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 carton jaune pour De Decker

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HERVE



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MessageSujet: carton jaune pour De Decker   Dim 12 Oct 2014 - 18:56


Claude Guéant

Le "sorcier blanc" des réseaux africains


De 2007 à 2010, Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, a été le véritable "gestionnaire" des dossiers diplomatiques sensibles en Afrique : relations personnelles de Nicolas Sarkozy avec des chefs d'Etat, affaires judiciaires, renseignement, signature des grands contrats, etc. S’occupant de tous les dossiers, Claude Guéant a ainsi très souvent court-circuité le Quai d'Orsay et même la cellule africaine de l'Elysée.

Même s'il a accompli, pendant cinq mois, une partie de son service militaire à Bangui en Centrafrique, Claude Guéant n'avait, à priori, aucun goût pour les affaires africaines. Deux personnes l'ont initié à l'Afrique : d'abord, l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, dont il a été le directeur adjoint de cabinet entre 1993 et 1994. Et surtout, l'avocat Robert Bourgi, éminence grise de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines et principal intermédiaire entre Claude Guéant et les chefs d'Etat africains.

Des liens directs avec les chefs d'Etat - Dès 2005 comme directeur de cabinet du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, Claude Guéant a commencé à traiter les "affaires réservées" de son ministre sur l'Afrique. Il a ensuite continué à l'Elysée. En matière judiciaire, Claude Guéant a ainsi été en première ligne pour la normalisation des relations entre la France et le Rwanda en 2009, par l'intermédiaire de l'ancien conseiller personnel du président tchadien Idriss Déby, Abakar Manany (voirLa Lettre du Continent du 3 décembre 2009 ). Il a également géré l'affaire de l'Angolagate impliquant Pierre Falcone, "mandataire" du président angolais José Eduardo dos Santos. Enfin, Claude Guéant a contribué au déminage de l'affaire de l'assassinat du juge Bernard Borrel à Djibouti.

Un confident régulier - Désormais installé place Beauvau, Claude Guéant ne s'occupe pas seulement des questions d'immigration et de coopération (pour la formation des forces africaines et la lutte contre le terrorisme par exemple), mais garde des contacts étroits avec des dirigeants africains. Selon les pays, il utilise de nombreux émissaires. Dans les relations avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso, c'est Jean Dominique Okemba, dit "JDO", patron des services secrets congolais, qui est le "confident" régulier de Claude Guéant. Il a également été aperçu, tard le soir, attablé au restaurant de l'hôtel George V (Paris 8e arrondissement) avec George Ouegnin, ancien directeur du protocole de plusieurs présidents ivoiriens et personnalité très influente du village franco-africain.

Robert Bourgi

Né en 1945 à Dakar (Sénégal)
Avocat au barreau de Paris

"Ami très écouté" de Nicolas Sarkozy, selon ses propres termes, l'avocat Robert Bourgi est l'héritier des réseaux de la Françafrique de Jacques Foccart, et l'incontournable conseiller Afrique de Claude Guéant. C'est lui qui l'a initié aux réseaux africains, et l'a épaulé dans la gestion des dossiers sensibles, à l'époque où il était secrétaire général de l'Elysée (2007-2010). Depuis la nomination de Claude Guéant au ministère de l'intérieur en février 2011, Robert Bourgi continue à jouer ce rôle d'intermédiaire, même si son influence est moins prédominante que dans la première partie du quinquennat. C'est lui qui, par exemple, a organisé l'entrevue, le 7 mai 2011, entre le locataire de la place Beauvau et le président malgache Andry Rajoelina à Paris (voirLa Lettre de l'Océan Indien du 21 mai 2011 ).

Héritier de Foccart - Robert Bourgi est né au Sénégal dans une famille libanaise dont le père, Mahmoud Bourgi, riche négociant en textile, faisait affaire avec la Safiex, la société de Jacques Foccart. Dans les années 70, ce dernier a permis à Robert Bourgi de nouer ses premiers contacts politiques en lui présentant le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny et le maire de Paris Jacques Chirac. L'avocat, qui maîtrise parfaitement l'arabe et le wolof, a étendu ses réseaux au Bénin, à la Mauritanie, et à la Côte-d'Ivoire, trois pays où il a été professeur de droit entre 1973 et 1986. Il a rencontré à cette occasion Laurent Gbagbo, professeur d'histoire à l'université d'Abidjan et futur président ivoirien. Parmi les chefs d'Etat devenus proches de Robert Bourgi figurent également le président sénégalais Abdoulaye Wade, dont il est l'avocat, le président congolais Denis Sassou-Nguesso, ainsi que le Gabonais Ali Bongo, fils de son ami feu-Omar Bongo. Robert Bourgi a également joué les intermédiaires entre des présidents africains et leurs opposants, comme en 2001 en Côte d’Ivoire, entre Laurent Gbagbo, Robert Gueï et Alassane Dramane.

Le monsieur Afrique de Chirac puis de Sarkozy - Bien avant d'atteindre les bureaux feutrés de l'Elysée, Robert Bourgi a commencé sa carrière de conseiller Afrique auprès du ministre de la coopération Michel Aurillac, entre 1986 et 1988. Il a ensuite rejoint le cabinet de Jacques Toubon, dont il fréquentait le think-tank politique Club 89. Devenu l'incontournable missi dominici du président Jacques Chirac, Robert Bourgi a aussi été le "parrain" de son secrétaire général, Dominique de Villepin, au cœur des réseaux africains. Mais peu convaincu du destin présidentiel de ce dernier, il a choisi de rallier le candidat Sarkozy en vue de la présidentielle de 2007 et est parvenu à intégrer sa garde rapprochée. Il était ainsi présent dans le cercle réservé à la famille lors de son investiture le 16 mai 2007.

Retrouvant ses habits d'émissaire de l'Elysée en Afrique, Robert Bourgi a joué pour Claude Guéant le même rôle qu'il avait endossé pour Dominique de Villepin : celui de "guide" sur le continent. Ce statut privilégié lui a permis d'obtenir en mars 2008, à la demande de ses amis Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso, la tête du secrétaire d'Etat chargé de la coopération Jean-Marie Bockel. La faute de ce dernier : avoir dénoncé dans un entretien au Monde, le 15 janvier 2008, la Françafrique "moribonde" …

Côté famille - Egalement avocate, l'épouse de Robert Bourgi, Catherine Vittori-Bourgi, est une ancienne collaboratrice de Michel Aurillac au sein du cabinet Vovan & associés. Discrètement, Catherine Bourgi gère et plaide en justice les dossiers confiés à son mari par certains chefs d'Etat africains. Depuis qu'il a prêté serment, Robert Bourgi n'a jamais enfilé sa robe noire.

Autre particularité dans la famille Bourgi : si Robert a toujours été du côté du RPR, puis de l'UMP, son frère Albert Bourgi, avec lequel il est fâché, est proche du PS. Albert dénonce régulièrement la Françafrique incarnée par son frère, comme dans une tribune publiée dans Le Monde , datée du 15 avril 2011 et intitulée Insupportable néocolonialisme français. En Guinée, à Conakry, Albert a fortement soutenu son ami et camarade Alpha Condé qui a été élu chef de l'Etat, alors que Robert a encouragé, avec Claude Guéant, l'autre candidat, Cellou Dalein Diallo. En Côte d'Ivoire, Albert Bourgi a défendu contre vents et marées, un autre ami "socialiste", Laurent Gbagbo.

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HERVE



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 6:03


Il serait intéressant de savoir si Catherine Degoul avait des liens avec la GLNF ...

_ _ _


Franc-Maçonnerie mise en cause à Nice

20 heures le journal - 15/12/2000 - 01min52s

http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB00064256/franc-maconnerie-mise-en-cause-a-nice.fr.html

Après plusieurs mises en examen de franc-maçons, les dirigeants de la Grande loge nationale française veulent prendre des mesures au sein de leur organisation. Commentaire sur images d'Eric de MONTGOLFIER, procureur de la République à Nice, qui a enquêté sur les franc-maçons, et interviews de Claude CHARBONNIAUD, grand maître, et de Jean-Charles FOLLNER, député-Grand Maître, parlant du regroupement du Grand Orient de France.

(en anglais)

http://lmlenglish.over-blog.com/article-charbonniaud-foellner-stifani-and-the-cote-d-azur-some-historical-background-81669336.html

(en français)

"Noir Chirac"

(...)

