les tueries du Brabant

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 Les années noires vous intéressent ?

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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 3 Juin 2016 - 17:52

moi non plus ! j'ai fait ce que un amateur historien peut faire avec Word:mettre tout ds une grand file un peu organisé avec les dates par mois et année sans trop s'occuper d'où vient la source .

si vous copiez  qqs articles et bouts d' articles ensemble avec des timelines des anciens journalistes comme Haquin et d'autres vous arrivez vite  à des coincidences qui sont souvent  des affaires qui se passent en paralleles  .....ou pas....

puis vous y ajoutez les archives du soir et cela devient vite 2000 pages .

après cela bloque et il faut acheter un meilleur ordinateur....
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 3 Juin 2016 - 18:18

ds le dernier mensonge beijer raconte qu'il connait le viet depuis des années mais cela date de fin 1988-89

il se peut qu'il a connu le viet via Boubou après Wavre mais comme il avait travaillé à la gendarmerie sur le milieu asiatique il se peut qu'il l'a rencontré là ou à ULB plus tôt encore .

il laisse aussi l'impression qu' un jour il voyagait avec un ami  à l'autre bout du monde et que celui là l'avait raconté qu'il était impliqué ds le vol des armes de MENDEZ .

un des possibilités est que "sa monde" est en asie et l'autre bout est en europe mais je pense qu' il veut dire l'autre bout := vietnam ou thailande et là il se peut que le viet avec qui il a voyagé en vietnam est en effet impliqué   ds le vol des armes de Mendoza .

en tout cas beijer écrit qu'il vendait et achetait des armes avec lui et que c'est lui qui leurs a filé les armes pour souleiman dont une colt 0.45 mais je n'ai pas verifié quels armes ont été utilisées vraiment  car ni l'un ni l'autre ont tiré soi-disant.

le viet était fort mécontent des meurtres et en plus  de ne pas revoir ses armes et Bey parle ds son bouqin comment ils l' ont payé pour leur perte .

De là penser que le viet s'est enfui aussi je ne crois pas car il est le point de contact entre Beyer et Boubou pendant leur fuite en espagne et à ce moment là je pense qu'il fuit l'info vers ...

en tout cas Beier ne l'a compris que pendant le procès en 1994  ,décrit - il

plus tard vers 1990 il pense que c'est aussi lui qui le donne aux authorites thai pour son faux pasport  ce que lui a couté 1 ans ds un trou à rats avec 50 prisoniers avec comme place à dormir que le beton à qqs  mètres d'un trou commun pour chier !avant d'être extradé vers la Belgique.
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Sam 4 Juin 2016 - 9:29

http://homemadevietnam.com/circuit-au-vietnam/meteo-au-vietnam-par-destination-1507.html

comme tout le monde a lu "le dernier mensonge" ,  sous titre , entre les lignes :"ma première vérité "

ils comprennent pourqoui il faut étudier maintenant le mousson ........à Saigon .....

car ce copain viet con "travaille" et  mène un double vie de famille en Belgique et au Saigon où il va des que le mousson l'authorise donc des le mois decembre jusqu'en mars - avril ? car en mai le mouson arrive et il pleut des cordes au NAM et il faut beau en belgique.


mais vu que Beijer travaille pour la surêté dit -il et au même  moment pour ses maitres du GRU  et que Beijer est trahi par ce viet con on peut supposer que celui ci mène aussi un double , voir triple vie  il peut être venu en belgique comme

étudiant et  comme cela avoir rencontrer sa femme ds les meetings anti -guerre de vietnam en étant membre du komintern version nord- vietnam ,agent -d'influence

puis après que saigon est tombé avoir supervisé pour hanoi les refugies vietnamiens.

etant arrivér àa avoir eu la nationalité belge il peut regulièrement en toute tranquilité voyager au NAM à sa guise.

notre Beijer se fait donc rouler par un collègue indic de la surêté belge et agent du GRU-KGB

mais cela il ne comprend que pendant le proces écrit -il .

rigolo Non?

retour donc à son premier voyage  au NAM  car on n'est que au début de l'analyse

qui a trouvé le passage ds le bouqin !  NUL?
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lrnt



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Sam 4 Juin 2016 - 12:36

Page 609 :

Citation :
D'autant que l'officier lui a affirmé qu'il agit sur base d'une apostille de la juge d'instruction Michel, fille de ce brave commissaire européen Louis, ex-président du parti bleu, ou libéral pour les innocents, lequel a succédé à Jean Gol, grand incapable devant l'éternel. Tout cela n'est pas très tranquillisant.

Louis Michel a deux fils : Charles Michel et Mathieu Michel. La femme de Louis Michel - et mère de Charles et Mathieu - s'appelle Martine Michel, comme la juge d'instruction, mais ce sont deux personnes distinctes.



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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Sam 4 Juin 2016 - 13:24

celui qui la trouve et lit un autre bouqin arrive à con-stater qu' on tombe sur une date d'un premier meurtre ,par hasard lié ....peut être ?  au moins par la personne du Viet  qui a connu la victime !
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Lun 6 Juin 2016 - 7:23

je recopie les postes ici:

sur la paerquisition ds l'appart conspiratif au puits en sock liege:

Citation :
Citation :
février 1986 : « Par souci de discrétion, et de l'accord du propriétaire, il n'est pas fait appel à un serrurier.... » ce qui justifie la destruction de la porte par la Sûreté.(Complicité du Parquet Liégeois).



>>l'accord du proprio qui est le même comme celui d'en face que tous les stations télé ont relevé comme étant ...

mais les N° exactes ne correspondent probablement plus ni le coté du parking pour voitures
>> la date tombe ensemble avec les parquisitions en france pour AD

------------------------


Citation :
La Belgique juge ses terroristes (III)
GUILLAUME,ALAIN
Page 9
Mercredi 21 septembre 1988


La Belgique juge ses terroristes (III)
Liège, Charleroi et Bruxelles: le «triangle explosif»
recelait le terrifiant «trésor de guerre» des C.C.C.


On l'a vu, depuis très longtemps, gendarmes, policiers et agents de la Sûreté de l'Etat suspectaient Pierre Carette et ses proches de constituer le «noyau dur» des C.C.C. Le 16 décembre, l'arrestation des quatre suspects, puis une première perquisition à Charleroi, allait leur permettre de confirmer ces soupçons... et surtout de les étayer matériellement. Boulevard Audent, à Charleroi, on avait retrouvé le talon d'un virement postal destiné à payer la location d'un box de garage, à Marcinelle...
Le treizième garage du 56 de la rue de l'Ange, à Marcinelle, était loué depuis le 1er septembre 1985 par un certain Marc Draps. C'est un vrai trésor qui y attendait les enquêteurs. On y a en effet retrouvé: quatre sièges d'une Renault Espace (utilisée pour l'attentat de la B.B.L.), du cordeau détonant, un bâton de «Dynamite 3» de 100 g (volé à Ecaussinnes),
le chargeur d'une mitraillette Vigneron (volé à Vielsalm),
du matériel de radiocommande à distance de marque Robbe, l'emballage d'un radiocassette de marque Beltek MS 309 (utilisé pour le message d'avertissement lancé lors de l'attentat de la B.B.L.), cinq bonbonnes de gaz.

On parle alors énormément des C.C.C. dans les journaux. A Bruxelles, au même moment, le propriétaire d'un immeuble situé au 14 rue de Gravelines s'inquiète du loyer impayé pour un appartement meublé qu'il a cédé à un certain Michel Merier (théoriquement venu d'Auderghem et employé à la R.T.B.F.) en novembre 1985. Vérification faite, le propriétaire constate que Michel Merier est aussi inconnu à Auderghem qu'à la R.T.B.F... et qu'«il» a changé les serrures de son appartement. Le propriétaire entre quand même, découvre des documents rassemblés par les C.C.C., et prévient la gendarmerie.

C'est dans une nouvelle caverne d'Ali Baba que la B.S.R. pénètre alors le 15 janvier 1986. Il y a là, soigneusement rangés: des cartes routières (portant des indications manuscrites); l'original de toutes les revendications d'attentat (sauf une); des négatifs photo de cibles déjà attaquées par les C.C.C.; des armes dont un autre pistolet Mab volé à Bayonne en octobre 1984; un gilet pare-balles; 6,4 kg de «Dynamite 3 Blastogel» (volés à Ecaussinnes); une liste des plaques de 200 voitures utilisées par la police (des listes semblables comportant les mêmes erreurs ont été retrouvées dans un appartement du F.R.A.P., avenue Zamenhof, et chez Chantale Paternostre); des minicassettes audio sur lesquelles étaient enregistrés les messages d'alerte diffusés lors des attentats contre Sibelgaz et la B.B.L.); de nombreux faux documents d'identité; la carte de policier judiciaire de l'inspecteur Jean-Marie Arnould (pris en otage par trois membres d'Action directe, à Bruxelles, en mars 1984); une fausse carte d'identité au nom de Jean L'Homme (fondateur des Brigades internationales) portant la photo de Frederic Oriach (Action directe). Les gendarmes découvrent aussi, dans cet appartement: une lettre sur les conditions de location d'un garage situé à Forest, 19 avenue du Domaine, et un bulletin de versement au nom d'un soi-disant Jean-Claude Mayeur (en fait, probablement Bertrand Sassoye) pour
la location d'un garage situé au 46 du Boulevard Mettewie, à Bruxelles..
.
Le 16 janvier, la B.S.R. de Bruxelles pénètre dans ce garage. Loué par un certain Morlet (reconnu comme étant Bertrand Sassoye) en octobre 1985, le box ne contient plus rien. Par contre...

