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 jean bultot

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dislairelucien



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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 4 Aoû 2010 - 9:51

michel a écrit:
dislairelucien a écrit:
A quoi ça sert aujourd'hui ce déballage permanent d'articles de Haquin datant de Mathusalem et portant sur les pérégrinations de Jean Bultot?

Ceci est donné à titre d'information et dans un ordre chronologique. Je ne vois pas en quoi cela constitue un inconvénient.

Je n'ai pas dit que c'était un inconvenient: j'ai demandé " à quoi ça sert? C'est tout .
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michel
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MessageSujet: Re: jean bultot   Lun 16 Aoû 2010 - 12:20

Mardi 4 décembre 1990
BRUXELLES
Date fixée pour
le retour de Bultot
Le gouvernement d'Afrique du Sud a, on le sait, autorisé l'extradition de l'ancien directeur adjoint de prison Jean Bultot, sur base de la demande belge fondée sur les trois condamnations par défaut (huit ans au total) prononcées contre lui. Hier, le ministre de la Justice Melchior Wathelet a précisé que la date du rapatriement de Jean Bultot a été fixée, entre le 6 décembre et le 21 janvier, mais qu'elle ne sera pas rendue publique. L'épouse de Jean Bultot est rentrée dimanche soir de Johannesburg, après avoir pu rendre visite jeudi à son mari. (R.Hq.)

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michel
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MessageSujet: Re: jean bultot   Lun 16 Aoû 2010 - 12:23

EXTRADE,BULTOT EST A FOREST POUR PARLER ET ETRE REJUGE.
HAQUIN,RENE
Samedi 15 décembre 1990
Extradé, Bultot est à Forest
pour parler et être rejugé
Sinon pour l'affaire Mendez, pourquoi avoir fui 58 mois, pour finir par accepter l'extradition? Une photo (volée?) peut impliquer Bultot dans les tueries.
Jean Bultot, 39 ans, l'ancien directeur-adjoint de la prison de Saint-Gilles disparu de Bruxelles depuis le 27 janvier 1986, en fuite au Paraguay puis en Afrique du Sud, où il fut arrêté le 8 novembre pour être extradé, est rentré hier à bord d'un C-130 militaire et a été incarcéré à la prison de Forest. La crainte d'un «accident» lors du rapatriement, que nourrissait sa femme rentrée de Johannesburg début décembre, ne s'est donc pas confirmée. Le retour s'est fait sans incident et le secret a été (presque) bien gardé: depuis deux jours, nous cherchions à vérifier l'information selon laquelle un Hercules C-130 du 15e wing de la Force aérienne avait décollé mercredi de Melsbroeck pour Kigali avec dans le plan de vol un détour par Johannesburg, ce que personne n'a voulu nous confirmer.
Le retour de Bultot s'est effectué sans incident, nous dit-on. Il a embarqué jeudi au début d'après-midi. L'appareil a refait une escale technique au Rwanda sur la route du retour. Bultot a été amené hier vers 13 heures à la prison de Forest. En forme et avec le moral. Vu les formalités d'incarcération, il n'a pas eu droit à la visite de 14 h. Peut-être pourra-t-il voir sa femme à la visite de ce matin à Forest.
Sans délai, son avocat, Me Guy François, de Bruxelles, va faire opposition aux trois condamnations prononcées par défaut contre Bultot: trois ans infligés à Bruxelles pour recel de titres, trois ans à Gand pour recel de vidéos, deux ans à Bruxelles pour dépôt illégal et fabrication de munitions.
Jean Bultot avait fui Bruxelles avec sa compagne et leur fils le 27 janvier 1986, au lendemain de l'arrestation à Nivelles d'une de ses connaissances, l'ancien gendarme Madani Bouhouche impliqué dans l'assassinat de l'ingénieur Mendez. Bultot fut «évacué» par une filière de l'extrême droite. Des amis du Front de la jeunesse rassemblèrent la famille à la frontière française, près de Mons, puis l'accompagnèrent jusqu'à la gare d'Austerlitz à Paris. Leur route de fuite passa ensuite par Madrid, puis Buenos Aires (où quelqu'un était prévenu de leur arrivée), enfin le Paraguay. Je suis en exil forcé, nous disait déjà Bultot en novembre 1986 quand nous l'avions retrouvé là-bas.
Si, comme il le prétend, son départ était étranger à l'arrestation de Bouhouche et s'il s'avère qu'il n'est pas impliqué dans l'assassinat de l'ingénieur Mendez début 1986, il reste au moins à vider la question de sa fuite. Avec le recul des années, Jean Bultot se demande en effet si certains «amis» ne l'ont pas un peu «poussé» à partir. S'il n'est pas inquiété dans les dossiers «tueries», il reste un témoin important à entendre. Car des adolescents découvrirent près d'un feu mourant au bois de la Houssière, le 9 novembre 1985, quelques heures avant la tuerie d'Alost, des chèques volés lors des tueries de Braine et Overijse (le 27 septembre 1985) et quelques indices qui concernaient directement Bultot.
Un bout de papier avec quelques mots («ventre», «genou»...) écrits de la main d'une ancienne amie, Claudine, une revue d'armes et quatre éléments de photos (deux morceaux d'une tête blonde qui pourrait être le fils de Jean Bultot, un morceau de blouson frappé d'un écusson, une manche de chemise écossaise).
Or, Jean Bultot se souvient d'un détail troublant: il avait perdu - ou on lui avait volé - son portefeuille et tous ses papiers au début octobre 1985 dans un snack, le «Non Stop», à Ixelles, géré par une ancienne hôtesse du club «Le Jonathan». Ce détail est confirmé à Saint-Gilles, où Bultot obtint un duplicata de carte d'identité, délivré le 11 octobre 1985. Les documents découverts un mois plus tard au bois de la Houssière pouvaient donc avoir été pris dans ce portefeuille.
Pour le reste, les multiples déclarations de Bultot faites par téléphone, du Paraguay ou d'Afrique du Sud, peuvent signifier qu'il a encore des «révélations» à faire ou qu'il n'a plus grand-chose à ajouter aux accusations sans preuves lancées contre Jean Gol, la Sûreté, des magistrats ou contre son ancien copain Bouhouche.
Il confirmera aussi avoir reçu par courrier au Paraguay des photocopies de pièces judiciaires expédiées par le jeune Jacques Lagasse (qui a été détenu au printemps pour ces faits). Comme il dira avoir bien vu à Asuncion à deux reprises, fin septembre 1989, l'ex-gendarme Beijer, en fuite après l'agression meurtrière commise avec Bouhouche chez le Libanais Suleiman à Anvers. A Asuncion, Beijer a aussi rencontré Jean-Marie Paul, en fuite au Paraguay depuis son crime au café «La Rotonde» à Laeken fin 1980. Bultot rentré, les enquêtes peuvent peut-être redémarrer...
RENÉ HAQUIN

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Jo001



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MessageSujet: Re: jean bultot   Lun 16 Aoû 2010 - 13:07

Bruno Vandeuren was named as a Gang of Nijvel member by Jean Bultot. Congressman and senator Hugo Coveliers went to investigate, but before he could speak to Vandeuren this person had been killed by a bullet in the head ...

http://www.isgp.eu/dutroux/Belgian_X_dossiers_alleged_assassinations.htm
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michel
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MessageSujet: Re: jean bultot   Mar 24 Aoû 2010 - 14:52

LE SURCOUT DU RETOUR DE BULTOT:869 000F A BRUXELLES ET A GAND,TROIS FOIS AU BANC DES ACCUSES DES JANVIER
HAQUIN,RENE
Lundi 17 décembre 1990
Le surcoût du retour de Bultot: 869.000 F
À Bruxelles et à Gand, trois fois
au banc des accusés dès janvier
Revenant samedi matin sur le rapatriement de Bultot en Belgique, le parquet de Bruxelles a précisé le montant de la facture du vol du C-130 militaire (onze heures à 79.000 F l'heure pour le vol aller et retour Kigali - aéroport militaire de Waterkloof, près de Pretoria), à charge du budget de la Justice. Trois membres de l'escadron spécial d'intervention de la gendarmerie et un médecin accompagnaient les deux équipages de la Force aérienne.
Après avoir fait escale à Kigali, jeudi soir, et au Caire, vendredi à 5 heures, le commandant de bord a reçu au dernier moment l'ordre de se poser à Beauvechain, vendredi à 12 h 30, d'où Bultot a été aussitôt transféré à la prison de Forest par un hélicoptère Puma de la gendarmerie.
Dès son arrivée, il a fait opposition aux trois condamnations (huit ans) prononcées contre lui par défaut à Bruxelles et à Gand et que lui notifiait le directeur de la prison. Selon son avocat, Me François, les trois dossiers pourraient être rejugés dès janvier ou février.
Bultot a également été interrogé vendredi comme témoin par le juge Hennart, en charge du dossier Mendez et des autres affaires mises à charge des anciens gendarmes Bouhouche et Beijer. Il a aussi reçu, samedi matin, la visite de son épouse.
Son transfèrement a été entouré des mêmes mesures de sécurité que pour le rapatriement du Brésil de Patrick Haemers: Bultot était menotté et est resté encagé pendant les vingt heures du vol retour.
R. Hq.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Dim 29 Aoû 2010 - 11:13

JUMET
Bultot interrogé
Extradé il y a dix jours d'Afrique du Sud et incarcéré à Forest, Jean Bultot, l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, a été transféré à la fin de la semaine dernière à la prison de Jamioulx.
Il a déjà été interrogé pendant de nombreuses heures comme témoin à la cellule de Jumet, chargée des enquêtes sur les tueries du Brabant, sous la direction du juge d'instruction carolorégien Hennuy. Des mesures de sécurité spéciales entourent tous ses déplacements. (R.Hq.)


Source : Le Soir, 24/12/1990

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billbalantines



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MessageSujet: Re: jean bultot   Dim 29 Aoû 2010 - 16:24

Jo001 a écrit:
Bruno Vandeuren was named as a Gang of Nijvel member by Jean Bultot. Congressman and senator Hugo Coveliers went to investigate, but before he could speak to Vandeuren this person had been killed by a bullet in the head ...

http://www.isgp.eu/dutroux/Belgian_X_dossiers_alleged_assassinations.htm

Dans la ligne du temps, si cela se révèle exact c'est troublant !
Et cela mérite que le nom de Vandeuren soit toujours bien dans le haut du classement comme 'executant'. Avec la nécessité de disposer de son organigramme relationnel.
J'en profite pour dire que mon retour de vacances va me permettre d'apporter à nouveau de régulière collaboration.
Bonjour à tous.
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MessageSujet: Re: jean bultot   Dim 29 Aoû 2010 - 17:10

billbalantines a écrit:
Jo001 a écrit:
Bruno Vandeuren was named as a Gang of Nijvel member by Jean Bultot. Congressman and senator Hugo Coveliers went to investigate, but before he could speak to Vandeuren this person had been killed by a bullet in the head ...

http://www.isgp.eu/dutroux/Belgian_X_dossiers_alleged_assassinations.htm

Dans la ligne du temps, si cela se révèle exact c'est troublant !
Et cela mérite que le nom de Vandeuren soit toujours bien dans le haut du classement comme 'executant'. Avec la nécessité de disposer de son organigramme relationnel.
J'en profite pour dire que mon retour de vacances va me permettre d'apporter à nouveau de régulière collaboration.
Bonjour à tous.

Content de vous revoir parmi nous bill.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mar 31 Aoû 2010 - 16:30


JEAN BULTOT DENONCE SES CONDITIONS DE DETENTION LA VOLONTE AFFIRMEE DE VENIR S'EXPLIQUER DEVANT LA JUSTICE BELGE
n.c.
Mercredi 9 janvier 1991
Jean Bultot dénonce ses conditions de détention
La volonté affirmée de venir
s'expliquer devant la justice belge
Extradé d'Afrique du Sud vers la Belgique le 14 décembre dernier, Jean Bultot continue à être interrogé par les enquêteurs chargés du dossier des tueries du Brabant wallon. Dans une lettre, datée de la prison de Forest où il est détenu, M. Bultot explique les raisons qui l'ont conduit à accepter la procédure d'extradition et dénonce ses conditions de détention: une violation de mes droits propres, écrit-il, qui, par rebondissement, pourraient salir la Justice toute entière.
Dans sa lettre, Jean Bultot affirme n'avoir pas fait opposition à la demande d'extradition formulée par la Belgique pour venir m'expliquer franchement devant la Justice belge. Mon attitude, écrit-il, a démontré ma volonté de me présenter en Belgique afin de répondre à trois inculpations où aucun acte de violence ne fut répertorié. J'avais décidé aussi de donner un maximum de renseignements aux juges saisis des dossiers «Mendez» et «Tueries du Brabant wallon». Malheureusement, poursuit-il, en réponse à mon attitude, Monsieur le ministre de la Justice a cru bon de me traiter comme un animal féroce. Jean Bultot évoque plus particulièrement son transfert vers la Belgique par avion militaire dans lequel il fut soit enchaîné à son siège, soit enfermé dans une cage. M. Bultot évoque également les fouilles corporelles particulièrement pointilleuses auxquelles il est soumis.
Jean Bultot revient sur ses confrontations passées avec la Justice belge: lorsque le 15 novembre 1985 je donne au substitut Van Lisbeth le nom de l'agresseur de l'armurerie Dekaise à Wavre, je suis placé sous mandat d'arrêt deux heures plus tard; lorsqu'en 1987, j'accepte de parler au capitaine Rousseau, il tombe dans un traquenard et est arrêté; maintenant que j'accepte de parler aux juges Hennart et Hennuy, je suis traité comme une bête malfaisante. Je ne vois aucun hasard dan
s tous ces évènements, mais une volonté délibérée de me faire taire, conclut M. Bultot.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 1 Sep 2010 - 10:35

BULTOT A RETROUVE LE COMPLET VESTON (SON FLINGUE EST RESTE AU VESTIAIRE)
n.c.
Vendredi 11 janvier 1991
Bultot a retrouvé le complet veston
L'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, Jean Bultot, a comparu jeudi matin devant la cour d'appel de Gand dans une tenue moins sportive et bariolée que lorsqu'il s'exhibait, armes à la main, en Amérique latine ou en Afrique du Sud. Après son extradition d'Afrique du Sud, Jean Bultot avait interjeté appel d'un jugement du tribunal correctionnel de Gand qui l'avait condamné pour recel d'appareils vidéo volés. La cour d'appel a remis l'affaire au 7 février étant donné que l'avocat de Jean Bultot, M. Verstringhe, était retenu jeudi devant la cour d'appel d'Anvers et qu'il désirait plus de temps pour examiner le dossier. L'avocat de GB-Inno-BM, qui s'était constitué partie civile, ne s'est pas opposé à la remise de l'affaire. Jean Bultot doit également comparaître le 31 janvier devant la 44e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles en opposition à deux jugements prononcés à son encontre par défaut pour l'affaire dite des «bons de caisse du curé de Wieze» et pour des faits de détention d'armes.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Ven 3 Sep 2010 - 13:54

