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 Serial killers

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Kangourou



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MessageSujet: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 11:50

On parle d'un serial killer psychopathe (portrait-robot No 4) auquel on attribue 22 des 28 morts des attaques.

On peut sans doute ajouter à ces 22 crimes attribués à No 4 la mort de l'aubergiste, celle d'Angelou et du berger allemand ... dont les têtes ont été farcies de balles de 22 LR.

Ne faut-il pas parler de plusieurs serial killers ? Il reste, en effet, 6 morts attribués à d'autres TBW et des dizaines de blessés, soit autant de personnes sur lesquelles No 4 et les autres TBW ont également tiré dans l'intention de donner la mort.
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michel
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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 12:01

Dans ce cas, on parle plutôt de tueurs de masse.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 12:29


IL NE S'AGIT EN AUCUN CAS DE SERIAL KILLER, ni de tueurs de masse ni de sprée killer.

Ceux-ci fonctionnent SANS AUCUN MOBILE DU TOUT, et c'est ce qui les différencie des autres

criminels.

Par contre psychopathe, ils le sont tous.

Prenons le cas du vieux, il est celui qui tue le moins, même si le vieux n'avait jamais tué, il

reviens constamment dans des expéditions ou il sait que des personnes seront tuées, et ce pour servir

ses desseins propres, et cela sans affect, il est donc psychopathe, La souffrance des autres lui étant

étrangère. . .Les 2 autres pouvant être alors considéré comme ses armes, ce qui revient au même,

Qu'il tienne l'arme qui tue ou non.

PSYCHOPATHES ils le sont tous.

Le terme sérial killer n'est pas applicable aux tdb, tueurs de masse non plus.


Cordialement

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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 13:15


Allez, j'en remet une couche. . .

Un bel exemple de psychopathe fini est robert beujer, celui--ci monnaye le corps de

francis Zwarts aux familles. . .Contre un quelconque bénéfice.

On constate au J.T. son absence totale de remord pour un assassinat qu'il a organisé et

pour le marchandage sinistre qu'il est en train de proposer.


Citation du papa de Tatiana :

''Pour que la famille puisse retrouver une forme de tranquillité d'esprit ''


Toutes les crapuleries que ce pervers odieux pourra commettre ne combleront jamais

le vide qu'il a dans la poitrine et qui le différencie d'un humain.

Il est semblable à ces tueurs qui envoient des lettres aux familles après coup et ce pour

jouir un peu plus de ces moments qui leur font ressentir des émotions qu'ils n'ont pas autrement,

le fait de se sentir vivant.


Accepter ce genre de comportement, de la part de personnes qui aurait ressenti une douleur

similaire à celle de la famille Zwarts dans la perte tragique d'un proche, relève d'une absence

totale de compassion par rapport à ce ses semblables point.


Mais Francis Zwarts n'est pas reprise dans les victimes des tdb. . .Alors. . .On passe. . .

C'est dégueulasse oui!


Cordialement


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Kangourou



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 13:37

guy mayeu a écrit:

IL NE S'AGIT EN AUCUN CAS DE SERIAL KILLER, ni de tueurs de masse ni de sprée killer.

Ceux-ci fonctionnent SANS AUCUN MOBILE DU TOUT, et c'est ce qui les différencie des autres

criminels.

Par contre psychopathe, ils le sont tous.

Prenons le cas du vieux, il est celui qui tue le moins, même si le vieux n'avait jamais tué, il

reviens constamment dans des expéditions ou il sait que des personnes seront tuées, et ce pour servir

ses desseins propres, et cela sans affect, il est donc psychopathe, La souffrance des autres lui étant

étrangère. . .Les 2 autres pouvant être alors considéré comme ses armes, ce qui revient au même,

Qu'il tienne l'arme qui tue ou non.

PSYCHOPATHES ils le sont tous.

Le terme sérial killer n'est pas applicable aux tdb, tueurs de masse non plus.


Cordialement



Hum ... Comment dire ?

