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 Question à RB

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michel
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MessageSujet: Question à RB   Mar 12 Déc 2017 - 21:43

Monsieur Beijer,

Pourriez-vous répondre à cette question? Merci.

Avez-Vous entendu que Bouhouche s'était intéressé à récupérer le prime de Delhaize lui même en tuant ou arrêtant les TBW ?

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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RB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Mer 13 Déc 2017 - 17:28

michel a écrit:
Monsieur Beijer,

Pourriez-vous répondre à cette question? Merci.

Avez-Vous  entendu que Bouhouche s'était intéressé à récupérer le prime de Delhaize lui même en tuant ou arrêtant les TBW ?
En effet et je vous situe le contexte.
Après l’affaire du pistolet bolonaise, il y avait une certaine tension et le petit groupe autour de moi, ( je dis « moi » car Bouhouche était déjà arrêté) commençait à s’inquiéter et à se poser des questions sur Bouhouche par rapport aux tueries du Brabant. C’est ainsi que C.A. m’a confié que Bouhouche lui avait demandé quel dispositif de sniper (donc ESI) avait été prévu pour protéger les grands magasins. C.A. ne lui a pas répondu de suite car ça l’a interpellé sur le moment même. Puis C.A. lui a retéléphoné pour lui demander le pourquoi de cette question. Bouhouche lui a alors dit que c’était pour abattre les tueurs et toucher la prime. J’ai eu ensuite l’occasion de demander à Bouhouche ce qu’il en était mais j’ai obtenu la même réponse. J’ai trouvé cela très farfelu parce que j’imagine mal qu’un solitaire puisse s’introduire dans un dispositif existant sans se faire remarquer. Et comme Bouhouche n’était pas un imbécile... cette démarche ne colle pas avec son personnage selon mon avis très personnel.
Il devait donc y a voir une autre raison à cette question.
Mais toutes ces déclarations existent déjà dans le dossier. J’ignore si C.A. à maintenu ses propos devant les enquêteurs par la suite.
Je ne pourrais plus vous situer ces déclarations dans le temps.
Sans doute qu’Alzheimer commence à se faire remarquer 😉
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Human



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MessageSujet: Re: Question à RB   Mer 13 Déc 2017 - 17:49

Monsieur Beijer,

Connaissez-vous directement ou indirectement le 83A avenue de la Couronne à Ixelles?
Il s'agit d'une arrière maison (peut-être avec des garages)
Cette adresse figurait aussi dans le carnet de Bouhouche en regard du nom Stillemans .

D'avance merci pour vos réponses
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RB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 14 Déc 2017 - 3:03

Human a écrit:
Monsieur Beijer,

Connaissez-vous directement ou indirectement le 83A avenue de la Couronne à Ixelles?
Il s'agit d'une arrière maison (peut-être avec des garages)
Cette adresse figurait aussi dans le carnet de Bouhouche en regard du nom Stillemans .

D'avance merci pour vos réponses

Non, cela ne me dit rien ainsi que le nom de Stillemans.
Mais je me rappelle que le bureau du BND avait déménagé de l'Etat Major dans l'avenue de la Couronne mais j'ignore le numéro. A vérifier ...
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Frédéric



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 14 Déc 2017 - 13:35

Bonjour monsieur Beijer,

J'ai deux questions à vous poser.

1) Quels sont selon les éléments qui pourraient selon vous amener à penser que Bouhouche faisait partie des tueurs ?

Aucun élément, à part une ressemblance possible avec un des portraits robots présent sur le site officiel des enquêteurs, ne permet de l'affirmer. Au contraire, de nombreux éléments permettent de penser qu'il ne faisait pas partie de cette bande (butins dérisoires, armes volées chez Dekaise, etc...).

2) Connaissait-il Christiaan Bonkoffsky ?

Merci et cordialement.
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RB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 14 Déc 2017 - 17:33

Frédéric a écrit:
Bonjour monsieur Beijer,

J'ai deux questions à vous poser.

1) Quels sont selon les éléments qui pourraient selon vous amener à penser que Bouhouche faisait partie des tueurs ?

Aucun élément, à part une ressemblance possible avec un des portraits robots présent sur le site officiel des enquêteurs, ne permet de l'affirmer. Au contraire, de nombreux éléments permettent de penser qu'il ne faisait pas partie de cette bande (butins dérisoires, armes volées chez Dekaise, etc...).

2) Connaissait-il Christiaan Bonkoffsky ?

Merci et cordialement.
1) Aucun élément objectif, si non il aurait été inculpé finalement. Et effectivement de nombreux éléments en sa faveur.
Par contre, s'il était aussi important qu'on ne le dit dans le WNP (alors qu'il n'avait même pas de carte de membre !) et que le WNP était lié aux tueries, alors on peut penser qu'il évoluerait autour des tueries. Mais je ne crois jamais qu'il y aurait participé activement sur le terrain. Et par exemple ajuster moment de l'affaire Dekaise, je sais qu'il était ailleurs. Je sais que je vais faire hurler dans les chaumières mais la manière de faire des tueurs du Brabant n'est pas professionnelle pour être comparée au "travail" de Bouhouche. Evidemment c'est un avis personnel qui n'engage que moi-même.
Les tueurs ont eu souvent de la chance et le système de l'époque n'était pas à la hauteur, sans compter un nombre impressionnant de dysfonctionnements.
2) Je n'en sais rien mais personnellement, je ne le connait pas. Je pense que Bouhouche m'en aurait parlé s'il l'avait connu du fait qu'il s'agit d'un ancien GD.
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Tahchak



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 14 Déc 2017 - 18:40

Bonjour Monsieur Beijer,
Vous écrivez : " la manière de faire des tueurs du Brabant n'est pas professionnelle  .  
Les tueurs ont eu souvent de la chance et le système de l'époque n'était pas à la hauteur, sans compter un nombre impressionnant de dysfonctionnements."
Pouvez-vous confirmer que l'analyse de Chronos sur le trio de TBW, telle qu'exposée sur ce site vous paraît, à vous aussi, la plus pertinente ? 
Merci d'avance pour la réponse.
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NRB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 28 Déc 2017 - 5:37

Tahchak a écrit:
Bonjour Monsieur Beijer,
Vous écrivez : " la manière de faire des tueurs du Brabant n'est pas professionnelle  .  
Les tueurs ont eu souvent de la chance et le système de l'époque n'était pas à la hauteur, sans compter un nombre impressionnant de dysfonctionnements."
Pouvez-vous confirmer que l'analyse de Chronos sur le trio de TBW, telle qu'exposée sur ce site vous paraît, à vous aussi, la plus pertinente ? 
Merci d'avance pour la réponse.
Sorry, je reviens vers vous plus plus tard mais n'ayant plus fréquenté ce forum depuis des années, je dois d'abord voir qui est Chronos et lire son analyse. A+
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Merovingien



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MessageSujet: Re: Question à RB   Mar 9 Jan 2018 - 14:50

NRB, pourriez-vous nous éclairer cette phrase que vous avez prononcée devant l'inspecteur Etienne de la PJ de Bruxelles après votre arrestation en 1987?

