon M. de la Croix, le parquet général de Liège où ils officiaient tous deux serait devenu une équipe tiraillée entre les clans, où, affirme-t-il à nos confrères, on a voulu faire la chasse aux calotins. En conséquence, l'ex-avocat général affirme: Si je ne m'imaginais pas qu'il (Hubert Massa) puisse décider de se suicider, je savais que cela allait finir mal un jour ou l'autre. La dernière fois qu'il m'a téléphoné, il m'a dit: «Je me sens coincé.»

M. de la Croix met nominativement la gestion de Mme Thily en cause, affirmant: Léon Giet était un vrai patron, qui faisait corps avec son personnel. Anne thily n'incarne que l'autorité. (...) (Le suicide d'Hubert Massa) n'a rien à voir avec le fond du dossier (Cools), j'en suis sûr. Tout simplement, je trouve que la gestion du procureur général et la façon dont elle protège certaines personnes et en «charge» d'autres est inadmissible. M. Massa, outre le dossier Cools, venait d'hériter du dossier Dutroux.
La situation aurait été telle que M. de la Croix affirme avoir demandé sa mutation peu glorieuse - tout comme un autre de ses collègues - parce que c'était ça ou bien nous y laissions notre peau.
Qui a tué André Cools?
Cinq ans après l'exécution, par un tueur à gages, en juillet 1991, de l'ancien vice-Premier ministre et patron du Parti socialiste francophone, la Belgique va-t-elle enfin apprendre la vérité? L'inculpation, le 8 septembre, d'un ancien ministre, Alain Van der Biest, socialiste et liégeois comme Cools, pour assassinat et tentative d'assassinat - un fait sans précédent dans le royaume - ouvre un nouvel épisode du feuilleton glauque qui sape la confiance des Belges dans leurs institutions.
A Liège, "Palerme sur Meuse" pour la presse flamande, Cools avait constitué un réseau de vassaux et d'obligés qui assurait au "prince-évêque", comme on le surnommait, un pouvoir sans partage. Maître de ce Meccano affairiste destiné, au passage, à remplir les caisses du Parti socialiste, l'homme déplaçait les pions à sa guise. Ce qui lui avait valu de solides inimitiés.
L'affaire Agusta, du nom de la firme italienne qui versa des pots-de-vin aux socialistes flamands - et peut-être francophones - pour une commande d'hélicoptères militaires, n'est qu'un symptôme du mal monstrueux qui gangrène la vie publique belge. Au printemps de 1995, ce scandale avait déstabilisé la classe politique tout entière, jugée coupable de se vautrer dans une culture de la compromission. Plusieurs anciens ministres socialistes et même l'ancien secrétaire général de l'Otan, le Flamand Willy Claes, attendent d'être jugés par la Cour de cassation pour leur implication dans l'affaire Agusta.
Après élus et ministres, c'est aujourd'hui au tour de la police et de la justice d'être sur la sellette. Les retards, complicités et incohérences dans l'enquête sur le pédophile Marc Dutroux, la "guerre des juges" - à coups de déclarations fracassantes à la presse - entre les parquets de Liège et de Neufchâteau entament désormais le crédit des magistrats. Les Belges s'interrogent à voix haute: pourquoi la piste qui menait à Van der Biest, dénoncé et interrogé dès 1992 comme commanditaire possible du meurtre de Cools, a-t-elle été abandonnée, puis reprise quatre ans plus tard? Sous la pression, dit-on, du ministre de la Justice, le commissaire principal Raymond Brose, patron de la cellule d'enquêteurs sur l'affaire Cools, démissionne de son poste: mais est-il vraiment responsable? Et qui se cache derrière Van der Biest, soûlographe patenté, grand amateur de westerns de John Ford et auteur de romans doux-amers, "agneau plutôt que loup", selon l'un de ses collègues? "Coupable? Seul coupable?" insiste l'hebdomadaire francophone Le Vif-L'Express.
Dans cet environnement délétère, les Belges doutent de tout. Et toutes les hypothèses deviennent plausibles. "On ne peut exclure une cabale du pouvoir politique pour essayer de casser le pouvoir judiciaire, à qui il n'a pas pardonné d'avoir découvert le scandale Agusta", avance un journaliste. Ce serait pourtant jouer avec le feu, dans ce pays écartelé entre les militants des causes flamande et francophone. Où la justice reste, après l'ébranlement d'une monarchie vacillante et la scission programmée sur des bases communautaires de la Sécurité sociale, l'une des dernières institutions proprement nationales.