"Serial killer" selon Wikipédia :

Un tueur en série (appelé parfois, par anglicisme, un serial killer) est un criminel auteur d'homicides qu'il réitère dans le temps. Selon la définition la plus répandue, ce type de criminel a commis au moins trois meurtres, dans un intervalle de temps – de quelques jours à plusieurs années – séparant chacun de ces crimes.

Si ce type de criminel semble agir sans mobile apparent, une motivation profonde est pourtant à l'œuvre dans chacun des passages à l'acte. Psychiatres, psychologues et criminologues s'emploient donc à décrypter cette motivation. En effet, le tueur en série ne tue pas par idéologie (même s'il peut parfois sélectionner ses victimes sur des critères ethniques, religieux, sexuels ou autres), par fanatisme, et généralement pas non plus par appât du gain. Le moteur du tueur en série est fréquemment le sentiment de toute-puissance que lui procurent ses crimes, qui mêlent généralement le sexe et la mort. Il est vrai qu'une forte proportion de tueurs en série a subi des violences ou des agressions sexuelles durant l'enfance
.

Et comme le relève, à juste titre, Michel :

Le Centre d'analyse des crimes violents – National Center for the Analysis of Violent Crime (NCAVC) –, créé au sein du FBI, a coutume, depuis 1979, de distinguer quatre type de criminels, selon le nombre de victimes, le nombre de lieux et la chronologie des passages à l'acte répétés : le meurtrier de masse, le meurtrier compulsif, le meurtrier en série et – cas plus rare – le meurtrier en série de masse9 :
le meurtrier de masse (mass murderer) tue au moins quatre personnes en un même endroit lors d'un même événement. Les victimes peuvent être des proches ou des inconnus ;
le meurtrier compulsif ou orgiaque (spree killer) tue diverses personnes en des lieux différents mais dans un temps limité (quelques heures ou quelques jours) ;
le tueur en série (serial killer) tue au moins trois personnes en des lieux et des temps différents (quelques mois ou quelques années) ;
le tueur en série de masse commet au moins deux homicides simultanés, homicides réitérés lors d'au moins trois événements et en trois lieux différents. Ce type de criminel est rare.


Les TBW (ou, du moins, "Killer" - portrait-robot No4) correspondent à cette dernière catégorie.
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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 14:22


Le tueur de masse meurt généralement lors de la commission de SON fait ( et non de SES faits)
ou se suicide suite à celui-ci.
Il n'y a pas de tueurs de masse à répétition. Cela n'existe pas. Les tueurs de masse ne sont pas réitérant, contrairement aux sérial killers.
Il n'y a pas de vol ou autre délit qui accompagne l'acte meurtrier du tueur de masse.



Cordialement



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Kangourou



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 14:30

guy mayeu a écrit:

Le tueur de masse meurt généralement lors de la commission de SON fait ( et non de SES faits)
ou se suicide suite à celui-ci.
Il n'y a pas de tueurs de masse à répétition. Cela n'existe pas. Les tueurs de masse ne sont pas réitérant, contrairement aux sérial killers.
Il n'y a pas de vol ou autre délit qui accompagne l'acte meurtrier du tueur de masse.



Cordialement





Hum ... Ah bon ???

Pour rappel, dixit Wikipédia, le tueur en série de masse commet au moins deux homicides simultanés, homicides réitérés lors d'au moins trois événements et en trois lieux différents. Ce type de criminel est rare.

Il ressusciterait entre chaque événement, de lieu en lieu ?  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Question  Question  Question  Exclamation  Exclamation  Exclamation  Very Happy  Very Happy  Very Happy Very Happy


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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 14:39


Il existe des tueurs en série et des tueurs de masse, mais pas des tueurs de masse en série,
du moins pas à ma connaissance, si vous avez des exemples?

Cordialement

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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 14:44


Des hommes qui tuent en masse et qui réitèrent ces tueries, ok.
On appelle cela des soldats en temps de guerre et le mobile principal n'est en rien pulsionnel
dans le sens ou celui-ci obéi à une hiérarchie en premier lieu et non à sa pulsion.