"En in de marge van de verhoren ging Beijer bovendien aan het praten. Hij verstrekte ons ‘informatie’, o.m. over de eventuele betrokkenheid van Bouhouche in extreemrechtse kringen die met de Bende van Nijvel konden te maken hebben.

Beijer zei ons ook: “Rendez-vous bien compte que le coffre qu’on à trouvé dans le canal avec des pièces d’armes venant de faits différents, ne s’y trouvait pas par hasard.

En er zijn nog andere elementen die ik verkies achter gesloten deuren uiteen te zetten."
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NRB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Mar 9 Jan 2018 - 16:29

Merovingien a écrit:
NRB, pourriez-vous nous éclairer cette phrase que vous avez prononcée devant l'inspecteur Etienne de la PJ de Bruxelles après votre arrestation en 1987?

"En in de marge van de verhoren ging Beijer bovendien aan het praten. Hij verstrekte ons ‘informatie’, o.m. over de eventuele betrokkenheid van Bouhouche in extreemrechtse kringen die met de Bende van Nijvel konden te maken hebben.

Beijer zei ons ook: “Rendez-vous bien compte que le coffre qu’on à trouvé dans le canal avec des pièces d’armes venant de faits différents, ne s’y trouvait pas par hasard.

En er zijn nog andere elementen die ik verkies achter gesloten deuren uiteen te zetten."
Afin d'éviter toute confusion, je souhaite préciser que je ne me suis jamais entrenu en néerlandais avec l’inspecteur Étienne.
Au sujet de la phrase que vous citez et présentée ainsi, c’est simplement un “fake”. Comme mentionné dans la phrase précédente en néerlandais (avec emploi du conditionnel), j’ai évoqué hors PV des hypothèses comme par exemple mes soupçons de l’implication éventuelle des MB dans le WNP. Rien de plus
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michel
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MessageSujet: Re: Question à RB   Mer 24 Jan 2018 - 14:39

RB a écrit:
michel a écrit:
Monsieur Beijer,

Pourriez-vous répondre à cette question? Merci.

Avez-Vous  entendu que Bouhouche s'était intéressé à récupérer le prime de Delhaize lui même en tuant ou arrêtant les TBW ?
En effet et je vous situe le contexte.
Après l’affaire du pistolet bolonaise, il y avait une certaine tension et le petit groupe autour de moi, ( je dis « moi » car Bouhouche était déjà arrêté) commençait à s’inquiéter et à se poser des questions sur Bouhouche par rapport aux tueries du Brabant. C’est ainsi que C.A. m’a confié que Bouhouche lui avait demandé quel dispositif de sniper (donc ESI) avait été prévu pour protéger les grands magasins. C.A. ne lui a pas répondu de suite car ça l’a interpellé sur le moment même. Puis C.A. lui a retéléphoné pour lui demander le pourquoi de cette question. Bouhouche lui a alors dit que c’était pour abattre les tueurs et toucher la prime. J’ai eu ensuite l’occasion de demander à Bouhouche ce qu’il en était mais j’ai obtenu la même réponse. J’ai trouvé cela très farfelu parce que j’imagine mal qu’un solitaire puisse s’introduire dans un dispositif existant sans se faire remarquer. Et comme Bouhouche n’était pas un imbécile... cette démarche ne colle pas avec son personnage selon mon avis très personnel.
Il devait donc y a voir une autre raison à cette question.
Mais toutes ces déclarations existent déjà dans le dossier. J’ignore si C.A. à maintenu ses propos devant les enquêteurs par la suite.
Je ne pourrais plus vous situer ces déclarations dans le temps.
Sans doute qu’Alzheimer commence à se faire remarquer 😉

Monsieur Beijer,


En effet dans votre bouquin vous déclarez que durant l'année 1987 vous étiez coincé entre
la demande de Bouhouche d’aide pour s'échapper , son besoin d’argent , les ventes d’armes , voiture etc. Et votre décision de ne pas y participer vraiment sans le décevoir car Bouhouche en savait trop sur vos activités.
Mais au même moment vous vouliez rester au courant des évolutions des enquêtes en jouant à l’indicateur pour des faits mineurs tout en faisant attention de faire des déclarations hors PV ou même anti-datés .
Cela vous permettait d'éviter que Bouhouche vous soupçonne d'être un indicateur tout en gagnant la confiance de certains enquêteurs.

Au cours de cette même année, vous vendiez une arme au chinois T. Mais il n’est guère content du fonctionnement de l’arme que vous lui proposez . Il assemble lui même son arme issue des pièces de deux GP disponibles . (C’est bien le reste de cette arme qui est donné a madame Q qui le cache dans la sauce bolognaise)

Donc les deux armes sont déjà dans un box et une arme arrive après dans ce frigo avant votre arrestation fin octobre 1987 par Etienne .

Puis un mois plus tard, vous êtes relâché et début janvier 1988 vous partiez voir votre mère en Espagne et peu après le pistolet est trouvé chez l’épouse Q., mais aucun auteur ou livre semble savoir comment on a découvert cette arme .
Mystère ? Y a-t-il eu une perquisition pré ou post datée?

Merci.

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NRB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Jeu 25 Jan 2018 - 3:27

michel a écrit:
Monsieur Beijer,

En effet dans votre bouquin vous déclarez que durant l'année 1987 vous étiez coincé entre
la demande de Bouhouche d’aide pour s'échapper , son besoin d’argent , les  ventes d’armes , voiture etc.  Et votre décision de ne pas y participer vraiment sans le décevoir car Bouhouche en  savait trop sur vos activités.
Mais au même moment vous vouliez  rester au courant des évolutions des enquêtes en jouant à l’indicateur pour des faits mineurs tout en faisant attention de faire des déclarations hors PV ou même anti-datés .
Cela vous permettait d'éviter que Bouhouche vous soupçonne d'être un indicateur tout en gagnant la confiance de certains enquêteurs.

