les tueries du Brabant

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 OTAN

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HERVE



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MessageSujet: Re: OTAN   Mar 6 Juin 2017 - 14:43


En ce qui concerne Henri Simonet, il a été au Cercle des Nations ...


https://rouges-flammes.blogspot.be/2015/03/avril-1970-les-etudiants-de-bruxelles.html







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HERVE



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MessageSujet: Re: OTAN   Sam 10 Juin 2017 - 6:26


https://fr.scribd.com/document/350872588/OTAN-Kissinger-1979

L'intervention de Kissinger lors de la conférence de 1979, publié dans la revue "Politique étrangère" à la même époque, numérisée et accessible dans le portail universitaire français "Persée".

http://www.persee.fr/docAsPDF/polit_0032-342x_1979_num_44_2_5896.pdf





Cet article est cité dans le document suivant, signé par Henri Simonet (un grand ami de Robert Close) :

http://www.persee.fr/docAsPDF/polit_0032-342x_1981_num_46_1_3038.pdf

Politique étrangère
Les puissances moyennes et la crise internationale
Henri Simonet

In: Politique étrangère, n°1 - 1981 - 46ᵉannée. pp. 35-42





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(...)





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HERVE



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MessageSujet: Re: OTAN   Lun 12 Juin 2017 - 11:57


LRTNF =  Long-Range Theater Nuclear Force

https://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=CRIS_883_0001

L'installation des armes nucléaires à longue portée (LRTNF) en Belgique

CRISP | « Courrier hebdomadaire du CRISP »
1980/18 n° 883-884 | pages 1 à 48
ISSN 0008-9664





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Loving and Leaving Washington: Reflections on Public Service
Par John N. Yochelson





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https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1984-28-page-1.htm

La dynamique du mouvement de paix en Belgique francophone

Courrier hebdomadaire du CRISP
1984/28 (n° 1053-1054)
DOI : 10.3917/cris.1053.0001





_ _ _ _ _

Voir aussi

https://www.grip.org/sites/grip.org/files/DOSSIERS_NOTES_ET_DOCUMENTS/ND-013.pdf





_ _ _ _ _


Note : la question des missiles va entraîner le départ de Henri Simonet du PS ...

https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1985-21-page-1.htm





(...)






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HERVE



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MessageSujet: Re: OTAN   Lun 12 Juin 2017 - 13:42


Sur Henri Simonet et Alfred Cahen, voir

http://www.lesoir.be/archive/d-19961121-W33EVV?referer=%2Farchives%2Frecherche%3Fdatefilter%3Danytime%26sort%3Ddate%2520asc%26word%3DHenri%2520simonet%252C%2520kissinger

Mais, cet autre ministre, l'ami Simonet (nous avons fait nos études ensemble) me fait bientôt directeur général de la politique. C'est le plus beau poste de la carrière ! Avec Henri, j'entreprendrai une tournée au Proche-Orient. Mais il ne faudra pas tellement de temps pour qu'il «saute» sur l'affaire des missiles. Par pure conviction, s'éloignant par la même occasion de son parti, le PS.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

CPSU = Communist Party of the Soviet Union
PSB = Parti socialiste belge

https://www.cia.gov/library/readingroom/docs/CIA-RDP83M00914R001900220040-8.pdf





(...)





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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Lun 2 Oct 2017 - 19:53

