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 Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 11:02



http://www.lemonde.fr/acces-restreint/archives/article/1980/01/23/6b6c6b9f64656cc59269616a669b6b_2799104_1819218.html

LE RESPONSABLE DE LA LUTTE ANTIDROGUE EN BELGIQUE A ÉTÉ ARRÊTÉ

LE MONDE | 23.01.1980 à 00h00• Mis à jour le 23.01.1980 à 00h00

Le chef du bureau national de lutte contre la drogue, le commandant de gendarmerie André François, quarante-deux ans, a été arrêté à Bruxelles, lundi 21 janvier, en même temps, semble-t-il, que plusieurs de ses collaborateurs. Les autorités restent discrètes, mais le commandant François et certains de ses hommes en seraient arrivés à revendre eux-mêmes des drogues dures, notamment de l'héroïne et de la cocaïne.

Ces opérations " parallèles " auraient eu lieu durant plusieurs mois et des quantités considérables de drogue auraient été écoulées non seulement en Belgique, mais encore à l'étranger. Selon certaines sources, les gendarmes auraient monnayé des drogues saisies sur des trafiquants internationaux. Dans d'autres cas. Ils auraient conclu de véritables marchés avec ceux qu'ils interpellaient ou arrêtaient.

Au départ, les gendarmes arrêtés avaient obtenu la bénédiction des autorités. Ils avaient investi des sommes importantes provenant des fonds de l'État pour acheter de la drogue qui devait leur permettre d'infiltrer les réseaux de trafiquants. Ces montants ont été perçus, mais les gendarmes se sont, en quelque sorte, installés à leur compte.

Le commandant François était considéré en Belgique comme le meilleur expert de la lutte contre la drogue. Il avait révolutionné le système de lutte, après plusieurs séjours aux États-Unis où il avait suivi les cours du F.B.I. Ces derniers mois, la capitale belge était devenue une plaque tournante du trafic, mais le taux de dépistage, disait-on, était exceptionnel à l'aéroport, où la brigade utilisait notamment des chiens capables de découvrir la drogue. - (Corresp.)

_ _ _ _ _


http://www.lemonde.fr/acces-restreint/archives/article/1980/01/25/6b6c6b9e676570c59269616a669b6b_2798408_1819218.html

Trafiquer pour la bonne cause...

LE MONDE | 25.01.1980 à 00h00• Mis à jour le 25.01.1980 à 00h00 | LAURENT GREILSAMER


La Belgique n'a pas de chance dans sa lutte contre la drogue. Elle joue " un rôle de premier plan dans le trafic international ", si l'on en croit le lieutenant Carlier, qui écrit : " Plusieurs itinéraires traversent notre territoire. Le trafic secondaire est en pleine expansion (1)." Il en est ainsi depuis la fin des années 60. La Belgique, avec ses frontières " perméables ". Ses quelques milliers de fonctionnaires internationaux (Communauté européenne et OTAN) et ses voies de communications tous azimuts, fait figure de plaque tournante dans le trafic de la drogue.

" Plus qu'un pays de consommation, la Belgique est un lieu de transit vers les capitales européennes et le marché américain ", explique un spécialiste de la police judiciaire. L'héroïne et la cocaïne passent souvent par l'aéroport de Bruxelles-National, puis par la route pour gagner les pays limitrophes. Les trains Trans Europ Express (T.E.E.) assurent aussi la ventilation des " colis ". Le port d'Ostende régule le marché en direction de la Grande-Bretagne.

En 1971, M. Alfons Vranckx, ministre de la justice, créait ainsi une super-police qui n'en avait ni le nom ni les fonctions. La brigade d'information criminelle, baptisée plus tard Administration de l'information criminelle (A.I.C.), a en effet la particularité de relever directement du ministre de la justice. D'anciens gendarmes ou inspecteurs de la police judiciaire, sélectionnés parmi les meilleurs forment cette équipe.

Dès l'origine, la vocation de cette administration, qui ne figure pas dans l'annuaire téléphonique, a été d'infiltrer le " milieu " en recourant à des indicateurs ou en se mêlant directement aux truands.

Pour ne pas être en reste, la gendarmerie créa à son tour, en 1972. Un Bureau national des drogues (B.N.D.), dirigé par le commandant François. L'objectif assigné à ce service était également, mais cette fois de manière traditionnelle, de remonter les filières de trafiquants et de tenter de démanteler leurs réseaux.

Ce système bicéphale mis en place, il restait à en attendre les résultats. De l'avis des observateurs, et notamment pour ce qui concerne le service du commandant François, ils sont largement positifs. Les spécialistes citent des statistiques qui indiquent une progression notable des saisies de drogue et du nombre d'arrestations de trafiquants.

Le commandant François critiquait cependant, dès 1972, avant qu'une réforme de la loi de 1921 sur les stupéfiants ne lui donne satisfaction, la légèreté des peines d'emprisonnement prévues pour les trafics de drogue. Dans le même temps, il regrettait, ce qu'il ne cessa de faire par la suite, que la Belgique ne légalise pas les méthodes de lutte contre la drogue les plus efficaces, à savoir la possibilité d'acheter des toxiques et de les revendre afin de pénétrer le " milieu ". Il soulignait que les fonctionnaires américains de la Drug Enforcement Administration en avaient la possibilité et que cela était " de bonne guerre ".

