les tueries du Brabant

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 Christiaan Bonkoffsky

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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Sam 30 Déc 2017 - 10:08

arthur29923 a écrit:
pour info


dans le dossier pinon

reginal de la serna est un parent du temoin doret christine (des cassettes pinon)

Reginald de la SERNA

Union(s) et enfant(s)
Marié avec Marianne DORET dont
H Alexandre de la SERNA
F Isabel de la SERNA

Marianne DORET

Parents
Hervé DORET
Jacqueline de MEVIUS

Union(s) et enfant(s)
Mariée avec Reginald de la SERNA dont
...

Frères et sœurs
F Christine DORET
F Bénédicte DORET
H Michel DORET
F Agnès DORET

Christine DORET

Parents
Hervé DORET
Jacqueline de MEVIUS

Union(s) et enfant(s)
Mariée avec Bernard VAN EECKE dont
...
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Sam 30 Déc 2017 - 19:15

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michel-j



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Sam 30 Déc 2017 - 19:45

Les progrès de la science permettent aujourd'hui des analyses ADN de suspects disparus grâce à des prélèvements effectués sur des parents (affaire Elodie Kulic).

Un possible chance est ouverte... si tant est que le "géant" ait porté ou touché le manteau... l'ADN du frère dont la souche commune pourrait "parler".
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Mer 3 Jan 2018 - 21:35

Bonsoir et meilleurs voeux à tous,

Malgré mes 78 bougies, je suis un bleu sur ce site comme dans l'affaire des Tbw. A l'époque, je vivais les faits d'assez loin, ne disposant pas d'un minimum d'outils d'analyse me permettant d'y voir un peu clair. Depuis lors, ayant amélioré mon bagage culturel, je crois pouvoir aller plus loin. En particulier, j'ai été amené à creuser davantage la question politique et notamment celle de la démocratie. Etant quelque peu méfiant et sceptique par nature,  j'ai fini par comprendre que le mantra qu'on nous récite sur tous les tons était loin d'être aussi sacré qu'on le prétend. Un homme surtout m'en a convaincu définitivement : Alexis de Tocqueville. C'est lui qui m'a inspiré mon pseudo. Juriste au temps de la Révolution Française, il avait été engagé dans l'administration pénitentiaire et envoyé en Amérique pour y étudier la question, les Américains ayant quelques années d'avance sur les Français en matière de révolution démocratique.
De fil en aiguille, il finit par étendre ses observations à tout le nouveau système politique américain qu'il décrivit en plusieurs étapes dans deux volumes intitulés " de la Démocratie en Amérique ", parus en 1835 et 1840. L'ensemble est subdivisé en quatre parties dont la dernière nous intéresse plus particulièrement. Elle fait l'objet de nos jours d'une édition séparée intitulée " Le Despotisme Démocratique ", un paradoxe ou oxymore qui en dit long sur l'originalité de l'auteur. A lire absolument. Le style est un peu suranné mais le fond est d'une étonnante actualité toujours plus brûlante.
En bref, sa thèse est que la démocratie , par sa nature même et celle des hommes qui la représentent, vouée soit à l'anarchie, soit au despotisme qu'on nommerait aujourd'hui dictature ou totalitarisme. Et qu'en fait, c'est ce dernier qui finit par l'emporter, malgré les apparences dues aux pouvoirs changeants. Hegel aurait apprécié : c'est à l'Etat divinisé et non au peuple que revient tout le pouvoir .

(Suite au prochain message ).
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LV1985



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Mer 3 Jan 2018 - 21:38

Bonne référence, merci ! Et bienvenue !
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Mer 3 Jan 2018 - 22:47

( Suite de mon précédent message ).

Instruit par cet avertissement visionnaire, j'ai donc commencé, dès la fin des années '80, à considérer l'actualité sous un jour différent. Tout récemment, les dernières révélation d'octobre 2017 ( Bonkowsky, c'est pourquoi je publie sur ce fil ) ainsi que la lecture du livre de Gérald Damseaux sur les années noires   m'ont amené à revenir sur le mystère des Tbw. C'est ainsi que mes recherches ont abouti sur ce site. J'en ai déjà consulté quelques centaines de messages mais on me pardonnera , j'espère, de n'avoir pas tout parcouru et mémorisé, à mon grand regret d'ailleurs.
Donc, sur le fil CB, je constate avec étonnement et satisfaction que le procureur De Valkeneer ( Fauconnier en français ) admet ouvertement que, à côté des exécutants de première ligne, il puisse exister des commanditaires d'un niveau supérieur, au sein de la gendarmerie de l'époque notamment (mais pas exclusivement). Je crois même me souvenir qu'il a parlé d'implications concentriques, ce qui suppose plusieurs niveaux de responsabilité. Bref, la nouvelle tendance investigatrice penche vers ce qu'il faut bien appeler une piste "complotiste" , comme la logique et le vocabulaire nous y autorisent  ( complot = plan supposé dont on n'a pas encore les preuves formelles ). Jusqu'à quel centre intime  cela peut-il mener , c'est là toute la question qui doit donner des insomnies ou des burn-out aux malheureux procureurs et autres investigateurs, car plus on s'en approche et plus ça brûle, comme chacun sait.

J'ai donc pensé que, si un Procureur du Roi se permettait de tels écarts de pensée ( un complot !!! ), je pouvais bien me le permettre aussi, l'exemple venant d'en haut. J'ai donc résolu d'appliquer la thèse de mon maître Tocqueville à l'affaire des Tueurs du Brabant Wallon ( Bend Nijvels voor onze vlaamsche vrienden ). La question est donc pour moi de savoir si toutes ces horreurs n'ont pas eu pour but non pas de déstabiliser mais bien de renforcer l'Etat, comme le souhaitait Hegel dans sa philosophie du droit et aussi Platon dans sa conception de la République.

(suite à mon prochain message ).
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Mer 3 Jan 2018 - 23:40

( Suite de mon message précédent ).

Ainsi donc, je m'étonnais que, généralement dans cette affaire et même sur ce site spécialisé, on évoque quelquefois la piste de la déstabilisation de l'Etat mais jamais - ou si peu - de son renforcement. Non pas par la subversion violente ( putsh ) , souvent rejetée par la majorité du peuple, mais par des méthodes qui appellent son adhésion spontanée en jouant notamment sur des réflexes élémentaires tels que la peur ou la sécurité, deux faces d'une même médaille.

J'émets donc ici l'hypothèse - bientôt la thèse - selon laquelle ce terrorisme des Tbw avait pour but de permettre à l'Etat de renforcer son emprise sur les citoyens terrorisés , tout comme le 11 septembre aux USA a permis le Patriot Act qui n'est jamais qu'une défaite démocratique de grande envergure.

Les années 1980 ont été chez nous celles d'un recul démocratique sans précédent. Non seulement au plan social (dérégulation) mais aussi politique et sociétal. Il serait du plus haut intérêt de dresser la liste de tous les reculs démocratiques enregistrés depuis lors ( confiscation des armes, droits de perquisition, etc...). Avis aux juristes patentés.

Cette problématique ne concerne pas que la Belgique. C'est une tendance mondialisatrice qui n'augure rien de bon pour l'avenir de l'humanité. Certains y ont fait allusion sur ce site ( Hervé par ses documents et d'autres ).

Mais la Belgique, par sa position privilégiée au sein de l'Europe, se devait de montre l'exemple. Certains hommes politiques y ont contribué plus que d'autres . Songeons par exemple à Etienne Davignon ou à Jean Gol . Ce ne sont pourtant probablement que des serviteurs d'un autre Maître qui saura nous imposer la servitude volontaire. Nos Tbw et leurs supérieurs hiérarchiques pourront peut-être être démasqués un jour mais ils ne seront jamais que des wagons intermédiaires d'un train dont on n'atteindra jamais la locomotive.
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LV1985



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Mer 3 Jan 2018 - 23:45

Rien de neuf, Toquy. Le renforcement de l'état est l'une des pistes suivies depuis longtemps... Ici et ailleurs !
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 0:11

LV1985 a écrit:
Rien de neuf, Toquy. Le renforcement de l'état est l'une des pistes suivies depuis longtemps... Ici et ailleurs !

En êtes-vous si sûr, cher ami ? Pour ma part, et pour le peu que j'en aie vu, cela ne me paraît pas du tout évident. J'ai vu des thèses concernant la déstabilisation de l'Etat, ou bien de sa confiscation (remplacement ) par des régimes plus autoritaires ( extrême-droite ou gauche) mais rien sur son renforcement interne quel que soit son système de gouvernement.
Or c'est bien ce dont il s'agit ici : quel que soit le gouvernement en place, l'essentiel est que l'Etat soit tout-puissant et donc que ses sujets soient des objets.

Avez-vous des exemples à l'appui de votre thèse ? En tout cas, je constate que , sur ce site spécialisé, aucune piste n'est signalée en ce sens. Je suggère donc l'ouverture d'une nouvelle rubrique consacrée à la piste " subversion mondialiste" visant à faire de l'humanité une masse d'esclaves consentants. Comme vous le dites fort bien , c'est en effet applicable "ici et ailleurs".
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 5:35


http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20180103_03279099

Huis van “de Reus van de Bende van Nijvel” staat te koop

(...)