Au cours de cette même année, vous vendiez une arme au chinois T. Mais il n’est guère content du fonctionnement de l’arme que vous lui proposez . Il assemble lui même son arme issue des pièces de deux GP disponibles . (C’est bien le reste de cette arme qui est donné a madame Q qui le cache dans la sauce bolognaise)

Donc les deux armes sont déjà dans un box et une arme arrive après dans ce frigo avant votre arrestation fin octobre 1987 par Etienne .

Puis un mois plus tard,  vous êtes relâché et début janvier 1988 vous partiez voir votre mère en Espagne et peu après le pistolet est trouvé chez l’épouse Q.,  mais aucun auteur ou livre semble savoir comment on a découvert cette arme .
Mystère ?  Y a-t-il eu une perquisition pré ou post datée?

Merci.
Ce n'est pas exactement ce que j'ai écrit mais c'est à peu près ça.
La tentative de vente d'armes était pour satisfaire le manque d'argent de MB. Mais il n'y a pas eu de vente de voiture.
Le rôle de pseudo informateur était surtout pour se rapprocher des enquêteurs (Rousseau, Goffinon etc...) et en apprendre les petits secrets et l'état d'avancement du dossier en cours. Je tenais MB au courant via les Chambres du Conseil. Parfois il n'était pas d'accord mais je n'avais pas toujours le choix de lui demander son avis. Par exemple il n'a pas aimé que je donne sa Volvo qui faisait l'objet d'une escroquerie à l'assurance alors que je trouvais cela ridicule par rapport aux faits dont il était accusé (assassinat).
Le pistolet GP n'a pas été vendu mais donné à T. Mis en présence de deux GP, il a choisi les pièces qui lui convenaient le mieux des 2 armes. L'arme restante est celle qui s'est retrouvée dans le frigo de Q. Il n'y a donc eu que deux GP. Vous semblez croire qu'il y en a eu 3 ou alors je vous ai mal compris.

LA GP bolonaise a simplement été donné par Q. qui a elle-même appelé les flics et voulait s'éloigner des affaires de son mari, en tout cas vis à vis des enquêteurs.
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michel
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MessageSujet: Re: Question à RB   Mer 7 Fév 2018 - 16:01

Ok , on ne sait pas quelle mouche avait piqué Q et il n’y avait donc pas de perquisition.

Vous étiez à ce moment là liberé sous mandat du J.I.. Pignolet et son enquêteur Etienne de la Pj de Bruxelles ( pour les écoutes téléphoniques ?).Vous êtes parti en cette période là en Espagne et fraîchement arrivé vous apprenez par les bruits de couloir du Palais de justice qu’ on vous avait signalé à l’international pour cette affaire d’arme dans la sauce de bolognaise car ,
non pas un expert (DERY) , mais plusieurs experts , commandités par le J.I. Schlicker et par le J.I LACROIX , se sont entretemps penchés sur cette arme .


Votre voyage aurait pu être vu comme une fuite .Vous décidez de revenir en train en silence .
Vous vous cachez chez vous sous le nez et la barbe des observateurs de la pj .
Vous donnez même une conférence de presse et la pj fait perquisition chez votre advocat : RIEN

Puis avec beaucoup de culot vous allez vous même vous livrer au cabinet du juge Schlicker !

Abassourdi , ll vous fait arrêter sur le champs vers le 25 janvier 1988 .

et l’ j.i. Pignolet et son enquêteur Etienne perdent le mandat et les affaires des écoutes sont mises ensemble avec celle de Schlicker et/ou Lacroix ....
mais il y avait un volet de recherche pour Pignolet : “trafic d’armes” mais en raison de fautes de procédure , on a gardé cela hors dossier ?

S’agit il d’une autre arme , d’un Colt ? , vendu à un collègue d’ Etienne , un certain C...... qqs mois plus tôt ?...
et la PJ a préféré de ne pas en parler afin de ne pas être déstabilisé à leur tour ?

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NRB



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MessageSujet: Re: Question à RB   Ven 9 Fév 2018 - 2:57

michel a écrit:
Ok , on ne sait pas quelle mouche avait piqué Q et il n’y avait donc pas de perquisition.
Sans doute la mouche du rat le bol et des perquisitions au sein d’un couple déjà longuement installé.

Vous étiez à ce moment là liberé sous mandat du J.I.. Pignolet et son enquêteur Etienne de la Pj de Bruxelles ( pour les écoutes téléphoniques ?).
Exact
Vous êtes parti en cette période là en Espagne et fraîchement arrivé vous apprenez par les bruits de couloir du Palais de justice qu’ on vous avait signalé à l’international pour cette affaire d’arme dans la sauce de bolognaise car ,
non pas un expert (DERY) , mais plusieurs experts , commandités par le J.I. Schlicker et par le J.I LACROIX , se sont entretemps penchés sur cette arme .
Mais seul, l’expert DERY a affirmé que cette arme était liée au TBW.  Du moins, c’est ce qui était paru dans la presse.  En réalité, l’expert exprime une toute autre opinion : il dit que la douille de référence tirée avec cette arme, présente des similitudes avec des douilles retrouvées  dans le bois de la Housière, à l’endroit où avaient l’habitude de s’entraîner des gens de l’extrême droite.   Déjà une toute autre nuances !


Votre voyage aurait pu être vu comme une fuite .Vous décidez de revenir en train en silence .
J’avais précisé à l’enquêteur Goffinon que je partais voir ma mère malade en Espagne et que je serais de retour sans faute après une semaine.  Pendant ce temps j’ai eu plusieurs fois l’enquêteur au téléphone lequel me mettait sous pression pour revenir au plus vite.
Vous vous cachez chez vous sous le nez et la barbe des observateurs de la pj .
Vous donnez même une conférence de presse et la pj fait perquisition chez votre advocat : RIEN

Puis avec beaucoup de culot vous allez vous même vous livrer au cabinet du juge Schlicker !