Cordialement
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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mar 29 Aoû 2017 - 14:48


Les terroristes aussi, mais encore une fois, le mobile n'est en rien la pulsion

Cordialement
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Kangourou



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 11:21

http://www.liberation.fr/planete/2014/06/27/les-tueurs-de-masse-se-fondent-parfaitement-dans-la-societe_1052283


Interview

«Les tueurs de masse se fondent parfaitement dans la société»

Par Lorraine Millot   — 27 juin 2014 à 18:06  


   
 Ancienne «profiler» au FBI, Mary Ellen O’Toole montre comment les Américains tentent de prévenir le passage à l’acte de criminels souvent tout à fait normaux en apparence.

   
Les criminels les plus dangereux sont parfois ces voisins qui ont l’air les plus anodins et inoffensifs, met en garde Mary Ellen O’Toole, ancienne «profiler» du FBI, spécialiste des tueurs en série et autres psychopathes. Dans un petit livre publié en 2012 aux Etats-Unis, Dangerous Instincts, cette analyste a partagé son expérience pour détecter et prévenir les situations à risques. Retraitée du FBI depuis 2009, elle continue d’enseigner à l’Académie de la police fédérale américaine et intervient aussi régulièrement comme consultante pour tous les grands médias américains, en particulier lors des fusillades de masse, qui se suivent sans relâche.

Au-delà des plus graves tueries, comme celle de Santa Barbara en Californie qui a fait 7 morts en mai, plus d’une centaine de fusillades de masse (1) ont déjà été dénombrées cette année. Pourquoi y en a-t-il autant ?

Il peut y avoir un effet d’entraînement. Une tuerie en inspire parfois une autre. Mais l’accès aux armes à feu est sans doute aussi un facteur. Si les gens qui ont des pensées homicidaires ou suicidaires ne pouvaient pas se procurer aussi aisément des armes automatiques et des munitions, ils n’auraient pas les moyens de passer à l’acte si facilement, et ne feraient pas autant de victimes.

Vous rappelez dans votre livre le précédent de Bath (Maine), où un homme avait tué 45 personnes à l’aide d’explosifs en 1927. Le phénomène n’est donc pas vraiment nouveau ?

Le cas de Bath était tout de même très exceptionnel pour son époque, et il a été largement oublié. Pendant des années, on n’avait plus rien vu de tel, jusqu’au 1er août 1966 et la tuerie de l’université du Texas, à Austin, commise par un étudiant, Charles Whitman. J’ai beaucoup travaillé sur ce cas : les témoins m’ont raconté comment cet étudiant qui semblait parfaitement intégré est soudain monté en haut de la tour de l’université pour tirer pendant une heure et demie sur des gens qu’il ne connaissait pas. A la fin des années 70-80, on a commencé à voir davantage de tueries, mais espacées. Jusqu’à celle du lycée de Columbine [15 morts en 1999 au Colorado], qui était elle aussi extrêmement bien planifiée.

N’est-ce pas le résultat d’une combinaison entre l’accès libre aux armes à feu et les déficiences du système de santé des Etats-Unis, où les troubles psychiatriques sont souvent mal pris en charge ?

Beaucoup de gens pensent qu’il y a là un problème de santé mentale. Mais il faut être prudent avec ce terme, qui suggère que ces tireurs ne savent pas ce qu’ils font et ne sont pas responsables de leurs actes. Les fusillades les plus meurtrières sont celles qui ont été soigneusement préméditées et planifiées. Je crains aussi qu’à force d’associer tueurs et malades psychiatriques, on dissuade ceux-ci de chercher de l’aide ou des soins. Il faut comprendre, même si cela semble difficile, que certaines personnes peuvent commettre des actes violents par plaisir. Elles le veulent. Ce ne sont pas des voix dans leurs têtes qui les commandent. Tous les tueurs en série que j’ai interviewés ont toujours parfaitement compris aussi ce qu’ils avaient fait. Ils ont choisi de tuer parce qu’ils aimaient cela.

Peut-on prévenir ces tueries ?