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Willy-Nilly



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 8:06

Toquy a écrit:
( Suite de mon message précédent ).


J'émets donc ici l'hypothèse - bientôt la thèse - selon laquelle ce terrorisme des Tbw avait pour but de permettre à l'Etat de renforcer son emprise sur les citoyens terrorisés , tout comme le 11 septembre aux USA a permis le Patriot Act qui n'est jamais qu'une défaite démocratique de grande envergure.

.

Il s'agirait donc de 'terrorisme d'état' et non de banditisme. Comme c'était le cas en Italie et en Allemagne.
Dans notre cas, il s'agissait de l'état belge, fortement encopuragé par l'Empire Atlantique.
(La révolution française n'était pas 'démocratique' mais maçonnique).
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 10:21

Willy-Nilly a écrit:



Il s'agirait donc de 'terrorisme d'état' et non de banditisme. Comme c'était le cas en Italie et en Allemagne.
Dans notre cas, il s'agissait de l'état belge, fortement encopuragé par l'Empire Atlantique.
(La révolution française n'était pas 'démocratique' mais maçonnique).

" Terrorisme d'Etat" : c'est exactement le titre de la piste que je voudrais ouvrir, faute de l'avoir trouvée ici. L'adéquation est parfaite avec le "despotisme démocratique" dénoncé par Tocqueville. L'ennui ( le souci comme on dirait maintenent ) c'est évidemment qu'il faudrait sortir du cadre policier et judiciaire pour l'étendre à la politique nationale et même internationale. Certains l'ont déjà suggéré implicitement en publiant ci et là des articles en rapport avec la question ( merci à Hervé d'abord ) mais hélàs  en vrac et .dans le désordre ( pas de ligne directrice, comme d'autres l'ont regretté ). N'empêche, la matière brute a le mérite d'être là, ne reste plus qu'à la raffiner.
Et comme il faut bien commencer par un bout ou l'autre, on pourrait le faire par exemple par l'Otan ou par la Table Ronde et ses émanations. Il y a du pain sur la planche.
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Willy-Nilly



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 10:51

Toquy a écrit:

Et comme il faut bien commencer par un bout ou l'autre, on pourrait le faire par exemple par l'Otan ou par la Table Ronde et ses émanations. Il y a du pain sur la planche.

Ce qui a été fait ici. La piste de l'OTAN, Gladio, J Lhost, Haig, DIA...
Table Ronde? Celle de Davignon p.e. ?

https://www.amazon.com/Making-Atlantic-Ruling-Class/dp/1844678717/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1515059075&sr=1-1&keywords=kees+van+der+pijl
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 11:25

Willy-Nilly a écrit :

Ce qui a été fait ici. La piste de l'OTAN, Gladio, J Lhost, Haig, DIA...
Table Ronde? Celle de Davignon p.e. ?


Pour l'Otan etc, autant pour moi. Il me reste encore beaucoup à découvrir ici.

Pour la Table Ronde, essentiellement Davignon, en effet : qu'allait-il donc faire dans cette galère entièrement vouée à la gloire du monde anglo-saxon, British Empire d'abord, US Empire ensuite ?
Mais la réponse se trouve peut-être dans le lien que vous me donnez à propos de la classe dirigeante atlantique ? Merci pour ce tuyau fort intéressant.
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Willy-Nilly



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 15:44

@Toquy. Vous sous-estimez Davignon. Il était un intime de Kissinger et de D. Rockefeller. Cela explique beaucoup. Il est (était) le représentant en Belgique du très Grand Capital (Atlantic Ruling Class). Je ne dis pas que ceci n'a rien à voir avec les Tueries. Mais Davignon est intouchable, tout comme Kissinger ou Rockefeller.
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Toquy



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Jeu 4 Jan 2018 - 17:55

@Willy : Davignon intouchable . C'est noté, un de moins sur la liste !
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Dim 7 Jan 2018 - 19:13


Une petite parenthèse italienne :

http://www.antimafiaduemila.com/dossier/processo-trattativa-stato-mafia/68257-processo-trattativa-di-matteo-tra-vertici-ros-e-cosa-nostra-ci-fu-una-trattativa-politica.html

Processo trattativa, Di Matteo: ''Tra vertici Ros e Cosa nostra ci fu una trattativa politica''

15 Dicembre 2017

(...)

_ _ _ _ _ _

On sait maintenant qu'il y a eu une négociation politique entre le ROS et Cosa nostra.

Le ROS, dirigé par Mario Mori, est l'élite des carabiniers italiens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Raggruppamento_operativo_speciale

Je trouve impressionnant que les élites des forces de l'ordre soient mises en accusation dans plusieurs pays européens : le groupe Diane en Belgique, la Brigade mobile au Luxembourg, le ROS en Italie ... (quid du GIGN ?)


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Gromik21



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Dim 7 Jan 2018 - 19:19

Bjr,

Au départ ce fil était consacré à CB. On ne se serait pas éloigné ?
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frederic lavachery



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 6:26

Toquy a écrit:
Willy-Nilly a écrit :

Ce qui a été fait ici. La piste de l'OTAN, Gladio, J Lhost, Haig, DIA...
Table Ronde? Celle de Davignon p.e. ?


Pour l'Otan etc, autant pour moi. Il me reste encore beaucoup à découvrir ici.

Pour la Table Ronde, essentiellement Davignon, en effet : qu'allait-il donc faire dans cette galère entièrement vouée à la gloire du monde anglo-saxon, British Empire d'abord, US Empire ensuite ?
Mais la réponse se trouve peut-être dans le lien que vous me donnez à propos de la classe dirigeante atlantique ? Merci pour ce tuyau fort intéressant.

Gromik21



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky Hier à 18:19 Sélectionner/Désélectionner multi-citation Répondre en citant
Bjr,

Au départ ce fil était consacré à CB. On ne se serait pas éloigné ?


Juste ! Mais je complète quand même la réponse de Willy-Nilly à Toquy :

Les rapports de la Belgique au monde anglo-saxon sont évidemment très anciens mais à partir de 1944, ils deviennent cruciaux par le fait du Congo et de son minerai d'uranium. P-H Spaak s'est retrouvé à la manœuvre. Tout est parti de là : le monde anglo-saxon militaro-industriel n'a plus lâché le pays en usant et abusant de tous les moyens de contrôle du régime. Spaak a dû naviguer en permanence entre cette réalité et la nécessité de préserver au maximum les intérêts propres de la Nation au sein de la Guerre froide. La face cachée de celle-ci, Stay-behind, Gladio, corruptions, compromissions et chantages, n'était pas maîtrisable par la face éclairée de la démocratie parlementaire. Il semblerait qu'Etienne Davignon se soit promené à sa guise dans les deux tableaux.
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HERVE



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 9:19


Je crois que les articles suivants n'ont pas été mentionnés dans le fil de discussion :

https://www.demorgen.be/binnenland/-reus-ook-betrokken-bij-aanslag-op-rijkswachttopman-bd2e3e11/

https://www.demorgen.be/binnenland/twee-robotfoto-s-een-reus-b45249b6/

'Reus' ook betrokken bij aanslag op rijkswachttopman ?

28-10-17, 07.09u - Douglas De Coninck

(...)

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HERVE



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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 12:44


https://www.demorgen.be/binnenland/de-groep-diane-het-grimmige-verleden-van-het-politionele-keurkorps-b4016bd7/

(...)

De Groep Diane werd eind 1972 opgericht door Pint zelf en wijlen rijkswachtkolonel René Mayerus.

(...)

_ _ _ _ _

http://www.humo.be/humo-archief/384259/rijkswachtofficier-arsene-pint-natuurlijk-werd-de-rijkswacht-niet-door-extreem-rechts-geinfiltreerd-we-zijn-zelf-rechts

Rijkswachtofficier Arsène Pint: 'Natuurlijk werd de rijkswacht niet door extreem-rechts geïnfiltreerd. We zijn zèlf rechts!'

Dinsdag 25 november 1997 - 11:20, door (hilde geens) en (rs)

Arsène Pint, gepensioneerd Rijkswachtofficier, vertelde deze week nog eens hoe hij al in 1985 gelijkenissen zag tussen de praktijken van ‘zijn’ elite-eenheid ‘de Groep Diane’ en de methoden van de Bende van Nijvel. In een groot interview met Humo vertelde hij al eerder uitvoerig over de praktijken van het anti-terreurunit waarvan hij mede-oprichter was.

