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 Les cellules communistes combattantes

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michel
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Sam 14 Juin 2008 - 14:59

michel a écrit:
nervien a écrit:
Indépendamment du " scoop Père Ubu ", quels sont les éléments qui permettent de certifier que Lucien Dislaire aurait écrit une ' lettre ouverte à la justice et aux médias '. Aucun autre média ( à ma connaisance ) n'en fait état.

Bonne question nervien.

Si c'est une lettre ouverte elle est sensée être publique.

On la trouvera ici :


http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/autres-documents-et-sites-web-f41/le-courrier-de-lucien-dislaire-t1343.htm#24818

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Baude



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Dim 15 Juin 2008 - 23:16

@ nervien et michel
Sans citer nos sources, notre enquête sur les TBW nous a amené sur la piste Oesling en avril de cette année. Après de nombreux contacts, nous avons pu interviewé différents protagonistes de ce dossier Oesling et in fine révéler les éléments forts de la lettre ouverte de Dislaire du 9 juin (Voir la Une + page 7 de UBU du 22/05, article intitulé : "Attaques Vielsalm et Tueries : la hiérarchie se tait") avant d'autres médias (blog de C. Braeckman, De Morgen , ...) et tirer la conclusion sur les vrais raisons de l'arrestation de Carette en relisant le procès des CCC aux Assises et particulièrement l'acte d'accusation qui ne reprend pas ce vol et cette détention d'armes...
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ManoeuvresInTheDark



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mar 17 Juin 2008 - 9:43

Wahoub Fayoumi : « Mais pourquoi suis-je en prison ? »
MARC METDEPENNINGEN
mardi 17 juin 2008, 07:06
Lesoir.be

Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF arrêtée début juin pour « appartenance à une organisation terroriste », en compagnie notamment de Bertrand Sassoye (ex-CCC), a fait parvenir au « Soir » le récit impressionnant de son arrestation, des interrogatoires, de sa détention.

La lettre que nous a fait parvenir, depuis la prison de Berkendael, Wahoub Fayoumi, la journaliste de la RTBF inculpée avec trois autres personnes « d'appartenance à une organisation terroriste », est le premier témoignage authentique (et journalistique) des circonstances dans lesquelles son arrestation et son inculpation se sont déroulées.

Dans ce témoignage, la jeune femme raconte la brutalité de l'opération lancée par le parquet fédéral. Elle dénonce cette confusion apparente entre sympathies politiques affichées et incriminations « terroristes ». Comme ses autres coïnculpés dont la libération a été prononcée par la chambre du conseil de Bruxelles, elle attend la décision de la chambre des mises en accusation, saisie d'un appel du parquet, qui devrait examiner leur maintien en détention le 24 juin prochain.

Aujourd'hui, à 13 h 30, c'est Pierre Carette, l'ex-chef des CCC qui tentera d'obtenir sa libération devant le tribunal d'application des peines (TAP) de Bruxelles chargé d'examiner la révocation de sa libération conditionnelle.

Hier, le « Secours rouge », organisation de soutien aux prisonniers politiques, a réuni la presse pour faire part de ses inquiétudes suite à l'arrestation de ses sympathisants. « L'arrestation de Pierre Carette a permis de ressusciter les CCC. Cette instrumentalisation a entretenu l'idée d'une menace terroriste en se servant de noms. Les arrestations ont également permis de nourrir l'idée que le Secours rouge est un repaire de criminels », a déploré Flor Dewit, porte-parole du Secours Rouge. Il a constaté que depuis un an et demi, les activités du Secours rouge avaient été soumises aux « méthodes particulières de recherche » de la police.

L'avocat de Bertrand Sassoye, Me Laurent Kennes a déploré une « confusion des genres » : « On confond la lutte des classes, qui est une terminologie marxiste, avec une activité terroriste », a-t-il dit, rappelant les vives critiques émises lors de la promulgation de loi sur les organisations terroristes. Bertrand Sassoye comparaîtra le 24 juin devant le TAP. Son ami Jean-François Legros, un ancien détenu, verra son cas examiné le 1er juillet
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/justice-pierre-carette-joue-2008-06-17-606806.shtml

La lettre : Le Cauchemar, lettre de prison
Rédaction en ligne
Lesoir.be
mardi 17 juin 2008, 07:08

Je suis journaliste. Mais ce n'est pas pour ça que j'écris aujourd'hui. Ce texte est mon témoignage. Quelque chose d'immense et d'effrayant m'est arrivé, il y a plus d'une semaine.

C'était jeudi. Le 5 juin, c'est l'anniversaire de mon compagnon. A 5h00 du matin, on frappe à la porte. Je dormais encore, je m'habille vite, ça a l'air important. Lorsque j'ouvre, je vois des policiers dans la cage d'escalier. Il y en a beaucoup. Je pense à un cambriolage. On me dit que c'est pour une perquisition. Chez moi ? « Vous venez chez moi ? » je dis. Oui. Je leur demande pourquoi. « On ne sait pas. On a juste un mandat. » Ils entrent. « Vous êtes seule ? Vous êtes sûres ? » Ils sont 6 ou 7. Ce n'est pas normal. « Que ce passe-t-il ? » je dis. Sur le papier, il y a écrit « terrorisme », « urgence ». « Vous êtes privée de liberté, madame. » On ne réalise rien à ce moment-là. On ne comprend simplement pas les mots. La tête tourne. Ils fouillent. Tout. La cuisine, la salle de bain, mes vêtements, mes livres. Ils mettent des choses de côté, ils disent « on saisit ». ça dure 3 heures. Ils prennent les ordinateurs, des affiches, des livres, un bouquin en arabe. Je leur dit « je dois aller au travail. » « Je ne pense pas que ce soit possible. » Je voudrais téléphoner, mon GSM est déjà saisi. Mon équipe attendra à Reyers, mon compagnon aussi, je ne verrai pas mon frère qui prépare un voyage de plus d'un an en Espagne et au Mali. Personne ne saura où je suis aujourd'hui.