CIA et initiés : le Temple et ses Loges

Extrait de "Noir Chirac" (les Arènes, 2002) de François-Xavier Verschave pp. 68-87

29 août 2002 par François-Xavier Verschave

(...)

Les hauts dignitaires maçons sont très hostiles à la levée du secret d’appartenance. Pour un Grand Officier de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), « le secret est l’un des ressorts profonds de l’être humain. C’est un fantasme des plus puissants. » Les stratégies otaniennes les plus pointues exigeant un haut degré de secret, l’on comprend que certains stratèges, souvent eux-mêmes maçons, aient misé à fond sur ce ressort et ce fantasme. Ils ont parfois compliqué le jeu (la stratégie classique des cercles concentriques) en se lançant dans une sorte d’algèbre moderne des sectes ou Ordres chevaleresques, avec des personnages clés aux intersections : nul adepte ne sait que son gourou ou Grand Maître contrôle aussi plusieurs autres sectes ou Ordres. Nous entrons là dans la cuisine ésotérique, dont l’objet principal est d’être inintelligible au commun des mortels : aussi n’évoquerai-je de cette algèbre que quelques rudiments.

(...)

On doit aux francs-maçons « la création, en 1776, des États-Unis d’Amérique. De George Washington à Franklin D. Roosevelt, plusieurs générations de frères se sont succédé pour bâtir la première démocratie au monde. »

Grand Maître en son pays, le Gabonais Omar Bongo confirme qu’aux États-Unis, « il y a eu de nombreux présidents maçons. » Et il ajoute une précision importante : « Aux États-Unis, le plus haut dignitaire de la maçonnerie, c’est le président, par fonction. Et en Grande-Bretagne, c’est le roi ou, à défaut, lorsque le trône est occupé par une reine, c’est le prince de Galles. » Autrement dit, deux hiérarchies, l’une officielle, l’autre parallèle, dépendent assez souvent d’une même tête. Sauf que le Président américain pèse plus que la Reine d’Angleterre.

Il y a environ sept millions de maçons à travers le monde. Plus de la moitié sont Américains (4 millions). Ils le font sentir. Dans un foisonnement très complexe, je ne citerais que trois des principaux Rites : le Rite Écossais Rectifié (1782) ; le Rite Écossais Ancien et Accepté (1804), parfois appelé Rose-Croix en Angleterre, le plus pratiqué dans le monde ; le Rite Français (1784). Ce dernier est très largement majoritaire au Grand Orient de France (GO), la principale obédience française, qui compte quelque 40 000 membres. Autre obédience non reconnue par les Anglo-Saxons : la Grande Loge de France (GLF).

Depuis 1945, un outsider, la Grande Loge Nationale Française (GLNF), se fait envahissant, avec un recrutement systématiquement élitiste et « une politique d’expansion tous azimuts ». Ces trois obédiences sont masculines (il en existe des féminines ou des mixtes). Sur l’axe traditionnel droite- gauche, pas forcément pertinent, la GLNF est la plus à droite, avant la GLF.

La maçonnerie française dite “régulière” - du Rite Écossais Rectifié - s’était réfugiée en Suisse depuis la Révolution. Elle « va renaître grâce à la ténacité d’un membre de la Grande Loge Suisse Alpina, Édouard de Ribeaucourt. [...] Avec ses amis de la Loge Anglaise de Bordeaux, [...] il crée en 1913 la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies », un intitulé symptomatique puisqu’elle a vite pris la tête du lobby colonial, avant d’être rebaptisée GLNF. En application du Rite Écossais Rectifié, « tout candidat à la GLNF doit prêter serment sur l’Évangile de Saint-Jean et jurer fidélité à la sainte religion chrétienne. Au début de chaque “tenue” [réunion], la Bible
est ouverte sur l’autel. » La GLNF va décoller au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec «l’installation du siège de l’Otan à Paris» et l’arrivée de « milliers de militaires américains, canadiens et britanniques, souhaitant pratiquer la maçonnerie de leur pays. »

Indice significatif : « L’actuel siège européen de la franc-maçonnerie américaine se situe toujours à Heidelberg, QG des forces alliées occupant l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. » Dans les trois premières stratégies atlantistes (nucléarisation, stay behind, finance parallèle), la plupart des acteurs européens vont appartenir à des obédiences reconnues par les Anglo-Saxons.

« Pour avoir accès aux 7 millions de frères au-delà de l’Hexagone, il faut appartenir à la GLNF. La maçonnerie libérale, elle, ne totalise que 800 000 membres. [...]

(...)

GLNF, I love you

La GLNF connaît un passage à vide en 1965 lorsque l’Otan déménage de Paris à Bruxelles. Jean Baylot, ancien préfet de police de Paris, est l’artisan du redémarrage avec Yves Trestournel, nommé en 1972 secrétaire de l’association qui régit l’obédience. En 1980, tous deux poussent à la tête de la GLNF Jean Mons, ancien directeur de cabinet des présidents du Conseil Léon Blum et Paul Ramadier-celui qui a négocié l’implantation du stay-behind en France. Rien d’étonnant, dans ces conditions, que Mons ait été compromis dans le trafic des piastres, un filon barbouzard pour financer la guerre d’Indochine . Avec Claude Charbonniaud, un temps gendre de Mons, Trestournel pousse à la recherche intensive de « candidats intéressants », solvables et décisionnaires. La GLNF passe de 5 000 à 20 000 membres : tout un gotha industriel, financier, politique, judiciaires, médiatique, militaire, barbouzard.

Depuis un bon moment déjà elle drague les potentats africains, quitte à en débaucher certains du Grand Orient de France. Peu à peu, les complices richissimes du pillage de leur pays, les dictateurs mués en truqueurs d’élections adhèrent à la GLNF : le Gabonais Omar Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le roi du Maroc Hassan II, le Burkinabè Blaise Compaoré, le Tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya... Tous des amis de Jacques Chirac, qui les accueille d’une large accolade. Ils sont promus aux plus hauts grades. Au Gabon, la GLNF rafle d’un coup les trois cents personnages “qui comptent”. Elle colonise aussi le versant français de la Françafrique : les intermédiaires comme Pierre Falcone, ou son associé Arcadi Gaydamak, les officiers des Services et de l’Infanterie de Marine, le haut encadrement d’Elf...

Les affairistes du néogaullisme affluent : les Jean-Claude Méry, Jacky Chaisaz, Francis Guillot, Henri Montaldo, Michel Mouillot, Michel Pacary, Francis Poullain, Jean-Paul Schimpf, Didier Schuller, Christian Schwartz, Flatto Sharon... Si l’on connaît leurs noms, c’est qu’ils ont été au plus apparent : les marchés publics, l’immobilier, la construction... Mais les frères de la GLNF contrôlent aussi la Françafrique, le lobby de l’armement, une bonne partie de l’industrie nucléaire et pétrolière, de la finance, des jeux, paris et casinos : si l’on additionne les marges non officielles dégagées dans l’ensemble de ces secteurs, on atteint au bas mot la vingtaine de milliards d’euros par an. Du grain à moudre, une masse de manoeuvre... protégés par le contrôle de grands médias et une forte implantation dans la haute magistrature.

À la mort de Jean Mons, en 1989, c’est le notaire de Jacques Chirac, André Roux, qui devient Grand Maître. Début 1992, il veut écarter Charbonniaud et Trestournel. Il a un curieux accident de voiture en plein Paris. « Certains s’étonnent qu’il n’y ait pas eu d’autopsie. » Claude Charbonniaud le remplace. Sa réélection, en 1995, est mouvementée. Le n° 3 de l’obédience, Alexandre de Yougoslavie, lui envoie une lettre de démission fracassante : « Un de vos proches collaborateurs s’est saisi du fonctionnement de l’Ordre : il peuple nos instances de ses créatures, distribue des prébendes et achète des consciences. [...]

Cette éclosion publique des scandales [...] nous porte un très grave préjudice. Il ne s’agit pourtant que de la partie visible de l’iceberg. »

En 1996, Pierre Bertin, Premier Grand Surveillant, adresse à ses frères une lettre réquisitoire : «Notre Grande Loge Nationale Française est en danger, en passe d’être dépossédée par une multitude d’affaires scandaleuses. [...] Ceux qui, exerçant les plus hautes fonctions de notre obédience, participent à de telles déviations, les acceptent ou même les suscitent, violent les lois et les usages de l’Ordre maçonnique et trahissent notre Constitution. Les mêmes d’ailleurs, dans la plupart des cas, ont tissé des réseaux occultes qui menacent l’équilibre de notre société en bafouant les lois de l’État..."