Arsène Pint is een gepensioneerd Rijkswachtofficier. In de jaren zeventig was hij mede-oprichter van de anti-terroristenbrigade van de Rijkswacht: de Groep Diane, het latere SIE (Speciaal Interventie eskadron). Pint heeft het allemaal meegemaakt: de jaren zeventig en tachtig, de Belgische anni di piombo, de loden jaren, de jaren van de gefluisterde staatsgrepen, van het autoritaire kolonelsregime bij de Rijkswacht, van de affaire François, van aanslagen, wapendiefstallen en klandestiene rechtse cellen bij de Rijkswacht, van Madani Bouhouche en Robert Beijer, de bende van Nijvel, het kwalijke fanatiek anticommunistische zakenmilieu rond spekslager Paul Vanden Boeynants, van Benoît de Bonvoisin, Paul Latinus en zijn extreem-rechtse militie de WNP, en van de zware Brusselse misdaadmilieus rond Philippe De Staerke en Patrick Haemers. Later zou Pint als gebiedscommandant van Gent ook nog betrokken zijn bij het onderzoek dat substituut Willy Acke en onderzoeksrechter Freddie Troch in Dendermonde begonnen na de Bende-aanslag in november 1985 op de Delhaize in Aalst. Voor het eerst is Pint bereid daarover te praten. Dat is niet niks. Rijkswachtofficieren hebben niet echt de gewoonte over pijnlijke onderwerpen te spreken.

Eén zo’n pijnlijk onderwerp is het SIE. Eén van de grote mysteries rond de Bende van Nijvel is, wie op 3 januari 1982 bij dit eskadron een pak gesofistikeerde wapens gestolen heeft. Waarom werd deze diefstal – duidelijk een inside-job – nooit opgehelderd? En heeft de Bende van Nijvel die gestolen wapens gebruikt bij de aanslagen? Pint zelf was na de moordpartij in Aalst heel ongerust en zei: ‘Het zullen toch niet die van ons zijn?’ Want in en rond dat SIE bewogen zich een paar heel bedenkelijke heerschappen: Rijkswachtkolonel René Mayerus, de oprichter van het SIE, de Franse extremist en geweldenaar Francis Ferrari-Calmette, en hun gezamenlijke vriend Madani Bouhouche.

ARSÈNE PINT: “Wij hebben de Groep Diane opgericht in het begin van de jaren zeventig, want plotseling was er het internationale terrorisme: de Rote Armee Fraktion en van die dingen. Een beperkt ministercomité nam in 1973 de beslissing. De uitvoering kwam in handen van toenmalig minister van Defensie Paul Vanden Boeynants. De antiterroristische groep moest er binnen de week zijn hè. VDB was een minister die snel werkte.

Wij zijn onmiddellijk het personeelsbestand van de Rijkswacht gaan nakijken op zoek naar gewezen paracommando’s, die nog voldoende jong en fit waren. We zijn begonnen met een dertigtal mensen, maar drie, vier jaar later waren dat er al tachtig. In het begin dachten we dat we enkel snipers, scherpschutters nodig hadden. Maar het werd al snel duidelijk zo’n antiterrorismegroep heel wat ingewikkelder in elkaar moet zitten. Wij gingen op bezoek bij het Duitse commando, de GSG 9, onder leiding van Ulrich Wegener, en we nodigden de veiligheidsdiensten van de Israëlische luchtvaartmaatschappij El Al uit.

HUMO: U hebt de groep Diane opgericht samen met de ondertussen overleden Rijkswachtkolonel René Mayerus, een man die we terugvinden in de schema’s van de extreem-rechtse WNP, maar van wie niet precies geweten is welke rol hij daarin speelde.

PINT: Ja Mayerus was de baas van het toenmalige Mobiel Legioen. Ik was de adjunct van Mayerus. Ik was verantwoordelijk voor de operaties van het Legioen.

HUMO: Wat was Mayerus voor een man?

PINT: Mayerus was stafbevrethouder, en een relatief bekwame kerel. Ik heb hem leren kennen toen hij kapitein was en instructeur in de Rijkswachtschool. Hij had heel veel vrienden bij het lagere Rijkswachtpersoneel. Als die jongens een probleem hadden, of zelfs géén probleem, dan kwamen ze naar Mayerus. Hij gedroeg zich heel vijandig tegenover de hiërarchie: hij lag voortdurend met zijn oversten overhoop.

Mayerus was ook een tijd in Duitsland geweest. Daar heeft hij veel mensen leren kennen van de Bundessichterheit, van Duitse politiediensten. Toen hij later commandant van het Legioen was, kwamen die mensen hem ook geregeld goeiedag zeggen.

Hij was een gewezen weerstander en daarom was ik heel verwonderd toen ik zag dat hij zogezegd in het personeelsbestand van de WNP van Paul Latinus zat. Dat was zijn stijl niet. Dat hij Latinus heeft gekend, is mogelijk, maar dat hij in die structuur zat…

Mayerus had een grote mond. Hij zei veel, maar als er op aankwam…

HUMO: Wat voor dingen zei hij?

PINT: Hij dronk graag een whisky en dan begon hij: ‘Dat land hier, dat trekt op niets, en die politici… Er is geen autoriteit. Nom de Dieu, il faudra un bon coup d’état.’

HUMO: U hebt hem dat horen zeggen?

PINT: Misschien wel ja. Maar ik nam dat serieus. Dat werd toen in veel kazernes gezegd, en dat zeggen ze misschien nog steeds: ‘Ze zouden beter grote schoonmaak houden in de politiek’, van die dingen. Misschien heb ik het zelf ook wel gezegd.

HUMO: Had Mayerus politieke connecties?

PINT: Ik heb hem nooit met politici gezien…. Maar in die tijd passeerde bij ons iedereen met een hogere graad via kabinetten van Landsverdediging, die van P.W. Seghers, van Paul Vanden Boeynants, van Frank Swaelen … Toevallig zaten toen alleen maar PSC- en CVP-politici op Defensie. Mayerus is zelf nooit in een kabinet terechtgekomen. Hij was niet discreet genoeg. Hij was een flapuit. Later is men over hem dingen gaan vertellen die volgens mij niet kloppen. Maar ik weet wel – tenminste, dat hebben ze mij gezegd – dat hij zich in de jaren ’75, ’76, toen hij commandant van het gebied Brabant was geworden, met de BOB is gaan bemoeien. En dat was totaal niet de gewoonte. Een full colonel die zich interesseerde voor de onderzoeken die de BOB deed.

HUMO: Wij hebben gehoord dat hij zich zelfs na zijn pensioen met de BOB is blijven bemoeien. Toen bleef hij op bezoek komen bij de Rijkswacht en ging hij informatie halen bij het hoofd van de infosectie van de BOB, Roger Tratsaert, die de politieke informatie beheerde die de Rijkswacht toen opsloeg. ‘Het lag er vingerdik op dat hij een boodschappenjongen van de Amerikaanse inlichtingendiensten was,’ wordt over hem gezegd.

PINT: De ‘Men’ – dat was zijn bijnaam – reed over de tong. Iemand heeft me ooit gezegd: ‘Nom de Dieu, de ‘Men’ zit altijd te rommelen bij de BOB.’ Waarom? Dat weet ik niet.

HUMO: Heeft Mayerus zelf mensen naar het SIE gebracht?

PINT: Ja. Mayerus zei: ‘Ik ken iemand die te vertrouwen is. Een uitstekend wapenmaker.’ Dat was adjudant Evance Collard, die wapenmeester van het SIE is geworden. Wat mij betreft, was er niets aan de hand met Collard. Het was een betrouwbaar en discreet man en zeker geen extremist. Dat was ook nodig: hij had een vertrouwensfunctie bij het SIE. Hij was altijd aanwezig als we nieuwe wapens of materialen uittesten.

HUMO: Beschikte de Groep Diane toen over exclusieve wapens en materiaal dat bijna nergens anders te krijgen was?

PINT: Ja. Ik ging geregeld naar de Directie Operaties of naar de generaal om materiaal vragen waar zij nog nooit van hadden gehoord. Riot guns bijvoorbeeld. Nu heeft elke veldwachter een riot gun. Maar toen…. We wilden riots voor het SIE, zodat we goed gemikte traangasprojectielen zouden kunnen afvuren. De Rijkswacht had alleen van die zware dingen waarmee je allen maar kon hopen dat je granaat een beetje in de goeie richting zou gaan. Met een riot gun kon je heel precies werken. En ook heel lokaal, want het traangaspatroon in een riot gun is veel kleiner dan een traangasgranaat en daarmee kun je heel gericht werken. Dan hoefde je geen volledig gebouw onder de rook te zetten en het veertien dagen lang onbewoonbaar te maken. Dat is bijvoorbeeld in Middelkerke gebeurd waar een man die een officier had doodgeschoten, in een frituur met traangas werd aangevallen. De eigenaars van die frituur hebben veertien dagen lang geen friet meer moeten bakken.

Maar als ik op de staf kwam en zei: ‘Ik wil vijf riot guns,’ deden ze heel moeilijk en vroegen ze: ‘Waarom? Wil je soms konijnen gaan schieten?’ En als ik revolvers wilde, zeiden ze: ‘Om cowboy te spelen?’. Maar ze gaven me altijd wat ik wilde.

HUMO: Hebt ú de Heckler und Koch-wapens gekocht die in 1982 uit de garage van het SIE werden gestolen?

PINT: Ja. We waren toen op zoek naar geluidsdempers die we op `mitraillettes' konden zetten, zodat je bij een kidnapping of kaping kon schieten zonder dat je het verderop hoorde. Wij zaten toen met Israëlische 9mm UZI-mitraillettes, die onder licentie hij FN werden gemaakt, en we hebben een stuk van de wereld afgereisd om daar geluidsdempers voor te vinden. Zonder succes. De Israëli's hadden een systeem, maar dat leek nergens op. En toen kregen we documentatie in handen van Heckler und Koch. Dat bedrijf leverde wapens met geluidsdempers aan de Duitse GSG 9.