Par ce que nous avons la chance inestimable de pouvoir bénéficier sur Internet de toute une série de documentaires réalisés a priori par des gens de parfaite bonne foi, nous nous inscrivons sans restriction de pensée dans un contexte historique, essentiellement axé en l'occurrence sur l'Italie. Ainsi, il nous est permis de mieux connaître l'extrême droite italienne, les élites italiennes conservatrices ainsi que le réseau Gladio et ici, il faut rendre hommage au travail réalisé par la télévision suisse.
Nous nous inscrivons ainsi dans un contexte historique, celui des années de plomb. L'Italie apparaît comme le cœur du réacteur. Or, nous sommes dans un contexte très particulier. Ainsi, Aldo Moro avait vocation à faire rentrer dans le champ politique l'eurocommunisme. A partir de ce constat, toutes les supputations sont possibles sur le rôle des brigades rouges. Mais là n'est pas mon propos. Recentrons-nous sur notre pôle d'intérêt qui fait l'objet d'un certain nombre de recherches et d'investigations pour expliquer le phénomène des tueries du Brabant wallon.
Si effectivement, l'Italie où se situé l'une des bases les plus importantes de l'OTAN constituait une pièce très importante du puzzle, nul doute que la Belgique se trouvait tout autant au cœur du réacteur.
Cependant, le contexte politique de l'Italie et celui de la Belgique n'était pas le même.
Certes, il y avait une forte prévention vis-à-vis de l'installation des missiles Pershing sur le territoire belge mais il me semble que le phénomène de protestation résidait essentiellement dans le mouvement d'un certain nombre de personnes radicalisées et très probablement avec l'appui des éléments allemands en provenance des Grünen. Il n'y avait donc pas à mon avis de consensus de la part du peuple belge pour faire obstacle à l'installation de ces missiles. En outre, je vous suppose la question de savoir si d'une certaine manière, il n'était pas plus logique en définitive d'installer les missiles en question en Rhénanie ou dans le Palatinat, pour éviter tout effet de provocation. Vous me répondrez aisément que l'opinion publique allemande se serait opposée beaucoup plus facilement à une implantation au plus près du théâtre des opérations supposées. Reste une autre problématique. Et j'en viens donc à aux dangers potentiels de l'eurocommunisme. Nous revoici donc dans l'Italie de l'époque. Y avait-il en Belgique un risque potentiel d'une alliance entre les parties traditionnelles et un communisme actualisé et plus présentable pour la classe politique ? J'en viens aux élections de 1985. J'en viens aussi par définition à Alost. La Belgique m'a toujours paru un pays parfaitement verrouillé sur ce point particulier je ne parle pas des milieux conservateurs car nous sommes dans le domaine des acquis. Je veux parler de ce que nous pourrions considérer comme une gauche qui pourrait le cas échéant, se faire le vecteur d'une alliance avec une certaine forme de communisme qui, à mon avis n'était absolument pas représentatif chez vous, représentant en réalité une très infime partie de l'électorat. Tel n'était évidemment pas le cas après-guerre. Je me situe donc dans la ligne du temps. C'est-à-dire que j'ai une manière logique de présenter les choses et de me situer très précisément et très concrètement grosso modo entre 1982 et 1985. La société belge était en plein consumérisme. Elle n'avait visiblement aucune tentation de céder à une quelconque idéologie hétérodoxe. Il n'y avait donc aucun danger. Au surplus, et sans vouloir m'immiscer dans vos affaires intérieures, je n'ai pas vraiment le sentiment que le parti socialiste, tout à fait dominant pays wallon, avait pour objectif d'une manière ou d'une autre d'établir une jonction plus à gauche. Le parti socialiste belge a toujours été un parti social-démocrate (capitalisme rhénan ?). Ils se fonde sur une double force : le clientélisme d'une part, notamment au travers du mutualisme, et d'autre part l'absence d'un quelconque strabisme vers l'est. Il est donc patent indépendamment des querelles linguistiques, il existait un véritable consensus qui, d'une manière ou d'une autre, ne gênait nullement les forces d'outre-Atlantique. Il n'y avait donc en conséquence aucune raison particulière d'établir une stratégie de la tension sauf à considérer qu'il était peut-être nécessaire, d'une manière d'une autre, de donner plus de moyens à des entités comme la gendarmerie, ce qui constitue l'essence même d'un milieu conservateur, attaché à l'ordre. Donc, je ne vois pas très bien dans quelle mesure il faut établir un parallèle entre un État et un autre. Très cordialement à vous tous.
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Mar 3 Oct 2017 - 21:10

Citation :
Le 23 octobre 1983,400 000 personnes manifestent à Bruxelles. Elles exigent le retrait des missiles nucléaires que l'armée américaine vient d'installer dans le cadre d'un bouclier nucléaire face à une éventuelle menace soviétique. Il s'agit de la plus grande manifestation jamais organisée en Belgique et elle l'a été pour promouvoir la paix.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160923_00884980/la-belgique-terre-de-pacifistes-une-expo-nous-le-rappelle-a-mons

Dans ce reportage du JT de la RTBF du 23 octobre 1983, on constate la présence de divers acteurs politiques dans le défilé : Guy Spitaels, président du PS, Karel Van Miert, président du S.P., Olivier Deleuze, parlementaire Ecolo, Louis Van Geyt, président du P.C., Jef Houthuys, président de la C.S.C., Jeanine Wynants, présidente du M.O.C... Il faut également prêter attention aux propos tenus par Spitaels et Van Miert, qui chargaient tous les deux les libéraux - et Jean Gol en particulier pour Van Miert. Les libéraux, en effet, critiquaient vivement les positions des personnalités opposées à l'installation de ces missiles et les faisaient passer pour des agents à la solde de Moscou. C'était la guerre froide en Belgique aussi !