Des armes volées à Vielsalm

Le 20 janvier, après trois jours d'observation, la B.S.R. pénètre dans un autre box portant le numéro 37, au 46 du boulevard Mettewie, et loué depuis septembre 1984. Dans ce garage, où se trouve une Ford Sierra volée à une firme de location, on saisit: une mitraillette Vigneron (volée à Vielsalm) et quatre chargeurs pour cette arme; 3 bâtons de «dynamite 3», 5 kg de «Tolamite»; 12 kg de «Triamite», 1,5 kg d'«Iremite»; deux détonateurs et un mécanisme de mise à feu (par réveil). Les explosifs proviennent d'Ecaussinnes, les détonateurs, sans doute d'un vol commis aux Carrières de Meilleraie à Mimeure (dans la Côte-d'Or, en France).

Peu après, un informateur de la police judiciaire de Bruxelles indique aux enquêteurs l'existence d'un intéressant appartement situé au 28 de la rue Julien Schmidt, à Dampremy. L'appartement avait également été loué par Bertrand Sassoye (sous la fausse identité de Michel Artois), en mars 1984. On y a retrouvé les empreintes des quatre C.C.C. arrêtés et celles de trois autres personnes non identifiées.
C'est un petit entrepôt d'explosifs que les démineurs ont déménagé de là: 35 kg de «Triamite 27», 1 kg de «Dynamite 3», du cordeau détonant, 50 détonateurs, des mèches lentes, des produits chimiques utilisés pour la confection de mélanges explosifs. Le tout provenant, on s'en doute, d'Ecaussinnes et de la carrière de Meilleraie.
Des armes en quantité ont également été saisies dans cet appartement: un revolver Smith et Wesson calibre 38, une carabine Winchester (crosse et canon sciés), une autre Winchester, trois fusils Fal M 1 (volés à Vielsalm), une mitraillette Sten Mk II (vendue à Nathalie Menigon, d'Action directe, en 1984, par un armurier bruxellois qui l'avait lui même achetée chez un armurier de Wavre)...

En janvier 1986, trois semaines après l'arrestation des quatre C.C.C., un inconnu a encore payé le loyer de cet appartement. Les policiers ont retrouvé le bulletin de versement relatif à ce loyer... et établi au nom de Christophe V... en janvier 1986. A ce moment, le jeune V... était milicien à Saive, et ce n'est pas lui qui a pu effectuer ce versement.

Un «tuyau»de la Sûreté

Enfin, le 25 février, la Sûreté de l'Etat communique aux autorités judiciaires l'adresse d'une dernière cache importante des C.C.C., au 152 de la rue Puits-en-Sock, à Liège.
Les quatre C.C.C. sont passés dans cet appartement, mais six autres personnes aussi (cinquante jours encore après l'arrestation des terroristes!).

L'appartement avait été loué par Carette (sous le nom de René Duhamel) le 29 mai 1985. Les policiers y ont saisi: 6 cylindres de 2,5 kg d'«Iremite»; 300 g de «Dynamite 3», des détonateurs électriques, du cordeau détonant, des minuteries, un lecteur de cassettes de marque Beltek MS 309; une photocopieuse; des produits de maquillage; des clichés représentant le sigle des C.C.C.; du matériel de télécommande de marque Sanwa; du matériel pour confectionner de faux permis de conduire belges; la mitraillette Vigneron volée à Vielsalm et utilisée pour tirer sur le garde de Securitas lors de l'attaque de la B.B.L.; deux riot-guns et un pistolet Remington, des émetteurs-récepteurs; des scanners (pour écouter les messages de la police).
Une revendication...«pleine d'amour»!

Pour être complet, on doit encore évoquer deux perquisitions importantes qui se sont déroulées en France et dont il sera fait état au procès. La première à eu lieu en janvier 1986, dans la cellule de Frederic Oriach, parce que le mois précédent, boulevard Audent à Charleroi, les enquêteurs avaient découvert une lettre d'Oriach à Vandegeerde et un document portant une en-tête au nom d'Oriach intitulé: «Correction des premières pages du texte du 1er mai 1985». Treize lettres constituant la correspondance entre Vandegeerde et Oriach furent saisies dans la cellule d'Oriach et une lettre de Carette à Oriach. Une des lettres de Vandegeerde disait: «Hélas! par l'incompétence des gendarmes deux pompiers ont été tués. Pourtant, le texte qui accompagnait cette action etait simple, enthousiaste, combatif et plein d'amour»!
La dernière perquisition est celle qui fut effectuée - en même temps que l'arrestation de Rouillan, Menigon, Aubron et Cipriani, d'Action directe - à Vitry-aux-loges, dans le Loiret, en France.
Les policiers du S.R.P.J. de Versailles y découvrirent une série de choses intéressant la Belgique: l'arme de l'inspecteur Jean-Marie Arnould; une Vigneron et un Fal (volés à Vielsalm); 1,5 kg de «Dynamite 3» (d'Ecaussinnes); une fausse carte d'identité au nom de Sylvie Berger utilisée par une terroriste français d'Action directe - identifiée - pour louer la Ford Sierra trouvée dans un box de l'avenue Zamenhof à Anderlecht (une cache du F.R.A.P.).

Les deux armes ont été utilisées par Action directe le 15 avril 1986 lors d'une tentative d'assassinat commise dans la banlieue parisienne contre Guy Brana, le vice-président du patronat français - il échappa à une fusillade nourrie mais son chauffeur fut sérieusement blessé - et contre les locaux d'Interpol à Saint-Cloud (France), le 16 mai 1986.
On le voit, dans les mois qui ont suivi l'arrestation des C.C.C., les enquêteurs sont allés de surprises en découvertes. Une toile d'araignée tisse désormais un lien entre chacune des actions commises par les C.C.C., mais elle démontre aussi les liens qu'entretenaient sans doute entre eux, les membres du F.R.A.P., ceux des C.C.C., ceux d'A.D... et quelques autres...
ALAIN GUILLAUME.
PROCHAIN ARTICLE
Les ramifications
européennes


le journaliste ou redacteur de ce document se perds ds les dates ala fin!
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je serais pas estomaqué que ces boxes de garage au Mettewie seraient les mêmes utilisées par Bosmans ds lesquelles on trouvait des télécommandes de schmilblick etc en automne 1983 après l'affaire du Cessna qui fait son atterrisage forcé à LIMOGES

Bosmans déclara qu'il travailla pour ....la Surêté aussi

cette affaire est lié p.e avec la mort de l'indicateur MONTEL en 1984 habitant tout près de là ?au METTEWIE  mais ce boulevard est longue......

Bultot écrit que Leroy se portait mieux ......et
Reniers ds son boek comment il avait mis au courant Habran de ....


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vous pouvez lire que un armurier de wavre leur a vendu via un autre armurier un stengun .

Il est à esperer que c'est pas celui qu'utilisait les gendarmes sous le tunnel du tarmac de zaventem ou du même lot !

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vous pouvez lire que un armurier de wavre leur a vendu via un autre armurier un stengun .

Il est à esperer que c'est pas celui qu'utilisait les gendarmes sous le tunnel du tarmac de zaventem ou du même lot !
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K



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MessageSujet: Re: Pourquoi etes vous sur ce forum, pourquoi le lire ?   Aujourd'hui à 7:21 Sélectionner/Désélectionner multi-citation Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message
on voit aussi que la paerquisition au puits en sock et coordonné avec celle de la france chez AD

qoui que depuis janvier 1985 il y avait eu separation entre le CCC et AD non ?

cel veut dire que depuis cette date le CCC travaillait seul ? ou avec une autre equipe de IRC des suretés ?
F&B , mais il devait y avoir encore un germanophone là dedans ...
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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mar 2 Aoû 2016 - 9:07

g.damseaux a écrit:
@ "K" merci pour vos précisions, je vous rappelle que le livre est protégé par droits d'auteur !

.

Bonjour Monsieur Damseaux, grâce à un courrier de K, je découvre aujourd'hui le fil consacré à votre livre. Je n'ai pas compris votre rappel sur les droits d'auteur, K ne me semble pas avoir abusé de son droit de citation. Ce forum est truffé de citations très longues d'une quantité impressionnante de livres et d'articles, elles pourraient donner lieu à des litiges sur l'abus du droit de citation, cependant, pour ce que j'en ai lu, ces citations sont justifiées par le but recherché entre participants au forum et ne sauraient en aucun cas relever du plagiat, d'un détournement, d'un objectif mercantile ou d'une atteinte au droit moral de l'auteur sur son œuvre. Sans ce droit de citation, aucun débat ne serait possible.

La lecture de ce fil m'incite à acheter votre ouvrage, il semble confirmer ce que j'avais perçu en 1977.

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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Mar 2 Aoû 2016 - 14:00

Bonjour,

Ma réaction à la publication par "K" est due à la publication par divers sites de ventes et par mon éditeur de très larges extraits, qui, mis bouts à bouts représentaient près de 60% du texte ! J'ai dû m'énerver un tantinet !
Je n'ai rien contre une courte citation pour illustrer un propos mais je m'insurge de voir certains continuer à accuser tous azimuts sans visiblement me comprendre. La clef de l'affaire réside dans les pages 379 et suivantes et bien entendu dans les parallèles mis en exergue entre deux groupes de factieux longuement décrits et se retrouvant entre les mains d'un seul homme...
Je l'ai déjà dit, je n'ai écrit ce bouquin que pour aider les chercheurs du futur à comprendre ce qui s'est passé, et c'est pour cela que je décris l'état de délabrement des diverses administrations auxquelles j'ai été confronté, ces zones de non droit où le carriérisme règne.
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Mar 2 Aoû 2016 - 14:16

@ "K" : vous citez la discrétion des enquêteurs auprès de la propriétaire de l 'appart. liégeois de la rue Puits en Sock. Ce proprio ne doit pas être confondu avec celui de l 'appart. de Charleroi qui loue également le bâtiment du poste SE.