Belgium diaspora Niscemi (Cl)
13 October 1990 Filippo Core (who had settled with Lorenzo Di Benedetto, Francesco Di Pasquale and the Russo brother in law Gaetano Trainito in Luik, Belgium) phones to Rosario Russo in Dortmund, Germany, and they talk about weapons.
Belgium diaspora Niscemi (Cl)
20 October 1990 Filippo Core speaks over the phone with Francesco Trainiti ( the brother of Gaetano) also about weapons. Francesco Di Pasquale`s brother Alfonso is the righthand of Salvatore Russo the stidde boss of Niscemi . The Russo men bought in Luik weapons from weapondealer Jean Claude Bourguignon who lives in Luik, then they send the weapons to Dortmund by car after which the weapons were send to Niscemi and there they stored the arms in containers at the ground of Filippo Ianni a familymember of the Russo brothers.
Belgium diaspora Niscemi (Cl)
27 May 1992 in Luik Lorenzo Di Benedetto gets arrested and 2 days later Francesco Di Pasquale, before police had found the service revolver of a former collegue of former police man Richard Taxquet, he also knows former prison guard Pino Di Mauro. Those two are part of a gang that was led by Mauro De Santis who lives in La Louviere and his gang came from the area of the Modeo brothers of the SCU who brought in heroin with the Russo cosca in Taranto.
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luanda



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 15:10

Rouvrira-t-on cet étrange dossier de 1985, dont le parquet de Liège avait dû se dessaisir au profit de Bruxelles, avant le non-lieu qui envoya l'affaire aux oubliettes? Pour les premiers enquêteurs, Gilot avait pu être agressé par un informateur, ou blessé par un collègue. On se demanda aussi si la tentative de meurtre ne cachait pas un trafic d'armes auquel auraient été mêlés des gendarmes

Francis Gilot est un ancien ABT (membre du peloton antibanditisme et terrorisme) versé ensuite à la brigade spéciale de recherches.


Le calibre des balles (7,65 mm) est le même que celui des balles tirées en janvier 1985 sur Gilot, alors qu'il enquêtait sur un trafic d'explosifs sur les hauteurs de Cointe.

- C'était l'époque des CCC, il y avait eu les tueurs du Brabant wallon, un informateur nous a renseignés, un homme d'Action directe (France) devait venir chercher à «La Galère» à Cointe, des explosifs en vue d'attentats. J'y ai été moi-même. Arrivé le premier, j'ai voulu aller inspecter la cachette. Deux hommes me sont tombés dessus, m'ont désarmé, tiré quatre balles...

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Autre épisode confus de sa biographie: la disparition, pendant 24 heures, de son fils en décembre 1992. Persuadé qu'il s'agit d'un enlèvement, il enquête lui-même et ne décolère pas contre la PJ quand elle interroge longtemps l'«ado» rentré au bercail avec quelques blessures.

Sous prétexte de recherche d'indices, il se rend à Lierneux, dans la gendarmerie où il a travaillé, où il pénètre avec une clef

Et vous recommencez dix jours plus tard, dit le président, vous vous introduisez dans la caserne de Neufchâteau dont vous avez gardé la clef aussi!

piètre élève mais sportif de haut niveau (sélectionné olympique en canoë kayak),
http://archives.lesoir.be/l-ancien-adjudant-gilot-accuse-de-trois-assassinats-aux_t-19950321-Z09998.html
------