« Au bureau » comme ils disent, c'est l'interrogatoire. Des questions sur mon nom, mon âge, mon loyer, mon numéro de carte de banque, mes opinions politiques, mes amis. Des heures passent, je commence à trembler. Aux questions auxquelles je réponds « je ne sais pas », ils insistent. Avant de comprendre ce qu'ils veulent. Le choc se diffuse lentement, à chaque question. C'est l'après-midi. J'aperçois des hommes cagoulés, armés. Ils viendront me chercher. Il doit être 17 ou 18 heures. Je suis menottée, attachée par une corde que tiennent deux hommes. Je suis masquée, je ne peux rien voir. Trajet en voiture. Sirènes hurlantes, escorte. Arrivée au Palais de Justice. Des couloirs, des ascenseurs, je ne vois rien. On s'arrête. Un homme m'enlève les menottes, mains sur la tête ; un autre, le masque. Je suis face à un mur gris. Une porte se ferme. Je n'ai vu personne. Je n'ai rien vu à part cette porte grise qui s'est fermée, grise comme les murs, comme le rebord en béton. Les murs lisses, affreusement lisses. Il n'y a aucune ouverture. J'ai l'impression d'étouffer. Envie de taper sur ces murs lisses. Je ne dois pas pleurer. Personne ne m'a dit un mot. J'attends. Des heures. 20h ? 22h ? Interrogatoire chez la juge d'instruction. « Vous n'avez pas tout dit ». Un cauchemar qui se poursuit. Je ne sais pas où j'ai mal. Ça va s'arrêter, j'en suis sûre. Je pleure quand elle parle de ma famille. C'en est trop.

A nouveau le cachot. Ma tête est raide. Je m'allonge sur le rebord en béton. Quelle heure est-il ? Est-ce que le temps s'allonge ou se rétrécit ? On reviendra me chercher. Chez la juge, dans ce bureau allumé au fond d'un couloir. « J'ai hésité » elle dit. Alors je sais. Sur mon mandat d'arrêt, il est 2h30.

C'était il y a une semaine et quatre jours. Beaucoup de choses à dire sur le mandat d'arrêt, sur l'inculpation, sur les méthodes.

Des méthodes de cowboys, des interrogatoires où on renverse la charge de la preuve. On m'a épié, surveillée, mise sur écoute, analysé mes comptes bancaires et mon écriture, depuis plus d'un an. Attendait-on de moi que je conforte une hypothèse de départ ? Que je donne des noms qui alimenteraient leur idée ? Leur enquête est restée désespérément vide. Est-ce pour cela que je suis en prison ? Sommes-nous là parce qu'il DOIT y avoir quelque chose ? Il suffirait alors de bien peu : d'affirmer des solidarités, d'avoir des idées politiques. Je l'ai entendu à notre charge, ces idées politiques ont été présentées comme en soi terroristes !

Je n'ai jamais caché mon engagement. Il est public, libre et réfléchi. Défendre des étudiants, des sans-papiers, des prisonniers politiques, se battre pour un monde plus juste, ce ne sont pas des engagements dont on doit avoir honte. Si je n'avais pas été ici, j'aurais été devant ces prisons, j'aurais écrit des communiqués, j'aurais contacté des associations.

La souffrance de ma mère et de mes frères, la solitude de mon compagnon, la tristesse de mes amis, l'incompréhension sur mon lieu de travail, la privation de liberté de quatre militants, la criminalisation de la solidarité, sont-ils des prix à payer ?

Wahoub

Prison de Berkendael

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/le-cauchemar-lettre-de-prison-2008-06-17-606807.shtml
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michel
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 18 Juin 2008 - 14:40

Beaucoup de bruit pour rien ? :


Pierre Carette libéré

(18/06/2008)

© BELGA

Le tribunal d'application des peines a redu un jugement contraire au ministère public. L'ex-membre des CCC est donc libre

BRUXELLES Le tribunal d'application des Peines a déclaré, mercredi, recevable mais non fondée la demande du ministère public de révoquer la libération conditionnelle de Pierre Carette, l'ex-membre des CCC.

Celui-ci avait été interpellé le 5 juin dernier pour ne pas avoir respecté, selon le ministère public, les conditions de sa libération.

© La Dernière Heure 2008

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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Jeu 19 Juin 2008 - 9:24

La lettre de Pierre Carette, libéré mercredi

MARC METDEPENNINGEN

jeudi 19 juin 2008, 07:07
Hier soir, à sa sortie de la prison de Forest, l’ex-chef des CCC Pierre Carette a livré un document manuscrit dont nous vous proposons la transcription. Ayant respecté sa libération conditionnelle, il est libre. Il se dit victime de l’instruction « bancale » contre l’autre ancien CCC, Bertrand Sassoye.