Formé en partie par le F.B.I. et travaillant en étroite collaboration avec l'antenne bruxelloise de la D.E.A., le commandant François avait rapidement opté pour ces méthodes. Selon certaines informations, ses supérieurs hiérarchiques, avertis, l'auraient " couvert ". C'est ainsi que le B.N.D. s'est lancé dans plusieurs opérations - provocations, dont certaines ont échoué. Dans ces opérations interviennent informateurs et " indics ", gendarmes en civil et agents doubles, et des fonds de l'État sont utilisés.

Le premier dossier a pour cadre Amsterdam. Il s'agissait apparemment pour deux " agents " d'acheter de la cocaïne pour 1,5 million de francs belges (environ 210 000 F français) et de mettre ainsi en confiance une filière franco-belge. Malheureusement, un service néerlandais spécialisé surprit la tractation et saisit la drogue.

Le deuxième dossier concernerait un membre du B.N.D., qui, assurant disposer d'un bon " contact ", se serait vu remettre en 1978 la somme de 3 millions de francs belges (environ 420 000 francs français) et se serait alors réfugié en Espagne.

Le troisième dossier est sans doute le plus grave dans la mesure où il dévoile les liens étroits du B.N.D. avec le " milieu ". Le commandant François aurait confié une somme d'argent importante à un malfaiteur connu pour acheter de l'héroïne au Pakistan. Celui-ci, s'acquittant de sa mission, en profita pour livrer 22 kilos d'héroïne dans un pays africain à l'une de ses relations. De retour au Pakistan, il fut emprisonné.

Esprit de lucre ?

Le chef d'inculpation retenu contre le commandant François est cependant lourd de signification : il affirme que cet officier et certains de ses collaborateurs se sont livrés à un " trafic de stupéfiants ". Selon certaines informations, le commandant, devant l'échec de plusieurs de ses missions et la perte d'argent qui en découlait, se serait décidé à mettre en vente de la drogue sur le marché clandestin pour récupérer les sommes perdues. Il appartiendra au juge d'instruction de déterminer si de telles opérations ont été réalisées, de surcroît, par esprit de lucre.

Ces pratiques s'inscrivent dans la pénombre et, à tout le moins, dans l'illégalité. Jusqu'où peut-on aller pour lutter contre les trafiquants ? Telle est la question qui se pose. Un État peut-il, sans risques, " couvrir " de telles méthodes ? En 1974, M. Piret, procureur du Roi, déclarait : " L'administration de l'information criminelle ne dispose d'aucun pouvoir de police. Cela ne signifie pas que les fonctionnaires qui en font partie sont autorisés à commettre des infractions ou à saper les enquêtes judiciaires par des provocations " (2).

En dépit de ses réserves, l'A.I.C. a conservé un accès à des fonds spéciaux pour financer des opérations à sa guise. Pour autant, une menace plane désormais sur les deux organismes chargés de lutter contre la drogue en Belgique. L'arrestation du commandant François s'inscrit, en effet, dans une liste de déboires déjà longue.

En 1977, l'administrateur-délégué de l'A.I.C, M. Thiry, avait été condamné à six mois de prison pour avoir détourné environ 180 000 francs belges obtenus comme avance pour frais professionnels ou pour des notes de frais injustifiées. Le 25 octobre 1974, le tribunal de Bruxelles avait condamné à trois ans d'emprisonnement un fonctionnaire du même service, M. Carlos Soetaert, ancien gendarme et ancien membre de la police judiciaire, pour complicité dans le vol du coffre-fort de l'A.I.C, dont l'adresse est secrète. Environ 1,2 million de francs belges avaient été dérobés ainsi qu'une arme et des documents.

Seule une enquête administrative pourra déterminer si, au-delà de ces " bavures ", l'actif l'emporte sur le passif dans la politique menée par les deux services de lutte contre la drogue. Il reste que, six ans après sa création, l'A.I.C. a perdu son " patron " pour ce qui s'apparente à une escroquerie. Neuf ans après sa naissance, c'est au tour du Bureau national des drogues de perdre son directeur pour " trafic de stupéfiante ".

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(1) Revue de la gendarmerie, numéro 60, 1975.

(2) Le Soir du 29 mai 1974.


LAURENT GREILSAMER

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http://www.lemonde.fr/acces-restreint/archives/article/1982/04/16/6b6e6297666a69c59269616a669b6b_2901351_1819218.html

L'ancien chef de la lutte antidrogue est condamné à un an de prison avec sursis

LE MONDE | 16.04.1982 à 00h00• Mis à jour le 16.04.1982 à 00h00 | PIERRE DE VOS.


