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 Les années noires vous intéressent ?

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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 11:35

http://archives.lesoir.be/systermans-et-reynders-declares-coupables-de-l-attentat_t-19901023-Z037C6.html


il y avait une fois dans OUEST  : Sint Nicolas   6 decembre 1985


Citation :
Systermans et Reynders coupables de l'attentat commis au Palais de Justice de Liège

Très adroit d'avoir rappelé que pour l'enlèvement de Guy Cudell on a choisi de juger l'affaire à Mons. Il ne fallait pas juger Systermans à Liège. Mais la Cité ardente tient sans doute à son client. En moins d'une demi-heure, Me Jean-Paul Dumont réussissait à expliquer clairement, et bibliographie intéressante à l'appui, tout ce qu'un jury doit savoir sur la loi de défense sociale.
Avec une dédicace qu'on n'oubliera pas avant longtemps: «Quatre CCC ont été arrêtés dans un hamburger, à Namur». Qu'importe le lapsus: Me Jean-Paul Dumont s'est battu comme jamais pour tenter d'éviter à ce jeune électricien, minus sur les bords, les travaux forcés à perpétuité dont on l'avait accablé à Liège.
Me Jean-Paul Moerman occupa à lui seul toute l'après-midi. Il souligne les côtés étranges de l'enquête, la présence de la Sûreté en toile de fond, le barrage de la partie civile: Il y a eu ici deux sortes de témoins. Ceux de l'accusation, dont beaucoup se sont fait porter malades. Et puis les nôtres, ceux de la défense, qu'on a refusés d'entendre alors même qu'ils attendaient dans la salle qui leur était réservée...
Pour Me Moerman, la preuve la plus évidente d'un «procès arrangé» est que le procureur du Roi de Liège, Mme Anne Bourguignon a tenu une conférence de presse pour informer les journalistes de l'arrestation de l'auteur du dynamitage du Palais de Justice le jour même de l'arrestation de Systermans, alors qu'on ne disposait encore d'aucun dossier d'expertise. On pouvait penser déjà que l'issue de cette bataille serait incertaine pour Systermans. En effet, à supposer même que Mme Bourguignon n'ait agi que comme une «madame Soleil», cela n'enlève rien à la valeur des preuves matérielles rassemblées par l'avocat général Morlet.
Le climat entre avocats liégeois, montois ou bruxellois est resté ce qu'il était dès le début du procès: détestable, et affligeant, malgré tous les efforts accomplis par le représentant permanent du Conseil de l'Ordre bruxellois.

G. v. D.


on comprends que ce n'est pas seulement BOCH qui fait des vases craquelées mais toute la justice de Liege s'y attelle à cette tache d'ardente de fabriquer des dossiers en beton craquelés.


en plus on wallonie on a peur de creuser un trou ds son jardin par peur d'y trouver du Dynamite volé ; Mendez, les Duponts à ... , Systermans , le CCC etc
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 12:06

et encore un bout

Citation :



SYSTERMANS ET REYNDERS DECLARES COUPABLES DE L'ATTENTAT COMMIUS AU PALAIS DE JUSTICE DE LIEGE(LE 6 DECEMBRE 1985)
VAN DAMME,GUIDO

Mardi 23 octobre 1990
Systermans et Reynders déclarés coupables

Procès-bis pour rien? Pour leur attentat meurtrier, les accusés risquent la même peine qu'à Liège: la «mort» et la perpétuité.


Lundi, à 22 h 10, au terme d'une délibération qui aura duré 4 h 15, les dix dames et deux messieurs du jury des assises du Brabant ont déclaré Jean-Marie Systermans et Francis Reynders tous deux coupables de l'essentiel des accusations: l'attentat commis le 6 décembre 1985 au palais de justice de Liège et la mort du jeune Philippe Balis.
En revanche, petite nuance, le jury les a déclarés non coupables de l'attentat de la cathédrale Saint-Paul. Quant à l'«attentat bidon» au domicile de Me Systermans au quai Marcelis, Systermans est déclaré coupable sans circonstances aggravantes, Reynders coupable avec circonstances aggravantes. La question relative à une application éventuelle de la loi de défense sociale pour Reynders aura été ajoutée inutilement: Reynders n'est pas dans un état de débilité mentale. Arrêt attendu aujourd'hui.
Comme prévu, le matin, la défense de Systermans et Reynders a occupé à elle seule tout le terrain. Ce qui était moins prévu, c'est qu'elle s'organiserait de telle sorte à mobiliser toute une journée, les répliques prenant soudain le volume de plaidoiries ordinaires. Et comme le prescrit la loi, ce sont les accusés qui ont eu la parole en dernier lieu.
Jean-Marie Systermans: Je suis innocent des crimes dont on m'accuse. J'ai commis une lourde erreur, celle de m'être pris souvent à de hautes autorités pour défendre mes clients, ou moi-même ensuite. J'ai cru que c'était suffisant pour les infléchir, mais toujours par la voie légale. Tant pis. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j'ai enduré et que j'endure. C'est effrayant. J'espère que vous m'acquitterez. J'ai confiance en vous. Je suis innocent!