COUR D'APPEL DE GAND:LE RETOUR DE JEAN BULTOT QUAND CE SERA FINI,NOUS FERONS NOS VALISES
HAQUIN,RENE
Vendredi 8 février 1991
Cour d'appel de Gand: le retour de Jean Bultot
«Quand ce sera fini, nous ferons nos valises»
Parti en catastrophe avec les siens il y a plus de cinq ans au Paraguay, alors que son ami Bouhouche venait d'être arrêté en janvier 1986 pour l'assassinat de l'ingénieur Mendez, l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, Jean Bultot, 39 ans, extradé le 14 décembre d'Afrique du Sud, est venu hier devant la cour d'appel de Gand faire opposition à la condamnation à trois ans (pour vingt-trois vidéos volés en 1985 à Waterloo et Haine-St-Pierre) infligée par défaut le 30 juin 1987, dans le cadre du procès de la bande de Baasrode (Destaercke, Van Esbroeck, Salesse et consorts). Il fera ensuite opposition à l'autre condamnation (cinq ans) encourue à Bruxelles.
Blaser, cravate, pantalon gris, le cheveu court et assagi contrastant avec la tignasse sauvage du Chaco paraguayen ou la casquette paramilitaire des faubourgs de Johannesburg, il a voulu tuer le mythe Bultot:
Sans mon nom, cité depuis six ans dans toutes les grosses affaires criminelles, il n'y aurait pas ici autant de gendarmes et de journalistes. Je ne suis pourtant inculpé dans aucun de ces dossiers, malgré un tas de témoignages défavorables. On a dit que je recrutais pour 200.000 F par mois pour entraîner des commandos à la déstabilisation, que j'avais des contacts avec la mafia asiatique, que j'allais au restaurant avec Beijer et Bouhouche et à des réunions secrètes avec de Bonvoisin et Degrelle, que les vols de vidéos devaient alimenter la caisse de l'extrême droite et que je jouais au monopoly avec des camps de concentration dans les cases. Tout cela est le fait de Léopold Van Esbroeck qui m'a chargé tant à Bruxelles qu'ici, intéressé par la prime de dix millions offerte par Delhaize après les tueries. Mais quand on est condamné par défaut à un total de huit ans et qu'on est «en exil», on se dit qu'on ne rentrera pas. Un fait nouveau m'a fait changer d'avis: je me suis marié, et mon cadeau de mariage, ce fut d'accepter de rentrer. Je ne voulais plus imposer aux miens la vie de fugitif...
Bultot demande à n'être puni que pour ce qu'il a fait. Selon une des versions de Van Esbroeck, c'est Bultot qui lui aurait demandé des vidéos «tombés du camion». Après le vol au Sarma de Waterloo et l'autre au GB de Haine-St-Pierre, Van Esbroeck et Salesse seraient venus, la nuit, aux rendez-vous de Bultot au cimetière d'Evere pour qu'il les emmène chez un certain Axel, à Evere, où fut entreposé le butin. Il y a plus d'une contradiction dans les versions des deux voleurs: c'est l'argument retenu par le bâtonnier Verstringhe pour demander un abaissement sensible de la peine et plaider le recel plutôt que le vol qualifié pour les vidéos de Waterloo (Bultot en reçut un), et l'acquittement pour le vol de Haine.
Mais l'avocat général Willy Acke demande la confirmation des trois ans de prison. Si Salesse et Van Esbroeck se contredisent, Axel, condamné à six mois pour recel, avait précisé n'avoir permis à Bultot d'entreposer des marchandises chez lui que parce que sa fonction inspirait confiance, mais il l'avait sommé de tout retirer au plus vite dès qu'il vit que c'étaient des vidéos sortis des emballages d'origine. Milcamps, un ami de Bultot, déclara aussi avoir refusé des vidéos volés que Bultot lui offrait à petit prix. Recruter des voleurs ne posait aucun problème à un directeur de prison, relève M. Acke. Pour ce fonctionnaire qui devait être au-dessus de tout soupçon, tous les moyens étaient bons pour obtenir de l'argent.
Bultot admet avoir mis Van Esbroeck en contact avec Axel et avoir eu pendant deux jours un vidéo. C'est Axel qui a payé Van Esbroeck cash, dit-il. Je suis venu ici en confiance demander justice. J'ai été déçu. Une fois que tout ceci sera fini, ma femme et moi ferons nos valises...
La cour rendra
son arrêt le 28 février.
RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 8 Sep 2010 - 13:27

PEINE REDUITE ET SURSIS PARTIEL POUR L'EX-DIRECTEUR DE LA PRISON DE SAINT-GILLES PREMIERE CONDAMNATION DEFINITIVE POUR BULTOT
HAQUIN,RENE
Vendredi 1er mars 1991
Peine réduite et sursis partiel pour l'ex-directeur de la prison de Saint-Gilles
Première condamnation définitive pour Bultot
La cour d'appel de Gand a ramené mercredi la peine de l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, Jean Bultot, à deux ans de prison, dont un avec sursis, et 12.000 F d'amende pour le recel d'appareils vidéo volés.
Bultot, extradé d'Afrique du Sud le 14 décembre dernier (où il vécut après un long séjour au Paraguay de 1986 à 1989), avait interjeté appel contre l'arrêt prononcé par défaut le 30 juin 1987, le condamnant à trois ans de prison ferme. La cour a estimé que Bultot était coupable du recel de 23 appareils vidéo, volés dans des magasins des firmes Sarma Penney et GB-Inno-BM en 1985 à Waterloo et à Haine-Saint-Pierre, et dont la valeur totale est évaluée à un million. Elle n'a pas retenu la complicité de Bultot au cambriolage.
Dans son arrêt, la Cour déclare avoir tenu compte de la nature, de l'ampleur et de la valeur du méfait, ainsi que de l'usage abusif que Bultot aurait fait de la fonction de directeur adjoint de prison.
La requête d'arrestation immédiate du prévenu n'a pas été retenue par la Cour. En pratique, cela ne change pas grand-chose au sort immédiat de Bultot, qui purge actuellement une autre peine de 5 ans de prison prononcée à Bruxelles. Bultot se présentera d'ailleurs le 21 mars devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour faire opposition à cette condamnation également prononcée par défaut et qui sanctionnait le recel de titres volés au curé de Wieze ainsi que la détention illégale de munitions. C'est avec ces affaires que Jean Bultot avait connu ses premiers ennuis en 1985, ayant pour ces faits été placé en détention préventive à deux reprises, cette année-là.
Le cambriolage de ces appareils vidéo a été mis en rapport avec les méfaits pour lesquels la «bande De Staerke» a été traduite en justice en 1987. Selon l'un des cambrioleurs, Léopold Van Esbroek, les bénéfices du cambriolage devaient servir à financer les activités de l'extrême droite.
Jean Bultot avait bien admis avoir appartenu à l'extrême droite, mais il avait aussi mis la Cour en garde contre les accusations diverses lancées contre lui principalement par Léopold Van Esbroeck, avait-il dit en substance lors de l'audience du 7 février dernier. Il avait aussi promis de boucler sa valise et de repartir à l'étranger, une fois que tout sera fini.
Depuis son extradition d'Afrique du Sud, Jean Bultot a été à de nombreuses reprises interrogé, principalement par les enquêteurs de la «cellule Brabant wallon» de Jumet, dans le cadre de dossiers liés aux tueries de Brabant ainsi que par le juge Hennart, dans le cadre de l'affaire Mendez. Précisons, comme il l'avait lui-même fait à Gand, qu'il n'est inculpé dans aucune de ces affaires.
La suite en correctionnelle le 21 mars, devant le président Fabri, à Bruxelles.
R. Hq.

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michel
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MessageSujet: Re: jean bultot   Ven 10 Sep 2010 - 10:59

L'EX-DIRECTEUR DE LA PRISON DE SAINT-GILLES DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE BRUXELLES JEAN BULTOT ET LE PLUS BEAU JOUR...
VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 22 mars 1991
L'ex-directeur de la prison de Saint-Gilles devant le tribunal correctionnel de Bruxelles
Jean Bultot et «le plus beau jour de sa vie»
Derniers comptes à régler avec la justice. Puis il tirera sa révérence, heureux de «ne plus être suspect dans l'affaire des tueurs du Brabant wallon».
Complet strict, lèvres fines et serrées, le visage marqué à la fois par la cinquantaine et deux années d'exil et d'aventures, Jean Bultot a comparu jeudi matin devant la chambre correctionnelle présidée par M. Bernard Fabry. Il y faisait opposition au jugement du 30 novembre 1988 qui le condamnait à trois ans de prison pour avoir recelé des bons de caisse volés le 26 janvier 1985 au curé de Wieze, et à deux ans de prison pour avoir détenu des armes et des explosifs. Mais l'enjeu du retour (forcé?) du directeur prodigue dépasse largement ces ultimes préventions qui sont un nettoyage des écuries avant un «re-départ» définitif pour l'étranger.
Dans l'esprit de Jean Bultot, et il l'a dit au terme d'une audience de près de cinq heures, ce jour est le plus beau de ma vie puisqu'on vient de reconnaître que je n'ai rien à voir avec ces sales tueurs du Brabant wallon. Et il poursuit: Aujourd'hui, la justice dit: «Bultot, on s'est trompé». Six ans de poursuites, d'extradition, d'ennuis. Ma famille et mes amis ont payé cher. Mon père a été prépensionné parce que le nom de «Bultot» n'était plus supportable pour l'entreprise. La police a fait le vide dans le débit de boissons d'un de mes amis, et dans le magasin que ma femme tenait place Keym, en faisant des descentes fréquentes et tapageuses. Mais où restent les excuses? Qui ira dire à mon fils de quatorze ans que son père n'était pas ce qu'on a dit méchamment de lui? Il dépend de vous que je sois rapidement libéré, monsieur le président. Après... Je ne veux plus rester ici!
Et que motive la joie de Jean Bultot? Deux documents significatifs produits au cours de l'audience par Me Guy François. Deux lettres émanant des juges d'instruction de Nivelles et de Mons attestent que Jean Bultot, extradé d'Afrique du Sud, a été entendu par eux comme témoin. Aucune charge en rapport avec le Brabant wallon. Témoin seulement. Un témoin pour lequel on a dépensé un million en allant le chercher en avion à l'autre bout du monde pour le ramener enchaîné dans une cage volante spéciale. On devine l'ironie amère que servit Me Guy François pour déplorer à la fois l'acharnement judiciaire et l'exploitation médiatique de cette affaire Bultot qui n'est que du vent. Alors... autant en emporte le vent!
On passe allègrement sur les préventions de détention d'armes: le parquet n'aura réussi qu'à ridiculiser le premier juge qui a ordonné la destruction d'armes... qui ne se trouvaient que sur une photo polaroïd saisie au domicile du prévenu. Pour le recel des bons de caisse, c'est une autre paire de manches. Même si le procureur du Roi, M. Philippe Van Hecke a dit qu'il ne s'opposera pas à l'octroi d'un sursis, le portrait qui s'est dégagé du prévenu n'est manifestement pas celui d'un directeur de prison type. Même s'il ignorait comme il le prétend l'origine délictueuse de ces bons de caisse, comment qualifier l'attitude d'un directeur de prison adjoint (payé 39.000 F net par mois, il est vrai) qui aide un ex-truand à négocier pour trois millions de titres dans l'espoir d'obtenir 20 % qui lui permettront de supporter les frais d'un yacht qu'il a acheté en France pour 700.000 F? Jugement, le 5 avril.
GUIDO VAN DAMME

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MessageSujet: Re: jean bultot   Ven 10 Sep 2010 - 11:40

michel a écrit:
L'EX-DIRECTEUR DE LA PRISON DE SAINT-GILLES DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE BRUXELLES JEAN BULTOT ET LE PLUS BEAU JOUR...
VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 22 mars 1991
L'ex-directeur de la prison de Saint-Gilles devant le tribunal correctionnel de Bruxelles
Jean Bultot et «le plus beau jour de sa vie»
Derniers comptes à régler avec la justice. Puis il tirera sa révérence, heureux de «ne plus être suspect dans l'affaire des tueurs du Brabant wallon».
Complet strict, lèvres fines et serrées, le visage marqué à la fois par la cinquantaine et deux années d'exil et d'aventures, Jean Bultot a comparu jeudi matin devant la chambre correctionnelle présidée par M. Bernard Fabry. Il y faisait opposition au jugement du 30 novembre 1988 qui le condamnait à trois ans de prison pour avoir recelé des bons de caisse volés le 26 janvier 1985 au curé de Wieze, et à deux ans de prison pour avoir détenu des armes et des explosifs. Mais l'enjeu du retour (forcé?) du directeur prodigue dépasse largement ces ultimes préventions qui sont un nettoyage des écuries avant un «re-départ» définitif pour l'étranger.
Dans l'esprit de Jean Bultot, et il l'a dit au terme d'une audience de près de cinq heures, ce jour est le plus beau de ma vie puisqu'on vient de reconnaître que je n'ai rien à voir avec ces sales tueurs du Brabant wallon. Et il poursuit: Aujourd'hui, la justice dit: «Bultot, on s'est trompé». Six ans de poursuites, d'extradition, d'ennuis. Ma famille et mes amis ont payé cher. Mon père a été prépensionné parce que le nom de «Bultot» n'était plus supportable pour l'entreprise. La police a fait le vide dans le débit de boissons d'un de mes amis, et dans le magasin que ma femme tenait place Keym, en faisant des descentes fréquentes et tapageuses. Mais où restent les excuses? Qui ira dire à mon fils de quatorze ans que son père n'était pas ce qu'on a dit méchamment de lui? Il dépend de vous que je sois rapidement libéré, monsieur le président. Après... Je ne veux plus rester ici!
Et que motive la joie de Jean Bultot? Deux documents significatifs produits au cours de l'audience par Me Guy François. Deux lettres émanant des juges d'instruction de Nivelles et de Mons attestent que Jean Bultot, extradé d'Afrique du Sud, a été entendu par eux comme témoin. Aucune charge en rapport avec le Brabant wallon. Témoin seulement. Un témoin pour lequel on a dépensé un million en allant le chercher en avion à l'autre bout du monde pour le ramener enchaîné dans une cage volante spéciale. On devine l'ironie amère que servit Me Guy François pour déplorer à la fois l'acharnement judiciaire et l'exploitation médiatique de cette affaire Bultot qui n'est que du vent. Alors... autant en emporte le vent!
On passe allègrement sur les préventions de détention d'armes: le parquet n'aura réussi qu'à ridiculiser le premier juge qui a ordonné la destruction d'armes... qui ne se trouvaient que sur une photo polaroïd saisie au domicile du prévenu. Pour le recel des bons de caisse, c'est une autre paire de manches. Même si le procureur du Roi, M. Philippe Van Hecke a dit qu'il ne s'opposera pas à l'octroi d'un sursis, le portrait qui s'est dégagé du prévenu n'est manifestement pas celui d'un directeur de prison type. Même s'il ignorait comme il le prétend l'origine délictueuse de ces bons de caisse, comment qualifier l'attitude d'un directeur de prison adjoint (payé 39.000 F net par mois, il est vrai) qui aide un ex-truand à négocier pour trois millions de titres dans l'espoir d'obtenir 20 % qui lui permettront de supporter les frais d'un yacht qu'il a acheté en France pour 700.000 F? Jugement, le 5 avril.
GUIDO VAN DAMME

