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 Les faits, rien que les faits

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Maïcool



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MessageSujet: Les faits, rien que les faits   Mar 10 Avr 2007 - 11:56

J'ai parcouru attentivement une grande partie de ce forum (mais avec une pointe d'ennui parfois, face à certaines "digressions"). Et une chose m'étonne au plus haut point.
Si l'intention de beaucoup d'apporter sa pierre à l'édifice est louable, les méthodes employées le sont nettement moins. Dans la plupart des cas, on part d'une hypothèse, valable ou abracadabrante, pour la faire coller, du mieux qu'on peut, aux faits avérés... geek
Mais n'est ce pas l'inverse justement, qui gage d'une bonne méthode d'investigation ?
Il n'y a ici AUCUN inventaire factuel complet. En voguant de ci de là au gré des articles de journaux et des copiés collés venus de là ou d'ailleurs, on apprend effectivement que plusieurs truands ont commis quelques vols, des meurtres, des attaques, qu'ils se sont débarassés de certaines choses, ont circulé dans tel ou tel véhicule et employé telle ou telle arme.
Alors (sauf si on présume que chaque participant connaît sur le bout des doigts l'implacable déroulement des tueries), ne serait-il pas opportun de resituer chaque fait chronologiquement, avec date, lieux, modus, éléments avérés, nombre de victimes, liens avérés avec les faits antérieurs, préjudice, etc.. (et surtout, sujet verrouillé, pour éviter les calembredaines prévisibles albino )
Il sera toujours temps, après, de déterminer si le WNP donnait des cours de tricot à proximité de tel Delhaize, si Rita Vanhaesbroek, prostituée notoire mais néanmoins défraichie, faisait commerce de ses charmes auprès de telle victime, si le 1er Chef Vanpiperzeel a offert des pralines enrobées d'huile de tournesol à la maîtresse du Major trucmachin ... et même si le colonel, avec la clé anglaise, dans la bibliothèque, etc.


Non?
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 10 Avr 2007 - 12:25

Maïcool a écrit:
....Non?
Oui! Vous avez mille fois raison!
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michel
Admin


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MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 10 Avr 2007 - 12:26

On peut y travailler. Difficile d'effectuer ce travail seul.

_________________
"Ne rien nier à priori, ne rien affirmer sans preuve."
( Dr. Robert RENDU)
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Jeu 12 Avr 2007 - 18:43

Très bonne idée, si l'on pouvait construire un "fil conducteur", une "colonne vertebrale" à cette histoire avec les éléments que l'on a ce serai un boulot de titan mais surement constructif.Elle vaudra ce qu'elle vaudra mais ce sera toujours ça parce qu'à la fin je m'y perds!!
Qui commence???
Question à Monsieur B.R ?
On m'a parlé de prescription en 2015 mais ailleurs sur le site vous parlez de 2009 plusieurs fois! A quoi correspond donc cette date?
Merci
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Ven 13 Avr 2007 - 15:30

Manneken Bis a écrit:
Question à Monsieur B.R ?
On m'a parlé de prescription en 2015 mais ailleurs sur le site vous parlez de 2009 plusieurs fois! A quoi correspond donc cette date?
Merci
S’il n’y a pas de changement d’ici là, 2015 est la date de prescription pour les faits des tueries du BW.
2009 est une date de prescription qui me concerne personnellement et qui n’a rien à voir avec les TBW.
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Ven 13 Avr 2007 - 16:51

Merci pour cette précision.
Est-ce que vous pouvez rentrer en Belgique ou devez vous attendre après 2009??
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Ven 13 Avr 2007 - 16:57

Manneken Bis a écrit:
Merci pour cette précision.
Est-ce que vous pouvez rentrer en Belgique ou devez vous attendre après 2009??
Je vous signale que je suis libéré depuis 1999 et que je rentre en Belgique régulièrement tous les trois mois!
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SII



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MessageSujet: Contribution personnelle, si besoin   Sam 14 Avr 2007 - 19:56

Bonjour à toutes et tous,

Je suis nouveau sur ce forum qui, malgré les petites maladies classiques des forums libres (prises de becs), présente beaucoup d'intérêt pour un vieil homme, retraité du secteur privé et ancien officier de réserve (ABL).

Au risque d'être pénible en me présentant, je veux simplement éclairer (ou tenter tout au moins) certains points de vos interventions quant aux méthodes ou procédés utilisés par les TB, lors de leurs opérations.

Peut-être serai-je capable de vous éclairer sur les phases diverses des "opérations" que ces hommes ont menés : préparation, plan d'action, matériel, réalisation, méthodes d'attaque (pénétration-test, déploiement, sécurisation des périmètres, maîtrise de l'espace, départ sous quadrillage, technique de couverture lors de l'embarquement dans les véhicules, redéploiement, embuscade etc...) ?

En effet, j'ai un passé militaire chargé (officier paracommando, nageur de combat, "conseiller technique militaire" au Rwanda/Burundi dans les 60's lors de la guerre civile de l'époque, officier instructeur etc...) donc je suis légèrement au fait de certaines techniques de terrain.

Je me permettrai, si vous êtes d'accord, de répondre ou de d'évoquer certains sujets, pour informer les plus jeunes d'entre nous qui n'ont pas connaissance des évènements survenus durant l'époque contemporaine, entre 1930 et 1990 ou qui ne les ont pas vécus car je suis également un vieux con passionné d'histoire.

Parfois, l'évocation d'évènements historiques ne semble pas marquante (la mort "accidentelle" du Roi Albert Ier, le dynamitage de la Tour de l'Yser, Degrelle, la libération de la Belgique, le "retour du Roi" => pas le film ou le livre bien connu mais le retour de Léopold III, père de notre souverain actuel, l'extrémisme flamand, la peur du Communisme et du Pacte de Varsovie, les obsessions d'invasion de "hauts dignitaires"de l'Armée, l'extrémisme et l'Ordre Nouveau...) mais c'est un creuset qu'il faut maîtriser pour comprendre dans quels contextes, sociaux, politiques, humains, économiques et mondiaux, pareils évènements ont pu survenir.

Au plaisir de vous lire, de partager sans prétention ce qui m'a été enseigné, que j'ai transmis à d'autres hommes et qui en ont peut-être fait un mauvais usage.