Francis Reynders, lui, remercie ses avocats, et demande aux jurés de le rendre à sa femme et à ses enfants. Ses nerfs cèdent, une fois encore...
Toute la journée a donc été consacrée aux répliques de la défense. Me Lempereur s'obstine d'abord à vitupérer contre le climat, les autours et les alentours de ce procès. Que les enquêteurs aient eu des préjugés assez défavorables comme les avocats avaient des attitudes hostiles, quoi de plus évident et même de plus explicable quand on sait le comportement de Systermans au sein de l'appareil judiciaire liégeois.
DES INCOHÉRENCES FLAGRANTES
Le droit est une profession où ceux qui jouent cavalier seul doivent s'attendre aux pires déboires. Il n'en reste pas moins vrai que cette hostilité assez répandue contre Systermans a abouti à des incohérences flagrantes. Etonnant que la pièce maîtresse de l'accusation, le fameux caisson enterré dans le jardin de Systermans, n'ait pas été photographié «in situ», au moment de son exhumation, alors qu'on a gaspillé de la pellicule pour la moindre valisette innocente de l'accusé. Etonnant que la police judiciaire replace soigneusement les trois bombes dans le coffre de banque de Systermans «pour prendre une photographie» avec une aisance à faire pâlir les démineurs... Et la relecture d'une série de procès-verbaux d'interrogatoire donne effectivement à penser que les réponses, souvent, ont été suggérées sinon dictées. Moins brillantes étaient les réponses quand il s'agissait d'écarter les preuves matérielles de l'accusation. Trois caissons fabriqués au lieu d'un seul, bien suffisant pour le prétendu usage archéologique qu'on voulait en faire.
Puis en réponse à la question assez angoissante de Me Emile Edgard Jeunehomme sur l'existence du troisième caisson qui serait éventuellement lui aussi aménagé en bombe:
Je me demande si ce troisième caisson n'est pas simplement enterré dans le jardin de Jean-Marie Systermans...
La réponse était tout à fait curieuse. Est-ce la réponse que Systermans avait soufflée à son avocat? De toute façon...
Réplique-choc de Me Jean-Paul Dumont pour le coaccusé Francis Reynders. Il demandait aux jurés de faire interner son client, lequel a besoin de soins psychiatriques.
GUIDO VAN DAMME


puis une autre cloche:

http://archives.lesoir.be/les-trois-accuses-s-enntre-dechirent-ferocement-avant-l_t-19891011-Z021NG.html

http://archives.lesoir.be/condamne-a-mort-cherche-quatrieme-jury-d-assises-syster_t-19910412-Z03UZD.html
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 12:39

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Citation :


TEMOIGNAGES DES PROCUREURS LIEGEOIS SANS HAINE ET SANS CRAINTE...
HAQUIN,RENE


Mercredi 20 mars 1991
Le troisième procès Systermans - Reynders aux assises du Hainaut
Témoignages des procureurs liégeois
«sans haine et... sans crainte...»
Une lettre signée par les CCC menace la défense de Systermans dans un procès qui tourne à la foire d'empoigne.

Il est vrai que dès le mois de mai 1985, le commissaire Jan Dewachter, de la défunte administration de l'information criminelle plus connue sous le sigle de BIC, rédigea un premier rapport interne suivi par d'autres sur la base de ce que lui disait un informateur resté anonyme et relatif à la préparation d'un attentat au palais de Justice de Liège, lors de la réunion mensuelle des juges d'instruction. L'attentat devait être précédé par un vol d'explosifs et devait être commis par trois ou quatre terroristes, dont seuls les prénoms furent cités. Trop précis et trop vague à la fois, d'autant que les juges d'instruction ne se réunissaient jamais entre eux.

Les tuyaux du commissaire Dewachter furent transmis par le BIC au parquet de Bruxelles, où à cette époque, les autorités avaient décidé de centraliser toutes les informations sur le terrorisme. On était en pleine campagne des attentats CCC ainsi qu'au plus fort des tueries du Brabant.
Vrai aussi que les informations contenues dans les rapports du commissaire Dewachter ne furent communiquées que bien plus tard à Liège. Pas avant le mois d'août 1986, selon les autorités judiciaires liégeoises entendues hier au procès de Mons, soit huit mois après l'attentat meurtrier du palais de Justice dont répondent Systermans et Reynders.
LES INFORMATIONS
DE DEWACHTER
Y avait-il, à Bruxelles, intérêt à dissimuler ces informations? Sans le dire, la défense de Systermans le laisse entendre.
Les informations de Dewachter ont été transmises et exploitées notamment par le GIA (le groupe interforces antiterroriste) mais à l'époque elles ont pu être perçues comme un ensemble de rumeurs non fondées, explique l'ancien patron du BIC, Claude Debrulle. Il reconnaît aussi qu'en décembre 1985, au moment de l'attentat de Liège, il décida avec les autres responsables du BIC de concentrer le travail du service sur la vérification des informations relatives au banditisme plutôt que sur les informations sur le terrorisme. Et cela put paraître singulier alors et aujourd'hui encore.
L'ex-avocat liégeois Jean-Michel Systermans, premier accusé, y puise bien sûr argument pour soutenir aujourd'hui à Mons, comme il le fit l'an dernier aux assises du Brabant et en 1989 à Liège, que les autres pistes furent négligées par les enquêteurs liégeois et qu'il est ainsi devenu la victime d'une enquête, sinon truquée, du moins orientée, en 1987 à Liège. Que les charges rassemblées contre lui ne le furent peut-être pas de façon régulière.
La défense de Systermans a ainsi cité comme témoins le procureur général et le procureur du Roi de Liège, entendus hier pour la toute première fois dans ce dossier.
Je signale, dit le procureur général de Liège Léon Giet, qu'un détenu de Lantin a spontanément déclaré à la PJ avoir été approché en prison par Systermans, contre une somme de 60.000 F, pour commettre un attentat à son domicile à Sprimont. Je suis venu ici à la demande de la défense, j'ai prêté serment de parler «sans haine», et j'ai quand même un peu hésité quand j'ai dû dire «sans crainte».
Il précise n'avoir jamais entendu parler, avant le mois d'août 1986, huit mois après l'explosion au palais de Justice de Liège, des informations de mai 1985 de Dewachter sur une menace d'attentat.
Si on vous avait informé, je suppose que vous auriez entamé des recherches, demande le président. Et que vous auriez pris des mesures spéciales de sécurité pour la conférence du jeune barreau le 6 décembre 1985? renchérit Me Moerman, avocat de Systermans.
Le pemier accusé ne laisse pas au procureur général le temps de répondre: Les médias nous ont présentés comme des ennemis irréductibles. Nos rapports n'ont-ils pas toujours été courtois? Moi, je pense que oui.
Le procureur général opine dans un profond soupir: Courtois? Sûrement... Même s'ils se sont refroidis par votre faute. Quand j'ai appris un matin par la RTBF que j'allais sans doute être déplacé parce qu'une plainte était déposée contre moi pour divulgation du secret professionnel et qu'on m'a dit que cette information provenait d'un coup de téléphone de Systermans, vous reconnaîtrez... Mais, c'est vrai, je vous ai toujours reçu avec courtoisie...
PAS D'ATTENTAT À LA BOMBE
S'EXCLAME SYSTERMANS
Systermans rebondit: Je voulais dire que vis-à-vis de vous, je n'ai jamais utilisé que des moyens réguliers, légaux. Pas d'attentat à la bombe...
Le procureur général parle alors d'un pamphlet distribué à des centaines d'exemplaires au FC Liégeois: Rempli d'insanités à mon égard, mais évidemment pas signé par Jean-Michel Systermans. Je n'ai voulu mettre cette affaire à l'instruction, et j'accepte évidemment de vous entendre dire que vous n'aviez pas de haine contre moi...
Mme Anne Bourguignon, procureur du Roi de Liège en 1987 quand fut arrêté Systermans, donne son sentiment: Pour moi, c'était un dossier en béton. La piste terroriste n'avait rien de valable. Les auteurs de l'attentat au palais de Justice sont ici, dans le box.
Réaction instantanée de Me Moerman: Très bien! Cela s'appelle respecter la présomption d'innocence.
Mme Bourguignon s'énerve: En août 1987, pour moi, la culpabilité de Systermans était évidente. A sa décharge, il y avait l'identification par une seule personne du CCC Sassoye et le fait que de la dynamite semblable à celle qui avait explosé au palais avait été trouvée dans la planque liégeoise des CCC, mais celle-là n'avait pas la même provenance.