Vous faites référence ensuite à la perquisition effectuée le 25 février 86 par la PJ de Liège sur info de la SE et le relevé de traces du passage de 6 personnes en ce lieu après l'arrestation des CCC ... si tu m'as lu, tu sais de qui il s'agit tout de même !!!!

Quant à Martine , la JI de la CBW, elle n'est effectivement pas la fille du beau Louis, il s'agit d'une erreur de ma part et je ne m'en flagellerai jamais assez ! ( Mais je reste persuadé qu'elle n'est pas étrangère à cette famille ..)
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mar 2 Aoû 2016 - 14:30

Dam , j'ai la "mauvaise habitude" de ne pas lire les bouqins en entier mais ici et là qqs chose que
j'essaie de coller ensemble avec d'autres pièces lu ailleurs.


et après qqs alinea's ou pages j'ai déjà perdu le début de mes recherches.

pas grave pour moi , chaque bouqin ouvert à une page quelqonque m'ouvre sur des nouvelles idées.

j'ai donc compris que je n'ai rien compris  ,

mais entre temps je cale depuis des semaines sur d'autres affaires du début  des TBW:

le vietcon était bien un indic pour la sureté mais est ce qu'il l'était déjà   au 30 septemnbre 1982  ,ça n'est pas dit ds cet article du soir  que j'ai mis sur site ici qqs part.


Dernière édition par K le Mar 2 Aoû 2016 - 14:50, édité 1 fois
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g.damseaux



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mar 2 Aoû 2016 - 14:36

à "K", pas grave, chacun fait comme il l'entend... suis content d'être parvenu à me reconnecter.
Bonne journée.
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 3 Aoû 2016 - 11:33

on trouve donc presque rien ds la presse sur ce vietcon soi- disant livreur du troisième arme utilisé chez Souleiman. (dixit dernier mensonge)

très bizarre que nos deux dupont ont une troisième  arme avec eux ?
Si c'etait plustot une troisième personne ?

Hennart n' a jamais trouvé cet arme donc il n'a pas pu arrivé a ce viet , pourtant il doit savoir qui a donné dupont pour son faux pasport au thailande.

la presse n'avait pas de sous pour suivre ce proces fleuve et je doute qu'il y a beaucoup de monde les jours de séances  ouvertes .
pourtant un membre était là , tout les jours , et je doute qu'il a ronflé.

il est ici aussi tous les jours et ron- ronne  et ne pipe pas mot de ce qu'il a bien entendu ds ce procès  sur ce viet .

est- ce que il travaille encore pour un des deux personnes présentes  ds le public qui suivaient assidument ce procès .?
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Jeu 4 Aoû 2016 - 9:30

Bonjour,

Pour ceux qui voient , ou ont vu , la patte de Léon Degrelle dans l'organisation des tueries, je me permets de signaler qu'un site d'admirateurs de cet homme qui s'intitule " Dernier Carré "Léon Degrelle" " a pris la peine d'analyser mon bouquin.
L'analyste ne signe pas son travail mais essaye d'en tirer la "substantifique" moëlle, sans parvenir à en comprendre le sens profond : il n'y voit ( ou ne veut y voir ) qu'un règlement de compte d'une personne ayant raté "sa carrière". ( C'est idiot, j'ai eu une chouette carrière, sans avoir à prêter mes fondements à chaque instant ! - L'indépendance n'a pas de prix ! )
S'il émaille son propos de références numérotées de pages, il rate visiblement la raison profonde de la rédaction de ce récit : pas d'analyse de l'opération Fascination, des suites de l'attentat du Dieweg, ni aucune mention de l'opération nocturne de Liège .... or là se trouve la clef de l'énigme ! ( P.379 ) qui est développée dans le dernier chapitre .
Il reconnaît cependant que le lien "tueries-CCC" est plus que suggéré, sans aller plus loin dans son propos.

Un ex-collègue m'ayant tiré sur papier le contenu de cette critique livresque j'ai pensé qu'il était utile d'en faire mention sur la page consacrée au bouquin. ( Je précise que je ne suis pas visiteur, ni membre de ce "dernier carré" !)
J'ajoute , pour ceux et celles ( celles et ceux) qui ont acheté la 1e édition, que je ne suis en aucun cas responsable de certaines âneries écrites , telle le nouveau grade militaire "sergent lieutenant" ( p31 ) qui se trouvait en PDF dans mon texte sous le vocable : "S/Lt " ... ( De l'utilité de relire précautionneusement la première impression avant de donner le "bon à tirer" ! ! ! )

Si d'autres membres ont découvert l'une ou l'autre critique du bouquin, je suis preneur de toute information.
Bonne journée.
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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Jeu 4 Aoû 2016 - 10:27

(De l'utilité de relire précautionneusement la première impression avant de donner le "bon à tirer" ! ! ! )

Je confirme, j'ai écrit deux bouquins et dans les deux cas, les éditeurs parisiens de renom ont introduit des coquilles, des fautes et des stupidités dans les manuscrits sans que je reçoive jamais les dernières épreuves avant impression.
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michel
Admin


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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Jeu 4 Aoû 2016 - 19:36

Lucien Dislaire me fait parvenir ceci. C'est long mais intéressant.

Monsieur Leurquin,
risquant un œil sur votre forum je m'amuse du débat sur cette histoire de planque Carette rue Puits en sock à Liège
Je remarque aussi que Damseaux attrape de l’urticaire!
C'est de sa faute, je l'avais prévenu!
A débattre souvent avec de parfaits ignorants on à des coups d'humeur.
Je crois pourtant que pour apporter un peu d'informations et d'air pur sur le forum, ce ne serait pas inutile de déballer le présent texte sur cette affaire
extrait de mon livre. C'est assez long mais pour une fois agréable à lire

LA NUIT DES COMMANDOS Lucien Dislaire

CHAPITRE 23 - Mystère au 152 rue Puits en Sock

Le 04 novembre 85 : attaque CCC contre le complexe BBL à Etterbeek.L’agent Securitas DEMUNCK Michel est blessé. Tir similaire a Vielsalm mais avec une mitraillette Vigneron et non une Thomson.La balistique établie que « l’arme retrouvée le 13 janvier 86 rue Puits en Sock à Liège dans un appartement loué sous un faux nom par Carette à servi à l’agresseur BBL à Etterbeek » - Le tireur est connu : (Chevolet)

L’arme ayant servi à l’attentat était la Vigneron n°19157 ABL 52 volée à Vielsalm

(N.B. Chevolet a évoqué en 2.000 sa rencontre avec la victime devant la commission des libérations. Michel Demunck auquel Didier Chevolet avait présenté ses excuses et exprimé ses regrets lui a finalement serré la main en lui souhaitant bonne chance…)

Agression - 13 01 86 - BEBRONNE Nicolas - P.V. 1566 de la P.J. de Liège

Déclaration de la victime – P.V. 1938 du 27 02 86 - Déclarant : Renier Guy

Pro-justitia daté du 28 03 86 - Libellé : « Liège rue Puits en Sock 152 - Vigneron N° 19157 ABL 52 2 chargeurs ad hoc »

Identiques à l’attaque Vielsalm : lames de scie à métaux– Bandelette nylon tressé - Rouleau toile isolante TESA.

Muller Lucien - 07 04 86 Renseignements recueillis dans ce dossier. Enquête de « voisinage » suite à appartement conspiratif loué par un sieur DUHAME René alias Carette Pierre.

Les deux hommes qui se sont présentés le 13 janvier 1986 à Bebronne Nicolas n’ont pas été identifiés à ce jour. De l’enquête effectuée il apparaît qu’une semaine avant, deux hommes s’étaient présentés à la porte à la recherche d’un « Daniel ». La nommée HO MY DUNQ victime habitant l’immeuble avait refusé de leur ouvrir. Il faut signaler que le prénom de « Daniel » avait également été signalé à Bebronne. Vu le contexte il est permis de supposer que des personnes connaissant l’existence dans cet immeuble d’un local loué par Pierre Carette, mais ignorant sa situation exacte aient tenté d’entrer. L’enquête établie d’autre part qu’un ou plusieurs individus possédant les clés de l’appartement de Carette y ont pénétré et ont même emporté divers objets.

P.J. Liège - 15 04 86

« Nous signalons que la mitraillette Vigneron et le pistolet Colt.45 font l’objet d’un dépôt séparé 3324/86. Deux fusils à pompe : demande de renseignement en Italie »

Appartement conspiratif : « Présence probable de Dislaire Lucien – X et X1 ».

POLICE JUDICIAIRE LIEGE

Parquet du Procureur du Roi

Transmis à Monsieur le Juge d’instruction DESCHAMPELERE

Dossier 96/86 - P.V. 1756 - Suite au P.V.1875 du 25 02 86.

De la P.J. Liège A charge de CARETTE Pierre et autres du chef d’association de malfaiteurs, attentats à l’explosif.

PRO JUSTITIA

L’an mil neuf cent quatre vingt six, le dix du mois de mars à 11h00.

Nous, DESIRON Guy Officier Judiciaire, Commissaire en chef principal de 1re classe aux délégations judiciaires, auxiliaires du Procureur du Roi de l’arrondissement de LIEGE, entendons en nos bureau, le nommé : BEBRONNE Nicolas, Colette, Léon, Ghislain – Célibataire - Né à Verviers le 23 09 65 - Domicilié à VERLAINE Rue Halin 6.