Tout mon respect à ceux qui espèrent toujours faire éclater la vérité et aux familles des victimes.


SII
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michel
Admin


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MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Sam 14 Avr 2007 - 20:21

Bonjour SII,

Nous vous souhaitons la bienvenue.

Une première question : selon une connaissance retraité de l'armée belge, il fallait rechercher les tueurs du brabant chez les officiers de réserve. Pensez-vous que cela soit possible?

Une seconde question : Connaissez-vous un peu le milieu des mercenaires?

merci.

_________________
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( Dr. Robert RENDU)
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Sam 14 Avr 2007 - 22:02

Bienvenue SII

Toutes les forces vives sont les bienvenues.
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Sam 14 Avr 2007 - 22:11

SII a dit"Au plaisir de vous lire, de partager sans prétention ce qui m'a été enseigné, que j'ai transmis à d'autres hommes et qui en ont peut-être fait un mauvais usage".

Mauvais usage!!!!!!!!!!
Des soupcons ???????
Des idées??????

Quant à la question de Michel sur les officiers de réserve, elle est intéréssante mais pour ma part qui est (a été) sous -off de réserve,
à mon niveau rien à signaler.(ni contact , ni sollicitation quelconque etc...).
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auliffe
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Sam 14 Avr 2007 - 22:47

SII a écrit:
la mort "accidentelle" du Roi Albert Ier


SII


Déjà un coup des TBW ?

Bienvenue en terrain miné.
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SII



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MessageSujet: Officiers de réserve et mercenaires   Dim 15 Avr 2007 - 0:51

Bonsoir,

Il est clair que des soupçons plus que généraux sont à évoquer sur les mercenaires et les officiers de réserve.

Il est clair, selon mon point de vue, que des actions d'éclats, aussi détestables soient-elles, ont été menées par des individus formés à la "guerre urbaine" et non une bande de rigolos en mal de sensations fortes.

Je crois pouvoir défendre l'idée que malgré le massacre d'innocents (ou d'autres) les TB n'ont jamais perdu le contrôle de leurs actes, qu'ils ont appliqué des instructions (comme tuer pour terroriser plutôt que pour se défendre) et cela dans un cadre bien établi.

Les officiers de réserve ont constitué pendant de nombreuses années, une force contrôlée mais très libre en Belgique. Les gendarmes, corps militaire à la base, ont toujours été plus faciles d'accès que leurs collègues de la Police. On disait souvent entre officiers : "si tu as des soucis avec un flic, appelle un gendarme... Ou l'inverse."
Exemple : à l'époque des tueries, je disposais d'une carte d'officier de réserve (carte barrée noir/jaune/rouge) et j'effectuais encore des "rappels." Mon fils était âgé de +/- 10ans et les tueries l'inquiétait beaucoup. Nous sommes allés faire des "courses" dans un Delhaize, vers 17h00 un vendredi, ensemble, histoire de lui permettre de constater que des tieurs d'élite avaient été postés sur les toits de grandes surfaces en vue de dissuader d'éventuels tueurs. Bien qu'un périmètre de sécurité existait, j'ai sorti ma "carte" et j'ai pu montrer l'ensemble du dispositif à mon fils et saluer tout le monde en place ! La carte ouvrait bon nombre de portes... Mon fils a quitté les lieux avec moi, rassuré et joyeux d'avoir pu approcher un "vrai" tireur d'élite. Par contre, de mon côté, j'avoue m'être posé quelques questions depuis...

Les mercenaires sont des professionnels et leur utilisation dans le cadre d'opérations de ce type est tout à fait plausible.
On évoque plutôt le concept de troupes spéciales. La Belgique en a formées mais il est souvent complexe de faire opérer des mercenaires-citoyens du pays où ils opèrent; le cas d'une guerre ouverte n'étant pas évoqué ici (ex : Bosnie) pour les TB.

Pour l'album "célébrités-mercenaires", j'ai croisé en Afrique Jean Schramme très brièvement. Il n'était pas un barbouze illetré ni un cinglé de la gachette. Il savait accueillir les Belges (étant lui-même de Bruges si je me souviens bien) et posait toujours beaucoup de questions, rapidement il arrivait, par son charisme, à plaire aux soldats au point d'en débaucher... Sa troupe était surnommée "les Affreux."
Finalement, en ayant (re)croisé 15ans plus tard, un ancien d'Afrique -devenu mercenaire- m'a dit :"là-bas, ce n'était pas tel gars ou tel mec de telle faction qui étaient dangereux. Les "vrais" dangereux c'étaient les trafiquants de diamants."
Et c'était vrai : on voyait passer chaque semaine des drôles de types armés, discrets, toujours à saluer d'un signe de la main, de loin, les postes de garde. La consigne, ne rien signaler et ne pas intervenir en cas de pépin.
Le mercenaire en question a terminé en disant : "si toi ou un autre avait tenté de ralentir leur marche, ils n'auraient pas hésité à tous vous descendre. L'enjeu était trop grand, tout le monde y gagnait, et copieusement."

=> Quand la préservation des intérêts ou leur appropriation est chose du pouvoir, les "moyens" existent.
La vie humaine est une valeur qui se déprécie dès lors très vite sur le marché des intérêts.


A bientôt,

P.S. : merci pour l'accueil

SII
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undercover

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MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Dim 15 Avr 2007 - 17:06

Permettez,...SII

Le groupe M, nom médiatique; vous dit il quelque chose?

Pensez vous que des "équipiers" aient pu faire ce genre de "travail"?

Les mercenaires me semblent moins "rassurants" que certaines unités "spéciales"? Qu'en pensez vous?...

Plus rien à votre ordre? Very Happy
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SII



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MessageSujet: Historiettes par un papy et les officiers de réserve   Mar 17 Avr 2007 - 15:48

Contexte historique : les pouvoirs et le Pouvoir

Il faut se replacer dans le contexte global d'une époque mouvementée.
Politiquement, beaucoup de points à évoquer partent de l'histoire politique belge.

Politique belge : le monde libéral-chrétien et sa représentation politique.