Les informations de Dewachter ont été vérifiées par un de mes meilleurs officiers de PJ pour déboucher sur un PV de carence en février 1987.
Lors de l'audience de mardi, on a aussi procédé à la lecture d'une lettre des membres des Cellules Communistes Combattantes incarcérés. Ceux-ci affirment qu'ils n'ont rien à voir avec les attentats de Liège et menacent les avocats de la défense de leur faire payer leurs assertions...
RENÉ HAQUIN


ce même de Wachter du Bic avait signalé ailleurs

Citation :
M. Jan De Wachter dit avoir fait rapport sur des confidences qu'un de ses informateurs tenait d'un certain Asterix (nom de code de Hertreckx, l'ancien garde de corps de Plastic Bertrands abattu en janvier 1985 sur le parking du shopping d'Anderlecht) selon lequel le chef des tueurs du Brabant serait un certain Dany, pouvant correspondre au signalement de Madani Bouhouche. Puis il apprit par un autre informateur de la PJ, du nom de Montel (abattu à la mi-1985), qu'un dossier de fraude fiscale avait été dérobé au palais, contre paiement de cinq millions de francs. Certaines informations venant de Montel recoupaient celles d'Asterix. Enfin il parle du tuyau obtenu en mai 1985 sur un projet d'attentat au palais de Justice de Liège, lors de la réunion annuelle des juges d'instruction (ce type de réunion n'existe pas, mais le barreau se réunit annuellement au palais). On sait que l'attentat du palais de Liège date du 6 décembre 1985.
M. De Wachter ignore quelles suites ont été données à ses rapports.


visiblemement on voit des "DANY" en double et triple partout

marchands de dynamite???
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ginlo



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 13:13

Tiens, voilà Mme BOURGUIGNONT dans l'affaire des CCC, qui ne l'oublions pas est à la base de l'éviction de notre Commissaire Divisionnaire Hubert Delmotte en 1989, suite à sa réunion avec la CBW réunion en comité restreint au sujet des révèlations de Martial Lekeu depuis les USA sur des bizarres accidents de voitures "Affaire Robert LECLECQ/BREYER Art.Ph.Engels( Lacroix, Laitem, De Vroom et Delmotte) le 05/03/1989 Mme BOURGUIGNONT vire Delmotte le 06/03/1989 pour un motif futile " ce n'est pas de sa compétence" les Tueries du Brabant, quelques jours + tard ont apprend qu'elle a subit des pressions politiques pour mettre au placard ce Commissaire qui devait dans les mois à venir le chef de la 23ème Brigade de la PJ, à méditer ??....en 2016 elle nie en bloc tout cela d'un revers de la main.
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Dim 7 Aoû 2016 - 14:00

erreur : pour le Turc en janvier 1986
car il avait été arrêté plus tôt

- sur Muzaffer Kaçar, un ressortissant turc arrêté dans un train entre Bruxelles et Paris le 24 avril 1985;
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Lun 8 Aoû 2016 - 10:38

La brillante carrière de la dame Bourguignon ne doit rien à son statut d'épouse du sieur Duquenne, vice président du PRL - MR à l'époque ....

Je bénis encore cette dame qui par QUATRE fois classa sans suite une plainte pénale déposée par mes mains, m'obligeant à me constituer partie ( dépôt de caution ) et prise d'avocat... qui au final m'a coûté 520.ooo frs de l'époque pour une procédure freinée des 4 fers par la magistrature locale, me donnant satisfaction au bout de DIX ans de procédure.... faut reconnaître , à sa décharge, que je poursuivais le neveu d'un autre vice président du PRL, bref ministre de l'enseignement et bourgmestre à ses heures ...

A force de classer sans suite une plainte justifiée, on arrive à la prescription salvatrice des copains... faut avoir les nerfs !!!

Mais non, la justice belge n'est pas sclérosée , elle est parfaitement indépendante ....
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HERVE



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Lun 8 Aoû 2016 - 12:34


http://archives.lesoir.be/l-actrice-anne-bourguignont_t-20060630-005QU3.html?query=bourguignont&queryor=bourguignont&firstHit=40&by=10&when=-1&sort=datedesc&pos=45&all=138&nav=1

Anne Bourguignont

VANESSE,MARC

Vendredi 30 juin 2006

(...)

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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Lun 8 Aoû 2016 - 13:17

avec  très peu d'envie je me suis mis à l'ardente tache de faire un ligne de temps pour les visites et découvertes dans les puits et sockettes de Liège et je constate comme toujours des erreurs de dates simples , compliquées et anti-datées, des histoires vraies et re-racontées ou  entendus par des tiers.


après 10 pages il me faut une pause.