Lequel nous déclare en français :

« Je suis étudiant en assistant laboratoire clinique. J’occupe une chambre au 152 de la rue Puits- en Stock à LIEGE. Cette chambre se situe au premier étage. En réalité, je suis la avec ma sœur et nous occupons la chambre en façade, de même que celle qui donne sur l’arrière. Nous les occupons depuis le 1 octobre.(1985)

A votre question je dois vous dire que personnellement, je n’ai jamais été en contact avec les occupants de l’appartement au rez-de-chaussée, si, ce n’est une fois, lors d’une panne de courant. Il s’agissait d’une panne générale dans l’immeuble, ma sœur ayant fait sauter les plombs. Je suis descendu à la cave à la recherche du compteur général. J’étais accompagné de ma sœur et d’un copain. Selon ce que ma sœur m’a dit, celle-ci a vu au rez-de–chaussée, une femme qui sortait de l’appartement de derrière.

Voyant ce qui se passait, cette femme est rentrée dans l’appartement et un homme en est sorti et nous a rejoint à la cave. Il était porteur d’une grosse lampe torche, nous-mêmes n’ayant que des briquets pour nous éclairer, et nous a aidé à réparer. Dés que le courant a été rétabli, nous n’avons plus vu cet homme qui avait vraisemblablement rejoint son appartement. C’est la seule fois que j’ai été en contact avec ces gens la.

Je précise cependant qu’un dimanche soir, alors que nous rentrions dans l’immeuble, un homme blond en a profité pour pénétrer dans l’immeuble. A notre question pour qui il venait il nous a désigné l’appartement du fond. Alors que nous prenions l’escalier, l’homme a traversé le couloir et a frappé à la porte du fond.

Je ne me souviens pas d’avoir entendu du bruit ou de la musique dans l’appartement du rez-de–chaussée. J’ai tout juste vu de la lumière, par le dôme en verre. Je ne suis jamais allé sur le toit pour essayer de voir ce qui se passait par la verrière et, de toute façon, il y avait du papier adhésif sur la vitre.

Je peux également préciser que, environ 15 jours à trois semaines avant l’intervention de la police, nous avons encore vu de la lumière dans cet appartement dans le courant de la soirée, au plus tard à 23h00. Nous avions fait attention à ce point parce que le propriétaire nous avait dit, que, normalement, l’appartement ne devait pas être occupé et il nous avait demandé de lui signaler si on voyait quelqu’un.

( N.B. Arrestation de Carette le 16 décembre 1985. Agression Bebronne, un mois plus tard.le 13 janvier 86. Interpellant cette demande du propriétaire aux locataires ! La planque était-elle connue et le propriétaire de mêche avec les enquêteurs pour tendre une souricière ? L’appartement ne devait-il pas dés lors être placé sous surveillance permanente pour intercepter les visiteurs ? )

Depuis l’intervention de la police, on m’a montré des photos mais je n’ai reconnu personne.Le 13 janvier 1986 j’ai été agressé par deux personnes. Au départ, quelqu’un a sonné aux trois sonnettes de l’immeuble. J’ai d’abord ouvert la fenêtre et lui ai demandé ce qu’il voulait. Il m’a répondu qu’il voulait voir un prénommé DANIEL.

Comme je lui répondais que je ne connaissais pas de DANIEL dans l’immeuble, il m’a montré la chambre en façade à côté de la mienne. A cette époque, je ne connaissais pas encore l’occupant de cette chambre qui est de nationalité turque. Un des deux hommes était porteur d’une grosse valise. Je n’ai pas demandé ce qu’il voulait à DANIEL et je suis descendu pour leur ouvrir la porte. Ils m’ont suivi. Arrivé sur le palier, je suis rentré dans ma chambre. Pour ce faire, j’emprunte la porte d’accès à la chambre arrière, celle de ma sœur, et j’entre dans la mienne par la porte de communication. Nous agissons de la sorte pour avoir plus de facilité et ne fermer qu’une porte.

Les deux hommes se sont dirigés vers la porte du fond, soit celle donnant accès à l’autre chambre en façade, celle qu’il m’avait désigné et que je croyais occupée par le prénommé DANIEL qui les intéressait.

Lorsque je suis arrivé au dessus de l’escalier, précédant les deux hommes, j’ai vu Nadine, une locataire du troisième étage qui se rendait au W.C. sur le palier du 1er étage. Je suis rentré dans ma chambre en façade. De cette chambre, on entend très fort ce qui se passe à côté. J’ai entendu qu’ils frappaient à la porte, d’une façon normale d’abord, ensuite plus forte en insistant. Ils sont restés très calmes tout le temps que Nadine se trouvait au W.C. J’ai entendu Nadine qui sortait du W.C et remontait. Les deux hommes ont alors commencé à appeler et puis, n’ayant pas de réponse, à casser la porte.

J’ai pris un couteau que j’ai glissé dans la manche de mon vêtement. Je suis sorti de ma chambre par la porte de la chambre arrière. Je suis tombé nez à nez avec un des deux hommes armé d’un pistolet, qui se trouvait juste au dessus de l’escalier et surveillait de cette position tout ce qui se passait dans les environs immédiats. Le deuxième homme, muni d’un pied de biche, ne s’est même pas retourné et a continué à casser la porte.

Je n’ai même pas eu le temps de bouger et à plus forte raison de sortir mon couteau, l’homme m’a saisi le pistolet sur le ventre et m’a demander de lever les mains. Doucement je lui ai donné le couteau pour éviter de plus graves ennuis. Il m’a dit de ne pas avoir peur. A ce moment je ne me rappelle pas si cet homme parlait anglais. Il faut vous dire qu’il n’avait pas parlé beaucoup jusqu’à ce moment. Mais dans la suite, ayant répondu que je parlais un peu cette langue, l’homme ne s’est plus exprimé qu’en anglais.

Il m’a plaqué contre la porte pendant environ une minute. Entre-temps, l’autre avait réussi à ouvrir la porte de la chambre et ils m’ont emmené dans cette chambre là. Ils m’ont mis dans un coin. Je précise que, l’ayant vu quand je suis sorti, l’homme s’est toujours arrangé dans la suite pour que je ne puisse plus le voir. Chaque fois que je me retournais, il me mettait une main sur la figure, sans brutalité.

Je suis resté environ trois à quatre minutes dans cette chambre. Pendant ce temps, ils fouillaient la pièce, sans faire trop de bruit ou de remue ménage. Ils m’ont ensuite posé des questions notamment sur le point de savoir si j’étais seul et si quelqu’un d’autre était dans ma chambre. Je lui ai répondu que j’étais seul et il m’a emmené dans ma chambre, toujours en passant par celle de ma sœur. Il a fermé la porte, il m’a fait asseoir face au mur. Il a ouvert la porte de ma chambre donnant dans le couloir. Il y a eu un va et vient entre ma chambre et celle du voisin. J’en avais toujours un dans mon dos. Ce manège a duré environ une demi-heure. Il se parlait à l’oreille et je ne peux vous préciser quelle langue ils employaient. Durant ce temps, l’homme m’a autorisé à rouler et fumer une cigarette. Il m’a encore posé deux ou trois questions sans importance, si ce n’est celle ayant trait à l’occupant de la chambre voisine.

Sur le point de savoir si je le connaissais. Il m’a également demandé de le décrire. Je lui ai répondu n’importe quoi, mais de façon tout a fait fantaisiste. A la fin, il m’a encore posé une question en anglais. Je lui ai fait répéter trois ou quatre fois, mais je n’ai jamais compris ce qu’il voulait.

L’homme m’a ensuite demandé de couper les lanières de mon sac d’école, vraisemblablement pour me ligoter, mais elles étaient trop courtes. Il a alors pris, où plutôt il m’a fait décrocher la rallonge électrique dans la pièce et il m’a ligoté. Il voulait d’abord m’attacher sur la chaise, mais en fin de compte, il m’a fait coucher par terre et m’a attaché allongé, les jambes repliées et les mains attachées aux chevilles. Pendant ce temps la, l’autre était dans la chambre de ma sœur où il a trouvé le foulard avec lequel il m’a bandé les yeux. Ils m’ont également bâillonné avec une couverture de cahier qu’ils ont fixé sur ma bouche avec plusieurs tours de papier collant, après m’avoir demandé si je n’avais pas de problème de santé.

Alors que j’étais par terre et avant d’avoir les yeux bandés, j’ai vu les bottes de l’un des deux.Il s’agissait de bottes de style cow-boy, en cuir couleur chair, sans dessin. Le pantalon était dans les bottes. Ils ont quitté la chambre une première fois. Après une à deux minutes, ils sont revenus. Je ne sais pas où ils sont allés, mais je crois qu’ils sont retournés dans la pièce voisine car je n’ai entendu aucun bruit particulier. Ils sont ensuite revenus. Ils ont vérifié si je n’avais pas bougé et se sont une nouvelle fois excusés en disant que ce n’était pas à moi qu’ils en voulaient mais bien à DANIEL et, après m’avoir mis un oreiller sous la tête ils sont partis définitivement.

J’ai cru entendre claquer la porte du rez de chaussée et je me suis détaché. Cela m’a pris deux à trois minutes. Je suis descendu dans la rue, mais je n’ai plus revu les deux hommes. Je suis allé chercher du secours chez primibel, en face.

Je n’avais jamais vu ces deux hommes auparavant. Un peu avant, soit quinze jours à trois semaines, un autre homme s’est présenté et a demandé à voir mon voisin. Je l’ai fait monter. Cet homme a frappé à la porte de mon voisin, mais n’obtenant pas de réponse, est redescendu et a quitté l’immeuble. Je ne me rappelle plus très bien de cet homme, n’y ayant pas fait particulièrement attention. Je ne peux pas préciser s’il s’agissait d’un des agresseurs étant donné que je n’ai pas vu le deuxième et n’ai été en contact qu’avec celui qui parlait anglais.