Bruxelles. - Tout en ayant rendu hommage à l'" idéal élevé " qui animait le commandant Léon François, quarante-deux ans, chef du Bureau national antidrogue (B.N.D.), le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné ce dernier, mercredi 14 avril, à un an de prison pour avoir utilisé des procédés de lutte contraires aux règles. Toutefois, le commandant François a bénéficié d'un sursis d'un an, " pour que son avenir professionnel ne soit pas entravé par une condamnation ". Il n'empêche que le chef du B.N.D. devra quitter la gendarmerie sans aucun droit à pension ou à des allocations de chômage. Huit collaborateurs du commandant François ont été condamnés à des peines de prison plus lourdes parce que leurs motivations étaient moins claires.

Le commandant François avait voulu adopter dans la lutte antidrogue des méthodes américaines (le Monde du 25 janvier 1980) et il avait collaboré avec les services des États-Unis au point que plusieurs commentateurs ont considéré que le chef du B.N.D. a été victime des spécialistes de Washington. " De trop nombreux éléments de ce dossier ont permis de penser que l'action en Belgique des agents spéciaux du Bureau américain des narcotiques fut non seulement ambiguë mais qu'elle a gravement porté préjudice à notre dispositif policier, écrit le quotidien le Soir.

Le commandant François, pour arrêter les trafiquants, était allé jusqu'à faire vendre et vendre lui même de la cocaïne. Il avait aussi utilisé pour son " commerce " les fonds de la gendarmerie, Accusé d'irrégularités, il a prétendu jusqu'à la fin de son procès, qui a duré vingt-neuf jours, que ses supérieurs lui avaient remis de l'argent en parfaite connaissance de cause pour l'achat d'un kilo et demi de cocaïne. Par la suite, le chef du B.N.D. se serait efforcé de récupérer cette somme - 1650 000 francs belges, soit plus de 200 000 francs français, - cherchant à revendre la cocaïne aux Pays-Bas. Selon les juges, " ces tentatives à l'insu des autorités n'étaient plus justifiés par les intérêts supérieurs du service et ne répondaient à aucun état de nécessité. De son propre aveu, le commandant François n'avait qu'un seul objectif : récupérer la somme avancée par l'état-major de la gendarmerie et lui cacher l'échec de l'opération cocaïne ".


PIERRE DE VOS.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 11:35


Extrait de

A qui profite la cocaïne ?

Mylène Sauloy - Yves Le Bonniec
1992





















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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 12:06



Une parenthèse sur les liens CIA - DEA (anciennement FBN) ...


Deep Politics and the Death of JFK
Par Peter Dale Scott





http://en.wikipedia.org/wiki/CIA_cryptonym

QJWIN: European assassin.[34] Also described as an "assassin recruiter".[35]
ZRRIFLE: An assassination plot targeting Fidel Castro

On y mentionne Arnold Silver comme CIA station chief à Luxembourg ...

Brian Crozier en parle également :

Free Agent

Pp 134-136

The stark fact was that the entire security apparatus of the United States was in a state of near-collapse. A true anecdote illustrates the problem. One of my best sources was Arnold Silver, who had been a very senior Agency man in charge of counter-subversion in Western Europe. He told me he was summoned to Langley by Admiral Stansfield Turner shortly after Turner took over as Director of Central Intelligence under President Jimmy Carter in 1977. Virtually in one breath, die Admiral had congratulated him on the 'superb' job he had done, and added: 'Therefore, I'm afraid you'll have to go.' Taken aback, Silver asked for an explanation, which Turner gave readily. 'You see, you are an anti-Soviet specialist. We don't need anti-Soviet specialists any more.'

Silver was one of some 400 CIA Soviet experts fired by Turner: about 50 per cent of 820 personnel forced into early retirement at that time. In his account of this major pruning, Admiral Turner makes a convincing case for the view that the CIA was seriously overstaffed. But he has nothing to say about the virtual elimination of the Agency's analytical and operational capacity to deal with the Soviet problem. (1) This catastrophic decision completed the self-emasculation of American intelligence.

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 14:11



Dans le schéma de Paul Latinus, Breydel est relié à Eveillard (lui-même relié à Mazy, très proche de Guillaume Vogeleer et donc du commandant François, de Farcy, etc ... pas loin de Haemers, du SAC en Belgique et de Claude Nitelet...voir les pages 8 et 9 du rapport Godbille).

C'est l'occasion de se souvenir de ce qu'a écrit "alain" :

(...) revelation pour moi,que les BREYDEL (grand copain de Portenart )etait aussi copain avec le traineur de sabre VERHULST
ceci explique le pourquoi des archives brulees a l etat major a EVERE sur les enquetes militaires sur WNP et les FACHOS (notables )

_ _ _


Portenart, c'est la famille de Liedekerke (proche de Alexandre de Belgique ... donc de Przedborski ?) et c'est aussi Emile Lecerf (et sa seconde épouse Betsy).

Przedborski a eu des liens avec la station CIA de Vienne (c'est dans le dossier Atlas ... je pense à James Pavitt). Quant à Betsy, il est probable qu'elle était aussi en contact avec la CIA, via son employeur. Sans oublier que Emile Lecerf a été, lors d'un dîner Charlemagne, à la même table que la famille de Mérode et que Yves Guerin-Serac de Aginter Press (voir Stefano delle Chiaie et des proches de Jean-Marie Le Pen ... en se souvenant des liens Aginter Press - Paladin - Soldier of Fortune). Stefano delle Chiaie avait aussi des liens avec la CIA (notamment Richard J. Slott, avec lequel il a rencontré Guillaume Vogeleer à Bangkok).