1. SOIR :date du vol de Scoufleny 1984 ou 1985 ? cela doit être en 1984 car comment autrement utilisé ce dynamite en automne 1984 ?
2.bouqin Carpentier:
>>
Citation :
La lecture de l’ouvrage de Carpentier et Moser, La Sûreté de l’État, éditions Quorum-LLN, 1993, est particulièrement instructive à ce sujet. Dans le chapitre consacré aux CCC, il est dit que durant cette période, l’ambiance à B2 était particulièrement délétère, ce qui n’aurait pas empêché le service de communiquer, en février 1985, au parquet de Liège l’adresse d’une planque identifiée des CCC. Les auteurs donnent l’adresse : rue Puits-en-Sock, 152.

je pense que c'est le 25 fevrier 1986 et pas 1985 car

Un «tuyau»de la Sûreté

Citation :
Enfin, le 25 février (1986), la Sûreté de l'Etat communique aux autorités judiciaires l'adresse d'une dernière cache importante des C.C.C., au 152 de la rue Puits-en-Sock, à Liège.
Les quatre C.C.C. sont passés dans cet appartement, mais six autres personnes aussi (cinquante jours encore après l'arrestation des terroristes!).
L'appartement avait été loué par Carette (sous le nom de René Duhamel) le 29 mai 1985


sauf si Duhame -Carette l'a loué en 29 mai 1984!!!!


cela remets une page de conclusions en question ds le bouqin de DOUL


et aussi le PV inconnu a Dislaire:

>
Citation :
ici PV du 25.02.86 ala quelle on fait reference plus tard ! in connu

mais dont parle Doul  et CBW


probablement faux PV:

Citation :
Le 25 février 1986, soit plus de deux mois après la visite « très discrète » de la Sûreté (Mais là, il y avait urgence…) la PJ procède donc à la perquisition complète de l’appartement, avec relevé d’empreintes, n’en doutons pas. Perquisition tellement complète que le 1er avril suivant, soit six jours après cette visite judiciaire, le propriétaire des lieux remet à cette même PJ deux cartes d’identité falsifiées avec la photographie de Carette, ainsi que des talons de versement de loyer pour ce même logement, documents qu’il a trouvés en faisant le ménage…

le lecteur remarque déjà une troisième erreur ds cette alignea

-------------


ces erreurs de dates entre 1984 et 1985 sont possible vue que d'autres appartement/boxes sont déjà loués en

Mars 1984

Citation :
  Peu après (le 20) , un informateur de la police judiciaire de Bruxelles indique aux enquêteurs l'existence d'un intéressant appartement situé au 28 de la rue Julien Schmidt, à Dampremy. L'appartement avait également été loué par Bertrand Sassoye (sous la fausse identité de Michel Artois), en mars 1984. On y a retrouvé les empreintes des quatre C.C.C. arrêtés et celles de trois autres personnes non identifiées.
C'est un petit entrepôt d'explosifs que les démineurs ont déménagé de là: 35 kg de «Triamite 27», 1 kg de «Dynamite 3», du cordeau détonant, 50 détonateurs, des mèches lentes, des produits chimiques utilisés pour la confection de mélanges explosifs. Le tout provenant, on s'en doute, d'Ecaussinnes et de la carrière de Meilleraie.
Des armes en quantité ont également été saisies dans cet appartement: un revolver Smith et Wesson calibre 38, une carabine Winchester (crosse et canon sciés), une autre Winchester, trois fusils Fal M 1 (volés à Vielsalm), une mitraillette Sten Mk II (vendue à Nathalie Menigon, d'Action directe, en1984, par un armurier bruxellois qui l'avait lui même achetée chez un armurier de Wavre)...



(P.S. j'espère que c'est pas pour voler des mêmes serie de STENS ,que ont utilisés les attaquants de Zwarts que un autre? armurier de wavre avait été attaqué qqs années plus tôt ) !
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Lun 8 Aoû 2016 - 14:04

@"K" : je ne sais pas à quelle date la SE a signalé l'adresse du Puits à soquettes, les sieurs Carpent et Moser situent la chose en février 1985... or ce bouquin là a été rédigé sous la dictée malicieuse de ceux qui étaient intéressés à jouer avec la vérité ( Voyez avec quelle manque de tact ces auteurs accusent Van Gorp d'avoir pris la décision du "Zeyp" ... alors qu'il est mort et enterré depuis belle lurette ).

Moi, je te le dis : je ne sais pas par quel voie mystérieuse la PJ Liégeoise est arrivé au Puits à Chausettes, est-ce sur info de la SE ( mais c'est bien tardif après sa visite ) ou est ce le proprio qui reste là avec son appart que sans doute personne ne prend en charge et qui prend le taureau par les cornes ???

Si c'est effectivement en fév. 85, on se demande pourquoi appart pas sous surveillance;
si c'est en fév. 86, on se demande pourquoi la SE a attendu + de deux mois avant de transmettre info...

Moi, je sais pas, et je clame mon ignorance ! C'est la festivité nocturne du 16.12.1985, nuit de l'arrestation des CCC que je confirme , le reste ....
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Lun 8 Aoû 2016 - 16:57

oui je comprends c'est un nid de guèpes pour encore trouver la vérité là dedans


mais je sais qu'un légér pression sur les affaires fait évoluer les choses un peu car la vérité c'est comme de l'eau  cela s'infiltre toujours vers le bas et ....vers le haut


comme cela j'ai eu aussi une info qui mène à croire que pour les affaires des TBW du début jusqu' la fin
il y a au moins un aide indic pour un IRC  de la sureté aussi.

comme cela on voit que ceux la  ne sont pas condamnés pour des info's périphériques ni au début ni à la fin pour le 3-ième arme  ds l'assassinat des suleimans.

et c'est comprehensible car on veut de meillieures preuves qui ne viennent pas car ils sont éliminés à leur tour ou disparaissent ds le jungle de NAM
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 10 Aoû 2016 - 7:18

via la rue des portes aux oies on tombe ds la rue de la liberté ds une sorte de parking beau -site liegois avec une ou plusieures complexes de garages .
c'est assez evident que le lendemain du soir de la perquisition du 16 decembre où on retrieve une valise de pognon un trousseau de clefs ds l'appart à l'arrière ,au rez de chaussee de Carette ou au 1 étage du turc/dany  on fait un copie de ces clefs et on fait tester les clefs sur les garages là bas ds ce complexe de garages tout près.
(rue sans issue , dixit le récit de doul)

Je pense qu l'antenne de  sureté local liègois y louait déjà des boxes elle -même ! comme aussi des studios ds le batiment perquisitioné le 16 decembre 1985.