S.I. L’homme ne parlait pas mal l’anglais, mais mon impression est qu’il n’est pas nécessairement anglais. Je base mon impression sur le fait que, avec mon anglais d’école, je parvenais à la comprendre. Il parlait lentement avec des mots courants. Alors que, si je prends une chaîne anglaise à la T.V. je ne comprends pas grand-chose.

Lecture faite, persiste et signe. Dont acte

« Renseignements recueillis dans ce dossier enquête de « voisinage » suite appartement conspiratif loué par un sieur DUHAME René alias Carette Pierre ».

15 04 1986 10H30 - Bekaert Edwin Pochet Jacques I.P.J. - Delamper H. et Van Lerberghe Guy G.I.A. Bruxelles.

« Nous lui avons soumis un album photos contenant des photos de différents suspects et personnes autres dans le centre de l’instruction à Bruxelles CCC et ceci suite au vol d’armes de Vielsalm.

Notre demande est restée infructueuse le témoin n’ayant pas reconnu la moindre personne repris sur l’album. Exposons avoir retiré du greffe de Liège les effets saisis dans le cadre du présent dossier. Ces objets ont été examinés par nos collègues du G.I.A. qui les compareront avec les différentes pièces à conviction saisies dans le cadre de l’affaire CCC.Nous redéposons ces différents objets au greffe. Dont acte

°°°°°°°°

Cette histoire est surprenante : qui était DUHAME René, locataire fantôme ?

Qui étaient les agresseurs de Bebronne Nicolas, le 13 janvier 86 ? Déposition actée seulement le 10 mars 1986 ?

Un autre Pro justitia daté du 28 mars 86 par les enquêteurs sur l’intervention au 152 rue puits en Stock à Liège du 13 janvier 86 signale :

« Présence probable de Dislaire Lucien– X et X1 ». Vigneron n° 19157 ABL 52 + 2 chargeurs - Appartement conspiratif Similaire : scies à métaux identiques, référence étiquette d’achat nul, bandelette nylon tressé, Rouleau toile isolante TESA. »

Un second Pro justitia de la P.J. Liège daté du 15 04 86 :« Nous signalons que la mitraillette Vigneron et le pistolet Colt.45 font l’objet d’un dépôt séparé 3324/86 » « Deux fusils à pompe : demande de renseignement en Italie »

Si les armes ont été placées par des « services » dans les planques des CCC il faut se dire que mes déclarations en relation avec les bavures dans la manœuvre « Oesling » plaçait ceux-ci dans une situation délicate et qu’il y avait toutes les raisons pour me charger en signalant ma présence « probable »…

A noter que la chambre forcée à l’étage et visitée était occupée depuis peu par un turc. Trois mois plus tard dans l’enquête Action Directe on relève ceci :

24 avril 1985 : un révolutionnaire turc est arrêté à la frontière franco-belge avec deux kg de dynamites provenant d'Ecausssines. Il était fiché comme proche d'A.D. et avait vécu dans les squatts de Barbès. Un rapprochement est peut être excessif mais n’est pas exclu entre les deux personnages. Auquel cas les deux visiteurs ne se seraient pas trompés d’appartement…

Dislaire Lucien dislairelucien@gmail.com


2 = Ma visite rue puits en Sock

Que s’est-il passé le 13 janvier 1986 rue puits en Sock ?

08 mars 2011

Ciel plombé sur Liège. Il fait frais ce matin. Place de l’opéra en pleine rénovation. La batte, la passerelle enjambant une Meuse majestueuse et glauque, aux reflets glacés. Une péniche battant pavillon batave, la panse redondante, chargée de minerais jusqu’à la gueule, s’époumone à remonter le fil du fleuve. Me voici Outre Meuse, la ou souffle encore l’esprit de Simenon.

Pour être plus précis, dans l'île d'Outremeuse, qui n'est pas tout à fait Liège dans l'esprit de ses habitants. Quartier folklorique de la cité ardente .C'est ici que Simenon a vécu, lorsqu'il était enfant de choeur, lorsqu'il était gamin et que sa mère refusait de lui acheter le vélo qu'il désirait tant.

Je dois rejoindre la rue Puits en Sock, au numéro 152. C’est la que plane un mystère depuis janvier 1986 : l’agression d’un jeune étudiant dans ce bâtiment qui semble avoir servi de planque aux Cellules Communistes Combattantes.

Place du Congrès. Quand j’étais jeune, la place du Congrès était plantée d'ormes... Le tramway n'y passe plus depuis longtemps. Mais l'on voit encore aux façades l'ancrage qui servait à supporter les câbles électriques. Un bus à rallonge joue de l’accordéon sur le rond point et fait travailler ses soufflets. Le buste de Georges Simenon, trône sur son socle de pierre au milieu de la place. Chapeau vissé sur la tête, il fume sa célèbre pipe...

Place de l’Yser. Au cœur de ce quartier populaire et populeux une statue de bronze montre la Wallonie sous les traits d’une hiercheuse(1)qui brandit Tchantchèt(2) tel le flambeau de la Liberté. Voici le café Randaxhe , lieu chargé d’histoires. Ici bat intensément le cœur de Liège. Banquettes en bois lustrées comme dans les trams d’après guerre. La pose entre amis. Il me revient la nostalgie des années 70 ou, avec Pierrot et d’autres, nous allions écluser nos Stella, simplement, dans cette ambiance gouailleuse qui fût typiquement liégeoise.

Les temps ont changés. La foule est bigarrée. Tchantchès y verrait des Sarrasins autant qu’à la bataille de Roncevaux là où il en occit trois cent mille…. On se croirait toute l’année à « saint macrâwe » cette fête populaire du quartier ou les enfants se noircissent à la suie, faisant référence aux houilleux sortant des fosses des charbonnages. Un corbillard me cède aimablement le passage. Merci et sincères condoléances, je ne suis pas pressé.

Rencontre avec Mr Georges

J’aperçois un vieux monsieur d’abord sympathique, le col du pardessus relevé. Liégeois pure souche cela se sent, cela se voit. Je l’interpelle au sujet de la rue Puits en Sock. C’est son heure de promenade Il me propose un pas de conduite. Devant nous s’étire la rue Puits en Sock, rectiligne jusqu’à la dérivation de la Meuse. Profusion de petits commerces, relents de frites, de kebab, maisons étroites et basses, une foule bigarrée s’y entrecroisent, pressée, indifférente. Une porte massive annonce le 152





Petit immeuble, facade liègoise sans prétention de deux étages, fondue dans l’alignementt. Fenêtres aux châssis lépreux et rideaux défraîchis. Au rez de chaussée, l’installation d’une boulangerie a modifié et défiguré la façade sur sa longueur. Un volet métallique couvert de graffitis masque l’entrée, des déjections canines attestent de l’abandon des lieux. Une faillite sans doute.Une seule boite aux lettres embouchées centrales dans la porte, quatre sonnettes.

C’est bien ici qu’un certain Duhame, prétendument journaliste, loua un studio et disparu mystérieusement après l’arrestation, décembre 85, de Pierre Carette et de ses comparses terroristes. Je tire quelques clichés et propose de prendre un verre. Il est midi, heure de l’apéro.

Nous voici dans une brasserie ringarde, quelques clients tassés sur leur chaise, perdus dans leurs pensées ; le garçon qui becte son sachet de frites, affalé au comptoir, les hanches ceintent d’une impressionnante cartouchière à monnaies, digne d’un Tartarin partant chasser le lion.

Mon compagnon se présente : il s’appelle Georges. Il sort sa bouffarde et la bourre religieusement Il s’étonne de ma présence, de cette recherche qu’il devine car il faut bien une motivation pour venir inquisitionner rue Puits en Sock , en Outremeuse.

J’ouvre mon dossier, les pros - justitia de l’époque s’étalent, j’explique cette agression du 13 janvier 1986. Mon compagnon écoute, pensif et apparemment passionné

Vous m’intriguez, me dit-il. Vous me rappelez ma jeunesse. Voyez vous, je suis natif d’Outremeuse, j’y ai grandi dans l’entre deux guerres.

C’était une autre époque, l’herbe poussait entre les pavés tellement il faisait calme dans ce quartier de pauvres gens. Il n’y avait pas comme aujourd’hui des tas de glandeurs, malfrats en puissance, traînant leur flemme à longueur de journées en arpentant les pavés cabossés.

J’ai travaillé à « la gazette de Liège » notamment comme journaliste. C’était aussi la belle époque. Elle était pétrie de faits divers extraordinaires. Connaissez vous l’histoire de la veuve Becker ? Dans les années d’avant guerre, elle a assassiné en toute discrétion pas moins de 11 personnes, dont 10 femmes, des vieilles dames qu’elle séduisait en se montrant plaisante, bien élevée, soucieuse de leur bien-être. Quand les vieilles dames se plaignaient de douleurs aux jambes ou de maux de tête, la bonne dame Becker, veuve éplorée, leur conseillait une tisane de son cru, très efficace. Les vieilles dames buvaient et, en effet, après trois jours d’agonie, n’avaient plus mal du tout.

Et l’histoire du pendu de saint Pholien ? L’église de Saint-Pholien ici, à deux pas. Au marteau de la porte de droite un cadavre était suspendu. C'était plus tôt, en mars 1922. Le pendu s'appelait Joseph Kleine, peintre décorateur, cocaïnomane. Ca, c’était de la belle histoire.

Il évoque les années 50, les grands procès d’Assises. Nestor Pirotte « le tueur fou «, la figure la plus inquiétante de la criminalité belge. Sept crimes et quarante ans de prison effective. Pirotte, c'était une figure de légende. »Vous êtes l'enfer, Pirotte » s'était exclamé l'avocat des parties civiles, Xavier Magnée, devant les assises du Brabant. Dernière condamnation à mort en 1984, il tentera de s'évader en 1992… Jusqu'à sa mort, Nestor Pirotte fut craint et il demeura jusqu'à son dernier souffle le plus redoutable "Ennemi Public N°1" de Belgique….