Op dat moment was het echter ondenkbaar dat een Belgische dienst wapens zou kopen die niet van FN kwamen. We hebben dus achter de rug van FN gewerkt en die Heckler und Kochs uiteindelijk via de GSG 9 en dank zij de bemiddeling van GSG 9-baas Wegener kunnen kopen. Heckler und Koch voerde die wapens met geluidsdempers namelijk niet uit. Die werden alleen voor Duitse eenheden gemaakt. Niemand anders in België had die wapens en je kon ze ook niet in de normale handel krijgen. Ze waren een beetje het neusje van de zalm. Met een Heckler und Koch kun je schot per schot even nauwkeurig mikken als met een karabijn in een schietkraam. Het is een precisiewapen en tegelijkertijd ook een aanvalswapen, een ‘mitraillette’ met een lader voor dertig patronen.

Ik zat er enorm mee verveeld toen ze werden gestolen. We hadden ons erewoord gegeven toen we die wapens kochten. Ze mochten niet in andere handen terechtkomen, zeker niet in die van gangsters of terroristen. Bij de GSG 9 en bij Heckler zullen ze nogal een gezicht getrokken hebben!

HUMO: Was u verbaasd toen u hoorde dat uitgerekend die Heckler und Kochs waren gestolen bij het SIE?

PINT: Nee. Ik wist dat het ervan zou komen. In 1982 was ik al weg bij het SIE, maar ik zag met pijn in het hart wat daar gebeurde. Voortdurend had ik discussies met kolonel Francis Jennes, de toenmalige eenheidscommandant van het S1E, over de geheimhouding en de beveiliging bij de groep. Toen Jennes de zaak overnam, werd er volgens mij niet genoeg aandacht besteed aan de beveiliging.

Toen ik nog bij het SIE zat, was het allemaal heel duidelijk: als je niet bij het SIE zat, had je er ook niets te zoeken. Vragen werden niet beantwoord en geen enkele buitenstaander kwam binnen in het atelier van Collard op de eerste verdieping van de garage in de kazerne aan de Generaal Jacqueslaan, waar het materiaal van het SIE lag opgeslagen. Slechts een paar mensen wisten wat er bij het SIE gebeurde: de generale staf en de directe medewerkers. Niemand anders hoefde zich ermee te bemoeien. Tenslotte was dat materiaal zeer `exclusief'.

HUMO: En onder Jennes is dat veranderd?

PINT Absoluut. In mijn tijd lag het SIE-materiaal niet in de gage waar de auto's stonden, maar in een afgesloten, beveiligde compound, waar zich ook het atelier van Collard bevond. Als je dus bij het materiaal wilde. moest je via Collard en zijn adjuncten passeren. In die compound was ook altijd wel iemand aanwezig. 24 uur op 24 uur. De mensen die de ABT-patrouilles deden, kwamen er namelijk 's nachts hun boterhammen opeten. Een eenvoudig systeem, maar wel efficiënt. Het interventiemateriaal mocht pas de compound verlaten en in de auto's worden geladen als er alarm werd gegeven. Daar verloor je dan wel tien minuten mee, maar dat doet er niet toe. Bijvoorbeeld: er wordt een vliegtuig gekaapt. Voor je dat offensief mag benaderen, moeten er eerst onderhandelingen worden gevoerd, moet je de politieke wil vinden, moet justitie akkoord gaan en moet iemand bereid zijn de verantwoordelijkheid op zich te nemen. Voor je dat allemaal geregeld hebt in België, ben je al heel wat uren kwijt. Dan doen die tien minuten er absoluut niet toe.

Maar Jennes wilde die tien minuten niet. En hij gaf opdracht het materiaal in de auto's te leggen. Onder zijn bewind lag al dat spul - die Hecklers, explosieven, detonatoren en allerlei zeer gespecialiseerd materiaal -godverdomme gewoon in de auto's van het SIE in de garage, en niet meer in die compound! En als het dan nog beveiligde auto's waren. Nee, het waren gewoon Peugeots en Range Rovers. Ik heb vaak tegen Jennes gezegd: 'Francis, je bent stapel. De eerste de beste onnozelaar komt binnen, pakt zo'n auto en is met de helft van je materiaal weg'. Dat was dus miserie zoeken.

Want de kazerne aan de Generaal Jacqueslaan, waar soms tot 2500 mensen zaten, was een echte duiventil. Er werden cursussen gegeven, de examens voor majoor werden er georganiseerd, er werden demonstraties gehouden waarbij vaak burgers aanwezig waren... Iedereen liep er binnen en buiten, en iedereen kon moeiteloos de garage van het SIE in. Er was wel controle aan de ingang van de kazerne, maar die stelde niets voor. Het kostte geen enkele moeite om de kazerne binnen te geraken. Aan de ingang hielden ze hun ogen toch niet open. Wij maakten ons daar druk om, wij zeiden: 'Verdomme, je moet identiteitsbewijzen vragen en ze bijhouden', maar het hielp niet. Als je voldoende lef had en een kepie op je kop, kon je zó voorbij de controle wandelen. En als je riep: 'Groep Diane' en gewoon voort-wandelde, dan durfden de jongens van de controle al helemaal niets meer zeggen. Want de Groep Diane, daar bemoeide je je beter niet mee.

HUMO: Het is zeer snel duidelijk geworden dat de diefstal een insidejob was, gepleegd door iemand die wist dat Jennes het materiaal van het SIE in de auto's had laten leggen, en die wist dat er nauwelijks controle was. De grote verdachte van de diefstal was ex-Rijkswachter Madani Bouhouche, ex-lid van de Brusselse BOB. Later zijn bij Bouhouche ook wapens gevonden die waren gestolen bij het SIE. Bouhouche was een vriendje van Mayerus. Bouhouche en Beijer deden via hun detectivekantoor ARI zaakjes met het European Institute of Management (EIM), een beveiligingsbedrijf waar Mayerus samen met gewezen Amerikaans ambassadeur Douglas Mac Arthur junior in de raad van bestuur zat en dat zo louche was dat het na een ongunstig advies van de staatsveiligheid zijn contract voor de beveiliging van een Belgisch ministerie is kwijtgespeeld. Heeft het één met het ander te maken?

PINT Bouhouche had in elk geval contacten binnen de Groep Diane. Ik ben Bouhouche beginnen verdenken op het moment dat ik te weten kwam dat hij Collard kende en dat hij hem opzocht bij het SIE om hem uit te horen over het wapenmateriaal van het eskadron. Bouhouche was een wapenfreak en Collard was dat ook. En als je dan hoort dat Bouhouche en zijn maat Robert Beijer soms twee keer per week bij Collard binnensprongen om even hij te praten en te zien wat er voor nieuw materiaal lag!,.. Bij mij was het niet waar geweest! Ik hen niet zo meticuleus, maar ik ben zeer wantrouwig. Er lagen te veel sensitieve dingen, die niet in de openbaarheid mochten komen.

En als je dan achteraf verneemt wat voor kastaars die twee waren, dan moet je niet ver meer zoeken. hé. Dat is de overtuiging van de meeste politiemannen en dat is ook mijn gedacht, ook al zijn ze niet voor de diefstal veroordeeld. Daarom heb ik ook in de tweede Bendecommissie gezegd: 'Wat mij betreft is er op grote schaal geknoeid in het onderzoek naar de diefstal.

HUMO: Waarom verdenkt u juist Bouhouche en Beijer van de diefstal van de SIE-wapens? Waren zij de enige buitenstaanders die geregeld rondhingen in de schatkamer van Collard?

PINT Er zijn meer gegevens die tegen Bouhouche pleiten. Ze hebben ooit bij hem thuis een pistool teruggevonden dat onder in een doos ingevroren spaghettisaus lag. Dat was een van de technieken die we hij het SIE hadden uitgetest om een wapen binnen te smokkelen in een gekaapt vliegtuig of zo. We wilden weten of een ingevroren wapen nog operationeel is.. Ia, verdomme, zeg. Hoe is Bouhouche op dat idee gekomen? Hij kende Collard! Voor een beetje politieman zijn zij de daders van de aanslag op Rijkswachtkolonel Herman Vernaillen, zijn zij verantwoordelijk voor de moord op FN-handelsvertegenwoordiger Juan Mendez Blaya en hebben zij de wapens van Diane gestolen. Maar het gerechtelijk onderzoek heeft hun betrokkenheid in geen enkele van die affaires onomstotelijk kunnen aantonen. Ik begrijp gewoon niet hoe dat onderzoek naar Bouhouche en Beijer gevoerd is.

HUMO: Bouhouche was een fanatiek bezoeker van practical shooting-clubs, net als bijvoorbeeld Jean Bultot. Daar liepen ze wel meer Rijkswachters tegen het lijf. Er is het verhaal dat Bouhouche een demonstratie in practical shooting, een zeer agressieve methode om je wapen te gebruiken, gaf aan de leden van de Groep Diane.