Pierre Carette, l’ex-chef des CCC (Cellules communistes combattantes), a quitté la prison de Forest mercredi soir peu après 20 heures. Il nous a déclaré que son arrestation, intervenue le 5 juin dernier, pour une violation alléguée par le parquet de Bruxelles de ses conditions de libération conditionnelle, était une véritable « prise d’otage destinée à faire passer l’instruction bancale » menée à l’encontre de son ex-complice Bertrand Sassoye, arrêté ainsi que 3 autres suspects (dont la journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi) sous l’inculpation « d’appartenance à une organisation terroriste », soit le Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), en Italie, résurgence présumée des Brigades Rouges.

La décision de le libérer prise mardi à 14 heures par le tribunal d’application des peines de Bruxelles (TAP) ne lui donne pas tort. Le juge Alexandre Delvaux, en prononçant la libération de Pierre Carette, a en effet constaté que la demande de révocation de la libération conditionnelle de l’ancien leader du mouvement terroriste belge, acquise en 2003 au terme de 17 ans de détention, ne se justifiait pas. Il a surtout renvoyé le parquet au dossier de Pierre Carette qui prévoyait expressément, en vertu d’une décision de la commission de libération conditionnelle du 5 mars 2003, qu’il était autorisé « à fréquenter de manière naturelle dans le cadre des activités militantes pacifiques » Bertrand Sassoye, son ex-compagnon des CCC.

Le parquet de Bruxelles, apparemment, n’avait pas eu égard à cette autorisation expresse de la commission dont la prise en compte par le TAP a anéanti sa demande de réarrestation de Pierre Carette.

Le parquet fondait sa demande de remise en détention de l’ex-patron des CCC sur « de nombreux échanges téléphoniques » entre lui et Sassoye. Le TAP a constaté que le contenu de ces échanges était inconnu et qu’il devait être considéré que ces appels, échelonnés entre 2006 et mai 2007, « n’étaient pas étrangers à une activité militante ». Le tribunal a aussi refusé qu’il soit dorénavant interdit à Pierre Carette d’entretenir des contacts téléphoniques ou militants avec Bertrand Sassoye, au sens de ce que prévoyait la décision de la commission de libération conditionnelle.


Source : www.lesoir.be

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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Jeu 19 Juin 2008 - 19:10

Père ubu, 19/06/08


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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Ven 20 Juin 2008 - 9:43

Article du quotidien luxembourgeois Journal (www.journal.lu)

En marge du rebondissement de l'affaire des Cellules Communistes Combattantes en Belgique: On reparle de l'<<affaire Vielsalm>> et d'Oesling 84

Alors que la Commission de contrôle parlementaire du service de renseignement de l'Etat luxembourgeois continue aujourd'hui son travail sur les activités du SREL dans le cadre de l'enquête sur les attentats à l'explosif au cours des années 1984-1986 et qu'elle s'apprête à entendre le procureur général sur les services secrets et les <<Bommeleeër>> la semaine prochaine, une affaire explosive datant de la même époque agite en ce moment de nouveau nos voisins belges.

Il s'agit de l'épisode des fameuses <<Cellules Communistes Combattantes>> dont les deux <<chefs>>, Pierre Carette et Bertrand Sassoye, condamnés en octobre 1988 à la prison à perpétuité pour 28 attentats à la bombe - dont un fatal pour deux pompiers - entre octobre 1984 et décembre 1985. Entretemps remis en liberté conditionnelle, les deux hommes ont de nouveau été arrêtés jeudi 5 juin par les autorités belges ensemble avec d'autres militants ou proches de l'association <<Secours Rouge>>, dont une journaliste de la RTBF.

A Carette, on reproche le non-respect des conditions de libération conditionnelle pour être entré en contact avec d'anciens compagnons de lutte, à Sassoye même l'<<appartenance à une organisation terroriste>> - on aurait retrouvé chez lui une mèche explosive et deux fusées pyrotechniques - du matériel pour un feu d'artifice à l'occasion d'un mariage, selon son avocat. Sassoye, auquel on reproche par ailleurs des contacts avec le Parti Communiste Politico-Militaire en Italie, résurgence présumée des Brigades Rouges, reste pour l'instant en détention.

Lettre ouverte du seul inculpé dans l'affaire Vielsalm

En ce qui concerne Carette, le Tribunal d'application des peines belge, argumentant qu'une décision de 2003 autorisait l'accusé de façon explicite de fréquenter ses anciens compagnons des CCC, a ordonné ce mercredi la libération de Carette. En Belgique, on s'interroge outre sur la façon de procéder du parquet, également sur le moment de cette arrestation.
Curieuse coïncidence: quelques jours avant les arrestations de Carette, Sassoye et d'autres un certain Lucien Dislaire préparait une <<lettre ouverte à la Justice et à la Presse belges>> revendiquant la réouverture du <<dossier Vielsalm>> sur base de la loi antiterroriste et dit envisager porter plainte contre l'ancien leader des CCC.
Retour sur les faits: Dans la nuit du 12 au 13 mai 1984 la caserne des Chasseurs Ardennais à Vielsalm avait été attaquée laissant un soldat grièvement blessé (voir aussi à ce sujet notre article du 8 février). Des armes dérobées lors de cette attaque avaient été retrouvées plus tard dans un appartement conspiratif des CCC à Bruxelles et auprès d'un autre mouvement d'extrême-gauche, Action Directe, en France.