Je me remémore et je garde pour moi le souvenir du préau de la prison de Namur, où je partageais, assis contre le mur d’enceinte, étalés comme deux lézards au soleil, la conversation avec Nestor, qui n’avait plus d’argenté que son imposante chevelure. Celui que j’appelais familièrement monsieur le Comte de Meeüs d’Argenteuil, d’Outremont, ou« de Ribeaucourt ».

« Comment se porte monsieur le Comte d’Argenteuil ce matin ? Monsieur le Comte a-t-il bien dormi ? »

La conversation avec Nestor, c’était du sublime, du fait sur mesure, de la haute couture, de la dentelle de Bruges. Son éloquence, ses projets insensés, son projet d’évasion de cette prison de Namur, ce secret dont il me faisait la confidence. Nous étions en 1990.

Je fus affecté lorsqu’en 92 j’appris par la presse qu’il était passé à l’acte et s’était cassé une jambe en sautant nuitamment le mur d’enceinte hérissé de barbelés, boudinés et serti de lames de rasoir. Et se retrouvant pantelant et misérable sur le chemin de ronde. Il avait alors presque 60 ans. Il avait blanchi sous le harnais répressif de la justice ; cette nuit la le physique n’avait pas suivi le mental. « Un homme ça peut être détruit mais pas vaincu » disait Ernest Hemingway.

Il est décédé en prison l’été 2.000…J’arpentais alors pour mon travail forestier les cols Vosgiens sublimes de grandeur, vivifiants. Les vallées noyées dans la brume matinale, les forêts torturées par la tempête, le dur travail des hommes. Je crapahutais, libre, à la Lino Ventura et Bourvil, « Grandes gueules »…

Naturellement, poursuit monsieur Georges, nous redécouvrions le monde ! Nous avions nos idées sur tous les grands problèmes ! Nous honnissions le Bourgeois, la Société et toutes les vérités établies... Un grenier poussiéreux où des bohèmes anticonformistes se réunissaient pour philosopher, refaire le monde, boire et folâtrer. Les affirmations les plus biscornues s'entremêlaient dès qu'on avait bu quelques verres et que la fumée rendait l'atmosphère opaque. . Il y avait un quartier de putes, près de la Caque. On mélangeait Nietzsche, Karl Marx, Moïse, Confucius et Jésus-Christ...

A cette époque, j’aurais pu devenir anarchiste tout comme ce Carette qui serait d’après vous venu hanter le quartier il y a 25 ans. On nous appelait d’ailleurs «Les Compagnons de l'Apocalypse »…

Il tire sur sa bouffarde, songeur : « L’Histoire repasse les plats, ne trouvez-vous pas ? »

Notre rencontre fortuite se transforme en réelle complicité. Moi je suis né avec la guerre - ou la guerre est née avec moi je n’ai jamais su très bien - Ce n’était pas non plus hier et dans le bagage de nos souvenirs communs nous nous trouvons des accointances.

Vous savez, lui dis-je, nous pourrions conduire ensemble cette affaire. J’ai l’intention de vous laisser ce dossier. Vous me plaisez et vous êtes un peu l’âme d’Outremeuse. Voudriez-vous m’aider en menant quelques recherches ?

Ses yeux pétillent malicieusement derrière ses grosses lunettes d’écaille ; dans le nuage bleuté qui l’auréole je devine un homme heureux de notre rencontre et qui va m’aider.

J’ai laissé monsieur Georges place de l’Yser, près de la baraque à frites « Tchantchès ». Dans une semaine, me dit-il chaleureusement, je vous contacte et je vous promets que j’en saurai beaucoup plus. Comptez sur ma vieille expérience de fouineur impénitent...

Il part songeur, mon dossier sous le bras.

Monsieur Georges



Courrier de Monsieur Georges

14 mars 2011-03-17

Je reçois de monsieur Georges le courrier suivant :

Cher monsieur,

Comme vous promis, je me suis intéressé à ce mystère de la rue Puits en Sock Après votre départ et lecture de votre dossier je suis retourné directement sur les lieux.

Un locataire sortant fort opportunément de l’immeuble, j’ai pu engager avec lui la conversation.Il était assez inquiet, vous ayant vu plus tôt sur le trottoir en face faire quelques photos de l’immeuble et en plus un véhicule flambant neuf Toyota de la police de Liège étant stationné juste devant son immeuble. Etant pris dans une sordide affaire de mariage en blanc dont il se dit victime il se trouve en délicatesse avec la justice, de la ses craintes compréhensibles.

Sa surprise est totale d’apprendre que cet immeuble à une histoire ; une histoire bien dans la tradition du quartier d’Outremeuse et qu’ici, Pierre Carette et les CCC cogitaient leurs actions terroristes. Il est d’autant plus surpris et épaté, qu’étant dans la quarantaine et d’une certaine culture, il se rappelle très bien ces événements.

Il m’autorise une visite des lieux. Vous voyez me dit-il, les deux appartements du rez ont été abattus pour construire cette boulangerie il y a pas mal d’années. Par un étroit corridor de 4-5 mètres de long, je rejoins un escalier crissant de veillesse, arthrosé jusqu’à la moëlle, en colimaçon, étroit et à la rampe mal assurée. L’étage atteint, j’ai à ma gauche un cagibi exigu fermé par une porte mal assurée en planches rouges et qui, au temps de sa splendeur, était récipiendaire du lieu d’aisance commun au premier et deuxième étage… C’est aujourd’hui un kot à brol.

Devant moi, deux autres portes donnant l’une dans la chambre en façade ou s’étiole une vieille dame, l’autre à droite donnant sur les deux chambres communicantes occupées à l’époque par la victime Bebronne Nicolas et sa sœur.

A l’arrière une fenêtre donne sur une plate forme - terrasse couverte de cailloux, d’où émerge effectivement et comme relaté dans l’enquête, une verrière centrale, en fait un bulbe en plastic transparent. L’exiguïté des lieux est surprenante. A la lecture du pro justitia je voyais le cadre de cette agression beaucoup plus grand. Les événements en fait se sont déroulés sur quelques mètres carrés.Voila pour ce qui est de cette visite qui ne m’apporte rien comme élément sauf ce constat de l’exiguïté et de la vétusté des lieux.

J’ai pu localiser le propriétaire actuel par lequel j’ai pu contacter téléphoniquement le propriétaire de l’époque, lequel, étrangeté du sort, est natif … de Vielsalm. Il vit dans la région de Sprimont. Ce monsieur est évidemment surpris de mon appel, il me dit ne plus vouloir parler de cette vieille affaire de plus de 25 ans. D’une correction et d’une élocution parfaite il se laisse finalement à me faire quelques confidences.

Voila les renseignements intéressants que j’ai pu recueillir.

« L’appartement de Carette était au rez de chaussée. Il est formel que le locataire avec qui il a traité était bien Carette. Alias Duhame René. Un monsieur très correct avec qui il a eu d’excellents contacts et entretiens. Il se disait journaliste. Ce qui lui a paru étonnant, c’est que pour les rendez-vous, payements du loyer ou autres, Duhame René donnait toujours un rendez-vous dans un bistrot, et non chez lui, évitant ainsi l’accès de son appartement au propriétaire. « Etonnant et non suspect car je n’avais pas a allé visiter son appartement. » conclut-il.

Il s’est bien dit que ce monsieur ressemblait fort à celui que l’on voyait partout dans les medias, mais il a mis cela sur le fait du hasard. Il en rit encore aujourd’hui.

Lors de l’agression sur Bebronne, le parquet a contacté le propriétaire aux fins de pouvoir visiter l’appartement au rez de chaussée, devenu suspect suite à l’ouverture de l’enquête de proximité. Il s’est rendu à l’immeuble et à l’appartement pour y retrouver les enquêteurs. Etonnement général, la porte de l’appartement n’était pas fermée à clé.

Il a été surpris d’y voir de l’armement*, beaucoup de dynamite** et fut surtout impressionné par la présence d’une véritable bibliothèque, de documents de revendications, photocopieur etc. L’antre d’un journaliste…L’antre d’un anarchiste.

L’appartement étant ouvert, cela a probablement permis des visites discrètes de terroristes qui, selon le propriétaire -« c’est ma conviction mais je ne suis pas juge »- étaient des français d’Action Directe venant récupérer de la « marchandise. »

*mitraillette Vigneron + 2 chargeurs- volé à Vielsalm + 1 pistolet et deux riot gun

** Explosifs volés à la carrière d’Ecaussines

Conclusion

On peut donc conclure sur cette mystérieuse affaire de la rue Puits en Sock :

Que le jeune homme blond qui avait profité quelques jours plus tôt de la rentrée du locataire dans l’immeuble pour s’introduire subrepticement connaissait, lui, l’emplacement de l’appartement de Carette au rez de chaussée puisqu’il l’indique et s’y rend directement. Mais il n’avait pas la clé de la porte d’entrée. Ni probablement celle (bien inutile) de l’appartement qu’il devait savoir être ouvert.

Que les deux visiteurs qui ont agressé le locataire ne connaissaient pas l’endroit de l’appartement de Carette. Pas plus que Bebronne qui, vu que les visiteurs lui désignait la fenêtre de l’étage, les a introduit et conduit la ou demandé, en fait la chambre d’un turc, nouveau locataire. Le fait que ses agresseurs se soient équipés d’un pied de biche atteste que ces derniers n’avaient pas non plus de clé et étaient ignorant que l’appartement ( de Carette au rez) fut resté ouvert.

Que la grande valise dont ils étaient détenteurs devait servir à emporter les armes et d’autres éléments importants pour le réseau terroriste.