Abassourdi , ll vous fait arrêter sur le champs vers le 25 janvier 1988 .
Tout cela est exact

et l’ j.i. Pignolet et son enquêteur Etienne perdent le mandat et les affaires des écoutes sont mises ensemble avec celle de Schlicker et/ou Lacroix ....
mais il y avait un volet de recherche pour Pignolet : “trafic d’armes” mais en raison de fautes de procédure , on a gardé cela hors dossier ?
Le dossier des écoutes téléphoniques n’a pas été perdu.  Mais au cours de cette enquête une perquisition avait été faite dans un de mes coffres en banque dans lequel il y avait entre autres des armes.  Cependant, au moment de cette perquisition j’avais fait disparaître les armes dans un autre coffre de la même banque et la PJ n’a pas pu mettre la main dessus.  Un dossier connexe a été ouvert pour trafic d’armes au nom de  personnes qui avaient ouvert le coffre à leur nom. ( la PJ n’a jamais pu retrouver les armes dans ce coffre non plus. À la place ils y ont trouvé un vase chinois  soi-disant de valeur ).  Finalement, la PJ n’a rien pu saisir provenant des coffres de cette banque.  Il faut dire que le commissaire Étienne n’en n’était pas à son premier ratage.
C’est ce dossier qui a été perdu et c’est pourquoi ces personnes n’ont jamais pu être inquiétées


S’agit il d’une autre arme , d’un Colt ? , vendu à un collègue d’ Etienne , un certain C...... qqs mois plus tôt ?...
et la PJ a préféré de ne pas en parler afin de ne pas être déstabilisé à leur tour ?
Pas du tout.
Le pistolet Colt auquel vous faites allusion a été cédé en toute légalité avec permis d’autorisation à ce monsieur C... Il n’y a jamais eu de discussion à cet égard. Et ce pistolet a été remis à C,  longtemps après avoir été expertisé et après le procès  
réponse en bleu dans le texte
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michel
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MessageSujet: Re: Question à RB   Lun 12 Fév 2018 - 21:17

On ne sait pas quelle mouche vous a piqué mais après l’arrêt de votre procès le 13 février vous décidez avec vos conseils d’aller en cassation

Citation :


17 février 1995 :
BELGA:
BRUXELLES
Beijer ira en cassation
Me Pierre Chomé et Nicole Galand, les conseils de Robert Beijer, qui a été condamné à 14 ans de réclusion lundi par la cour d'assises du Brabant, iront en cassation contre cet arrêt. L'information a été confirmée au cabinet des avocats. Ils signeront le pourvoi dans le courant de la semaine prochaine. Ils baseront ce pourvoi, dont le mémoire sera déposé ultérieurement, essentiellement sur le délai raisonnable et le procès équitable, tels que prévus dans l'article 6 de la convention des droits de l'homme. Les avocats de Madani Bouhouche, condamné à 20 ans de travaux forcés, ne vont pas en cassation. (Belga.)



Puis on ne retrouve plus rien ds la presse….cassation annulée ?
Quelques semaines  après le verdict du 13 février 1995 de votre procès
vers le 22 mars 1995 ,   le J.I. demande accès aux pièces à conviction (PAC) de l’affaire Mendez , refusé depuis des années par le J.I. HENNART :Masset pag 65


Citation :
Demande de consultation PAC

Par demande du 22.03.1995, la CBW sollicite de pouvoir consulter des PAC de l'affaire
Mendez déposées au greffe correctionnel de Bruxelles, de pouvoir faire quelques
expertises sur les armes et de pouvoir effectuer une autre expertise. (135)
(135): pièce 586A, PV CBW 25763/95 du 22.03.1995
Accord de consultation de ces pièces à conviction est donné en date du 8 juin 1995.(136)
(136 )  pièce 594, apostille PR Ch, 08.06.1995,



Le même jour par hasard , on interroge le dénommé C. sur une arme :cfr Masset:


Citation :
Audition C .
C, membre de la PJ   de Bruxelles, est entendu, dans un cadre disciplinaire , quant à ses
contacts avec Beijer et des questions d'armes.
(134:pièce 586Q, annexe à PV CBW 25763/95 du 22.03.1995 )




Vu le n° du PV  c’est bien probable que ce C . est le même à qui vous aviez vendu cette même arme et le PJ de Bruxelles avait attendu plus de 8 ans  pour "inventer"  une punition pour C .

Comme cela , eux aussi ont eu accès au PAC du dossier MENDEZ  ? ……..si je comprend bien la manoeuvre .....en inventant que cette arme COLT (?)  n’avait jamais été controlée pour les faits de BW et autres affaires.

L’autorisation pour le CBW de voir les PAC de l’affaire Mendez prend encore 3 mois jusqu'au  8 juin 1995 !

La justice est lente mais ici ,   ils attendent probalement la fin de votre procédure en cassation ?

On constate que souvent vous êtes capable d’ orienter les recherches des différents enquêteurs dans des fausses directions ….qui ne mènent à rien.


Citation :
“S’il n’y a rien et vous continuez à chercher dans cette direction c’est que vous aviez du temps à perdre ! “  , aurait dit J.I. Hennart au J.I. Lacroix ? devant les commissions du parlement II.



Devant ces mêmes commissions Delta déclarait qu’ ils avaient fait une étude du rôle des informateurs dans les machinations influençants dans les recherches des TBW.


Devant la commission bis ils (DELTA)  déclaraient que le dossier est rempli de dés-information pour mettre les recherches sur une mauvaise piste.
Je pense qu’ une partie de ces dés-informations est voulue . Si on arrive à retrouver la source de ces fausses infos , on peut retrouver la piste d’une grande partie des affaires TBW…..

Après analyse de l’information , on constate que certaines personnes retournent toujours comme informateur derrière les écrans .  Bob Beijer avait été indic pour Goffinon , Rousseau, Doreane  ,….


Chaque fois qu’ on fait un pas en avant dans un dossier "on" mettait un grain de sable.


En effet plein d’enquêteurs ont démissionné ou sont démissionnés, mis en prison , mutés etc…
mais il y a aussi plein d’ anciens collègues qui avaient gardé un bon contact….

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MessageSujet: Re: Question à RB   Ven 16 Fév 2018 - 9:10

michel a écrit:
On ne sait pas quelle mouche vous a piqué mais après l’arrêt de votre procès le 13 février vous décidez avec vos conseils d’aller en cassation

Citation :


17 février 1995 :
BELGA:
BRUXELLES
Beijer ira en cassation
Me Pierre Chomé et Nicole Galand, les conseils de Robert Beijer, qui a été condamné à 14 ans de réclusion lundi par la cour d'assises du Brabant, iront en cassation contre cet arrêt. L'information a été confirmée au cabinet des avocats. Ils signeront le pourvoi dans le courant de la semaine prochaine. Ils baseront ce pourvoi, dont le mémoire sera déposé ultérieurement, essentiellement sur le délai raisonnable et le procès équitable, tels que prévus dans l'article 6 de la convention des droits de l'homme. Les avocats de Madani Bouhouche, condamné à 20 ans de travaux forcés, ne vont pas en cassation. (Belga.)