D'où l'intérêt d'en savoir plus sur Eveillard et sur ses liens avec Securitas (André Moyen, SDRA...).

Il serait remarquable que le service de sécurité des institutions européennes soit infiltré par un proche de la CIA...

Quand on constate que la lutte contre la drogue en Belgique était inféodée à la DEA et que Paul Latinus se fait recruter par la DIA (comme Guillaume Vogeleer d'ailleurs, outre ses liens avec la CIA), on ne doit plus s'étonner de rien ...

Et quand on constate que des écoutes illégales dans un bâtiment européen conduit à Evere ...

http://www.dekamer.be/doc/PCRA/pdf/53/ap154.pdf

Herman De Croo (Open Vld): Le fait de revivre avec PRISM la controverse autour d’Echelon qui a éclaté voici un peu plus d’une décennie est étonnant. Avec le soutien de certains pays comme les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, un dispositif général d’écoutes avait alors été mis en place sous nos latitudes.

Aujourd’hui, force est de constater qu’un dispositif d’écoutes similaire a été placé dans les installations de l’Union européenne à Washington et à New York ainsi qu’au sein de nos propres édifices européens à Bruxelles comme le Juste Lipse, ce qui est de nature à nous interpeller, avant tout parce que c’est un bâtiment situé à un jet de pierre de l’OTAN qui abriterait ce dispositif. Il me paraît gravissime que des alliés s’épient entre eux.


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alain



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 14:31

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Dernière édition par alain le Sam 2 Aoû 2014 - 14:33, édité 1 fois
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Jeu 17 Avr 2014 - 16:21


Je suis bien d'accord avec "alain" sur ce qui précède..

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 13 Mai 2014 - 1:52



Le Monde du Renseignement - juillet 1986





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Et In Arcadia Ego

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Sam 16 Aoû 2014 - 3:15

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 14 Oct 2014 - 12:41


En jetant un coup d'oeil (Google Book) au livre suivant :

Eye on Korea: An Insider Account of Korean-American Relations
Par James V. Young

Je me demande dans quelle mesure John K. Singlaub et John William Vessey, Jr. étaient proches ...

On peut noter qu'ils ont tous les deux eu des difficultés avec le président Jimmy Carter mais ont été très bien vus par le président Ronald Reagan.

Cela est intéressant car John William Vessey, Jr. était à la tête du "Joint Chiefs of Staff" pendant la période qui nous intéresse (1982-1985) et avait donc la supervision sur la DIA ...

Rappel sur la DIA (pour laquelle Guillaume Vogeleer, Paul Latinus et Daniel O. Graham ont travaillé):








Note : John K. Singlaub était un proche du patron de la CIA à cette époque ( William Joseph Casey ).

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 13:11


Pour information ...

http://issuu.com/osssociety/docs/springsummer2009





Maj. Gen. John K Singlaub, chairman of the Office of Strategic Services Society, is a highly-decorated former OSS officer, a retired Major General in the United States Army and a founding member of the Central Intelligence Agency.

Pour Petraeus, voir Knowlton ...


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michel-j



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 14:08

@ HERVE,

Sans avoir la prétention de "guider vos pas", si vous désirez vraiment comprendre la "stratégie de récupération du trafic de drogue" par les S.R américains, remonter le temps jusqu'à la guerre d'Indochine vous sera indispensable.

Envieux (ou carrément jaloux) de l'influence de la France dans le Sud-Est Asiatique, les Américains ont agi là-bas comme ils l'avaient déjà fait (du moins en avaient-ils jeté la semence de sédition) en Algérie, en profitant de leur implantation massive en vue du débarquement sur les Côtes de Provence ( St Tropez, Rayol-Cannadel, etc... ). Lorsque les Français se trouvèrent en difficulté financière (les américains avaient "gentiement bombardé les laboratoires de transformation d'opium base "descendue des plateaux"...   300 morts, mais essentiellement des "niaquais"...   donc; pas de quoi se fâcher...   La CIA "prêta" sa compagnie d'aviation privée pour aller larguer les "légionaux-suicidaires" dans la cuvette de Dien Bien Phu...   en en même temps rafler la mise de l'approvisionnement en armes des Méos contre les cargaisons d'opium-base.



Sinon, l'excellent ouvrage de C. Lamour & M. R. Lamberti "Les grandes manoeuvres de l'opium". Le Seuil 72. Vous seront d'une grande utilité.

Le SDECE était parvenu au plan parfait de l'autofinancement (jamais mis en déficit depuis, bien au contraire) pour les campagnes extérieures...   ce qui se révéla tout autant source d'inspiration pour l'avenir de la CIA (et autres services connexes ayant vu le jour ensuite...   dont les cadres provenaient pour l'essentiel de la "maison mère" pensée par J. Edgar Hoover...   qui se "fit piquer le bébé"...   source d'une rage dont il ne s'est jamais remis) que les méthodes de guérilla urbaine peaufinées par l'inénarrable Aussaresse.