(...)

Les trois grandes obédiences (GO, GLF, GLNF), remarquent encore Ottenheimer et Lecadre, ont subi un “entrisme” d’extrême-droite : « À la fin des années 70, elles ont vu affluer dans leurs loges des soldats perdus de l’OAS [...] ou du SAC [...] venus y trouver un moyen de poursuivre leurs coups tordus. ».

Une autre lecture est possible de cette invasion. La Ve République est née d’un coup d’État voulu par l’Otan, avec la participation d’un réseau stay behind très porté sur l’extrême-droite. Celui-ci a mal vécu le retournement réaliste du Général sur la question algérienne. Mais Jacques Foccart, en liaison avec l’Otan, n’a eu de cesse de récupérer pour ses barbouzeries françaises et africaines ces hommes de main prompts à toutes les besognes - moyennant un stage, par exemple, auprès des régimes rhodésien ou sud-africain d’apartheid, ou dans le ranch de Denard au Gabon.

Dès lors, les infiltrés n’étaient pas si « perdus » que ça quand ils rejoignaient la famille maçonne. Mais l’initiation est un passeport bien utile, parfois indispensable pour accéder à des postes sensibles.

«Tous les services officiels étaient systématiquement noyautés, reconnaît Fred Zeller, ancien Grand Maître du GO, qui a présidé la fraternelle des policiers. En consultant notre fichier, je m’aperçus que le nombre de policiers était considérable. Je ne pouvais toutefois pas m’y retrouver entre les honorables correspondants du SDECE et les gens du SAC. »

D’autres “infiltrations” sont du domaine public. Un officier du Renseignement militaire, Philippe Guglielmi, est devenu Grand Maître du Grand-Orient. L’actuel Grand Maître, Alain Bauer, adhérent au PS à 15 ans, est passé entre autres par le syndicat FO (créé par le stay behind) et la SAIC, à San Diego, une société qui travaille quasi exclusivement pour les Services américains. Il était, explique-t-il, chargé d’une mission ultra-secrète entre la France et les États-Unis, touchant à la Défense nationale.

Puis il est devenu consultant en sécurité, cosignant des ouvrages sur la question avec Xavier Raufer, alias Christian de Bongrain, lui-même passé par les groupes d’extrême-droite Occident et Ordre nouveau. Les coauteurs font « l’éloge des méthodes radicales utilisées outre-Atlantique pour lutter contre la petite délinquance. »

Mais la plus célèbre des “infiltrations” est celle réussie par Michel Baroin. Ce jeune et brillant commissaire des Renseignements généraux a réussi à devenir Grand Maître du Grand Orient de France, en même temps que patron d’une grande mutuelle, la GMF. C’était aussi un banquier, un libraire (la Fnac), un homme d’affaires, un diplomate parallèle. C’était encore un personnage clé des affaires nucléaires, avec les Pierre Guillaumat, Robert Galley et Georges Besse - au c ur, donc, des stratégies que nous scrutons.

(...)

Les initiés doivent prêter serment « d’observer consciencieusement les principes de l’ordre maçonnique », de n’en jamais dévoiler les « mystères et secrets » sous peine d’un « châtiment qui ne saurait être moindre que d’avoir la gorge tranchée, la langue arrachée par la racine. » La solidarité fraternelle est un de ces principes.

(...)

L’Ordre souverain et militaire du Temple de Jérusalem (OSMTJ) est dans la même veine. C’est une «multinationale de l’ésotérisme créée au début du siècle. » En 1970, les hommes de Charly Lascorz, proches de Charles Pasqua et du SAC, ont organisé un putsch au sein de l’OMSTJ. « Dès lors, les barbouzes du Service d’action civique n’auront de cesse qu’ils n’infiltrent les commanderies de l’ordre» L’OSMTJ européenne dépend de l’OSMTJ américaine. Celle-ci a été infiltrée par la CIA, car jugée « a priori favorable aux thèses de l’armée ». Il existe une Commanderie militaire française Otan des Chevaliers Templiers de Jérusalem, liée à l’OSMTJ. Des « moines-soldats » très établis dans les
milieux de la défense nationale.

L’Ordre du Temple solaire (OTS), qui déboucha en Europe et au Canada sur une série de “suicides” collectifs, a été fondé en 1983 par Jo Di Mambro. Cet ancien Grand Maître nîmois de la Rose-Croix était en lien avec des membres de la loge P2. Au moins 72 membres de l’OTS ont été rosicruciens.

L’autre gourou, le médecin homéopathe Luc Jouret, est un ancien membre de la GLTS-Opéra et de l’Ordre Rénové du Temple, fondé par Raymond Bernard. Jouret était lié aux services secrets belges et sponsorisé par l’Otan. L’une des plus grosses institutions financières canadiennes, la Caisse de retraite d’Hydro-Québec, aurait été noyautée par l’OTS - qui n’a pas perdu tous ses relais dans la finance française.

La doctrine de l’OTS s’inspire directement de celle de la Rose-Croix, avec une méthode spirituelle visant à influencer les grands dirigeants de la planète. « L’Ordre du Temple solaire était la caricature tragique de ces organisations à tiroirs qui comportent divers degrés d’initiation et entretiennent autant de caches secrètes. » Le commandant de police Gilbert Houvenaghel, qui a dirigé l’enquête sur le massacre de membres de l’OTS dans le Vercors, en 1995 (après ceux de Suisse et du Québec), laisse entendre dans son rapport de synthèse que le chef d’orchestre de l’OTS pourrait bien être, non Joseph Di Mambro, mais Raymond Bernard. Ce dernier n’a pas été inculpé. Seul a été jugé un chef d’orchestre ami de Di Mambro, Michel Tabachnik - finalement acquitté au terme d’un procès biseauté.

(...)
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HERVE



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 8:25



Le Canard enchaîné actuellement en kiosques :

Note : Patrick Balkany, le député-maire de Levallois-Perret, est proche de Nicolas Sarkozy et a voyagé en Afrique avec Patokh Chodiev ...




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HERVE



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 9:18


http://www.lalibre.be/actu/international/quand-sarkozy-faisait-la-loi-en-belgique-5433efcb35708a6d4d5c2851

Quand Sarkozy "faisait la loi" en Belgique

Jean-Claude Matgen Publié le mardi 07 octobre 2014 à 16h05 - Mis à jour le mardi 07 octobre 2014 à 16h08

L'enquête menée en France sur des soupçons de commissions en marge d'un contrat de vente d'hélicoptères avec le Kazakhstan, conclu en 2010, sous la présidence de Nicolas Sarkozy (lire tous les détails en cliquant ici), remet un coup de projecteur sur le vote de la loi belge étendant la transaction financière en matière pénale votée au printemps 2011. Les enquêteurs français se demandent, en effet, si l'ancienne équipe française au pouvoir a pu faire pression sur des parlementaires belges, à la demande du président Nazarbaïev, pour adopter une disposition législative permettant un abandon des poursuites pénales à l'égard de l'homme d'affaires belgo-kazakh, Patokh Chodiev, ami intime du président kazakh Nazarbaïev. A l'époque La Libre s'était étonnée de la hâte mise à voter cette loi. Petit rappel.

Début octobre 2012, “Le Canard Enchaîné” laissait entendre que l’examen, au printemps 2011, de la proposition de loi sur la transaction financière en matière pénale aurait été accéléré au Parlement belge pour servir les intérêts de l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

Selon “Le Canard”, le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, aurait conditionné un marché avec la société aéronautique EADS au fait que M. Sarkozy tire d’affaire le milliardaire belge d’origine kazakh Patokh Chodiev, un ami du président Nazarbaïev, impliqué, en Belgique, dans le dossier de corruption Tractebel. M. Chodiev et deux associés kazakhs étaient poursuivis pour blanchiment, faux en écriture et association de malfaiteurs.

Plusieurs conseillers de M. Sarkozy auraient pris contact, disait “Le Canard”, avec Armand De Decker, alors vice-président du Sénat, afin de s’assurer que la proposition de loi sur l’extension de la transaction pénale à une série de délits serait votée sans retard et s’appliquerait à M. Chodiev et à ses deux coïnculpés.