On ne peut pas les prédire, mais il y a souvent des signaux d’alerte. Les forces de police sont sans cesse contactées par des parents, des professeurs ou des voisins qui signalent des comportements inquiétants. Ces dix dernières années, les écoles et les universités se sont dotées d’équipes d’estimation des menaces qui repèrent et évaluent les individus à risques. Le problème est que ces évaluations n’ont souvent qu’une courte durée de vie, de deux ou trois jours. Imaginez un étudiant, évalué le jeudi par son université, qui rentre chez lui le week-end : il semblait encore parfaitement bien mais les choses se passent mal avec ses parents et rien ne va plus. Le comportement humain est quelque chose de très dynamique. Cela requiert beaucoup de ressources !

Faut-il s’attendre à une augmentation des tueries ?

On risque de voir davantage de tueries, mais on peut aussi espérer que les enseignants, les professionnels de la santé mentale ou les forces de l’ordre et le public en général prennent de mieux en mieux conscience des signaux avant-coureurs. On ne devient pas tueur de masse du jour au lendemain. C’est un long processus évolutif qui peut débuter très tôt. Quand je demande aux enseignants à partir de quel âge un enfant peut développer des pensées suicidaires ou homicidaires, ils me répondent : dès 5, 6 ou 7 ans. Dès cet âge, certains manifestent des signes d’insensibilité affective. Mais à cet âge, le cerveau est aussi beaucoup plus malléable. Avec les progrès de la science, on devrait bientôt pouvoir mieux y localiser notre zone de l’empathie ou de l’altruisme et on devrait pouvoir essayer de les développer chez ces enfants.

Vous avez beaucoup travaillé sur les tueurs en série. Leurs profils sont-ils différents de ceux des tueurs de masse ?

Les profils varient bien sûr, mais on trouve des traits communs. Certains tueurs de masse, comme ceux d’Aurora [12 morts en juillet 2012, dans le Colorado] ou de Columbine, sont parfaitement calmes et froids. Celui d’Aurora ne courait pas dans les travées du cinéma, il était presque détendu, ont raconté les survivants. Ces tireurs sont en train de tuer, ils se trouvent au milieu de gens qui hurlent de panique mais restent parfaitement tranquilles et posés. Il y a chez eux une forme de dureté ou d’insensibilité, et aussi un comportement prédateur, qu’on a bien vu chez le tireur du Navy Yard à Washington [13 morts en septembre 2013]. Les vidéos internes le montrent marchant sans précipitation dans les couloirs avec son fusil, comme s’il chassait des animaux. On appelle cette catégorie les «tueurs en mission». Ce sont des traits qu’on retrouve aussi chez certains tueurs en série.

Vous avez interviewé nombre de ces tueurs en série, comment cela se passe-t-il ? Comment les faites-vous parler ?

Ce sont souvent des gens tout à fait charmants, très causants et même dotés d’un bon sens de l’humour. Ils sont aussi souvent très arrogants ou égotistes. Ils aiment bien parler de ce qu’ils ont fait, ils en sont très fiers. Ils peuvent être curieux de rencontrer le profiler chargé de leur cas. Pour eux, c’est parfois la première occasion de parler à quelqu’un qui peut comprendre ce qu’ils ont fait. Ils aiment ça. Je me souviens en particulier de ma rencontre avec celui qu’on a appelé le «toy box killer» [David Parker Ray, soupçonné d’avoir tué jusqu’à 60 femmes qu’il torturait dans sa «boîte à jouets», une caravane aménagée en chambre de supplices, ndlr]. Je venais d’être appelée au Nouveau-Mexique, j’avais aussitôt visité cette boîte à jouets où l’on voyait tout de suite de quoi il retournait. Le soir même de mon arrivée, il avait demandé à me rencontrer. Il avait les pieds et les mains entravés, à la prison locale, mais il a quand même réussi à me prendre la main pour me saluer, tout en s’exclamant : «Comme je suis content de vous voir, c’est très aimable à vous d’être venue, prenez un siège, mettez-vous à l’aise !» Il était tout à fait charmant, poli, respectueux et même drôle. Je me disais pendant ce temps : n’oublie pas ce que tu viens de voir dans la «toy box» !