Fin des années 60 début des années 70 la CIA se distinguait encore dans des implications de trafic de drogue sur le territoire Français en dépit des turbulentes rodomontades de John Cusack...   auquelles ils ne faut surtout pas se fier puisque ce preux chevalier de l'anti-dope portait surtout le "panache blanc" du pré carré de la CIA en matière de lutte pour le monopole du trafic d'héroïne...   Donc; pas du tout de lauriers à tresser en l'occurence !...   d'ailleurs les "joyeux drilles" opposés aux French connections n'hésitèrent pas à pousser l'ignominie jusqu'à éviscérer le corps de Gi's tombés au combat afin de pouvoir les truffer d'héroïne comme des dindes de thanksgiving avant de les rapatrier "au pays".

Tenu par la gorge (et pas que !) tant par la mafia que les lobbies militaro-industriels et les différents services de renseignements, le "Cow-boys" flamboyant des plateaux de cinéma poursuivit la même carrière à la maison blanche; en débitant des répliques apprises par coeur.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 14:13


Merci bien ! Le trafic de drogue semble jouer un rôle prépondérant dans les financements occultes ...

https://www.dailymotion.com/video/x1g3ej5_peter-dale-scott-la-machine-de-guerre-americaine_news

_ _ _

Il est parfois écrit que Frank Wisner Sr et John K. Singlaub se connaissaient ;

Gold Warriors: America's Secret Recovery of Yamashita's Gold
Par Sterling Seagrave,Peggy Seagrave





mais je n'ai pas trouvé de confirmation dans l'autobiographie de John Singlaub.

Par contre, il connaissait plus que probablement Paul Aussaresses qui participa à la création du 11e Choc, le bras armé du SDECE (l'ancêtre de la DGSE), en lien avec les réseaux Stay-behind :

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Jedburgh

(...)

Many of the surviving American "Jeds" later held various positions of great responsibility in the US Army or the CIA. Examples include William Colby, who became director of the CIA, Lucien Conein, who was a key CIA officer in Vietnam, General John Singlaub and Colonel Aaron Bank (first commander of United States Army Special Forces).

Among French Jedburghs were Paul Aussaresses, later founder of the SDECE's 11e RPC, and counter-insurgency expert in French Algeria; Jean Sassi, another who later served in the 11e RPC, who pioneered conventional guerrilla commandos GCMA with Roger Trinquier during the First Indochina War; Guy Le Borgne, commander of the 8e Choc Parachute Battalion in Indochina, the 3rd Marine Infantry Parachute Regiment in Algeria and 11th Parachute Division.

(...)


Note : à mon avis, Paul Aussaresses connaissait bien Yves Guérin-Sérac (Aginter Press, dont Stefano delle Chiaie avait une carte de presse...)

_ _ _

Global Secret and Intelligence Services I: Hidden Systems that deliver ...
Par Heinz Duthel










Note : l'extrait ci-dessus est instructif malgré quelques "raccourcis" qu'il conviendrait de documenter ; il est semblable à

http://www.voltairenet.org/article8691.html#nb32



Dernière édition par HERVE le Mar 18 Nov 2014 - 14:40, édité 1 fois
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michel-j



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 14:37

N'en déplaise à quiconque, ce sont toujours les mêmes noms qui se retrouvent au sein de la myriade de "confréries" aux membres "interchangeables".
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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 14:49


Je ne serais pas surpris que ces noms se retrouvent dans les listes des membres des réseaux "Stay-behind" (dont le SDRA8 en Belgique).

Il serait très utile aussi d'en savoir plus sur l'implication de l'Etat-Major de la gendarmerie dans les trafics de drogue liés au commandant François (et impliquant Guillaume Vogeleer)...

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HERVE



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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 16:11


Une hypothèse ...

En relisant ce qui concerne François de Grossouvre (à la tête du Stay-behind français) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Grossouvre

(...)  Un autre mobile évoqué un temps a été sa connaissance supposée des relations entre la France et de nombreux pays africains, particulièrement le Rwanda, en raison de la coïncidence de sa mort (le lendemain) avec l'attentat du 6 avril 1994 contre le président rwandais.  (...)

... on repense au GIGN et à Paul Barril ... dont l'avocate a été Catherine Degoul, bien connue de Armand De Decker ...

... on repense aussi aux soupçons envers le GIGN dans le cadre du Bommeleeër (voir Guy Santer).

Une des questions sous-jacentes est le rôle de Armand De Decker dans le SDRA8.

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 16:26

HERVE a écrit:
Il serait très utile aussi d'en savoir plus sur l'implication de l'Etat-Major de la gendarmerie dans les trafics de drogue liés au commandant François (et impliquant Guillaume Vogeleer)...

En effet, et notamment sur les connections hollandaises...
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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 16:35

La "Dutch connection"...qui passait aussi par Hong-Kong ! cheers
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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 16:46

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 17:46

L'image ci-dessus est tirée d'une vidéo postée sur Youtube. Elle provient d'une interview de Stanley Hillis, un ancien légionnaire qui faisait partie d'une certaine "Organisation Delta" aux ramifications internationales (e.a. Pakistan, Hong-Kong, Colombie, Grande-Bretagne, Belgique...), active principalement dans le trafic de stupéfiants, mais probablement aussi dans tout ce qui rapporte...