Depuis, les CCC ont été médiatisés comme les responsables de cette attaque, d'autant plus qu'ils la revendiquaient officiellement. Or, aucun des membres des CCC n'a jamais été accusé, voire jugé pour des faits en rapport avec cet incident. L'acte d'accusation contre Carette et compagnie de juillet 1988 ne pipe mot de Vielsalm.

En septembre 1985 toutefois, le quotidien belge <<Le Soir>> publiait le témoignage de Lucien Dislaire, un ancien paracommando et mercenaire qui révélait que l'attaque sur la caserne de Vielsalm faisait partie d'un exercice de l'OTAN baptisé <<Oesling 84>> auquel participaient tant les armées belge et luxembourgeoise ainsi que des <<special forces>> américaines et d'autres <<éléments>> non clairement identifiés. Une partie de la manoeuvre sur le territoire belge se déroulait sous le contrôle des services secrets belges, ce qui a d'ailleurs amené le sénat de notre pays voisin à considérer la manoeuvre dans son noyau comme opération <<stay behind>>. Du nom d'un réseau secret de l'OTAN, mis en place dans plusieurs pays dont la Belgique et le Luxembourg pour organiser la <<guérilla>> en cas d'attaque de forces du Pacte de Varsovie. Oesling 84 pourrait avoir servi à entraîner des agents <<stay behind>>. Un indice constitue l'utilisation d'armes non-réglementaires qui ont été utilisées selon des témoins lors de l'attaque sur la caserne de Vielsalm - et d'ailleurs lors d'un tir de nuit quelques jours plus tôt - comme cette mitrailleuse Thomson dont une rafale avait touché de plein fouet un adjudant de garde. Selon les dires de ce militaire, miraculeusement rescapé, une deuxième rafale lui a été assénée à bout portant.

Le seul inculpé dans le dossier Vielsalm reste à ce jour Lucien Dislaire. L'ancien paracommando et mercenaire apparemment recruté lors d'Oesling 84 par l'opération de manoeuvre belge pour transporter des commandos vers les environs de la caserne de Vielsalm s'était retiré le 12 mai 1984 au soir, après avoir déposé des militaires dans les environs de la caserne. Il apprendra le lendemain à la radio la <<bavure>> à la caserne. En cavale en France suite à des poursuites dans une affaire d'escroquerie, Dislaire confiera plus tard à la presse belge sa version de <<l'affaire Vielsalm>>. Quelques jours après la publication de ses révélations au journal <<Le Soir>>, il se verra inculpé pour attaque à main armée avec vol d'armes et tentative d'assassinat. Poursuivi pendant des années et arrêté au Luxembourg, Dislaire bénéficiera d'un non-lieu en 1991, non sans avoir purgé sa peine pour l'affaire d'escroquerie intégralement - chose assez peu commune en Belgique, toutes les réductions de peine lui ayant été refusées.

Il a à présent décidé de se porter partie civile dans l'affaire de Vielsalm. Il publie sa lettre et envisage d'entamer des actions en justice dans l'espoir que la justice demandera enfin des comptes à Carette et compagnie pour l'affaire de Vielsalm - et que la responsabilité des CCC, piste <<officielle>>, soit enfin examinée de près. Bien d'autres pistes pourraient alors se présenter à l'enquête.

Un lien avec les <<Bommeleeër>>?

Dislaire met les événements d'il y a 24 ans d'ailleurs dans sa lettre ouverte volontiers en relation avec l'affaire des <<Bommeleeër>> au Luxembourg, où le premier des attentats de la série eut lieu quinze jours à peine après la fin officielle d'Oesling 84. Une manoeuvre sur laquelle plane toujours une ombre quant à la participation luxembourgeoise.

Ainsi, les autorités du Grand-Duché ont bien confirmé du bout des lèvres la participation de l'armée luxembourgeoise et les agissements de forces spéciales américaines sur le territoire luxembourgeois et répondu que le Commandant des <<Brigades Mobiles de la Gendarmerie>> d'alors, Pierre Reuland, ex-commandant de la Gendarmerie démentait que ses unités spéciales avaient participé à l'exercice. Mais la question parlementaire qui cherchait à savoir si des éléments luxembourgeois avaient participé de près ou de loin aux incidents sur le territoire belge au cours d'Oesling 84 attend toujours une réponse aujourd'hui...
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Henry



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Ven 20 Juin 2008 - 10:35

Les langues se délient mais il est vrai que là, on ne parle pas de prescription ou plutôt, il doit y avoir maintenant prescription.
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Ven 20 Juin 2008 - 11:19

L'Omerta ne connaît pas de prescription. Les gens qui parlent dans ce dossier n'ont plus rien à perdre.
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michel
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Sam 21 Juin 2008 - 9:21

Ex-CCC : de nouvelles auditions

MARC METDEPENNINGEN

samedi 21 juin 2008, 00:38
EXCLU WEB Jean-François Legros, arrêté pour avoir entretenu des contacts avec l’ex-membre des CCC Bertrand Sassoye poursuit une grève de la faim à la prison de Verviers. Depuis sa prison, il nous a fait parvenir une lettre décrivant son parcours d’ex-criminel devenu « militant politique ».
La lettre de Jean-François Legros.