Pas à dire la publication de ces articles est intéressante. Car ce sont les protagonistes qui s'expliquent et reconnaissent certains faits.
Ici, la version Bultot.
OK j'ai franchi la ligne rouge pour payer mon yacht. Je résume très fort.
ET Van Esbroeck qui parle de financer l'extrême droite par le produit de vols !
C'est évidemment troublant car cela permet toutes les hypothèses.
même si Bultot paraît l'homme à abattre.
Mais est-ce une posture qu'il prend? Ou la réalité?
C'est vrai que Rousseau tombe à un curieux moment. Et c'est la PJ qui monte le coup avec le détective Louvigny???
Mais comment trouver le 'noeud' qui permet si dénouer de trouver la clé?
Chantages croisés je pense. Mais quels sont les enjeux et les termes de ces chantages?
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MessageSujet: Re: jean bultot   Dim 12 Sep 2010 - 12:46

JEAN BULTOT LIBRE CE SOIR SI LE PARQUET Y CONSENT
VAN DAMME,GUIDO
Vendredi 5 avril 1991
Jean Bultot
libre ce soir
si le Parquet
y consent
Pendant qu'il se terrait à l'autre bout du monde, l'ancien directeur de la prison de Saint-Gilles avait été condamné par défaut à cinq ans de prison pour recel de titres et infractions à la législation sur les armes et les explosifs. Extradé en Belgique, Jean Bultot avait fait opposition à ce jugement devant la chambre correctionnelle que préside M. Bernard Fabri. Ce dernier vient de condamner Bultot à six mois de prison avec sursis pour ce qui dépasse la détention préventive. Sauf appel du Parquet vendredi avant 17 h, Jean Bultot devrait réaliser son rêve dès ce soir: manger un «moules et frites» avec les siens dans le bas de la ville.
Pour la prévention de recel (les fameux bons de caisse de Wieze), le tribunal a estimé que l'action publique n'était pas recevable compte tenu de l'arrêt prononcé par la Cour d'appel de Gand le 28 avril 1991 (deux ans avec sursis pour la moitié, le tout étant «purgé» par la détention préventive.)
Les explosifs? Il n'est pas prouvé que Bultot ait jamais disposé d'un stock de poudre «supérieur aux deux kilos que la loi accorde à tout citoyen». Mais on reproche à l'ancien directeur de prison la détention de six couteaux prétendus «de chasse» et un pistolet lance-fusée pour le yacht de ses rêves. Mieux que personne, il aurait dû respecter la règle.
G. V. D.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 15 Sep 2010 - 10:44


DERNIERE SORTIE POUR JEAN BULTOT UN PREVENU QUI TOUCHE LE GROS LOT
HAQUIN,RENE; VAN DAMME,GUIDO
Samedi 6 avril 1991
DERNIÈRE SORTIE POUR JEAN BULTOT
Cinq ans de prison ramenés hier à six mois avec sursis par le tribunal de Bruxelles. L'ex-directeur adjoint de prison est libre.
A la prison de Forest, la lourde porte à croisillons d'acier couleur muraille s'est ouverte, hier, à 17 h 23, devant Jean Bultot, 39 ans, l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles. Le voici libre, puisque, le matin même, le tribunal correctionnel de Bruxelles avait ramené à six mois avec sursis sa condamnation à cinq ans par défaut, prononcée alors qu'il était en fuite au Paraguay, et que, le 28 février dernier, la cour d'appel de Gand avait déjà ramené à un an de prison ferme et un an avec sursis l'autre condamnation par défaut à trois ans. Huit ans de prison ramenés à un an ferme. J'ai eu de la chance de tomber sur un juge intègre, dit-il. Enfin, c'est fini. J'espère que le parquet de Bruxelles ne fera pas appel.
Les premiers ennuis de Bultot remontent à mai 1985, avec une inculpation pour recel de titres. Brusquement, à la fin de janvier 1986, il quitte Bruxelles avec les siens, alors que le juge Schlicker venait d'inculper et d'arrêter Bouhouche dans le cadre de l'assassinat de l'ingénieur Mendez. Bultot nous l'avait déjà dit, à la fin de 1986, au Paraguay: il répète que sa fuite n'était pas liée à l'affaire Mendez, mais qu'il fut l'objet d'une tentative de meurtre puis que des amis le poussèrent à fuir.
Dans le dossier Mendez, j'ai pu présenter mes alibis: trois personnes disent m'avoir vu ce jour-là, explique-t-il.
Ramené à grands frais par «avion-cage» d'Afrique du Sud en décembre, Bultot a, depuis, été interrogé comme témoin dans le cadre des grands dossiers, notamment les tueries du Brabant:
Tout a été gonflé à mon sujet, dit-il. Maintenant, le mythe Bultot est fini. Pour les tueries du Brabant, une piste, c'est de remonter vers ceux qui me voulaient du mal. J'ai mis en cause le ministre Gol. Je n'ai fait que répéter ce que Mendez avait dit deux jours avant sa mort. La famille est venue au Paraguay me l'apprendre. Moi, j'avais parlé de Bruno Van Deuren dans le dossier de l'attaque de l'armurerie Dekaise, à Wavre, en 1983. Van Deuren a été assassiné par la suite. Des morceaux de papier qui semblaient m'impliquer, trouvés en 1985 au bois de La Houssière, après les tueries de Braine et d'Overijse, étaient à 1 kilomètre de la voiture abandonnée après la tuerie d'Alost. Ces papiers ne signifient rien. Mais, c'est flagrant, c'était dirigé contre moi. Dans les enquêtes sur les tueries, une partie du pouvoir judiciaire empêche de faire la vérité. On a dit que je parlais sans preuve dans l'affaire Pinon. J'avais fait savoir à la Commission d'enquête qu'il existait des documents. Elle les a retrouvés. De Staercke s'accuse. J'ignore s'il sait quelque chose. Si Bouhouche veut parler et si Beijer confirme ce qu'il m'a dit au Paraguay de l'affaire du Libanais Suleiman tué à Anvers en 1989, s'il donne les noms des personnes qui l'ont envoyé à Anvers, ça va bouger. Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire.
Depuis 10 heures, on l'avait attendu en battant la semelle devant la prison. Mais un «billet de recommandation», arrivé de la cour d'appel de Gand, signifiait qu'il pourrait ne pas être libéré hier et purger sa peine jusqu'au dernier jour, soit au moins cinq jours encore, selon certains comptages:
Nous avons discuté pendant deux heures avec le service des «cas individuels» au ministère, expliquent ses avocats, Mes Guy et Pascale François. Nous avons obtenu qu'on laisse tomber ces cinq jours, puisqu'il a été détenu un mois en Afrique du Sud en vue de l'extradition. Cela justifie son élargissement, d'autant qu'il peut bénéficier aussi des derniers arrêtés royaux de grâce.
Bultot a passé au total dix mois de détention préventive en Belgique, du 8 mai au 30 août et de novembre à décembre 1985, en Afrique du Sud (où il rêve de retourner), puis en Belgique depuis le 6 novembre 1990.
RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 22 Sep 2010 - 10:53

BULTOT QUITTE SON KEPI DE GARDIEN DU CIMETIERE DE SCHAERBEEK
HAQUIN,RENE
Mercredi 18 décembre 1991
L'ex-directeur de prison en reconversion
Bultot quitte son képi de gardien
du cimetière de Schaerbeek
Qui aurait imaginé qu'un jour on retrouverait Bultot, l'ex-directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, en tenue de gardien au cimetière de Schaerbeek? C'est pourtant là qu'il fonctionne comme agent communal temporaire depuis septembre dernier. Plus exactement, c'est là qu'il fonctionnait, puisqu'il a quitté son képi, hier à la fin de sa journée, pour tenter sa chance ailleurs, dans une société de courrier express.
Après son extradition d'Afrique du Sud et son rapatriement à bord d'un avion militaire il y a un an, Jean Bultot avait aussitôt fait opposition aux trois condamnations prononcées par défaut en 1987 et en 1988 à un total de huit années de prison, alors qu'il s'était réfugié au Paraguay.
À Gand, où il avait été condamné à trois ans ferme pour recel et complicité de cambriolage, la Cour a, en février dernier, ramené cette peine à un an ferme et un an avec sursis, ne retenant plus que le recel à sa charge. À Bruxelles, où il avait écopé de trois ans pour recel et de deux ans pour détention d'armes et d'explosifs, le tribunal correctionnel a, au début d'avril dernier, ramené ces peines à six mois avec sursis. Bultot avait ainsi été libéré dès le soir du 5 avril.
Il n'est pas retourné en Afrique du Sud comme il l'espérait: le visa lui a été refusé. En Belgique, il avait donc purgé sa peine, mais il lui restait à payer les amendes.
En septembre, on l'a retrouvé émargeant au CPAS de Schaerbeek, quand il a protesté parce qu'on venait de lui supprimer le minimex. Certains conseillers doutaient que Bultot soit réellement sans revenus.
Depuis, la commune avait trouvé un emploi temporaire comme gardien au cimetière à cet homme que trois parquets se disputaient en 1987, qui déplaça une commission rogatoire au Paraguay puis un C-130 équipé d'une cage pour le rapatrier d'Afrique du Sud...
R. Hq.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Dim 26 Sep 2010 - 13:40

IL CONTESTE SA BIOGRAPHIE ROMANCEE JEAN BULTOT SE RACONTE,MAIS NE SE RECONNAIT PAS
LALLEMAND,ALAIN
Vendredi 22 septembre 1995
Il conteste sa biographie romancée
Jean Bultot se raconte,
mais ne se reconnaît pas
Dans la noria de créatures improbables charriées par l'actualité judiciaire de la Belgique des années quatre-vingt se trouve un ancien directeur de prison dont le rôle exact, sinon le nom lui-même, échappera à tout lecteur de moins de trente ans : Jean Bultot.
Bultot, c'est l'interminable dossier des «tueurs du Brabant wallon», une escapade vers le Paraguay et l'Afrique du Sud puis un retour forcé mais mythique vers les terres de Belgique, dans une «cage» aménagée tout spécialement, dans le ventre d'un C-130.
Cette vie peu commune aurait mérité une biographie, mais cette dernière était tout aussi improbable que son sujet principal : bien peu de gens ayant connu un parcours similaire à celui-là peuvent se targuer de disposer d'une plume envolée; plus essentiellement encore, la mystique et l'affabulation sont chez eux monnaies courantes mais contrefaites. Jean Bultot, s'étant frotté à l'autobiographie - un manuscrit existe, «l'homme traqué» -, a dû admettre son échec. Et tout biographe qui aurait tenté de dépasser ce premier jet se serait de toute façon heurté aux retenues et libertés historiques que le principal intéressé n'aurait pas manqué de s'accorder.
Peut-être la seule issue résidait-elle alors, quoique le genre soit forcément détestable, dans la rédaction d'un roman à clés s'appuyant sur la relecture romanesque d'une vie dont l'intérêt résidait davantage dans sa globalité que dans des détails évanescents et de pure circonstance. C'est le pari qu'a relevé un nouvel auteur, Michel Jaspar, 51 ans, ancien pilote de ligne, lequel a publié en début de mois chez Quorum (Ottignies-Louvain-la-Neuve) une biographie romancée de Bultot intitulée «Carnet de balles». Sur base du manuscrit original de Bultot, d'entretiens avec l'intéressé et de divers autres documents, Michel Jaspar tente une approche globale, agréable, forcément lisse mais lisible d'un itinéraire complexe. En un an et demi, le travail a donc été rapidement emballé, quoique sans légèreté.
Ce livre n'est pas l'oeuvre d'un seul homme, il est la résultante d'un contrat explicite, couché noir sur blanc entre le narrateur et le scribe, chacune des deux parties gardant toute liberté pour l'une de raconter à sa manière, pour l'autre de coucher sur papier cette fable selon son inspiration littéraire et sa conviction d'homme informé.
Le produit, semble-t-il, n'a pas eu l'heur de plaire à Jean Bultot, lequel a pourtant eu le loisir d'en lire le manuscrit et de le corriger préalablement à l'impression. D'Afrique du Sud, il se manifestait ce lundi par télécopie en affirmant notamment que Monsieur Jaspar dénature complètement certains de mes propos et aussi certaines paroles de mes amis; il met en outre dans ma bouche des phrases injurieuses pour les surveillants de prison, pour les avocats et les magistrats. À l'en croire, le procès menace.
Une brouille bien prévisible entre un auteur et son sujet, dont notre confrère René Haquin rappelle, en préface de ce livre précisément, quelques traits explicites de personnalité : Bultot est un incorrigible bavard doublé d'un insupportable Calimero qui hurle à l'injustice dès que se referment sur lui les ressorts de pièges tendus par le faisceau de ses fanfaronnades et de l'amalgame d'indices découverts sur ses propres traces, qu'il a lui-même semés. Comment ne pas lui souhaiter désormais... bonne récolte ?
ALAIN LALLEMAND
Michel Jaspar, « Carnet de balles. Tribulations d'un geôlier en cavale», éd. Quorum, Ottignies-LLN, 304 p.