http://www.sonuma.be/archive/les-pacifistes-en-masse-%C3%A0-bruxelles

À noter également : il existait des mouvements de gauche et d'extrême-gauche dans les années 80 en Belgique. Ceux-ci furent perquisitionnés en 1984 suite aux attentats des CCC. C'était la fameuse "Opération Mammouth", une opération couverte par Jean Gol, ministre de la Justice... Le même Jean Gol qui couvrit un Commissaire de la Sûreté infiltré au WNP et qui repoussa, à trois reprises au moins (en 83, 85 et 88) l'idée d'une commission d'enquête parlementaire sur les tueries du Brabant.
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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Mar 3 Oct 2017 - 21:57

Je pense que vous ne me contredirez pas lorsque je fais une dichotomie entre les parties institutionnles, droite ou de gauche dont le vecteur est l'Atlantisme outre de manière tout à fait incidente par ailleurs les mouvements autonomes, radicalisés et qui me semblent par définition extrêmement minoritaires. Nous sommes donc dans un rapport de force. D'abord, à mon sens il n'avait pas de choix cruciaux. En revanche, il y avait un problème protestataire qui me paraît tout à fait minime. Aussi, ma question est celle-ci : comment déstabiliser d'une manière ou d'une autre un pays établi sur une forme de consensus et choisir le choix le plus illogique possible ; en l'occurrence une stratégie de la tension qui ne relevait que d'un combat tout à fait hypothétique et aléatiore et sans consistance réelle par rapport aux objectifs de l'OTAN et l'état du d'esprit d'un peuple à un moment donné ? Si vous me démontrez, à un moment donné donc, qu'il y avait en Belgique de manière potentielle une forme d'eurocommunisme, et par définition la capacité comme en Italie de générer une forme de confusion, j'opterai pour une manière totalement différente de concevoir les choses. Or, au regard des éléments à possession il ne m'est pas possible d'avaliser cette analyse.
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Mar 3 Oct 2017 - 23:00

Il y avait en Belgique, outre les organisations d'extrême-gauche, un parti socialiste puissant dont certains membres étaient opposés à certaines actions de l'OTAN, cf. vidéo ci-dessus dans laquelle les présidents des deux ailes du parti - la francophone et la flamande - font d'ailleurs des déclarations contre le parti libéral, preuve du clivage qui existait entre une droite soutenant l'Atlantisme sans réserve, et le PS donc. La gauche et la droite sont aujourd'hui le vecteur de l'Atlantisme, car le rideau de fer est tombé... Mais dans les années 80, en pleine guerre froide, ce n'était pas encore le cas, et certains critiquaient l'atlantisme au sein du PS. Et puis n'oublions pas que pour l'amérloc, un parti socialiste c'est déjà trop à gauche !
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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Mar 3 Oct 2017 - 23:16

J'apprécie cette contribution. Toutefois, vous faites abstraction visiblement de l'anticommunisme foncier des milieux socialistes de l'époque. Les partis socialistes disposaient d'un outil inestimable ; c'est-à-dire la Mutualité. Ce n'était pas du tout le cas en France. Donc il y avait la une très forte potentialité sur le plan financier. Le cas des socialistes belges faisait partie de l'internationale socialiste. A aucun moment il n'a été question d'un rapprochement avec un quelconque eurocommunisme au demeurant totalement inexistant chez vous. Que certaines voix se soient levées pour mettre en cause l'existence même de l'OTAN n'était que pure posture. Quant à l'appréciation qui a pu être portée par les États-Unis sur le parti socialiste belge,, permettez-moi de penser que ces gens là étaient vraiment très mal informés.
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 0:30

Je pense qu'il y avait quand même une fracture profonde entre la droite libérale et la gauche socialiste, et une peur que ces derniers soient infiltrés par des agents de Moscou. Revoyez la vidéo postée ci-dessus, les témoignages des deux présidents de parti en disent long sur l'état d'esprit de l'époque. Sans oublier qu'il existait une peur du communisme chez nous aussi - d'où l'existence de groupuscules d'extrême-droite souhaitant le combattre - et que des terroristes... communistes ont eu aussi commis des attentats sur le sol belge. Je rappelle aussi que la stratégie de la tension n'a pas comme unique but de lutter contre le communisme en Europe, mais vise également à renforcer l'appareil sécuritaire en créant un climat de tension poussant les gens à demander davantage de protection et de sécurité... Ce qui profite à ceux qui détiennent le pouvoir. Là encore, la droite belge - et ses alliés - était demandeuse de telles mesures. 30 ans plus tard, les cocos ont disparu, l'URSS a disparu, l'anti-Atlantisme a disparu... Mais l'OTAN est toujours là ! Et l'oligarchie qui domine l'Occident depuis des décennies aussi !
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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 0:52

Je n'ai pas de réponse sur la potentielle existence de la perspective d'un eurocommunisme en Belgique.
Je rappelle en outre que les socialistes étaient foncièrement anticommunistes.
Pour une analyse plus fine, je me réserve au préalable un repos méritoire santa
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 1:08