Alors que la chambre des mises en accusation de Bruxelles décidera mardi de la libération de l’ex-CCC Bertrand Sassoye, de la journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi et de l’ex-truand Constant Horsmans, inculpé d’appartenance à une organisation terroriste, la police s’intéresse toujours aux sympathisants du « Secours rouge » (SR), l’organisation de soutien aux « prisonniers politiques » dont les quatre étaient membres. Jeudi, un romancier bruxellois qui avait laissé sur le site du SR un message de soutien aux inculpés a ainsi été convoqué à la police de Saint-Josse pour y être auditionné.

Par ailleurs, Jean-François Legros, arrêté pour avoir entretenu des contacts avec Bertrand Sassoye (71 coups de téléphone en 9 mois), poursuit une grève de la faim à la prison de Verviers. Il devrait comparaître devant le tribunal d’application des peines le 1er juillet.

Depuis sa prison, il nous a fait parvenir une lettre décrivant son parcours d’ex-criminel devenu « militant politique ».


Source : www.lesoir.be

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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Sam 21 Juin 2008 - 9:28

La lettre de J-F Legros

« Ma mère et mon père étaient les enfants les moins aimés de leur famille respective. Il était donc logique qu’ils se rencontrent. Les familles ne voulaient pas qu’ils se marient. Mes parents trouvèrent comme solution de mettre ma mère enceinte. Et me voilà !

Mes parents travailleront beaucoup (le mot est très faible). Beaucoup d’efforts : économies, travail en noir, pas de vacances, etc. Mon père m’apprendra aussi à voler. Par exemple : aller siphonner les réservoirs, vols aux chemins de fer, etc. Mon père était violent et donc ma mère était une « femme battue ». Si j’ai pris sur mon nez, c’était vraiment beaucoup moins que ma mère. Je ne me considère pas, d’ailleurs, comme un enfant battu. Par contre, psychologiquement, c’était dur de vivre avec la peur que « monsieur » rentre de mauvaise humeur et en donne une. Je ne parle même pas du manque d’amour et de chaleur humaine. J’ai été élevé dans la croyance de Dieu. Avant 12-13 ans, j’avais déjà décidé que Dieu n’existait pas puisqu’il laissait souffrir un gosse comme moi. Ne te trouble pas, Camarade, j’ai réglé le compte de Dieu plus scientifiquement, plus tard. Passons.

Les études primaires réussies. En secondaires : 3 fois la 1ere, deux fois la deuxième, et trois fois la troisième. Mon orthographe le prouve… Pour sortir de là, j’imagine devenir « bandit ». J’étais adolescent. J’étais adolescent. Je pensais y retrouver l’amour, l’amitié, la réussite, la droiture, etc. Toutes ces choses qu’on imagine y trouver quand on idéalise cela… ou/et quand on regarde trop de film.

Je n’ai rien fait jusqu’à 18 ans !

À 18 ans, un jour que mon p ère a voulu me frapper, je me suis rebellé et battu. Quelque temps après, j’ai surpris mon père en train de battre ma mère. Je l’ai envoyé chez le médecin. J’ai quitté la maison. J’ai été vivre chez un oncle le temps de trouver un kot. Le juge de Pais a condamné mon père à me payer 14.000 FB (350 €) par mois de pension-alimentation. Mon loyer était de 5.000 FB. Il me restait 9.000 FB pour tout le reste. Je m’en sortais tout juste. (illisible, il parle d’un cambriolage).

Avec l’argent que j’avais gagné en noir, j’ai acheté une moto. Cette moto a été volée quelques mois plus tard. Je n’avais pas d’assurance-vol. Pour en racheter une, j’ai décidé de faire un coup. Pour faire un coup, il me fallait une arme. Arme volée au palais de Justice de Nivelles. Pour y aller, vol d’une voiture. Je ne savais pas voler les voitures. Donc car-jacking. C’était la première fois en Belgique. Je n’ai pas envie de m’étendre sur le sujet.

(NDLR : courte suite illisible : il cite brièvement, semble-t-il, les préventions qui lui ont valu condamnation).

(…)

À mon arrestation, je faisais, évidemment parfum de lumpen proletariat. Mais je n’en avais pas toutes les autres. Je n’étais, par exemple raciste.

Je suis resté sans télévision pendant les neuf premières années de ma détention. J’ai lu beaucoup, ce qu’on appelle les « classiques ».

En 1994, j’arrive à Lantin. J’y retrouve un futur camarade (NDLR : Bertrand Sassoye). C’est le tournant de ma vie. !

Commence la lecture des classiques du marxisme et de la culture prolétarienne. Cela va des livres comme « Les lettres de prison » de Georges Jackson, « En un combat douteux », etc., etc. Malraux, Sartre, Aragon, Nizan, etc. (…), Marx, Engel, Lénine, Staline ; etc.

Le grand avantage que j’ai eu c’était de pouvoir demander des explications supplémentaires si je bloquais sur un truc lors de mes lectures. J’ai appris des mots comme socialisme, communisme, marxisme, dialectique, matérialisme historique, etc.