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 29 Sep 2010 - 10:22

DES "REVELATIONS" QUI RESSEMBLENT A DE VIEILLES HYPOTHESES,TUERIES:BULTOT N'ACCUSE QUE DES MORTS
HAQUIN,RENE
Vendredi 10 novembre 1995
Des «révélations» qui ressemblent à de vieilles hypothèses
Tueries : Bultot n'accuse que des morts
Elles étaient annoncées la semaine dernière à la fin du premier volet du magazine «Panorama» de la BRTN consacré aux enquêtes sur les tueries du Brabant : hier soir, les dernières «révélations» sur les tueries, faites au journaliste Dirk Barrez par Jean Bultot, l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles reparti depuis quelques mois en Afrique du Sud, provoquent davantage l'agacement que la surprise.
Surtout, l'affirmation selon laquelle le géant de la bande de Nivelles serait en liberté et qu'il aurait été interdit aux enquêteurs de le démasquer devrait susciter une réponse du ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, qui a déjà interrogé les parquets généraux de Gand et de Mons sur les raisons du dessaisissement de Termonde.
Quant aux «révélations» de Bultot, elles s'inscrivent dans une des hypothèses déjà soulevées, sans apporter un élément nouveau, concret et vérifiable. Pire : le schéma que livre Bultot est en gros calqué sur celui qu'il développait déjà il y a dix ans au parquet de Bruxelles, dans le bureau du substitut Van Lysebeth.
Bultot dit savoir qu'un certain Bruno Van Deuren a participé à l'attaque de l'armurerie Dekaize en septembre 1982. Cela, Bultot nous le disait déjà en novembre 1986. Mais Bruno Van Deuren est mort depuis près de sept ans : abattu à Ostende vers Noël 1988.
Le schéma de Bultot est aussi inspiré par l'enquête que menèrent les deux sous-officiers de la BSR de Wavre sur l'attaque de l'armurerie Dekaise. Un trafic d'armes et de drogue entre Israël et des pays arabes (on parlait notamment à l'époque du Liban), trafic transitant par la Belgique et l'Amérique latine, grâce à l'ingénieur de la FN Juan Mendez (abattu en janvier 1986 à Rosières) qui s'occupait des «end users», des documents justifiant les ventes d'armes à destination des pays d'Amérique latine. Comme d'habitude, Bultot ne produit aucun élément concret confortant cette hypothèse. Mais on se souvient, dans le cadre du récent procès des anciens gendarmes Beijer et Bouhouche, de ce qu'une partie de l'enquête sur l'assassinat de Mendez s'est développée autour de telles hypothèses sur lesquelles Bultot peut donc encore s'appuyer aujourd'hui.
Jean Bultot ajoute qu'un financier bruxellois s'occupait de ces transactions qui passaient par la banque Copine. Son nom : Léon Finné, abattu en septembre 1985 par les tueurs du Brabant près du Delhaize d'Overijse. Il était bien connu que Léon Finné avait travaillé pour la Copine, jusqu'au krach de 1982.
Bultot réinjecte aussi dans ses explications le vieux dossier des «ballets roses» en Brabant wallon, affirmant savoir que le couple Fourez-Dewit, abattu par les tueurs au Colruyt de Nivelles en septembre 1983, «s'occupait des invités».
Et Bultot d'ajouter, en parlant de la piste des armes, que chaque fois que les enquêtes iront dans cette direction, elles seront bloquées. C'est chaque fois qu'il est loin du pays que l'envie de faire des déclarations semble démanger l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles. Au Paraguay en 1986. En Afrique du Sud quelques années plus tard, et à nouveau aujourd'hui. S'il met encore le doigt sur des zones d'ombre du dossier, il n'apporte, comme d'habitude, aucune information susceptible de le faire aboutir.
RENÉ HAQUIN

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MessageSujet: Re: jean bultot   Lun 4 Oct 2010 - 11:40

L'ancien directeur adjoint de prison vit chez les Zoulous d'Afrique du Sud depuis près de quatre ans Bultot: «On continue à me chercher des misères...»
HIRSCH,VALERIE
Lundi 22 juin 1998
L'ancien directeuradjoint de prison vit chez les Zoulous d'Afrique du Sud depuis près de quatre ans Bultot: «On continue à me chercher des misères...»
JOHANNESBURG
De notre correspondante
particulière
Le nom de Jean Bultot revient fréquemment dans les journaux: l'ancien directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles qui, depuis douze ans, dit connaître la vérité sur les tueurs du Brabant wallon, a décidé de sortir à nouveau de l'ombre, dans sa retraite des environs de Johannesburg. J'ai quitté la Belgique depuis près de quatre ans et on continue à me chercher des misères, nous a confié Bultot, lors d'une interview par téléphone. Son nom est ressorti récemment dans la presse flamande, suite à l'arrestation d'un autre Belge, Geza Mezosy, appréhendé le 5 mars près de Pretoria. La Belgique avait lancé un mandat international contre ce grossiste en armes, condamné en 1986 par défaut à trois ans de prison. Mezosy, qui devrait être expulsé d'un jour à l'autre vers le Belgique, serait en outre suspecté d'être mêlé à des contrebandes d'armes avec l'Europe de l'Est. Son nom a aussi été associé à un trafic avec l'Afrique centrale. Or, au moment de son arrestation, Bultot était à ses côtés, d'où les spéculations.
Suite à l'arrestation de Mezosy, j'ai été interrogé par la police locale, précise Bultot. Je crois que lorsqu'il était en Belgique, Mezosy a vendu des armes aux Bosniaques. Mais il ne m'a jamais parlé d'exportations vers l'Afrique centrale. Les deux hommes ont sympathisé après s'être rencontrés à Johannesburg: Bultot, travaillant comme instructeur de tir pour des sociétés sud-africaines de sécurité, a amené des clients à Mezosy. Il vendait des revolvers espagnols à des particuliers et je touchais une commission. Mais je n'ai jamais été son associé, comme on l'a écrit. Aujourd'hui, Bultot cherche à se faire oublier: J'ai arrêté de travailler dans le secteur des armes car j'en avais marre de voir toujours les même problèmes recommencer . Bultot s'est reconverti comme indépendant - il ne veut pas en dire plus - mais avoue qu'il vit pauvrement. Vous pouvez aussi écrire que le «néo-nazi» a épousé une Zouloue et que nous avons un bébé!. Son mariage lui laisse augurer une chance de pouvoir rester en Afrique du Sud, où il a introduit une demande d'asile politique: Ma vie est en danger en Belgique, suite à mes révélations sur l'affaire du Brabant wallon, soutient-il. Il se dit persécuté par la police et la justice, en s'appuyant que le fait qu'en 1990, quand l'Afrique du Sud m'a extradé vers la Belgique, j'ai été ramené par C-30 dans une cage à singe. Tout ce qu'on avait à me reprocher était le recel de vidéos et la détention d'arme prohibée. Pour lequel j'ai été condamné à deux ans de prison! A 51 ans, Bultot ne semble, en tout cas, pas au bout de ses peines.
De son côté, Geza Mezosy attend... avec impatience son retour en Belgique. Nous l'avons rencontré au commissariat central de Pretoria où il est détenu depuis trois mois dans une cellule rendue glaciale par l'hiver austral. Tous les documents officiels pour son extradition ont été finalisés: reste à envoyer deux gendarmes pour le ramener au pays. Je compte faire immédiatement appel de ma condamnation en 1996 pour la vente illégale de 23 armes. J'ai eu la malchance d'être vu en compagnie de deux hommes, qui seraient impliqués dans un vaste trafic avec l'Europe centrale. La BSR d'Asse a rouvert une enquête sur ce dossier. Mezosy s'était spécialisé en Belgique dans l'importation d'armes de guerre tchèques et hongroises revendues à des particuliers et des collectionneurs. Il se dit innocent et dément tout trafic d'armes avec l'Afrique centrale. L'enquête de la police sud-africaine n'a, en tout cas, rien permis d'établir à ce propos.
VALÉRIE HIRSCH

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mar 21 Déc 2010 - 23:09

graag had ik van meneer bultot vernomen of er tijdens die confituurfuiven ook vrouwen uit het tuna-montaricourt netwerk aanwezig waren?

meneer Dossogne zei dat hij geen weet had dat Fortunato of montaricourt deelnamen aan speciale avonden in de jonathan?

nochtans ben ik in contact met een ex uit het montaricourt netwerk,namelijk madame VAN hecke,waaruit blijkt dat ze dikwijls kwamen optreden in de jonathan?

Heb zelfs vernomen dat Leroy er een graag geziene gast was en dat er fotos van de optredens gepubliceerd werden in het blad Paris-LAS VEGAS.

Mijn contactpersoon vertelde ook dat Patrick Haemers tot de vaste klanten behoorde,maar dat zal wel normaal zijn,want iedereen in Brussel was al wel eens in de jonathan geweest?
MAAR VASTE KLANT?

meschien weet meneer bultot iets meer daarover.Ook had ik graag vernomen of het Mendez was die deelnam aan die confituurfuif?

Aan de leden van de site kijk eens goed wie met Bultot in het bessenbad vliegt,rechts van hem,ook geen onbekende he?

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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 20 Juil 2011 - 23:46

jean bultot pdf livre
Jean Bultot Mozsnake Beschrijving: 26 ans de conneries, mensonges et diffamation...ça suffit !! http://mozsnake.skyrock.com/4.html Le livre que personne n'a osé publier... PROLOGUE GROS OISEAU DE MALHEUR 15 décembre 1990, L'avion C130 HERCULES de la Force aérienne belge prend son envol. Curieusement loin de sa base, il transporte une bien étrange cargaison! L'aéroport militaire de WATERKLOOF en Afrique du Sud s'efface rapidement et sa piste ne devient plus qu'une toute petite ligne vue du ciel. Dans le ventre du gros transporteur... il n'y a qu'une... cage à singe soigneusement cadenassée... et dans cette cage à singe,...il y a MOI!!! Trois gendarmes de l'escadron spécial d'intervention épient mes moindres mouvements. Un médecin dort béatement sur une couchette suspendue par des sangles. Le bruit est assourdissant dans cette carlingue et je me souviens... AOUT 1976 Université Libre de Bruxelles, bastion de la libre pensée. L'auditoire 1301 de la faculté de droit tremble de la fièvre des étudiants en criminologie et de leurs proches. ARLETTE, fière de son gros ventre, parle avec mes parents assis au fond de la salle. Je suis nerveux et incapable de prendre part à la conversation. Le brouhaha s'estompe avec l'arrivée du jury, les cœurs se serrent, les tripes se nouent. Le Président, après un très bref discours sur les résultats de l'année, proclame enfin le premier résultat: « Deuxième licence en sciences de criminologies. A réussi avec grande distinction et est donc promu criminologue: JEAN BULTOT!! » Mes jambes se dérobent, ARLETTE m'embrasse furtivement, mes parents pleurent gauchement, paralysé par l'émotion, sous les applaudissements, mon corps s'avance jusqu'à l'estrade où chaque professeur me serre la main. Je balbutie des « Merci », « Merci beaucoup ». De retour à ma place, mes yeux contemplent le ventre d'ARLETTE, notre bébé peut déjà être fière de son papa! Le diplôme de criminologie offre peu de débouchés. Peu d'appelés et ... encore moins d'élus! Les possibilités résident auprès de la police judiciaire ou de la direction des établissements pénitentiaires, or ... il n'y a que 30 directeurs de prison francophones pour tous le pays! Le six septembre, je suis papa d'un beau garçon que l'on a appelé du nom de son arrièrearrière-arrière-(ouf!)grand-père: CYRIAQUE. La famille ne s'agrandira plus. En attendant un concours de directeur de prison organisé par l'Etat, je travaille trois mois dans un home fermé de la Protection de la Jeunesse comme chef de section adjoint et ensuite trois autres mois comme sous-directeur d'un home privé pour enfants caractériels. Après un différent sur la façon d'éduquer les enfants, je me retrouve pendant un an dans la file des chômeurs au pointage. Heureusement, le concours de directeur organisé par l'Etat arrive et 40 candidats s'y présentent. Il n'y a que deux lauréats et je fais partie de cette petite « élite ». Le 1er juin 1978, je me présente tout ému à la porte de la prison de Saint-Gilles à Bruxelles. Ma main nerveuse frappe le lourd marteau de la porte de la porte, et au surveillant qui m'ouvre, je prononce cette phrase pleine d'orgueil: « Bonjour, je suis le nouveau directeur! » Le surveillant se met au garde-à-vous et me salue! Le roi n'est pas mon cousin! Un an plus tard, après le délai de stage, l'Etat me nomme définitivement à mon poste et je peux occuper une des habitations réservées aux directeurs. Trois directeurs dirigent la prison sous la houlette d'un directeur principal: Monsieur WILLE. L'habitation, construite en 1860, se révèle être un véritable hôtel de maître! Le jardin étend son immensité entre le premier mur d'enceinte, visible de la rue, et le second mur, beaucoup plus élevé, une véritable muraille! Une porte discrète me permet de quitter mon domicile sans passer par la porte principale qui donne sur la cour de la prison. Dans cette cour, stationnent les fourgons cellulaires et les camions de livraison. Bref, j'ai la joie d'apprendre qu'avec mes vingt-sept ans, je suis le plus jeune directeur de prison de Belgique et peut-être même d'Europe! L'avenir, plein de belles promesses, m'ouvre tout grand ses bras!!! À part les vexations multiples de mon patron, une grosse brute, la vie se déroule sans accroc jusqu'en 1982. ARLETTE travaille comme infirmière et CYRIAQUE pousse sans problème. Notre couple, cependant, bat sérieusement de l'aile depuis la naissance de CYRIAQUE, mais on s'accroche, malgré la pression terrible de mes beaux-parents LICHTERT qui souhaitent la destruction de notre union! Deux événements viennent marquer ma vie en 1982: je fais le connaissance d'un véritable ami, PIERRE-PAUL DE RYCKE dit PEPE et je découvre les joies du tir pratique. PEPE dirige un club privé, le JONATHAN, où il organise des soirées complètement folles
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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 20 Juil 2011 - 23:47