(guerre ex yougoslavie 1990..)
fait de juin1993
Reconstitution, la nuit de mardi à mercredi à Liège, du meurtre d'un réfugié ONU d'origine yougoslave, Lubija Kljun, 29 ans, abattu place de l'Yser la nuit du 3 au 4 juin vers 3 h 30 d'une balle de 9 mm dans la tête, un crime avoué par l'adjudant de gendarmerie Francis Gilot. C'est l'arme utilisée ici, un GP 9 mm subtilisé à la gendarmerie de Neufchâteau,


D'une part, Gilot était à Neufchâteau à la fin de 1992, lors de la disparition du GP. Il y était déplacé depuis 1991 par mesure disciplinaire à la suite d'un étrange incident de tir à Lierneux où, alors commandant de la brigade, il avait tiré un coup de feu dans un plafond.

http://archives.lesoir.be/l-enquete-sur-les-trois-meurtres-avoues-par-l-adjudant-_t-19930826-Z0752F.html

Gilot a aussi indiqué aux enquêteurs l'endroit (l'île Monsin, à Liège) où il dit avoir jeté dans la Meuse la portefeuille de l'adjudant Alphonse Ponsard et les deux armes - le pistolet GP subtilisé en décembre à la gendarmerie de Neufchâteau,

Des plongeurs ont sondé le fond de la Meuse liégeoise la semaine dernière. Ni les deux armes, ni le portefeuille de l'adjudant abattu n'ont été retrouvés.

http://archives.lesoir.be/le-crime-de-liege-apres-la-tuerie-de-spa-deuxieme-recon_t-19930909-Z076YH.html
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luanda



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 15:14

Les deux sous-officiers de gendarmerie, Alphonse Ponsard, 38 ans, et José Sonveau, 44 ans, avaient été tués le 7 juin 1993 alors qu'ils étaient de garde nocturne au Centre des transmissions radio-téléphone (CTR) de la gendarmerie de Spa.


http://archives.lesoir.be/un-adjudant-de-gendarmerie-devant-les-assises-de-liege-_t-19950320-Z0993C.html
---


Rappelons que c’est lors d’une de ces manoeuvres, en 1984, que des armes ont été volées au commissariat de Vielsalm », précise le rapport d’enquête.


Mais Gilot revient confusément sur l'incident de 1985, lorsqu'il fut lui-même blessé par balles à Cointe lors d'une planque.

Francis Gilot est un ancien ABT (membre du peloton antibanditisme et terrorisme) versé ensuite à la brigade spéciale de recherches.(c'était à l'époque des CCC)

Francis Gilot, l'ancien [b]commandant de la gendarmerie de Lierneux[/b], déplacé depuis [b]mai 1991[/b] à Neufchâteau
------

André H.P. Cools (1er août 1927 - 18 juillet 1991) est un homme politique socialiste belge et un militant wallon assassiné à Cointe (Liège).
--

Dans ses aveux, Gilot dit maintenant être parti à bord de sa Wartburg et avoir d'abord roulé sans but précis sur l'autoroute de Neufchâteau, lorsque l'idée lui vint de virer vers Spa pour y saluer ses collègues,

--

belguim10point

MessageSujet: Re: Fouilles à Ronquières Aujourd'hui à 10:33

comme avec les armes de l'assassinat de Cools. Rappelez vous : des plongeurs militaires avaient plongé et retrouvé une valise avec 2 armes -> un 765 (l'arme avec laquelle Cools fut tué) et un 9 mm. Ces armes ont ensuite été remises aux flics et ont suivi le circuit d'expertise classique.
Peu de temps après, on demande aux militaires de replonger au même endroit et là, stupeur, ils remontent la MEME VALISE mais avec 3 armes !!
Un sabotage clair de l'enquête !

de herve fil ronquiere

L'analogie avec l'assassinat d'André Cools est intéressante : le mobile du crime et son commanditaire restent toujours un mystère. Mon avis personnel est que cet assassinat d'une personnalité proche du KGB pourrait nous ramener aux Tueries du Brabant.

luanda ecrit
le gd françis gilot a ete (menacé?) " suspecté" pour le meurtre de cools...