Les sociaux-chrétiens (qui ont fait peau-neuve en devenant le CDH...) étaient très présents politiquement ainsi que dans le monde des affaires (direction des institutions et des entreprises.)
Les acteurs des classes dirigeantes ont souvent été partagés entre la tradition (filière privée, enseignement catholique, universités catholiques) et le « vent de la contestation », entre gens de bonnes familles bien entendu (enseignement laïc, université libre, écoles non dirigées par des prêtres.)
Le partage "classique" entre socio-chrétiens/libéraux a donc permis de nombreux échanges, pendant de nombreuses années.
Ce système a permis à de nombreux transfuges de faire carrière malgré les revirements politiques, car comme le rappelait un député socialiste dans les années 80, « pas de problèmes quand tout le monde se connait, se fréquente en dehors des discussions politiques animées : tout le monde se respecte. »
J'ajouterais... Et tout le monde s'entend pour partager la galette…
L'arrivée fracassante du mouvement social, via le POB (ancienne dénomination du parti socialiste), a éveillé les craintes d'assister à une montée en puissance des idées choquantes, dérangeantes que véhiculait l'idéologie communiste/socialiste.
Les craintes étaient de voir disparaître un mode de vie « à la Belge », la paix apparente sociale et plus tard, d'assister à une invasion politique extérieure par le biais du Parti et du Komintern, en directe relation avec Moscou.
Tout notre Beau-Monde politique s'est vu choqué et horrifié de devoir concéder aux "petites-gens" des droits similaires aux riches ou de permettre que la voix (électorale) d'un ouvrier ou d'un pauvre, soit identique à celle d'un patron ou d'un propriétaire de 12 immeubles répartis entre la côte Belge et les Ardennes, en n’oubliant pas, le petit pied-à-terre en face de la Bourse de Bruxelles, pour être plus proche des transactions financières qui « rapportent » et accessoirement y loger sa poule ou son giton, sans être vu par les voisins ou les collègues qui jaseraient, c'est certain.

Soyons conscients qu'avant, en politique, personne n'était pauvre. Qu'il existe des liens solides entre la politique et le monde des affaires et que ces liens existent toujours.

La période 1930 – 1960
:

Pour prévenir les débordements, pour "se protéger" alors que personne ne voulait vraiment financer la sécurité, les soins de santé ou l'éducation (c'est une constante historique dans beaucoup de pays) certains élus politiques ont encouragé fortement l'encadrement politique, socio-idéologique "au berceau", en s'inspirant parfois de modèles inquiétants (propagandes fasciste ou communiste) pour conserver, attirer, former la jeunesse à l'Idée Générale du Bonheur Social, que chaque parti se réservait de promouvoir pour la future société belge.

Prenons un exemple qui fera sursauter plus d'un(e) d'entre nous : la Belgique est fidèle à de nombreux mouvements de jeunesse, le Scoutisme en est l'un des principaux.
Si nous restons dans les concepts simples, d'entente sociale et de découverte de l'autre, on évite d'utiliser des mots qui vexent comme, endoctrinement, embrigadement,... Même en douceur.
Le problème en devient un quand nous envisageons d'évoquer ces termes dans le cadre de milices, groupements parfois armés.

Les partis traditionnels -comme nous les appelons hypocritement ainsi depuis quelques années- dans le but de se réserver un électorat, un public-cible, des membres recruteurs (véritables animateurs des recrutements et que l'on se doit de rétribuer financièrement ou par des faveurs, avantages, aides diverses) qui constitueront des cellules de propagande ou de promotion d'idées si vous préférez, pour séduire, former, encadrer le plus de personnes possibles, les jeunes en priorité, ont investi (financièrement et idéologiquement) pour affronter, sur le même terrain, les partis considérés comme marginaux.

Pour certains, mes propos sont choquants et j'en suis bien conscient mais il faut comprendre ce que la Belgique a traversé comme bouleversements, quelles influences et quelles énergies se sont déployées sur une aussi petite surface et dans un laps de temps si court.

En comprenant le contexte de l'après-guerre (1945) où la désorganisation était totale : le gouvernement avait pris la fuite, abandonnant le pays à l'occupant, le Roi s'était "sauvé" et vivait en captivité car les éléments de la Brigade Piron avaient promis de rapporter sa tête, suite à l'incident de la "lettre au Führer Hitler" dans laquelle, notre bon Léopold III -après avoir perdu la cote suite au décès d'Astrid, reine des Pays nordiques, aimée par le Peuple belge, lors d'un accident de voiture avant guerre, filait joyeusement noce et mariage morganatique avec Mme Baels, fille d’un extrémiste notoire- s'était adressé à A. Hitler en lui suppliant d'être bienveillant car en somme, nous étions tous germains (et pas que cousins)...

Les réseaux de résistance avaient été formés, armés par les Alliés et déjà, on parlait de changer le visage de la Belgique autour d'un feu dans le maquis, en balayant les lâches et les tyrans grâce à l'Internationale…

Cette période a été marquée par de nombreux incidents (refus de rendre les armes, demande de constitution d'un gouvernement militaire de transition, mise sous tutelle alliée, bref évitons de tout détailler) mais en fin de compte : pour assurer la continuité et éviter la montée en puissance des communistes/socialistes, le gouvernement est revenu, petits changements mineurs pour ne pas trop choquer et nous revoilà partis ! A cela près que le Roi était toujours en captivité "de sauvegarde" et qu'il fallait donc assurer l'intérim par un régent.

~

Pour revenir au point principal, les partis ont essayé d'instiguer des modèles, de trouver des leaders et ils ont été bien servis après guerre. A leur décharge, on peut dire qu'ils ont encouragé, favorisé, en évitant d'interdire au mieux, les groupuscules ou les groupements. Certains ministres ont même encouragé les mouvements en autorisant des jeunes à pratiquer des "stages" dans des casernes militaires belges (voir le très regretté R. HAQUIN sur ce sujet in "l'Orchestre Noir.")

Au-delà des formations et instructions sur l'organisation de structures paramilitaires, nombreux groupuscules ont eu accès à des informations confidentielles (vie privée) ont reçu l'assistance des autorités gouvernementales (pseudo colleur d'affiche etc...) des services de l'Etat (Gendarmerie, Sureté...) et parfois un coup de main des entreprises privées (pseudo sponsor) ou de groupes de pressions (lobbys.)