M. De Decker a toujours affirmé qu’après avoir quitté la présidence du Sénat, en juillet 2010, il avait repris ses activités d’avocat et avait rejoint la défense de M. Chodiev dans un dossier lié à l’affaire Tractebel, datant de 1996. Il était apparu qu’il valait mieux transiger avec le parquet et c’est ce qui avait été fait, avait-il déclaré. M. De Decker s’était défendu d’être jamais intervenu dans l’adoption de la loi.

Poursuites abandonnées

Toujours est-il que, pendant l’été 2011, Patokh Chodiev et ses amis avaient obtenu du parquet qu’il abandonne ses poursuites contre le paiement d’une somme 23 millions d’euros. Quelques jours plus tard, le président kazakh signait les contrats de vente de quarante-cinq hélicoptères.

La Libre avait, en son temps, relayé les critiques de fond qui s’étaient abattues sur la loi. Elles portaient, notamment, sur les pouvoirs exorbitants donnés au ministère public et sur le risque d’instituer une justice de classe.

Ce qui avait aussi beaucoup étonné c’est l’urgence qui avait présidé à l’adoption d’une loi au parcours par ailleurs chaotique.

Le 11 février 2011, un projet de loi était déposé à la Chambre par le gouvernement Leterme II en affaires courantes. Il contenait des modifications législatives de natures diverses et fut discuté dans quatre commissions. Le 2 mars, le texte fut discuté en commission des Finances. Un amendement de 18 pages fut déposé. Il visait à introduire dans le code d’instruction criminelle de nouvelles dispositions en matière de transaction pénale. La commission des Finances ne semblait pas habilitée à connaître d’une question touchant à une matière pénale. L’avis de la commission Justice de la Chambre ne fut toutefois jamais demandé.

Le 10 mars 2011, le projet fut adopté par les quatre commissions appelées à l’étudier. Le 16, le projet fut envoyé au Sénat. Cette fois, au grand dam des ministres de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V) et des Finances Didier Reynders (MR), la commission Justice fut saisie, car les services du Sénat avaient repéré que le volet transaction pénale était de sa compétence.

Anomalies dans la loi

Lors de l’examen du texte, plusieurs sénateurs s’étonnèrent de la précipitation du gouvernement et demandèrent des auditions. Francis Delpérée (CDH) contesta sèchement le procédé législatif. Le 17 mars, le projet fut adopté en séance plénière de la Chambre. Le 24, un vote était prévu en séance plénière du Sénat mais le SPA s’y opposa car les auditions des professeurs de procédure pénale Haelterman, Verstraeten et surtout Masset, le 22, avaient permis de relever des anomalies dans la loi. Le ministre de la Justice préconisa de voter au plus vite le projet de loi litigieux et d’adopter plus tard une loi réparatrice pour en corriger les défauts.

Johan Vande Lanotte (SP.A) monta au créneau et demanda le report d’une semaine pour voter la loi réparatrice en même temps que le projet dispositions diverses, à défaut de quoi il demanderait l’avis du Conseil d’Etat, ce qui aurait retardé sensiblement le moment du vote.

La majorité fut contrainte d’accepter sa proposition. Le 31 mars, eut lieu le vote en séance plénière au Sénat. La loi réparatrice fut votée le 30 juin sans que le Parlement tienne compte des critiques très sévères émises entre-temps par le Conseil d’Etat.


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HERVE



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 10:18


Pour information, tiré de l'interview de Armand De Decker dans le "Paris Match" du 17 mai 2012

Note : "l'unique enquêteur" était Lionel Ruth ...







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HERVE



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 11:10


Bref commentaire sur le kazakhgate lors de l'émission suivante :

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/carnets-du-monde/sons/les-carnets-du-monde-sophie-larmoyer-11-10-14-2257225

de 1:11:15 à 1:13:00

On y apprend que Noursoultan Nazarbaïev est président depuis 24 ans et qu'il a remporté les dernières élections avec 95% des voix ...

Voir aussi :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/10/le-kazakhstan-ses-mines-d-uranium-et-ses-oligarques_4502666_4355770.html

Le Kazakhstan, ses mines d'uranium et ses oligarques

Le Monde.fr | 10.10.2014 à 11h04• Mis à jour le 10.10.2014 à 14h21 | Par Mathilde Damgé

Des juges financiers enquêtent depuis mars 2013 sur des commissions présumées en marge d'un contrat de vente d'hélicoptères avec le Kazakhstan, conclu en 2010 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, des soupçons balayés jeudi 9 octobre par Airbus, qui affirme que le contrat a été conduit en toute légalité.

L'affaire reste floue et le pays, même s'il n'est pas une dictature hermétique comme le Turkménistan, éloigné des standards démocratiques. Mais son économie est florissante, grâce à un sous-sol riche, et les relations franco-kazakhes sont au beau fixe. Un point sur les enjeux et les particularités de ces liens potentiellement explosifs.

Le géant économique d'Asie centrale

Véritable locomotive économique de la région, le Kazakhstan a connu pendant des années une croissance avoisinant les 10 % par an. Elle tourne désormais autour de 5 %, une performance honorable pour une économie émergente qui continue de grimper dans les classements sur l'attractivité en termes de climat des affaires. Dans celui de la Banque mondiale, elle a encore gagné trois places en 2014 et devance la Turquie et l'Espagne

Le géant économique d'Asie centrale (70 % du PIB de la région) est un bon fournisseur, en particulier d'énergie avec les 9es réserves mondiales de pétrole et les 2es réserves mondiales d'uranium.

Des liens étroits avec les entreprises françaises

La richesse de son sous-sol appâte les industriels : le groupe Areva a créé une filière commune, Katko, avec son homologue Kazatomprom. « La compagnie minière Kazatomprom, en partenariat avec Areva, mettra en marche ses nouvelles lignes d'assemblage de combustible nucléaire dans l'usine métallurgique d'Oulba, d'ici à 2018 », se félicite l'ambassade de France à Astana, sur son site Internet. Concrètement, la France procède à un transfert de technologies au bénéfice du Kazakhstan, via sa coentreprise.

Le pays est aussi bon client des produits français que sont le luxe, l'armement, l'agroalimentaire et la grande distribution. Carrefour y a  installé des bureaux en 2013, Danone dès 2009. Les entreprises tricolores ayant des intérêts au Kazakhstan sont nombreuses, comme en témoigne la liste de membres des Cercles français d'affaires au Kazakhstan : Areva, en premier lieu, mais aussi Alstom, EADS, GDF Suez, Saint-Gobain, Total...

Les relations économiques entre Paris et Astana (la capitale kazakhe) sont nées dans les années 2000 et se sont intensifiées sous la présidence de Nicolas Sarkozy avec, notamment, la création d'un Conseil des affaires franco-kazakhstanais. Elles sont aujourd'hui encouragées par le gouvernement ; la ministre au commerce extérieur Nicole Bricq avait fixé en mai 2013 comme objectif d'y doubler les exportations tricolores en cinq ans.

Un pays opaque et corrompu

Au pouvoir depuis 1991 (il a été réélu en 2011 avec plus de 95 %), le président Noursoultan Nazarbaïev a mis l'opposition au pas. La constitution kazakhe lui permet de briguer sa propre succession autant de fois qu'il le souhaite. Il bénéficie en outre d'une immunité judiciaire dans le cas où il déciderait de se retirer.

Le dirigeant est habile et a noué des relations solides avec la Chine, la Russie mais aussi la France, comme le revendique l'ambassade de France :

« Le partenariat stratégique entre la France et le Kazakhstan est monté en puissance ces dernières années et la relation commerciale qui existait entre nos deux pays s'est progressivement transformée en véritable partenariat industriel. »

Le pays reste dangereux. Il est décrit par le Quai d'Orsay comme un « théâtre de crimes à caractère crapuleux, d'actions s'apparentant à du terrorisme et d'interventions souvent violentes des forces de l'ordre ».

L'association Transparency International continue de pointer le haut degré de corruption et le faible degré de transparence du pays et l'OCDE insiste sur la nécessité de « mener à bien la réforme de sa législation pénale en vue de se conformer aux normes internationales et de renforcer l'intégrité de son administration publique ».

Signe de ces dysfonctionnements, le groupe minier Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC), contrôlé par trois oligarques du Kazakhstan, a été sorti en 2013 de la cotation à la Bourse de Londres. L'entreprise, qui a été rachetée par ses actionnaires et le gouvernement kazakh, est visée par une enquête criminelle du bureau des fraudes graves. Le gendarme de la City s'intéresse notamment à de possibles versements de pots-de-vin à des mafieux au Kazakhstan.