PINT (fel) Niet waar. Bij de Rijkswacht kenden we die practical shooting al lang, maar bij ons heette dat de Sasia-methode. Ik heb die wapentechniek nog bij de Rijkswacht geïntroduceerd. Sasia was een commissaris van de Franse Police Criminelle, die zijn techniek bij het FBI is gaan halen. Die was toen relatief revolutionair. Vroeger ging je niet je gendarmes naar een schietstand en als ze vijfentwintig patronen afvuurden, hadden ze twee treffers. Na zes maanden Sasia hadden ze er 24. De Rijkswacht had dus niets te Ieren van die practical shooting-clubs! Integendeel, zij hebben van de Sasia-methode geleerd.

Ik weet wel dat de Brusselse wapenhandelaar Binet ooit de Amerikaanse practical shooter Jim Cooper heeft uitgenodigd voor een demonstratie. Die man kon uit de voeten met zijn .45! Wij zijn naar die demonstratie geweest en daarna hebben we de Sasia-methode aangepast. Cooper toonde nieuwe technieken in een soort clubverband van mensen die elkaar allemaal kenden en die elkaar vertrouwden, officieren van hij ons en van de gerechtelijke politie, van gemeentelijke korpsen en soms ook mensen van Binnenlandse Zaken. Maar figuren als Bouhouche en Beijer zag je daar niet: er kwamen geen lagere graden, geen wachtmeesters.

HUMO: Eén van de maten van dat duo en van Mayerus was Jean-Francis Ferrari-Calmette, de man van Wackenhut, een louche beveiligingsbedrijf dat dienst deed als antenne van de Amerikaanse inlichtingendienst CIA. Hij was een karateleraar die onder meer de extreemrechtse WNP gecoacht heeft. Hij is ook training komen geven aan het SIE.

PINT Een keer! En hij lag meteen met zijn klikken en klakken buiten. Hij verkocht namelijk praat en wilde onze mensen technieken aanleren die niets hebben te maken met serieus politiewerk. Hij vond bijvoorbeeld dat de manschappen in hun kepie een stuk metaal moesten steken zodat ze met hun klep iemands keel konden kapotslaan. Dat was één van zijn trucs. Er waren verschillende kolonels en generaals bij zijn demonstratie aanwezig, en wij zeiden meteen: 'Wat loopt die vent daar te vertellen? Die staat aan de andere kant. Dat is geen man voor politiediensten. Hij moet gangsters opleiden.'

Wij leerden hoe je een tegenstander kunt ontwapenen: Calmette wilde bijbrengen hoe je dat doet én daarbij zijn vingers kunt breken. Hij leerde hoe je iemand moest vermoorden of verminken. Dat is niet aanvaardbaar.

HUMO: Is het niet mogelijk dat een aantal mensen van de generale staf al eind jaren tachtig wist dat er iets niet in orde was met Beijer en Bouhouche en hun vriendjes? En dat men toch niet bereid was serieus tegen hen op te treden? Heeft men die hele zaak rond die twee niet laten aanslepen tot de grote ellende begon? Is men niet laks geweest?

PINT De generale staf is niet laks geweest. wel de officieren, de hiërarchie van de Leuvense-weg, waar de BOB van Brussel is gevestigd. Daar had men moeten optreden tegen alles wat ze daar hebben uitgevreten. De staf moeide zich daar niet mee. De eenheden hadden vrijheid en autonomie. Ik begrijp ook niet waarom de officieren van de Leuvenseweg niet harder hebben gereageerd. Maar misschien was het zoals niet de Groep G. Toen de staf te horen kreeg dat het extreemrechtse Front de la Jeunesse in de Leuvenseweg een afdeling had binnen de Rijkswacht, vielen die mannen allemaal van hun stoel. Hoe was dat mogelijk? En toen was de eerste reactie niet hard optreden, maar paniek: 'Als dit in de gazet komt!' Daar had men een heilige schrik van. Het grote trauma. De Rijkswacht was toen al des duivels, hé, de staat binnen de staat, her grote gevaar voor de democratie. De Rijkswacht had schrik van zijn eigen schaduw. Dus wat zei men? 'We moeten iets doen, maar we moeten er vooral voor zorgen dat het niet uitlekt. De burgers hebben al zo weinig vertrouwen.'

Dus hebben ze die gasten uiteindelijk naar alle hoeken van België gestuurd opdat het toch maar niet zou uitlekken. Een paar mutaties en het was opgelost. Men heeft extreemrechts bij ons nooit serieus genomen. Maar wij zijn nooit een gevaar voor de democratie geweest.

HUMO: Ondanks de aanwezigheid van mensen als Mayerus?

PINT Nee. Ik heb het al tientallen keren gezegd. Men gelooft me of men gelooft me niet. Maar je kunt een gendarme niets laten doen dat niet in het wetboek van strafvordering staat.

HUMO: Wat? En Bouhouche dan? Of het NBD, de drugssectie van de Rijkswacht onder leiding van commandant Leon Francois? Daar is een aantal Rijkswachters zelf in de drugshandel gestapt.

PINT Leon Francois werd binnen het NBD gecoacht door Frank Eaton en James Guy van de Amerikaanse drugsbestrijdingsdienst DEA. Wij hebben wel honderd keer tegen de commandant gezegd: ‘Francois, doe het niet. Je gaat miserie krijgen. Je moet opletten voor de Place Poelaert, voor de magistratuur.'

HUMO: Men wist dus bij de Rijkswacht waar Francois allemaal mee bezig was?

PINT Sommige mensen bij de Rijkswacht wisten dat heel zeker. Vroeger had de NBD een kantoor op de staf, maar ze werkten undercover in het milieu, en dat gaat nogal moeilijk als je in een Rijkswachtkazerne zit. Dus zijn ze een huis gaan huren ergens in Brussel. Kolonel Jan Haesaerts zei: 'Nu is het naar de kloten. Ze zijn uit het zicht.' Er was te weinig controle. Jan Haesaerts heeft verschillende keren tegen mij gezegd: 'Pas op, hé, niet toegeven.' Als de mannen van Francois om anonieme voertuigen, of dingen die wij hadden en zij niet, kwamen vragen, zeiden we: 'Wij spelen niet mee. Hier komen alleen maar vodden van.' En er zijn vodden van gekomen.

HUMO: U hebt ook meegewerkt in het onderzoek naar de aanslag van de Bende van Nijvel in Aalst. Is het mogelijk dat de Bende in Aalst wapens van de groep Diane heeft gebruikt? Onderzoeksrechter Leo Tas van Dendermonde zei in de tweede Bendecommissie dat u met dat bange vermoeden zat onmiddellijk nadat u was gearriveerd op de parking van de Delhaize in Aalst.

PINT lk heb toen gezegd: 'Verdomme, het zullen toch die van ons niet zijn?' Ik baseerde me op wat ik daar die vrijdag zag liggen: 12 mm-munitie. 9mm en .357. Die gebruikten wij bij de groep Diane ook. Toen ik terug thuis kwam heb ik onmiddellijk generaal Robert Bernaert gebeld: 'Generaal, ik zit met een gevoel dat ik niet kwijtgeraak. Ik wil een onderzoek naar al wat met de Groep Diane te maken heeft.' Bernaert schrok. Hij zei: 'We beginnen er meteen aan. Maandag heb je nieuws.'

In het weekend is dat onderzoek naar de Groep Diane gebeurd. Men heeft al het personeel doorgelicht, alle alibi's onderzocht. Ze hebben dat allemaal manueel gedaan, omdat het personeel het anders 's maandags gemerkt zou hebben aan het computerbestand. Men wilde vermijden dat het personeel zou denken: 'Nu verdenken onze generaals ons er al van dat wij Aalst hebben gedaan!' Op maandag riep Bernaert me en hij zei: 'Het onderzoek is negatief.'

HUMO: Was uw vrees alleen ingegeven door de kogels die in Aalst gevonden werden? Er zijn toch ook gangsters die zware wapens gebruiken?

PINT Maar die gebruiken niet dezelfde tactiek. In Aalst hebben die met hun riot guns op alles wat bewoog geschoten, en ondertussen glipten de anderen naar binnen. Dat leek goed op een tactiek die wij Fort Chabrol noemen.

En vooral hun schoenen interesseerden mij. Een linkse terrorist loopt op sportschoenen. Lichte spullen waar je snel mee uit de voeten kan. Maar een goeie rechtse jongen, een macho, heeft altijd van die legerschoenen, commandoboots aan. Die kerels in Aalst droegen commandoboots.

HUMO: U was dus bang dat u daar in Aalst te maken had met uw eigen manschappen, uw training, uw wapens, uw mentaliteit. Werden de mensen van het SIE eigenlijk psychologisch begeleid opdat ze niet zouden doorslaan bij de soms enorm belastende interventies?

PINT Helemaal niet. De opleiding bestond uit wapenbeheersing, schieten, klimmen, gevechtssporten. duiken, defensief rijden, van die dingen.

Ik weet dat de Duitsers te maken hebben gehad met jongens in hun eskadron die psychologisch in moeilijkheden kwamen omdat ze het niet over hun hart konden krijgen om op mensen te schieten.