----

l'adjudant Ponsard, 38 ans, un homme aux réflexes prompts, ancien de l'escadron spécial d'intervention antiterroriste, était aussi champion de tir.[/b]
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CS1958



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 17:18

HERVE a écrit:






Comme les TBW sont claires comme de l'eau de roche, il eût été dommage de se priver d'ouvrir une nouvelle rubrique, cette fois-ci sur l'affaire Cools Shocked 
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Belgium10point



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 17:32

Heureusement pour lui que ce post est fait par le frère CS1958 car c'eut été Alain il aurait été brulé sur le bucher des censeurs auto proclamés
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CS1958



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 17:49

Belgium10point a écrit:
Heureusement pour lui que ce post est fait par le frère CS1958 car c'eut été Alain il aurait été brulé sur le bucher des censeurs auto proclamés

Je ne suis pas certain que votre attitude vis à vis de Mme Van Deuren dans la rubrique consacrée à BVD soit particulièrement adaptée dans le contexte actuel. Cette dame a des choses à nous dire et la rabaisser au nom de la défense du sulfureux Bultot est totalement incongru.
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Shadow



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 20:42

CS1958 a écrit:
Belgium10point a écrit:
Heureusement pour lui que ce post est fait par le frère CS1958 car c'eut été Alain il aurait été brulé sur le bucher des censeurs auto proclamés

Je ne suis pas certain que votre attitude vis à vis de Mme Van Deuren dans la rubrique consacrée à BVD soit particulièrement adaptée dans le contexte actuel. Cette dame a des choses à nous dire et la rabaisser au nom de la défense du sulfureux Bultot est totalement incongru.

Cher 1958,

Bon j'admets que parlé de Bultot c'est vendeur mais sérieusement, on a fait le tour non? C'est vrai qu'il s'est tellement vautré comme un étron que cela fascine.
Mais tout a été dit sur Bultot.
Il faut savoir passer à autre chose.
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Belgium10point



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 21:27

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pami75



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 21:48

CS1958 a écrit:
Belgium10point a écrit:
Heureusement pour lui que ce post est fait par le frère CS1958 car c'eut été Alain il aurait été brulé sur le bucher des censeurs auto proclamés

Je ne suis pas certain que votre attitude vis à vis de Mme Van Deuren dans la rubrique consacrée à BVD soit particulièrement adaptée dans le contexte actuel. Cette dame a des choses à nous dire et la rabaisser au nom de la défense du sulfureux Bultot est totalement incongru.

Ce n'est pas tant Bultot qui intéresse que le sort de Bruno Vandeuren et ses "confidences" en prison.
Ce serait intéressant que mr Bultot vienne s'expliquer sur la version contradictoire entre lui et celle de madame Weiss.
"L'un de vous ne dit pas la vérité"  drunken 

la formule a fait beaucoup rire mais ici c'est un élément important dont il est question : la participation avérée ou non de Bruno VDR à Dekaise. Pas nécessairement l'attaque elle-même mais un appui logistique. Fournir une voiture volée...ou évacuer une voiture sans savoir ce qu'elle contient.
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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 21:59

pami75 a écrit:
CS1958 a écrit:
Belgium10point a écrit:
Heureusement pour lui que ce post est fait par le frère CS1958 car c'eut été Alain il aurait été brulé sur le bucher des censeurs auto proclamés

Je ne suis pas certain que votre attitude vis à vis de Mme Van Deuren dans la rubrique consacrée à BVD soit particulièrement adaptée dans le contexte actuel. Cette dame a des choses à nous dire et la rabaisser au nom de la défense du sulfureux Bultot est totalement incongru.

Ce n'est pas tant Bultot qui intéresse que le sort de Bruno Vandeuren et ses "confidences" en prison.
Ce serait intéressant que mr Bultot vienne s'expliquer sur la version contradictoire entre lui et celle de madame Weiss.
"L'un de vous ne dit pas la vérité"  drunken 

la formule a fait beaucoup rire mais ici c'est un élément important dont il est question : la participation avérée ou non de Bruno VDR à Dekaise. Pas nécessairement l'attaque elle-même mais un appui logistique. Fournir une voiture volée...ou évacuer une voiture sans savoir ce qu'elle contient.