Que l’on peut exclure l’hypothèse souvent reprise du dépôt des armes dans l’appartement par des membres des forces de l’ordre pour charger les CCC (R. Haquin) auquel cas les visiteurs ne se seraient pas trompé d’étage

Que plusieurs personnes sont venues APRES l’arrestation des C.C.C. le 16 décembre 1985.Notamment un soir (vers 23 heures) ou Bebronne y a vu de la lumière par la verrière.

Que l’arme Vigneron découverte avait été volée à Vielsalm le 13 mai 84 et avait servi aux CCC pour tirer sur l’agent securitas Demunck le 04 11 85, soit deux mois avant l’agression Bebronne. Que la présence physique de Carette est bien établie. Qu’en plus, la masse imposante d’éléments concernant les activités des CCC découverts sur place ne peut laisser planer aucun doute.

J’ai analysé la version CCC sur cette affaire de vol de Vielsalm. Version faut-il le dire non officielle, peut être fantaisiste pour ce qui est de Vielsalm, mais qui m’offre un panel interpellant sur les présumés acteurs de ces actions criminelles.

1-Le constat, en ce qui me concerne, renforce la thèse probable de l’attaque de Vielsalm par un groupe terroriste A .D.- C.C.C. Je ne m’appuie évidemment que sur l’analyse de ce qui s’est passé Outremeuse et ne connaît pas comme vous l’ensemble du dossier.Si les objets « similiaires à Vielsalm» trouvés dans l’appartement sont un reliquat de l’attaque de Vielsalm, ils appartiennent aux C.C.C. qui auraient donc mené l’attaque. Mais avec qui ?

2- La présence « probable » de Dislaire et consorts est un élément placé dans le dossier pour renforcer la crédibilité de l’inculpation de Dislaire, contre lequel il n’y avait aucun élément à charge, et qui avait été extradé du Luxembourg fin novembre, soit moins de 2 mois avant la découverte de la rue Puits en Sock.

Il se pourrait dés lors que les objets « similaires à Vielsalm» trouvés dans l’appartement et faisant l’objet du Pro-justitia daté tardivement du 28 03 86 - 2 mois ½ après l’agression Bebronne - soient un ajout des enquêteurs de pièces trouvées sur le lieu de l’attaque aux fins de confondre Dislaire et consorts .Il apparaît au fil de votre dossier, que celui-ci a été continuellement manipulé.

A Liège on vous dira : « de façon crapuleuse ».

Rendez-vous comme promis en Roture.Soyez assuré de ma toute fraîche mais indéfectible amitié

Georges, ancien journaliste à « la gazette de Liège »



Tchantchès

C’est l’esprit de Liège la fougueuse, c’est Liège la frondeuse

Il vient au monde à Liège, en août 760.Il apparaît de façon miraculeuse entre deux pavés du quartier d’Outremeuse en braillant une chanson à boire : « allons la mère Gaspard, encore un verre il n’est pas tard »…

Le bébé déteste l’eau, et le couple qui le recueille le sèvre au pèkèt, alcool local à base de genièvre. A son baptême, la sage femme lui cogne accidentellement la tête sur le rebords des fonds baptismaux, ce qui explique son nez difforme et rougeâtre.

A cause de son visage enlaidi, le gamin reste longtemps à l’écart de la foule.

A l’âge de dix ans il fait « saint-Mâcrawe », c'est-à-dire qu’il accepte d’être promené dans tout le quartier barbouillé de suie , sur une chaise à porteur escortée de nombreux enfants. Il attire la sympathie populaire, à tel point qu’il est élu prince du « Dju d’la Mouse ».Il oublie sa laideur et se fait aimer par sa bonté d’âme et ses espiègleries.Un jour alors qu’il se promène le long de la Meuse, il a l’occasion de rencontrer le chevalier Roland, neveu de Charlemagne. Une amitié profonde naît entre les deux jeunes gens et Tchantchès est introduit à la Cour.

Tchantchès est étroitement lié à tous les épisodes de la vie de Charlemagne et de son entourage.Il accompagnera Roland à la bataille de Roncevaux :« Tchantchès reste ébahi devant la hauteur des Pyrénées, mais il s’étonne surtout que la peau des sarrasins soit si noire, et il dit à Roland : « à mon z’avis, y z’ont fait « Sain Mâcrawe au dju d’la Mouse, et y z’ont oublié de s’frotter la figure ».

Tout en parlant, il s’équipe. En guise de bouclier, il revêt son sarreau bleu : pour heaume il se coiffe de sa casquette de soie noire. Les trompettes sonnent. Les barons et les chevaliers endossent leurs armures et enfourchent leurs destriers…Et commence la fameuse bataille de Roncevaux.

Roland frappe comme un diable. Tchantchès, lui aussi, fait rage. Ce n’est pas pour rien qu’il est champion des « soukeus d’ju d’la Mouse »*.

Il crache dans ses mains et donne des coups de tête dans l’estomac à une cadence rapide. Il se bats « à côs d’tièsse èpwouèsonées »** Ni cuirasse, ni cote de maille ne résiste à ce terrible bélier. Il a déjà avalé deux bonnes lampées de pèquèt pour se mettre en forme et expédier trois cent mille Sarrasins dans l’autre monde. L’ennemi fuit l’endroit de la bataille où se trouve Tchantchès. Celui-ci n’ayant plus rien à faire commence à s’ennuyer et baille bruyamment. Roland lui dit : « tu t’ennuie mon ami. Va te coucher, je ferai bien sans toi »

Tchantchès obéit. Depuis combien de temps dort-il lorsqu’il entend sonner le cor ? Il a l’intuition d’un désastre. Il trouve Charlemagne devant le cadavre de Roland, son preux compagnon. Sa tristesse est immense. Il enlève sa casquette et s’arrache des poignées de cheveux. Puis il prononce cette courte oraison funèbre :

»Sire Empereur, votre neveu à reçu sa « daye « (son compte) mais nous l’revengerons »

Ainsi sera fait.Tchantchès accompagne Charlemagne au siège de Saragosse et ce sera lui, qui, le premier, franchira les murailles de la ville…

*donneur de « coups de boule » de par de la Meuse

**coups de tête empoisonnés.

Lucien Dislaire Houffalize

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( Dr. Robert RENDU)
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Ven 5 Aoû 2016 - 11:37

Merci à tous deux : Mr Dislaire ET Michel ...très intéressant , pour ceux qui ne croyaient pas en une "sorte" de manipulation de la "Justice" , on aurait ici ... comme une sorte de confirmation .
J'admire la porte de l'appart des CCC restée non fermée depuis l'arrestation et qui permettrait à n'importe qui de prendre une Vigneron et de la dynamite . SUPER

Mon Week End sera bon,, je suis plié de rire !!! Merci encore !!!
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 5 Aoû 2016 - 13:51

oui l'histoire de la porte enfoncé ne s'accorde pas:


c'est le 13 janvier 1986 au 1 etage  pieds de biche ou c'était

le lendemain de l'arrestation de Carette le 16 decembre  1985 ? avec 5 collègues
aussi au premier etage  haha

mais entre temps il y a vait un jeune turc là dedans dixit version ici et ds Doul c'est bien là que delvoye recupère la valise plein d'argent de la sureté

tout cela est alembiqué par 3 fois  !!!

Citation :
Finalement décision est prise d’exercer une pression sur la porte alors qu’un pêne est rétracté, avec l’espoir que l’autre glisse hors de son logement. La manœuvre échoue, on recommence avec l’aide de tous ceux qui sont présents sur le palier. Cette fois la pression est nettement plus forte, dame ! ils sont cinq à pousser du mieux qu’ils peuvent !

Victoire, la porte bascule… avec le chambranle dans un grand fracas de verre brisé. Analyse faite : les occupants ont fixé avec des vis Parker, espacées de dix en dix centimètres, une plaque d’aggloméré de 18 mm à l’arrière de la porte. Grâce au rideau, ce renfort était invisible du palier, et la porte avait gagné en rigidité. La propriétaire des lieux « apprécie » le travail des professionnels : évidemment, avec un tel raffut, plus les allées et venues dans les escaliers, il était difficile d’ignorer ce qui se passait. Fouille



wicki:
Citation :
Un chambranle est un encadrement de bois ou de pierre qui borde une porte, une fenêtre ou une cheminée et qui se situe dans le plan du mur ou légèrement en saillie. Il joue un rôle de finition et raccord entre l'ébrasement et la surface du mur. Il est constitué de deux montants ou de deux battants verticaux et d'un linteau horizontal.




Michel il va falloir interviewer Carette et c° pour avoir une troisième version truquées en plus  +

aussi comme cela on arrive à l'allemand de la BND? ou à Douglas de la CIA ....etc
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Ven 5 Aoû 2016 - 21:06

@ "K" : si tu lis bien ce que j'ai écrit à propos de cet appart, tu vois que j'apprends les choses le lendemain soir lors de l'opération visant à ouvrir un garage ... au hasard.

J'obtiens des bribes d'informations, part ex. personne ne me donne le N° de la maison, mais j'apprends la proximité d'une boulangerie... donc je tire la conclusion ERRONEE que l'appart est au premier étage. Soyons clair : l'appart des CCC dont question dans mon récit est bien celui du rez.

Le moins que l'on puisse dire est que les collègues ne se sont pas montrés très loquaces sur le sujet, mais par bribes et morceaux j'ai reconstitué l'historique de la "visite" ... que le serrurier m'a confirmé ( toujours sans donner le N° ni l'étage, il devait croire que je le connaissais )

Tu constates aussi que ce repaire "chatouille" tout le monde : dans l'extrait que tu nous a publié il y a qques jours, on ne donne qu'une adresse d'appart "conspiratif" trouvé sur indication SE... Idem dans le bouquin étrange, d'inspiration directe SE, que je cite dans mon récit et qui m'apprend le N° d'immeuble... là aussi un seul repaire CCC est cité avec son adresse complète, celui de Liège. Te dire comme cette histoire "chipote" pas mal de monde ....