Puis on ne retrouve plus rien ds la presse….cassation annulée ?
Quelques semaines  après le verdict du 13 février 1995 de votre procès
vers le 22 mars 1995 ,   le J.I. demande accès aux pièces à conviction (PAC) de l’affaire Mendez , refusé depuis des années par le J.I. HENNART :Masset pag 65


Citation :
Demande de consultation PAC

Par demande du 22.03.1995, la CBW sollicite de pouvoir consulter des PAC de l'affaire
Mendez déposées au greffe correctionnel de Bruxelles, de pouvoir faire quelques
expertises sur les armes et de pouvoir effectuer une autre expertise. (135)
(135): pièce 586A, PV CBW 25763/95 du 22.03.1995
Accord de consultation de ces pièces à conviction est donné en date du 8 juin 1995.(136)
(136 )  pièce 594, apostille PR Ch, 08.06.1995,



Le même jour par hasard , on interroge le dénommé C. sur une arme :cfr Masset:


Citation :
Audition C .
C, membre de la PJ   de Bruxelles, est entendu, dans un cadre disciplinaire , quant à ses
contacts avec Beijer et des questions d'armes.
(134:pièce 586Q, annexe à PV CBW 25763/95 du 22.03.1995 )




Vu le n° du PV  c’est bien probable que ce C . est le même à qui vous aviez vendu cette même arme et le PJ de Bruxelles avait attendu plus de 8 ans  pour "inventer"  une punition pour C .

Comme cela , eux aussi ont eu accès au PAC du dossier MENDEZ  ? ……..si je comprend bien la manoeuvre .....en inventant que cette arme COLT (?)  n’avait jamais été controlée pour les faits de BW et autres affaires.

L’autorisation pour le CBW de voir les PAC de l’affaire Mendez prend encore 3 mois jusqu'au  8 juin 1995 !

La justice est lente mais ici ,   ils attendent probalement la fin de votre procédure en cassation ?

On constate que souvent vous êtes capable d’ orienter les recherches des différents enquêteurs dans des fausses directions ….qui ne mènent à rien.


Citation :
“S’il n’y a rien et vous continuez à chercher dans cette direction c’est que vous aviez du temps à perdre ! “  , aurait dit J.I. Hennart au J.I. Lacroix ? devant les commissions du parlement II.



Devant ces mêmes commissions Delta déclarait qu’ ils avaient fait une étude du rôle des informateurs dans les machinations influençants dans les recherches des TBW.


Devant la commission bis ils (DELTA)  déclaraient que le dossier est rempli de dés-information pour mettre les recherches sur une mauvaise piste.
Je pense qu’ une partie de ces dés-informations est voulue . Si on arrive à retrouver la source de ces fausses infos , on peut retrouver la piste d’une grande partie des affaires TBW…..

Après analyse de l’information , on constate que certaines personnes retournent toujours comme informateur derrière les écrans .  Bob Beijer avait été indic pour Goffinon , Rousseau, Doreane  ,….


Chaque fois qu’ on fait un pas en avant dans un dossier "on" mettait un grain de sable.


En effet plein d’enquêteurs ont démissionné ou sont démissionnés, mis en prison , mutés etc…
mais il y a aussi plein d’ anciens collègues qui avaient gardé un bon contact….
Et pourquoi une mouche aurait dû me piquer pour aller en cassation ? Je ne vous comprends pas bien. D’autre part, il y a bien eu Cassation mais notre pourvoi a été rejeté. Aucun mystère dans tout cela...
Sorry Michel mais je ne vois pas où vous voulez en venir et quelle est exactement votre question.  En attendant plus de précisions de votre part je peux vous répondre ceci:
Au sujet de C, les vérifications de son arme ont sans doute été faites suite à sa demande de récupérer cette arme. Et en effet, il fallait qu’il attende la fin de la Cour d’assisses pour faire cette demande. Cette arme n’avait en effet jamais été expertisée jusque là car elle ne présentait apparement aucun intérêt et ne correspondait pas non plus à une affaire précise. Vous parlez de punition mais à ma connaissance, C n’a jamais été puni et pourquoi l’aurait-il été ?
Au sujet de désinformation, je reconnais avoir aiguillé les enquêteurs sur des fausses pistes mais seulement dans l’intérêt de pourrir les affaires dans lesquelles j’étais concernés. Le JI Hennart avait bien pris la mesure de la manœuvre et c’est la raison pour laquelle, il ne voulait absolument pas mêler les 2 dossiers. Donc entendons-nous bien, le but n'était pas de brouiller l’affaire des TBW mais notre affaire, même si cela a pu avoir des conséquences sur l’affaire des TBW. De la même façon, Goffinon et Dery  ont fait ce montage à propos du pistolet bolognaise dans le but de faire avancer leur affaire mais cela aussi a eu des conséquences négatives sur le procès des TBW des Borains.
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michel
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MessageSujet: Re: Question à RB   Lun 19 Fév 2018 - 13:03

C'est un peu cette histoire de cassation qui me turlupine.


Vous dites : Et pourquoi une mouche aurait dû me piquer pour aller en cassation ? Je ne vous comprends pas bien. D’autre part, il y a bien eu Cassation mais notre pourvoi a été rejeté. Aucun mystère dans tout cela...



Quand l’arrêt est tombé vu les dizaines accusations qui n’ont pas été retenues on pourrait penser que vous étiez pas mécontent du résultat de ce procès qui a duré près de six mois.
Mais non , vous essayez d’aller en cassation.
Et c’est vrai en relisant la presse de l’époque le compte rendu fait dans le Soir on trouve la description de l’attitude pris par votre avocat pendant son plaidoyer :


UN ACCUSE ACCUSATEUR AU MEGA PROCES DU BRABANT, LA DEFENSE PERORE VA PARFOIS TROP LOIN
VAN DAMME,GUIDO
Mercredi 25 janvier 1995
Un accusé accusateur au méga procès du Brabant

La défense pérore, va parfois trop loin

Chef de file de la défense de Robert Beijer, ex-gendarme et directeur de l'agence de détectives ARI, Me Pierre Chomé a occupé à lui seul toute la journée des audiences de mardi. La palette de Me Chomé est riche et variée.
Lundi, il avait été une sorte d'assistant d'université enseignant les rudiments du droit pénal aux jurés.
Mardi, il fut l'auteur d'un pamphlet contre l'avocat général Pierre Morlet, puis il s'exerça à l'art des caricaturistes à l'égard des autres acteurs judiciaires de ce procès.
Mercredi, qui sait, il redeviendra sans doute avocat, réfutant modestement point par point les accusations qui subsistent contre son client, après le travail d'épuration du dossier auquel s'est déjà livré l'avocat général.
- M. Morlet se présente, dit Me Chomé, comme un serviteur de l'État qui va laver plus blanc que blanc la Justice et la Sûreté, et Beijer sert de lessive.
Les lamentations de l'avocat général sur les défauts de l'enquête sont tardives.