V.aussi:

http://www.panorama.nl/crimipedia/de-delta-organisatie

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t1414-kok-mink


Dernière édition par Et In Arcadia Ego le Mar 18 Nov 2014 - 18:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Mar 18 Nov 2014 - 17:51


Et si les liens entre la CIA et les trafics de drogue vous intéressent :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxv-la-cia-l-158786

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Sam 3 Jan 2015 - 5:47


http://www.globalresearch.ca/distancing-acts-private-mercenaries-and-the-war-on-terror-in-american-foreign-policy/5421943

The Privatization of War: Private Mercenaries and the “War on Terror” in American Foreign Policy

By Jeremy Kuzmarov
Global Research, December 31, 2014
Asia-Pacific Journal

(...)  In 1981, Executive Order 12333 gave U.S. intelligence agencies the right to enter into contracts with private companies for authorized intelligence purposes which need not be disclosed. This provided a basis for some of the arms smuggling operations using private airlines in the Contra war in Nicaragua.30 Backed by popular cultural portrayals like the film Rambo, Ronald Reagan was generally successful in reviving a vengeful cult of the warrior among white males who latched onto a betrayal narrative blaming liberal bureaucrats and peace activists for the American defeat in Vietnam.31 Soldier of Fortune Magazine, which ran full-page ads for mercenaries and promoted the cause of anticommunist “freedom fighters,” gained wide circulation at this time. Its editor Robert K. Brown, a Captain in Vietnam who had a banner in his office that read “kill ‘em all, let God sort ‘em out,” wrote about his exploits fighting alongside death squad operators in El Salvador. Contributor James “Bo” Gritz raised a private army to rescue alleged POWs in Laos (none were ever found) while reviving contacts with remnants of the CIAs clandestine army.32 As journalist James W. Gibson observed, Soldier of Fortune magazine and the right-wing militia movement that it inspired embodied a violent strain in American culture and a yearning for heroes and male bonding rites amidst the decline in respect for public authority after Vietnam.33 The young men who gravitated to its ideals would fight as corporate warriors in the GWOT.

From 1994 to 2002, the Pentagon signed more than 3,000 contracts with U.S. based firms valued at $300 billion.34 Military Professional Resources Inc. (MPRI) one of the largest companies operating in Iraq was given the contract for ROTC training in almost 200 universities. The company’s Virginia headquarters displayed a plaque which read: “War is an ugly thing but not the ugliest of things. The decayed and degraded state of moral and patriotic feeling which thinks that nothing is worth war is much worse.”35 Harry E. Soyster, head of the Defense Intelligence Agency (DIA) when it used private arms dealers to equip the Afghan mujahidin and Nicaraguan Contras, bragged, “we’ve got more Generals per square foot here than in the Pentagon.”36 MPRI trained the security forces of numerous authoritarian regimes, including Equatorial Guinea in a contract that was approved by the State Department after dictator Teodoro Obiang granted concessions for off-shore drilling to Exxon-Mobil. It also trained Rwandan Patriotic Front (RPF) and Ugandan fighters linked to major human rights abuses in Congo. A senior embassy staffer described the program there as “killers training killers.”37  (...)

(...)

30Ward Churchill, “The Security Industrial Complex” in The Global Industrial Complex, ed. Best et al, 53 discusses the limitations of the anti-Pinkerton bill; Peter Dale Scott, Jonathan Marshall and Jane Hunter, The Iran Contra Connection: Secret Teams and Covert Operations in the Reagan Era (Boston: South End Press, 1987); Leslie Cockburn, Out of Control: The Story of the Reagan Administration’s Secret War in Nicaragua, The Illegal Arms Pipeline, and the Contra Drug Connection (New York: The Atlantic Monthly Press, 1987). British and American mercenaries like Jack Terrell were sent into Nicaragua to perform sabotage operations. American mercenary pilots like Adler Barriman Seal trafficked in narcotics to finance the operations as they had done in the secret war in Laos.

31See H. Bruce Franklin, Vietnam and Other American Fantasies (Amherst, MA: University of Massachusetts Press, 2000) and Susan Jeffords, The Remasculanization of America: Gender and the Vietnam War (Bloomington: Indiana University Press, 1989).

32David Holthouse, “The Dark Side of Soldier of Fortune Magazine: Contract Killers and Mercenaries for Hire,” Alternet, September 15, 2011; James “Bo” Gritz, Called to Serve (New York: Lazarus, 1991). Mitchell Werbel III, a veteran of Cuban exile missions and representative of the Nugan Hand bank which was involved in intelligence financing and drug smuggling, with Frank Camper, a Vietnam Special Forces and undercover FBI officer set up a paramilitary training camp in Georgia where mercenaries were schooled in the art of assassination. See Frank Camper, Live to Spend it: A Mercenary Guide for the 1990s (El Dorado, Az: Desert Publications, 1993). Graduates went on to fight in the Philippines, Nicaragua, Lebanon, South Africa and Afghanistan. Two Sikh terrorists who had been at the school also bombed an Air India flight after Camper sold them explosives in a botched sting operation.