Des oligarques qui s'affrontent en Europe

Dans le cadre de l'enquête sur les ventes d'hélicoptères français, des versements inexpliqués proviendraient d'un homme d'affaires belge d'origine kazakhe, proche du président Noursoultan Nazarbaïev.

Patokh Chodiev, qui a fondé ENRC avec ses partenaires Alijan Ibragimov et Alexandre Matchkevitch, habite en Belgique. Selon Mediapart, il s'agirait de l'homme d'affaires en question, poursuivi avec ses deux acolytes par la justice belge dans un dossier de corruption impliquant l'entreprise Tractebel, le tout dans un contexte de guerre des clans kazakhs.

Car si, dans le pays, l'opposition a été muselée, de Genève à Bruxelles, en passant par Londres, deux clans s'affrontent. Une lutte qui mêle de puissants intérêts liés aux secteurs du pétrole, de l'immobilier et des banques.

D'un côté, les Nazarbaïev, au pouvoir au Kazakhstan depuis vingt-trois ans, avec une fortune estimée à plus de 22 milliards d'euros. De l'autre, des anciens fidèles du régime, les Khrapunov et leurs alliés les Abliazov, dont Moukhtar, détenu en France.

_ _ _

http://www.france.kz/index.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Mukhtar_Ablyazov

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/09/la-justice-bloque-l-extradition-de-moukhtar-abliazov_4398372_3224.html

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024433560

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/kazakhstan-12270/

http://www.forbes.com/profile/patokh-chodiev/

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 11:50



Extrait de "Le Vif" du 25 janvier 2013




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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 12:11


Le Vif - 25 janvier 2013
















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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 12:19


De Standaard - 24 januari 2013





(...)

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 12:38




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Lettre de J-F Etienne des Rosaies :




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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 14:08




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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 15:35


Pour information ...

HAQUIN,RENE

Vendredi 28 avril 1989

La commission refuse à M. Wathelet l'intégrale de la déposition du juge Lyna

Jeudi, la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme a voté (trois oui, quatre non, deux abstentions) et a ainsi décidé de ne pas satisfaire à la demande du ministre de la Justice qui demandait l'intégrale de la déposition du 13 avril faite en public par le doyen des juges d'instruction de Bruxelles, Mme Francine Lyna.

(...)

La question de la communication de la déposition de Mme Lyna au ministre Wathelet a été mise aux votes jeudi matin. Sur les neuf commissaires présents, quatre ont voté contre (parmi lesquels le PRL Armand De Decker, arrivé par hasard pour le vote et reparti aussitôt), deux se sont abstenus et trois se sont prononcés pour. Parmi ces derniers, les députés socialistes Mottard et Eerdekens ont annoncé qu'ils expliqueraient publiquement leur position: les dépositions publiques devant la commission sont à la disposition des parlementaires et de leurs collaborateurs, pourquoi pas à la disposition d'un député-ministre (de tutelle) qui, précisément, souhaite en tirer les leçons sans tarder. (...)



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Henry



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 15:39

A moins que le courrier de monsieur Etienne des Rosaies ne soit un faux, il et quand même bien clair que l'intervention de Monsieur Armand De Decker, Ministre d'Etat soit la clé majeure pour introduire une loi en Belgique afin de garantir vierge le casier judiciaire de personnages pris la main dans le sac dans une malversation préjudicable à la Nation.
Il est donc bon pour moi que des agissements pareils soient dénoncés.
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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 16:11


Si, comme j'en suis pratiquement certain, Armand De Decker a lui aussi essayé de manipuler l'enquête (notamment via son passage au journal télévisé et l'article dans Paris Match), on peut s'inquiéter de voir qu'il était membre de la commission parlementaire d'enquête sur le banditisme et le terrorisme.

Il a aussi été au Comité R ...

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ginlo



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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 17:32

Mer Dislaire, malgré mon amitié et une collaboration avec René pendant des années, et vous aussi, là je dois vous dire qu'en Belgique, il y a encore la liberté d'expression, Hervé, il n'écrit pas de texte discriminatoire, il reproduit des articles, il les analyses et les postes et fait parfois un petit commentaire, comme le dernier posté, c'est son droit, n'oubliez jamais, qu'il n'y a jamais de fumée , sans feu, n'oubliez jamais que sans René, il n'y aurais jamais eu l'affaire du WNP et la suite aussi, il a quand même, tiré à boulet rouge sur la S.E., il n'y jamais de plainte en diffamation.

De toute façon, après presque 30 ans de Tueurs, de CCC, Pinon, Gladio,etc... depuis ce vendredi 10/10/2014, ils ont gagnés, nous sommes sous la houlette d'une droite noire, et pas bleu, comme les années noires, et un Valet de Pic, caché pour mieux rebondir et le clou, on nous impose un Ministre de l'Intérieur, quasi NZ...advienne que pourra. Mais ne venez pas me dire qu'il n'y pas de manipulations dans cette enquête, moi j'en ai la preuve, REGARDER BIEN "DEVOIR D'ENQUÊTE" le 22/10.
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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 18:28


L'article suivant est intéressant ... et les commentaires aussi ...

http://blog.lesoir.be/wikileaks/2011/01/22/wikileaks-nouvelle-connexion-mafieuse-pour-le-belgo-kazakh-fatakh-chodiev/

(22 janvier 2011)

(...)

ainsi que

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/95f8ecc4-c8dd-11e0-a2c8-00144feabdc0.html#axzz3G2owN4UO

August 17, 2011 10:20 pm

Case against three ENRC oligarchs settled


By William MacNamara in London and Stanley Pignal in Brussels

(...)

Instructif aussi de relire ce qui suit :

http://www.levif.be/actualite/belgique/affaire-chodiev-de-decker-di-rupo-dit-ne-rien-comprendre/article-normal-115819.html

12/10/2012 à 10:22

(...)
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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 19:14


http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/les-gros-cadeaux-d-un-oligarque-kazakh-a-l-equipe-sarkozy-a112811520

Par Gerard Karageorgis dans Eclairage le 12 Octobre 2014 à 08:00

Les gros cadeaux d'un oligarque kazakh à l’équipe Sarkozy

En septembre 2009, l’oligarque kazakh Patokh Chodiev convainc les conseillers de Nicolas Sarkozy d’actionner leurs soutiens en Belgique pour le blanchir dans une affaire de corruption. Il offre alors une montre de 44 000 euros à un conseiller diplomatique de l’ancien président, Damien Loras. Une partie de cette affaire s'est nouée lors d’un dîner réglé rubis sur l’ongle – 11 000 euros –, selon des documents obtenus par Mediapart.

C’est une nouvelle affaire qui en rappelle d’autres. En 2009, plusieurs conseillers de Nicolas Sarkozy ont négocié avec l’oligarque kazakh Patokh Chodiev les conditions d’un marché de vente de 45 hélicoptères, de deux satellites d’observation au Kazakhstan et d’autres contrats pour un montant total d’environ 2 milliards d’euros. Mais l’oligarque qui offre ses contacts avec le président Noursoultan Nazarbaïev demande l’appui de l’Élysée pour sortir d’une affaire judiciaire en Belgique. Et il sort le grand jeu pour séduire le clan Sarkozy.

Selon des documents obtenus par Mediapart, Patokh Chodiev qui a pris contact avec certains conseillers dès 2008, invite le 25 septembre 2009 l’équipe de Sarkozy au restaurant trois étoiles L’Ambroisie — pour 11 000 euros —, puis il offre une montre de 44 000 euros au conseiller diplomatique Damien Loras. Quelques jours plus tard, le 6 octobre 2009, Nicolas Sarkozy rend une visite éclair, de quelques heures, au président Nazarbaïev « autour de la signature de contrats économiques », au grand dam des organisations des droits de l’homme, qui condamnent de longue date les pratiques de ce régime autoritaire.

Categories La meilleure façon de résoudre des problèmes, car il y a des problèmes, et j'en ai parlé avec le président, ce n'est pas forcément de venir en donneur de leçons, c'est de venir en ami pour essayer de trouver des solutions », explique alors Sarkozy.

C’est un virement de 300 000 euros reçu par un chargé de mission à l’Élysée, Jean-François Étienne des Rosaies, qui alerte le service de lutte contre le blanchiment Tracfin, et provoque une enquête du parquet, puis une information judiciaire, dont l’ouverture en mars 2013 a été dévoilée par Le Monde.