A force d'être sollicité, encouragé, remercié, de "rendre services" à des personnalités, on peut parler de création d'un certain pouvoir ou d'un pouvoir certain...
Le contrôle et l'encadrement rationnel a dérapé, disparu. Ce nouveau pouvoir ou "contre-pouvoir" n'a pas inquiété les politiciens ni les chefs de partis qui restaient persuadés que le contrôle était total et qu'ils ne risquaient pas d'être confrontés à des surprises car aucun soucis n'existait, en apparence.

C'est à ce moment qu'entre en ligne de compte, les officiers de réserve.

Par peur contextuelle, ou paranoïa (c'est selon) l'idée de palier les risques d'une trahison des Hauts-gradés de l'Armée fut évoquée.
Selon plusieurs rapports des services secrets belges et alliés, la question de l'adhésion aux valeurs du Socialisme/Communisme par certains militaires de l'Armée de métier, fut posée et effraya quelques hommes politiques. Que s'était-il passé dans certains pays devenus communistes ? L'Armée régulière avait parfois soutenu les révolutionnaires... Que penser ?
Selon les informations du Renseignement militaire de l'époque, les armées du Pacte de Varsovie ne cessaient de multiplier leurs unités blindées, leurs parcs d'artillerie mobile, augmentaient la proportion d'armes lourdes et d'appui-feu de corps à divisions, de divisions à brigades, les troupes du Pacte renforçaient leur puissance de « choc... »
Pour les non initiés, l'Armée Rouge et ses alliés (parfois forcés) se constituaient un outil d'attaque, d’invasion, pas de défense.
Autant dire que de vieux démons étaient fréquemment évoqués au Shape et dans les couloirs de l'Otan puis dans nos états-majors. La Belgique ne présentait pas vraiment d'intérêt-clé pour une conquête soviétique mais la capture des sièges des institutions évoquées plus haut furent un motif suffisant pour entreprendre un travail de (re)motivation de l'armée, pas celle de métier mais celle "de réserve", constituée par les « forces vives du royaume », le dernier "rempart" de la Liberté, patati et patata.

Un ex-ministre de la Défense, célèbre pour ses boudins, « sa pipe et son loden déchiré » devenu politiquement plus important par la suite, social-chrétien pur (et dur) a défendu le principe -il n'était pas le seul- d'une défense territoriale intégrée à la population, c'est-à-dire de créer une "armée des ombres" capable de faire (sur)face, en cas d'invasion par les troupes du Pacte de Varsovie à une défaite de l'armée régulière (ou de la défection/trahison de celle-ci) d'organiser une résistance d'usure (sur le modèle vietnamien des années 60’s ou espagnol, voir campagne de Napoléon en Espagne) ou "guérilla", terme souvent évoqué dans les états-majors, dans les années 1970-1990.

Pourquoi ?

Les exemples historiques avaient montré que l'ABL était incapable de faire face à l’attaque d'une armée plus forte qu'elle. Que le "coup des écluses (Yser) ne remarcherait pas mais surtout, que les stratèges et conseillers militaires, après concertation, avaient rendus un verdict bien inquiétant : en cas d'attaque du Pacte de Varsovie, contre l'Europe occidentale, et en cas d'appui des partis Communistes/socialistes, des syndicats (pour les US ces termes sont rarement dissociables) français et italiens et en cas de réveil des groupuscules procommunistes en Allemagne de l'Ouest (RFA), la création d'un Bloc unifié Est/Ouest sur le continent européen, prendrait un mois tout au plus. Les troupes NATO seraient balayées, surclassée par la puissance de feu, le front percé à de multiples endroits, les arrières harcelés par la guérilla des milices procommunistes, des « rouges européens. »
Le recours à l'arme atomique devrait sérieusement être envisagé sur le sol allemand.
Voilà l'analyse particulièrement réjouissante à laquelle, décideurs, états-majors et politiciens furent confrontés, grâce aux bons soins de nos alliés…
Ces principes étaient encore débattus, stratégiquement et tactiquement jusqu’à la fin des années 80.

Comment faire face ?

Le seul moyen de ne pas permettre au ciment soviétique de prendre, serait de contribuer à y insérer des agents infiltrés, résistants, idéologiquement situés à l'opposé du spectre politique (l'autre extrême) et correctement entraînés, formés à certaines techniques de guerre urbaine, au maniement d'armes précises ou destructrices de blindés, à l’utilisation d’attaques déstabilisatrices, c’est-à-dire organiser une force de défense de la Patrie, une armée non régulière capable de mener à bien une « guérilla », ce mode de combat qui a tant donné de fils à retordre à l'armée US au Vietnam, ou à l'armée soviétique en Afghanistan...

Qui former et comment ?

"La Nation en danger" : les bases de défense de la souveraineté d’un Etat par les citoyens, non professionnels de la guerre.
Ces idées émanent directement de l'Armée Révolutionnaire (1789-1799) Française et ont été encouragées par de nombreux militaires de métier : Napoléon s'est servi et a abusé de la conscription au point de conquérir l'Europe et de décimer une génération complète en Europe,
Commentaire récent : M. Bigeard, général français médiatique, a déclaré lors de la question du Service militaire à supprimer en France : « une armée de métier pour la France ? Donnez-moi des appelés, et à forces égales, je gagnerais n'importe quelle bataille. »
Ce type de réflexions a toujours servi à se départir d'une armée de métiers, de professionnels dont la maîtrise de certaines compétences, dont la masse et l'esprit de corps font peur aux politiciens de tous bords depuis la Grèce antique.
Les "réservistes" ont donc été privilégiés, encouragés à participer à des exercices, des "rappels" et des manœuvres militaires, pour se retrouver, « faire corps ensemble » et pour partager certaines vues, reparler en toute tranquillité d’une certaine conception du Monde et de la vie, passée sous silence suite à certains débordements pendant la Seconde Guerre mondiale.
Certaines théories, associées aux peurs de la différence, de l’étranger (cf. 1978 et l’arrivée des futurs « nouveaux Belges ») ainsi que la culture de la haine raciale, suite à certains déboires rencontrés dans les ex-colonies de la Belgique, ce « passé » glorieux perdu, le tout assaisonné à la théorie du « Nord » toujours performant par rapport au « Sud » toujours en grèves (faute des syndicats) ont permis à certains groupes d’extrême-droite, de promouvoir une doctrine, au Bar du Mess des Officiers, où après quelques bières, nombreux furent ceux qui partagèrent, sans gène aucune, la rancœur d’avoir « en somme perdu la guerre » : la R.F.A mieux lotie économiquement que la Belgique, plus de colonies, plus de reconnaissance internationale, la perte à terme de la souveraineté totale au profits d’instances internationales…
Les officiers de réserve ont reçu un statut privilégié : grades réels, uniformes et le toutim.
Pour comparer, dans d'autres pays, il existe une réserve militaire, de soldats, pour créer des divisions mobilisables en cas de conflits. Mais le droit de commander, "d'ordonner" est garanti aux militaires de carrière, aux officiers de l'Armée active. Pas question d'avoir un "officier du week-end" qui colle un mauvais rapport à un sous-officier de l'actif (par opposition à la réserve) et qui lui grille toutes possibilités d'avancement de carrière. En Belgique, c'était possible.