Je suis donc devenu communiste. Pas par « romantisme » mais simplement parce que c’était la seule science à pouvoir m’expliquer le monde et ses contradictions.

En 1998, j’ai été transféré dans une autre prison. J’ai continué tout seul pendant dix ans avant de sortir il y a dix mois. Le but de ma vie c’est d’être un « bon communiste » et pour moi, un communiste doit militer. Mon travail dans le cadre du « Secours rouge » est donc absolument vital pour moi. J’avais déjà participé en 1991 (NDLR : invasion du Koweït) à un chaulage contre la guerre d’Irak avec quelques amis. Le hasard a voulu que ce soit la nuit du déclenchement de la guerre.

Jean-François Legros,

Prison de Verviers


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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 25 Juin 2008 - 13:31

Des députés rencontrent Wahoub Fayoumi en prison

Rédaction en ligne

mardi 24 juin 2008, 19:02
Une délégation de parlementaires, menée par le député PS Jean Cornil et l’Ecolo Fouad Lahssaini, a rencontré mardi après-midi la journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi, incarcérée à Forest, depuis le 5 juin, sous l’inculpation « d’appartenance à une organisation terroriste ».

« Wahoub Fayoumi avait l’air plutôt en forme, combative et pleine de courage. Elle attend avec pas mal de crainte, mais en ayant en même temps confiance en la justice, la décision de demain », a expliqué le député Fouad Lahssaini, à l’issue de la rencontre.

La journaliste de la RTBF doit en effet comparaître mercredi devant la chambre des mises en accusation, tout comme les trois autres inculpés, Bertand Sassoye, Abdallah Ibrahim Abdallah et Constant Horsmans.

« Elle garde confiance car elle pense que si la chambre du conseil a préconisé précédemment sa libération, c’est que le dossier n’est pas assez étayé », a indiqué M. Lahssaini. Les quatre inculpés sont toujours détenus en raison de l’appel interjeté par le parquet.

Les parlementaires soulignent que la définition des infractions terroristes, telle qu’insérée dans notre législation, est dangereuse. « La loi sur les infractions terroristes est inquiétante parce qu’elle donne une définition tellement vague des infractions terroristes et de la participation à un groupe terroriste qu’elle permet de surveiller et d’envoyer en prison des personnes qui usent de leur liberté d’expression et d’association », a commenté M. Lahssaini.

Le député Ecolo interpellera mardi ou mercredi prochain le ministre de la Justice sur l’application de la loi antiterroriste et réclamera une évaluation indépendante de la mise en œuvre de cette nouvelle législation antiterroriste.

La délégation de parlementaire était composée des socialistes Jean Cornil, Sfia Bouarfa et Julie Fiszman ainsi que des écologistes Fouad Lahssaini, Céline Delforge et Zoé Genot.


Source : www.lesoir.be

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nervien



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 25 Juin 2008 - 14:11

Jean Cornil ( PS ) dans une récente interview ( RTBF ) : « Oui, j'ai voté cette loi. Ce n'est pas ce dont je suis le plus fier »

Revoir et revoir encore ses copies, c'est toujours travailler ... en bon représentant du peuple !!


Dernière édition par nervien le Mer 25 Juin 2008 - 15:33, édité 1 fois
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michel
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Jeu 26 Juin 2008 - 10:03

TERRORISME / Les quatre libérés aujourd’hui ?
Le graphologue accuse Sassoye

MARC METDEPENNINGEN

jeudi 26 juin 2008, 07:22
La chambre des mises en accusation décide aujourd’hui de la libération ou du maintien en détention des quatre militants du « Secours rouge ». Les notices au dos des photos en Italie seraient de la main de Sassoye. Le Secours rouge a été privé de boîte de messagerie.
Le graphologue accuse Sassoye

Bertrand Sassoye (à gauche) retrouvera-t-il la liberté et le sourire ? Archives Belga

La chambre des mises en accusation de la cour d’appel de Bruxelles décidera aujourd’hui de la libération ou du maintien en détention des quatre militants du « Secours rouge » (l’ex-CCC Bertrand Sassoye, la journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Ibrahim Abdallah). Dans tous les cas, les quatre inculpés pour « appartenance à une organisation à vocation terroriste » demeureront sous les feux de l’enquête, les débats du moment ne portant que sur l’opportunité de leur maintien en détention.

Au cours de l’audience tenue à huis clos, les avocats des inculpés ont fait valoir le manque d’indices de culpabilité pesant sur leurs clients. Le parquet fédéral a demandé le maintien en détention préventive des quatre « pour donner une chance à l’enquête ».

En voici l’état des lieux ; du moins pour ce qui est connu.

Photos d’identité. Les photos d’identité des quatre suspects ont été retrouvées dans une cache de l’organisation terroriste italienne PCPM (Parti communiste politico-militaire) le 12 février 2007. Elles se trouvaient, sous un champ de salades, dans une enveloppe provenant de Suisse et dissimulées dans un petit conteneur qui recelait également des cartes d’identité vierges italiennes. Les quatre disent ignorer comment ces documents très personnels sont arrivés aux mains du PCPM. Ce qui étonne les enquêteurs. Le parquet fédéral pense qu’elles devaient servir à la confection de faux papiers. Bertrand Sassoye avait déjà été observé par les services français en 2006 lors d’un déplacement à Paris. Il était en compagnie d’Andrea Stauffacher, la Suissesse dirigeante du « Secours rouge international » et spécialiste en informatique. Ils y avaient rencontré dans un café des Italiens impliqués dans une filière de fabrication de faux papiers destinés notamment aux terroristes des Grapo (espagnols) traqués par le juge antiterroriste André Thiel.