33See James W. Gibson, Warrior Dreams: Paramilitary Culture in Post-Vietnam America (New York: Hill & Wang, 1994). One subscriber was Timothy McVeigh, the Oklahoma City bomber and a Gulf War veteran. He was found with a copy of a white supremacist magazine after the attacks distributed by Brown, a former member of the Rhodesian Selous Scouts. For insights on the right-wing paramilitary culture, see also Jerry L. Lembcke, Hanoi Jane: War, Sex & Fantasies of Betrayal (Amherst: University of Massachusetts Press, 2010).

34 Peter Singer, Corporate Warriors: The Rise of the Privatized Military Industry (Ithaca: Cornell University Press, 2003), 15. Halliburton, contractor of Brown, Kellogg and Root (KBR), which built 85 percent of military infrastructure in Vietnam and hired former Defense Secretary Dick Cheney as its CEO, was awarded a deal for base construction and maintenance around the world. See Pratap Chatterjee, Halliburton’s Army: How a Well ConnectedTexas Oil Company Revolutionized the Way America Makes War (New York: The Nation Books, 2010).

35 Leslie Wayne, “America’s For Profit Secret Army: Military Contractors Are Hired to Do the Pentagon’s Bidding Far From Washington’s View,” New York Times, October 13, 2002, B1.

36Singer, Corporate Warriors, 50.

37 Lynne Duke, “US Military Role in Rwanda Greater Than Disclosed,” Washington Post, August 16, 1997, A1; Wayne Madsen, Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999 (New York: Edwin Mellen, 1999), 197, 200, 439; Avant, The Market for Force, 154; Steve Coll, Private Empire: Exxon-Mobil and American Power (New York: Penguin, 2012), 147-148; Boggs, “The Corporate War Economy” in The Global Industrial Complex, ed. Best, 32. Initially, the State Department rejected the MPRI contract in Equatorial Guinea, but subsequently approved it after significant petroleum reserves were discovered which it was feared would be taken over by French oil interests.

(...)

_ _ _

http://www.alternet.org/story/152413/the_dark_side_of_%22soldier_of_fortune%22_magazine%3A_contract_killers_and_mercenaries_for_hire

The Dark Side of "Soldier of Fortune" Magazine: Contract Killers and Mercenaries for Hire

The magazine caters to mercenaries but tries to broaden to its appeal to war fans, weapon-lovers, fanatic anti-commies and those who enjoy reading about blood and guts.

(...)

_ _ _

http://www.nytimes.com/2002/10/13/business/yourmoney/13MILI.html

America's For-Profit Secret Army

By LESLIE WAYNE
Published: October 13, 2002

(...)

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Sam 3 Jan 2015 - 6:12


http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/10/17/les-jedburgh-perdent-un-des-leurs-jacques-le-bel-de-penguill.html

Les Jedburgh perdent un des leurs: Jacques le Bel de Penguilly est décédé

17.10.2012

Jacques Le Bel de Penguilly est mort dans sa 93e année, à Saint-Samson sur Rance (22).

Une messe aura lieu ce vendredi 19 octobre, à 10h30, à Saint-Lormel, proche de Plancoët. Jacques Le Bel de Penguilly était ancien JERDBURGH avec le grade de lieutenant (nom de code « Michigan ») et il a appartenu au BCRA de la France Libre, puis a passé une période de sa vie dans l’armée.


Pour lire un témoignage sur une des opérations auxquelles il a pris part, cliquer ici. En voici un extrait:

Dans la nuit du 11 au 12 août 1944 eu lieu un parachutage d’importance majeurs pour la résistance corrézienne : l’opération Marshall 1. En effet, au lieu dit La Fonfreyde, sur la commune de Bonnefond, Un groupe de SAS et une équipe Jedburgh nommée James prit contact avec le sol français pour lutter aux côtés de leurs camarades du maquis. Le RAF squadron 190 se charge du transport de Fairford en Angleterre jusqu’au lieu du saut. L’équipe Jedburgh James est composée de 3 hommes :

- John K. Singlaub, nom de code « Mississippi », qui est 1st Lieutenant dans l’armée US et le chef de groupe,
- Jacques Lebel de Penguilly, nom de code « Michigan » qui est Lieutenant dans l’armée française est le second,
- Anthony J. Denneau, nom de code « Massachusetts » est l’opérateur radio et sergent dans l’armée US. Cette unité, indépendante des SAS à pour mission d’harceler l’ennemi durant sa retraite.