Pour former et encadrer les réserves, quoi de plus logique que d'organiser les troupes entre "personnes de la réserve."
Les états-majors ont redistribué les cartes (et les officiers ayant un passé à (ré)utiliser, dans les forces spéciales par exemple, tant de l'actif que dans la réserve) pour permettre de former, instruire et encadrer une "réserve motivée" utilisables en cas d'invasion.

Il en fut de même pour certains groupuscules extrémistes : V.M.O., W.N.P. etc.
Ces groupes sont d’ailleurs cités dans les dossiers conjoints.

Une partie des formations a été assurée par certains membres de la Sureté de l'Etat (ou se prétendant comme tels) de gendarmes, d'instructeurs tirs/armes de la Gendarmerie elle-même tous ou en partie, sympathisants d'un certain Ordre, d'une certaine conception de l'Etat, d’une forme bien étrange de Démocratie.

Voilà pour la question des officiers de réserve, évoquée sans le dire clairement par différentes personnes.

(Désolé d’avoir été long)

SII
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michel
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MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 16:26

Mais vous pouvez être long SII! C'est très intéressant.

Tout cela me fait penser à Gladio. Mais encore faut-il oser passer aux actes.

_________________
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( Dr. Robert RENDU)
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CharlyN
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 16:57

A SII

1. Savez-vous quelque chose de l'« Opération bleue » évoquée en commission d'enquête parlementaire et que le gendarme Amory décrit comme une tentative de coup d'état ?

2. En quelle année était-ce ?

On a évoqué sur ce forum ( je ne sais plus où ) le rôle des 4 Ch Ch et 7 Recce basés à Arnsberg (RFA). Or, il se fait que j'y ai effectué mon SM ( nul n'est parfait ) en 71/72. A cette époque, nous avons eu droit à une alerte réelle et tout notre petit monde est allé se positionner à l'endroit L ( avec charroi ) en tenue de combat ... pendant 24 heures... Et fin d'alerte... Y-aurait-il un lien entre ces points 1. et 2. ?
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SII



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MessageSujet: Brèves   Mar 17 Avr 2007 - 17:28

A CharlyN :

1. oui
2. pas de lien à ma connaissance.

A Michel :

Oui, Gladio était très actif en Belgique.
Au moment de la pseudo-commission d'enquête, la seule crainte était de voir les noms publiés.

A Undercover :
oui pour M à cause de la publicité.
Le problème mercenaires est toujours en opposition à des groupes commandés, dans les thèses d'enquêtes.
Mais rien n'exclut la possibilité que les "deux vagues principales" fussent menées par des hommes différents (ou dont les groupes variaient) mais formés et équipés des mêmes armes : mix mercenaires/troupes spéciales.
Les points d'impacts et la dispersion des balles indiquent une maîtrise des tirs, pas une frénésie. Cela prouve, selon mon expérience, que nous devons envisager que les tireurs étaient formés ensemble, ou ce qui est pire, qu'ils ont effectué des "répétitions" avant de pauser leurs actes au grand jour.

A mon humble avis,

SII
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CharlyN
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 17:56

SII a écrit:
A CharlyN :
1. oui
2. pas de lien à ma connaissance.
SII
C'est trop tentant ... Et au-delà du " oui ", puis-je vous demander d'expliciter ?
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PDB
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 18:19

Tout ce qui précède est très interessant...
Dans le même ordre, voici un extrait du livre "Les Protocoles de Sion" dont la Vice Première (socialiste) et Ministre de la Justice Laurette Onkelinx a demandé les possibilités de le faire interdire, à l'OCAM (groupe anti-terroriste), à la Police Fédérale et à la Sûreté de l'Etat..., poussé par le Parlementaire Claude Marinower, ami du Président Israélien inculpé deux fois de viol sur ses secretaires... (pour ne pas embrumer, je tais ici ce qui en est de l'ex-mari de Laurette Onkelinx)...

Page 384 à 388

« Bonjour, nous avons un ami en commun ! »

« Exact…, il paraît que vous pourriez éclairer ma lanterne sur des militaires du début des années 80 ! »

« Prenez de quoi écrire car je ne répèterais pas deux fois ce que je vais vous dire… »

« Ok, je suis prêt ! »