La situation belge n'était pas la même que la situation italienne sur ce point, même si nous avions un parti socialiste potentiellement infiltré et parfois caricaturé comme relai de Moscou, et des groupuscules de gauche plus extrême, dont certains commettaient des attentats à la bombe sur le sol belge. Cela n'invalide pas la théorie d'une une stratégie de la tension à la belge, adaptée au terrain belge, dans le cadre d'une stratégie globale, cf. le travail de Daniele Ganser. J'ai lu récemment une interview de René Haquin dans un numéro du magazine Avancées publié en 1999, et je suis assez d'accord avec son hypothèse à ce sujet.
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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 10:44

lrsn a écrit:
La situation belge n'était pas la même que la situation italienne sur ce point, même si nous avions un parti socialiste potentiellement infiltré et parfois caricaturé comme relai de Moscou, et des groupuscules de gauche plus extrême, dont certains commettaient des attentats à la bombe sur le sol belge. Cela n'invalide pas la théorie d'une une stratégie de la tension à la belge, adaptée au terrain belge, dans le cadre d'une stratégie globale, cf. le travail de Daniele Ganser. J'ai lu récemment une interview de René Haquin dans un numéro du magazine Avancées publié en 1999, et je suis assez d'accord avec son hypothèse à ce sujet.


Willy Claes (SP), Secrétaire général de l'OTAN du 17 octobre 1994 au 20 octobre 1995.(?).............
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Henry

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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 11:22

CS1958 a écrit:


Willy Claes (SP), Secrétaire général de l'OTAN du 17 octobre 1994 au 20 octobre 1995.(?).............

Forcé de démissionner suite à son implication dans le scandale de l'achat des hélicoptère "AGUSTA"
En Belgique, les noms de parti ne sont que des prénoms, les têtes pensantes mangent tous à la même table.
C'est normal, nous sommes un petit pays habile dans l'art du compromis.
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Jeu 5 Oct 2017 - 11:24

CS1958 a écrit:
lrsn a écrit:
La situation belge n'était pas la même que la situation italienne sur ce point, même si nous avions un parti socialiste potentiellement infiltré et parfois caricaturé comme relai de Moscou, et des groupuscules de gauche plus extrême, dont certains commettaient des attentats à la bombe sur le sol belge. Cela n'invalide pas la théorie d'une une stratégie de la tension à la belge, adaptée au terrain belge, dans le cadre d'une stratégie globale, cf. le travail de Daniele Ganser. J'ai lu récemment une interview de René Haquin dans un numéro du magazine Avancées publié en 1999, et je suis assez d'accord avec son hypothèse à ce sujet.


Willy Claes (SP), Secrétaire général de l'OTAN du 17 octobre 1994 au 20 octobre 1995.(?).............

Oui, quelques années après la chute du mur de Berlin, de l'URSS, de la fin du communisme, etc. 1994, ce n'est pas 1983.

En passant, le même Willy Claes a fait une déclaration intéressante à propos du groupe Bilderberg, groupe Bilderberg qui existe toujours depuis 1954, lui aussi.
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CS1958



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MessageSujet: Re: OTAN   Ven 6 Oct 2017 - 18:51