Graphologie. Au dos de ces photos se trouvaient des post-it résumant les données anthropométriques des quatre (taille, poids, etc.). Une expertise graphologique a déterminé que ces annotations auraient été rédigées de la main de Bertrand Sassoye, qui refuse toute déclaration, et donc toute explication, aux enquêteurs, ce qui accroît les soupçons sur les quatre, même si ce silence ne peut leur être opposé.

Ecoutes (1). Des micros dissimulés dans les lieux de réunion (notamment un restaurant chinois) des membres du PCPM ont intercepté les termes « bravi Fiaminghi ». Une deuxième écoute a permis d’entendre que des Belges seraient utiles à « Aurora », la revue clandestine du PCPM. Ses membres étaient surveillés : une surveillance les décrit en train de s’entraîner au tir avec une mitraillette Uzi.

Ecoutes (2). Depuis plusieurs mois, les conversations des quatre suspects belges étaient tracées. Avec quel résultat ? On l’ignore. En tout cas, semble-t-il, rien de confondant. Wahoub Fayoumi, la journaliste de la RTBF, a ainsi été interrogée sur un appel téléphonique passé à un ressortissant italien de Saint-Gilles, le 12 février 2007, date de l’arrestation des membres du PCPM. Mise en alerte ? Cet Italien ne serait autre que le patron d’une honorable pizzeria contacté par Fayoumi en vue de la réservation d’une table pour le 14 février, date de la Saint-Valentin…

Cryptage. Les cours de cryptage, dispensés publiquement (la réunion était annoncée par affiches) à l’espace Karl Marx à Bruxelles par la Suissesse Andrea Stauffacher, ont bénéficié à Sassoye qui a envoyé six messages cryptés et en a reçu deux. Ils concerneraient des rassemblements à caractère politique. Les clés de cryptage sont toujours à l’analyse, Sassoye refusant de les livrer.

Secours rouge. Le parquet fédéral indique que l’enquête en cours ne concerne pas le « Secours rouge » (SR), organisation d’extrême gauche d’aide aux prisonniers « politiques ». Des membres du SR ont cependant été auditionnés sur les relations avec les quatre inculpés et le fonctionnement de leur association.

Courriels bloqués. Hier, la boîte à messages ouverte chez Hotmail du SR ouverte pour recueillir les messages de soutien aux détenus a été bloquée par Microsoft Online. Un message indiquant « un usage abusif » du service Hotmail a été adressé. La porte-parole de Microsoft Online, Sylvie Irzi, indique que des « accords de coopération » existent avec la FCCU (Federal computer crime unit) de la police fédérale. Le parquet fédéral dément avoir demandé à Hotmail de bloquer la boîte à messages du Secours rouge.

Juges inquiets. La visite de parlementaires socialistes et écolos, jeudi, à la prison de Berkendael, où est incarcérée Wahoub Fayoumi, « interpelle » les juges d’instruction et leur association professionnelle, qui voient, dans cette démarche au stade préliminaire d’une enquête, une immixtion du législatif dans le judiciaire et une atteinte à la séparation des pouvoirs. A titre personnel, Jean-François Marot, le président de l’Union professionnelle des magistrats (UPM) ne voit dans cette démarche aucun problème.

Loi antiterroriste. L’affaire dite « des ex-CCC », couplée à la nouvelle cassation intervenue dans le dossier du DHKP-C, suscite des vagues et pose des questions quant à l’interprétation de cette loi. De nombreuses associations en dénoncent le flou. Les parlementaires PS présents à Berkendael assurent avoir eu « des contacts » avec le cabinet du président Di Rupo. Une révision de la loi sera-t-elle portée devant le gouvernement ? C’est peu probable. Cette loi est d’inspiration européenne. Interrogé mercredi matin à la RTBF, le procureur général de Liège a notamment dit que cette loi « faisait ses maladies de jeunesse », préconisant une évaluation de son fonctionnement.


Source : www.lesoir.be

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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Jeu 26 Juin 2008 - 12:27

Sassoye reste en prison, les autres libérés

lesoir.be
jeudi 26 juin 2008, 12:15

La Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé l’ordonnance de la chambre du Conseil. Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont être libérés. Bertrand Sassoye restera en prison.

Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont êtres libérés. La Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé jeudi matin l’ordonnance de la chambre du conseil, a-t-on appris d’un des avocats des inculpés.

Soupçonnés d’avoir participé à des activités du mouvement terroriste italien d’extrême-gauche Partito Comunista Politico-Militare (PCPM – Parti Communiste politico-militaire), ne pourront cependant entretenir aucun contact entre eux. C’est la condition exigée par la chambre des mises en accusation à leur libération prévue dans le courant de l’après-midi.