Je pense que des indic IRC ont des studio's à leur disposition qu'ils peuvent sous -loué à leur guise
(cfr imm0 2000 a bruxelles) .Le proprio est de meche avec la sureté dont le batiment est du même proprio semble -t-il ;

par exeption le proprio y a mis des etudiants au premier étage qu'il a du connaitre bien et qui d'ailleurs l'aident à surveiller le local de Carette. Comme cela lui et la sureté ne doivent pas surveiller en permanence.

Ce "cambronne" vaillant est enmené à signer ? une déclaration qui situent la porte défoncé en janvier 86

mais pourqoui tout à coup au 1 l'étage ?  > donc question (c'est une affaire ou deux affaires puis celle de

Vielsalm y est additionée en plus  vers avril 1986 , bizarre ,bizarre.
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Mer 10 Aoû 2016 - 10:20

@ "K", tu extrapoles à mon sens; SE loue boxes de garages rue Louvrex à ma connaissance.

Nous sommes dans les hypothèses les + hardies ... Sans vouloir te vexer, je n'y souscris pas.

Maintenant, qui sait ??? Je constate que tu as bien digéré les pages "amusantes" de mon récit !

CC demandant UN guide du poste de Liège pour son opération pourrie du 16 , je ne crois réellement pas que le poste de Liège connaissait cette adresse ... la preuve ?? Ils y vont quasi tous pour "voir" ....
( Je te dirais aussi que vu le personnel dont dispose le poste en question... mais le chapitre des "boulets" suffit amplement !!! )

S'ils l'avaient connue, dès l'annonce de l'arrestation des 4 de Namur, le poste aurait bougé vers cette adresse pour y monter une souricière avec l'aide de la police ( puisque nous n'avons PAS la qualité judiciaire )
Rien, Nada, ils se rendent au RV du parking autoroutier par CURIOSITE ... à la grande rage de CC.

A ++
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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 10 Aoû 2016 - 11:42

ok entre temps un bout de ligne de temps :

timeline janvier 1986 : glané ici et là :

Citation :
>>(06.01.86 estimation ?)  …De l’enquête effectuée il apparaît qu’une semaine avant(le 13.01.86 donc vers le 06 janvier), deux hommes s’étaient présentés à la porte à la recherche d’un « Daniel ». La nommée HO MY DUNQ victime habitant l’immeuble avait refusé de leur ouvrir.

>Agression - 13 01 86 - BEBRONNE Nicolas - P.V. 1566 de la P.J. de Liège

>> Doul cite donc l’IRC 857 dont il a appris, mais c’est invérifiable par lui, qu’il se rendait dans la planque de la rue Puits-en-Sock au temps « béni » des explosions. À l’occasion de sa première visite sur les lieux, accompagné d’un tiers d’expression allemande (C’est amusant, non ?), il se serait trompé de porte d’appartement et aurait été surpris en train d’essayer d’ouvrir le logement d’une personne absente. En réaction à son interpellation par un tiers locataire, il aurait sorti une arme et menacé le témoin qui sera proprement ligoté, avant que le duo ne prenne la fuite

Après l’arrestation des CCC, le témoin reconnaîtra sur photographie son ligoteur en la personne de cet excellent 857, le complice germanophone restant inconnu.

(Sûr que les magistrats instructeurs ont exigé de cet exceptionnel informateur le nom de l’Allemand qui l’accompagnait !)



>La balistique (par qui ?) établie que « l’arme retrouvée le 13 janvier 86 rue Puits en Sock à Liège dans un appartement loué sous un faux nom par Carette à servi à l’agresseur BBL à Etterbeek »


>> On parle alors énormément des C.C.C. dans les journaux. A Bruxelles, au même moment, le propriétaire d'un immeuble situé au 14 rue de Gravelines s'inquiète du loyer impayé pour un appartement meublé qu'il a cédé à un certain Michel Merier (théoriquement venu d'Auderghem et employé à la R.T.B.F.) en novembre 1985. Vérification faite, le propriétaire constate que Michel Merier est aussi inconnu à Auderghem qu'à la R.T.B.F... et qu'«il» a changé les serrures de son appartement. Le propriétaire entre quand même, découvre des documents rassemblés par les C.C.C., et prévient la gendarmerie.

C'est dans une nouvelle caverne d'Ali Baba que la B.S.R. pénètre alors le 15 janvier 1986. Il y a là, soigneusement rangés: des cartes routières (portant des indications manuscrites); l'original de toutes les revendications d'attentat (sauf une); des négatifs photo de cibles déjà attaquées par les C.C.C.; des armes dont un autre pistolet Mab volé à Bayonne en octobre 1984; un gilet pare-balles; 6,4 kg de «Dynamite 3 Blastogel» (volés à Ecaussinnes); une liste des plaques de 200 voitures utilisées par la police (des listes semblables comportant les mêmes erreurs ont été retrouvées dans un appartement du F.R.A.P.,avenue Zamenhof, et chez Chantale Paternostre); des minicassettes audio sur lesquelles étaient enregistrés les messages d'alerte diffusés lors des attentats contre Sibelgaz et la B.B.L.); de nombreux faux documents d'identité; la carte de policier judiciaire de l'inspecteur Jean-Marie Arnould (pris en otage par trois membres d'Action directe, à Bruxelles, en mars 1984); une fausse carte d'identité au nom de Jean L'Homme (fondateur des Brigades internationales) portant la photo de Frederic Oriach (Action directe). Les gendarmes découvrent aussi, dans cet appartement: une lettre sur les conditions de location d'un garage situé à Forest, 19 avenue du Domaine, et un bulletin de versement au nom d'un soi-disant Jean-Claude Mayeur (en fait, probablement Bertrand Sassoye) pour
la location d'un garage situé au 46 du Boulevard Mettewie, à Bruxelles..

>> (un bulletin de versement au nom d'un soi-disant Jean-Claude Mayeur (en fait, probablement Bertrand Sassoye) pour
la location d'un garage situé au 46 du Boulevard Mettewie, à Bruxelles..)