La Belgique dans l'OTAN (1949-2000)
parRik Coolsaet
Cairn info
5. CONFLIT D’ORIENTATIONS : EUROPÉANISME CONTRE ATLANTISME (1970-1980)
75
L’année 1975 marqua un temps fort de la politique de détente avec la signature de l’Acte final de Conférence sur la sécurité et la coopération signé à Helsinki, mais signa aussi les débuts de son enlisement, même si ce n’était pas immédiatement visible à l’époque. Les résultats de la détente généraient des frustrations grandissantes qui conduisirent en Europe, aux États-Unis et en Union soviétique à un refroidissement des relations entre l’Est et l’Ouest, déclenchant vers 1979 une nouvelle Guerre froide.
76
La politique étrangère belge redevint, à ce moment, grise et effacée – non seulement dans son contenu mais aussi dans sa forme, contrastant ainsi avec la période Spaak et la période Harmel. Les ministres successifs des Affaires étrangères Renaat Van Elslande (CVP, 1973-1977), Henri Simonet (PS, 1977-1980) et Charles-Ferdinand Nothomb (PSC, 1980-1981) se contentèrent pour l’essentiel de suivre le consensus existant au sein de l’OTAN, sans proposer dans ce cadre d’initiatives importantes ni mettre d’accents particuliers. Cette rupture de style s’accompagna d’un enlisement assez rapide de la tradition harmélienne du dialogue bilatéral avec des pays similaires du Pacte de Varsovie. Dès novembre 1974, Van Elslande dut réfuter devant la Chambre le reproche selon lequel la Belgique ne croyait plus en une politique spécifiquement belge en la matière : « Il est exact que la Belgique se met moins souvent seule en avant que par le passé, parce que le gouvernement est convaincu que l’intégration européenne est le but premier de notre politique étrangère et que nous réussissons donc progressivement à parler d’une seule voix, exerçant de la sorte une influence plus forte sur les événements mondiaux  [59][59] Chambre, Ann. parl., 26 novembre 1974, p. 381 – traduction.... » Henri Simonet disqualifia en termes plus abrupts l’instrument essentiel de la politique d’Harmel : « Auparavant, il arrivait souvent qu’on vante les mérites de ce qu’on appelait la ‘navette de conciliation’ de la diplomatie belge. Je n’en attends pas grand-chose. Faire mousser la dynamique du serrage de mains peut aussi être un prétexte à ne pas devoir se forger une politique propre. En misant tout sur un rôle de médiateur, on ne doit jamais prendre position – et je ne peux accepter cette solution de facilité  [60][60] P. VAN DE MEERSCHE, « Bilan Belgisch buitenlands beleid.... » Le nombre de contacts avec des pays d’Europe de l’Est diminua et atteignit sous Charles-Ferdinand Nothomb un creux absolu  [61][61] B. ADAM, « Sécurité de l’Europe et relance de l’UEO »,.... La politique d’Harmel sombra dans l’oubli et on n’y fit plus référence, ni en Belgique ni au sein de l’OTAN.
77
Sous Simonet, un fort accent fut mis pour la première fois, dans le cadre des négociations de la CSCE, sur le respect des droits de l’homme en Union soviétique et en Europe de l’Est, conformément à l’attitude analogue prise par le président américain Carter, afin notamment de tenir compte des critiques des conservateurs aux États-Unis  [62][62] J. DEAN, Watershed in Europe, Lexington, Lexington.... La Belgique fut également, avec le Danemark, le seul État membre de l’OTAN à respecter pendant un temps l’augmentation annuelle de 3 % du budget de la défense convenue en 1977  [63][63] R. J. BARNET, The Alliance, America, Europe, Japan..... Dans le courant des années 1970, la Belgique fut en outre le seul pays de l’OTAN à connaître une hausse annuelle constante de son budget de la défense en pourcentage du produit national brut, et à fournir ainsi l’effort relatif le plus important en la matière  [65][65] SIPRI, World armaments and disarmament, Yearbook 1983,.... La Belgique adopta un profil diplomatique bas ce qui, lié à la croissance constante de son budget de la défense, lui valut d’apparaître, jusqu’au début des années 1980, comme le meilleur élève de la classe atlantique.
78
Cette évolution entraîna dans le courant des années 1980, dans la classe politique belge et dans l’opinion publique, une division entre « atlantistes » – lesquels, aux yeux de ceux qui les critiquaient, restaient attachés à un cadre de coopération désuet et dépassé sous direction américaine – et « européens » (qualifiés également de « proeuropéens » ou de « gaullistes européens ») qui voulaient l’avènement d’une Europe de l’après-confrontation, d’ailleurs décrite sans beaucoup de précision, une « Europe européenne » qui s’inscrive dans le prolongement de la détente européenne des années 1960 et 1970  [66][66] B. CRAMER, « Le discours européen entre l’atlantisme.... Qu’une telle dichotomie puisse apparaître illustrait bien, pour la première fois, que l’unanimité par rapport à l’Europe atlantique, laquelle avait toujours fait coïncider coopération atlantique et construction européenne, était en train de s’éroder.
79
La différence entre atlantistes et proeuropéens prit une tournure concrète à l’occasion d’un programme d’installation de nouveaux missiles nucléaires à portée intermédiaire, ou « euromissiles », proposé par les États-Unis.
80
En décembre 1979, le Conseil de l’OTAN avait pris la décision d’installer de nouveaux missiles nucléaires américains en Europe. La mise en œuvre de cette décision devint très vite un article de foi en matière de loyauté atlantique. Mais en Europe, et aussi en Belgique, l’opposition à l’installation de ces missiles était largement répandue.
81
À partir de 1980, les missiles nucléaires devinrent des pièces maîtresses de l’échiquier politique belge. Le débat relatif à ces euromissiles déboucha une nouvelle fois sur de vives tensions politiques en Belgique, sur un fond de manifestations récurrentes qui rassemblaient des centaines de milliers de citoyens. La ligne de partage entre partisans et adversaires des missiles ne correspondait qu’en partie au clivage classique entre droite et gauche en politique belge. Chez les sociaux-chrétiens s’opposaient le mouvement ouvrier chrétien et la droite. Parmi les socialistes francophones et socialistes flamands il y avait une appréciation différente. Les premiers, bien qu’opposés à l’installation de missiles en Belgique, étaient plus sensibles à la position française, exprimée par le président français François Mitterrand à Bruxelles en octobre 1983 : « Les missiles sont à l’Est, les pacifistes sont à l’Ouest. » De leur côté, les socialistes flamands étaient plus proches des positions des socialistes ouest-allemands, plus favorables à la détente. Dans la famille libérale également, une opposition existait entre la jeune génération de libéraux flamands avec Guy Verhofstadt à leur tête, qui partageait également le point de vue du mouvement pacifiste, et leurs leaders.