Pourquoi un tueur aussi sadique se présentait-il aussi gentiment ?

C’était sa façon d’être. C’est ainsi que son entourage le connaissait. Il avait 60 ans quand on l’a arrêté, son casier judiciaire était vierge, sa vie était tout à fait typique de la classe moyenne. Les gens pensent généralement que des criminels comme lui doivent avoir des cornes qui leur sortent de la tête. Mais non, ils se fondent souvent parfaitement dans la société. De fait, lorsqu’on identifie un tueur particulièrement violent aux Etats-Unis, les proches ou les voisins assurent très souvent qu’il était tout à fait «normal», «ordinaire» ou «sympathique»

C’est aussi ce qu’entendent les policiers lors de leurs enquêtes ?

C’est étrange, mais oui ! Lorsque nous faisons du porte-à-porte pour un enfant disparu par exemple, nous demandons aux habitants de nous raconter tout ce qu’ils ont remarqué. Mais les gens comprennent généralement qu’ils doivent nous dire s’ils ont vu quelque chose d’inquiétant. Pas du tout ! Nous voulons savoir tout ce qu’ils ont observé dans le voisinage de normal (un cycliste, la camionnette UPS, les techniciens du câble…) ou non. Nous devons donc faire très attention à la façon dont nous posons nos questions. Les gens pensent savoir discerner ce qui est dangereux ou non, mais les kidnappeurs que nous arrêtons ont souvent l’air tout à fait normaux. Si tous les criminels avaient l’air effrayants, notre travail serait nettement plus simple !

Comment expliquer le nombre élevé d’homicides aux Etats-Unis (de l’ordre de 4 pour 100 000 habitants, contre 1 pour 100 000 en France) ? Et le faible taux d’élucidation (60%, contre plus de 90% en France) ?

Je ne pense pas que nous ayons des statistiques nationales complètes. Les chiffres peuvent beaucoup varier d’un Etat à l’autre, et même d’un comté à l’autre. L’homicide n’est pas considéré comme un crime fédéral tant qu’il n’est pas commis sur une propriété fédérale. Nous avons un programme du FBI, le Vicap (Violent Criminal Apprehension Program) qui vise à garder la trace de tous les homicides, élucidés ou non. Mais les polices locales ne sont pas obligées d’entrer tous leurs cas dans cette base de données. Cela ferait sens, mais la loi fédérale ne les y oblige pas. Du coup, les détectives débordés ne le font pas toujours.


(1) Selon le site Mass Shooting Tracker qui recense les fusillades qui ont fait au moins 4 blessés ou tués.
Lorraine Millot
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CS1958



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 17:27

Bien sûr, notamment en raison des progrès de la criminalistique et du développement des techniques de perception des phénomènes criminels outre-Atlantique, nous nous focalisons sur la période contemporaine.
Cependant, nous avons évoqué à maintes reprises l'hypothèse clanique, celle des braconniers, celle des asociaux.
Je suggère d'aller jeter un petit coup d'œil sur ce que l'on appelait notamment au XVIIIe siècle et au XIXe siècle « les chauffeurs ».
Parfois de véritables bandes organisées. Concentration étonnante de psychopathes et une organisation dans laquelle chacun avait son rôle.
Bien sûr, nous sommes loin de Quantico Crying or Very sad
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Kangourou



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 18:20

La thèse du braconnage, née, si j'ai bien compris, de différents indices dont les cartouchières artisanales - qui seraient une signature dans ce milieu (mais sur quoi se base-t-on pour le dire ?) - et les cartouches de chasse cisaillées -, est intéressante.

Elle permettrait de faire un lien théorico-hypothétique entre Dinant - vol d'un fusil de chasse et région de gros gibier s'il en est -, Maubeuge, l'auberge de Beersel, Angelou (?), Nivelles, et les Trois Canards.

Comme je l'ai écrit ailleurs, qui dit braconnier - et j'exclus le braconnier à la petite semaine -, dit souvent "association de malfaiteurs".