Mais à partir de cette époque, le plus important se trame dans l'ombre: « ON » me prépare un costume sue mesure!Tout commence par une journée de tempête, en voici le récit... DIMANCHE, 27 MOVEMBRE 1983, Le vent mugit à n'en plus finir et la pluie martèle rageusement les vitres. Quel sentiment de malaise peut dons atteindre cet homme qu pesamment écrit sa lettre anonyme? Ce temps d'enfer ne lui brûle-t-il pas l'âme quelque part? Il relit calmement sa lettre de dénonciation, rien ne doit manquer, ni les noms, ni l'appartenance politique, ni les adresses. Il ferme l'enveloppe, met son pardessus et brave le vent d'un pas difficile. Lorsqu'il laissera tomber son pli, trois personnes subiront les foudres de la justice! Le vent est incroyablement fort, la radio avait déjà annoncé plusieurs morts. La lettre tombe dans la boîte. L'homme a peut-être un sourire dérisoire, peut-être un sourire de honte. Le soir de ce dimanche 27 novembre 1983, la télévision annonce que la tempête a causé la mort de 13 personnes et qu'un avion Jumbo s'est écrasé en Espagne en causant à lui tout seul la mort de 179 vacanciers. Le lendemain, l'automne manifeste toujours sa grogne par des rafales de vent rageuses. Le vieux Palais de Justice de Nivelles craque sous ses coups de boutoir. Monsieur WEZEL, juge d'instruction, entre dans son cabinet. Dans le courrier matinal, une lettre anonyme de dénonciation. En l'ouvrant, le juge apprend que le courageux anonyme l'informe qu'un ancien gendarme du groupe Dyane, monsieur Claude GODIN, traficotait des FAL et des pistolets FN à des prix ridiculement bas. Jugez plutôt: un pistolet GP à 5000 frs!!!Rien ne manque dans l'information, ni les adresses des cafés, avenue Willemans à Forest, où se déroulaient les transactions, ni le domicile du comparse à Nimy. Un détail frappe le juge: les deux « dénoncés »étaient qualifiés par l'informateur comme sympathisants de l'extrême droite et GODIN était considéré comme « un ami intime de JEAN BULTOT .» Les informations reçues dépassent l'arrondissement judiciaire de monsieur WEZEL. Il est donc obligé d'avertir ses collègues des autres régions et c'est ainsi que l'information circule et est finalement transmise à Monsieur le Juge BELLEMANS de Bruxelles et à Monsieur le Juge VAN SPITAELS de Mons qui lui attribue la référence de CR 61/83. « Encore! » Telle est certainement l'expression de surprise du membre du Parquet de Bruxelles en charge de ce nouveau dossier. Ne venait-on pas de recevoir de l'inspecteur FRANCIS DORAO de la police judiciaire de Liège, un long rapport daté du 4 octobre 1983 (dossier 390/86), soit quelques semaines avant cette lettre, dans lequel ce JEAN BULTOT est décrit sous un jour particulièrement choquant et même odieux? Le parquet de Bruxelles n'en croyait pas ses yeux! « JEAN BULTOT, directeur adjoint de la prison de Saint-Gilles, est un habitué du bar JONATHAN, rue Wilmotte à Saint-Gilles. Il est un ami du patron, PIERREPAUL DERYCKE (alias PEPE). Ce bar est un repaire fortifié de gangsters. » L'inspecteur DORAO explique: « Dans ce bar, les filles sont obligées de se prostituer, de la drogue circule, des spectacles pornos sont organisés, des photos scabreuses sont prises à des fins de chantage. » Il termine par: « Au milieu de tout ce monde, BULTOT trône, pactisant avec des gangsters importants et se livrant à des parties orgiaques dans des bains de confiture!! » GILBERT DUPONT, dans son livre « Les tueurs », reproduit cette information époustouflante en provenance du dossier: « Certains clients viennent armés avec des FAL ou des KALASHNIKOV! » les informations très sûres de DORAO proviennent de l'ancien portier du JONTHAN, un certain JEAN-PIERRE MARINO. Le ton est donné, la machination se met en place! Je suis dans l'ignorance totale de ces rapports et pour tout le monde, BULTOT est toujours un « Monsieur bien »! En 1982, le tir pratique a encore tout à m'apprendre, mais je raffole déjà de ce sport où il faut dégainer très vite et tirer un peu « à la cowboy »! Aujourd'hui, je tremble un peu, car je participe à ma première compétition. Mon expérience est dérisoire, mais le stress me déborde de partout! Ce championnat se déroule en deux journées à Bourg-Léopold. Je ne connais que peu de ce monde et le Président me présente JEAN-PIERRE MARINO. D'un abord jovial, ce grassouillet inspire la sympathie. Très volubile, Jean-Pierre ne tarit pas d'éloges sur le tir et les armes. Il est, selon lui, un véritable expert. Littéralement en extase devant certains flics qui pratiquent le tir pratique, il rêve de devenir, lui, une star à la manière de STARSKY et HUTCH. Or, l'occasion lui en est offerte le deuxième jour de la compétition; il est près de six heures du matin et MARINO s'engouffre au volant de sa Lancia dans le goulot de l'avenue Louise. Arrivé au milieu de ce dernier, il aperçoit trois individus qui courent vers leur voiture alors que le son inquiétant d'une sonnerie d'alarme retentit dans la galerie. En un éclair, le justicier sort de son cocon! Il braque le volant et bloque la voiture des « malfrats ». Il jaillit de son véhicule et demande des explications. Malheureusement pour lui, ni son physique rondouillard, ni ses propos n'impressionnent ses futurs détenus... bien au contraire. Ils sortent même de leur voiture et dans leurs yeux brille la sinistre intention d'inculquer à MARINO les bonnes manières. Ce dernier, comprenant tout le délicat de la situation, plonge dans sa voiture et empoigne son pistolet 45 prêt pour la compétition. Des témoins appellent la police et MARINO ne se dessaisira de son arme qu'à l'arrivée des agents. Le papillon reprend vite l'état de larve. Les trois gangsters sont rapidement blanchis par l'enquête (ces jeunes gens faisaient simplement une course entre eux) et MARINO devient rapidement, parmi les tireurs, le centre de quolibets et de rires cyniques. Comme d'autres tireurs issus du milieu judiciaire, j'interviens auprès du Ministère public afin de démontrer que la bonne foi de Jean-Pierre d'aider la justice était bien réelle. Orgueilleux et assez intelligent pour se rendre compte du ridicule de la situation, MARINO en crève de dépit. Le fait qu'une de ses victimes soit précisément un proche du Président d'un autre club de tir qui s'entraîne dans la même salle que lui n'arrange pas les choses. Le dossier quoique classé sans suite, reste répertorié au casier du Parquet de Bruxelles. MARINO quant à lui veut absolument vivre une autre vie que celle de sage dessinateur industriel. Il se présente alors chez monsieur BARON, patron de la société de gardiennage MONITOR. Après un premier contact, monsieur BARON l'assure de son engagement. MARINO, tout fébrile, démissionne de son emploi sans attendre la signature de son nouveau contrat. Monsieur BARON est un homme avisé et prudent. Il possède une antenne au Parquet, en l'occurrence un gendarme qui lui signale que MARINO est fiché avec un numéro de code correspondant à « attaque à main armée ». La réaction est nette et brutale envers MARINO: pas de contrat. Il est donc au chômage et anxieux: il est marié et père d'une adorable petite fille. MARINO vient me voir à mon bureau de la prison, il est désemparé!Pris de sympathie pour lui, je le présente à PEPE qui l'engage comme réceptionniste au JONATHAN en attendant qu'il trouve autre chose. Il travaille bien, il aime le contact avec le public et ... les filles, et semble honnête. PEPE le prend comme adjoint. MARINO se complaît dans cette vie nocturne où il gagne bien sa vie et ébauche quantité de flirts. Un jour, il tombe amoureux d'une fille et part en vacances pendant une semaine sans prévenir sa femme. À son retour, revenu sur terre, il veut aussi récupérer son épouse qui, elle, n'a plus envie de reprendre la vie commune. Je joue même le médiateur. Sa femme est formelle: « Le JONATHAN ou moi! » Sa petite amie l'ayant plaqué, il retourne chez sa femme et laisse PEPE en rade, la veille des vacances de se dernier. PEPE lui demande de rester, ne fut-ce qu'une semaine: refus et dispute. De retour chez lui, sa mythomanie lui suggère de se présenter comme un héros. Il conte à DORAO, qui est aussi un cadre de la Fédération de tir, ses descriptions incroyablement mensongères du JONATHAN. DORAO n'est pas tellement intéressé par le JONATHAN, mais bien par JEAN BULTOT...pourquoi? Et MARINO, sans scrupule et sans égard pour les différentes occasions où je lui ai tendu la main, va donc étendre ses divagations sur ma personne. FRANCIS DORAO est heureux de pouvoir envoyer un dossier au Parquet de Bruxelles et un autre à la Sûreté de l'Etat, sous le titre de : « Activités suspectes de Jean Bultot ». Dans ce dossier, non seulement le JONATHAN y est décrit comme un véritable repaire de truands qui n'hésitent même pas à venir en déposant leurs armes sur la table, mais l'établissement sert aussi de centre secret pour l'extrême droite: « Les nazis enferment des Arabes dans les caves afin de les torturer. La musique diffusée par la sono couvre ainsi les hurlements des suppliciés »! Et pour couronner le tout, il semble que « JEAN BULTOT dirige tout ce beau monde »! Le Parquet de Bruxelles est donc saisi de deux rapports contre moi et ce en l'espace d'un mois de temps. Les enquêtes sont menées et révèlent que les dossiers accusateurs ne sont constitués que par un gros tissu de mensonges. Le Parquet ne me convoquera même pas, les résultats d'une première enquête ayant démontré l'absurdité des accusations. Quant au chantage et à la drogue, aucune des prétendues victimes ne s'est fait connaître et aucune prise de drogue ne fut jamais réalisée. L'excellent FRANCIS DORAO, un des as de la police judiciaire souvent cité dans les journaux, est solidement dépité! Son rapport bidon n'a donné aucun résultat, il va donc employer une méthode plus musclée. Complètement inconscient des ces coups bas dans l'ombre, je me battais déjà sans le savoir contre une force qui bloquait toutes mes promotions ou mutations au sein de l'administration pénitentiaire. Il faut cependant savoir que les promotions ou mutations au sein de l'administration sont régies par certaines règles bien précises. Il n'y est que rarement dérogé et ce pour des raisons très importantes. En 1983, le poste de directeur s'ouvre au centre pénitentiaire agricole de Saint-Hubert. Ce centre ne possède qu'un seul directeur, il y est donc « patron ». De plus, j'adore les Ardennes! Je postule l'emploi, plein d'espoir! Le seul candidat qui se présente contre moi est un technicien de niveau deux qui vient de réussir un examen de promotion pour des cadres subalternes et possédant une longue ancienneté. Il s'agit donc pour lui d'une promotion et pour moi d'une mutation. Or, ces dernières ont toujours priorité sur les promotions. À ma grande stupéfaction et malgré mes cinq ans d'ancienneté, le poste est attribué à l'autre candidat. La rancoeur me ronge devant cette injustice que je ne comprends pas! Auparavant, Monsieur l'Inspecteur Général JANSSEN de l'administration pénitentiaire avait tout essayé pour me dissuader de ma présenter à ce poste
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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 20 Juil 2011 - 23:48