82
Partisans et adversaires des euromissiles partaient de conceptions opposées de la politique de sécurité et d’une tout autre philosophie politique. Les partisans, avec pour figure de proue le ministre des Affaires étrangères Leo Tindemans (CVP), rappelaient le déséquilibre militaire, la menace idéologique émanant de l’Union soviétique et la nécessité d’y faire face en formant un front unanime – ce qui impliquait de souligner à nouveau le rôle central des États-Unis et de l’OTAN. Les adversaires, avec pour figure de proue le chef du groupe SP à la Chambre Louis Tobback, mettaient l’accent sur la nécessité de faire un effort plus important en matière de désarmement et de contrôle des armements ; à leurs yeux, la course aux armements représentait en soi un plus grand danger que l’attitude de l’Union soviétique. Ils reprochaient au gouvernement, et surtout au ministre des Affaires étrangères Tindemans, de ne plus mener de politique active et plaidaient pour que l’Europe en tant que telle joue un rôle plus actif pour rétablir la détente, basée sur une « sécurité réciproque », concept lancé par les sociaux-démocrates Olof Palme et Egon Bahr.
83
Le débat allait durer près de cinq ans. À partir de fin 1979 le Centre national d’action pour la paix et le développement (CNAPD) et le Vlaams Aktiekomitee tegen Atoomwapens (VAKA) organisèrent à intervalles régulières des grandes manifestations nationales, celle d’octobre 1983 dépassant les 300 000 personnes. La participation flamande y était très importante. Des parlementaires de tous les partis d’opposition y participèrent, ainsi que plusieurs dizaines d’élus CVP. En effet, ce parti comptait en son sein un fort courant favorable au report d’une décision d’implantation en Belgique, principalement situé dans l’aile ouvrière du parti  [67][67] X. MABILLE, La Belgique après la Seconde Guerre mondiale,....
84
Le 14 mars 1985, le gouvernement belge finit par autoriser l’installation de missiles nucléaires américains en Belgique. C’était là une défaite pour les pro-européens ; mais il s’avéra très vite que leurs idées avaient pris racine dans les conceptions belges en matière de sécurité internationale.
85
La semaine même où furent installés en Belgique les nouveaux missiles américains, Mikhaïl Gorbatchev succéda, à la tête de l’Union soviétique, à Constantin Tchernenko : c’était le troisième dirigeant du pays en moins de trente mois. Seule une minorité parmi les kremlinologues estimait qu’un changement de cap plus ou moins radical était en voie de se produire. Bien que Gorbatchev prit assez rapidement une série d’initiatives en matière de désarmement et de détente, au sein du Ministère belge des Affaires étrangères, tout comme à l’OTAN d’ailleurs, l’on persista à croire que Gorbatchev n’était pas porteur de changements fondamentaux dans la politique soviétique, que son action plus modérée avait plutôt, en fait, des effets déstabilisants et que l’objectif que poursuivait l’Union soviétique restait de garder l’Europe de l’Est sous son contrôle et de neutraliser l’Europe occidentale. Pour empêcher que l’Occident ne réagisse en rangs dispersés à cette politique soviétique, il fallait une coopération étroite avec les États-Unis. Trois décennies auparavant, les tentatives de rapprochement de Khrouchtchev avaient conduit aux mêmes mises en garde au sein de l’OTAN.
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Tout ceci forma l’arrière-plan de la dernière crise belgo-américaine de quelque importance dans le courant de la Guerre froide. En décembre 1987, les États-Unis et l’Union soviétique avaient conclu le traité FNI sur les euromissiles : il prévoyait la destruction de la nouvelle génération de missiles à portée intermédiaire, ceux contre lesquels le mouvement pacifiste avait manifesté en vain pendant tant d’années. Afin de compenser les capacités militaires perdues du fait du traité, l’OTAN entendait moderniser les missiles tactiques à courte portée restants  [68][68] Cf. à ce sujet B. ADAM, A DUMOULIN, É. REMACLE, La....
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Au sein du gouvernement belge, le ministre de la défense nationale Guy Coëme (PS) fut le premier, fin septembre 1988, à formuler des réserves à l’endroit de ce projet de modernisation des armements nucléaires tactiques. Cette modernisation lui semblait non seulement inopportune, vu la politique de Mikhaïl Gorbatchev, mais aussi en contradiction avec l’accord de gouvernement, lequel plaidait précisément pour des négociations sur ces systèmes d’armement. Toute décision en la matière paraissait d’autant moins souhaitable que Coëme avait été informé, par des canaux parallèles, que le ministre allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher nourrissait des réserves analogues – même s’il ne pouvait pas encore les exprimer à l’époque au sein de son gouvernement.
88
Le 21 octobre 1988, la Belgique décida qu’il était prématuré de se prononcer sur la modernisation en projet. Quand cette décision gouvernementale fut portée à la connaissance de ses alliés de l’OTAN, les fonctionnaires de l’Allliance n’en crurent pas leurs oreilles : ils ne s’attendaient pas à ce que la Belgique renonce à son attitude habituelle d’adhésion tacite à la modernisation. Les réactions ne se firent pas attendre. Des critiques particulièrement vives s’élevèrent contre la Belgique dans les rangs de l’OTAN. Manfred Wörner, le secrétaire général de l’OTAN de l’époque, était furieux et le secrétaire américain à la Défense allait battre froid pendant longtemps son collègue belge. En Belgique aussi, une partie de la presse critiqua la décision du gouvernement. D’aucuns parlèrent d’une courbe rentrante aussi maladroite que peu glorieuse. Le ministre des Relations extérieures Tindemans attaqua publiquement son collègue de la défense. Mais les réserves belges, exprimées par Guy Coëme, avaient fait de ce dossier de routine une affaire de haute importance politique. En Allemagne fédérale, le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher profita de l’occasion. Il accentua la pression sur le chancelier Helmut Kohl. Trois mois plus tard, l’Allemagne adopta la même position que la Belgique. La modernisation nucléaire tactique en projet se trouva, de ce fait, abandonnée.