« Entre 1972 et 1973 j’étais caserné en Allemagne, à proximité de la ville appelée Niehl, dans la 12ième compagnie de transport militaire Belge. Notre compagnie comptait 120 têtes réparties en chambre de 10. Durant 12 mois j’ai partagé la chambre avec des gars qui pour certain allaient devenir des amis pour la vie, du moins on le croyait tous… Parmi eux, il y avait un certain Patrick v.H. de Lasne (commune bourgeoise de la banlieue de Bruxelles) ainsi que Michel F. de Neder Over Hembeek. Il y avait aussi un très calme que l’on surnommait ‘le fermier’ et dont je ne me souviens que du prénom et de la première lettre de son nom ; François G. Des garçons tout à fait banals et sans problèmes.
A l’époque et sans que cela n’attire trop notre attention, une section des « Forces spéciales US » débarquait de nuit dans notre caserne ou un commando de la 13ième compagnie du 1er para de Diest en Belgique les rejoignait pour des opérations spéciales et top secrètes. C’est par hasard que j’ai, pour la première fois, entendu parlé du SDRA-8, nom de code pour un groupe appelé Gladio… Quelques mois après la ‘Quille’ et alors que je venais d’avoir 21 ans, deux gendarmes se sont présentés au domicile de mes parents en demandant à me voir ! Le premier se présenta comme le Major François et l’autre comme étant sous-lieutenant, sans nom... Le but de leur visite, était de m’inclure dans une section secrète dépendant de L’OTAN pour l’infiltration et le renseignement et s’appelant Gladio ! Méfiant et parce que la vie militaire ne m’avait pas laissé que des bons souvenirs, je leur ai demandé un temps de réflexion avant de donner m’a réponse…
J’en ai profité pour disparaître sur une plate forme pétrolière au sud de l’Afrique. 4 ans plus tard, en 1978, je suis revenu en Belgique quelques jours à la demande de mes parents pour les réveillons de fin d’année, c’est en voulant reprendre contact avec Patrick v.H. au domicile de ces parents rue B. E., à Lasnes, que j’appris son suicide quelques mois après mon départ. Par le plus grand des hasards et malgré ma discrétion, un autre ami de régiment, Frédéric H. apprit mon retour et me contacta !
Il m’expliqua alors comment Patrick v.H., notre ami commun, avait intégré un groupe appelé Gladio et ses craintes qui en découlèrent suite à des entraînements très particuliers dans la base militaire de Bourg Léopold. C’est là qu’il rencontra un certain Stéphane H., véritable fanatique de l’extrême droite qui partait régulièrement en Tchécoslovaquie faire des stages para-militaires intensifs. Particularité du personnage, il mesurait 1.94m !!!
Toujours selon Frédéric H., Patrick cherchait une solution pour sortir de ce groupe et lorsque qu’il en fit la demande officielle on le retrouva pendu…
Sans demander mon reste et prendre le soin de dire au revoir à Frédéric H., j’ai alors décidé de quitter définitivement la Belgique.
10 ans ont passé, puis je suis revenu quelques semaines en Belgique voir ma famille et faire quelques formalités, c’est à ce moment là que j’ai entendu parler des tueurs du brabant et de leurs ‘Massacres’. Parce que je m'étais construit une vie à l’étranger, je suis reparti à nouveau pour dix années. C’est la mort de mes parents qui a provoqué cette fois mon retour en 1998...
Alors que je me présentais dans un bureau de police pour la mise en ordre de certains papiers, je suis resté figé devant une affiche jaunie représentant les portraits robots des fameux tueurs du brabant ! Malgré les années et le changement physionomique j'ai reconnu presque instantanément 4 de mes anciens compagnons de chambrée… Le doute aurait été permis si un seul visage avait une ressemblance, mais 4 cela devenait une évidence. Voilà ce que je peux vous dire sur les tueurs du brabant, maintenant il ne tient qu’à vous de faire des recherches pour confirmer tout ce que je viens de vous dire. Je vous souhaite bonne chance !

L’anonyme interrompt la communication instantanément sans me laisser le temps de lui poser une autre question…
Comme pour « Popolino » ou avec Monsieur René, je ne sais pas si je dois sauter de joie ou vraiment commencer à avoir peur.
Parce que la curiosité sera toujours la plus forte, quelques jours plus tard, je retrouve la trace d’un adjudant chef, Mr S., de l’époque qui me confirme la présence de la 12ième compagnie de transport à Niehl et son transfert précipité en 1990 sans me donner d’autres explications. Je ne réalise pas de suite l’importance de ce qu’il m’annonce et ce n’est qu’en relisant toutes mes notes que je découvre un nouveau fait dû au hasard !
Le transfert de la 12ième compagnie correspond à la période ou M. Andreotti, président du conseil italien, créa un scandale en déposant un rapport sur l’existence d’un réseau occulte agissant sous le couvert de l’OTAN ! Le nom de ce réseau ; « Gladio ».
Bingo…
J'ai la dernière pièce manquante d’un mystère vieux de 30 ans. Il ne me reste plus qu’à rencontrer Madani Bouhouche pour voir sa réaction face à mes découvertes.
Fatalité, malchance ou hasard de la vie, quelque temps plus tard, et avant que je puisse le rencontrer, on le retrouve, mort, écrasé par l’arbre qu’il tentait d’abattre.
Vient ensuite la mort d’un grand journaliste et sûrement le meilleur « Dictionnaire » du dossier des tueurs, l’excellent René Haquin. Je suis peut-être le dernier à qui il aura transmis partie de ses connaissances sur l'affaire des tueurs du brabant... Mais, comme dit le proverbe « Jamais deux sans trois », René Philippe Dawant, un autre véritable archiviste du dossier et qui, de surcroît, préparait un livre sur le sujet, meurt lors d’une promenade à vélo…
Je suis le dernier qui sait et le dernier qui peut dévoiler cette affaire, à la limite de la prescription, sachant qu'on rétorquera n'importe quoi à mes écrits et que la « Justice » prétextera qu'elle n'a plus le temps d'instruire ni de faire le procès d'Assises... Belges, vous êtes baisés...

study
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PDB
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MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 18:47

Pages 388 à 394 du livre "interdit" "Les Protocoles de Sion" !