Le 16 janvier, la B.S.R. de Bruxelles pénètre dans ce garage. Loué par un certain Morlet (reconnu comme étant Bertrand Sassoye) en octobre 1985, le box ne contient plus rien. Par contre...





Donc ici on peut déduire qu'ils ont le même jour defoncé au pied de biche la porte au premier étage .Ils y sont surpris par Cambronne . Ils le ligotent puis cherchent au rez de chaussée le studio de Carette et y defoncer à 5 cette porte aussi ???


Si IRC visitait ces lieux avant , il aurait du connaitre l'endroit et en plus il devait pas etre a ce premier etage et ce cambronne ne pouvait pas le reconnaitre sur photo!

il se peut tout simplement que Carette et cie avait loué d'abord le premier étage puis plus tard il avait changer vers le rez de chaussé a larriere pour plus facilement y mettre ces 500 tonnes de dynamite , sa ferraile et ces photocopieurs! , haha !

note : au rez du chaussée en face ils se peut que c'était une boulangerie .

Un peu plus loin il y a un cafe ds puits en socks ;avec un peu de chance il est depoque et servait comme "pied à terre" des CCC et des boulets  la surêté locale !
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 10 Aoû 2016 - 13:03

ça alors

si cambronne a vu les boots de cowboy et celui là  est aussi celui qui l'a mis un pistolet sur le ventre

il est possible que c'est bien 857 car il avait comme deuxième boulot ......coccasi-onellement :portier

si il est re-activé en 1984 octobre il peut avoir eu comme off traitant le même ? qu'avant

cocasse ! le canard enchainé ?

(https://nl.wikipedia.org/wiki/Pierre_Cambronne)
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K



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 10 Aoû 2016 - 13:12

Si le 16 décembre au soir les hommes de Delvoye et les boulets de Liège enfoncent une première porte , le grand patron a du dire j'envoie du personnel plus qualifié et plus discrèt après les fêtes du fin d'années 1985 : le 13 janvier 86 :

857 et son off traitant qui cassent une deuxième porte au pieds de biche ! .

Grade et IRC les protegant  ,les PJ de liège ne  mettent rien sur papier sur les eventuelles identifications réussis  avec face- book  ? possible ?
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Mer 10 Aoû 2016 - 13:33

857 et off traitant sur place : le sieur Cricri est nul en langue étrangère, même en flamand . N'aurait pas pu aligner trois mots d'anglais ... ( De + , il n'est pas connu pour son courage ... )

Nous sommes en pleines conjectures !

J'ai donné la version que je connais , je ne sais rien dire de +

Bon app.
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 7 Sep 2016 - 16:00

Voilà, j'ai fini le livre et je le relis en essayant de recouper avec d'autres informations.
J'ai beaucoup aimé votre livre Monsieur Damseaux à plusieurs titres. D'abord, il est bien écrit et vous avez un humour que j’apprécie. Ensuite, parce que certaines situations et/ou anecdotes ne me sont pas étrangères. Enfin parce qu'il est bien documenté et parce qu'il est honnête et précis.

Je crois avoir compris certaines choses me confortant dans ce que je pensais déjà.

J'ai pu identifier (assez facilement) l'IRC 857 et l'IRC "le Cocu" ainsi que sa mère.
Je m'étonne que vous ne parliez pas du père du 'Cocu' (et la mari de sa mère) qui lui aussi était informateur à la SE (d'après ce que j'ai pu lire). C'est le père qui va charger Bultot...

J'ai de très vagues souvenirs sur l'histoire de Dolle Mol. Il me semble, qu'en effet, à l'époque, on a parlé d'une intervention de la gendarmerie dans le café mais je ne me rappelle plus exactement le contexte ni même la date.

L'histoire du médecin à Schaerbeek, je m'en rappelle également. C'est vrai qu'elle n'a pas apprécié d'être surveillée. Par la suite, elle a eu des problèmes avec l'Ordre des médecins. A mon avis, plus à cause de ses opinions politiques que à cause de son travail de médecin.

En ce qui concerne Pierre Carette, c'est certain qu'il devait être connu de la SE bien avant les attentats. Il suffisait de l'écouter sur une certaine radio libre pour connaitre ses ambitions.
Petite anecdote : quelques années après l'arrestation des CCC (en 1987 ou 1988), un (ancien) étudiant de l'ULB m'a dit qu'il connaissait bien Carette et consorts et que, d'après lui, c'était des intellectuels avec une rhétorique mais qu'ils n'avaient pas la trempe de terroristes. Il trouvait cela bizarre et il trouvait également bizarre que les CCC n'aient pas été arrêtés plutôt.
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Mer 7 Sep 2016 - 16:09

michel a écrit:
Lucien Dislaire me fait parvenir ceci. C'est long mais intéressant.


« Je suis étudiant en assistant laboratoire clinique. J’occupe une chambre au 152 de la rue Puits- en Stock à LIEGE. Cette chambre se situe au premier étage. En réalité, je suis la avec ma sœur et nous occupons la chambre en façade, de même que celle qui donne sur l’arrière. Nous les occupons depuis le 1 octobre.(1985)
...
Le 13 janvier 1986 j’ai été agressé par deux personnes. Au départ, quelqu’un a sonné aux trois sonnettes de l’immeuble. J’ai d’abord ouvert la fenêtre et lui ai demandé ce qu’il voulait. Il m’a répondu qu’il voulait voir un prénommé DANIEL.

Comme je lui répondais que je ne connaissais pas de DANIEL dans l’immeuble, il m’a montré la chambre en façade à côté de la mienne. A cette époque, je ne connaissais pas encore l’occupant de cette chambre qui est de nationalité turque. Un des deux hommes était porteur d’une grosse valise. Je n’ai pas demandé ce qu’il voulait à DANIEL et je suis descendu pour leur ouvrir la porte. Ils m’ont suivi. Arrivé sur le palier, je suis rentré dans ma chambre. Pour ce faire, j’emprunte la porte d’accès à la chambre arrière, celle de ma sœur, et j’entre dans la mienne par la porte de communication. Nous agissons de la sorte pour avoir plus de facilité et ne fermer qu’une porte.

Les deux hommes se sont dirigés vers la porte du fond, soit celle donnant accès à l’autre chambre en façade, celle qu’il m’avait désigné et que je croyais occupée par le prénommé DANIEL qui les intéressait.