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MessageSujet: Re: OTAN   Ven 6 Oct 2017 - 19:42

Je pense qu'il était utile de poster l'article ci-dessus qui permet de mieux se remettre dans le contexte de l'époque, d'ailleurs avec un certaine étonnement sur la rupture gauche/droite.
Derrière la responsabilité éventuelle de l'OTAN, se profilerait alors un scénario à la grecque ; c'est-à-dire la mise en place d'une certaine forme de dictature. Le raisonnement apparaît assez logique. Ainsi, nous avons affaire en Italie à des réseaux d'extrême gauche qui défrayent la chronique. En même temps, et pour modérer cette appréciation, un certain nombre de juges italiens honte très rapidement mit le doigt sur une application de mouvements d'extrême droite.
Reste une hypothèque : l'alliance de la démocratie chrétienne et de l'euro-communisme, ce qui est une hypothèse séduisante.
Qu'il s'agisse de l'Italie, de la Belgique avec les cellules communistes combattantes et le FRAP, nous sommes dans une logique aux termes de laquelle la manière de perpétrer se concrétise par des attentats à la bombe.
En France, apparaît Action directe. Mais ici, il n'est aucunement question a priori d'une éventuelle implication de l'OTAN puisque la France a quitté le commandement intégré dés 66 avec le général De Gaulle. En outre, la force de frappe, autrement dénommé la dissuasion permet à la France de faire l'économie d'assurer sa sécurité en dehors du bouclier américain.
A ce stade, nous sommes déjà confrontés à deux invraisemblances.
La thèse qui consiste à mettre en cause de manière directe ou indirecte l'OTAN ne peut que s'expliquer que par le danger éventuel du communisme. Cependant, en ce qui concerne la Belgique, nous constatons la lecture de l'article ci-dessus que les choses ne sont pas aussi simples.
Intéressons-nous maintenant à ce qui constitue notre seul et unique objet de préoccupation ; en l'occurrence les tueries du Brabant wallon.
Ici, il n'est nullement question d'attentats. Il existe quand même un certain consensus sur la nécessité de maintenir sur le territoire l'OTAN. Indépendamment d'ailleurs des préventions sur l'installation des missiles de croisière.
Il faut nous replacer dans le contexte de l'époque. Est-il réellement soutenable que d'une manière ou d'une autre, la première vague puisse être envisagée sous l'angle d'une volonté de déstabilisation du pays ? Évidemment non !
Il nous reste à aborder la seconde vague. Là encore, il n'est nullement question d'attentats de nature à créer une véritable volonté de se mettre d'une manière ou d'une autre sous la protection de l'OTAN. La problématique se résout alors à la nécessité de mettre en place un pouvoir fort. Or, cela s'avère improbable dans le contexte des démocraties occidentales. Surtout d'Europe du Nord. L'éventuelle nécessité de muscler l'appareil d'État, l'appareil répressif d'État et donc de lutter contre le banditisme car c'est comme cela que les choses sont ressenties, relève d'une logique d'optimisation des moyens. Or, il apparaît à la lecture du chapitre qui sauf erreur ou omission de ma part qui est consacrée à Tamise, que les dispositions dans ce sens ont été prises avant 1985. Déjà, me semble-t-il, la Belgique disposait de longue date de ce que j'appellerai en la matière « un maillon fort ». Je veux parler en l'occurrence de la gendarmerie. Celle-ci était considérée quasiment comme un État dans l'État. Elle était donc de réputée tout à fait à même, structurellement, de lutter contre tout phénomène de banditisme d'une quelconque envergure. Si nous prenons le problème dans un sens ou dans un autre, nous aboutissons aux résultats selon lequel il n'est nullement question d'une stratégie de la tension, en l'espèce en Belgique. En revanche, il m'apparaît que dans la manifestation de la vérité, le problème des compétences judiciaires territoriales ainsi que celui des oppositions culturelles ont abouties un véritable fiasco. En conclusion, c'est la méthode contextuelle qui doit être mise en cause.
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MessageSujet: Re: OTAN   Ven 6 Oct 2017 - 20:26