Il y a ceux qui tuent le gibier, l'atelier clandestin de découpe, ceux qui l'écoulent auprès de restaurateurs peu scrupuleux, les blanchisseurs qui recyclent l'argent noir, etc.

Outre les deux restaurants - où l'on servait du gibier (les TBW en ont consommé à Beersel ...) et où les faits se sont déroulé en pleine saison de chasse -, il y a également des faits - minables - de vol de denrées alimentaires qui ont fait penser les enquêteurs à des restaurateurs.

Il y a la carte aussi où sont soulignées trois communes ardennaises à proximité de Dinant, Sombreffe n'en étant pas trop éloignée non plus.

Le braconnage est également une activité criminelle régulièrement attribuée aux gens du voyage ...


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guy mayeu



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 18:47


''Le braconnage est également une activité criminelle régulièrement attribuée aux gens du voyage ...''

Ca c'est très très très très vrai. . . le braconnage est de toutes les cultures, même en Australie.

Cordialement
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Kangourou



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 21:13

Merci. Voilà qui fait avancer le schmilblick ! Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation
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Hoho



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 21:43

Règulièrement attribuée à tort aux gens du voyage vous voulez dire ? Certes il y en a, mais les chasseurs amateurs braconniers sont bien plus nombreux je pense...
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CS1958



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MessageSujet: Re: Serial killers   Mer 30 Aoû 2017 - 22:11

Kangourou a écrit:
Merci. Voilà qui fait avancer le schmilblick ! Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation Exclamation

je pense que votre réaction est un peu caricaturale kangourou.
Vous savez très bien de quoi il retourne.
La genèse ; c'est Dinant.
Ce sont également des pièces de conviction sous la forme notamment de cartouchières artisanales.
C'est aussi une analyse qui me semble largement partagée qui consiste à considérer que nous avons affaire à un clan. Un milieu fermé d'asociaux.
Plusieurs intervenants ont considéré, expérience à l'appui, que les braconniers faisaient partie des milieux dangereux.
Autre référence : des gitans dévoyés.
À mon avis, il ne faut pas trop prendre les choses à la légère.
En l'état actuel des choses, et sauf coup de théâtre, nous restons dans un contexte parfaitement plausible.
En ce qui me concerne, et très modestement, je vous dis honnêtement que l'hypothèse des prédateurs me reste tout à fait pertinente. Que mettons nous derrière le mot « prédateur » ? Ma conception est un peu plus large que celle que je pouvais avoir à l'origine.
Alors ? Des gitans défiants sédentarisés ? Des voyous de Braine ?
Des individus agissant de manière autonome ? Une chaîne de commandement après tout assez minable ?
Là encore peut-être et de manière très hypothétique des gendarmes dévoyés et haineux deus ex machina ?
Le jour où nous pourrons ouvrir une rubrique intitulée « consensus » sur la base d'éléments indiscutables mais sans apporter de solution exhaustive, c'est-à-dire sans forcément résoudre l'énigme, de l'eau aura couru sous les ponts.
Cordialement.

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DuMort



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MessageSujet: Re: Serial killers   Jeu 15 Fév 2018 - 10:21

Personnellement, cette hypothèse à ma faveur. Un groupe de petits criminels marginaux, refermés sur eux mêmes, 'retournés' par les rêves sanglants d'un individu prenant de l’ascendant sur eux.

Il n'est pas si rare dans l'histoire criminelle qu'un groupe de marginaux soit utilisé pour commettre des crimes qu'ils auraient évités (ou pas commis d'une façon aussi sanglante) sous influence d'un sociopathe manipulateur.

J'en détaille le processus et quelques exemples dans mon post plus haut 'la signature du crime'.

Le processus est plus proche de l'emprise sectaire que de celui du classique groupe criminel, mais il n’est pas nécessaire de sortir un baratin ésotérique pour faire ressortir le pire de l'humanité.

Dean Corl, Dihls, Di Membro et bien sûr Manson sot des exemples de la façon dont ce processus peut fonctionner. Prendre des individus à la dérive, leur fournir un supplément narcissiques, les souder autours d'un projet, et petit à petit les faire basculer dans l'horreur par escalade de l'engagement.
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