Lorsque je suis arrivé au dessus de l’escalier, précédant les deux hommes, j’ai vu Nadine, une locataire du troisième étage qui se rendait au W.C. sur le palier du 1er étage. Je suis rentré dans ma chambre en façade. De cette chambre, on entend très fort ce qui se passe à côté. J’ai entendu qu’ils frappaient à la porte, d’une façon normale d’abord, ensuite plus forte en insistant. Ils sont restés très calmes tout le temps que Nadine se trouvait au W.C. J’ai entendu Nadine qui sortait du W.C et remontait. Les deux hommes ont alors commencé à appeler et puis, n’ayant pas de réponse, à casser la porte.

J’ai pris un couteau que j’ai glissé dans la manche de mon vêtement. Je suis sorti de ma chambre par la porte de la chambre arrière. Je suis tombé nez à nez avec un des deux hommes armé d’un pistolet, qui se trouvait juste au dessus de l’escalier et surveillait de cette position tout ce qui se passait dans les environs immédiats. Le deuxième homme, muni d’un pied de biche, ne s’est même pas retourné et a continué à casser la porte.

Je n’ai même pas eu le temps de bouger et à plus forte raison de sortir mon couteau, l’homme m’a saisi le pistolet sur le ventre et m’a demander de lever les mains. Doucement je lui ai donné le couteau pour éviter de plus graves ennuis. Il m’a dit de ne pas avoir peur. A ce moment je ne me rappelle pas si cet homme parlait anglais. Il faut vous dire qu’il n’avait pas parlé beaucoup jusqu’à ce moment. Mais dans la suite, ayant  répondu que je parlais un peu cette langue, l’homme ne s’est plus exprimé qu’en anglais.

Il m’a plaqué contre la porte pendant environ une minute. Entre-temps, l’autre avait réussi à ouvrir la porte de la chambre et ils m’ont emmené dans cette chambre là. Ils m’ont mis dans un coin. Je précise que, l’ayant vu quand je suis sorti, l’homme s’est toujours arrangé dans la suite pour que je ne puisse plus le voir. Chaque fois que je me retournais, il me mettait une main sur la figure, sans brutalité.

Je suis resté environ trois à quatre minutes dans cette chambre. Pendant ce temps, ils fouillaient la pièce, sans faire trop de bruit ou de remue ménage. Ils m’ont ensuite posé des questions notamment sur le point de savoir si j’étais seul et si quelqu’un d’autre était dans ma chambre. Je lui ai répondu que j’étais seul et il m’a emmené dans ma chambre, toujours en passant par celle de ma sœur. Il a fermé la porte, il m’a fait asseoir face au mur. Il a ouvert la porte de ma chambre donnant dans le couloir. Il y a eu un va et vient entre ma chambre et celle du voisin. J’en avais toujours un dans mon dos. Ce manège a duré environ une demi-heure. Il se parlait à l’oreille et je ne peux vous préciser quelle langue ils employaient. Durant ce temps, l’homme m’a autorisé à rouler et fumer une cigarette. Il m’a encore posé deux ou trois questions sans importance, si ce n’est celle ayant trait à l’occupant de la chambre voisine.

Sur le point de savoir si je le connaissais. Il m’a également demandé de le décrire. Je lui ai répondu n’importe quoi, mais de façon tout a fait fantaisiste. A la fin, il m’a encore posé une question en anglais. Je lui ai fait répéter trois ou quatre fois, mais je n’ai jamais compris ce qu’il voulait.

L’homme m’a ensuite demandé de couper les lanières de mon sac d’école, vraisemblablement pour me ligoter, mais elles étaient trop courtes. Il a alors pris, où plutôt il m’a fait décrocher la rallonge électrique dans la pièce et il m’a ligoté. Il voulait d’abord m’attacher sur la chaise, mais en fin de compte, il m’a fait coucher par terre et m’a attaché allongé, les jambes repliées et les mains attachées aux chevilles. Pendant ce temps la, l’autre était dans la chambre de ma sœur où il a trouvé le foulard avec lequel il m’a bandé les yeux. Ils m’ont également bâillonné avec une couverture de cahier qu’ils ont fixé sur ma bouche avec plusieurs tours de papier collant, après m’avoir demandé si je n’avais pas de problème de santé.

[/b]

C'était à la mode, à l'époque, d'utiliser les câbles électriques pour ligoter les gens. La façon de les ligoter aussi... Ca me fait penser à une autre affaire: Christine Van Hees
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Mer 7 Sep 2016 - 17:25

@ Whoknows : merci pour vos appréciations.

Selon ce à quoi j'ai assisté, c'est le "Cocu" qui fréquente Bultot sur son lieu de travail : ( Cocu = agent pénitentiaire ; Bultot = directeur adjoint. ) Deux IRC dans une famille c'est suffisant vous ne pensez pas ???

Le toubib de Schaerbeek n'a pas su à l'époque qu'elle était sous surveillance; cette surveillance s'est arrêtée sur intervention de la commerçante qui avait mis une pièce à disposition pour organiser un poste d'observation, les collègues fumant comme des pompiers et empestant l'étage...

Je crois que l'usage du fil électrique pour immobiliser quelqu'un résulte de sa présence sur les lieux et de la "non préparation" des auteurs qui ont négligé de se munir de cordes ou liens plus appropriés ...

Je suis heureux d'avoir apporté un éclairage différent sur ces affaires et de vous avoir diverti .
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Jeu 8 Sep 2016 - 9:59

@ g.damseaux

On parle de la famille du  'Cocu' sur le forum néerlandophone: http://www.bendevannijvel.com/forum/viewtopic.php?id=1359

On en parle également dans cet article de Douglas De Coninck paru dans De Morgen en 2008 :
http://www.demorgen.be/binnenland/bultot-vroeg-daags-voor-bende-aanslag-geweer-aan-informant-staatsveiligheid-b51c2367/

NB: vous remarquerez également l'autre nom cité dans l'article Wink

Remarque: si quelqu'un souhaite une traduction en français, je me ferai un plaisir de fournir un résumé en français du contenu des deux textes.