Le 14 mars 1985, le gouvernement belge finit par autoriser l’installation de missiles nucléaires américains en Belgique.
"ite missa est".
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lrsn



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MessageSujet: Re: OTAN   Ven 6 Oct 2017 - 20:48

Ite missa est, en effet Rolling Eyes
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michel-j



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MessageSujet: Re: OTAN   Sam 7 Oct 2017 - 10:41

Impossible d'envisager l'instauration d'un pouvoir militaire en Europe ? Quelle rigolade !...   A trop vouloir intellectualiser et rationaliser on s'expose bel et bien au risque "d'oublier"...   même l'histoire de son pays.
La visite que de Gaulle rendit à Massu en Allemagne au plus fort des "événements" de mai 68 n'aurait-elle eut pour but que la prise du thé, ou le besoin d'évoquer en popote des événements plus anciens, type "service de sécurité" en Algérie (alors territoire français) ?
Les listes de syndicaliste et anarchistes "bons à placer dans les stades" compilées par le SAC -grâce aux fichiers d'états fournis par les détenteurs d'une double carte "bleu-blanc-rouge", qu'ils soient flics, magistrats, hauts fonctionnaires ou appartenant aux service de l'ombre plus officiels- ne relèveraient-elles qu'une pure vue de l'esprit...   alors que sous l'égide d'individus -retrouvés dans l’organigramme de la section marseillaise après la tuerie d'Auriol- "aux manettes" le nombre des personnes fichées se retrouva multiplié par trois...   les deux tiers ajoutés étant constitués pour l'essentiel de patrons de commerces de nuit que la collusion Blémant-Guérini n'avait pû "mettre au pas" faute de dossiers de collaboration après guerre ?

L'extrême droite internationale (contrairement à son contre-pendant gauchiste peu apprécié des autorités, non moins dangereux, mais offrant surtout l'apparence opportune de la "provocation") fut on ne peut plus active dans ces années là...   à un point tel que, comme au bon vieux temps du Moyen-âge, on assista à des "échanges familiaux" curieux lors de congrès internationaux...   comme la fille d'un colonel Grec venue se coller en ménage avec un représentant de tout premier plan de la droite Belge "pure et dure" (abondamment cité ici, et auquel la SE tenta de coller une implication dans les TBW ( pas vrai Crevette ?  Very Happy)...  à une époque où s'éteignait les rêves d'un putsch militaire bel et bien mis sur pied au sein de l'armée et de la gendarmerie quelques années plus tôt...   putsch qui échoua uniquement par défection de l'homme politique pressenti...   à son insu.

Plus récemment, en France, n'a-t-on pas assisté à l'exécution d'un ministre en exercice devenu gênant pour les magouilles de la facho-sphère s'étant constitué en surpuissant pouvoir occulte en se prévalant de la "Résistance" ? Un assassinat grossièrement "maquillé" en suicide avec -au minimum- la complicité silencieuse des autorités mais qu'AUCUN président, ex-président ou ministre d'influence n'a depuis tenté d'éclaircir les rouages ?

Mais peut-être que pour apprécier certaines nuances du "tout va très bien" démocratique l'amère expérience de terrain s'avère indispensable ?
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