Le mois de janvier 2006 se termine, et malgré les risques, j’achève mon livre.
Cela fait des semaines que je ne vois plus de voiture me suivre et j’en déduis qu’ils ont fini par se fatiguer ou se résigner ...
Mon sentiment de victoire est de très courte durée, car Patrice me contacte, de Monaco, et me demande d’aller voir sur Internet !
À l’adresse qu’il m’indique, je découvre alors une série de messages, le concernant, qui justifieraient son lynchage en place publique.
Allant jusqu'à l’accuser de "pédophilie antisémite", il est évident que les auteurs n’ont d’autre objectif que de le discréditer ou de le briser moralement.
L’ampleur de ce véritable forum mythomanesque, fera intervenir la LICRA, à la demande de Patrice, mettant fin définitivement à la rumeur.
Constat surprenant, l’un des manipulateurs, Juif avoué, publiait des photos de l’armée israélienne ainsi que des textes sacrés Juifs et des chansons militaires en Hébreu comme supports à ces menaces…
Du racisme à l'envers, le pire est que ce personnage se revendiquait de la Licra, ce qui a obligé cet organisme à le désavouer, mais du bout des lèvres...
Patrice a attaqué ce loustic en Justice après une plainte avec constitution de partie civile auprès du Tribunal de Paris.
Il s'avèrera qu'il s'agit d'un agent Mossad...
Patrice, devenu méfiant, suite aux événements, ne se déplace plus que dans une Mercedes CL600 blindée, digne d’un chef d’État. Automatique, à cause de son genou... brisé à coup de barre de fer par des gorilles du Mossad lorsqu'ils ont "récupéré" Chamrate.
Un matin, Patrice passe me voir, il tient en main trois feuilles A4 dactylographiées qu'il me remet : « Lis tout ça et planque-le tout dans le coffre avec toutes les autres preuves, j'ai fait pareil dans un coffre à l'étranger... » !
Puis il disparaît en me disant : « Je suis pressé, on m'attend d'urgence... »
Je lis, et je tombe sur mon cul, c'est le témoignage écrit et signé de « Popolino » qu'il a envoyé à Patrice...

Monsieur De Bruyne, j'ai obtenu votre adresse par une indiscrétion de Patrick Henderickx. Je suis encore plongé dans la conversation que nous avons eu dernièrement, lui et moi, place Dumon, près de ses bureaux, à la fois charmé par cette personnalité étonnante que tout le monde saluait avec respect dans la galerie ou nous étions attablé et aussi abasourdi par son récit sur les tueries… Moi qui avait fait mon enquête toute personnelle dans ce dossier, parce que je voulais faire payer ceux qui avaient tenté de me faire porter le chapeau de ce dossier affreux et si sanglant…, je réalisais que l’homme en face de moi était bien renseigné et très justement renseigné sur cette affaire et sur les éléments concrets des raisons de ces tueries gratuites. Raison d’état !!!! Je ne savais pas m’arracher à son récit, je ne pouvais pas ne pas réaliser que ce personnage attachant avait touché au but. C’est pour cela que je veux absolument vous témoigner à la fois mon respect pour ce qu’il fait mais aussi pour apporter mon témoignage sur ce sanguinaire épisode que la Belgique à connu :
De 1971 à 1983 et sous prétexte d’une collaboration, anti-drogue étroite entre la Belgique et les USA, des agents américains s’installent dans leur Ambassade, Boulevard du Régent à Bruxelles, sous l’autorité du secrétaire d’ambassade un certain Jeff…, lui-même agent de la CIA. Parmi ces agents il y a James Guy, Paul Hamilton, à l’époque chef de la DEA-Europe, établie à l’ambassade américaine de Paris et surtout, un dénommé Frank Eaton ancien sheriff d’une petite ville des Etats-Unis. Jusqu’en 1980, ils se retrouvent très régulièrement dans les bureaux du Commandant François alors patron du B.N.D (Bureau National des Drogues). Ces spécialistes américains prennent en charge la formation des inspecteurs du BND et fournissent également au commandant François des indicateurs et informateurs. Les résultats sont immédiats et les arrestations se succèdent. En échange, Frank Eaton demande alors au commandant François et ses collègues de réunir des informations politiques sur certaines organisations et personnes de tendance progressiste ; les infos doivent être fichées et systématiquement transmises à un membre de l’ambassade, le fameux Jeff…
Parmi les membres du BND, on retrouve certains gendarmes comme Madani Bouhouche impliqué plus tard dans l’assassinat de Juan Mendez puis accusé d’un important vol d’arme à la gendarmerie ainsi que du meurtre d’un diamantaire d’Anvers, mais, surtout, membre actif du WNP. Il y a aussi un certain Martial Lekeu, grand ami du commandant et de Paul Latinus. Début 80 les méthodes du BND sont découvertes ce qui provoque l’arrestation provisoire du commandant François. En 1982 lui et ses acolytes de BND seront condamné a des peines légères et parfois conditionnelles. Sur le banc des accusés une place reste vide et non des moindres, l’agent américain Frank Eaton principal instigateur des faits reprochés. L’ambassade américaine fit savoir qu'il bénéficiait de l’immunité diplomatique et donc qu’il ne pouvait être poursuivit en Belgique
Manipulation, protection et corruption !
Oui c’est vrai et je confirme formellement et avec preuves si il le faut, qu’en 1983, suite aux premières tueries attribué si faussement à la bande du Brabant wallon, le groupe GRB de la police judiciaire de Bruxelles qui était dirigé par le commissaire Franz R. et l’empereur des ripoux Georges M., avait procédé à des arrestations avec un groupe important de policiers qui était sur les ordres d’un autre ripoux le commissaire Freddo G.
Sur certaines indications provenant du lourd milieu Bruxellois dont je faisais partie, ils avaient pu arrêter trois personnes chez qui on avait découvert des riot-guns à portée de main sous leur lit et les mêmes masques de carnaval qui avaient servi à l’attaque meurtrière du Delhaize de Beersel (ou le gérant du magasin avait été tué).
Ces personnes lors de leur interrogatoire avaient donné des faux alibis, l’un d’eux avait un squelette tatoué sur son bras, ce qui avait été indiqué par une caissière du magasin... et pour couronner le tout, deux des trois personnes avaient été reconnues formellement par plusieurs caissières comme des gens qui étaient venu un jour avant en repérage des lieux.
N’importe qui dans un cas pareil aurait été mis sur mandat d’arrêt, n’importe qui avec un passé judiciaire ou pas aurait dû subir la pression d’une incarcération au secret…
Et bien non, pas eux…
Eux, après 23h d’arrestation ont été remis en liberté sur intervention de Franz R. et surtout injonction du tristement célèbre procureur du Roi de Nivelles Jean Deprêtre… Le même qui avait tenté de faire comdamner les petits truands de la filière boraine. Avec, cerise sur le gâteau, interdiction formelle donnée aux enquêteurs Bruxellois de continuer leurs investigations…, alors que ces gens étaient des « junkies » et auraient certainement faiblis sur la contrainte d’une incarcération et la gravité des accusations.
Il y eut même une interdiction formelle d'avertir la presse !
Qui dit, que si nous avions pu continuer à savoir le pourquoi et la raison, nous n’aurions pas pu arriver à un résultat plus concret sur les commanditaires des premiers actes et qui sait, arrêter ce qui allait devenir plus tard le plus grand fait criminel du vingtième siècle en Belgique et le pourquoi de ce rôle étrange joué par Jean Deprêtre dans ce dossier-là et celui des borains qui semblaient presque jouir d'être les lampistes de cette mascadade... Pourquoi ces erreurs voulues ? Voila ce que je voulais témoigner.
Encore aujourd’hui, 20 après, cela me turlupine l’esprit et je pense sérieusement à travailler avec Patrick pour essayer de toucher au but, pour autant qu’on nous laisse vivre jusque là...
Je crains en effet pour ma vie, la vôtre et celle de Patrick. Veuillez conserver mon témoignage dans une cachette connue de vous seul.