_ _

http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t11556-le-parachutage-sas-et-les-combats-d-egletons-en-correze

http://www.independent.co.uk/news/obituaries/count-jacques-le-bel-de-penguilly-aristocrat-and-one-of-the-last-members-of-the-jedburgh-allied-special-forces-8327057.html

http://www.defensemedianetwork.com/stories/interview-with-maj-gen-john-k-singlaub-u-s-army-ret/




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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Dim 4 Jan 2015 - 16:27


En ce qui concerne les "Jedburgh", un lecteur attentif me fait remarquer qu'un de leurs membres était Paul Aussaresses :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jedburgh

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9quipes_Jedburgh

http://ultimaratio-blog.org/fr/archives/6338

(...) L’influence de cette expérience initiale ne saurait être sous-estimée dans la carrière postérieure d’Aussaresses, qui entretiendra tout au long de sa vie des liens intimes avec ses frères d’armes de l’époque, parmi lesquels se trouvent William Colby, futur directeur de la CIA, Aaron Bank, père fondateur de l’US Army Special Forces en 1952, ou encore John Singlaub, opérateur de la CIA en Chine et au Vietnam puis président de la Ligue anticommuniste mondiale. (...)

L’expérience britannique d’Aussaresses et sa connaissance des réseaux français lui valent d’être nommé le premier commandant du 11e Bataillon de Choc, première unité française de forces spéciales qui devait être dissoute au lendemain de la guerre d’Algérie. Aussaresses s’emploie à y transmettre les savoir-faire irréguliers appris à Milton Hall, mais également la culture militaire des forces spéciales britanniques adoptant le port du béret amarante – encore non réglementaire à l’époque – et la devise du Special Air Service, «Who Dares Wins» qui guide encore aujourd’hui notre 1er RPIMa. (...)

En poste à Brasilia jusqu’en 1976, Aussaresses devait finalement se recycler dans le secteur de l’industrie de défense où il intègre l’entreprise Thomson-CSF pour y traiter des contrats d’armements à l’étranger. (...)

_ _

http://division.canalblog.com/

(...) En Allemagne et en Italie,l'Opération a commencé par le retournement des agents nazis et fascistes,plus les croates oustachis,fuyant la Yougoslavie de Tito. Ceux qui étaient trop connus furent exfiltrés en Amérique latine,avec des complicités au Vatican.C'est ainsi que deux décennies plus tard,Klaus barbie se vit confier la responsabilité opérationnelle du réseau Condor au service des dictatures tortionnaires d'Amérique du sud.Le recrutement en France suivit le retournement du chef de la police de Vichy, René Bousquet,vbl'ami de François Mittérrand,lui même approché.Deux des intimes du future président,Roger-Patrice Pelat et François de Grossouvre,seront du dispositif.Bien entendu, la droite extréme est restée un vivier privilégié.La CIA a recouru au camouflage de sectes,d'ordres templiers ou intégristes.

Elle a ainsi utilisé les Paul Touvier, Charly Lascorz, Luc Jouret, Joseph di mambro...les trois derniers dans le sillage du sac (Service d'Action Civique) de Focart et Pasqua. Le service action des services secrets français (le 11 choc du SDECE) a chapeauté les stay-behind français jusqu'au début des années 90. Longtemps commandé par Paul Aussaresses, il dépendait en fait de l'Otan par l'entremise du colonel Focart,surveillant général de la Françafrique. Ces réseaux étaient dirigés des Etats-Unis par un service ultra-secret, l'OPC (bureau pour la coordination politique).celui-ci ne répugnait ni aux assassinats, ni aux manoeuvres de déstabilisation ,jusqu'aux coups d"Etat. En France,il appuya lourdement le retour au pouvoir du général De Gaulle en 1958,et encouragea en 1961 le putsch des généraux d'Alger. Il provoqua aussi le coup d'Etat des colonels grecs et les prises de pouvoir des juntes latinos-américaines. Il suscita en Italie la "stratégie de la tension", une série d'attentats de l'extréme-droite. Son instument la loge P2 (dont fit partie Silvio Berlusconi) nouait fraternellement les intérets de la mafia, du Vatican, des affairistes et de la majorité ultra-réactionnaire des services secrets. (...)

_ _ _


Le lien entre Paul Aussaresses est John K. Singlaub est donc ancien et bien établi.

Or Paul Aussaresses était au milieu du stay-behind français.




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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Dim 4 Jan 2015 - 16:39


En regardant un documentaire sur Bob Denard, on peut constater qu'Aussaresses était suffisamment proche de Denard pour lui présenter le réalisateur...

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MessageSujet: Re: Guillaume Vogeleer (Jimmy le Belge)   Dim 4 Jan 2015 - 16:46


Deux extraits d'un ouvrage qui mentionne brièvement Thuy Coyne (War on Drugs: Studies in the Failure of U.S. Narcotics Policy), l'épouse de Jim Coyne (grand ami de Guillaume Vogeleer).

Mme Coyne est citée en bas de la p.307 et à la note 71 de la p.316.








L'auteur du chapitre est Bertil Lintner (ouvrage collectif dirigé par A.W.McCoy et Alan A.Block, qui a aussi publié des travaux sur l'Iran-Contragate et Adnan Khashoggi).

Références du livre sur Google:

http://books.google.be/books?id=3oXaAAAAMAAJ&q=%22married+to+James+P.+Coyne%22&dq=%22married+to+James+P.+Coyne%22&hl=fr&sa=X&ei=dodPVLLRPOPB7Aaa2IDYCA&ved=0CB4Q6AEwAA

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