Wij kenden dat probleem niet. In het geheel niet. Als je tegen een Rijkswachter die een beëdigd dienaar van de Belgische wet is, zegt: 'Bon, die daar, dat is een vijand. Knal hem neer!', dan doet die Rijkswachter dat zonder meer. Die heeft daar geen gewetensbezwaren bij. Het is nooit bij mij opgekomen dat ze bij ons zouden aarzelen of afhaken. Je mocht die mannen vragen wat je wou. Als je tegen die gasten zei: 'Die vent daar heeft een kind gegijzeld. Verstop je in een kast en als hij passeert, pak je hem met een mes', dan gebeurde dat ook. Dat is het verschil tussen een flik en een crimineel. Die jongens gingen niet achteruit. Als er één was die aarzelde, dan mocht die gewoon niet meer meedoen.

HUMO: Maar als mensen zo hard zijn en over zo weinig scrupules beschikken, kun je toch veronderstellen dat ze makkelijk die grens overschrijden tussen wat u flikken en criminelen noemt. En wat hun overtuiging betreft, mogen we vermoeden dat er niet veel communisten tussen zaten?

PINT Er hebben nooit veel communisten in de Rijkswacht gezeten. Ik heb daar nog miserie mee gekregen in een gesprek met een aantal journalisten. Een journalist vroeg; 'Denkt u dat de Rijkswacht geïnfiltreerd is door extreemlinks?' lk zei: 'Ik denk van niet.' En door extreemrechts?' 'Helemaal niet, wij zijn zelf rechts.' Een drama! Ik had moeten zeggen: `Wij zijn conservatief' Die journalist, Geert Van Doorne van liet Volk, een Volksunieman, maakte zich daar heel druk over. Hij was van plan er een heel stuk aan te wijden, maar de andere journalisten hebben hem tegen de muur gedrukt. Zij zeiden: 'Voor die ene keer dat er bij de Rijkswacht iemand zegt wat hij denkt! Laat hem met rust.'

Niemand heeft dus ooit iets over dat incident geschreven. Maar uiteindelijk was het toch waar wat ik zei. De gendarmerie is rechts. Waar recruteren wij onze mensen? Toch niet bij dat deel van de bevolking dat het niet eens is met het systeem? Die willen toch geen deel uitmaken van het repressie-apparaat?

HUMO: Nog eens: dan ligt het toch voor de hand dat je mensen met zulke ideeën, voor wie geweld een tweede natuur is, zoals die van het SIE, over een grens kunt trekken? Dat is toch wat u vreesde toen u in Aalst arriveerde?

PINT(blijft de vraag ontwijken) Of je ze over een grens kunt trekken, hangt van hun intelligentie af. En het hangt ook af van degenen die hen manipuleren en wat hun doel is. Maar die twee gasten, die Beijer en Bonhouche, waren dat eigenlijk wel slimme jongens? Hadden die zo'n zware filosofische overtuigingskracht?

HUMO: Schijnbaar voldoende om Christian Amory, ook nog een ex-lid van het SIE, mee te sleuren.

PINT Ja, maar Amory was een klein licht. Hij heeft later nog verklaard dat er plannen waren voor een staatsgreep en dat de Rijkswacht daarbij betrokken was. Er zouden zelfs grote groepen Rijkswachters in staat van paraatheid zijn gebracht. Weten jullie van wie dat verhaal komt? Van Benoit de Bonvoisin (de Zwarte Baron, die geregeld wordt veroordeeld en die destijds de rechterhand van Paul Vonden Boeynants was en via allerlei firma's de leiders van het extreemrechtse Front de la Jeunesse financierde, nvdr.). Baron de Bonvoisin heeft overigens ook de advocaten van Amory betaald tijdens het proces tegen de groep rond Bouhouchel

HUMO: Wat? Bent u daar zeker van?

PINT Ja. Het is mij zo verteld. Amory zat financieel aan de grond. De Bonvoisin en zijn CEPIC-bazaar hebben hem opgepikt, en toen is hij die verhaaltjes over een staatsgreep beginnen vertellen.

HUMO: Toen u zag wat de Bende in Aalst had aangericht, dacht u aan de groep Diane. Wat is nu uw visie op de Bende van Nijvel?

PINT Philippe de Staerke was die avond in Aalst. Toen wij De Staerke oppakten voor een aantal overvallen, en hij en een stuk of tien van zijn kompanen de hak ingingen, was het gedaan met de Bende van Nijvel.

HUMO: Toen Bouhouche in de bak verdween, was het óók gedaan met de Bende.

PINT Tja. Philippe de Staerke was een zware jongen, een halve nomade. Ik ken de familie De Staerke van toen ik in Halle districtscommandant was. Ze kwamen van de `rattencarré' van Drogenbos. Het zijn woonwagenmensen. Dat milieu moordt voor niks. Met onze maatschappij en met de politie lopen ze niet hoog op.

HUMO: Bedoelt u dat woonwagenbewoners het moorden in de genen hebben zitten?

PINT Nee, nee, ik bedoel dat ze altijd miserie met ons hadden. Om de haverklap stonden er flikken aan hun deur. Het waren dieven, maar Philippe De Staerke is in het Brusselse milieu van de prostitutie aan de Naamsepoort doorgedrongen. Hij is een caid geworden, die overvallen deed. Bij het parket van Dendermonde is men er altijd van overtuigd geweest dat de Bende van Nijvel uit verschillende bendes bestond. Eén van die bendes was die van Philippe De Staerke. Hij heeft Aalst gedaan tegen betaling.

HUMO: Wie heeft hem betaald?

PINT Dat is het 'm net. Wie waren zijn opdrachtgevers? ik weet het niet.

HUMO: En waar haalde hij die militaire expertise? U dacht zelfs dat Aalst door mensen van de Groep Diane was gedaan.

PINT De Staerke heeft toch een paar dagen in een trainingskamp van het Vreemdelingenlegioen gezeten? En zo moeilijk is dat allemaal niet. Vuur en beweging, niet vooruitgaan zonder dekking. Je moet het alleen maar weten. Trouwens, die andere gangster, Patrick Haemers, heeft zelfs een jaar militaire school gedaan. Die heeft dus zeker een militaire basisopleiding gehad. Haemers is ooit kandidaat-officier geweest.

HUMO: U hebt getuigd in de tweede Bendecommissie. Hoe schat u het werk van de commissie en de professoren in?

PINT De commissie heeft niet echt greep gekregen op de zaak. Ze hebben nooit begrepen dat gerechtelijke onderzoeken vaak niet goed worden gedaan omdat de onderzoeksrechters het niet aankunnen. Het onderzoek naar Bouhouche en co bijvoorbeeld is niet goed gedaan omdat de bevoegde onderzoeksrechter weigerde de zaak open te trekken naar andere misdaden, naar de Bende van Nijvel. Waarom wilde hij dat niet? Omdat het te veel werk was? Omdat het enige wat hij wilde Bouhouche veroordelen was, en het hem niet kon schelen waar die voor werd veroordeeld, als hij maar veroordeeld werd? Of omdat hij gewoon niet goed was? Als je de huidige evolutie van de misdaad bekijkt en je ziet hoe de politietechnieken evolueren en steeds ingewikkelder worden... Iemand die gewoon rechten heeft gestudeerd en toevallig op een stoel van onderzoeksrechter is terechtgekomen, kán zulke onderzoeken niet leiden. Welke tactiek moet je gebruiken? Welke middelen moet je inzetten? Welke vooronderzoeken moet je doen? Welke experts zul je inschakelen? Welke labs? Gaan we undercover of niet? Zo'n onderzoeksrechter weet dat niet. Daar heb je politiestrategen voor nodig. En die vind je niet echt veel in de Belgische magistratuur.

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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 13:33

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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 13:48


L'article de "HUMO" du 25 novembre 1997 - en néerlandais - est un peu long. J'ai trouvé sur internet une traduction presque complète en français... (merci à la traductrice !). Les questions de "HUMO" sont en italique.


Conversation avec Arsène Pinte

Vous avec créé le groupe Diane avec le colonel de gendarmerie René Mayerus, décédé depuis. On le retrouve dans les schémas du WNP, mais on ne sait pas exactement quel y était son rôle.

Oui, Mayerus était le chef de la légion mobile de l'époque. J'étais son adjoint. J'étais responsable des opérations de la légion.

Quel genre d'homme était Mayerus ?

Mayerus était assez compétent. Je l'ai rencontré quand il était capitaine et instructeur à l'école de gendarmerie. Il avait énormément d'amis parmi les bas gradés du personnel de la gendarmerie. Quand ces personnes avaient des problèmes, ou même sans cela, elles allaient trouver Mayerus. Il était assez rebelle vis-à-vis de la hiérarchie, il était tout le temps en conflit avec ses supérieurs. A un moment donné, Mayerus s'est trouvé en Allemagne. Il y a rencontré beaucoup de membres de la Bundssicherheit, de services de police allemande. Plus tard, quand il est devenu commandant de la légion, ces personnes venaient le saluer régulièrement. C'était un ancien résistant, c'est pour cela que j'ai été fort étonné quand j'ai vu qu'il appartenait au personnel du WNP de Paul Latinus. Ce n'était pas son genre. Qu'il ait connu Latinus, c'est possible, mais qu'il fasse partie de cette structure ? Mayerus était une grande gueule. Il en disait beaucoup, mais pour ce qui est de passer à la pratique ?