M. Morlet a laissé le mal empirer, avec beaucoup de complaisance, pendant beaucoup d'années...
Dur. On ne fait pas de cadeaux aux assises. Le discours, soudain, dérape sur un mot:
- Le réquisitoire s'est arrêté il y a cinq mois, et il ne tient pas compte des témoignages à l'audience. Un certain désintérêt de l'avocat général, qui ne posait pratiquement pas de questions aux audiences...

Fort injuste, pour qui sait les efforts consentis par M. Morlet pour surmonter pendant ces audiences des épreuves physiques que personne ne devrait pourtant ignorer ici: n'a-t-il pas dû être remplacé par M. Jean de Codt, le temps d'une hospitalisation? Le mot «désintérêt» avait sauté un pont trop loin.
À cette réserve près, ce fut du grand art que de rappeler, par exemple, que le président Mafféi était le cosignataire d'un arrêt de cour d'appel du 10 janvier 1992 qui refusait de condamner l'auteur d'un acte grave en raison d'un délai de jugement déraisonnable.
Le président interrompit aussitôt pour faire remarquer que la Cour de cassation avait cassé son arrêt. En attendant, les jurés étaient informés de ce que pense le président, en général, sur le respect du «délai raisonnable» inscrit dans la Convention des droits de l'homme.
Tous ont été passés à la moulinette d'une justice probe et démocratique:

le juge d'instruction Schlicker, «homme sous influence»,
le procureur Deprêtre, «homme de l'ombre»,
Van Lierde, le «substitut mal aimé», et puis, évidemment,
l'adjudant Goffinon, «fabricant de pièces manquantes pour puzzle».
Avec un appel final aux jurés, les invitant à refuser de jouer à «l'équipe-répar de la Justice» en votant non à toutes les questions... sauf celles relatives à «la malheureuse affaire d'Anvers» dont Me Chomé parlera plus longuement par la suite.

Le portrait que Me Chomé a fait de son client n'était pas une hagiographie, mais le profil, semblait-il, d'un «homme à deux facettes». Celui d'un «bon père de famille, estimé de tous», et puis le passionné d'information, l'ancien gendarme de la BSR qui tentera de garder «l'aura» de la gendarmerie «étant un peu de la maison». Avec des seuils de légalité parfois dépassés.

La péroraison de Me Chomé ressemblait à une symphonie de l'espoir. Celui de voir les jurés de ce procès assumer la responsabilité d'un État de droit, démocratique, qui se refuse de juger sans preuves, ou sur des preuves frelatées.
Mais, dès ce mercredi... il faudra se battre contre les préventions. Même celles qui font partie des dossiers «arrangés». Parce qu'on ne sait jamais...
GUIDO VAN DAMME


Donc le manoeuvre pour l’après verdict était déjà dans le plaidoyer :

citation:
…..ce fut du grand art que de rappeler, par exemple, que le président Mafféi était le cosignataire d'un arrêt de cour d'appel du 10 janvier 1992 qui refusait de condamner l'auteur d'un acte grave en raison d'un délai de jugement déraisonnable.
Le président interrompit aussitôt pour faire remarquer que la Cour de cassation avait cassé son arrêt. En attendant, les jurés étaient informés de ce que pense le président, en général, sur le respect du «délai raisonnable» inscrit dans la Convention des droits de l'homme.
Fin de citation


Mais c’était aussi déjà clair que ce même cour de cassation allait refuser la demande.
Vu qu’il n’y a rien à trouver sur la cour de Cassation dans la presse il faut donc plonger dans les archives pour savoir les motivations dans les deux affaires.

Pourquoi ne pas avoir porter l'affaire à Strasbourg?

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MessageSujet: Re: Question à RB   Lun 19 Fév 2018 - 21:10

Bouhouche n'aurait vraisemblablement pas touché la prime s'il avait tué les tueurs car la prime n'est acquise que si le témoignage conduit à leur identification et à leur ARRESTATION.
Concernant les agents des forces de l'ordre, je crois qu'ils en sont exclus par déontologie.
Il est probable que celui qui s'arrangerait avec un civil pour la toucher risquerait d'avoir un problème au minimum disciplinaire avec risque de perdre job et pension.
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michel
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MessageSujet: Re: Question à RB   Lun 26 Fév 2018 - 16:22

NRB a écrit:

Sorry Michel mais je ne vois pas où vous voulez en venir et quelle est exactement votre question.  En attendant plus de précisions de votre part je peux vous répondre ceci:
Au sujet de C, les vérifications de son arme ont sans doute été faites suite à sa demande de récupérer cette arme. Et en effet, il fallait qu’il attende la fin de la Cour d’assisses pour faire cette demande. Cette arme n’avait en effet jamais été expertisée jusque là car elle ne présentait apparement aucun intérêt et ne correspondait pas non plus à une affaire précise. Vous parlez de punition mais à ma connaissance, C n’a jamais été puni et pourquoi l’aurait-il été ?
Au sujet de désinformation, je reconnais avoir aiguillé les enquêteurs sur des fausses pistes mais seulement dans l’intérêt de pourrir les affaires dans lesquelles j’étais concernés. Le JI Hennart avait bien pris la mesure de la manœuvre et c’est la raison pour laquelle, il ne voulait absolument pas mêler les 2 dossiers. Donc entendons-nous bien, le but n'était pas de brouiller l’affaire des TBW mais notre affaire, même si cela a pu avoir des conséquences sur l’affaire des TBW. De la même façon, Goffinon et Dery  ont fait ce montage à propos du pistolet bolognaise dans le but de faire avancer leur affaire mais cela aussi a eu des conséquences négatives sur le procès des TBW des Borains.