Par le biais de la section B2 de la sûreté de l'Etat, un rapport confidentiel était parvenu à mes supérieurs décrivant le danger de placer à un poste isolé un élément dangereux d'extrême droite. Entêté et complètement ignorant des moyens mis en oeuvre contre moi, je postule alors la direction des prisons d'Arlon et de Dinant. Toujours avec le même résultat! Tout est mis en oeuvre pour me laisser adjoint à Bruxelles sous la coupe du terrible monsieur WILLE surnommé par les surveillants AWILLE DADA. Je suis réellement torpillé par la Sûreté de l'Etat! Le découragement commence à me gagner. Je décide de réagir en m'investissant au maximum dans les compétitions de tir où on peut laisser cours à son enthousiasme. Mais DORAO veille, le choc sera brutal. En 1982, je crée un club de tir qui s'appelle « Le Phénix ». La même année, à mon local de tir à Geraardsbergen, je monte déjà une compétition qui fait couler beaucoup d'encre. Monsieur Jean-Pierre DENIS qui plus tard allait devenir le président mondial de la IPSC, soit de la International Practical Shooting Confederation, m'expliqua qu'il avait vécu un championnat extraordinaire en France où le tir devait s'effectuer à la lumière d'un stroboscope. Je décide de faire mieux. La dernière épreuve est vraiment fantasmagorique. J'avais reçu en prêt une machine agricole qui donne des impulsions électriques sur les clôtures. Un ramping est prévu en-dessous d'un treillis faiblement électrifié par cette machine. De plus, le tireur doit tirer sur des cibles alors qu'elles sont éclairées par un stroboscope et un rail de feux bleus de gendarmerie. Pour corser encore l'épreuve, le tireur subit deux sirènes hurlantes à côté de lui! Un tireur vous expliquera que le tir provient d'une discipline où la concentration est très importante. Les artifices que j'ai posés comme autant de pièges font que le tireur se montre complètement déboussolé, mais parfaitement ravi. Malheureusement, le huitième tireur– oh, honte, un membre de mon club!– prend son pistolet dans le treillis électrifié. Il reçoit une bonne dizaine de décharges avant de se sortir de ce pétrin. MARINO le sauve en arrachant les fils, ce qui a pour effet de faire sauter le plombs: un vrai film comique! Tous les participants s'écroulent de rire, l'épreuve est supprimée, mais restera gravée dans les mémoires. Quelle ne sera pas ma stupéfaction de lire quelques années plus tard que les participants tiraient à la mitraillette et que certains tronçons étaient électrifiés! En 1983, suite à l'aide de monsieur VANDENBROECK, commissaire de police à Evere, je déménage mon club dans les toutes belles installations du Triton à Evere. La salle est magnifique, les cibles sont commandées par un ordinateur, bref le club est sous le ravissement. Dans cette nouvelle salle, le club va prendre un essor considérable. De ce petit club, nous prenons une envergure importante à tel point que je suis obligé d'augmenter les heures de cours. Cette même année, MARINO est toujours dans mon club. Il le quittera après les incidents du JONATHAN pour créer son propre club: l'IMPACT SHOOTING CLUB. La grande nouveauté apportée par le PHENIX est l'introduction de la gent féminine. Dans les grands pays où le tir est populaire, les équipes féminines sont légions. En Belgique, la fédération avec J-P DENIS (pourtant Président mondial), FREDDY SEMOULIN (ex-coureur automobile, papetier et armurier) et LEOPOLD DURIE, répugne à l'introduction des femmes dans le tir. C'est ainsi que je fais la connaissance de CLAUDINE FALKENBURG. Nous devenons très vite des amis et même un peu plus. Le club développe une telle réputation que des tireurs se déplacent de Malines pour suivre les entraînements. Mais ma surprise est à son comble lorsque des diamantaires juifs se déplacent d'Anvers deux fois par semaine pour suivre mes entraînements. C'est ainsi que mon club compte une dizaine de Juifs aux noms évocateurs et dont le plus célèbre et le plus sympathique ne s'appelle pas moins que « GOLDFINGER »! Plus tard, les journaux écriront que mon club était un repaire d'extrême droite... Preuve s'il en est que je ne mélange pas mes opinions personnelles avec le sport. Un problème interne va assombrir le club. Devenu trop important, il ne peut plus dispenser un entraînement diversifié et adapté à chacun vu l'ampleur des nouvelles inscriptions. Certains « anciens » renâclent un peu et souhaitent trouver un club de perfectionnement à la compétition. À Jette, s'ouvre une nouvelle salle et tout naturellement le promoteur de ce nouveau complexe cherche à créer une section de tir pratique afin d'y attirer un nombreux public. JACQUES GOOSSENS qui est mon bras droit part créer cette section. Plusieurs membres en profitent pour le suivre en espérant un club élitiste. Malgré ces défections, le PHENIX devient vite le club le plus important de Bruxelles. Depuis 1982, j'ai débuté aussi une autre activité, la technique Defense-Security créée par Lucien Victor OTT. Ce dernier, la cinquantaine, se targue d'avoir été garde du corps du Général de Gaulle. Ceinture noire cinquième dan de JUJITSU, il est aussi ancien para et instructeur à la légion étrangère. De par ses pérégrinations dans le monde, il a mis au point une méthode de combat adaptée pour les forces de l'ordre. Cette technique est vraiment simple, mais surtout d'une remarquable efficacité. Elle sera d'ailleurs adoptée par la gendarmerie belge et diffusée dans ses différents centres d'instruction. Lorsque j'avais dixsept, j'étais un pratiquant de karaté. J'avais obtenu ma ceinture marron et adorais la compétition. Je suis d'emblée séduit par la simplicité enfantine de la technique et m'inscris aux cours. Je me pique au jeu et deviens rapidement instructeur. C'est ainsi que j'accompagne OTT dans divers déplacements afin de le seconder dans ces démonstrations ou ses cours. OTT n'est pas un homme facile. Dans n'importe quelle assemblée, il doit à tout prix être le centre d'intérêt et malheureusement, le côté matamore du personnage prend souvent le pas sur son aspect de véritable spécialiste. Néanmoins, ses vrais amis l'acceptaient tout entier et j'en garde un fameux souvenir. Nous donnons cours à la police de Liège, aux para-commandos de Marche-Les-Dames, et même aux instructeurs des Marines Britanniques à Deal dans le Kent. Je ne reçois aucun argent pour cette activité, mais elle me permet de croiser des instructeurs divers et comparer les techniques. En 1984, L V OTT met sur pied un séminaire sur sa technique Defense-Security. Pour ce faire, il me demande de faire une conférence sur la balistique et une démonstration sur le tir. Ma conférence se base sur « L'efficacité des armes de poing » et « Les armes de poing modernes » de Dominique VENNER. Pour la démonstration pratique, j'organise avec mon club une démonstration de tir dans la terre glaise pour montrer l'onde de choc de différents calibres. J'apporte une porte une portière de voiture pour prouver que même un petit calibre peut la traverser. À la fin de la démonstration, OTT me demande de faire un test spécial. Il sort de son attaché-case des morceaux de Kevlar de quinze centimètres sur quinze environ. Le Kevlar est un tissu utilisé pour l'élaboration des gilets pare-balles. C'est donc à la demande expresse de OTT que je place un morceau sur la portière. Je vais tirer avec différents calibres. Deux constatations s'imposent: le kevlar arrête les balles, mais n'arrête pas l'effet de choc. OTT démontre alors aux invités que la déchirure dans la portière équivaut au choc reçu dans la poitrine et qu'il vaut mieux que la balle perce le corps que de libérer toute son énergie dans les premiers centimètres. J'abonde volontiers dans son sens. Parmi l'assemblée, nous trouvons différents directeurs de firme de sécurité en Belgique, un officier de police judiciaire de Toulouse chargé de la lutte anti E.T.A, des espagnols de la Guardia Civil aussi en charge de la lutte anti-E.T.A, une garde du corps du roi Juan Carlos, un ex-patron du G.I.G.N JEANPIERRE GOURITIN recyclé dans une importante société parisienne de gardiennage, etc, etc,... Titre en gras Tout démarre en février 1984. Claudine me téléphone en pleine soirée. Elle vient d'être molestée par François D., membre du club de tir pratique de Jette. Arrivé en hâte à son domicile, je la trouve complètement effondrée. Sans réfléchir une seconde, je décide d'aller demander des comptes auprès de cette brute qui est partie s'entraîner tranquillement dans son club. Sur place, je lui demande de sortir, mais devant son refus, je décide d'amener Claudine au commissariat de police afin d'y déposer plainte. Aussitôt, une voiture de police sera dépêchée jusqu'au club et François D. sera appréhendé. Le mois suivant, je reçois un choc épouvantable en apprenant que la fédération me pénalise pour mon attitude et me suspend pour trois mois de toute compétition. FEDDY SEMOULIN m'explique doctement que notre sport est fragile et qu'il était très cavalier de faire venir la police dans un club de tir. Je suis estomaqué. Je suis pénalisé pour avoir osé demander à la justice de s'occuper d'un fait pénal. Mais ma surprise est de courte durée et fait place à l'effarement! Le 17 avril 1984, les membres de mon club reçoivent une lettre leur apprenant que le PHENIX n'est plus reconnu et qu'ils doivent s'inscrire dans d'autres clubs de la fédération. Je ne recevrai moi-même cet avis que quelques jours plus tard. RENE SMEETS, dans la revue FIRE du mois de mars 1991, reconnaîtra qu'il s'agissait bien d'une directive de la Sûreté de l'Etat et que n'importe quel prétexte était bon pour m'écarter. Cette fois-ci, DORAO ne se contente pas de diffamer, il sévit. La lettre est signée par SEMOULIN et me signifie mon rejet sans la moindre motivation. Je téléphone aux dirigeants, mais personne n'a assez de courage pour m'expliquer cette décision. Or, une compétition a lieu quelques semaines plus tard, celle de la P.J. de Liège justement. La mesure est tellement injuste et scandaleuse que je décide de porter l'action en justice. Il n'est pas question de me laisser faire par un flic qui pense être au-dessus des lois. Je contacte Maître MARTIAL LANCASTER qui est un très brillant avocat du barreau de Bruxelles. Le 18 mai 1984, l'affaire est présentée devant le tribunal des référés de Bruxelles, présidé par Madame HOLBERHE. La fédération avait mandé un avocat de Mons (région de SEMOULIN) qui explique faiblement que le fédération avait ses raisons... qu'elle préférait ne pas dévoiler. Le tribunal me donne raison et je trouve in extremis un huissier pour faire signifier le jugement aux autorités de la fédération. Le 20 mai, je me rends donc au championnat de Liège avec une photocopie du jugement prête pour tous les Présidents du club. À mon arrivée, et malgré le décision de la justice, SEMOULIN déclare qu'on ne m'inscrira pas et DORAO, officier de police judiciaire, me remballe grossièrement par cette phrase: « Tu sais où tu peux te le mettre ton jugement? » Je me dirige aussitôt vers JEAN-PIERRE DENIS, Président mondial, qui me déclare: « Je n'ai rien à voir au niveau belge. » Un vrai panier à crabes! En proie à une sourde colère, je cours téléphoner au Substitut du Procureur du roi de garde le week-end, mais il refuse de se déplacer pour une telle peccadille. J'alerte ensuite la presse et rentre à Bruxelles. Le journal « La lanterne » fera écho de cet incident le 23 mai 1984. Je suis sidéré, je n'ai jamais vu un jugement dûment signifié être bafoué par un membre du ministère de la justice dont la fonction est de faire respecter la loi. Après m'être calmé et avoir recouvert tout mon sangfroid, je décide de ne plus me battre pour une fédération dont la lâcheté des dirigeants et leur mépris de la loi sont incompatibles avec mon sens de la morale. Je décide de créer ma propre fédération! Quelques jours après cet incident de Liège, L.VOTT me demande de l'accompagner au Cap d'Agde en vue d'y préparer un nouveau séminaire Defense-Security. Nous partons dans ma voiture, OTT, son épouse, Claudine et moi. Je suis très intéressé par ces nouveaux contacts, car je compte bien ouvrir dans le Sud de la France une antenne de la nouvelle fédération de tir que je compte créer. Nous passons par Toulouse et sommes accueillis