L’enquête pour « blanchiment en bande organisée », « corruption d’agents publics étrangers » et « complicité et recel » est confiée aux juges Roger Le Loire et René Grouman. Ces derniers ont mis en examen, début septembre, l’avocate en France de Patokh Chodiev, Me Catherine Degoul, qui a procédé elle-même, selon Le Monde, au virement sur le compte d’Étienne des Rosaies, chargé de mission à l’Élysée jusqu’en 2010.

Damien Loras, aujourd’hui consul général de France à São Paulo, a été la courroie de transmission entre l’Élysée et l’oligarque. Le diplomate, alors membre de la cellule diplomatique de l’Élysée (pour l’« Amérique, Russie, Caucase, Balkans et Asie centrale »), rencontre Patokh Chodiev fin 2008. Ce dernier noue parallèlement des contacts avec l’état-major d’EADS. Le 7 mai 2009, une rencontre scelle les contacts entre les industriels et l’oligarque dans la villa de ce dernier, “Le Petit Rocher”, au cap Ferrat. Le 23 juillet suivant, Damien Loras obtient de rencontrer le président Noursoultan Nazarbaïev avec son supérieur Jean-David Levitte, dans la même résidence.

Il s’agit, déjà, de préparer deux voyages importants au Kazhakstan. Le premier est celui des patrons d’EADS. Fin septembre 2009, Marwan Lahoud, directeur général délégué en charge de la stratégie et de l’international d’Airbus Group, et son bras droit, Jean-Pierre Talamoni, directeur du développement international, se rendent en jet privé Falcon 2000 (coût du voyage : 80 000 euros) à Astana pour y voir le premier ministre et fixer les modalités du contrat qui sera signé l’année suivante. Damien Loras, venu quant à lui dans un avion du gouvernement, est présent à ce rendez-vous.

Jean-Pierre Talamoni, pourtant, conteste vivement tout pour parler avec l’oligarque au sujet des hélicoptères kazakhs.

Si vous pensez que ce contrat se négocie avec un monsieur comme M. Chodiev, c'est une méconnaissance totale de ce genre d'affaires, déclare-t-il à Mediapart. En aucun cas nous n’avons discuté d'hélicoptères avec M. Chodiev. Il y a zéro commission et ça vous pouvez m'envoyer tous les flics de la terre : il y a donc zéro rétrocommission. »





Quand nous lui indiquons que Mediapart détient des photos de lui (voir ci-dessus) dans la villa personnelle de Chodiev, lors d'un rendez-vous de travail du 7 mai 2009, Talamoni répond :

   En aucun cas nous discutions d'hélicoptères. On parle d'ouverture du Kazakhstan. Les affaires ne se font pas au niveau politique, elles se font au niveau industriel. Sarkozy avait annoncé le Rafale au Brésil, à Koweït, il annonçait des milliards de contrats qui n'ont jamais eu lieu. »

Pourtant, six mois plus tard, son patron Marwan Lahoud et lui-même s'envolent rencontrer le premier ministre kazakh à Astana. Par ailleurs, Mediapart a pu consulter des traces d'autres rendez-vous entre Jean-Pierre Talamoni, Brigitte Floch', autre cadre d'EADS, et l'oligarque Chodiev, que ce soit à Bruxelles (Hôtel Conrad), à Londres (Hôtel Dorchester) ou au Plaza Athénée à Paris.

Les affaires étaient, de fait, bien parties. Le 25 septembre 2009, Patokh Chodiev choisit de sceller un peu plus cette « amitié » naissante, place des Vosges, au restaurant L’Ambroisie. Les invités : Damien Loras et sa femme, Patrick Balkany, l’ami du président (qui a profité de certains déplacements dans le jet privé de Chodiev), Bruno Joubert, conseiller diplomatique adjoint et « Monsieur Afrique » à l’Élysée (qui sera nommé quelques jours plus tard ambassadeur au Maroc), et l’amiral Alain Oudot de Dainville, patron de l’office d’armement ODAS. Prix du repas : 11 310 euros. La facture est réglée par Chodiev qui laisse un pourboire de 500 euros.





À la fin du repas, l’oligarque offre une montre en or blanc et bracelet crocodile d’une valeur de 44 000 euros à Damien Loras. La montre semble oubliée. Mais elle réapparaît le 26 mars 2010, dans un mail adressé à Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, et son assistante, Nathalie Gonzalez-Prado, par un homme d’affaires ayant connu Chodiev.

Intitulé « Très urgent », ce texte très précis rappelle comment l’affaire a débuté, quels furent les premiers contacts entre Patokh Chodiev et les conseillers de l’Élysée, les dates, les lieux, les personnes présentes. Cet homme d’affaires attire l’attention sur un homme en particulier : Damien Loras avec qui il a un différend.

   Je ne sais pas à l’heure où je vous écris si Damien Loras sert toujours les intérêts de la France ou les intérêts de M. Chodiev et les siens par la même occasion puisqu'il (Chodiev - ndlr) lui a payé une montre d'une valeur de 44 000 EUR. Facture à l'appui en pièce jointe. »

Obtenue par Mediapart, cette facture mentionne la remise de la montre, le 25 septembre 2009, date de la réception de L’Ambroisie.

    Oui, M. Chodiev m'a bien offert deux montres dont je ne connais pas le montant, a confirmé Damien Loras. Une pour moi et une pour ma femme. Mais deux jours après, je m'en suis ouvert à mon supérieur Jean-David Levitte. Après que mon assistante d'alors eut constaté que la cession de ce cadeau à une organisation ou association à vocation humanitaire n'était pas possible. »

Damien Loras nie avoir reçu la montre en main propre lors de ce dîner. Il indique dans un mail suivant l'échange téléphonique avoir reçu « par porteur, peu après mon mariage (12 septembre 2009) des montres de valeur à mon domicile ». Et c'est pour cela qu'il n'aurait pu les refuser sur le moment. Car, indiquait-il, « je suis tout à fait d'accord qu'il est impensable dans des fonctions de ce type d'accepter ce genre de cadeaux ».

Le diplomate assure les avoir laissées dans un coffre de la « salle du chiffre » de l’Élysée. Après vérification, les services de l'Elysée ont indiqué avoir « trouvé les deux montres dans un coffre de la cellule diplomatique » en mai 2012. « Ces montres ont été transmises au service ad hoc à l'ALMA, nous a-t-on précisé. Nous n'avons pas retrouvé l'information sur leur date d'arrivée ». Impossible donc de vérifier si ces cadeaux ont été rendus au moment de l'envoi du mail menaçant de révéler l'affaire aux médias où, comme Loras l'indique, après les avoir reçues.

L’autre partie s’est jouée en Belgique, par l’intervention d’un homme politique libéral, vice-président du Sénat, Armand De Decker. Et c’est là où intervient Jean-François Étienne des Rosaies, qui le connaît bien. La demande de Patokh Chodiev n’est pourtant pas simple. Elle vise à le sortir d’un dossier judiciaire dans lequel il est mis en cause pour corruption — l’affaire Tractebel.

    Quand j’ai quitté la présidence du Sénat en juillet 2010, j’ai repris mes activités d’avocat, explique dans la presse belge Armand De Decker, en 2012, après les premières révélations du Canard enchaîné dans ce dossier. J'ai alors reçu un appel de Me Degoul et de Me Tossens, avocat bruxellois, pour que je les rejoigne dans la défense de Monsieur Chodiev. Il s'agissait d'un vieux dossier lié à l'affaire Tractebel, datant de 1996, et qui risquait, pour le ministère public, de se heurter au délai raisonnable. On est vite arrivé à la conclusion qu'il valait mieux une transaction. »

Le politique assure qu’il n’a « jamais rencontré Monsieur Chodiev en personne ».

Pour Chodiev, la solution est législative. Elle dépend d’un nouveau texte sur la transaction pénale. En février 2011, une proposition de loi est déposée à la Chambre. En mars elle est adoptée. Elle est promulguée le 16 mai et Chodiev est tiré d’affaire. Une transaction est négociée avec le parquet de Bruxelles, qui abandonne ses poursuites contre la somme de 23 millions d'euros en août 2011. Plusieurs députés s’étonnent de la rapidité d’examen de ce texte, mais ils imaginent qu’il est destiné aux diamantaires.