Quel genre de choses disait-il ?

Il aimait boire un whisky et alors il commençait : "Ce pays ne ressemble à rien, et ces politiciens ? Il n'y a pas d'autorité, Nom de Dieu, il faudra un bon coup d'état."

Vous l'avez entendu dire cela ?

Peut-être bien, oui. Mais je ne le prenais pas au sérieux. Ca se disait dans beaucoup de casernes et cela se dit peut-être encore toujours : "Ils feraient mieux de faire un grand ménage dans la politique", des choses de ce genre. Je l'ai peut-être dit moi aussi."

"Mayerus avait-il des relations politiques ?

Je ne l'ai jamais vu avec des politiques. A l'époque, tous les hauts gradés passaient chez nous via les cabinets de la défense, celui de P.W. Seghers, de Paul Vanden Boeynants, de Frank Swaelen. Le hasard veut qu'il n'y ait à ce moment-là que des PSC-CVP à la défense. Mayerus lui-même n'a jamais atterri dans un cabinet. Il n'était pas assez discret. C'était un bavard. Plus tard on rapporté à son propos des choses qui selon moi sont fausses. Mais est-ce que je sais tout ? On m'a dit qu'en 75-76, quand il était commandant du Brabant, il est allé se mêler de la BSR. Ce n'était vraiment pas dans les habitudes. Un full colonel qui s'intéressait aux enquêtes de la BSR.

Nous avons entendu que même après sa pension il a continué à s'occuper de la BSR. Il continuait à rendre visite à la gendarmerie et allait prendre des renseignements chez le chef de la section info de la BSR, Roger Tratsaert, qui gérait l'information politique dont la gendarmerie disposait. On dit de lui qu'il était le messager des services d'information américains.

Quelqu'un m'a dit un jour : "Nom de Dieu, le "Men" (c'était son surnom) est toujours en train de farfouiller à la BSR." Pourquoi ? Aucune idée.

Mayerus a-t-il amené lui-même des personnes à l’ESI ?

Oui. Mayerus disait : "Je connais une personne de confiance. Un wapenmaker ( ?) extraordinaire." Il s'agissait de l'adjudant Evance Collard, qui est devenu maître d'armes de l’ESI. Pour ce qui me concerne, rien ne s'est passé avec Collard. C'était un homme discret et fiable, et certainement pas un extrémiste. C'était nécessaire du reste, il occupait des fonctions de confiance à l’ESI. Il était toujours présent quand nous testions de nouvelles armes ou du nouveau matériel.

Le Groupe Diane disposait-il à l'époque de matériel et d'armes exclusives qu'on ne trouvait nulle part ailleurs ?

Oui. J'allais souvent à la Direction des Opérations ou chez le général pour y demander du matériel dont ils n'avaient encore jamais entendu parler. Des riot guns par exemple. Actuellement, chaque garde champêtre dispose d'un riot gun. Mais à l'époque ? Nous voulions des riots pour le SIE, afin de pouvoir tirer avec précision des lacrymogènes. La gendarmerie ne disposait que de lourds engins dont on pouvait tout juste espérer que la grenade irait plus ou moins dans la bonne direction. Avec un riot gun, on atteignait une très grande précision. On pouvait bien mieux viser la cible, parce qu'une cartouche lacrymogène de riot gun est beaucoup plus petite qu'une grenade lacrymogène et on peut donc travailler avec une grande précision. Plus besoin d'enfumer tout un bâtiment et de le rendre inutilisable pendant 2 semaines. C'est arrivé à Middelkerke par exemple, où un homme qui avait abattu un officier a été arrêté dans une friterie grâce à un lacrymogène. Les propriétaires de la friterie n'ont pas pu travailler pendant 15 jours.

Avez-vous acheté les armes Heckler et Koch qui ont été volées dans un garage de l’ESI en 1982 ?

Oui, nous étions alors à la recherche de silencieux à poser sur des mitraillettes, de manière à pouvoir tirer lors d'un kidnapping ou d'un détournement sans que cela s'entende. Nous disposions à l'époque de mitraillettes 9 mm Uzi israéliennes, qui étaient fabriquées sous licence par la FN, et nous avons parcouru le monde à la recherche de silencieux. En vain. Les Israéliens avaient un système qui ne ressemblait à rien. C'est alors que nous avons reçu de la documentation de Heckler et Koch. Cette entreprise livrait des armes équipées de silencieux à la GSG 9 allemande. A l'époque il était impensable pour un service belge d'acheter des armes qui n'auraient pas été des FN. Nous avons donc travaillé à l'insu de la FN et nous avons finalement pu acheter ces Heckler et Koch grâce à Wegener, le patron du GSG 9. Heckler et Koch n'exportait pas ces armes. Elles n'étaient produites que pour des unités allemandes. Personne d'autre en Belgique n'en disposait et on ne pouvait les acheter nulle part. C'était le nec plus ultra. Avec un Heckler et Koch on peut tirer coup par coup avec autant de précision que dans un stand de tir. C'est une arme de précision en même temps qu'une arme d'attaque, une mitraillette équipée d'un chargeur de 30 cartouches. J'étais très ennuyé quand ils ont été volés. Nous avions donné notre parole lorsque nous les avions achetés. Ces armes ne pouvaient pas atterrir dans d'autres mains, sûrement pas dans celles de gangsters ou de terroristes. Ils auront dû en tirer une tête au GSG 9 et chez Heckler et Koch !"




Dernière édition par HERVE le Lun 8 Jan 2018 - 14:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 13:58


(suite)

"Avez-vous été étonné en apprenant que c'était justement ces Heckler et Koch qui avaient été volés à l’ESI ?

Non. Je savais que ça arriverait. En 1982 j'avais déjà quitté l’ESI, mais j'ai eu de la peine quand j'ai vu ce qui s'y était passé. Je parlais beaucoup avec la colonel Francis Jennes, à l'époque commandant d'unité à l’ESI, à propos du secret et de la sécurisation du groupe. Quand Jennes a repris l'affaire, on n'a, à mon avis, pas accordé assez d'attention à la sécurisation. Quand j'étais à l’ESI tout était très clair. Si vous n'apparteniez pas à l’ESI, vous n'aviez rien à y faire. On ne répondait pas aux questions et aucune personne étrangère au service n'entrait dans l'atelier de Collard, au premier étage du garage de la caserne du boulevard Général Jacques, où le matériel de l’ESI était entreposé. Quelques personnes seulement savaient ce qui se passait à l’ESI, à savoir le staff général et les collaborateurs directs. Personne d'autre ne devait s'en occuper. Du reste, ce matériel était très exclusif.

Cela a changé sous Jennes ?

Absolument. De mon temps, le matériel ne se trouvait pas dans le garage où étaient entreposées les voitures, mais dans une pièce séparée, sécurisée, où se trouvait aussi l'atelier de Collard. Donc, quand vous vouliez utiliser le matériel, il fallait passer par Collard et ses adjoints. Il se trouvait toujours quelqu'un dans cette pièce. 24h/24. Les personnes qui faisaient les patrouilles ABT venaient y manger leurs tartines la nuit. Un système simple mais efficace. Le matériel d'intervention ne pouvait quitter le dépôt et être chargé dans les véhicules en cas d'alerte. On perdait une dizaine de minutes, mais c'était sans importance. Par exemple, un avion est intercepté. Avant de pouvoir l'approcher, des négociations doivent avoir lieu, il faut l'accord du politique, la justice doit également agréer et quelqu'un doit être prêt à assumer la responsabilité de l'intervention. En Belgique, avant d'avoir réglé tout ça, on a déjà perdu quelques heures. Ces dix minutes ne font donc aucune différence. Mais Jennes ne voulait pas perdre ces 10 minutes. Il a donc donné l'ordre de charger le matériel dans les voitures. Sous sa direction, toutes ces affaires, ces , des explosifs, des détonateurs et toute sorte de matériel trainaient dans les voitures dans le garage de l’ESI, et non plus dans le dépôt. Si seulement il s'était agi de voitures blindées. Non, c'étaient de simples Peugeot et Range Rover. "J'ai souvent dit à Jennes : "Francis, tu es fou. Le premier imbécile venu entre, prend une voiture et file avec la moitié de ton matériel.". Il cherchait les ennuis. La caserne du Boulevard Général Jacques, où se trouvaient parfois jusqu'à 2500 personnes, était un véritable pigeonnier. On y donnait des cours, les séances d'information technique pour les majors y étaient organisées, on y organisait des démonstrations auxquelles assistaient souvent des civils. Tout le monde y entrait et en sortait, et tout le monde avait facilement accès au garage du SIE. Un contrôle était exercé à l'entrée de la caserne, mais il ne servait pas à grand-chose. On n'avait aucune peine à entrer dans la caserne. A l'entrée ils n'ouvraient quand même pas l'œil. Nous nous énervions, nous disions "Vous devez demander des preuves d'identité et les garder", mais ça ne servait à rien. Si vous aviez assez de culot et un képi sur la tête et que vous criiez : "Groupe Diane" sans s'arrêter à l'entrée, les préposés aux contrôles n'osaient rien dire. Parce que le Groupe Diane, il valait mieux ne pas s'en occuper."