par un des couples les plus fantastiques jamais rencontrés dans ma vie: ANDRE ET YOLANDE PEYSSERAND. André est un très gros industriel de la région, mais sa grande fierté est d'être un pied-noir. Nous avons roulé une bonne partie de la nuit, mais André est aussi épuisé que nous... il a « roulé » la semoule du couscous pendant toute la nuit. Le couple est âgé de plus ou moins quarante ans; et un franc courant de sympathie passe d'emblée entre André et moi-même. Après le déjeuner au couscous (meilleur que là-bas), nous prenons la direction du Cap d'Agde où les PEYSSERAND ont amarré leur yacht. Je n'étais jamais monté sur le pont d'un yacht, encore moins d'un yacht à moteur de 18 mètres de long... fabuleux. Le bateau dispose de quatre chambres et nous passons une après-midi très agréable à deviser sur l'Algérie française, le combat, le tir et le tout entrecoupé par des blagues savoureuses. Pendant la soirée, André largue les amarres et nous allons nous ancrer en mer sur une bonne place de pêche. Il fait doux, le ciel est étoilé, la mer est calme. Pendant que je m'adonne à la joie de la pêche avec André, je sens une douce quiétude m'envahir, mes soucis disparaissent comme par enchantement. Claudine se sent très bien aussi et très amoureuse. J'écourte donc cette séance de pêche et nous regagnons notre cabine à l'avant. Celle-ci est, à mon insu, très mal insonorisée et André, amusé, appellera tout le petit monde afin de lui faire profiter de... du... enfin, vous me comprenez! Le lendemain matin, à notre grande confusion, nous sommes applaudis et la bonne humeur s'installe d'emblée pour cette belle journée. Le temps est magnifique et je me rends compte qu'en moins de 24 heures, je suis devenu amoureux des bateaux. André se montre amusé de mon enthousiasme et Yolande paraît légèrement mystérieuse. La journée se déroule en contacts locaux et j'entrevois de larges possibilités d'antennes françaises dans ma nouvelle fédération. Lors de la soirée, après le « petit » pastis obligatoire, André m'emmène avec Claudine voir un « petit » yacht de 12 mètres qu'il se prépare à vendre à un Américain. Je suis tout de suite tombé amoureux de ce couach arcoa appelé SYLVINE II. Devant mon émerveillement pour le bateau, André me propose d'en différer la vente de 3 mois si je voulais l'acheter. Pour cela, il me fallait de l'argent et je n'en avais pas devant moi. Dès ma rentrée en Belgique, je me mets à chercher les possibilités de rentabiliser ce bateau qu'il me vendait 100 000 Fr. Ce n'était pas cher pour un bateau à moteur possédant deux chambres, un salon, une salle à manger, un coin cuisine et un wc-douche. Très vite, je vois la possibilité de le rentabiliser. Voyages d'agrément sur la Meuse, voyages à Londres,... En très peu de temps, je suis vraiment sûr de pouvoir l'entretenir. Je me tourne vers EDOUARD LECLERC, un homme hors du commun, philosophe et philanthrope. Nous avions souvent de longues conversations et bien que nous ne soyons pas de la même philosophie, c'était toujours très agréable de discuter avec lui. Je lui parle de mon projet et certains de ses amis demandent pour réserver le bateau pour une sortie. Il m'avancera l'argent sous forme de traites mensuelles. Pendant les vacances d'été, je retourne au Cap d'Agde où je deviens l'heureux propriétaire de SYLVINE II. Là-bas, je suis des cours de capitaine de mer et de capitaine de fleuve. Normalement, André pensait ramener mon bateau par camion jusqu'à Nieuport où je comptais demander un emplacement. Mais voilà, il s'agissait d'un convoi exceptionnel, vu la grandeur du bateau, et il fallait les autorisations de tous les départements à traverser, plus une escorte de motards de la gendarmerie. Au vu de ce problème, je demande à mon père de me rejoindre pour remonter le bateau par le Rhône, puis par le Rhin. Mon père possède beaucoup de qualités, mais c'est loin d'être un sportif. Il hésite, n'ayant jamais mis les pieds sur un bateau, néanmoins, il ne peut me le refuser. Commence alors pour lui un long calvaire qui va durer 12 jours. Il fait et défait les amarres pendant plus ou moins deux cents écluses, il perd je ne sais combien de kilos et parfois... son sens de la bonne humeur. La poisse nous accompagne: l'hélice se décroche sur le Rhône. André vient à notre rescousse. Joint de culasse du moteur pété à Avignon. Je téléphone à la firme de Marseille afin de laisser la pièce avec la facture dans un bistrot, car je prends le train de nuit. La firme se laisse convaincre et à l'aube, je suis de retour avec la pièce. Je retrouve mon père écoeuré et abattu: le mécanicien avait oublié de fermer une canalisation et il y avait quatre cents litres de mazout dans la cale! À Cologne, papa, qui a pris la barre, passe trop près de la berge, racle le fond du fleuve et fausse l'hélice, celle qui nous avait donné du fil à retordre. Bref, nous devons continuer sur un seul moteur. À Cologne, Claudine et un ami relayent mon père complètement épuisé. Etant en transit, grosses difficultés à la douane hollandaise qui exige le paiement de la TVA du bateau, paiement qui sera rendu à la sortie du pays, près d'Anvers. Evidemment, à la sortie du pays, la douane n'a rien rendu et je n'ai récupéré cet argent que deux mois plus tard, grâce à une intervention auprès du Consul des Pays-Bas. Cela pose un grave problème à l'entrée de la Belgique. Là aussi nous devons payer la TVA à l'entrée, mais je n'ai plus d'argent. À Anvers, on passe donc par un temps épouvantable (un cargo venait de couler au large des côtes belges suite à la tempête qui sévissait) devant la douane belge sans nous arrêter et c'est sans le moindre ennui administratif que nous arrivons au port de plaisance de Bruxelles. Peu après, je fais mettre le bateau en cale sèche... il y a beaucoup de frais pour le remettre en bon état et le voyage m'a tout pris, même les 10 000 Frs de prêt d'André. Mais où trouver les fonds? J'en parle à gauche et à droite, mais personne ne semble intéressé à investir pour réparer le bateau. Et voilà, plus il reste en cale sèche à Bruxelles, plus il coûte, car la location de l'emplacement pour les bateaux non membres du club nautique de Bruxelles est très chère. En Belgique, la fédération de tir belge donne le spectacle de quelques « dérapages ». Je trouve en effet parfaitement normal d'apprendre à un individu possédant une arme toutes les possibilités de défense en cas de nécessité. Par contre certains clubs, dont celui de MARINO, n'hésitent pas à programmer des épreuves où l'on tire avec FAL et RIOTGUN sur des cibles représentant des silhouettes humaines (cfr exercice Infernal Assault de l'IMPACT SHOOTING CLUB). Il existe donc une mesure incroyable qui fut stigmatisée par certains journaux. Or, les autorités judiciaires ne pouvaient ignorer ces faits, Monsieur le Substitut LEBRUN de Bruxelles, étant membre du Conseil d'Administration du club de MARINO. Pourtant, officiellement, tout a été mis en oeuvre pour étouffer les bases réelles de l'entraînement à la Fédération. JEAN-PIERRE SEMOULIN a été un des premiers à préconiser le terme « cible non tirable » pour une « cible otage ». Plus question non plus de parler d'impact à la tête ou au corps, mais de zone A ou B. Affaire à suivre!!! Titre en gras De retour en Belgique, deux gros problèmes me préoccupent: l'argent pour le bateau et le développement de ma nouvelle fédération. Celle-ci s'appelle: P.H.S.S. Ou PRATICAL HANDGUN FOR SAFETY AND SPORT. Nous voulons ainsi nous distancer de l'autre fédération BPSA ou IPSC en désignant l'arme de poing comme unique base de l'entraînement. Il n'est donc pas question chez nous d'entraîner les gens à tirer sur des silhouettes humaines avec des FAL ou RIOTGUN dans des ATTAQUES aux noms évocateurs: « Infernal Assault, Airport trouble, Nightmare, etc, etc... ». Par contre, le membre du club apprendra à tirer pour le sport avec son arme de poing, mais aussi comment se comporter pour se DEFENDRE en cas d'attaque. Il ne s'agit pas d'une nuance, mais d'une volonté délibérée de rester dans le cadre strictement défensif de la notion de légitime défense prônée par la loi. Il est à noter pour les néophytes judiciaires que, contrairement à une opinion répandue, le policier n'a pas plus de droit qu'un simple citoyen à utiliser son arme. Mais qu'est-ce qu'en fait le tir pratique? On a beaucoup écrit sur le tir pratique, on a dit bien des choses, des choses vraies, des choses stupides, complètement inventées. Je vais essayer de recadrer ce sport dans sa véritable optique. Première constatation: le tir pratique est indéniablement un sport de combat. Il ne s'agit nullement de faire pan pan au milieu d'une cible ronde, mais de simuler un combat où l'intelligence, le courage et la vitesse sont prépondérants. D'où la devise internationale de ce sport: DILIGENTA, VIS, CELERITAS. Les compétitions internationales sont uniquement basées sur du tir à l'arme de poing de gros calibre. Une arme de faible calibre ne dispose pas d'un stopping power suffisant (capacité de neutralisation de l'adversaire). Il faut donc disposer d'une arme de 9 mm minimum. Les déclarations par voie de presse des différents dirigeants, proclamant haut et fort qu'il ne s'agit que d'un simple sport sont parfaitement hypocrites et mensongères. Appelons un chat, un chat. Cependant, la loi est très simple: on ne peut utiliser son arme que pour sa propre défense ou pour la protection de la vie d'autrui! À la prison, la routine continue. Je subis toujours le joug d'AWILLE DADA. Pourtant une information reçue par un détenu va changer le cours de ma vie. Il s'appelle BRUNO VAN DEUREN. Il joue d'abord les bravaches et me dit qu'il connaît mon surnom de LUCKY LUCKE et qu'il serait intéressé de voir lors de sa libération si je tire plus vite que lui. Je veux mettre fin à cette conversation, mais il va me parler de l'affaire DEKAISE. Ce dernier est un armurier de Wavre qui fut victime d'une agression le 30 septembre 1982. Deux hommes ont attaqué son établissement avec violence. Ils frappent DEKAISE et ses deux clients au visage et abattent un agent de police qui essaye de les arrêter! Traqués par la gendarmerie, ils criblent de balles deux gendarmes qui seront grièvement blessés et ils parviennent à s'enfuir! Cette attaque sera répertoriée par les enquêteurs comme faisant partie des méfaits des tueurs du Brabant Wallon. Sans sourciller, BRUNO VAN DEUREN me dit avec vitesse: « Vous me prenez pour un con, mais vous ne savez pas qui je suis! » Je me retourne en feignant volontairement mon intérêt: — Ah oui? — Oui, c'est moi qui ai agressé ce salaud de DEKAISE. Il attend ma réaction, mais je ne dis rien, attendant la suite. Devant mon mutisme, il continue: —DEKAISE avait touché de l'argent pour faire un travail particulier, il ne l'a pas fait. On a été récupérer la marchandise et lui f... une correction. C'est moi qui l'ai frappé, il le mérite, car quand on accepte un travail, il faut le faire. Je regrette pour ce pauvre con de flic qui s'en est mêlé, mais en fait, il est mort pour avoir tenté de défendre une ordure! J'en parle à mon assistante sociale et je pense à une vaste frime parce qu'il vient d'être puni. C'est aussi son avis. Une assistante sociale d'un organisme extérieur à la prison reçoit les mêmes confidences, mais elle ne les prend pas au sérieux non plus. BRUNO VAN DEUREN est un mythomane. Il doit cependant être intéressant à écouter, car son avocate, Maître CARINE COUQUELET, très mignonne, vient l'écouter chaque jour pendant des heures dans un box réservé aux avocats, à un tel point que monsieur PERAIN, mon collègue, est obligé de leur rappeler, suite aux observations des surveillants, qu'il faut éclairer le box lorsqu'il fait noir. Je range cependant cette information dans ma mémoire et n'y prête plus guère attention. Autre nouvelle de prison, l'ex-commissaire GODEFROID, alias FREDDO pour les amis, a été arrêté et écroué pour une tenue de maison de débauche. Il pense à une guerre des polices, car il a été arrêté par la gendarmerie. J'apprendrai plus tard que l'action judiciaire est dirigée en sous-main par son supérieur FRANS REYNIERS. Freddo ronge son amertume et sa peur
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MessageSujet: Re: jean bultot   Mer 20 Juil 2011 - 23:49