Bertrand Sassoye restera quant à lui en prison.
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michel
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Ven 27 Juin 2008 - 9:22

TERRORISME / Sassoye reste en prison, les membres du Secours rouge sont libérés
Ex-CCC : la presse sous enquête

MARC METDEPENNINGEN

vendredi 27 juin 2008, 07:20
Les trois libérés contestent les charges retenues contre eux. La police a un journaliste en ligne de mire.
Exclusif : "La lettre des quatre inculpés"
Ex-CCC : la presse sous enquête

La décision de la chambre des mises en accusations de libérer trois des quatre militants du « Secours rouge » arrêtés le 5 juin sous l'inculpation d'appartenance à une organisation à vocation terroriste a rapidement produit ses effets. À 13 h 50, Wahoub Fayoumi, la journaliste de la RTBF, sortait de la prison de Berkendael. Elle s'inquiétait du sort de ses camarades, rejetant toutes les accusations portées contre elle. Ce matin, elle devrait être réintégrée dans ses fonctions à la RTBF, à l'issue d'un entretien avec l'administrateur général. À 15 h 45, c'était au tour de Constant Hormans de quitter sous les vivats de ses partisans la prison de Forest. Il a qualifié son arrestation de « scandale », dénonçant des conditions d'incarcération particulièrement dures. Un peu plus tard, c'était au tour d'Abdallah Ibrahim Abdallah de retrouver la liberté. Il s'est refusé à tout commentaire. Les trois libérés ne peuvent se parler pour une durée de trois mois. Bertrand Sassoye reste en prison pour une durée d'au moins un mois. En marge de ces libérations, on a appris que les inculpés avaient été interrogés sur leurs relations avec les membres du Secours rouge (SR), sur le fonctionnement de cette association « de soutien aux prisonniers politiques » ; même si le parquet fédéral dément que l'enquête menée par la juge Bernardo-Mendez concerne le Secours rouge.

Les inculpés, comme d'autres membres du SR, ont été interrogés par la police fédérale sur leurs relations avec un journaliste qui n'est ni membre de leur organisation ni un soutien à leur cause, et qui ne s'intéressait à eux que dans le cadre de reportages.Ce journaliste, qui se refuse pour l'heure d'être nommé, considère que la police et le parquet fédéraux ont sciemment abusé de la loi sur le secret des sources en se prévalant d'une enquête sur des actes terroristes. Il s'inquiète des mesures inquisitoires qui pourraient avoir été menées sur ses activités professionnelles. Son avocat va demander des comptes au ministre de la Justice.


Source : www.lesoir.be

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Henry



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Ven 27 Juin 2008 - 14:17

Effrayant tout cela mais il est vrai que les magistrats et les policiers sont au service de l'état.
Cela me fait penser au Prince Jean sans terres et au shériff de Nottingham.
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wil



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Lun 29 Sep 2008 - 12:00

C'est vrai Henry, mais des fois je me dis qu'on n'est pas trop mal.
A écouter certains qui ne demandent que la révolution, l'anarchie, la révolte, je ne sais pas si ils ont raison.
Je préfère la stabilité de l' Etat, même si c'est loin d'être parfait.
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Sam 21 Mar 2009 - 3:38

La révolte ne découle pas forcément d'une ame délinquante, Henry... même si la violence ne peut se comprendre qu'en tout dernier "choix", elle trouve parfois ses origines dans une prise de conscience trop prématurée. Et un passage à l'acte dicté par une volonté exacerbée de vouloir "corriger un tort"... quitte à en commettre un plus grand, mais peu durable.

A mes yeux il n'y a pas de "bonne violence", mais entre celle voule pour asservir, effrayer les gens afin de créer une caste "dominante", gorgée de privilèges, et celle qui n'a d'autre but que de libérer les "dominés" de ce joug... mon choix est clair lol!

Ce qui ne me fais pas envisager pour autant un meilleur horizon quand les "vaincoeurs" se toquent ensuite de devenir, eux-aussi, des "asservisseurs".

Comme disait un ami d'Afrique centrale ; "tous ceux qui sont contre la paix, on devrait les fusiller !". Very Happy
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K



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MessageSujet: Roodebeeck   Lun 31 Aoû 2009 - 22:06

Tiens

au début des attentats du CCC ...une petite bombe n'a pas explosé sous une camionette de la Gendarmerie.....Avenue de Roodebeeck

à deux pas ou Bou. avait une cache (jamais trouvée ,dixit Be.) ds la rue de notre cher Jacques Brel. Rue du Diamant


le CCC semble avoir fait 28 attaques.
Je me souviens que de 5- 7 ???
qui a vu une liste avec dates ?

Merci
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K



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MessageSujet: wiki   Lun 31 Aoû 2009 - 22:29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cellules_communistes_combattantes
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chien jaune



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 22 Sep 2010 - 16:18

le roi est mort

vive le roi
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chien jaune



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 22 Sep 2010 - 17:52

a wil

tu prefere donc un etat belge pourri que des activistes pur mais de quel coté est tu donc?
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michel-j



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 22 Sep 2010 - 18:56

chien jaune a écrit:
a wil

tu prefere donc un etat belge pourri que des activistes pur mais de quel coté est tu donc?

Mince !... Un doute ??????? Shocked
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chien jaune



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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Mer 22 Sep 2010 - 20:21

un doute? avec le temps.....
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MessageSujet: Re: Les cellules communistes combattantes   Aujourd'hui à 19:09

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