"Il est très vite apparu que le vol avait été commis de l'intérieur, par quelqu'un qui savait que Jennes faisait entreposer le matériel de l’ESI dans les voitures et qu'il y avait peu de contrôle. Le grand suspect du vol était l'ex-gendarme Bouhouche, ancien membre de la BSR de Bruxelles. Plus tard on retrouverait des armes volées à l’ESI chez Bouhouche. Bouhouche était un ami de Mayerus. Bouhouche et Beyer faisaient des affaires, via leur bureau de détectives ARI, avec l'Institut Européen de Management, une entreprise de sécurité. Mayerus faisait partie du conseil de direction de cette affaire, ainsi que l'ex ambassadeur américain Douglas Mac Arthur junior. Cette affaire était tellement louche qu'après un mauvais conseil de la part de la sûreté de l'Etat, elle a perdu la protection d'un ministère belge. L'un a-t-il à voir avec l'autre ?

En tous cas, Bouhouche avait des contacts avec le groupe Diane. J'ai commencé à soupçonner Bouhouche quand j'ai su qu'il connaissait Collard et qu'il le recherchait à l’ESI pour l'entendre sur les armes de l'escadron. Bouhouche était fanatique des armes et Collard aussi. Quand on entend alors que Bouhouche et son Beyer rentraient parfois deux fois par semaine chez Collard pour parler armes et voir ce qui s'y trouvait ! Avec moi çà n'aurait pas été vrai. Je ne suis pas très méticuleux, mais je suis très méfiant. Il y avait là beaucoup trop de choses sensibles, qui ne pouvaient pas être révélées. Quand on apprend par après le genre de castars qu'ils étaient, plus besoin de chercher hein. La plupart des policiers en sont persuadés et c'est aussi mon idée, même s'ils n'ont pas été jugés pour ce vol. C'est pour cela que j'ai dit lors de la Commission bis "A mon avis on a très mal travaillé dans l'enquête sur ce vol".

Pourquoi soupçonnez-vous justement Bouhouche et Beyer du vol des armes de l’ESI ? Etaient-ils les seuls étrangers au service qui trainaient régulièrement dans la chambre aux trésors de Collard ?

Il existe plus d'éléments qui plaident contre Bouhouche. Ils ont un jour trouvé un pistolet dans une sauce bolognaise surgelée. C'était l'une des techniques que nous avions éprouvées à l’ESI pour rentrer en douce une arme à bord d'un avion détourné. Nous voulions savoir si une arme gelée était encore opérationnelle. Oui. Comment Bouhouche a-t-il eu cette idée ? Il connaissait Collard ! Quelques policiers pensent qu'ils sont les auteurs de l'attaque contre le colonel Vernaillen, qu'ils sont responsables du meurtre de l'ingénieur de la FN Juan Mendez, qu'ils ont volé les armes de la brigade Diane. Mais la justice n'a pas pu établir leur culpabilité dans toutes ces affaires. Je ne comprends vraiment pas comment cette enquête sur Bouhouche et Beijer a été conduite.

Bouhouche était un fanatique des clubs de tir, tout comme Bultot par exemple. Ils y rencontraient des gendarmes. On raconte que dans un de ces clubs Bouhouche a fait la démonstration d'une méthode de tir très agressive pour des membres de la brigade Diane.

Ce n'est pas vrai. A la gendarmerie, nous connaissions le practical shooting depuis longtemps, mais cela s'appelait la méthode Sasia. C'est moi qui ai introduit cette méthode à la gendarmerie. Sasia était un commissaire de la police criminelle française, qui a appris ces techniques au FBI. C'était assez révolutionnaire à l'époque. (…). La gendarmerie n'avait donc rien à apprendre des clubs de practical shooting ! (…) Je sais que l'armurier bruxellois Binet a un jour invité le tireur américain Jim Cooper pour une démonstration. (…) Nous y avons assisté et ensuite nous avons appliqué cette méthode Sasia. Cooper faisait ses démonstrations auprès des groupes de personnes qui se connaissaient et se faisaient confiance, des officiers de chez nous et de la police judiciaire, de certaines corps communaux et parfois des membres de la police judiciaire. Mais on n'y trouvait pas des petits gradés tels Bouhouche et Beijer, pas de maréchal des logis."




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MessageSujet: Re: Christiaan Bonkoffsky   Lun 8 Jan 2018 - 14:02


(...)

"Un des amis de Bouhouche, Beijer et Mayerus était Jean-Francis Ferrari-Calmette, l'homme de Wackenhut, une entreprise de sécurité louche qui servait d'antenne de renseignement à la CIA. Il enseignait le karaté et avait entre autres entraîné le WNP. Il a aussi entrainé le SIE.

Il y a donné un entraînement, et ensuite il a pu prendre ses cliques et ses claques. C'était surtout un bonimenteur et il voulait apprendre à nos membres des techniques qui n'avaient rien à voir avec un travail sérieux de policier. Il conseillait par exemple aux policiers de cacher un morceau de métal dans leur képi afin de pouvoir égorger quelqu'un avec leur casquette. C'était un de ses trucs. Des colonels et des généraux assistaient à cette démonstration et nous nous sommes demandés "Qu'est-ce qu'il raconte ? Il est de l'autre côté. Ce n'est pas quelqu'un qui doit former des policiers, mais des gangsters." Nous apprenions à désarmer un adversaire, Calmette voulait nous montrer comment on pouvait également lui casser les doigts. Il montrait comment assassiner ou mutiler quelqu'un. Ce n'est pas admissible.

Ne serait-il pas possible que dès la fin des années 70 certaines personnes du staff général savaient que quelque chose ne tournait pas rond avec Bouhouche, Beijer et leurs copains ? Et qu'on n'était quand même pas prêt à s'en prendre sérieusement à eux ? Est-ce qu'on n'a pas tout laissé trainer jusqu'à ce que ça devienne une catastrophe ? N'a-t-on pas été laxiste ?

Le staff général n'a pas été laxiste, les officiers oui, la hiérarchie de la chaussée de Louvain, où se trouve la BSR de Bruxelles. C'est là qu'on aurait du agir contre tout ce qui s'y est tramé. Le staff ne s'en occupait pas. Les unités étaient libres et autonomes. Je ne comprends pas non plus pourquoi les officiers de la chaussée de Louvain n'ont pas réagi plus énergiquement. Mais peut-être était-ce comme avec le Groupe G. Quand le staff a appris que le Front de la Jeunesse avait un département dans la gendarmerie, ils sont tous tombés de leur chaise. Comment était-ce possible ? La première réaction n'a pas été de réagir, mais de paniquer "Si ça se retrouve dans les journaux !" Ils en avaient une sainte frousse. Le grand traumatisme. La gendarmerie était déjà diabolisée, l'état dans l'état, le grand danger pour la démocratie. La gendarmerie avait peur de sa propre ombre. Que disait-on donc ? "Nous devons faire quelque chose, mais nous devons surtout veiller à ce qu'il n'y ait pas de fuites. Les citoyens ont déjà si peu confiance." Ils ont dispersé ce groupe aux quatre coins du pays afin que rien ne transpire. Quelques mutations et l'affaire était réglée. On n'a jamais pris l'extrême droite au sérieux chez nous. Mais nous n'avons jamais représenté un danger pour la démocratie.

Malgré la présence d'individus comme Mayerus ?

Non. Je l'ai déjà dit des dizaines de fois. On me croit ou non. Mais on ne peut rien faire faire à un gendarme qui n'est pas prévu dans le code pénal.

Quoi ? Et Bouhouche alors ? Ou le BND (Bureau National des Drogues), la section drogue de la gendarmerie sous la direction du commandant François Raes ? Quelques gendarmes se sont même adonnés à un trafic de drogue.

Léon François a été coaché par Frank Eaton et James Guy du DEA, le bureau américain de lutte contre la drogue. Nous avons dit des centaines de fois au commandant : "François, ne le fais pas, tu vas te mettre dans les ennuis. Tu dois faire attention à la place Poelaert, à la magistrature."

A la gendarmerie on savait donc tout ce que faisait François ?

Certaines personnes le savaient très certainement. Auparavant le BND avait un bureau au staff, mais ils travaillaient anonymement dans le milieu, ce qui est assez difficile quand vous êtes affecté à une caserne. Ils ont donc loué une maison à Bruxelles. Le colonel Jan Hassaerts a alors déclaré "Maintenant c'est foutu. Ils sont hors de portée." Il y avait trop peu de contrôle. Jan Attention, ne pas céder." Quand les hommes du commandant François venaient demander des véhicules anonymes – ou des objets que nous avions et pas eux, nous disions "Nous ne jouons pas avec vous. Vous n'en tirerez rien." Et il n'en est en effet pas sorti grand-chose."




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Christiaan Bonkoffsky
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