Armand De Decker reconnaîtra dans la presse belge « connaître de longue date » le chargé de mission Étienne des Rosaies. Et ce dernier écrit lui aussi à Claude Guéant, le 28 juin 2011, pour résumer ses diligences pour« sauver Chodiev ». De Decker « nous a apporté l'adhésion des Ministres de la Justice, Finances et Affaires étrangères », écrit Étienne des Rosaies. C’est lui qui a « engagé » le vote à l'unanimité du parti libéral pour modifier la loi du Code civil de justice belge permettant à l'État de procéder à « des transactions financières dans des affaires pénales recouvrant notamment les chefs d'inculpation de blanchiment, faux en écriture et association de malfaiteurs ».

Ces manœuvres ont poussé, mardi, le député belge Olivier Maingain à demander la création d’une commission d’enquête dans un entretien accordé au Monde.

   S’il est avéré que le pouvoir législatif belge a été instrumentalisé par le pouvoir sarkozyste pour in fine conclure un marché de vente d’hélicoptère, alors c’est un scandale d’État », a-t-il commenté.


BOITE NOIRE Cet article a été réactualisé, le 9 octobre, à 17 heures, à la suite de la réponse de l'Elysée concernant les montres offertes au conseiller diplomatique Damien Loras. La présidence nous ayant précisé que ces montres avaient été retrouvées dans un coffre de la cellule diplomatique, en mai 2012.

PAR KARL LASKE ET GEOFFREY LE GUILCHER

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Lun 13 Oct 2014 - 21:30


http://www.liberation.fr/politiques/2014/10/13/etienne-des-rosaies-homme-de-l-ombre-et-des-titres-abscons_1120979

Etienne des Rosaies, homme de l’ombre et des titres abscons

Renaud LECADRE 13 octobre 2014 à 19:36

ENQUÊTE

«Délégué permanent» de l’ordre de Malte, «sous-fifre» du milieu ou «conseiller cheval» de  Nicolas Sarkozy, cet ancien chargé de mission à l’Elysée est au cœur du Kazakhgate.

Il a tout du frère jumeau de Jean-Charles Marchiani, homme à tout faire de la galaxie chiraco-pasquaïenne, laquelle n’aurait pourtant jamais osé le propulser à une fonction officielle à l’Elysée. C’est le risque pris par Nicolas Sarkozy en nommant Jean-François Etienne des Rosaies comme chargé de mission entre 2007 et 2010. Récemment placé en garde à vue dans le Kazakhgate, une vente d’hélicoptères à Astana sur fond de trafic d’influence en vue de sortir quelques oligarques du pétrin, il illustre à merveille la porosité entre la politique et les affaires. Car si les hommes de pouvoir ont toujours eu recours aux hommes de l’ombre, il est rarissime de les installer officiellement au cœur des réseaux.

Guère diplômé, tout juste un brevet de l’école technique de l’armée de l’air, JFER tâte de la communication et du journalisme (au Commissariat à l’énergie atomique et à l’ORTF) avant de trouver sa voie, le relationnel, et un métier, «chargé de mission». Auprès de chefs d’Etat africains (1972), du ministre français de la Coopération (1973) et du président de la Générale des eaux, Guy Dejouany (1976-1986). Son rôle consiste à fréquenter les élus de tous bords, que la vieille dame arrosait proverbialement. «Il en a sur eux autant qu’ils en ont sur lui», résume un ex-collaborateur.

«Fatuité». Après un bref retour en cabinet (auprès de Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité sous la première cohabitation), fort utile pour recharger le carnet d’adresses, JFER se fait bombarder préfet en 1987. Il vise la Nouvelle-Calédonie, Charles Pasqua met le holà : «Si je le nomme là-bas, il est capable d’y foutre le feu.» Ce sera la plus paisible Meuse, ou on ne le croisera guère : «Il n’était jamais là et partait toujours pour des déplacements mystérieux, témoigne son ex-directeur de cabinet à la préfecture. J’ai rapidement compris qu’il avait été nommé là avec une mission particulière.» La libération des otages français alors retenus au Liban, en l’espèce(s). Pasqua confirmera son rôle, mais un ancien conseiller ministériel nuance : «Etienne des Rosaies était "la chèvre" qu’on met en avant pour mieux masquer ceux qui sont véritablement à la manœuvre.» Il ne restera préfet qu’un an, tout en conservant le titre qui fait joli sur du papier à en-tête (préfet dit «hors-cadre»).

Sans plus de formalités, il se glisse dans le sillage d’Etienne Leandri, figure légendaire du milieu : ancien dealer de cocaïne, condamné après-guerre pour «intelligence économique» avec l’occupant allemand, exilé en Italie, réhabilité par la CIA au nom de la lutte anticommuniste, reconverti dans les affaires en tout genre (marchés truqués, fausses factures et commissions occultes). Auprès de Leandri, JFER est chargé d’un projet de prisons privées, qui fait saliver les cadors du BTP, en tandem avec un ancien directeur de la Santé. Il n’aboutira pas. «Leandri l’a toujours trouvé d’une fatuité totale», se souvient un ancien compagnon de route. Mondain, bavard, faisant miroiter ses relations en haut lieu. «C’était un sous-fifre, Leandri se servait de lui pour s’informer mais aussi désinformer des clans adverses», souligne un autre. Durant ce compagnonnage, Etienne des Rosaies est officiellement conseiller technique au secrétariat général de la défense nationale, tout en occupant un bureau dans des locaux de Leandri. Un jour, mettant en avant sa relation avec le chef des services secrets algériens, il se fait fort de débloquer le paiement d’une boîte de BTP italienne partenaire de Leandri, à propos de la construction d’un port en souffrance. Encore raté. Mais, quand il s’agit d’acheter le silence d’un ex-dirigeant de la Générale des eaux se disant prêt à déballer quelques secrets d’affaires, la mission semble avoir réussi.

L’année 1995 est une double débâcle : Edouard Balladur est battu, Leandri décède. JFER se console en rajoutant un titre abscons à son CV : «délégué permanent et itinérant» de l’Ordre de Malte. Il passe à travers les gouttes des procédures pénales qui décortiqueront la galaxie Pasqua-Leandri. S’agissant du financement du Quotidien du maire, cher au premier, la justice française ne retiendra qu’un financement de 10 millions de francs via la Sofremi (société d’import-export du ministère de l’Intérieur), omettant un autre, plus important, via le groupe Eymin (faux facturier habituel du PS, trop heureux de se concilier avec Pasqua), JFER étant à la manœuvre, avec un autre «Pasqua-boy», Jean-Jacques Guillet. Notre préfet hors-sol en profite pour se lier avec Claude Guéant, alors directeur général de la police nationale, promis à de plus hautes fonctions. Il se fait tout petit, nonobstant l’enquête sur un fric-frac en 1999 : dans les locaux du ministère de l’Intérieur, un individu force la porte d’accès aux archives, farfouille dans le dossier du préfet Bonnet et y retire une pièce compromettante. La police des polices recueille une empreinte digitale suspecte puis demande à tous les fonctionnaires de permanence ce jour-là de donner la leur. Tous s’y soumettent de bonne grâce sauf un : Jean-François Etienne des Rosaies…

Pions. Comme d’autres pasquaïens, JFER se met au service de la sarkozie. Il est chargé de l’organisation des meetings de la campagne présidentielle 2007 : «Il louait les salles, se rendait sur place», assure un témoin. Suivra donc le titre de «chargé de mission au cabinet du président de la République». En charge du dossier kazakh, donc, mais aussi cherchant à placer ses pions (lire ci-contre). Parachutage ou exfiltration ? L’ex-«conseiller cheval» de Sarkozy - son autre titre qui faisait sourire tout le monde - préside à partir d’août 2010 l’Institut français du cheval et de l’équitation, né de la fusion entre les Haras nationaux et l’Ecole nationale d’équitation, qu’il avait pilotée depuis l’Elysée. Quelques mois plus tôt, il s’était illustré en s’autochargeant d’une autre mission : fournir un canasson de bon niveau à un cavalier pointant au 800e rang français, Timothé Bazire, neveu du témoin de mariage de Sarkozy. On ne change pas un homme, surtout «chargé de mission».





13 octobre 2014

Avant les hélicos kazakhs, l’électricité au Venezuela

L’intermédiaire a tenté de profiter en 2008 de sa position à l’Elysée pour influencer un sous-traitant d’EDF.

Par R.L.