En ce qui concerne l’arme de C. on voit que vous aviez des certitudes mais en réalité vous ne saviez rien non plus de la "punition" dont parle Masset :

Citation :
Audition C .
C, membre de la PJ de Bruxelles, est entendu, dans un cadre disciplinaire , quant à ses
contacts avec Beijer et des questions d'armes.
(134:pièce 586Q, annexe à PV CBW 25763/95 du 22.03.1995 )



Pourtant j’ai lu quelque part que c’est REYNIERS qui a apporté cette arme à la police judiciaire de Jumet et c’est donc probable qu’ autour de cette déposition il y avait un cadre disciplinaire sinon comment Reuniers l’aurait-t-il pu la déposer ?.
Si cela s’avère exact je pense que ce serait au début 1987 et là il est intéressant de lire ce que a déclaré le magistrat coordinateur Jonckheere devant la commission 2 :

citation le soir;

LE MAGISTRAT COORDINATEUR CHASSE L'IDEE DU COMPLOT ET PARLE DE SCLEROSE, TUERIES: L'ECHEC D'UNE MISSION
HAQUIN,RENE
Page 31
Samedi 31 mai 1997
Le magistrat coordonnateur chasse l'idée du complot et parle de sclérose
Tueries : l'échec d'une mission
Aux questions pointues de Tony Van Parijs, Jean-François Jonckheere réplique par des coups de patte.
Dans l'enquête du juge Troch sur la bande De Staercke, Termonde repêcha en novembre 1986 dans le canal à Ronquières les armes des tueries du Brabant. En 1987, dans l'enquête Mendez, Nivelles déterra sous le viaduc de Vilvorde d'autres armes suspectes, sans informer Charleroi. La même année, le commissaire Reyniers, de la PJ de Bruxelles, informa Charleroi de similitudes entre les tueries du Brabant et des hold-up à Dilbeek et à Champigny (France).
Substitut au parquet de Charleroi, Jean-François Jonckheere avait été désigné en janvier 1987 pour suivre les dossiers des tueries du Brabant dont la cour de Cassation venait de désaisir Nivelles. Nommé en 1988 magistrat-coordonnateur pour assurer un bon échange d'infos entre Charleroi (où le juge Lacroix était en charge des dossiers des tueries dont Nivelles avait été dessaisi), Termonde (où le juge Troch était en charge des dossiers de Tamise et Alost) et Nivelles (où le juge Hennart était en charge du dossier Mendez), Jean-François Jonckheere a été prié de s'expliquer hier, par la commission «bis» sur les tueries, sur le non-respect d'un accord de répartition des tâches passé entre Termonde et Charleroi, sur le mandat donné à Reyniers de continuer l'enquête à Bruxelles et sur le non-respect de la décision des procureurs généraux ordonnant aux trois parquets concernés d'échanger systématiquement tous leurs procès-verbaux.
Hier, Jonckheere s'est défendu comme un ours, à coups de patte et toutes griffes dehors.
Sur le non-respect de l'accord passé avec Termonde :
- C'était après la pêche aux armes dans le canal de Ronquières. Ces armes avaient tiré à Alost, à Braine et Overijse, mais déjà en 1983 à Nivelles. A Charleroi, nous venions de recevoir cet énorme dossier. Des charges pesaient sur la filière boraine, nous ne pouvions ignorer la piste de l'extrême droite et du WNP. Nous avions bien passé un accord, mais Termonde ne nous a pas fait part de ses critiques. Pour moi, Il n'était pas question que Charleroi se désaisisse sans y voir clair, répond-il.
- Malgré l'accord que vous aviez pris, remarque le président Van Parijs.
--
Sur le mandat donné au commissaire bruxellois Reyniers alors que la Cassation venait de désaisir Nivelles :
- Mon procureur général me l'avait présenté. Pour moi, Reyniers, c'était le flic no 1. Il m'apportait des informations. Il est surréaliste de dire que je lui ai donné carte blanche. Je lui ai dit de continuer à chercher. Je ne l'ai pas mis dans l'enquête.
--
Sur le non-respect de la décision de 1988 des procureurs généraux d'échanger tous les PV des enquêtes menées à Termonde, Charleroi et Nivelles :
- J'en avais marre de ne pas recevoir les PV de Nivelles. J''ai écrit, j'ai plaidé, j'ai tenté de convaincre, je me suis fait beaucoup d'ennemis et je suis parti en silence. Un peu court de dire que j'ai dérogé à la décision des procureurs généraux.
Bref, un Jonckheere agressif, qui affirme avoir tout fait pour bien coordonner mais doit quand même admettre avoir limité les échanges : en cause les rigidités et la sclérose du système judiciaire, les susceptibilités et l'étroitesse d'esprit, dit-il, évacuant d'un coup de patte la thèse d'un «grand complot».
--
Sur le projet de 1989 de créer une cellule d'enquête commune entre Termonde et Charleroi :
- C'était ma proposition, insiste-t-il, reconnaissant que sa mission a été un échec. Si j'ai eu l'impression que je pouvais réussir, ce fut bien ce jour-là.
Un mois plus tard, son procureur général l'informait par lettre qu'en accord avec son homologue de Gand, il estimait cette solution inopportune.
- Quand on reçoit ça, on ne réfléchit plus. C'est la culture d'entreprise, répond l'ours.
Prochaine séance, lundi.
RENÉ HAQUIN



Donc si on lit bien : au début 1987 Reyniers c’est intelligemment mis en avant et a réussi à avoir accès au dossier TBW et au même moment il dépose cette arme de C. auprès le police judiciaire de Jumet :

citation :

Sur le mandat donné au commissaire bruxellois Reyniers alors que la Cassation venait de dessaisir Nivelles :
- Mon procureur général me l'avait présenté. Pour moi, Reyniers, c'était le flic no 1. Il m'apportait des informations. Il est surréaliste de dire que je lui ai donné carte blanche. Je lui ai dit de continuer à chercher. Je ne l'ai pas mis dans l'enquête.

Et cet apport est décrit au début du même article :

....En 1987, dans l'enquête Mendez, Nivelles déterra sous le viaduc de Vilvorde d'autres armes suspectes, sans informer Charleroi. La même année, le commissaire Reyniers, de la PJ de Bruxelles, informa Charleroi de similitudes entre les tueries du Brabant et des hold-up à Dilbeek et à Champigny (France).
Fin de citation

Encore un enquêteur manipulé par ses informateurs qui finalement va être évincé et qui finit par travailler pour Sécuritas (ex-Moyen ,encore une responsable de fausses pistes) .

Cette affaire du colt est donc pas clair du tout et à replacer dans le temps: quand et comment cette histoire de "punition" débute… Merci à vous.

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MessageSujet: Re: Question à RB   Sam 28 Avr 2018 - 23:13

Tout va bien robert Beijer?