à la prison de Forest. Dame, parmi les détenus, beaucoup se souviennent de ses méthodes expéditives et il craint pour son intégrité physique. À Saint-Gilles, j'avais monté un atelier pour la Régie (service donnant du travail aux détenus par l'intermédiaire d'entrepreneurs externes à la prison). Dans cet atelier se trouvaient deux gendarmes indélicats et TIMMERMANS, autre membre de la PJ de Bruxelles. En accord avec JEAN-POL PETIT, directeur de la prison de Forest, je fais venir Freddo à Saint-Gilles afin de lui éviter de se faire massacrer par les autres détenus. À propos de cette régie, un autre événement va se produire, dont je suis très fière, mais qui me vaudra de gros ennuis. Une grosse papeterie de Bruxelles nous confie un énorme travail consistant à enrouler des posters, puis les mettre sous cellophane. Je me démenais comme un diable pour obtenir du travail pour les détenus. Il faut dire aussi que je maintenais mes moniteurs (surveillants) sous pression et que le travail était toujours correctement remis. Il m'est arrivé plusieurs fois de recevoir des demandes pressantes du ministère afin de céder du travail à la prison de Forest. Il n'était pas rare de voir plus de 100 personnes au travail régies à la prison de Saint-Gilles et à peine dix à Forest. De même, à cause de ma politique agressive de contact avec un maximum de firmes, le ministère dut freiner mes ardeurs, car je « faisais une concurrence insupportable aux ateliers protégés ». En tant que directeur gestionnaire, j'estimais et j'en suis toujours persuadé, que mon devoir était d'aider les détenus dévolus à ma garde. Et donc, je reçois ce travail important de posters nécessitant la mise au travail de plus ou moins 40 détenus. Le travail est effectué correctement et tout semble se dérouler normalement. La veille de la remise de plus ou moins 100 000 rouleaux, la firme me téléphone pour me dire que le camion en provenance du Danemark arrivera le lendemain vers 10 heures. Fort de mon expérience de régularité, j'assure mon interlocutrice que tout est en ordre, mes moniteurs ne m'ayant signalé aucun problème. Quelle n'est pas ma surprise, vers 16h30, lorsqu'un de mes moniteurs me signale qu'il y a un léger retard et qu'en fait, il me manque plus ou moins 10 000 rouleaux pour terminer la commande. Je m'affole un peu, car je sais que cette firme est très pointilleuse sur les horaires et a déjà essayé plusieurs prisons avant d'être satisfaite de la mienne. Je sais aussi que, si la remise n'a pas lieu, je pourrai me retrancher derrière mes moniteurs qui se retrancheront derrière la lenteur des détenus et que face à l'administration, le client ne pourra pas faire grand chose. Par contre, quarante détenus risquent de perdre leur emploi si le client n'est pas satisfait! Je me dépêche dans le bureau d'AWILLE DADA, mais il est déjà parti pour aller jouer au bridge et je ne peux l'atteindre. La décision est difficile: jouer au fonctionnaire ou jouer au responsable sincère de pauvres diables? Me doutant que la forme prime souvent sur le fond et donc que le terrain est déjà piégé, je décide toutefois de sauver le contrat coûte que coûte. Les tables du réfectoire des surveillants dans le couloir de l'aile A de la prison. Je demande ensuite à certains détenus du centre d'orientation pénitentiaire (tous condamnés pour un ou plusieurs meurtres), leur accord pour m'aider toute la nuit à terminer les rouleaux et je réquisitionne tous les déserteurs, les Témoins de Jéhovah et mon atelier régie pour travailler pendant toute la nuit. Durant celle-ci, la prison n'est protégée que par 12 surveillants dont 5 au centre. Le fait de se trouver avec quarante détenus sortis de cellule au milieu d'une aile ne les enchante nullement. Je prends donc la responsabilité de m'armer tout en cachant soigneusement l'arme sous mon veston et en l'indiquant au chef du centre. Je décide de passer toute la nuit avec tout ce monde! Ce fut la seule fois que je fus armé au centre de prison. Plus tard, certains illuminés n'ayant jamais vu une prison de près, reprendront dans des articles des articles de presse certaine accusations fantaisistes me décrivant comme un cow-boy déambulant l'arme à la hanche dans les couloirs de la prison. Vers deux heures du matin, un des « contremaîtres » me déclare qu'il n'y a plus assez de papier collant. Je prends le coup en pleine poitrine et je sens une vaste lassitude m'envahir. Soudain, un détenu demande à me parler d'urgence. Il connaît un petit magasin Boulevard Lemonnier qui reste ouvert tout la nuit et où il pense qu'il est possible de trouver du papier collant. Je confie mon arme au chef de poste et effectivement quarante minutes plus tard, je rentre triomphant avec une dizaine de rouleaux de scotch. Les détenus auxquels j'ai expliqué les motivations de ce travail me sourient d'un air complice. Tout le monde se pique au jeu et l'atmosphère est bon enfant. Vers quatre heures du matin, je fais chercher quelques bacs de bière au réfectoire des surveillants et je fais distribuer une bière à chaque détenu. Il n'est plus question de prison, de détenus, de surveillants, de directeur. Il est question d'une équipe qui travaille d'arrache-pied pour sauver l'emploi de quarante rejetés de la société. À six heures, lorsque les surveillants de jour arrivent, leur stupéfaction est grande de voir tous ces détenus éreintés, mais tellement heureux d'avoir prouvé qu'ils étaient autre chose que du bétail parqué. La fatigue se lit sur tous les visages, mais sur les tables 10 000 rouleaux trônent comme autant de trophées, de décorations, de réhabilitations à leur dignité d'homme. Je rentre chez moi, éreinté, mais tellement ému et fier, non pas de moi, mais de mes gars et de leur volonté. Je me douche et me rase. Brusquement, la prison ne m'apparaît plus comme une machine, je me sens remis en question et je rage d'autant plus que l'administration refuse de me donner le commandement d'une prison. Je me sens tellement sûr d'en faire non pas un centre de parcage, mais un établissement où tous ensembles nous pourrions nous élever vers un but lucratif. Je me sens poète, je me sens bien, je me souris dans le miroir. Comme un gamin qui vient d'avoir un beau bulletin, je me rends à mon bureau à neuf heures, fier du travail accompli, sans faille et sans bavure. Typhon, raz-de-marée, éruption volcanique ne sont que peccadilles à côté de l'accueil que je reçois de mon bien-aimé patron. Non seulement, il désapprouve cette initiative insensée, grotesque, dangereuse, follement imbécile, etc, etc, mais il décide de rédiger un rapport contre moi à l'administration centrale. Il vient, je ne le saurai que plus tard, de recevoir les foudres du professeur communiste DE WAELE, en charge du centre d'orientation pénitentiaire. Les détenus qui lui sont dévolus subissent des tests pendant une année et il lui est parfaitement intolérable de « perdre » une journée, même si c'est pour sauver le travail de quarante détenus. Je suis donc en demeure de rédiger ma défense par écrit, mais lorsque le camion apparaît, mon amertume disparaît pour faire place à la fierté. C'est donc d'un ton très ferme que je réplique aux accusations et je contacte la firme pour lui expliquer les faits. Devant ma volonté réelle d'aider les détenus et l'intervention de la firme me remerciant, la direction générale ne s'en tiendra qu'à une admonestation assortie d'une expresse interdiction de renouveler ce genre d'exploit. Cet « exploit » ressurgira beaucoup plus tard. Après mon départ au Paraguay, le parlementaire gauchiste JOHAAN PEPERMANS, demandera à Monsieur JEAN GOL si j'avais parfois pris des décisions inacceptables ou en rapport avec l'extrême droite. Le ministre répondra lâchement et laconiquement que certaines décisions prises par BULTOT furent parfois annulées parce que ses critères sortaient du cadre pénitentiaire. Sans autre explication, GILBERT DUPONT déclarera dans son livre « LES TUEURS »: « formulation vague qui laisse imaginer bien des choses... » En recevant mon admonestation par AWILLE DADA, je me rappelle une phrase magnifique de JEAN DUPREEL, ancien directeur général des prison et professeur de criminologie à l'Université Libre de Bruxelles: « L'action pénitentiaire réclame l'enthousiasme, et l'enthousiasme est une qualité de jeunesse »! En sortant du bureau de mon patron, je sens que j'ai pris un coup de vieux... Les problèmes de mon bateau, de la fédération adverse de tir et de mon patron me poussent encore plus vers une réalisation que je veux éclatante de ma fédération de tir. Parmi les membres, c'est l'enthousiasme! Les membres du club qui viennent de Malines décident d'ouvrir une section de ma fédération dans leur club local et les Juifs d'Anvers sont aussi à la recherche d'une salle. Je me démène sans compter (hélas!) en me déplaçant partout où je peux faire la promotion de la fédération. Cette dépense d'énergie se double d'une fameuse dépense tout court. Or, le bateau est toujours hors de l'eau et me coûte 300 francs belges par jour en plus du remboursement des 17 000 frs mensuels à Edouard LECLERQ. Pour frapper un grand coup, nous décidons de mettre sur pied un championnat de tir à des prix insensés. Il y a pour 100 000 frs de prix, du jamais vu dans le tir pratique. J'ai contacté tous mes amis et mes connaissances. Claudine qui travaille au cabinet de Cécile GOOR, Secrétaire d'Etat francophone à Bruxelles, se charge du patronage moral de son patron, de madame NEYTS? Secrétaire d'Etat néerlandophone à Bruxelles et de Monsieur MAINIL, Ministre des pensions. Pour ma part, je contacte le Bourgmestre d'Evere et le centre culturel des U.S.A. Je veux une fête éclatante, elle sera plus belle encore. Devant l'ampleur de l'événement, tous les grands armuriers acceptent de sponsoriser la fête avec du matériel de tir. Monsieur MENDEZ FRANCO, rien à voir avec JUAN MENDES, assassiné plus tard, est fortement intéressé par cette nouvelle fédération. Nous ne défavorisons pas le calibre 9 mm au profit du 45 A.C.P. Aussi il offre en superbe pistolet GLOCK en prime. N'étant pas égoïste mais je dois le reconnaître, un peu fouteur de m..., je déclare la compétition ouverte à tous les tireurs de n'importe quelle fédération. Je promets les résultats le jour même (la BPSA demandait deux jours) et une inscription minime de 750frs. Parmi les lots, il y a une TV couleur, une riot gun, des munitions et PEPE, mon ami, pour ne pas rester en arrière, m'offre un lot d'excellentes bouteilles de vin. STEPHANE STEEMAN et MIMI BEDIN (vedettes de l'humour belge) m'assurent de leur présence pour la remise des prix. Tout est prêt pour une compétition triomphale. Cette compétition sème le désordre et la pagaille dans l'autre fédération. DORAO et SEMOULIN se répandent en menaces. Mais l'attrait d'une telle compétition jamais vue en Belgique semble de plus en plus fort chez la majorité des tireurs de la BPSA. Une réunion orageuse a lieu au mois de novembre 1984 et de peur de perdre une bonne partie de ses membres, la BPSA, la rage au cœur, ne peut interdire la venue de ses tireurs à ma compétition. Je vois donc avec plaisir leurs 15 meilleurs tireurs se présenter à l'inscription. La compétition est superbe, les résultats calculés pour la première fois en Belgique sur ordinateur sont prêts en une demi heure après la dernière balle tirée. Les coupes des ministres du club sont remises par un STEPHANE STEEMAN en verve, je ne vis plus sur terre, je plane très haut, je suis heureux, j'ai réussi. Comme j'ai le vent en poupe, je décide de frapper encore plus fort !! Au milieu de l'année 1983, j'avais eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises le journaliste GILBERT DUPONT de « LA DERNIERE HEURE » lors d'un témoignage en cours d'Assises et d'un reportage sur la prison. Le courant avait l'air de passer entre nous et je le contacte pour lancer dans la presse la promotion de ma nouvelle fédération. Le 5 décembre 1984, GILBERT DUPONT va trouver un titre choc : LE DIRECTEUR DE PRISON TIRE PLUS VITE QUE SON OMBRE... Se servant ainsi de mon surnom de prison, LUCKY LUCKE, le journaliste appose à son article une photo de moi-même en train de tirer. Cette photo que je lui avais gentiment cédée sera reprise pendant des années par toute la presse belge lors de mes ennuis judiciaires. La parution de l'article provoque de fortes réactions en tout sens. La première et l'inévitable se présente par ma convocation dans le bureau de AWILLE DADA. Il est outré, où est donc mon devoir de réserve, je m'exhibe comme un clown, etc., etc. Les réactions positives déferlent au téléphone. Une dizaine de clubs dans le pays désirent me contacter afin de connaître un peu mieux cette technique. Je dépense cependant beaucoup d'argent pour mes déplacements, démonstrations et « tournées de boissons du Président ». A l'horizon, toujours pas de rentrée suffisante en vue afin de réparer le bateau et payer sa TVA. TITRE EN GRAS En Belgique, en 1983, Monsieur JEAN GOL est toujours ministre de la justice. En 1982, après trois mois de « règne » de Monsieur le Ministre, débutent les actions terroristes attribuées aux tueurs fous du Brabant Wallon. L'année suivante, la série noire continue avec les carnages de Temse, Colruyt de Nivelles, VAN CAMP patron du restaurant « LES TROIS CANARDS », Delhaize de Beersel en octobre, le bijoutier d'Anderlues en décembre. En 1984, la Belgique est toujours sous la protections efficace de JEAN GOL, mais... elle boit débuter un autre terrorisme : les C.C.C. ou CELLULES COMMUNISTES COMBATTANTES. Il y a donc deux bandes terroristes en 1984 qui tuent les innocents ou qui dynamitent des édifices. Du jamais vu depuis que la Belgique existe, et le pire est à venir... L'opération MAMMOUTH du 19 octobre 1984 consistera en une vaste opération de perquisitions (plus ou moins 120), certaines seront effectuées dans des partis politiques reconnus mais marginalisés, aucune dans les grands partis de la majorité !! JEAN GOL espère impressionner l'opinion publique de sa capacité à nous défendre. A part certaines informations politiques ainsi habilement récoltées, le résultat est nul. La réponse des C.C.C. ne se fait pas attendre : deux polynômes de l'OTAN sont dynamités le 26 novembre, et le 11 décembre, six attentats, tous réussis, frappent l'oléoduc militaire de l'OTAN. Ces attentats relègueront au second plan la note tendre de l'année, le mariage de notre jolie princesse ASTRID, fille des PRINCES de LIEGE avec l'ARCHIDUC LORENZ D'AUTRICHE. Le pouvoir occulte qui cherche ma perte doit penser : « Plus on veut marginaliser ce BULTOT et plus il résiste et plus il frappe fort ! » Quel est le point faible de BULTOT ??? DORAO est à nouveau sollicité ! La réussite dans le tir me rend d'humeur très agréable en décembre 1984. Bien-sûr, il y a le problème du bateau, mais à cœur vaillant rien d'impossible. La jeune fédération compte déjà 150 membres et nous avons en cela largement dépassé la BPSA. De plus, les contacts déjà établis devraient concrétiser l'adhésion de deux cent membres en plus au début 1985. Au Réveillon de Noël, j'aurai la surprise d'être invité au restaurant le MACON par FREDDY GODEFROID. Il est heureux et libre. Nous devisons joyeusement pendant le réveillon et je me ramasse même une joyeuse cuite. En face de moi, son ami de longue date, toujours souriant et affable : LEOPOLD VAN ESBROEK. L'année 1984 se termine sur la promesse d'une riche année 1985. A minuit, nous trinquons à un avenir meilleur. En quittant le MACON, je remarque le fer à cheval cloué au-dessus du bar. J'y vois un bon présage !! Et pourtant, 1985 est l'année de la terreur et de la barbarie. Monsieur JEAN GOL est toujours ministre de la justice. Le 1er mai, un manque de synchronisation entre la gendarmerie et les pompiers provoque la mort de deux de ceux-ci dans un attentat revendiqué par les C.C.C. Fin min, Monsieur Jean GOL démissionne à la suite du drame du Heysel (Des hooligans anglais attaquent des supporters italiens dans ce stade en 1985. Le bilan est très lourd : 30 morts !). Sa conscience lui interdit de siéger avec Monsieur NOTHOMB, Ministre de l'intérieur responsable de la sécurité du stade... Après cette attitude écoeurante, Jean GOL, daignera reprendre sa place de ministre de la justice. En septembre et octobre, malgré la haute protection de GOL, et de « sa police efficace », les tueurs fous du Brabant Wallon vont encore tuer. Des victimes tombent sur les parkings des super-marchés de Braine-L'Alleud et d'Overijse. Des agents trouvent la mort, foudroyés par la riot gun des crapules... Jean GOL ne démissionne pas... sa conscience semble cette fois moins aiguë !!! TITRE EN GRAS Au début de cette année qui s'annonce prometteuse, Axel van RYSEL, le mari Claudine, vient me demander un bien étrange service. Il est sans emploi et ne peut payer de pension alimentaire pour son fils. Il vit séparé de sa femme et ne survit que par un cachet offert par une radio libre. Il m'explique que dans le cadre d'échange culturel avec une radio libre espagnole, il pourrait leur vendre une vingtaine de video-recorders s'il parvient à obtenir un prix concurrentiel. Je l'envoie chez le fournisseur de la prison en radio-portatives pour détenus. Mais les prix proposés sont encore trop hauts. Il me demande alors carrément si je ne connais personne qui pourrait lui en fournir du modèle « tombées du camion », autrement dit... volées ! Le problème est délicat vu mes fonctions. Néanmoins, je décide de l'aider après qu'il m'eut promis qu'une partie des bénéfices iraient à Claudine. Je le mets aussi directement en garde : mon rôle consistera uniquement à le mettre en contact avec un receleur, le reste est SON affaire. Je pense donc tout naturellement à VAN ESBROEK et par l'intermédiaire d'une assistante sociale qui détient son adresse, je reprends contact avec lui. A notre premier entretien, il se montre directement d'accord et semble même n'avoir aucun problème en ce qui concerne quantité, modèle, marque, etc. Je réunirai donc chez moi VAN RYSEL et VAN ESBROEK afin qu'ils puissent se rencontrer. Ils discuteront sans que j'intervienne et aboutiront à un accord. Tout le monde se quitte, mon intervention est donc terminée ! Cependant, un soir vers minuit, VAN ESBROEK me téléphone pour m demander l'adresse de VAN RYSEL car il doit lui fournir la marchandise le soir même. Ne connaissant pas moi-même le nom de la rue mais comme je connais le chemin, je me propose de lui indiquer la voie. Rendez-vous est pris devant un établissement bien connu de tous : le cimetière d'Evere. J'y arrive le premier. Un cimetière, la nuit, en hiver, c'est vraiment sinistre ! Je m'en veux de m'être laissé embarqué dans cette galère. L'hiver, la nuit et le cimetière ont sérieusement décoloré mon visage. En arrivant à minuit accompagné de son complice DOMINIQUE SALESSE, VAN ESBROEK m'achève par ce mensonge : « Je viens tout juste d'aller voler ces vidéos !! » En fait, l'enquête prouvera qu'il a bien volé ces vidéos mais comme le vol a eu lieu à cinq heures du matin, il ne pouvait donc s'agir de la même nuit. Me rendant compte du pétrin dans lequel je me suis bêtement jeté, je débarque livide au domicile de VAN RYSEL. En dix minutes, les deux comparses vont décharger leur camionnette, encaisser l'argent de VAN RYSEL et disparaître. Axel est content, et moi aussi, que cette affaire soit terminée et je rentre chez moi. Le sommeil sera difficile à venir. A la fois je venais d'assister à une opération de truand avec le côté excitant de la chose et en même temps, je me rendais compte du risque encouru et tellement plus important que le bénéfice retiré, c'est-à-dire...rien !!! Je m'endors donc sur ces sentiments troubles et moroses. Quelques jours plus tard, Axel me téléphone. Il a appris que j'ai de gros ennuis techniques à ma voiture et il se propose de ma la réparer pour un prix modique vu le plaisir que je lui ai rendu. Et effectivement, il se présentera à la prison pour y réparer mon Audi 100. Cette réparation demande plusieurs jours. Au lendemain de sa première prestation, Axel se présente à la porte de mon domicile avec une boite en carton. Il faut savoir que pour accéder à mon domicile, on doit obligatoirement passer la porte principale gardée par deux surveillants et ainsi accéder à la cour d'honneur de la prison. La porte de mon domicile se trouve directement à droite du sas d'entrée. A ma grande surprise, Axel déballe une vidéo dans mon salon et m'explique son problème. Il a bien revendu les différentes video-recorder mais il lui reste un modèle qui ne ressort pas du système VHS. Il me demande donc de l'aider à trouver des amateurs pour cette vidéo. Et je vais commettre ma seconde grosse erreur ! Comme il est prêt à la solder pour le prix de 10 ou 15 mille francs, je contacte rapidement quelques amis en les avertissant de l'origine du video. Personne ne sera intéressé, non à cause de l'origine délictueuse de l'appareil, mais par la difficulté de trouver des cassettes qui ne soient pas du système VHS. Au soir, Axel reprendra son appareil. Antoine DELSAUT me demande cependant de lui rendre visite. Antoine est un militaire belge retraité. Avec son épouse, il partage son temps entre le tir (il fut membre de mon club) et la collecte de menus renseignements pour la Sûreté de l'Etat. Le couple écume en effet les différents meetings politiques d'extrême gauche et note le nom des assistants ainsi que le numéro des plaques de voitures. Ils sont d'un abord très sympathique et nous sommes devenus amis en 1982. De par certaines relations secrètes qu'il possède, il m'étonnera de détenir une mitraillette UZI enregistrée comme pistolet semi-automatique !!! J'utiliserai d'ailleurs cette dernière arme lors de la démonstration Defense Security de OTT à Evere. Arrivé à son domicile, je suis surpris d'entendre formuler par Antoine une demande pour des vidéos VHS ! En fait, surpris et pas surpris... Les autres amis n'ayant absolument pas réfuté l'offre pour des raisons morales mais bien pratiques ! Il m'explique qu'il souhaite ces vidéos pour ses fils et lui-même et que de toutes façons, il compte les installer dans ses appartements en Espagne. Antoine en désire trois exemplaires. Renseignements pris auprès de VAN ESBROEK, il lui en reste encore 'de stock' !!! Rendez-vous spécial pris devant le domicile de DELSAUT, où VAN ESBROEK laisser son véhicule devant l'immeuble. Antoine descendra, déchargera les appareils et laissera une enveloppe avec l'argent dans la boîte à gants. VAN ESBROEK surveillera la scène à distance et récupérera ainsi son véhicule. Je n'ai touché aucun centime dans cette affaire et les protagonistes de cet épisode « video-recorder » vont tous me nuire dans les mois à venir. A ma décharge, je dois expliquer que j'avais contracté un profond dégoût des institutions policières de ce pays. Dans l'ombre, on décide de continuer ma destruction, DORAO y met le paquet. Première mesure : je donne cours à Malines et j'ai là une magnifique section de tir pratique débutante mais qui promet. Alors que cette salle existe depuis des dizaines d'années sans le moindre ennui, la Police judiciaire y fait deux descentes afin de contrôler les armes des tireurs de ma section et non les armes des autres tireurs. Le Président de la salle s'enquiert auprès d'eux des motifs d'une telle vérification et il lui est répondu qu'ils ne peuvent rien dire mais qu'il vaut mieux m'éviter afin de continuer à être tranquille !!! La commission de la salle se réunit et je reçois une lettre me demandant de ne plus me présente à Malines. Les tireurs sont avertis que j'ai des problèmes avec la police et ne viennent plus tirer à Evere non plus. Le malaise se poursuit quand, à deux reprises, des policiers en civil viennent regarder notre entraînement. Pour parfaire le tout, mes tireurs d'Anvers, tout un groupe de juifs diamantaires, me signalent qu'ils ne peuvent plus venir à cause de certaines pressions. En deux mois, plus de fédération, même plus de club ! En ce début de l'année 1985, je vais trouver le 1er substitut VAN DOOREN du parquet de Bruxelles. Il s'agit d'un jeune magistrat avec lequel j'ai toujours eu de bonnes relations car il est responsable au Parquet de la section des délivrances des ports d'arme. Je viens le trouver pour le renouvellement de mon port et lui demander, en lui expliquant la situation, si « j'avais commis quelque infraction ? ». Il me dit simplement qu'il sait qu'il u a des problèmes entre les deux fédérations, qu'il y a eu des ragots mais qu'il ne les croit pas car ils sont tous sans fondement
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jean bultot
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