Pour ce qui est du toubib de Schaerbeek, je suis persuadé qu'elle était au courant de la surveillance mais c'est possible qu'elle ne l'ait su que par après. Je sais qu'on lui a cherché des ennuis par la suite et, à ce moment-là, elle se savait surveillée.
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Jeu 8 Sep 2016 - 10:12

pierre a écrit:
Monsieur Damseaux,
avez vous une idée de qui peux bien être "l’intéresser" d'ont parle ce fameux fax?



La réponse se trouve dans le dernier livre de Guy Bouten (De bende van Nijvel, verraad, manipulatie, geheime diensten, Uitgeverij Van Halewyck, 2015), à la page 15-16.

Le livre est en néerlandais. je me permets une traduction libre.
"Albert Raes et Nicolas de Kerkchover d'Ousselghem ont eu un entretien peu après l'assassinat de Juan Mendez en janvier 1986. Lors de l'entretien ils ont discuté et appréhendé une collaboration possible avec le major Bougerol, le stratège et dirigent d'un groupe de conspirateurs appelé poétiquement par Gol 'la nébuleuse'.
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g.damseaux



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MessageSujet: Bibliographie : Les années noires vous intéressent ?    Jeu 8 Sep 2016 - 17:44

Je n'ai qu'un mot à dire : "pôôôvre" major .... Le voilà à la tête d'une nébuleuse de conspirateurs, selon notre bon Bouten (qui situe Buslick comme néo-nazi )
. Du moment que cela fait vendre ....

Je n'ai toujours pas la moindre idée du sujet de cette note , et je le regrette.

N'épiloguons pas sur le Cocu et sa famille, l'important dans cette affaire étant l'usage que la SE fait d'informations pour le moins "douteuses" sur le sieur Bultot ... encore une fois à comparer avec l'usage fait des infos certaines concernant Pandy ( négligence) ou des assassins IRA du Dries ( volontaire) ...

C'est pour cela que je raconte, que je cite des exemples, au risque de fatiguer le lecteur... pour qu'il comprenne qu'il y a manipulation de l'information , à chaque fois . ( Avec une idée directrice ! )
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Kranz



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Jeu 8 Sep 2016 - 22:35

[quote="Whoknows" Lors de l'entretien ils ont discuté et appréhendé une collaboration possible avec le major Bougerol, le stratège et dirigent d'un groupe de conspirateurs appelé poétiquement par Gol 'la nébuleuse'.[/quote]

D'après ce que je comprends de ce fax le personnage inconnu serait utilisé contre la nébuleuse et ne serait donc pas son stratège et dirigeant.
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Whoknows



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 9 Sep 2016 - 10:55

@ Kranz.
Voici ce qui est mis textuellement dans le livre : "Kort na de moord op wapenhandelaar Juan Mendez in januari 1986 hielden de chef van de Staatsveiligheid Albert Raes en Nicolas de Kerchove d'Ousselghem [...] krijgsraad in een chic Brussels restaurant. Dat culinaire tête-à-tête resulteerde in een geheime nota. Daarin werd tegelijk gewaarschuwd voor en de medewerking verzocht van majoor Bougerol, de strateeg en dirigent van een groep samenzweerders die door Gol poëtisch werd omschreven als 'la nébuleuse'." (Guy Bouten, De bende van Nijvel, Uit. VanHalewyck, 2015, p. 15-16)

Dans la note, il est indiqué au point 5 : "Albert Raes reste néanmoins d'avis que tant que l'on pourra se servir de l'intéressé, on n'aura pas mieux pour neutraliser la nébuleuse qui vous préoccupe".

Moi, je comprends ceci : pour neutraliser un groupe ('la nébuleuse', en l’occurrence), on veut se servir de son dirigent (à son insu?).

Dans le point 4, il est dit : "le problème n'est pas qu'il ne fasse pas ce qu'il faut, mais au contraire qu'il en fasse spontanément trop. Le maintenir en place pourrait s'avérer périlleux".

On se demande si une personne doit rester en place ou non. S'il s'agit de Bougerol, on voulait peut-être lui faire quitter son poste de l'époque (lequel, je ne sais pas. Il était encore à l'armée, je présume). Raes conseille de le garder en place tant qu'on peut se servir de lui.
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Merovingien



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MessageSujet: Re: Les années noires vous intéressent ?   Ven 9 Sep 2016 - 12:49

Ce que le sieur Bouten écrit est toujours à prendre avec de sérieuses pincettes. J'ai détecté maintes fautes et désinformations dans ses livres. Il détourne souvent une information pour la faire passer dans son hypothèse. Je ne suis donc absolument pas convaincu que Bougerol soit l'intéressé de la note de Nicolas de Kerckhove. Je pense qu'il faut voir la note dans une autre perspective.

Comme vous l'avez très bien remarqué Whoknows, la note indique au point 5: "Albert Raes reste néanmoins d'avis que tant que l'on pourra se servir de l'intéressé, on n'aura pas mieux pour neutraliser la nébuleuse qui vous préoccupe".

La note est adressée au Ministre Gol. Il s'agit donc d'une nébuleuse dont Jean Gol se préoccupait. Il y a donc lieu, en premier, de déterminer cette nébuleuse. J'ai fait de longues recherches afin de trouver un lien entre le terme 'nébuleuse' et Jean Gol. Peut-on trouver l'un ou l'autre discours ou interpellation orale ou écrite de Jean Gol dans lequel il parle d'une nébuleuse?

Et bien, voici le résultat de mes recherches. J'ai retrouvé deux traces du terme 'nébuleuse' venant de la bouche de Jean Gol. La première est un extrait du rapport de la commission justice du 7 décembre 1983. Suite à une discussion concernant le role de la sureté dans le WNP, Jean Gol parle de 'nébuleuse', en l’occurrence le WNP.



Le deuxième extrait est encore plus surprenant. Cette fois il s'agit du rapport de la commission justice du 22 janvier 1986, soit le lendemain de la note de Nicolas de Kerckhove!! Cette fois-ci Gol emploie le terme nébuleuse pour définir les CCC.



Si l'on peut croire les dires de Monsieur Damseaux, il y a une personne bien spécifique auprès de la sûreté qui dirigeait les informateurs de ces deux organisations ... 'l'intéressé' de la note?
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Les années noires vous intéressent ?
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