Je pense que tout a été dit sur Bultot. Maintenant rien n’empêche de poser la question à l’intéressé mais à mon avis c'est une perte de temps.
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Belgium10point



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Juil 2014 - 22:08


"L'un de vous ne dit pas la vérité"  drunken 

la formule a fait beaucoup rire mais ici c'est un élément important dont il est question : la participation avérée ou non de Bruno VDR à Dekaise. Pas nécessairement l'attaque elle-même mais un appui logistique. Fournir une voiture volée...ou évacuer une voiture sans savoir ce qu'elle contient.
[/quote]

-----

l'auteur de cette formule fut Marc Verwilghen , président de la Commisson Dutroux &Co
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pami75



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mer 23 Juil 2014 - 0:34

Belgium10point a écrit:

"L'un de vous ne dit pas la vérité"  drunken 

la formule a fait beaucoup rire mais ici c'est un élément important dont il est question : la participation avérée ou non de Bruno VDR à Dekaise. Pas nécessairement l'attaque elle-même mais un appui logistique. Fournir une voiture volée...ou évacuer une voiture sans savoir ce qu'elle contient.

-----

l'auteur de cette formule fut Marc Verwilghen , président de la Commisson Dutroux &Co[/quote]

Je confirme Belgium  cheers 
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luanda



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mer 23 Juil 2014 - 3:21



Ancien de la BSR de Liège, Francis Gillot, avait été lui-même blessé par balle, dans la nuit du 24 au 25 janvier 1985, alors qu'il était seul en planque près d'un bâtiment désaffecté de Cointe à proximité d'un dépôt d'explosifs supposés destinés à des terroristes, peut-être aux CCC.

message de k

Sujet: Re: Vague d'attentats au Luxembourg Jeu 20 Fév 2014 - 20:59

N.S. de EUPEN est disparu le 25 janvier 1985 .
il faisait des enquetes sur cet hotel.

Il s'agit du détective Nor.bert Schol.zen. Au moment de sa disparition, il menait une enquête sur des personnes fréquentant la résidence "Les Laurentides" à Bourscheid. C'est là où le chalet à exploser en 1985. Scholz.en était un type bizarre. D'après ses notes, il n'enquêtait pas sur les Bommeleeër.

peu après le 25 janvier 1985 , en une vingtaines de jours une series de vols des explosives se passent entre autre ds ces carrières Feidt

1 fevrier 1985 Helmsange
4 fevrier 1985 Helmsange
9 fevrier 1985 Helmsange

15 février 1985 Brouch , Alwies , Senningerberg Ernzen
>
19 fevrier 1985


Congé Oef !!

Pâques 7 avril 1985

puis Bourscheid boem ! 12 avril 1985
-----
(René Audran est un haut fonctionnaire du ministère de la Défense en France, ingénieur général de l'armement ,Il est assassiné le 25 janvier 1985 par le groupe armé d'extrême gauche Action directe)
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HERVE



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 9 Sep 2014 - 11:05


Le Soir Illustré - 1 juillet 1998





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luanda



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Ven 24 Oct 2014 - 22:19

.
premier contrat de lammers -assassiner m moureaux
cela fait penser a m lahaut et a d autres...

ils n ont pas parler du groupe g dans devoir d enquete (rtbf) pourtant il cite certain

personnes de ce groupes

qui aurait pu remplacer latinus suite a son deces?

y aurait t ils une organisation (euro atlantiste?)? dont le WNPne serait

que le porte chapeau?


----
y a t ils eu des recherches parmi les militants du vmo tres violent dans les fourons?
(image rtbf)

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luanda



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Ven 24 Oct 2014 - 22:28


.
n y avait t il pas aussi un contrat(execution) que l ex gendarme amaury ou amory devait realiser a paris il me semble?
.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mer 13 Juil 2016 - 9:05

Dans les kiosques :




L'occasion de relire

http://archives.lesoir.be/betty-van-der-biest-temoigne-%AB-alain-cherchait-un-pere-_t-20031115-Z0NR86.html?queryand=%22Betty+Van+der+Biest+t%E9moigne+%22&firstHit=0&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=0&all=1&nav=1
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mer 13 Juil 2016 - 10:07

.
C'est une bonne idée d'avoir rédigé un article sur l'affaire Cools.