Jean-François Etienne des Rosaies a pris sa plus belle plume, sur papier à en-tête de l’Elysée et en majuscules : «Chargé de Mission au Cabinet du Président de la République.» Sous enveloppe estampillée «PERSONNEL CONFIDENTIEL». Officiellement cantonné au rôle de «conseiller cheval» de Nicolas Sarkozy, il s’adresse en septembre 2008 à un sous-traitant d’EDF qui tente de prospérer au Venezuela : le président Hugo Chávez a annoncé un plan à 10 milliards de dollars visant à mieux électrifier son pays - mirifiques contrats en vue.

Imperium. De son bureau de l’Elysée, Etienne des Rosaies s’improvise intermédiaire d’un intermédiaire : «J’ai en charge le suivi d’un certain nombre de dossiers auprès d’un ressortissant français (qui est également un ami…) installé à Caracas.» Il s’agit de Richard Gerbaudi, ex-flic reconverti consultant au Venezuela, qui n’y connaît rien à la fée électrique mais aurait «un accès direct aux plus hautes autorités du gouvernement vénézuélien et tout particulièrement auprès du président Chávez».

Le sous-traitant d’EDF dispose pourtant d’un intermédiaire, mais le préfet Etienne des Rosaies paraît soucieux de lui substituer un autre. Campant sur son imperium présidentiel, il proclame : «Je n’ai aucune instruction de M. le Secrétaire Général de la Présidence de la République pour rencontrer votre intermédiaire ou mandataire. Je vous laisse le soin de juger s’il vous paraît utile que nous nous rencontrions directement.» JFER met dans la boucle Robert Pandraud, un ex-ministre dont il fut membre de cabinet sous la première cohabitation.

Officiellement rangé des voitures, Pandraud disposait d’un bureau dans les locaux de l’UMP jusqu’à son décès en 2010. «Je recommande très chaleureusement Richard Gerbaudi», lui écrit Des Rosaies à la même époque, fournissant les coordonnées de l’ex-flic, se disant «prêt à faciliter toute rencontre» et précisant que «le secrétaire général de la Présidence est informé» : Claude Guéant, autre compagnon de route depuis vingt ans, lui aussi mis en cause pour avoir confondu pouvoir régalien et défense d’intérêts privés.

«Fou furieux». Outre ces courriers, la direction du sous-traitant d’EDF sera également relancée au téléphone par l’intermédiaire de l’intermédiaire. «Ce fou furieux nous a harcelés», témoigne un ancien dirigeant. Robert Pandraud devra personnellement alerter Nicolas Sarkozy pour tempérer les agissements de son «conseiller cheval» - si ce n’est y mettre un terme. A l’été 2010, il sera exfiltré à l’Institut français du cheval et de l’équitation.

Jean-François Etienne des Rosaies y demeurera trois ans, avant d’en être éloigné à l’automne 2013 après une première révélation du Canard enchaîné sur les dessous de l’affaire belgo-kazakh. La filière équestre s’en remettra.

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mar 14 Oct 2014 - 8:27





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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mar 14 Oct 2014 - 8:52


KNACK - 14 mei 2014







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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mar 14 Oct 2014 - 9:04


19 au 25 octobre 2012













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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mar 14 Oct 2014 - 10:59



http://paperjam.lu/news/enrc-et-le-celebre-trio-kazakh-au-luxembourg

ENRC et le célèbre trio kazakh au Luxembourg

12.11.2013 17:34 (Mise à jour: 13.11.2013 08:41)

Par Alain Ducat

(...)

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mar 14 Oct 2014 - 14:17



WHO'S WHO

n°184 du 25/03/1993

J-F ETIENNE DES ROSAIES

Conseiller technique au SGDN (Secrétariat général de la défense nationale), Jean-François Etienne des Rosaies a reçu le 3 mars les insignes de la légion d'honneur des mains de Guy Fouchier, le patron du SGDN devant de nombreuses personnalités dont certaines liées au continent africain: l'ambassadeur d'Algérie en France Ahmed Ghozali, Bruno Delaye conseiller pour les Affaires africaines et malgaches à l'Elysée, George Serres chargé des affaires économiques et financières dans la cellule africaine de l'Elysée, Yazid Zabeg (CSEE)... Ancien préfet de la Meuse, Jean-François Etienne des Rosaies a occupé des fonctions dans les cabinets Pandraud et Pasqua en 1986 et 1987. Il avait notamment participé à la libération des otages français du Liban, ce qui expliquait la présence à cette cérémonie de Béchir Gemayel et de responsables du renseignement tel que Rémy Pautrat, l'ancien conseiller à la sécurité de Michel Rocard à Matignon. Franc-maçon, Etienne des Rosaies, a également derrière lui une carrière africaine dans le renseignement - importante mais "forcément" méconnue - dans plusieurs présidences: Cameroun, Sénégal et Gabon.

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mer 15 Oct 2014 - 10:55


Édition du 15 octobre 2014 - n°721

Les réseaux derrière les contrats d'EADS

Fortement soutenus par l'Elysée, les contrats passés en 2010 par Airbus Group avec le Kazakhstan ont vu l'intervention de nombre de consultants, dont certains sont aujourd'hui en froid avec le groupe.

Derrière l'enquête de la justice française sur les supposées commissions qu'aurait versées Airbus Group (ex-EADS) à des officiels kazakhs, on découvre les réseaux utilisés à l'époque par le groupe européen. A la tête de son cabinet LBC Consulting basé à Tunis, le lobbyiste tunisien Lyès Ben Chédli a facilité la rencontre en 2009 de deux dirigeants du groupe, Marwan Lahoud, DG délégué à la stratégie et au marketing, et Jean-Pierre Talamoni, directeur du développement international, avec l'oligarque kazakh Patokh Chodiev.

Lyès Ben Chédli a cependant été rapidement écarté par Airbus. Aujourd'hui en litige commercial avec le groupe, il lui réclame toujours le montant de ses success fees, après que sa rémunération fixe a été payée avec retard. Depuis cette époque, Lyès Ben Chédli est également brouillé avec Patokh Chodiev et les autorités kazakhes.

Le travail de longue haleine d'EADS auprès du gouvernement kazakh a en fait été accompagné par Marie-Hélène Bérard, qui dirige le cabinet MHB SAS à Paris. Cette ancienne conseillère de Jacques Chirac, spécialiste des pays de l'ex-URSS, a, dès 2006, multiplié les aller-retours Paris-Astana pour conclure le contrat. Outre Chodiev, EADS s'était appuyé sur l'ex-cosmonaute et "héros national" Talgat Musabayev, alors patron de l'agence publique KazCosmos.

Marie-Hélène Bérard a travaillé en parallèle à un troisième réseau, emmené par l'envoyé officiel de Nicolas Sarkozy dans la région, le sénateur Aymeri de Montesquiou, secondé par Thierry Mariani et Olivier Darrason, le directeur de CEIS.

Mis en cause aujourd'hui par la justice française, ces contrats d'EADS se trouvent dans le collimateur de la justice kazakhe depuis plusieurs mois.

Celle-ci a engagé l'an dernier des poursuites contre Gabdullatif Murzakulov, le président de la société Kazakhstan Garysh Sapary (KGS), partenaire local d'Airbus Defense & Space.

_ _ _

Voir

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-politique/2012/06/05/lobbying-les-aventures-de-thierry-mariani-au-pays-des-soviets-232726

http://www.ceis.eu/

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MessageSujet: Re: carton jaune pour De Decker   Mer 15 Oct 2014 - 14:39


Édition du 27 février 2004 - n°471

BRUXELLES

Le renseignement privé sous surveillance

Chargé depuis plusieurs années d'assurer, pour le Parlement, le contrôle des activités des services de renseignement belges - Sûreté de l'Etat et Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS), le Comité R s'intéresse également de près aux services de renseignement privés (SRP). Le comité, présidé par Jean-Claude Delepierre, a établi en 2002 un rapport confidentiel de 70 pages "qui tente de dresser un premier inventaire des activités du renseignement privé et de la manière dont les services de renseignement officiels appréhendent ce phénomène". Ce rapport est actuellement en cours de discussions au Parlement, et notamment au sein de la commission de suivi du comité R, présidée par le président du Sénat, Armand de Decker. Les conclusions de ces travaux devraient être connues à la mi-avril, à l'occasion de la publication du rapport d'activité 2003 du Comité R.

_ _ _ _ _ _

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ronique_Paulus_de_Ch%C3%A2telet

(...)  De 1994 à 1998, (Véronique Paulus de Châtelet) préside le Comité R, qui contrôle la coordination et l'efficacité des services de renseignements et vérifie que ces services ne violent pas les droits que la Constitution et les lois confèrent aux particuliers.  (...)

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