Je n'en veux pas aux collègues pour leur silence, leur carrière était sans doute en jeu ... le CC était coutumier de ce genre de pression... et ils avaient dû être sermonnés sur le sujet !

Merci encore à Mr Dislaire pour ce morceau d'anthologie judiciaire !! ( et à Michel pour la publication )
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michel
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 5 Aoû 2016 - 21:24

g.damseaux a écrit:


Merci encore à Mr Dislaire pour ce morceau d'anthologie judiciaire  !! ( et à Michel pour la publication )

Vous n'aimez pas le débat contradictoire?

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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 5 Aoû 2016 - 21:28

pas seulement le 13 janvier 86 une descente ? mais aussi une semaine avant cad autour du 6 janvier 1986 aussi:

Citation :
Muller Lucien - 07 04 86 Renseignements recueillis dans ce dossier. Enquête de « voisinage » suite à appartement conspiratif loué par un sieur DUHAME René alias Carette Pierre.

Les deux hommes qui se sont présentés le 13 janvier 1986 à Bebronne Nicolas n’ont pas été identifiés à ce jour. De l’enquête effectuée il apparaît qu’une semaine avant, deux hommes s’étaient présentés à la porte à la recherche d’un « Daniel ». La nommée HO MY DUNQ victime habitant l’immeuble avait refusé de leur ouvrir. Il faut signaler que le prénom de « Daniel » avait également été signalé à Bebronne. Vu le contexte il est permis de supposer que des personnes connaissant l’existence dans cet immeuble d’un local loué par Pierre Carette, mais ignorant sa situation exacte aient tenté d’entrer. L’enquête établie d’autre part qu’un ou plusieurs individus possédant les clés de l’appartement de Carette y ont pénétré et ont même emporté divers objets


il y a aussi ce "Daniel  "  nom d'un autre agent "Daniel" provocateur ds l'histoire du meurtre de ASTERIX ? A bruxelles cette fois si .
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 5 Aoû 2016 - 21:37

le 13 janvier 86 ils cassent bien au pieds de biche la porte du premier etage:


Citation :
BEBRONNE Nicolas, Colette, Léon, Ghislain – Célibataire - Né à Verviers le 23 09 65 - Domicilié à VERLAINE Rue Halin 6.

Lequel nous déclare en français :

« Je suis étudiant en assistant laboratoire clinique. J’occupe une chambre au 152 de la rue Puits- en Stock à LIEGE. Cette chambre se situe au premier étage. En réalité, je suis la avec ma sœur et nous occupons la chambre en façade, de même que celle qui donne sur l’arrière. Nous les occupons depuis le 1 octobre.(1985)

et

Citation :
Depuis l’intervention de la police, on m’a montré des photos mais je n’ai reconnu personne.Le 13 janvier 1986 j’ai été agressé par deux personnes. Au départ, quelqu’un a sonné aux trois sonnettes de l’immeuble. J’ai d’abord ouvert la fenêtre et lui ai demandé ce qu’il voulait. Il m’a répondu qu’il voulait voir un prénommé DANIEL.

Comme je lui répondais que je ne connaissais pas de DANIEL dans l’immeuble, il m’a montré la chambre en façade à côté de la mienne. A cette époque, je ne connaissais pas encore l’occupant de cette chambre qui est de nationalité turque. Un des deux hommes était porteur d’une grosse valise. Je n’ai pas demandé ce qu’il voulait à DANIEL et je suis descendu pour leur ouvrir la porte

et

Citation :
Lorsque je suis arrivé au dessus de l’escalier, précédant les deux hommes, j’ai vu Nadine, une locataire du troisième étage qui se rendait au W.C. sur le palier du 1er étage. Je suis rentré dans ma chambre en façade. De cette chambre, on entend très fort ce qui se passe à côté. J’ai entendu qu’ils frappaient à la porte, d’une façon normale d’abord, ensuite plus forte en insistant. Ils sont restés très calmes tout le temps que Nadine se trouvait au W.C. J’ai entendu Nadine qui sortait du W.C et remontait. Les deux hommes ont alors commencé à appeler et puis, n’ayant pas de réponse, à casser la porte.


on constate donc qu'un Daniel possiblement de nationalité TURC , habite bien à la première étage à côté de celui de Bebronne et que la grosse valise c'est celui d'un serrurier ? et que la porte est cassé avec un pied de biche .

mais qqs temps avant on avait déjà enfoncé la porte de Carrete aussi en bas , au rez de chaussée  mais cette fois en presence du proprio ;

celui là peut donc confirmer la prise de  cette malette plein d'argent puis il a du remplacer la porte et chabranle  avec une nouvelle serrure car il là laisse ouverte ! pour les visiteurs suivants : ils doivent entre temps  y placer une photocopieur, des armes , tracts et bataclan et pe aussi qqs batons de argile envellopés en papier craft
puis après que on trouve le tout officièlement pour la presse mais celle-ci répère en face le parking où un paneau indique clairement en grosse lettres :"parking réservé à la Sureté , antenne de liège" (juste en face) ;

haha  ,histoire belge

ce batiment de Carette à des étages d'appartements conspiratifs avec presque toutes les portes défoncées à toutes ces étages?  plus un parking réserves "CCC" en plus ou
c'était des boxes sol comme au parking beau site?

ou c'était pour des loups gris turc ? qui en plus utilisent le pseudo DANIEL , ha ha

pe Hergé y avait une garage pour ses Duponts aussi ?
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Sam 6 Aoû 2016 - 14:18

timeline

Citation :
P.J. Liège - 15 04 86

« Nous signalons que la mitraillette Vigneron et le pistolet Colt.45 font l’objet d’un dépôt séparé 3324/86. Deux fusils à pompe : demande de renseignement en Italie »

Appartement conspiratif : « Présence probable de Dislaire Lucien – X et X1 ».


>>9 mai 1986 : grève de la faim des prisonniers des CCC qui durent 43 jours.

comme disait VDB: TROP is TEVEEL
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Sam 6 Aoû 2016 - 14:36

qqs bribes ds la presse:

Citation :
Bref, ce matin-là, Pascale Vandegeerde est donc prise en filature par les hommes de la Sûreté carolorégienne. Elle se rend dans un appartement du boulevard Audent, à Charleroi, voisin du domicile d'un magistrat carolorégien et distant de cinquante mètres à peine des locaux... de la Sûreté

et le tête de TURC :

Citation :
Remonter la piste
Quelques heures après les quatre arrestations, une perquisition est effectuée au 28 du boulevard Audent, à Charleroi, l'appartement d'où sont sortis Vandegeerde et Chevolet. On y trouve une veste en cuir pareille à celle que portait le terroriste qui a tiré sur Michel De Munck, le garde de sécuritas, blessé en novembre 1985, lors de l'attentat contre la BBL.

On y trouve aussi 52 faux permis de conduire et cartes d'identité... identiques à ceux que l'on a saisis dans une cache du F.R.A.P. (rue des Cottages, à Uccle) et sur un certain Muzaffer Kaçar (arrêté dans le train Bruxelles-Paris, avec plusieurs bâtons de dynamite volés en juin 1985 dans la carrière de Scouffleny, à Ecaussinnes).
On y trouve encore une lettre de Frederic Oriach (Action directe) portant les empreintes des quatre C.C.C. et d'une jeune femme, C.T., membre de Ligne rouge. Les empreintes d'une demi-douzaine d'autres personnes (non identifiées) sont encore relevées dans cet appartement... où l'on découvre, enfin le reçu d'un virement postal établi au nom de Marc Draps, pour la location d'un garage à Marcinelle. Pas à pas, les enquêteurs vont maintenant pouvoir «remonter la piste» qui s'ouvre à eux...
ALAIN GUILLAUME.


il ne faut que DANY et le cowboy , puis l'allemand et

puis le Grand Blond avec une chaussure noire :
>>>
CCC:=

Pierre Richard · Bernard Blier · Jean Rochefort · Jean Carmet · Mireille Darc.

oufti
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Dim 7 Aoû 2016 - 8:57

@ Michel : pourquoi pensez vous que je n'aime pas le "débat contradictoire" alors que je vous remercie , vous et Mr Dislaire pour l'apport important de ces docs en rapport avec l'appart. Liégeois. ??

Si je n'aimais pas la "contradiction" , je ne serais pas sur ce forum ( ni sur d'autres )

J'ai réellement apprécié , juré , et je me suis fendu la poire !!!

Bonne journée à tous.
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 10:24

je pensais que cet histoire racontée ds votre bouqin  ,entendu via des tiers et ici sur PV par la police de liege est plus compliqué que cela .

je me pose la question si c'est une affaire , deux ou voir trois affaires+ , mélangées ds ds fausses PV antidatés par des personnes pour couvrir la surêté et d'autres services pour leur infiltration , voir complotage.


si Carette  et Cie avait bien une appart au rez de chaussé à l'arrière  il devait y avoir commerce à l'avant ?

puis au premier étage devait y avoir TROIS studio's :
un de ce DANIEL remplacé par un TURC peu avant le 13 janvier 86 ( face avant gauche,)

et deux chambres connectées de Cambronne (fache avant droit ) et sa soeur (chambre laterale?)

au deuxième étage :le viet con
et au troisième étage cette dame

Si ce daniel était là avant le 16 il a pu connaitre Carrette

Difficile à croire que le suivant locataire , le TURC a connu aussi Carrette et en plus qu'il a demenagé des batons de dynamite ds le train vers PARIS .


en plus il y avait aussi à liège l'affaire Systermans non ?
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