Cela m'a rappelé le témoignage émouvant de Betty Van der Biest.

Il y est question de Pierre Salik et de Léon-François Deferm (encore lié actuellement au fils de Guy Mathot et à l'ex-avocat Michel Vander Elst, un proche de Michel Nihoul)...

Ce que je note maintenant, c'est que ces deux personnes étaient proches de Félix Przedborski. La famille Przedborski a été proche de la famille Najman, elle-même liée (par mariage) à Bob Louvigny (dont on a peut-être négligé l'importance).

Louvigny senior connaissait bien Jean Militis ... et cela conduit aux projets de coup d'Etat (d'extrême-droite et royalistes). Sans oublier que le fils de Jean Militis a été procureur à Arlon. 

En outre, Bob Louvigny connaissait très probablement Bernard Mercier, un proche de Jean Bougerol...

Il y a eu dans la presse des articles sur le père de José Happart (plutôt collaborateur pendant la guerre) et sur les liens entre André Cools et le KGB (voir la parachutage des paras sur Kolwezi).

Quant à Guy Spitaels, je retiens notamment son soutien à l'industrie de l'armement (FN et MECAR).

Une piste politique semble tout-à-fait vraisemblable...
.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Jeu 14 Juil 2016 - 17:34


Voir :

http://www.rtbf.be/auvio/detail_devoir-d-enquete?id=2126443

(30 minutes après le début de la vidéo)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Affaire Cools   Mar 22 Nov 2016 - 13:13


http://www.rtbf.be/info/societe/detail_corruption-a-monaco-pierre-salik-seul-homme-inculpe-en-belgique?id=9461165

Corruption à Monaco: Pierre Salik, seul homme inculpé en Belgique

(...)

_ _ _


https://servimg.com/image_preview.php?i=433&u=15006171





_ _ _





_ _ _


Voir aussi :

https://books.google.be/books?id=lIQnDAAAQBAJ&pg=PT117&lpg=PT117&dq=Salik,+alexandre+de+Belgique&source=bl&ots=AGFohcvYos&sig=9ds47V5ihXp2Tsu1xTdREkHeJR0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjWkdmNsbzQAhULDsAKHdEfBzYQ6AEISTAH#v=onepage&q=Salik%20&f=false

_ _ _


Dans le dossier ATLAS, il est aussi question de Sylvain Linker, un notaire de Jumet lié à la famille Salik...

http://archives.lesoir.be/drole-de-proces-a-charleroi-l-etrange-vol-de-tableaux-c_t-19960626-Z0C902.html


Sur un des membres du "trio kazakh"

http://www.marcernst.com/dwnlds/Walter_De_Bock_Tractebel.pdf

(...) Al een tijdje voor ze in Kazachstan in contact komen met de plaatselijke zaakgelastigden van Tractebel, zijn de leden van het Trio in België geïnteresseerd. Ze kopen er vastgoed op, en niet meteen de meest bescheiden optrekjes. De hoofdvogel wordt afgeschoten door Alidjan (soms ook 'Alya') Ibragimov. Op 15 april 1996 tekent een Belgisch jurist in naam van Ibragimov en zijn echtgenote in de studie van notaris Sylvain Linker in Jumet de aankoop van 'een goed' in de Waalse-Brabantse gemeente Braine l'Alleud (Eigenbrakel).


Il est quand même troublant de retrouver le même notaire ...

En outre :

http://www.lavenir.net/cnt/141290

(...) Ibragimov aurait acheté, il y a 10 ans, une imposante villa à Braine-l'Alleud, ancienne propriété d'un général britannique auprès de l'Otan.

_ _ _


Pierre Salik et son père étaient clients du notaire Paul Monsieur, le père de Jacques Monsieur, trafiquant d'armes membre du service secret militaire belge et très probablement au service également de la DIA (Defense Intelligence Agency).

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t2282p1-jacques-monsieur

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