study
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CharlyN
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 19:01

CharlyN a écrit:
SII a écrit:
A CharlyN :
1. oui
2. pas de lien à ma connaissance.
SII
C'est trop tentant ... Et au-delà du " oui ", puis-je vous demander d'expliciter ?
Ma question, posée à SII, étant noyée ( volontairement ? ) sous un flot de considérations, je me permets de la re-poster. Sorry pour le doublon.
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raygil

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Date d'inscription : 28/05/2006

MessageSujet: Les faits, rien que les faits.   Mar 17 Avr 2007 - 20:21

SII a écrit:
" Les points d'impacts et la dispersion des balles indiquent une maîtrise des tirs, pas une frénésie ".

Que connaissez-vous des points d'impacts dans les affaires qui nous occupent ?
Avez-vous des précisions que nous ne connaissons pas ?
Merci de nous informer.
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Re: Les faits, rien que les faits   Mar 17 Avr 2007 - 21:20

raygil a écrit:
SII a écrit:
" Les points d'impacts et la dispersion des balles indiquent une maîtrise des tirs, pas une frénésie ".

Que connaissez-vous des points d'impacts dans les affaires qui nous occupent ?
Avez-vous des précisions que nous ne connaissons pas ?
Merci de nous informer.

+1
C'est vrai, vos déscriptions sont troublantes.
Merci de nous répondre et permettez-moi de réitérer mes souhaits de bienvenue car votre lecture est instructive.
Ca nous change de certains !!!!
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SII



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Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: Tirs et (po2)balles   Mar 17 Avr 2007 - 22:01

Pour infos,
Exclamation
Les analyses et reconstitutions de scènes de tirs ont toujours 2 phases au minimum.
1° sur le terrain (calibrage des impacts, relevés d'empreintes, d'éclats ou de projectiles, tests chimiques, récupération de poudre, filtrage, état de dispersion des douilles, projections de souillures (sang, salive, os, matières du décor, etc) bref tout ce qui donne les indices de l'action et laisse les traces matérielles.
2° en labo (chambre de reconstitution) on analyse, sur base des relevés d'enquête, les vecteurs de tirs (avant on utilisait de la laine, des fils de pêche etc les matières ont varié selon les époques) c-à-d que partant des points d'impacts, on peut déterminer par rapport au cône de dispersion, d'où sont partis les projectiles... Par extension, comment ils ont été tirés... On vérifie l'écrasement des balles par rapport aux matières traversées (mesures) etc.
Un bras sûr ou contrôlé n'accroît pas le diamètre de la base du cône, ou si une arme est maniée par un débutant, les cadences d'impacts sont plus espacées du fait de l'absence de connaissance de réaction de l'arme, une douille métallique ou une balle, selon sa composition et de la puissance de l'arme (influence de la vélocité) laisse plus d'information à un expert qu'une balle creuse ou très molle... Par exemples...

Si certains d'entre vous sont chasseurs, tireurs sportifs, amateurs d'armes ou ex-TB, vous savez que le point important d'un tir réussi est -comme dans la plupart des sports de combat- le souffle, qui traduit le contrôle au moment de presser la détente, le stress, la tension et le contrôle cardiaque. Pour ceux qui ne comprennent pas, il suffit de visionner un film de kung-fu et vous comprendrez désormais pourquoi les combattants poussent des cris de chats qu'on égorge : c'est le contrôle du souffle. Pour la philo de l'art nous repasserons... Mais là ne sont pas les propos ce soir.
Un autre point est le "stress de bataille" : cette expression regroupe la capacité humaine, obtenue par conditionnement et émulation, à ne pas quitter une bataille ou un combat et à résister. Pour augmenter cette capacité, les armées se battaient "en lignes" (voir Guerre de Sécession, et Napoléon à la télé) épaules contre épaules, pour l'impression de soutien , jusqu'à ce que l'une des armées prenne le dessus sur l'autre et que l'une des parties ne cède, prise de panique et ne parte en débandade.
Ce stress de bataille, tout combattant, même expérimenté, même épuisé ou vétéran y est soumis et le perçoit durant chaque combat.
Il est possible, sur base de cette donnée de cataloguer un assassin ou un amateur : le langage du corps et l'état de la "crime scene" sont les critères d'analyses.
Exemples, le fait de tuer à bout portant quelqu'un augmente le stress de bataille, le fait d'encadrer des cibles dans un espace clos et de les exécuter au corps à corps ou dans un rayon de visée très proche sont des facteurs de hausses... Plus un groupe de combat est nombreux, plus la cible est éloignée, moins il y a de monde à surveiller, plus les cibles sont similaires (tailles, âge victimes/assassins) aux tueurs, moins le stress est important.
On parle de frénésie quand un tireur (souvent inexpérimenté ou dont le stress est trop important par rapport au contrôle) perd la maîtrise de ses actes et tire "sans visualisations" comme dans les films de guerre ou policiers à 5 francs qui passent à la télé..
Dans ces films, les protagonistes ont le temps de vider un arsenal de munitions avant d'être décoiffés par une explosion...
Les TB n'ont pas vidé des tonnes de munitions : ils ont tiré pour tuer. Stress maîtrisé.

SII
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