Encore une question qui me vient à l'esprit :


Citation RB :

Au sujet de désinformation, je reconnais avoir aiguillé les enquêteurs sur des fausses pistes mais seulement dans l’intérêt de pourrir les affaires dans lesquelles j’étais concernés. Le JI Hennart avait bien pris la mesure de la manœuvre et c’est la raison pour laquelle, il ne voulait absolument pas mêler les 2 dossiers. Donc entendons-nous bien, le but n'était pas de brouiller l’affaire des TBW mais notre affaire, même si cela a pu avoir des conséquences sur l’affaire des TBW. De la même façon, Goffinon et Dery ont fait ce montage à propos du pistolet bolognaise dans le but de faire avancer leur affaire mais cela aussi a eu des conséquences négatives sur le procès des TBW des Borains.
Fin de Citation

Un peu réductrice, quand même...car vous oublié par exemple l’histoire des chargeurs de la gendarmerie vendus soi-disant par les gendarmes de Wavre à Dekaise qui en réalité venaient d’une perquisition faite par Bouhouche chez un armurier copain de Dekaize à qui il téléphonait régulièrement.
Du coup les gendarmes devenaient suspects et même blanchis par l’auditorat militaire , Deprêtre les considérait comme des voleurs .
Finalement ils ont été mutés et dégradés aussi.
Mais c’est vrai pour vous , « l’affaire Dekaise » ne fait pas partie des affaires du brabant wallon ?
Lisez les déclarations de Bihay et Balfroid devant le comm. :

Citation :
Question du Député Deleuze :
« Vous vous êtes insuffisamment
expliqués concernant la découverte chez Dekaise
de deux canons dans une enveloppe de la gendarmerie. Vous
en avez dit un mot mais vous n’en avez plus parlé ensuite.
Comme vous le savez, c’est un point très important. Certains
écrivent que vous avez échangé ces canons contre des balles
pour vos revolvers. … ».

Réponse de MM. Balfroid et Bihay : « Il y a deux éléments :
l’exposé que je vais faire et l’analyse qui a été faite
par notre délégué syndical au vu des pièces. Je vais me
permettre de vous lire mon rapport, vous aurez tous les
détails : « Contrairement aux affirmations de M. Deprêtre,
nous n’avons rien à voir avec ces canons. Il s’agit d’une
machination ourdie par Dekaise, à l’instigation de Beijer,
afin de nous empêcher de poursuivre l’enquête sur les trafics
d’armes de Dekaise. Le major Mouthuy nous a alors confrontés
à Dekaise. Celui-ci, s’apercevant que ses explications
ne tenaient pas, a surenchéri : nous lui aurions remis des
chargeurs appartenant à la gendarmerie et l’adjudant-chef
Dussart serait en possession d’une arme volée. Dekaise
affirmait que les canons, chargeurs et armes provenaient
d’une saisie effectuée en cause de Marchetto.

Il nous est apparu par la suite que Marchetto était un ami d’enfance de
Dekaise et que les Zoller et Malicieux placés sur la ligne de
Dekaise laissaient apparaître qu’ils se contactaient journellement.

… A la demande de l’auditeur général, l’adjudant
Triolet du détachement judiciaire, nous a interrogés sur
l’affaire des canons. Laquelle enquête a établi qu’il y avait
collusion entre Dekaise et Beijer — voir déclaration de Beijer
au détachement militaire. » (audition du 21 févrierxxxxxxxxxxxxx)

Fin de citation
Delta s’est donc intéressé à ces manipulations et nous on ne connait pas les résultats sauf qu’Ils en ont parlé au commission 2 .
Si on étudie votre listing trouvé par Etienne on y retrouve une donnée qui indique que vous aviez travaillé avec A.R.I sur Alost on y retrouve pas une mais deux voitures identifiés ,avec immatriculation , propriété d’une firme situé dans la OSBROEKSTRAAT c.a.d dire à quelques centaines de mètres du magasin qui nous intéresse .
On a compris que vous aviez travaillé à l’international avec beaucoup de avocats , même l’avocat de Nixon , l’ambassade USA , les Chinois , les Russes et d’autres avocats rusés et que vous aviez une quinzaines d’agents free-lance qui puissent vous donner un coup de pouce.
On y trouve même les noms de gendarmes qui roulaient avec le Peugeot que vous aviez faire exploser avec la bombe dans le coffre !
On comprend qu’ils étaient donc au courant de la faible force des explosifs …. ?
On trouve même le nom du proprio de la caisse qui a eu le malheur de se garer devant A.R.I.
On peut tout croire mais que vous aviez un client à qqs 200 mètres du Delhaize dans le Osbroekstraat à ALOST cela ne pas une coïncidence mais un contretemps .
Et après on se plaint que DELTA s’intéressait à vous ?


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LV1985



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MessageSujet: Re: Question à RB   Dim 29 Avr 2018 - 9:23

Robert Beijer avait jadis parlé, sur le forum, d'un document du dossier mentionnant l'existence de la cellule SSP de la Sûreté de l'État, qui aurait été en lien avec Calmette, et où l'on aurait parlé d'une Golf. Hélas, je ne retrouve plus le message en question. Un expert du forum pourrait-il remettre la main dessus ?
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abc123321cba



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MessageSujet: Re: Question à RB   Dim 29 Avr 2018 - 12:07

Bonjour "LV1985",

je crois que c'est cela que vous cherchez...

Bon weekend
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Etienne



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MessageSujet: Re: Question à RB   Dim 29 Avr 2018 - 12:54

Pourquoi Hennart a-t-il un problème lorsque l'enquête s'oriente vers l'extrême-droite et la SE ?
Calmette n'est pas blanc. C'est une évidence pour moi. A-t-on seulement vérifié son emploi du temps?
Pour trouver il faut le vouloir même un tout petit peu.
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LV1985



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MessageSujet: Re: Question à RB   Dim 29 Avr 2018 - 13:37

abc123321cba a écrit:
Bonjour "LV1985",

je crois que c'est cela que vous cherchez...

Bon weekend

Merci ! Bon weekend à vous aussi !
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K



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MessageSujet: Re: Question à RB   Dim 29 Avr 2018 - 18:11

michel:

Citation :
Et après on se plaint que DELTA s’intéressait à vous ?

vous oubliez les photos que Be a fait du Parklaan dont Bouten ne savait rien dixit sur le site qqs part .

soi disant ds l'affaire d'un divorce de qqun qui avait un bien là- bas .

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Question à RB
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